Podcast Répliques



Un débat où deux invités confrontent leurs points de vue sur notre monde Rendez-vous sur l'application Radio France pour découvrir tous les autres épisodes.

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Les hommes et les femmes aujourd’hui

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1
Emmanuel Macron : bilan d’une présidence

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2
A contre-courant

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3
Êtes-vous woke ?

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4
Où va la France ?

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5
L’oeuvre romanesque de Michel Bernard

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6
Le football dans tous ses états

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7
Les leçons de #MeToo

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8
Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France ?

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9
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Commentaires des internautes auditeurs

J'ose ce matin remercier ici Alain Finkielkraut que j'aime tant entendre et ce, contre l'avis de nombreux de mes amis, de gauche, intellectuels ou non, qui ne voient dans ses propos que conservatisme. Ils n'ont pas compris, me semble-t-il, à quoi il carbure. Sa démarche est emprunte d'une recherche de "vérité" sur les fondements et évolutions qui orientent l'humain dans le monde ... Recherche permanente et sans tabou, qu'il ne craint par ailleurs pas de remettre en cause perpétuellement, autant dans ses monologues, que dans le cadre de son émission Répliques, ou dans d'autres où il est invité face à des contradicteurs. Il en paye le prix fort bien souvent !
Pourtant, il n'est pas pétri de croyances, loin s'en faut, mais fort de quelques certitudes dont le Débat est le point d'orgue. Il ne s'agit pas là de rhétorique mais bien de dialectique. Sans tout partager, femmes et hommes, peuvent dans un temps circonscrit, mais, espérons, peut-être davantage encore, voir quelque chose du même dans l'autre. Les idées justes, utiles et heureuses ont alors une petite chance d'avancer.
Merci encore Monsieur Finkielkraut, pour repousser toujours plus loin mon inculture, pour me permettre de rester éveillée sur les grands thèmes du monde et de refuser d'aller dans le sens du vent.
Je vous souhaite de vibrer le plus longtemps possible sur nos ondes.
Désirée, la petite rien

Par La petite rien le 06/03/2021 12:38
 Répondre L'occupation

Pour ceux qui n'ont pas connu ces années,
ce texte de Saint Exupéry.
On comprend à le lire l'incompréhension totale entre lui et de Gaulle
lors de leur entrevue à Londres.
 Je combats encore je combattrai un peu pour toi. J'ai besoin de toi pour mieux croire en l'avènement de ce sourire. J'ai besoin de t'aider à vivre. Je te vois si faible, si menacé, traînant tes cinquante ans, des heures durant, pour subsister un jour de plus, sur le trottoir de quelque épicerie pauvre, grelottant à l'abri précaire d'un manteau râpé. Toi si Français, je te sens deux fois en péril de mort, parce que Français, et parce que juif. Je sens tout le prix d'une communauté qui n'autorise plus les litiges. Nous sommes tous de France comme d'un arbre, et je servirai ta vérité comme tu eusses servi la mienne. Pour nous, Français du dehors, il s'agit, dans cette guerre, de débloquer la provision de semences gelée par la neige de la présence allemande. Il s'agit de vous secourir, vous de là-bas. Il s'agit de vous faire libres dans la terre où vous avez le droit fondamental de développer vos racines. Vous êtes quarante millions d'otages. C'est toujours dans les caves de l'oppression que se préparent les vérités nouvelles : quarante millions d'otages méditent là-bas leur vérité neuve. Nous nous soumettons, par avance, à cette vérité.
Car c'est bien vous qui nous enseignerez. Ce n'est pas à nous d'apporter la flamme spirituelle à ceux qui la nourrissent déjà de leur propre substance, comme d'une cire. Vous ne lirez peut-être guère nos livres. Vous n'écouterez peut-être pas nos discours. Nos idées, peut-être, les vomirez-vous.
Nous ne fondons pas la France. Nous ne pouvons que la servir. Nous n'aurons droit, quoi que nous ayons fait, à aucune reconnaissance.
Il n'est pas de commune mesure entre le combat libre et l'écrasement dans la nuit.
Il n'est pas de commune mesure entre le métier de soldat et le métier d'otage.
Vous êtes les saints.

Antoine de Saint Exupery
Lettre à un otage (1940)

Par jeanpierredillard le 17/10/2020 11:29
 Répondre Bernanos

Je suis étonné qu'Alain Finkelkraut, citant la lettre de Simone Weil à Bernanos, n'ait pas choisi le passage le mieux adapté à son propos sur l'antisémitisme :
" Vous êtes royaliste, disciple de Drumont - que m'importe ? Vous m'êtes plus proche, sans comparaison, que mes camarades de milices d'Aragon - ces camarades que, pourtant, j'aimais."
et de conclure
"il ne me reste qu'à vous exprimer ma vive admiration."

Par Phanou le 03/04/2019 22:33

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