Correctrice au journal "Le Monde" et auteure de "Au bonheur des fautes", Muriel Gilbert manie la langue française et les mots avec une grande agilité. Dans ce podcast, elle vous fait découvrir la signification d'une expression, son origine et surtout son bon usage. A retrouver chaque samedi et dimanche dans RTL Matin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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en MP3 et replayUne question sur les noms des villes, ce matin, amis des mots. Elle vient de Patrice, des Sables-d'Olonne, qui m'envoie sur Instagram la photo d'une affiche, avec ce message : Bonjour Muriel, J'ai une interrogation concernant les villes dont le nom commence par l'article 'Les'. Doit-on considérer ce 'Les' comme un pluriel ?
Quand la correctrice de RTL joue au Scrabble, elle fait des découvertes...
Curiosité de notre langue : certains mots ont deux pluriels, s'amuse Muriel Gilbert.
Muriel Gilbert se penche sur des cas particuliers de pluriels irréguliers...
A l'époque médiévale, dit la légende, dans les immenses cheminées des châteaux ou sur les places des villages, on utilisait la broche pour cuire en entier, comme on le fait plus souvent aujourd'hui avec le poulet, les animaux du type mouton ou chèvre...
Amis des mots, je ne fais pas que parler dans le poste : je suis aussi, comme vous, une fidèle auditrice de RTL, bien sûr... et comme je suis incapable de débrancher la correctrice qui ne sommeille jamais en moi que d'un œil, je ne peux pas m'empêcher d'entendre les fautes qui, inévitablement, passent par le micro rouge...
Au milieu du déjeuner dominical, la semaine dernière, la muse de la langue française a plané au-dessus du poulet rôti-frites au four sous la forme d'une question de mon fils (coucou Robin !), adressée à la cantonade. La question était Il ne resterait pas un petit peu de blanc ?
Je suis en train de lire un roman de Fred Vargas, m'écrit Nathalie sur l'Instagram du Bonbon sur la langue, et une phrase me gêne. Je cite : 'Ah, une dernière chose, que je n'ai pas fini de développer dimanche soir'. Je trouve qu'il manque un E à fini, mais je me demande si cette absence de E est due à une règle tarabiscotée !
Parlons d'un accident de la langue française, amis des mots, l'un de ces carambolages qui expliquent en partie la délirante fantaisie de notre langue. Depuis les rectifications de l'orthographe de 1990, on a le choix d'écrire notre soupe à l'oignon O.I.G.N.O.N ou bien O.G.N.O.N...
J'ai envie de vous parler de cette jolie figure de style qu'on appelle un oxymore. Allez, on fait remonter les vieux souvenirs du lycée. Déjà, une figure de style, qu'est-ce que c'est ? C'est une manière de parler ou d'écrire qui sort de l'ordinaire, qui se différencie de la phrase classique pour créer un effet.
Bonjour chère Muriel, m'écrit Loïck sur le compte Instagram du Bonbon sur la langue. J'entends de plus en plus les journalistes utiliser un élément de langage qui me gêne : 'Le gouvernement, il a décidé...' ; 'La météo, elle nous dit que...' ; 'L'accusé, il a répondu...', etc. Est-ce correct ?
Bonjour Muriel, m'écrit Marc, actuellement en vacances chez ma sœur en Provence, je m'interroge, moi qui viens de province sur l'origine de ces deux mots : Provence et province. Ont-ils la même racine ? Et pourquoi leurs adjectifs respectifs n'ont-ils pas la même terminaison [provençal/ provincial] ?...
Vous vous souvenez de ma baguette magique à accorder les participes passés, amis des mots ? Cette combine qui permet d'accorder correctement disons 90 % d'entre eux ? Eh bien ici, vous pouvez l'oublier, on est dans les 10 % où elle ne s'applique pas !
Muriel Gilbert s'amuse de la rétronymie, phénomène curieux qui rebaptise les objets de notre quotidien...
Côté dictionnaire, qui se ressemble ne s'assemble pas toujours, fait remarquer la correctrice de RTL...
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Muriel Gilbert
Les secrets des expressions françaisesMuriel Gilbert, pour qui l’orthographe, la grammaire et la syntaxe n’ont plus aucun secret, vous emmène à la découverte des expressions françaises et vous révèle leur origine fascinante, leur signification parfois surprenante et les anecdotes qui se cachent derrière leur usage au quotidien. Correctrice au...
Les secrets des expressions françaisesMuriel Gilbert, pour qui l’orthographe, la grammaire et la syntaxe n’ont plus aucun secret, vous emmène à la découverte des expressions françaises et vous révèle leur origine fascinante, leur signification parfois surprenante et les anecdotes qui se cachent derrière leur usage au quotidien. Correctrice au...Je vous ai écouté parfois sur RTL et là, je découvre les podcasts... et donc je me régale.
Ancien instit, je connais assez la grammaire et l'orthographe car en répétant chaque année pendant trente ans, nous , les instits on est assez bon.
Hier encore, j'écrivais à un collègue avec qui je joue quotidiennement à wordle, que j'avais trouvé le mot grâce à l'aide de Sitta, mon épouse... qui au troisième mot me dit d'écrire un mot qu'avec des lettres qu'on n'a pas encore et non utilisées :
C'est Sitta qui me l'a conseillé, cette stratégie...
Qu'en pensez vous ? Accord (le e) ou pas accord ? Nous les instits, on apprenait à nos enfants que le pp s'accordait avec le COD s'il est placé avant... ici, c'est l' qui remplace stratég@st évident que si ces expressions commençaient la phrase, on accorderait sans problème.
mais là... au moment où j'écris le participe passé, je sais que ce sera pluriel (avec le pronom les), mais pas encore si ce sera féminin ou masculin.
Qu'en pensez vous. Ce cas fait-il partie des 0,99 % de cas où on fera peut-être une erreur ?
Merci
Raymond GROIZARD
Loir et Cher
[email protected]
un arobase est venu se placer à la place des mots suivants
imaginons cette phrase:
c'est Sitta qui me les a conseillé (??),........................
cas 1, ces livres cas 2, ces décorations, placées en fin de phrase.
Il est évident.... (fin du message)
Raymond GROIZARD
[email protected]
Les participes passés de avoir, devoir, savoir, voir étaient prononcés en ancien français, en deux syllabes, avec un hiatus (*habutu>eu, e central suivi d'un [y] en API, alphabet phonétique international) pendant tout le moyen âge, comme ils s'écrivaient ; eu, deu, seu, veu .. (en détachant deux syllabes avec le e initial que l'on entend dans le, de ce, se). A partir du XVe siècle le hiatus, qui ne gênait pas du tout avant, devient interdit et l'orthographe va suivre (il nous reste le hiatus de pays (sinon ça se confond avec "paix") et celui de trahir ( sinon ça se confondrait avec "traire")) et nos participes ont été régularisés, avec l'apparition de l'orthographe au XVIe siècle (avant il n'y a que des graphies) et ça a été fait, sans penser à conserver la régularité des conjugaisons(ça a été fréquent) : veu>vu et seu>su ; mais deu>dû( l'accent circonflexe notant l'allongement de la voyelle (anima>âme) ; dans la grammaire traditionnelle (c'est périmé ici), on dit que cela note la chute d'un s, alors que vous voyez que d'autres sons ont pu chuter) ; eu>eu ; il est évident que la seule lettre -u- aurait paru extrêmement bizarre, hors norme
Donc aucun rapport avec le v
Le son |v] apparait pour la première fois dans les langues indo-européennes au IVe siècle : à l'heure actuelle, dans les textes latins édités; on ne trouve que la lettre "u"qui note deux variantes combinatoires (suivant l'environnement un son peut se réaliser de deux façons différentes ;le même phénomène existe dans toutes les langues et en français le l ne se prononce pas de la même façon après une consonne sourde : oncle, ou après une consonne sonore :ongle; de même le r peut être sourd ou sonore comme dans Garches et Garges ; si on fait attention, on peut entendre que les deux r et les deux l sont différents, chacun à chacun), on écrivait autrefois à la française dans les anciennes éditions le mot latin, avec un v qui aurait ahuri les Romains, *civium et maintenant on édite le même mot sous la forme ciuium, [kiwium] en Api, prononcé avec la voyelle de pour, cour) : la lettre u (on a d'assez bons renseignements sur la prononciation du latin et on s'en sert pour les éditions,depuis la deuxième moitié du XXe siècle) servait en latin à rendre le son " ou" ( [u] en Api) avant une consonne et [w] entre voyelles. Le mot latin signifiant vie : vita se prononçait [wita] puis un peu avant l'an 400, vida (loi, car c'est une loi, au IV siècle de la sonorisation des consonnes intervocaliques : t>d, p>b ,k>,s>z d'où la prononciation du mot rose depuis l'an 400, avant c'était comme rosse )avec la première apparition d'une lettre : le v n' entrera définitivement dans les cases des imprimeurs qu'au XVIIIe siècle (vida est toujours le mot espagnol, ça a a davantage évolué chez nous)
Au cours du IX siècle, les mots issus du latin, comme murum>mur, voient leur voyelle( le son qu'on entend à présent dans mou, sous, poux) changer de prononciation et un son entièrement nouveau apparaître (c'est un phénomène de palatalisation), le son de la lettre française u, [y] en API, comme dans pur, dur, sur : comme il n'y avait plus de son "ou" dans la langue , on a pris la lettre latine qui se prononçait "ou" pour écrire nos nouveaux "u" ; mur a changé de prononciation mais pas d'orthographe : quand, au XIIIe siècle , la sope a vu son o initial se fermer, les scribes ont dû être sacrément embêtés et auraient dû créer une toute nouvelle lettre ( on a en français un maximum de 36 sons mais pas 36 lettres (alors qu'en latin, à part les variantes combinatoires, un son est toujours rendu par la même lettre et une lettre transcrit toujours le même et unique son; en français pour transcrire le son a, on peut trouver un e : femme, patiemment)) ; au lieu de faire ça ils ont utilisé "ou", deux lettres pour le son [u] en API, qui est une voyelle comme le a ou le i ; il y a un nombre important de voyelles en français, mais ça dépend des locuteurs.
je reconnais que mes explications doivent être difficiles à suivre
J’oubliais le verbe aller du 3e groupe qui pour une raison d’euphonie prend un s au présent de l’impératif.
Exemple : va à l’école, mais vas-y.
Bien cordialement.
Francis Garreau










