Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il, au final, inséparable de ce que nous sommes ?Chaque vendredi, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi."Le goût de M" est le podcast de M, le magazine du Monde, produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)Préparé avec l'aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume Girault et Emmanuel BauxMusique : Gotan Project" Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Troisième et dernière invitée : Charlotte Gainsbourg.Charlotte Gainsbourg, actrice et aussi chanteuse, a signé des albums de pop-rock marquants tels que 5 :55 (2006), IRM (2009) ou Rest (2017). La fille de Serge Gainsbourg et de Jane Birkin explore également d’autres formes d’expression artistique. Passionnée de photographie, elle propose cet été un rendez-vous aux 57ᵉˢ Rencontres d’Arles, du 6 juillet au 4 octobre. L’exposition « 5bis » est constituée des images intimes qu’elle avait prises au Hasselblad de la maison de son père, au 5 bis, rue de Verneuil, à Paris, avant de l’ouvrir au public et d’en faire un musée dédié au chanteur. « Le Goût de M » l’avait rencontrée en bas de chez elle en 2022, à proximité de ce lieu.Cet épisode a été publié la première fois le 29 avril 2022. Crédit photo : François Halard.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Deuxième invitée : Pomme.« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusion consacrée à la musique avec, cette semaine, Pomme. La chanteuse s’illustre par un univers singulier entre folk et chanson française, comme en témoignent ses albums Les Failles (2019) et Consolation (2022). Son dernier disque, Saisons (2024), qui explorait une veine plus orchestrale, a figuré sur la liste des 20 albums de musique de 2024 plébiscités par les lecteurs du Monde. Depuis la parution de cet épisode, en avril 2023, Pomme a également fait une incursion remarquée au cinéma la même année, dans La Vénus d’argent, de la réalisatrice Héléna Klotz. Pomme sera cet été sur la route des festivals, comme à Europavox, à Clermont-Ferrand (le 26 juin), puis à Sœurs jumelles, à Rochefort (le 27 juin), où elle partagera notamment l’affiche avec Sébastien Tellier.Cet épisode a été publié la première fois le 14 avril 2023. Crédit photo : Elizabeth Landry.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et d’Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
A la veille d’un été riche en festivals, « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, rediffuse trois épisodes consacrés à la musique et à celles et ceux qui la font vivre. Premier invité : Sébastien Tellier.Le septième album de cet auteur-compositeur-interprète est paru le 30 janvier. Avec Kiss The Beast, Sébastien Tellier exprime de nouveau toute sa sensibilité et son sens de la mélodie. L’artiste sera en tournée cet été, notamment au festival We Love Green, à Paris (le 5 juin), aux Nuits de Fourvière, à Lyon (le 19 juin), au Festival de Nîmes avec Charlotte Cardin (le 18 juillet) ou encore au festival Cabaret vert, à Charleville-Mézières (le 21 août). « Le Goût de M » l’avait rencontré chez lui en mars 2022.Cet épisode a été publié la première fois le 18 mars 2022. Crédit photo : Kelly Koffi pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project.
Réalisateur du splendide long-métrage d’animation Arco (2025), cette année nommé aux Oscars et récompensé par le César du meilleur film d’animation, Ugo Bienvenu, 38 ans, continue de construire son œuvre. Déjà auteur d’une dizaine de bandes dessinées, parmi lesquelles Paiement accepté (Denoël Graphic, 2017) et Préférence Système (Denoël Graphic, 2019), il interroge la relation que l’homme entretient avec la machine. Il façonne aussi sa réflexion sur le futur et l’enfance dans son exposition de dessins, « Futur antérieur », visible à la Galerie Martel, à Paris, jusqu’au 25 juillet.Ugo Bienvenu nous accueille un vendredi matin, dans le XXe arrondissement de Paris, dans les locaux de sa société de production, Remembers, cofondée avec le réalisateur Félix de Givry, qui avait cosigné le scénario d’Arco. C’est une petite factory à leur goût, sorte de maison où travaillent une dizaine de personnes. Dans son bureau, deux tables : l’une pour dessiner avec un ordinateur, l’autre avec du papier. Les objets qui lui sont les plus chers ? Son carnet et un stylo. « Si je ne dessine pas, je ne respire pas » : Ugo Bienvenu vit avec un crayon dans la main quand il mange, quand il est en rendez-vous, quand il fait de la comptabilité.Dans cet épisode du Goût de M, le créateur d’Arco revient sur son enfance, du Tchad au Mexique en passant par le Guatemala, accompagnant un père dont le métier de diplomate contraignait la famille à changer de pays tous les trois ans. « J’étais toujours “l’étranger” là où j’étais », confie-t-il. Il passe alors de longues heures à lire – il fait l’éloge des livres « qui donnent l’impression d’avoir vécu une vie de plus » – et à s’ennuyer. Il conseille d’ailleurs de « ne pas oublier de s’ennuyer un petit peu » : « C’est un facteur important d’accès à l’imaginaire. » De l’imaginaire, de la fiction et du futur, il est grandement question dans les propos d’Ugo Bienvenu. Ces obsessions transpirent dans ses inspirations littéraires – la légende arthurienne, les récits d’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne Clifford D. Simak –, dans ses révélations narratives et imagées – les longs-métrages d’animation d’Hayao Miyazaki et Dragon Ball Z diffusé par le Club Dorothée – et dans ses inspirations philosophiques – la pensée du philosophe spécialiste du monde numérique Eric Sadin. Ainsi, Ugo Bienvenu s’est trouvé le médium idéal : « La science-fiction sera ma manière de penser le monde. » ---Cet épisode a été publié le 8 mai 2026. Crédit photo : Eric Garault.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et de Juliette Savard, et avec Emmanuel Beau au son.Musique : Gotan Project
D’Arthur Teboul, 38 ans, on connaît les saillies et les fulgurances : son recueil de poèmes Le Déversoir, son interprétation d’un poème de Louis Aragon, L’Affiche rouge, mise en musique par Léo Ferré, lors de l’inhumation de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon en 2024, et surtout les refrains qu’il a écrits au sein du groupe Feu! Chatterton depuis 2011. Le groupe remontera sur scène cet été, où il interprétera des morceaux de leur dernier album Labyrinthe, sorti en 2025. Il se produira dans de nombreux festivals dont We Love Green, à Paris, aux Francofolies d’Esch-sur-Alzette, aux Arènes de Nîmes et aux Eurockéennes de Belfort, avant d’enchaîner les Zénith à l’automne.Arthur Teboul donne rendez-vous à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), à POUSH, un lieu d’exposition et de création pour artistes contemporains. Parmi eux figure son jeune frère, Sacha, diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et de La Fémis. « J’avais envie qu’on aille dans un endroit qui présente le travail de gens que j’aime. » Son père et son frère, présents le jour de l’entretien, ont ainsi créé les pochettes des albums L’Oiseleur (2018) et Palais d’argile (2021), de Feu! Chatterton.Le chanteur se souvient avec plaisir de son « enfance heureuse » au sein de sa famille, avec ses deux frères. « Il y avait une grande intensité chez nous, qui vient à la fois de cet équilibre entre mes deux parents : la force de ma mère, son énergie très grande, sa joie de vivre, et mon père, un peu plus en retenue, mais qui diffuse un regard poétique sur le monde. » Après des années de collège en ZEP, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, des amitiés fortes avec deux camarades marquent les prémices du groupe Feu! Chatterton, et sont source de découvertes littéraires.Dans cet épisode, Arthur Teboul confie son admiration pour des poètes comme Arthur Rimbaud, et surtout Guillaume Apollinaire. Il revient d’ailleurs longuement sur son processus d’écriture des « poèmes minute », qui ont alimenté son recueil Le Déversoir, publié chez Seghers en 2023. « Ce qui me plaît dans cette pratique, c’est de laisser la prose venir, sans préoccupation esthétique ou morale ; sa plus grande valeur est simplement de me rappeler un instant. »Cet épisode a été publié le 1ᵉʳ mai 2026. Crédit photo : Julien Mignot.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et Benoît Thuault à la réalisation.Musique : Gotan Project
Pendant la tournée promotionnelle américaine du film Anatomie d’une chute, Palme d’or 2023, et nommé cinq fois aux Oscars, Swann Arlaud avait été surnommé « Sexy Lawyer » (« l’avocat sexy ») par les Américains. L’acteur français, nommé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle aux César 2025 pour L’Inconnu de la Grande Arche, estime pourtant avoir longtemps eu une « tête bizarre » — voire de « vieil enfant » —, qui attirait l’attention des réalisateurs. Ceux qui ont nourri sa filmographie exigeante et recherchée s’appellent notamment Justine Triet, François Ozon, Jérôme Bonnell, Claire Simon ou encore Stéphane Demoustier.C’est Vladimir de Fontenay qui le dirige dans son adaptation du best-seller de David Vann, Sukkwan Island, en salle le 29 avril. Swann Arlaud y interprète un père qui emmène son fils de 13 ans vivre une année sur une île isolée du sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion. Ils se connaissent mal, le climat va vite se tendre et les défaillances de ce père vont se révéler au grand jour.Swann Arlaud, 45 ans, nous reçoit chez lui, à Paris, au septième étage d’un immeuble Art déco, à proximité du canal Saint-Martin. Dans son appartement décoré de bric et de broc, il dit assumer « avoir un goût parfois pour des choses qui peuvent être kitsch ou moches, les trucs un peu dépareillés ». Il nous raconte une adolescence rythmée par le rap (« NTM bien sûr, puis IAM, 113, Time Bomb, Mafia K’1 Fry »), le mur de cassettes vidéo où il se construit une culture cinématographique (« Je m’étais tout tapé, les Blier, les Pialat »), et la liberté acquise lors d’études aux Arts déco de Strasbourg, où il prend l’habitude de récupérer des meubles dans la rue.Dans cet épisode du « Goût de M », l’acteur triplement césarisé évoque aussi l’un des rôles qui a marqué un tournant sa carrière, celui de Petit Paysan, le long-métrage d’Hubert Charuel, en 2017. Pour ce fils d’une directrice de casting et metteuse en scène et d’un chef décorateur, les premiers souvenirs de cinéma remontent à l’enfance, à deux expériences intenses de tournage, sur Le Brasier, d’Eric Barbier (1991), et surtout, en Afrique, avec Les Caprices d’un fleuve, de Bernard Giraudeau (1996).---Cet épisode a été publié le 24 avril 2026. Crédit photo : Vincent Desailly.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
En 2016, 528 chefs étoilés du monde entier ont élu Michel Bras meilleur chef du monde. Cette légende, autodidacte, de la gastronomie est l’un des premiers à avoir déconstruit les normes de la cuisine française en en proposant une version vivante, résolument tournée vers la nature et le végétal. Le septuagénaire s’est rendu célèbre grâce à l’un de ses plats phares, le gargouillou, une composition de légumes de saison, d’herbes et de pousses. Il s’est aussi illustré avec son coulant au chocolat, un dessert réconfortant imaginé un hiver, autour d’une table, pour ses enfants transis de froid après une excursion à ski.Aujourd’hui, Michel Bras est moins présent en cuisine et travaille en collaboration avec son fils, Sébastien. Tantôt au Suquet, à 1 225 mètres d’altitude sur le plateau de l’Aubrac, dans un bâtiment aux allures de vaisseau spatial qu’il a fait construire en 1992 en pleine campagne. Tantôt dans son adresse parisienne, La Halle aux grains, située à l’étage de la Bourse de commerce. C’est là qu’il a donné rendez-vous au « Goût de M », un matin ensoleillé, alors que les cuisiniers s’activent autour de lui pour préparer le menu du midi.Dans cet épisode, ce fils aîné d’une fratrie de trois, né d’une mère au foyer et d’un père maréchal-ferrant, raconte son enfance frugale dans le village de Laguiole (Aveyron), au milieu de ce qu’il nomme un « désert vert ». C’est là que sa mère a ouvert un restaurant modeste, fréquenté par « des ouvriers, des représentants de commerce, des agriculteurs, des buronniers ».Lui qui rêvait d’une carrière scientifique reconnaît avoir d’abord abordé le métier de cuisinier « par dépit », en reprenant l’établissement familial. Il se sentait complexé de ne pas avoir pu se former auprès de grands chefs. En 1978, une distinction accordée par le Gault et Millau au « Mémé Bras » lui offre à la fois une reconnaissance et une clientèle plus importante. Il est soulagé de ne pas avoir « fait fausse route ». Grâce à son « âme de jardinier », ce passionné cultive plus de 200 variétés d’herbes. Un travail de cueillette qui rythme son quotidien. Il évoque aussi dans cet épisode sa passion pour la photographie et la course en pleine nature, un moyen de méditer et d’inspirer ses prochains plats.---Cet épisode a été publié le 17 avril 2026. Crédit photo : Maxime Tetard/Bourse de Commerce - Pinault Collection.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Juliette Savard et Marjorie Murphy, avec Malo Williams au son.Musique : Gotan Project
Annette Messager aime subvertir la tradition : « Ça m’amuse toujours », glisse celle qui, au cours d’une carrière artistique de plus de cinquante ans, a exposé dans le monde entier ses œuvres brodées, tricotées, dessinées, sculptées, ses photographies et ses objets collectionnés. Reconnue comme une figure majeure de l’art contemporain, Annette Messager déploie son travail sur les murs et les sols, y mêlant souvent écrits, jouets, oiseaux empaillés, peluches, cordes, fils, photos. Et interroge les identités, les rôles et les mythologies attribués aux femmes et au féminin, ainsi que la place de l’enfance.A partir du 14 avril, des installations et des œuvres d’Annette Messager dialogueront avec les collections du Musée de la chasse et de la nature, à Paris, pour l’exposition « Une hirondelle ne fait pas le printemps », construite autour de l’animal, motif qu’elle explore depuis le début de sa carrière artistique, dans les années 1970. La plasticienne y a élaboré un parcours conçu comme une fable, pour « s’immiscer au milieu des bestioles ».Dans cet épisode du « Goût de M », Annette Messager revient sur son enfance à Berck (Pas-de-Calais), en bord de mer, dont elle garde le souvenir d’un père architecte amoureux de l’art et de la peinture. Un père un peu « original », raconte-t-elle, qui, pour masquer d’éventuelles traces de peinture sur ses habits, « avait peint des taches partout sur son costume, de haut en bas ». Elle se rappelle qu’il a eu à cœur de lui transmettre sa passion et lui a appris le goût de l’art brut, ces œuvres réalisées par des créateurs autodidactes. Elle apercevait d’ailleurs, de temps en temps, Jean Dubuffet, théoricien de cette notion : « Mon père me disait, “tu vois, là-bas, ce monsieur ? C’est Dubuffet”. » Annette Messager nous reçoit en début d’après-midi, chez elle, dans une ancienne usine de Malakoff (Hauts-de-Seine), réaménagée, où elle habite depuis les années 1980. Elle nous guide, par le jardin, de la « base 1 » à la « base 2 », noms donnés à ses ateliers. Elle confie ce qui a marqué sa vie et son œuvre, à une époque où, en tant que femme artiste, « c’était assez dur » : ses études à Paris, à l’école des arts décoratifs de la rue d’Ulm, à deux pas de la Cinémathèque française, sa découverte – mi-admirative, mi-médusée – de Sleep (1964), d’Andy Warhol, un concours Kodak, qu’elle remporte et qui la mène au Japon…---Cet épisode a été publié le 10 avril 2026. Crédit photo : Vincent Lemaire.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son.Musique : Gotan Project
Yamê, c’est une voix impressionnante, façonnée par le jazz, la musique africaine et le rap, une voix mélodieuse qui peut s’envoler dans les aigus, comme sur le refrain de Bécane. « J’tourne la poignée, j’froisse le temps/ J’roule comme si quelqu’un m’attend », chantait-il dans cet hymne à la liberté qui l’a fait connaître dans le monde entier en 2023. Depuis, il a été consacré révélation masculine des Victoires de la musique 2024 et a sorti Ebem, son premier album, en 2025. A bientôt 33 ans et en pleine ascension, l’artiste, de son vrai nom Emmanuel Sow, se produira en concert sur la scène du Zénith de Paris le 9 avril.Nous le rencontrons chez lui, à Clichy, en proche banlieue de Paris. Il nous convie dans son studio, son « antre », une petite pièce de 10 mètres carrés avec un énorme écran, un bureau et le clavier d’un piano sur lequel il improvise des accords au hasard, jusqu’à trouver une mélodie qui lui plaise, sur laquelle poser sa voix si singulière.Dans cet épisode du « Goût de M », il revient sur son enfance, à Douala, capitale économique du Cameroun, avec sa mère, professeure d’informatique, et son père, chanteur, guitariste et arrangeur. « Les week-ends, la musique tournait toujours à la maison, c’était de la chanson française, du Meiway ou du Papa Wemba, ça se mélangeait. »Aujourd’hui, Yamê se définit comme un « geek », passionné par les nouvelles technologies et curieux de ce qu’elles peuvent apporter à sa pratique. Il parle de son amour toujours intact pour les jeux vidéo. Il passait des après-midi entiers à jouer avec ses amis pour s’échapper de la petite chambre de bonne parisienne où il habitait avec sa famille à son retour en France – où il est né –, à 10 ans.Le chanteur raconte comment la musique le rattrape lors de ses études d’histoire, grâce aux jam-sessions du quartier Saint-Michel. En 2020, le confinement marque un tournant : « Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose de ces jam-sessions. Et paf, j’ai écrit. » Publiées sur les réseaux sociaux, ses premières chansons rencontrent un certain succès et tout s’enchaîne. Rapidement, il sort un premier EP, en 2023, baptisé Elowi, où il ose « mélanger » les styles, chanter et rapper à la fois.---Cet épisode a été publié le 3 avril 2026. Crédit photo : Fifou.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Juliette Savard et de Marjorie Murphy, avec Emmanuel Baux au son.Musique : Gotan Project
C’est la dernière semaine de rediffusion des épisodes du « Goût de M » consacrés aux femmes réalisatrices. Aux Césars 2026, Alice Diop, montée sur scène pour remettre le prix du court-métrage documentaire, avait rendu hommage à l’un de de ses modèles en cinéma, le documentariste américain Frederick Wiseman, mort quelques jours plus tôt. Elle avait remporté le César du meilleur premier film pour l’éblouissant Saint Omer, en 2023, long-métrage inspiré par un fait divers, un infanticide. Alice Diop a également mis en scène au théâtre, en 2025, Le Voyage de la Vénus noire, un texte de la poétesse afro-américaine Robin Coste Lewis qui interroge les représentations, tronquées ou stéréotypées, de corps de femmes noires dans l’art. Cet épisode a été publié une première fois le 25 novembre 2022. Crédit photo : Zen Lefort pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène Benlachtar, avec Guillaume Girault au son.
« Le Goût de M » poursuit sa série consacrée aux femmes réalisatrices, avec Rebecca Zlotowski. Elle a notamment réalisé Belle Épine (2010), Grand Central (2013), ou Les Enfants des autres (2022), et marqué le cinéma français avec ces portraits de femmes complexes. Dans son dernier film, Vie privée, sorti en 2025, elle met en scène Jodie Foster en psychiatre obsédée par la mort suspecte de l'une de ses patientes. Zlotowski y filmait avec sensibilité et humour les doutes et le basculement d'une femme qui perd pied.Cet épisode a été publié une première fois le 11 novembre 2022. Crédit photo : Maxime La pour M Le magazine du Monde.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène Benlachtar, avec Emmanuel Baux à la réalisation.
« Le Goût de M » poursuit sa série de rediffusions consacrée aux femmes réalisatrices, tout au long de ce mois de mars. Cette semaine, nous vous proposons de réécouter l’épisode avec Géraldine Nakache, actrice, scénariste et réalisatrice. On se souvient évidemment de Tout ce qui brille, comédie irrésistible avec Leïla Bekhti, qui la révèle en 2010. Elle a également signé Nous York en 2012, et J’irai où tu iras en 2019. Cet épisode a été publié une première fois le 11 décembre 2020. Crédit photo : Benoît Peverelli.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, avec Sulivan Clabaut à la réalisationMusique : Gotan Project.
Cette année aux Césars, qui se sont déroulés le 26 février, on comptait deux femmes parmi les cinq nommés de la catégorie de la meilleure réalisation : Hafsia Herzi pour La Petite Dernière et Carine Tardieu pour L’Attachement. Si aucune n'a remporté le prix, Carine Tardieu est toutefois repartie avec le César du meilleur film. Dans le cinéma français, la parité est encore loin d'être atteinte, même si les femmes réalisent environ un quart de la production cinématographique française. Ce mois-ci, « Le Goût de M » a décidé de mettre en avant des femmes cinéastes, en leur consacrant une série de rediffusions. Pour la première, l'invitée est Valeria Bruni Tedeschi, actrice (elle est d’ailleurs à l’affiche de L'Attachement) et réalisatrice : elle a signé cinq films très personnels ces vingt dernières années, dont Les Amandiers, en 2022. Cet épisode a été publié une première fois le 5 novembre 2021. Crédit photo : Christophe Brachet.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Mélissa Phulpin, avec Guillaume Girault à la réalisation.Musique : Gotan Project
« Le Goût de M » se met cette semaine au diapason d’un duo : Karl Fournier et Olivier Marty, fondateurs de Studio KO, agence d’architecture et d’architecture intérieure. Tous deux appartiennent à la « French Touch », cette nouvelle scène française qui s’est imposée ces dernières années avec des personnalités comme Pierre Yovanovitch, Joseph Dirand ou Noé Duchaufour-Lawrance.Fondé au début des années 2000, Studio KO se fait d’abord remarquer en concevant, au Maroc, une villa au style épuré, privilégiant des matériaux bruts et locaux — la terre, notamment, qu’ils associent au béton et au verre. Leur reconnaissance internationale survient en 2017, lorsqu’ils signent le Musée Yves Saint Laurent Marrakech : un bâtiment aux courbes sensuelles, enveloppé d’un tressage de briques, dont la forme s’inspire d’une visite des archives de la maison Yves Saint Laurent, et plus précisément de l’emmanchure d’un vêtement.Depuis, ces quinquagénaires ont multiplié les réalisations à travers le monde : des hôtels comme le Chiltern Firehouse à Londres, le restaurant Ischia pour Cyril Lignac, ainsi que des appartements au Chateau Marmont à Los Angeles. En France, on leur a récemment confié l’aménagement du Musée Fragonard de la mode & du costume, inauguré en 2025 à Arles.Ce printemps, on redécouvrira leur travail dans un temple du rock parisien, le Bus Palladium, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris. Cette salle mythique, fermée en 2022, renaît aujourd’hui sous une forme augmentée : après trois ans de travaux, elle abrite désormais un hôtel, une salle de concert, un bar et un restaurant.Karl Fournier et Olivier Marty reçoivent « Le Goût de M » dans leur spectaculaire appartement du 2ᵉ arrondissement, près du Théâtre du Palais-Royal, où ils vivent avec leur fils. Le premier a grandi à Beauvais, puis à Avignon ; le second aux Ulis, dans l’Essonne. Ils se sont rencontrés au cours de leurs études aux Beaux-Arts, lors d’une soirée costumée à La Loco, ancienne boîte de nuit parisienne. Dans cet épisode, ils reviennent sur leurs débuts, leurs joies et leurs angoisses, évoquent leurs mentors – Gae Aulenti et Jean-Louis Froment – et détaillent leur méthode de travail.---Cet épisode a été publié le 27 février 2026. Crédit photo : Mathieu Salvaing.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
Bastien Bouillon est l’un des visages marquants du cinéma français : une silhouette caméléon, un corps élastique, aussi juste en flic rentré qu’en transfuge de classe ou en beau gosse peroxydé. C’est aussi une voix, une diction, avec une manière singulière de détacher chaque mot, chaque syllabe.L’acteur et metteur en scène enchaîne depuis quelques années les nominations aux Césars. En 2023, il reçoit le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans La Nuit du 12. En 2025, il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Le Comte de Monte-Cristo. Et en 2026, il peut prétendre au César du meilleur acteur pour son rôle dans Partir un jour.Il est en ce moment à l’affiche d’A pied d’œuvre, le nouveau film de Valérie Donzelli. Bastien Bouillon joue Paul Marquet, un ancien photographe qui a tout lâché, au grand dam de son entourage, pour devenir écrivain. Adieu la vie bourgeoise et l’appartement parisien. Afin de rester fidèle à lui-même et à son désir, Paul assume un statut de précaire. Il écrit et multiplie les petits boulots d’appoint chez des particuliers. « C’est un personnage qui devient radical parce qu’il essaye de s’approcher au plus près de sa vérité, à lui. Sa vérité, c’est écrire. Et donc, effectivement, si écrire, c’est manger des pois chiches en conserve et des sardines à l’huile, eh bien c’est ce qu’il fera », détaille Bastien Bouillon depuis les bureaux de sa production, situés dans le 5e arrondissement de Paris, où il prépare son prochain rôle, celui d’un grand avocat.Né en 1985 à Châteauroux dans une famille d’artistes, il a passé sa jeunesse entre Paris et la banlieue. Scolarisé dans une école Steiner, il passe un baccalauréat scientifique, puis accomplit sac au dos de lointains voyages avec ses copains. Il suit le Cours Florent, puis intègre le Conservatoire national supérieur d’art dramatique. C’est son père, metteur en scène, qui lui a donné le goût du théâtre : « J’ai pu traîner dans les coulisses, dans les loges, sentir l’ambiance, voir les comédiens se maquiller. »-----Cet épisode a été publié le 20 février 2026. Crédit photo : Doreen Kennedy/AlamyDepuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
Andrea Laszlo De Simone, 39 ans, a signé ces dernières années quelques-uns des plus beaux disques venus de son pays, l’Italie : Ecce Homo (2012), Uomo Donna (2017), Immensità (2019). Inutile cependant de surveiller l’agenda des concerts pour espérer le voir sur scène : ce grand timide refuse, depuis 2021, de se produire en public. Il esquive également les interviews télévisées et ne recherche pas la célébrité. Il souhaite juste mener une vie normale et assumer ce qu’il considère comme sa fonction la plus importante : être père, en élevant ses deux enfants avec sa compagne.Sa musique tient du petit miracle, quelque part entre pop symphonique et grande tradition de la chanson italienne — des mélodies que l’on a envie de chanter à tue-tête, au volant d’une voiture ou au fond d’un café — et des vertiges plus existentiels, capables de toucher en plein cœur. En 2020, en pleine pandémie de Covid-19, sa chanson Immensità fut le titre le plus diffusé de l’année sur l’antenne de France Inter. En 2024, sa bande originale pour Le Règne animal, de Thomas Cailley, lui a valu le César de la meilleure musique originale. « Une expérience très émouvante. Je n’avais jamais pensé gagner, sinon je ne serais peut-être pas venu », explique cet homme qui fuit les feux des projecteurs. Son dernier album, sorti en 2025, s’intitule d’ailleurs Una lunghissima ombra (« Une très longue ombre »).Andrea Laszlo De Simone nous reçoit à Turin, dans le sous-sol de sa maison : un vaste studio de 80 mètres carrés, recouvert de tapis orientaux, où s’éparpillent claviers, guitares et sa chère batterie de 1964. Elevé par une mère professeure d’italien et un père photographe et communicant, le musicien parle longuement de son rapport à la création. A l’entendre, il serait presque devenu artiste par accident et dit avoir appris la musique de manière empirique. Fan de l’AS Roma et de Francesco Totti — « pas le plus technique, pas le meilleur, mais le plus intelligent » — il partage son goût pour les choses les plus simples : « les lasagnes, les pizzas et les longues promenades au bord de la mer ».-----Cet épisode a été publié le 13 février 2026. Crédit photo : Richard Dumas.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
L’album s’intitule Hyperlove. C’est le septième disque de Mika, que l’on a découvert il y a presque vingt ans avec Life in Cartoon Motion, un premier opus qui contenait des tubes planétaires comme Relax, Take It Easy ou Grace Kelly. Des titres aux mélodies entêtantes, empruntant autant aux Beatles qu’à la musique classique. Adolescent tourmenté devenu chanteur surdoué, Mika, 42 ans, s’interroge dans ce disque électropop et dansant – son premier entièrement en anglais depuis My Name Is Michael Holbrook (2019) – sur la manière de trouver une croyance positive dans le monde moderne et sur la façon d’aimer mieux.Nous sommes allés à sa rencontre dans les locaux de son label, Universal, près de la place du Panthéon à Paris. Il y raconte la genèse de son album, ponctué d’interludes assurés par le réalisateur John Waters, qu’il décrit comme le « roi des freaks, roi de l’alternatif, là où le trash devient sublime et le doux devient terrifiant ». Dans son panthéon d’artistes figurent aussi Prince, Queen et Nina Simone, et surtout l’Américain Harry Nilsson, dont l’album Pandemonium Shadow Show (1967) l’a fasciné par ses accents pop psychédéliques. La même année sortait aussi Bobino 1967, disque d’une chanteuse française qu’il adule : Barbara, qui, selon lui, « métabolise sa tristesse avec la mélodie ».Dans cet épisode du Goût de M, le chanteur, de nationalités libanaise, américaine et britannique, évoque les lieux de son enfance : une grande maison à Paris, dans le 16ᵉ arrondissement, où sa mère, couturière, travaillait au milieu des machines à coudre, « avec des tissus de toutes les couleurs venant du monde entier : de la soie, de la Chine, des cotons de Damas, des laines de Côme ». Un environnement qui a nourri son goût pour le textile.Contraints de quitter Paris en raison de difficultés financières, la famille s’installe à Londres, où elle vit dans un bed and breakfast « à la Fawlty Towers », dans le quartier de Pimlico. Rare objet à ne pas avoir été saisi par les huissiers, le piano sur lequel Mika écrit ses premières chansons les suit. Un objet fétiche qu’il possède encore aujourd’hui, tout comme une mallette en cuir où il conservait ses cassettes étiquetées, ses premières compositions, soigneusement classées selon ses émotions.-----Cet épisode a été publié le 6 février 2026. Crédit photo : Sasha Cohen.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
C’est l’une de nos cheffes les plus étoilées, même si elle n’aime pas ce mot et lui préfère celui de cuisinière. A 58 ans, Hélène Darroze comptabilise six précieuses étoiles Michelin, décernées aux tables qu’elle dirige : Jòia et Marsan, à Paris, et le restaurant du palace The Connaught, à Londres. Elle est aussi, grâce à l’émission « Top Chef », sur M6, où elle officie comme jurée, l’un des visages les plus populaires de la gastronomie française.Elle nous reçoit au Marsan, son restaurant gastronomique situé rue d’Assas dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, qui est baptisé du nom d’un territoire des Landes où elle est née. Un établissement qui rend hommage à ses racines, à son terroir et surtout à sa famille. Ayant grandi dans une famille qui tenait une auberge à Villeneuve-de-Marsan, Hélène Darroze nous parle de son enfance. Elle évoque ses souvenirs de vendanges, de chasse à la palombe et ce défilé quotidien de producteurs, de chasseurs, de pêcheurs et d’éleveurs. « L’un arrivait avec son saumon de l’Adour, l’autre avec des agneaux de lait, un autre encore avec des cageots de cèpes ou des bidons de lait. » Elle se souvient du potager, de la cage avec des ortolans, de la terrasse recouverte de chèvrefeuille – « ça sentait tellement bon » – et, dans le jardin, du hangar à charbon. Chaque matin, elle allait y chercher de quoi alimenter la cuisinière qui servait aussi à chauffer la maison.Elle ne songeait pas pour autant à faire de la cuisine son métier. Bonne élève, plus à l’aise avec les matières scientifiques que littéraires, elle décroche un baccalauréat scientifique. Elle s’inscrit d’abord en architecture, en médecine, avant d’intégrer une école de commerce. Ce parcours la mène dans les bureaux du chef Alain Ducasse. Le destin la rattrape : quelques mois plus tard, elle est en cuisine.Cliente régulière des puces, admiratrice de la plasticienne Prune Nourry et grande lectrice, Hélène Darroze cite La Vie devant soi, de Romain Gary, parmi ses livres marquants. « Je le trouve tellement contemporain, sur l’inclusion, le racisme, l’acceptation de l’autre et l’amour — l’amour filial sans lien de sang. Et ça, ça me parle énormément, moi qui ai adopté deux petites filles. »-----Cet épisode a été publié le 30 janvier 2026. Crédit photo : Matias Indjic.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, avec Guillaume Girault et Benoît Thuault au son.Musique : Gotan Project
A 27 ans, Mikaela Duplay, plus connue sous le nom de Miki, s’impose comme l’une des révélations musicales de l’année et l’un des phénomènes les plus fulgurants de la jeune scène pop française. En seulement trois ans, grâce à une poignée de singles percutants (Echec et mat, Cartoon sex, Particule…), des clips inventifs et un premier album abouti, Industry Plant, elle s’est affirmée comme une pop star en devenir. La critique est unanime, et les salles se remplissent en un clin d’œil : après trois dates à guichets fermés à l’Elysée-Montmartre, du 18 au 20 mars, elle se produira au Zénith de Paris le 18 novembre.Avec des chansons qui s’écoutent comme on lirait des autofictions contemporaines, Miki séduit par son propos cash et sans détour, inspiré de sa vie, de ses expériences et d’un univers riche, mêlant manga, jeux vidéo et une culture musicale éclectique, entre faite de rap, de chanson française et et d’électro.Nous la rencontrons dans son appartement du nord de Paris, où elle vit depuis un an. L’immeuble, moderne, offre de grandes baies vitrées donnant sur des arbres, une touche de nature qui lui tient à cœur. Au sol, des tatamis, un futon, une table basse et des coussins. Autour, des figurines de Neon Genesis Evangelion, une collection de casquettes - elle témoigne aussi de sa passion pour les maillots de foot, les vêtements à poches et de randonnée (« Mon magasin préféré, c’est Decathlon : c’est stylé et fonctionnel ! »). Dans sa bibliothèque, Albert Camus et David Foenkinos côtoient les mangas Boy’s Abyss et Nausicaä de la vallée du vent. Dans son home studio, des synthétiseurs Nord Wave et Korg SV2 renvoient à son admiration pour Vangelis et Ryuichi Sakamoto.Dans cet épisode du Goût de M, Miki évoque avec passion son rapport à la musique, de ses écoutes de rap américain (Nas, Mobb Deep, A Tribe Called Quest, J Dilla, Joey Badass, MF Doom) à la musique latine et sud-américaine, comme la bossa nova. Elle cite Vinicius de Moraes et João Gilberto, des artistes qu’elle a découverts grâce à son père, ingénieur en aéronautique. Sa mère, chargée de communication et d’origine coréenne, lui a transmis l’amour du pays du Matin-Calme et de sa culture. Elle se souvient des étés passés en Corée du Sud, bercée par le chant des cigales, et des heures passées dans le pyeonuijeom (épicerie) de ses grands-parents, un lieu qu’elle décrivait comme un « Disneyland ».------Cet épisode a été publié le 23 janvier 2026. Crédit photo : Kelly A. Koffi.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son.Musique : Gotan Project
Dernière semaine de rediffusion pour la « Spéciale Littérature » du « Goût de M ». Et pour clore cette série, nous vous proposons de réécouter l’épisode d’Anne Berest qui a publié en août 2025, Finistère, un roman avec lequel elle poursuit l’exploration de sa généalogie et des transmissions intergénérationnelles. C’est cette fois de la lignée paternelle qu’il s’agit, militante de gauche et paysanne, en Bretagne. Elle a également cosigné le scénario de « Vie privée », le dernier long-métrage de Rebecca Zlotowski avec Jodie Foster.
Jusqu’au 23 janvier, « Le Goût de M » vous propose une série de rediffusions « Spéciale Littérature ». Cette semaine on vous propose de réécouter l’épisode d’Eric Reinhardt, dont l'ouvrage « L’imparfait » vient de sortir. Dans ce livre, l’écrivain dédie sa « nuit au musée », passée à la Galerie Borghèse de Rome, à la figure d’Hermaphrodite.
Jusqu’au 23 janvier, « Le Goût de M » vous propose une série de rediffusions « Spéciale Littérature ». On commence cette nouvelle année avec la rediffusion de l’épisode d’Edouard Louis, auteur de l’essai Que faire de la littérature ? Méditations et Manifeste, publié en octobre 2025. Une traversée de l’histoire de la littérature et une réflexion sur les impensées de l’Histoire à partir d’entretiens avec Mary Kairidi.
Jusqu’au 23 janvier, « Le Goût de M » vous propose une série de rediffusions « Spéciale Littérature ». Cette semaine, comme un écho à l’épisode de Pénélope Bagieu, on vous propose de réécouter l’épisode de Lola Lafon. Elles ont ensemble imaginé le roman graphique « La nuit retrouvée » sorti en novembre 2025. L’histoire d’une mère de famille qui confie à sa fille une histoire qui change totalement la perception qu’elle avait d’elle. Un livre vibrant sur la transmission, la liberté, les normes qui pèsent encore sur les désirs et les corps des femmes.
Jusqu’au 23 janvier, « Le Goût de M » vous propose une série de rediffusions « Spéciale Littérature ». Et on commence avec Pénélope Bagieu, illustratrice de la BD La nuit retrouvée, co-écrite avec Lola Lafon, sortie en novembre. L’histoire, au cœur de la forêt des Landes, d’une mère de famille apparemment sans histoires qui se révèle en confiant un secret à sa fille… Un livre vibrant sur la transmission, la liberté, les normes qui pèsent encore sur les désirs et les corps des femmes.
Jean-Paul Rouve a le goût, depuis trente ans, d’incarner des personnages très différents. La comédie reste son registre de prédilection et celui qui l’a révélé : les sketches des Robins des Bois, dans « Nulle part ailleurs », émission populaire de Canal + dans les années 1990, puis le premier volet des Tuche, sorti au cinéma en 2011. Mais il s’est aussi montré marquant dans des rôles plus dramatiques, comme en 2023, lorsqu’il interprète un Gabriel Matzneff glaçant, dans Le Consentement (adapté du livre de Vanessa Springora) réalisé par Vanessa Filho. Chaque soir et jusqu’au 1er février, il retourne sur les planches, dans une adaptation pop, moderne et virevoltante du Bourgeois gentilhomme de Molière, signée Jérémie Lippmann, au Théâtre Antoine.Les œuvres du dramaturge du XVIIe siècle sont un exemple de ce que le comédien appelle le « stade ultime » d’une pièce ou d’un film : des histoires qui transcendent les générations et les classes sociales. « Molière, tous les soirs, quatre cents ans après, ça fait rire. Il est fort, ce mec », s’extasie-t-il. Mi-candide, mi-ahuri, Jean-Paul Rouve fait un formidable Monsieur Jourdain, ce bourgeois qui donnerait tout pour acquérir les codes des gens de qualité. « [Avec Jérémie Lippmann, le metteur en scène], on voulait que ce soit distrayant et accessible. Notre but absolu était de travailler le texte pour qu’il soit le plus parlé possible, pour qu’on comprenne. »Pour cet épisode du « Goût de M », il nous reçoit chez lui, dans une petite maison sur la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement, où il habite depuis une vingtaine d’années. Dans le grand salon, où il reçoit ses amis, il y a une cheminée, une bibliothèque et plusieurs symboles de ses admirations : une photo de Romy Schneider (« Pour moi, c’est l’actrice ultime »), Patrick Deewaere et Miou-Miou, des constructions en Lego en tout genre (« les Lego, c’est des œuvres »), des CD des Beatles…Il nous raconte le goût de son enfance dans le Nord, à Dunkerque, son père qui travaillait aux chantiers navals et qui a rencontré sa mère au bal, ses mercredis après-midi à regarder la télévision chez sa grand-mère, où il découvre les grands films en noir et blanc, sa fascination pour Jean Gabin, Louise Brooks… Il rêve, très jeune, de devenir acteur. Pour payer son inscription au cours Florent, on lui propose d’en être le gardien pendant sa formation : « Ouvrir le matin, fermer le soir. » Il revient aussi sur la méthode qu’Isabelle Nanty, sa professeure, enseignait aux premières années et qu’il continue d’appliquer : « Vous n’allez pas essayer de jouer le personnage, vous allez juste essayer d’être vrais. »-----Cet épisode a été publié le 12 décembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, avec Emmanuel Beaux au son.Musique : Gotan Project
Designer, couturier, styliste, illustrateur… Bien que Christian Lacroix se reconnaisse dans ces étiquettes, il préfère celle de « costumier ». La mode et la haute couture qui l’ont fait connaître lui ont assuré un succès fulgurant à la fin des années 1980, lorsqu’il fonde sa propre maison. Ses collections célèbrent la couleur, la Provence et Arles, où il a grandi. Après avoir perdu le contrôle de sa maison pour des raisons financières en 2009, il crée tous azimuts : des illustrations pour Le Petit Larousse, les décors d’intérieur du TGV Méditerranée et de plusieurs hôtels. Et bien sûr… des costumes.Il s’épanouit aujourd’hui dans leur conception pour l’opéra et le théâtre – il a notamment habillé, cette année, les personnages de La Fille du régiment, à Versailles, et ceux du Soulier de satin. Son univers flamboyant est au cœur de l’exposition « Christian Lacroix en scène » au Centre national du costume et de la scène, à Moulins, dans l’Allier, jusqu’au 4 janvier : 150 costumes réalisés pour la scène, entre 2007 et 2024.Dans cet épisode du Goût de M, il évoque sa mère, arlésienne et coquette, le souvenir encore vif de son premier dessin – « Moi qui essaye de faire des mains, mais je fais que des ronds » – puis ceux, plus tard, qu’il griffonne sur les nappes en papier des restaurants parisiens. Il raconte son enfance dans ce Sud gorgé de soleil qu’il décrit pourtant avec nostalgie comme avare en lumière, avec ses maisons « où, justement, il y avait tous les fantômes du passé ». Il se souvient de sa fascination pour la scène du bal du Guépard et pour les revues de mode illustrées du XIXe siècle.Il nous reçoit à l’Hôtel Jules César, à Arles, dans une suite qu’il a imaginée à son goût : dominée par le rouge et une association de couleurs vives – jaune, fuchsia, or –, chaleureuse en imprimés byzantins et espagnols. A l’image de sa maxime : « Trop n’est jamais assez. »-----Cet épisode a été publié le 5 décembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Malo Williams au son.Musique : Gotan Project
C’est un des nouveaux noms qui compte dans la chanson française, Pauline Rambeau de Baralon, alias P.R2B, qui sort Presque punk. Ce deuxième album succède à Rayon gamma, sorti en 2021, une œuvre qui avait donné la mesure de son talent entre chanson, influences rap et électronique, rage et romantisme. P.R2B a également signé des bandes originales de film, comme celles de Les Meutes, de Kamal Lazraq (2023), et de La Mer au loin, de Saïd Hamich (2024). Au sein du collectif DRAGA, elle a aussi mis cette année en musique Les Guérillères, de Monique Wittig, texte porté par la voix de l’actrice Anna Mouglalis.Pour écrire Presque punk, P.R2B a quitté la ville et son appartement pour s’isoler dans les Cévennes. Elle a alors pris une position de bouffon, dit-elle, qui lui a permis de regarder le monde avec plus d’acuité et de composer ce disque manifeste qui nous engage tous à vivre une vie plus libre et à quitter notre bullshit job, comme le titre de la chanson qu’elle interprète en duo avec Philippe Katherine.Pour cet épisode du « Goût de M », elle nous reçoit chez Artistic Palace, un des gros studios parisiens où elle a enregistré son album. Elle raconte son enfance dans une maison à Bourges, avec son père guitariste blues, mort lorsqu’elle avait 10 ans, et sa mère, qui travaillait dans la culture, secrétaire générale et programmatrice du cinéma de la Maison de la culture à Bourges. Sa mère lui ayant « transmis l’amour du cinéma », elle s’oriente d’ailleurs vers le septième art après le lycée, avec une licence de cinéma et de théâtre à la Sorbonne, puis des études comme réalisatrice à la Femis.Mais la musique va la rattraper. Adolescente, elle s’était acheté un petit micro « à 20 balles » qu’elle avait branché sur la tour de son PC et chantait aussi bien « sur la mort de [son] père ou sur [ses] cours de latin » en utilisant le logiciel gratuit Audacity. Elle se souvient d’avoir été impressionnée par la chanson Champagne, de Jacques Higelin, avant de découvrir Brigitte Fontaine, « une figure extrêmement importante ». Mais, à l’époque, elle écoutait Alizée comme Eminem. A la fin de cet épisode, P.R2B gratifie les auditeurs d’une surprise, en chantant et en jouant sur un piano Fender Rhodes un morceau de son dernier album : Amnésie.-----Cet épisode a été publié le 28 novembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, de Marjorie Murphy et Juliette Savard, avec Guillaume Girault au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
Julien Gosselin, metteur en scène, dirige l’Odéon Théâtre de l’Europe, à Paris, depuis le 15 juillet 2024. Avec sa compagnie Si vous pouviez lécher mon cœur, il a connu le succès très jeune grâce à ses adaptations fleuves de textes littéraires. Les Particules élémentaires, de Michel Houellebecq, le révèle en 2013 à Avignon. S’ensuivent une adaptation de 2666, roman inachevé de Roberto Bolaño, puis Joueurs, Mao II et Les Noms adaptés de Don DeLillo.Dans ses spectacles, les décors se déconstruisent au fil du récit, des écrans géants décalent la représentation. Ces mises en scène sont des expériences physiques et engageantes, exigeantes. Jusqu’au 30 novembre, il présente aux Ateliers Berthier Musée Duras, un spectacle total, dix heures de plongée et de corps à corps avec onze textes de Marguerite Duras. Soit cinq performances de deux heures interprétées par les élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris.Dans cet épisode du « Goût de M » , Julien Gosselin nous reçoit dans un petit appartement qu’il habite depuis deux ans, à Paris, dans le 11e arrondissement, avec un chat, un bureau et une bibliothèque en bois confectionnée par son frère. Un duplex très sobrement meublé, presque vide. Il précise : « Je ne possède quasiment rien, juste des bouquins. Mais sinon je n’ai rien. Je n’ai pas d’iPad. Je n’ai pas d’appareil qui coûte cher. Je n’ai pas le permis. Je n’ai pas de voiture… » Pendant des années, on lui a reproché de « s’habiller toujours pareil ». Alors il a bien dû troquer son sweat bleu à capuche contre des costumes pour incarner ses fonctions de directeur d’une institution théâtrale.Longtemps, le théâtre n’a pas fait partie de la vie de Julien Gosselin, qui a passé son enfance à Oye-Plage (« un village de la France périphérique »), entre Dunkerque et Boulogne. Né en 1987, il a été élevé avec son frère par une mère institutrice et un père éducateur spécialisé, dans une atmosphère familiale qu’il qualifie volontiers de « raisonnable, douce, avec une constante générosité ». Il se souvient de son premier choc sur scène, un concert de Dominique A. Sans ressentir l’envie de jouer, il prépare toutefois un bac option théâtre, puis intègre l’école du Nord, une école supérieure d’art dramatique. Le voilà lancé dans une carrière hors norme.--------Cet épisode a été publié le 21 novembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
Pour sa première réalisation, Les Rêveurs, sorti en salle le 12 novembre, Isabelle Carré a adapté au cinéma son roman autobiographique. Paru chez Grasset en 2018, il avait remporté un énorme succès et apporté un nouvel éclairage sur cette actrice souvent cantonnée aux rôles de femmes discrètes et lumineuses. Ce film, qui raconte l’internement à l’hôpital Necker, au début des années 1980, d’une adolescente après sa tentative de suicide, veut aussi alerter sur la forte détérioration de la santé mentale constatée ces dernières années chez les jeunes.Isabelle Carré, 54 ans, nous reçoit dans un lieu qui lui est cher, notamment pour y avoir souvent accueilli sur scène Sarah Bernhardt. Il s’agit du Théâtre de la Renaissance, dans le 10e arrondissement de Paris, où elle est à l’affiche, jusqu’en janvier 2026, d’Un Pas de côté, une pièce écrite et mise en scène par Anne Giafferi. Elle joue aux côtés de Bernard Campan, « un ami cher, un frère et un partenaire de jeu idéal », et confie : « Tous les soirs, j’ai envie de pleurer quand je vois cette salle si pleine, avec tous ces visages, c’est magique. »Dans cet épisode du « Goût de M », elle se souvient d’abord d’avoir grandi dans un grand appartement parisien avec ses deux frères et ses parents très attentifs. Son père était designer de tissus et d’imprimés chez Pierre Cardin, grand amateur d’arts plastiques et du Japon, et sa mère lui « rappelle Mia Farrow ». Ils l’ont soutenue dans ses choix de carrière, devenir danseuse classique, puis comédienne.Au cinéma, elle a été récemment touchée par La Trilogie d’Oslo – Rêves, Amour, Désir, de Dag Johan Haugerud, ainsi que par les deux derniers films de Joachim Trier, Julie (en 12 chapitres) et Valeur sentimentale. Côté littérature, on retrouve son même goût pour les analyses psychologiques fines, comme dans les romans de l’autrice américaine Joyce Carol Oates. Elle admet aussi éprouver une attirance pour les fortes personnalités telles que la chanteuse Björk et pour la culture du Pays basque.--------Cet épisode a été publié le 14 novembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault et Marlo Williams au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
Personnage-clé de la musique électronique française depuis trente ans, Pedro Winter, 50 ans, est l’invité du « Goût de M » cette semaine. Son parcours commence par être lié à celui de Daft Punk, dont il accompagne l’ascension à la fin des années 1990. Quelques années plus tard, il sera, avec son label, Ed Banger, une des rampes de lancement de ce qu’on appellera la French Touch 2.0 portée par des groupes tels que Justice, Mr Oizo, SebastiAn, DJ Mehdi ou Cassius. Aujourd’hui, Pedro Winter partage son temps entre son label, devenu influent dans le monde entier, des missions de direction artistique et des sets de DJ en tant que Busy P. Il a d’ailleurs mixé, fin octobre, lors de la soirée Because Beaubourg, une fête organisée au Centre Pompidou, avant que le musée ferme pendant cinq ans. Il vient également de lancer ED – pour Exclusively Digital –, qui lui permet de sortir des titres plus rapidement.Pedro Winter nous reçoit dans les locaux historiques d’Ed Banger, rue Ramey, dans le 18ᵉ arrondissement, tout près de Montmartre. Un lieu aux allures de boutiques de disques avec des bacs remplis de 33-tours. Un lieu qui, selon lui, ressemble plutôt à une « chambre d’ado » avec des peluches, des jouets Daft Punk, des disques d’or, un flipper à son effigie et des planches de skateboard, une passion héritée de sa jeunesse, « une des cultures les plus bienveillantes et les plus inclusives qui soit ».Dans son bureau, à côté d’un portrait de lui que viennent récemment de faire Pierre et Gilles pour la couverture du numéro d’automne du magazine Zeweed, il confie avoir voulu être avocat quand il était jeune. Il abandonne la fac lorsqu’il rencontre les Daft Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter. Sur les conseils du père de ce dernier, Daniel Vangarde, Pedro Winter devient le manageur du duo pendant douze ans. Dans cet épisode du « Goût de M », il confesse aimer la techno minimale, l’album Rest, d’Isolée, demeurant dans son « panthéon de la musique électronique », et continue de s’enthousiasmer pour les jeunes talents, comme la chanteuse et compositrice française Oklou. Intéressé par la mode, il s’assume caméléon : « Je suis autant à l’aise quand c’est bien coupé chez Dior Homme qu’un peu plus ample avec les Japonais d’A.Presse. »--------Cet épisode a été publié le 7 novembre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la formation et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Guillaume Girault au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
C’est l’un des nouveaux visages du théâtre et du cinéma français. Ancienne prodige de la Comédie-Française, qu’elle intègre en 2015 à 20 ans, elle ne tarde pas à être courtisée par le cinéma, qui raffole de son ardeur, de son magnétisme et de son énergie. Elle est Simone Veil jeune, pour Olivier Dahan, Irène, la jeune actrice éprise d’absolu d’Une jeune fille qui va bien, de Sandrine Kiberlain, ou encore l’avocate combative de Mon crime, pour François Ozon. Un réalisateur qu’elle retrouve pour L’Etranger, qui vient de sortir en salles. Dans cette adaptation du chef-d’œuvre d’Albert Camus, Rebecca Marder interprète Marie Cardona – un des seuls rôles féminins du film –, la fiancée de Meursault , qui est jugé et condamné pour le meurtre d’un Arabe.Rebecca Marder, 30 ans, nous reçoit dans un immeuble haussmannien, un deux-pièces du 11e arrondissement, une « zone de transit », dit-elle, puisqu’elle s’apprête à déménager. Comme ses livres ne sont pas encore tous encartonnés, sa bibliothèque témoigne de ses goûts : Fou de Vincent, d’Hervé Guibert, La Cloche de détresse, de Sylvia Plath… « J’aime les livres. Même quand je pars en voyage, j’en emporte beaucoup trop », s’amuse-t-elle. Dans cet épisode du « Goût de M », elle revient longuement sur ses aspirations à monter sur scène, depuis qu’elle a joué au cinéma pour la première fois à l’âge de 5 ans dans Ceci est mon corps, de Rodolphe Marconi, au côté de Louis Garrel. Mais aussi depuis que sa mère, journaliste, l’emmenait voir des pièces dans des théâtres de banlieue, au-delà du 13ᵉ arrondissement où elles habitaient. Elle accompagnait également son père au cinéma aussi bien pour voir un Indiana Jones que des longs-métrages « pas du tout appropriés » comme La Femme des sables (1964), de Hiroshi Teshigahara. « Un film traumatisant », en rit-elle aujourd’hui.--------Cet épisode a été publié le 31 octobre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Marjorie Murphy, avec Anaïs Reinhardt au son et à la réalisation.Musique : Gotan Project
Ispahan, Mogador, tarte Infiniment vanille, Plénitude ou confiture Satine figurent parmi les créations les plus connues de l’invité du « Goût de M » cette semaine. Pierre Hermé, élu meilleur pâtissier au monde par l’académie des World’s 50 Best Restaurants en 2016, a contribué à faire sortir sa discipline de l’ombre de la cuisine dans laquelle elle est longtemps restée. Son génie, c’est d’avoir compris très tôt que le goût est un langage, et que ses œuvres pouvaient être assemblées chacune comme une architecture. Il s’est ainsi emparé d’un petit biscuit un peu oublié, le macaron, qu’il a réinventé en produit de luxe, en symbole de l’art à la française, et qu’il vend dans des boutiques écrins à travers le monde entier.Pierre Hermé nous accueille dans son vaisseau amiral, un hôtel particulier, boulevard Malesherbes à Paris, où sont conçues et pensées toutes les créations maison. Au premier étage, un bureau et un showroom, où l’homme de 63 ans reçoit et fait goûter les inventions mises au point dans l’atelier au rez-de-chaussée. L’ensemble, qui forme un lieu sobre et chaleureux, a été conçu avec la participation de Sanjit Manku et Patrick Jouin, deux spécialistes du design, un domaine qu’apprécie beaucoup le pâtissier. « J’aime beaucoup cet endroit car la lumière y est très douce, très bien étudiée », précise-t-il, en ajoutant qu’il adore le travail de Philippe Starck.Dans cet épisode résolument sucré, Pierre Hermé fait part de son goût pour la photo, avec des artistes comme Jean-Louis Bloch-Lainé et Irving Penn, et de son admiration pour le chanteur Alain Bashung. Il raconte aussi son enfance dans la boulangerie familiale, à Colmar, quand l’odeur du pain lui flattait les narines au réveil. Son arrivée à Paris, à 14 ans, chez Lenôtre, lui apprend « la rigueur, l’attention aux détails et l’importance de l’organisation pour produire de la qualité ». Après 1986, il débarque chez Fauchon avec le titre de « chef pâtissier », à la tête d’une équipe d’une trentaine de personnes, et commence à travailler sur ces « associations de saveurs » qui vont faire sa renommée.Cet épisode a été publié le 24 octobre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), avec Guillaume Girault et Benoît Thuault à la réalisation sonore, préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Marjorie Murphy et Juliette Savard.Musique : Gotan Project
L’autrice de « Toutes les vies », en lice pour le prix de Flore, en tournée dans toute la France avec son groupe Kompromat, est l’invitée du « Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes.Il s’agit d’une première et remarquable incursion de la musicienne dans la littérature. Dans Toutes les vies, roman d’autofiction, Rebeka Warrior raconte une histoire d’amour, celle qui lie la narratrice à Pauline, atteinte d’un cancer. L’histoire d’amour devient celle d’un deuil impossible puis d’une quête spirituelle. Le titre du livre, que la chanteuse de Kompromat a tatoué sur la peau, est tiré de La Mouette, d’Anton Tchekhov.Rebeka Warrior nous reçoit à proximité du parc de Belleville, dans son appartement parisien au décor minimaliste. C’est un mini-duplex, avec des tatamis et une omniprésence du bois, comme celui du petit bureau où elle aime travailler. Celle qui a étudié aux Beaux-Arts à Nantes après avoir grandi à Saint-Nazaire confie avoir été une lectrice sur le tard : « Je me suis mise à la littérature quand il y a eu beaucoup de livres audio, je suis audiolectrice. »Après les groupes Mansfield.TYA et Sexy Sushi, cette fan de Bérurier noir, des Cure et des compilations Thunderdome (« de la techno hardcore que j’écoutais au réveil ») forme le duo Kompromat avec le musicien français Vitalic. Pour composer, elle dispose, dans son appartement, d’un petit studio avec beaucoup de synthés, où elle a entreposé un taishōgoto, dont elle nous fait écouter quelques notes, et son insigne de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres.Elle revient sur la genèse de son roman. Pour son écriture, elle confie s’être entretenue avec son « coup de foudre artistique » : Brigitte Giraud, Prix Goncourt 2022. Toutes les vies figure parmi les cinq titres sélectionnés pour le prix de Flore 2025, remis le 5 novembre. Ce jour-là, elle sera sur la scène du Zénith Paris - La Villette avec Kompromat.--------Cet épisode a été publié le 17 octobre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Marjorie Murphy, avec Anaïs Reinhardt à la réalisation sonore.Musique : Gotan Project
C’est un esprit singulier, iconoclaste, ultra-prolifique, souvent en avance sur son temps, un homme qui a totalement repensé le goût de son époque et celui de sa discipline, au point d’en devenir l’incarnation la plus évidente. Cet homme, c’est Philippe Starck, designer, qui a œuvré, depuis le début des années 1980, à rendre le design plus démocratique et plus accessible. « Il me paraît inacceptable que des gens dans une famille ne puissent pas s’acheter quelque chose de qualité dont ils ont besoin. L’élégance, c’est le nombre, et grâce au nombre, on peut descendre les nombres du prix », estime-t-il dans ce premier épisode de la septième saison du « Goût de M ».Aujourd’hui âgé de 76 ans, il semble avoir tout inventé, ou presque, avec à son actif plus de 10 000 créations et objets, du plus trivial au plus sophistiqué : brosses à dents, presse-agrumes, robinets, vélos, yachts, et beaucoup de chaises, comme la transparente Louis Ghost… Il a contribué au relooking du Pass Navigo, mais aussi à celui de nombreux lieux, comme le café Costes, ou plus récemment, en 2014, du Caffè Stern, passage des Panoramas à Paris, où il nous accueille.Volubile et malicieux, le designer se confie longuement sur sa jeunesse qu’il qualifie de « terrifiante », tellement il se sentait seul. Elevé seul par sa mère, il se rappelle avoir dormi à même le sol dans sa chambre, et de s’être amusé avec des jouets d’une manière prémonitoire : « Ils ne me satisfaisaient pas, alors je les limais, je les rectifiais, je les cassais. » Plus tard, il fait des rencontres déterminantes dans son choix de carrière, d’abord avec le styliste français Jean-Charles de Castelbajac, puis avec l’agent italien Arturo Del Punta Cristiani, à qui il présente des des projets sous forme de dessins et qui le met rapidement en relation avec des éditeurs de meubles. Acharné de travail (« 12 heures par jour »), il raconte également sa méthode : « Tout nu devant ma table, devant ma feuille blanche ». Une tenue d’Adam en conformité avec son précepte : « Plus il y a de matérialité, moins il y a d’humanité.»--------Cet épisode a été publié le 10 octobre 2025.Depuis sept saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli, Marjorie Murphy et Juliette Savard, enregistré par Guillaume Girault et réalisé par Benoît Thuault.Musique : Gotan Project
Rien que leur nom témoigne de la diversité de leurs inspirations puisqu’il fait à la fois référence à l’écrivain Alain Damasio et à son chef-d’œuvre, « La Horde du Contrevent », ainsi qu’à l’univers du jeu vidéo « World of Warcraft ». Le dernier épisode de la saison du « Goût de M » interroge cette semaine le goût du collectif (LA)HORDE, qui secoue la danse contemporaine depuis une dizaine d’années et dirige, depuis 2019, le Ballet national de Marseille. Composé d’un trio de jeunes artistes multimédia, Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, (LA)HORDE a déjà collaboré avec Christine and the Queens, Madonna, Sam Smith, et a marqué les esprits avec des pièces fortes comme « Room with a View », dont la musique était composée par Rone.On fait leur connaissance au Théâtre de la Ville, à Paris, où ils dirigeaient « Age of Content », une de leurs pièces qui interroge l’absence de frontières entre le réel et le virtuel. Cet après-midi, fin mai, la vingtaine de danseurs du Ballet national de Marseille, de 16 nationalités différentes, et le trio de cofondateurs débriefent la représentation de la veille, avant d’entamer les répétitions. Ce lieu leur tient à cœur puisqu’ils y étaient des « spectateurs assidus » : « Au Théâtre de la Ville, il y a les artistes les plus underground comme les plus célèbres. On a fait beaucoup de notre éducation théâtrale et chorégraphique ici. »Ceux qui désignent l’artiste italien Romeo Castelluci comme leur « maître ultime », reviennent sur leur rencontre au début des années 2010, où, ils passaient « beaucoup de temps dans les milieux queers, notamment à danser ensemble dans des soirées », à côtoyer de jeunes stylistes qui allaient se faire une notoriété quelques années plus tard. Former un trio leur apparaît comme une force puisque « les choses positives sont multipliées par trois et tout ce qu’il y a de plus difficile on le divise par trois ». Dans cet épisode, ils racontent leur méthode pour travailler de concert, leur attrait pour la danse « post-Internet », leur défense des personnes en marge et leur découverte de Bassiani, night-club de Tbilissi, qui a nourri leur spectacle « Marry Me in Bassiani », en y inscrivant des mouvements de danses géorgiennes.(LA)HORDE, collectif à la tête du Ballet national de Marseille, et ses danseurs se produiront au Théâtre des Salins, à Martigues, le 22 janvier 2026, puis à Paris, au Centquatre, du 2 au 4 avril, et à La Villette, du 16 au 25 avril.-----Cet épisode, le dernier de la saison, a été publié le 20 juin 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, enregistré par Malo Williams. Réalisé en alternance par Guillaume Girault, Emmanuel Baux et Benoît Thuault.Musique : Gotan Project
Son premier album, La Favorite, sorti en janvier, l’a positionnée comme l’une des figures montantes de la chanson française. En février, Yoa remportait le prix Révélation scène aux Victoires de la musique. Ses chansons mélangent des rythmes urbains et électroniques qui accompagnent des paroles nourries de littérature et évoquent sans détour les relations, les sentiments qui se délitent et les violences sexuelles – comme lorsqu’elle confronte son agresseur dans Le Collectionneur, dernier morceau de l’album.Elle nous reçoit dans son appartement, où elle vient d’emménager, une « petite grotte un peu chaleureuse » aux confins du 5e arrondissement de Paris. Un deux-pièces où cohabitent un grand canapé en velours blanc et un fauteuil livré sans notice de montage, des lampes Ikea et ses références culturelles : l’album How I’m Feeling Now de Charli XCX, un recueil de poèmes d’Arthur Teboul (vocaliste et parolier du groupe Feu ! Chatterton), Clôture de l’amour, de Pascal Rambert – un « livre de chevet » –, et « Guillaume Dustan, qui est là, dans [s]a chambre ».Dans cet épisode du « Goût de M », Yoa parle de son père, suisse, et de sa mère, camerounaise, qui l’ont fait grandir à Paris au milieu de films, de livres et de musique. A 26 ans, elle mêle allègrement références pop (« Lana del Rey, oh mon Dieu ! »), littérature féministe (Virginie Despentes, bell hooks, Valerie Solanas) et philosophie (Georges Bataille). Elle s’est d’ailleurs imaginée philosophe, puis actrice de théâtre, avant que ses chansons postées sur les réseaux sociaux ne soient repérées par des professionnels de la musique. Elle achève sa tournée cet été et participera à de nombreux festivals.
Cette semaine, « Le goût de M » raconte l’histoire d’un peintre qui représente sur toile ce qui l’entoure : les fêtes, les corps qui dansent, les cendriers qui débordent… Thomas Lévy-Lasne, grand défenseur de la peinture figurative, aime « représenter ce qu’il se passe quand il ne se passe rien ». Puis il prend conscience de la « dérive climatique », que le monde autour de lui s’écroule. « Est-ce que je continue de peindre, alors qu’il n’y a plus de futur ? » Ses tentatives de réponse se trouvent dans « La Fin du banal » (éd. Beaux-Arts de Paris, 35 €), paru en avril, sa première monographie, préfacée par Justine Triet, réalisatrice et scénariste, sa grande amie. Il y compile ses œuvres réalisées depuis une vingtaine d’années.Lui qui voulait faire des peintures « simples, très premier degré », nous reçoit chez lui, dans un immeuble ouvrier situé au cœur des puces de Saint-Ouen. Un lieu « pas très confortable, entre la bâche plastique et la lumière de parking ». Au mur de la cuisine ouverte, un grand poster d’un tableau de Titien, « Bacchus et Ariane », son œuvre préférée, où « tout a l’air harmonieux, sain » mais qui cache une certaine violence.Dans cet épisode, Thomas Lévy-Lasne nous raconte sa conscience de la catastrophe à venir et ce que cela soulève chez lui, en tant que peintre. Il revient sur son enfance « privilégiée », son entrée aux Beaux-Arts de Paris à 17 ans, « les doigts dans le nez », évoque son insensibilité à l’art moderne. Il mêle anecdotes biographiques – lorsqu’il « baladait » Clément Rosset, philosophe du rapport au réel, dans des bars malfamés – et piques adressées au monde de l’art, qu’il décrit comme classiste, violent et sexiste.
Claire Marin s’intéresse aux épreuves de la vie : une rupture, un deuil, une maladie, ou encore la sensation tout à coup de ne plus être à sa place. Elle a signé aux éditions de L’Observatoire Rupture(s) en 2019, devenu un best-seller, Etre à sa place en 2022, puis Les Débuts, édité en 2023 aux éditions Autrement : trois livres qui forment une trilogie des identités mouvantes, sans cesse recomposées. A partir de juin, « In Silentio », une exposition au Lieu unique, à Nantes, entremêlera ses textes aux sculptures tricotissées de Jeanne Vicerial, « un monologue sur ce que c’est que d’être touché par une œuvre ».Elle nous reçoit chez elle, dans le 14e arrondissement de Paris, pas loin de la place Denfert-Rochereau. Au fond d’une cour, au dernier étage, son appartement est lumineux, mais pas suffisamment pour son « côté héliotrope ». Dans sa bibliothèque où, « à peu de choses près [elle s’]y retrouve », se mêlent livres de philosophie, littérature, psychanalyse, art…Cette semaine, dans Le Goût de M, Claire Marin évoque son grand-père agriculteur qui collectionnait en secret des livres de philosophie, cachés dans de vieux placards de cuisine. De sa voix légèrement fêlée, elle liste les auteurs qui nourrissent son prochain ouvrage – Anni Albers, Henri Focillon, Sergio del Molino… –, ceux qui l’ont vue grandir – Maupassant, Steinbeck –, les philosophes qui l’ont marquée, et prolonge sa réflexion sur les ruptures, la peur d’être remplacé et la place de la femme dans le monde universitaire.Cet épisode a été publié le 30 mai 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette Savard, enregistré par Malo Williams.Réalisation : Benoît ThuaultMusique : Gotan Project
De ses débuts comme acheteur pour Champs Disques, disquaire culte de l’avenue des Champs-Elysées dans les années 1970-1980, à la dernière fashion week parisienne, où il a créé les bandes-son pour les collections de pas moins de six marques, Michel Gaubert s’est imposé comme l’un des illustrateurs sonores les plus célèbres de la planète. Cet expert du son a mis en musique plus de 1 800 défilés Chanel, aux côtés de son ami Karl Lagerfeld, et collaboré avec de nombreuses grandes maisons. Il retrace cette odyssée musicale dans une autobiographie, « Remixed » (Fayard, 22,90 €), qui vient de sortir.Il nous reçoit chez lui, dans son appartement-studio du 16e arrondissement de Paris, avec vue sur la rue, où se côtoient une œuvre du plasticien Cyprien Gaillard, un fauteuil d’Harry Bertoia, « trop confortable » avec son ottoman, et une photographie de Willy Vanderperre pour Margiela. L’illustrateur sonore nous fait découvrir sa bibliothèque et son « bureau secret » : sa « caverne d’Ali Baba », où s’empilent CD et vêtements, où il écoute de la musique et commence les montages.Dans cet épisode du « Goût de M », Michel Gaubert raconte ses nuits à mixer derrière les platines du Palace, club mythique des nuits parisiennes des années 1980, son admiration pour David Bowie et son personnage de Ziggy Stardust, ou encore cette drôle de nuit de 1990, où Karl Lagerfeld l’appelle et lui demande de changer la musique pour le défilé du lendemain alors qu’il a « un somnifère dans les gencives ». Au cœur d’un monde où musique et mode sont intrinsèquement liées, les souvenirs de Michel Gaubert voient défiler les grands de ces deux univers.Cet épisode a été publié le 23 mai 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Anaïs ReinhardtMusique : Gotan Project
Cette semaine, « Le Goût de M » raconte le goût d’un lieu. Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Septime, l’un des meilleurs restaurants au monde : le 11e en 2024, selon le classement 50 Best. Septime, c’est un bistrot à la cuisine d’auteur, auréolé d’une étoile au Guide Michelin. Situé dans le 11e arrondissement de Paris, il est devenu, depuis son ouverture en avril 2011, une des tables les plus convoitées de la capitale.Septime, dont le nom fait référence au patronyme de Louis de Funès dans le film « Le Grand Restaurant », a été pensé et créé par deux amis : Bertrand Grébaut, le chef, ancien graphiste passé entre autres par L’Arpège d’Alain Passard après avoir fait l’école Ferrandi, et Théo Pourriat, qui s’occupe de tout ce qui ne se mange pas. Tous deux avaient le désir de monter un lieu à l’atmosphère bistrot, loin des nappes blanches, de la moquette épaisse et des carafes en cristal. Un restaurant dans l’esprit du Chateaubriant d’Iñaki Aizpitarte, chez qui ils allaient régulièrement dîner.Ils nous reçoivent à l’intérieur de leur restaurant lumineux, au style industriel, autrefois lieu de réparation pour machines à écrire et magasin de luminaires. Dans ce lieu intime et chaleureux, avec cuisine ouverte, ils reviennent sur les difficultés qu’ils ont rencontrées au début de leur aventure : la pression liée au succès du restaurant comme les hésitations avant de trouver un style unique dans les assiettes, une cuisine fraîche, incisive, épicurienne et engagée.Cet épisode a été publié le 2 mai 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
On le découvre tout d’abord sur Canal+, chez l’animateur Mouloud Achour en 2018. Chaque dimanche, Roman Frayssinet enflamme les dernières minutes de « Clique » avec sa chronique. Sur scène, son talent se confirme, il pousse encore d’un cran ses élucubrations métaphysiques. Roman cherche le sens de sa vie avec son son seul-en-scène « Ô dedans », où le ton se fait plus poétique, un poil absurde à la Devos. Il est aujourd’hui de retour avec la suite « Ô delà », qu’il commence à roder et avec lequel il se rend en tournée en France à partir du mois de septembre et à l’Olympia, à Paris, pour dix-huit dates à la fin de l’année.Le jeune homme de 30 ans nous accueille dans une petite rue commerçante typique de Montorgueil, à Paris, dans son espace de travail, « un atelier de sieste et d’écriture », traversé par d’étranges colonnes : « Il n’y a rien qui est droit ici, c’est biscornu, étrange, donc c’est un bon endroit pour être créatif », confie l’humoriste, désignant aussi un tapis sur lequel il fait « des allers-retours en marchant et en parlant tout seul ». Il ajoute : « Le vendeur du tapis était extrêmement désagréable. Et c’est là que j’ai compris qu’il avait de la qualité. Parce que pour être aussi désagréable et avoir encore sa boutique, c’est que tu as de bons produits. »Roman Frayssinet a grandi à Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, au côté de son père touche-à-tout, de sa mère fonctionnaire et de son grand frère. Les deux premiers manifestaient une curiosité et une ouverture sur le monde, et le troisième était « tellement marrant » : « Le rire avait une place très importante dans la famille. » Après son bac scientifique, il s’envole pour le Canada, à Montréal, où vit une de ses tantes, directrice de casting, la seule personne dans son entourage proche du milieu artistique. Il commence à travailler bénévolement comme assistant de production pour le festival Juste pour rire. C’est la révélation. Il s’inscrit à l’Ecole nationale de l’humour. Dans cet épisode du « Goût de M », il évoque son admiration pour Zinédine Zidane et Gad Elmaleh, ainsi que ses obsessions passées ou du moment : les chiffres, les vidéos de gens qui réparent les voitures, les guitares, les meubles et les léopards.Cet épisode a été publié le 25 avril 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Dans les hauts de Belleville, à Paris, dans un immeuble des années 1960, Jeanne Cherhal habite un appartement « sans moulures ni fioritures ». Dans son « cocon en étage élevé », la chanteuse nous accueille parmi ses « objets bienveillants ». Dans la cuisine, une affiche du film « Jules et Jim », avec l’actrice Jeanne Moreau qu’elle adule, et une autre de David Bowie, Ziggy Stardust étant un de ses albums de chevet. Dans une autre pièce, elle s’amuse d’une tasse blanche qu’elle a volée dans un hôtel de Bretagne et qui lui rappelle un bon concert qu’elle avait fait la veille. Au milieu de valises éparpillées en vue d’un prochain voyage, Jeanne Cherhal raconte la formation de son goût.Elle a grandi près de Nantes avec ses deux sœurs, son père plombier, « attentif à ne pas gaspiller l’eau », et une mère institutrice, « passionnée de théâtre, de cinéma et de littérature ». Dans l’enfance, Jeanne Cherhal pratiquait la danse classique, mais c’est finalement la musique qui l’a emporté. Elle apprend le piano en autodidacte, en reprenant note à note l’album « Sheller en solitaire », sorti en 1991. Parmi les figures qui ont marqué son adolescence, elle désigne aussi Alain Souchon, Patricia Kaas, Kurt Cobain, Véronique Sanson…C’est après avoir assisté à la prestation émouvante d’un chanteur de bar avec accordéon qu’elle se décide à écrire elle-même ses propres chansons sur un petit clavier électronique, alors qu’elle étudiait la philosophie à l’université. Jeanne Cherhal évoque aussi son septième album, « Jeanne », qu’elle a écrit et réalisé avec son complice Benjamin Biolay. Après avoir percé dans la chanson française au début des années 2000, l’artiste de 47 ans continue, au piano, d’aborder des thèmes comme la vie, la féminité, le temps qui passe, l’époque post-MeToo, les rapports homme-femme, le couple et le désir.Cet épisode a été publié le 18 avril 2025.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal), préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
C’est l’un des chefs les plus influents de ces vingt dernières années. Iñaki Aizpitarte a chamboulé le monde de la gastronomie avec un restaurant, Le Chateaubriand, qu’il ouvre en 2006, à Paris. A table, c’est un festival, avec des petites assiettes, iconoclastes et irrévérencieuses, déroutantes et délicieuses. L’établissement, auquel un beau livre rend hommage (« Le Château », de François Chevalier et Stéphane Peaucelle-Laurens, Entorse Editions, 440 p., 55 €.), marque le début de ce qu’on appellera la bistronomie, une cuisine d’auteur ambitieuse mais accessible, loin des moquettes épaisses des restaurants étoilés.Loin de la capitale, Iñaki Aizpitarte nous reçoit à Saint-Jean-de-Luz, dans les Pyrénées-Atlantiques, où il a repris Petit Grill basque il y a près d’un an. Le chef autodidacte raconte son parcours hors des sentiers battus. Fils d’une mère professeur d’espagnol et d’un père ingénieur thermicien mort prématurément, il se rappelle, adolescent, de sa passion pour le skate, des concerts de reggae, de punk hardcore. Il n’obtient pas son bac, se cherche, galère… Il devient brièvement tailleur de pierre chez Les Compagnons du devoir. « J’ai été pris un peu en main par ma famille parce qu’ils me voyaient dériver, glisser… », confie-t-il.Son premier contact avec la restauration a lieu en 1999, à Tel-Aviv, lorsqu’il est embauché comme aide cuisinier. Puis, au cours d’un voyage en Amérique centrale, il s’intéresse à la gastronomie des pays, prend des notes. Son aventure culinaire commence alors.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan ProjectDepuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L’actrice, scénariste et metteuse en scène est à l’affiche de la série « Ghosts : Fantômes en héritage », disponible sur Disney + le 9 avril, et sur scène avec « Ça va ça va ». Camille Chamoux nous accueille dans son appartement du 11e arrondissement, à Paris, qu’elle décrit comme « un studio d’enregistrement de musique californien des années 1970 ». Car il y a plein de bois partout, deux guitares, un mange-disque et un piano sur lequel elle joue quelques notes. Et même si elle fredonne « On écrit sur les murs », de Kids United, la Prix Molière 2022 de l’humour (pour « Le Temps de vivre ») s’est moins illustrée dans la chanson que sur les écrans et sur scène. Son goût pour l’interprétation remonte d’ailleurs à son enfance, où elle jouait des textes de Sylvie Joly, Pierre Desproges et Raymond Devos, devant un public constitué de ses deux grands-mères.Fille d’un père expert dans le secteur de la communication et d’une mère juriste, Camille Chamoux a grandi à Paris, dans une famille de droite, libérale, « où il y a toujours eu de l’espace pour le dialogue ». Un dialogue qui s’est intensifié de ses 8 à 15 ans, jusqu’au lycée Saint-Louis-de-Gonzague, où les instructeurs jésuites ont dû s’armer de patience pour lui démontrer l’existence d’un Dieu en lequel elle ne croyait pas. A cette époque, elle lit « tout Roald Dahl » et s’entiche des personnages de « La Comédie humaine » et des « Misérables ».Après des classes en cours préparatoires pour passer le concours de l’Ecole normale supérieure, elle s’oriente vers le théâtre et s’extasie devant les films de Patrice Chéreau et de John Cassavetes. Dans cet épisode du « Goût de M », Camille Chamoux évoque aussi son rapport à la psychanalyse, qui « a décuplé [ses] ressources et [ses] capacités d’invention », sa recherche de l’empathie et son absence d’« obsession du matériel », même si elle adore l’architecture et aime prendre soin de l’aménagement de son intérieur.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Porteuse d’une mode inclusive et écoresponsable, Jeanne Friot a été révélée au monde entier à l’occasion des Jeux olympiques de Paris, en juillet 2024. Pendant plus d’un an, elle a imaginé et réalisé l’armure, avec l’artisan Robert Mercier, de la cavalière en argent qui traverse la Seine, semblant presque voler sur son cheval métallique. Une des scènes les plus marquantes de la cérémonie d’ouverture.La créatrice, qui a fondé sa propre marque il y a cinq ans, nous donne rendez-vous à La Caserne, une ancienne caserne de pompiers reconvertie en incubateur de mode responsable, dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, où sont installés ses bureaux et atelier. Jeanne Friot parle de son enfance, dans une famille « non patriarcale », entre une mère directrice artistique dans la musique et un père artiste-peintre. Mais c’est sa grand-mère paternelle qui l’élève, qui lui apprend « à faire la cuisine, à manger, à se mettre à table ».C’est grâce à elle aussi qu’elle découvre sa vocation : « Je ne comprenais pas pourquoi je voulais le faire, mais c’était une évidence pour moi et j’ai travaillé toute mon adolescence pour pouvoir rentrer dans les bonnes écoles de mode. » Elle étudie à Duperré puis à l’Institut français de la mode, où elle rencontre son mentor, le Néerlandais Josephus Thimister, ancien directeur artistique de Balenciaga, mort en 2019. « Quelqu’un qui m’a montré comment on déconstruit et on reconstruit un vêtement. »Elle revient sur sa découverte des autrices lesbiennes, vers l’âge de 17 ans, qui a agi « comme un boulet de canon ». « Je me suis dit : “Mais si elles ont cette place dans la littérature, ça veut dire qu’elles peuvent avoir une place dans d’autres industries et dans d’autres arts. Et moi, je peux peut-être faire la mode dont j’ai envie.” »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et de Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L’autrice et musicienne trentenaire vient de sortir « La Faille », aux éditions Stock, son quatrième livre, « qui s’intéresse aux vies instables, aux vies qui vacillent ou qui vont vaciller, ou aux vies qui composent avec la crise », glisse-t-elle dans cet épisode du « Goût de M ». Fille unique, originaire de Rezé, commune voisine de Nantes, Blandine Rinkel nous reçoit dans le 18ᵉ arrondissement de Paris, dans son petit appartement avec un piano et une bibliothèque contenant « beaucoup de livres qui parlent de livres ». Mais pour écrire, elle préfère à la capitale les bords des mers.C’est d’ailleurs dans les vagues de l’océan Atlantique qu’elle a appris à nager avec son père, ancien militaire. Sa mère, professeure d’anglais au collège, issue d’une famille paysanne, l’a encouragée à lire. Elle évoque longuement son rapport très fort et intime à la lecture (« Comme je n’avais pas une grande famille, ça m’a donné envie d’en trouver une ailleurs »), qu’elle pratique assidûment depuis l’enfance, se souvenant notamment de « Quatre Filles et un jean », un roman à succès pour jeunes adultes publié par Ann Brashares en 2001.A 18 ans, après le bac, elle part vivre à Paris, où elle essaie de s’insérer culturellement et « gobe des pages Wikipedia toutes les nuits à n’en plus finir ». Puis elle s’installe quelque temps à Londres. Dans cet épisode, elle raconte son admiration pour l’écrivain Henry Miller, son plaisir à faire des ateliers en prison, l’affiche évoquant la Révolution française devant laquelle elle aimait se réveiller.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
India Mahdavi dessine des endroits dans lesquels on se sent bien, plein de rondeurs, de couleurs, de sensualité, de chemins de traverse aussi. A l’image de son Bishop, ce tabouret inspiré par la pièce du fou au jeu d’échecs, qui est devenu une de ses signatures. Cette architecte d’intérieur et designer est parmi les plus reconnues de notre époque. Elle a notamment créé les décors de l’Hôtel Townhouse à Miami et de The Gallery at Sketch à Londres et les espaces de boutiques Ladurée.Parmi ses réalisations récentes, la rénovation des chambres de la Villa Médicis, à Rome, ou encore les intérieurs du Musée PoMo, qui, à Trondheim, en Norvège, vient d’ouvrir ses portes. Au sujet de cet ancien bureau de poste, elle explique : « J’ai beaucoup travaillé sur des fragments du bâtiment qui sont des lieux interstitiels, comme une salle de lecture où on a voulu renouer avec la tradition de l’ornementation folklorique norvégienne. »Elle accueille « Le Goût de M » rue Lacaze, dans le 7e arrondissement à Paris, où elle a recréé tout un écosystème : un studio de création, une boutique, un showroom et deux espaces d’exposition. Celle qui est née en Iran a connu plusieurs domiciles dans son enfance, aux Etats-Unis, en Allemagne, mais aussi en France. A Saint-Paul-de-Vence, elle goûte à la pédagogie libre de l’école Freinet et s’émerveille de l’architecture contemporaine de la Fondation Maeght. En allant au cinéma, elle découvre des réalisateurs comme Stanley Kubrick, Federico Fellini, Luchino Visconti, pour qui les décors sont des personnages à part entière. Elle confie aussi son admiration pour le chef décorateur britannique Ken Adam, qui a œuvré sur de nombreux James Bond.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
En 2020, l’écrivaine et éditrice Vanessa Springora signe « Le Consentement », un livre d’une grande puissance où elle raconte la relation abusive et la prédation qu’elle avait subies adolescente avec l’auteur Gabriel Matzneff. Pendant qu’elle assure la promotion de son livre, elle apprend subitement la mort de son père, avec lequel elle n’avait plus de relation depuis son enfance. En triant des objets lui appartenant, elle découvre des photographies de son grand-père avec des insignes nazis. C’est le début d’une enquête qu’elle va mener sur ses origines. Et qui aboutira, cinq ans plus tard, à son deuxième roman, « Patronyme ».Vanessa Springora nous accueille chez elle, une ancienne confiserie transformée en habitation, à Belleville, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris. Elle raconte sa scolarité, avec une institutrice pittoresque et ses découvertes de « livres-témoignage » « Moi, Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée », « L’Herbe bleue » de Beatrice Sparks, « Le Pavillon des enfants fous » de Valérie Valère.Ayant vécu à Mexico, l’autrice donne ses impressions de ce pays d’Amérique du Nord où elle a ressenti un fort tremblement de terre et d’où elle a ramené un objet fétiche : un autel portatif… Elle s’amuse aussi du point commun entre son mémoire de maîtrise sur la notion de trouble dans les romans de Georges Bataille et le nom de la collection qu’elle dirige actuellement chez l’éditeur Julliard : Fauteuse de trouble.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
« Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. » Cet épisode du « Goût de M » démontre tout le contraire en compagnie de l’érudit et jovial Michel Pastoureau. L’historien médiéviste de 77 ans, qui a publié « Rose. Histoire d’une couleur au Seuil » en 2024, a exploré durant sa carrière toute une palette du spectre visible. L’homme, dont la couleur préférée est le vert, nous reçoit parmi ses 35 000 livres, dans son appartement qui surplombe un court de tennis de Roland-Garros aux portes de Paris.Né d’une mère pharmacienne, férue de botanique, et d’un père proche des surréalistes, Michel Pastoureau se rappelle des visites d’André Breton, un homme qui lui faisait un peu peur, mais qui lui a appris à dessiner. Dans l’immeuble qu’il habitait avec ses parents sur la butte Montmartre, il avait aussi pour voisins les écrivains Raymond Queneau et Léopold Sédar Senghor.Dans cet épisode, il confie sa passion pour les échecs, le sport ou le chocolat, son péché mignon. Il déclare son amour pour le tableau « La Ruelle » de Vermeer et pour le roman « La Méprise » de Vladimir Nabokov. Outre les couleurs, l’historien, que Jacques Le Goff et Georges Duby ont encouragé dans sa carrière, s’est aussi intéressé aux animaux et à leur symbolique. Durant son enfance, qu’il qualifie de « choyée et dorlotée », le petit garçon s’était d’ailleurs épris des cochons du fermier, voisin de la maison de campagne familiale en Basse-Normandie.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Elle est actuellement en tournée avec « Phèdre », mis en scène par Anne-Laure Liégeois, et au cinéma dans « La Mer au loin », de Saïd Hamich, qui retrace le parcours d’intégration d’un jeune immigré marocain. Anna Mouglalis nous reçoit à cette occasion dans son appartement parisien du 9e arrondissement. L’actrice, à la voix grave et singulière, raconte sa jeunesse à Nantes, où chaque mercredi, elle se rendait au cinéma.Révélée au grand public dans « Merci pour le chocolat », de Claude Chabrol en 2000, Anna Mouglalis a incarné des destins de femmes qui ont marqué leur époque, de Coco Chanel à Juliette Gréco, en passant par Simone de Beauvoir. Elle a aussi été une figure de la série politique « Le Baron noir », pendant trois saisons, où elle devient présidente de la République.Dans cet épisode du « Goût de M », elle se confie sur son amitié avec le couturier Karl Lagerfeld et son engagement pour les droits des femmes. En décembre 2024, elle a ainsi témoigné devant la commission d’enquête relative aux violences commises dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel à l’Assemblée nationale.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Jusqu’au 1ᵉʳ mars, à la galerie Templon, à Paris, l’artiste Prune Nourry expose son dernier projet, une série de Vénus en terre et bronze qui rejoindront en 2026 l’atrium de la nouvelle gare Saint-Denis Pleyel. Dans cet épisode du « Goût de M », elle revient sur la genèse de ces sculptures qui évoquent les représentations de la femme au paléolithique.Mais ce sont de vrais modèles avec lesquels elle a travaillé : huit femmes victimes de violences, qui ont été prises en charge par la Maison des femmes de Saint-Denis, et qui ont accepté de poser pour elle dans leur intimité. « Je sculptais autant grâce à leur histoire, à leurs mots, à leur confiance que par rapport à leur corps », précise l’artiste qui vient d’avoir 40 ans et qui nous reçoit dans son atelier parisien du 12e arrondissement.Si le thème de la femme imprègne son œuvre et son admiration pour les artistes féminines (Artemisia Gentileschi, Germaine Richier, Louise Bourgeois, Kiki Smith…), Prune Nourry manifeste aussi une curiosité pour le corps humain, l’hybridation, « cette possibilité d’une symbiose entre les espèces, cette idée de l’interdépendance », que lui avait révélée plus jeune les cours de biologie. Dès l’enfance, celle qui a vécu entourée de textiles – ses parents travaillaient dans le tissu – s’est passionnée pour les formes et la sensualité des matières. La terre et l’argile sont rapidement devenues ses matériaux de prédilection.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Dans « Spectateurs ! », actuellement en salle, son long métrage hybride, entre l’essai, le documentaire et la fiction, Arnaud Desplechin revient sur la manière dont s’est forgé son intérêt pour le cinéma. Dans ce nouvel épisode du « Goût de M », le réalisateur français de 64 ans prolonge l’exercice lorsqu’il décrit son enfance passée à Roubaix. Dans leur « maison bourgeoise », que son père, représentant de commerce, remplissait de livres et d’objets chinés, il demandait à sa mère de lui raconter les films qu’ils allaient voir et aussi les critiques parues.Aujourd’hui, le cinéaste qui se qualifie à la fois de « critique raté » et de « bon spectateur » se nourrit des discussions avec les autres pour se forger un avis sur une œuvre cinématographique. C’est une conversation sur « Miséricorde », d’Alain Guiraudie, qui lui a permis de mieux apprécier le film. Ses cinéastes fétiches français « n’ont rien à voir » avec son univers. Il s’agit Abdellatif Kechiche et Leos Carax.Bon spectateur, Arnaud Desplechin est aussi un lecteur compulsif, comme en témoigne la bibliothèque de son appartement parisien, où les livres de psychanalyse et les lectures talmudiques d’Emmanuel Levinas, côtoient l’intégrale de Shakespeare traduite au XIXᵉ siècle par François-Victor Hugo. Il conserve d’ailleurs des souvenirs puissants de « La Tempête », mise en scène par Peter Brook, ou de « Hamlet », par Patrice Chéreau.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
#141 Thomas Jolly, metteur en scène : « Plus il y a de maquillage, de costumes, de perruques, de lumières, de décors, plus je me sens protégé »Thomas Jolly nous reçoit dans son appartement parisien du 16ᵉ arrondissement, un lieu qu’il a investi il y a deux ans, dans la précipitation, tandis qu’il préparait la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024. Les meubles ne lui appartiennent pas, mais le metteur en scène a personnalisé l’endroit en apportant des objets provenant de représentations qu’il a données au cours d’une carrière dans le théâtre déjà bien remplie à 42 ans. « Des petits totems », précise-t-il.C’est quand il était au collège qu’il s’est aperçu que la scène pourrait devenir un espace où exprimer sa « singularité ». Ses parents, une infirmière et un imprimeur, ne lui avaient-ils pas tôt accordé leur confiance ? Aussi a-t-il profité de cette liberté pour explorer, quand il était enfant, les alentours de La-Rue-Saint-Pierre, village logé dans la campagne en Seine-Maritime. Un peu plus tard, adolescent et animateur dans une radio locale, le voilà qui s’exprime dans le micro, et apprend déjà à réunir des inconnus autour de ses passions.De Shakespeare à Kesha, de Hervé Guibert à Super Mario, de Kate Winslet aux Spice Girls, ses goûts ont pour vocation de rassembler les gens, sans « mépris de classe ». Mais sans vouloir être pour autant être consensuel. Thomas Jolly glisse dans la conversation « Je suis ce que je suis », en écho au « I am what I am » que chantait triomphalement Gloria Gaynor. Instinctif, frondeur et chaleureux, il résume ses goûts : « Faut que ce soit brillant, dans les deux sens du terme. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'actrice, âgée de 32 ans, nous reçoit chez elle, dans le 11e arrondissement, à Paris, à l'occasion de la sortie des films « Les Femmes au balcon » et « Planète B ». Souheila Yacoub évoque son enfance dans la banlieue de Genève, en Suisse, auprès d'une mère belge infirmière de nuit. Ses parents étant séparés, elle voit peu son père tunisien. Très vite, elle est happée par la gymnastique qu'elle pratique à un très haut niveau sans y trouver de plaisir, frustrée par les heures d'entraînement et le contrôle de son alimentation. Ne se qualifiant pas pour les JO de Londres, en 2012, elle arrête tout. Elue l'année suivante Miss Suisse romande, elle se rend après à Paris pour suivre des cours de théâtre. Elle travaille avec le metteur en scène Wajdi Mouawad et les réalisateurs Gaspar Noé, Rebecca Zlotowski ou Philippe Garrel, mais fait le constat d'être beaucoup renvoyée lors des castings à ses origines tunisiennes. Souheila Yacoub raconte ses deux nouveaux films à l'affiche et ce qui l'a attirée dans chaque projet.Elle revient, enfin, sur sa passion pour les jeux de rôle : « On fait beaucoup d’enquêtes avec des amis. On reçoit un dossier et là, il y a la feuille du médecin, des procès-verbaux, une histoire, des photos, des fois on a des blogs. Et ensuite, il faut retrouver le meurtrier ou la meurtrière. Ça dure au moins quatre heures. On commande des pizzas et des bières. On se pose, on réfléchit. On est en groupe, on rigole. C’est fou, mais c’est génial. »Le Goût de M marque une pause hivernale, prochain épisode : le 17 janvier.Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'autrice, âgée de 57 ans, nous reçoit dans la chambre de bonne dans le Marais, à Paris, où elle écrit ses livres, à l'occasion de la publication ces derniers mois de son roman, « Jour de Ressac ». Maylis de Kerangal évoque son enfance dans les immeubles Perret, au Havre, auprès d'un père navigateur et d'une mère prof puis au foyer à s'occuper de ses cinq enfants. La télé occupe une place centrale, même si ses parents aiment organiser de nombreuses sorties en extérieur. Elle s'intéresse très vite à des livres empreints d'une certaine noirceur, des contes de fées à Emile Zola. Puis elle rejoint Paris pour ses études, se tournant vers les sciences humaines. Elle travaille à la confection de guides de voyage, doit s'arrêter pour des raisons de santé ét écrit son premier roman. L'écriture deviendra très vite alors le centre de sa vie. Maylis de Kerangal parle longuement de son travail littéraire, de son rapport au lieu, à la langue, aux sentiments et de son dernier livre « Jour de ressac ». Elle revient, enfin, sur son rapport à la mode : « J’ai une passion pour des vêtements que je ne peux pas porter. J’aime beaucoup la haute couture, mais je n’ai pas forcément les moyens de m’en acheter. J’aime l’idée de l’exclusivité, de la perfection, aussi. L’idée d’un vêtement qui soit issu d’ateliers où les gestes et les matières relèvent d’un certain savoir-faire. J’admire énormément ça. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La chanteuse, âgée de 32 ans, nous reçoit chez elle, dans le 9e arrondissement à Paris, à l'occasion de la sortie de son troisième album, « Mon sang », et de ses grands débuts au cinéma dans la comédie musicale « Joli Joli ». Clara Luciani évoque son enfance provençale auprès d'un père employé de banque et passionné de musique et d'une mère très dévouée aux autres. Elle raconte sa passion précoce pour l'univers de Michel Legrand et de Jacques Demy, Paul McCartney et ses « chansons de grand-mère » ou Chrissie Hynde des Pretenders qui la pousse à se mettre à la guitare électrique… Vers l'âge de 11 ans, elle commence à composer, puis, jeune adulte, tente de faire carrière à Paris et rencontre le succès avec « La Grenade ». Elle parle de son rapport à son travail, de l'importance de l'amitié, de ses emprunts inconscients et de ses débuts de comédienne. Clara Luciani dit aussi son admiration pour l'écrivaine Anaïs Nin ou le groupe de rock Fontaines DC.Elle revient, enfin, sur celles dont elle apprécie particulièrement l'écriture : « “L’Amant”, de Marguerite Duras, ça a été une révolution. J’avais l’impression d’avoir accès à une sensualité que je ne connaissais pas, que je ne pouvais que fantasmer. Et puis elle a écrit comme personne et ça me bouleverse, ce rythme. J’aime les écritures très directes, comme une flèche dans le cœur. C’est pour ça que j’ai aimé Françoise Hardy et, plus tard, Annie Ernaux. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'auteur-compositeur-interprète, âgé de 45 ans, nous reçoit chez lui dans le 18e arrondissement à Paris, à l'occasion de la sortie de son nouvel album « Vivant » et d'une tournée dans toute la France. Malik Djoudi évoque son enfance à Béziers puis dans un manoir, à la campagne, à Lusignan, près de Poitiers, auprès d'une mère avocate d'origine algérienne et vietnamienne qui aimait la fête. Très vite, il s'intéresse à la musique. Il découvre « Thriller » de Michael Jackson, écoute du hip-hop, du rock anglo-saxon et de la chanson française. A 19 ans, il compose la chanson de l'émission « Loft Story » puis repart vivre chez ses parents et monte finalement le groupe Moon Palace. Après la mort de sa grand-mère, il part en voyage au Vietnam puis compose un premier album solo en français qui donne une nouvelle direction à sa carrière. Malik Djoudi confesse son admiration pour Etienne Daho, Philippe Zdar, James Blake, Salt, Sébastien Tellier ou Rick Rubin.Il revient également sur son goût pour le cinéma : « Dans mon salon, j’ai deux petits tableaux de deux films que j’adore : “Metropolis” de Fritz Lang et “Les Guerriers de la nuit” de Walter Hill, dont j’ai été marqué par la sauvagerie. Quand je l’ai découvert, c’était une des premières fois que je voyais de la science-fiction. La musique est incroyable. J’adore le cinéma. Je vais souvent en salle voir des films seul le matin. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'écrivaine non-binaire canadienne, âgée de 32 ans, nous reçoit à Paris au cœur du cimetière de Montmartre, non loin de la tombe de Dalida, puis dans un appartement du 19e arrondissement, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman « Les Sentiers de neige ». Kev Lambert évoque son enfance à Chicoutimi au Québec auprès de parents séparés. Plus jeune, elle cherche à fuir la réalité dans laquelle elle vit en s'intéressant aux animaux, aux gnomes ou à « Harry Potter ». Elle se passionne pour les romans policiers, la fantasy et développe une fascination pour « Kill Bill » de Quentin Tarantino. La lecture de Virginie Despentes constitue un premier choc littéraire qui lui permet de se questionner sur le genre. Elle poursuit son exploration de la culture queer avec les livres de Jean Genet ou d'Hervé Guibert, puis se met à l'écriture. Elle aborde son travail sur « Querelle », « Que notre joie demeure » ou « Les Sentiers de neige ». Et son admiration pour Christine Angot ou Joyce Carol Oates.Elle revient également sur son goût pour les jeux vidéo : « Ça m’a toujours fasciné. Aujourd’hui, j’y joue moins, mais j’ai une attirance pour la beauté des décors. Ça m’émeut, ces grands espaces déserts construits par des hommes et des femmes, cet artisanat-là. Dans certains jeux, tu marches sans savoir où tu vas, c’est complètement vide et tu as l’impression d’être la dernière personne sur Terre. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La comédienne, âgée de 57 ans, à l'affiche de « L'Amante anglaise », au théâtre de l'Atelier à Paris, adapté de Marguerite Duras, nous reçoit chez elle, dans un logement entre l'appartement, la maison et l'atelier. Sandrine Bonnaire évoque son enfance dans l'Allier, puis à Grigny, dans l'Essonne, auprès de dix frères et sœurs, dont Sabine, autiste, d'un père ouvrier ajusteur et d'une mère au foyer très fantasque. Enfant, elle s'initie au cinéma via la télévision, se passionne pour Claude François, le disco, puis le funk. Elle se remémore sa rencontre avec Pialat qui lui offre le rôle principal du film A nos amours et lance sa carrière de comédienne. De Gaël Morel à Marion Laine ou Caroline Bottaro, elle rend hommage aux jeunes cinéastes avec qui elle a travaillé au fil des années. Elle-même passe plusieurs fois avec joie derrière la caméra. Elle vante son goût du rangement, de la poésie, du sommeil, de la coriandre, de la mer et de la nuit.Sandrine Bonnaire revient également sur ses derniers coups de cœur musicaux : « J'écoute beaucoup Clara Ysé que j'adore profondément parce que je trouve ses textes incroyables. Elle m'inspire beaucoup pour écrire. Et j'aime beaucoup Arthur Teboul pour les mêmes raisons. J'ai besoin que les textes soient forts quand c'est chanté en français. L'écriture est importante. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le musicien et producteur, âgé de 56 ans, nous reçoit chez lui, dans un appartement à la décoration minimaliste au cœur du quartier de Montmartre, à Paris, à l'occasion de la sortie d'un best of de Cassius, un des fleurons de la French Touch. Hubert Blanc-Francard évoque son enfance dans les Yvelines du côté de La Celle-Saint-Cloud et Marly-le-Roi auprès d'un père ingénieur du son et producteur à la carrière prestigieuse et d'une mère qui écoute aussi beaucoup de musique. A 12 ans, il s'amuse à faire de fausses émissions de radio avec son frère et se met à la batterie. Il commence sa carrière professionnelle comme assistant dans un studio et se passionne pour la musique électronique venue d'Angleterre. Il évoque ses premières expériences avec DJ Mehdi ou Philippe Zdar, avec qui il fonde Cassius. Une longue aventure qui s'est terminée en 2019 avec le décès de son comparse. Il parle de leur amitié, de leur musique, de deuil et de sa volonté de poursuivre l'aventure Cassius différemment aujourd'hui.Il revient également sur ses goûts littéraires de Philip Roth à Céline : « J’avais des livres partout, ça rendait fou Philippe Zdar. Je dois lire six livres en même temps. J’adore tout ce qui est classique : XVIIIe, XIXe siècles. Là, je suis dans Proust, mais je vais lire dix pages par jour quand j’ai le temps. Je trouve ça complètement fabuleux. Je lis Montaigne aussi. Je suis pris de passion par ça. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le comédien, âgé de 34 ans, nous reçoit au cinéma du Panthéon, au cœur du 5e arrondissement, à Paris, à l'occasion de la sortie en salle du film "L'Amour Ouf" de Gilles Lellouche. François Civil évoque son enfance à Paris dans le 12e arrondissement auprès de parents professeurs de faculté, amoureux des livres, et d'une grande sœur qui lui fait découvrir Radiohead. Il aborde sa passion pour la photographie et, plus largement, son obsession pour tous les appareils qui capturent des moments. Il pratique la basse en autodidacte et, très jeune, s'essaie au théâtre où il « prend un pied monstre ». Il court les castings, décroche ses premiers rôles. François Civil se remémore le tournage du film "Elles” où il est subjugué par Juliette Binoche, qui joue sa mère, l'aventure "Five" avec Pierre Niney. Il dit son admiration pour le travail de Philip Seymour Hoffman, Paul Thomas Anderson, Al Pacino, Jacques Audiard ou Cédric Klapisch. A côté de son activité d'acteur, il continue de pratiquer l'escalade. Il a le goût des épices et de la nourriture asiatique et le dégoût de tous les fromages.Il revient également sur sa fascination pour les activités manuelles : « J'aime bien voir les gens faire des choses de leurs mains. Et je trouve que le geste, la main, c'est un truc qui nous appartient à nous, les humains. Ça peut être bouleversant. Autant un mec qui étend des nouilles dans une devanture de resto japonais qu'un horloger qui va poser la petite vis dans une montre et ça c'est beau. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La comédienne, réalisatrice et artiste-plasticienne, âgée de 38 ans, nous reçoit chez Idem, un atelier de lithographie situé à Paris dans le 14e arrondissement, à l'occasion de la sortie en salle du film « Niki », signé Céline Sallette, dans lequel elle incarne Niki de Saint Phalle. Charlotte Le Bon évoque son enfance à Montréal, au Canada, auprès d'une mère et d'un beau-père comédiens. Elle évoque le décès de son père alors qu'elle avait 10 ans et sa passion précoce pour le dessin et le plongeon. Elle commence à la fin de l'adolescence une carrière de mannequin dont elle garde un souvenir assez sombre puis pendant une année joue les Miss Météo sur Canal +, une expérience libératrice qui la mènera ensuite à faire du cinéma. C'est aujourd'hui dans la réalisation qu'elle s'épanouit le plus, regrettant la passivité attendue souvent des comédiens. Charlotte Le Bon aborde également son travail de plasticienne, son attrait pour les aspérités et son admiration pour le travail de Stanley Donwood, Carl Gustav Jung, David Lynch, Claire Tabouret ou Christo et Jeanne-Claude. Elle revient longuement sur son admiration pour le travail de Jane Campion : « J’ai découvert récemment ses deux premiers films, “Sweetie” et “Un ange à ma table”. Ce sont de grands films. C’est tellement risqué, tellement audacieux. Et puis il y a un truc qui est génial aussi avec Jane Campion, c’est qu’on ne s’ennuie jamais. Je sens vraiment ce désir chez elle. C’est tout sauf prétentieux. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La comédienne et chanteuse âgée de 59 ans nous reçoit dans les locaux du « Monde », à l'occasion du Festival organisé en septembre par le quotidien, alors qu'elle est au cœur d'une triple actualité. Toujours à l'affiche du film de Sophie Fillières « Ma vie, ma gueule », Agnès Jaoui sort un nouvel album, « Attendre que le soleil revienne », et un livre autobiographique, « La Taille de nos seins ».Elle évoque son enfance à Sarcelles puis à Paris autour d'un père passionné de musique et d'une mère amatrice de littérature, un couple de juifs tunisiens qui ont vécu un temps en Israël. Très jeune, Agnès Jaoui apprend à observer les autres, fréquente les expositions, baigne au milieu des livres et de la musique avant de prendre des cours de théâtre. Sa rencontre avec Jean-Pierre Bacri est alors déterminante. Elle développe ensuite son rapport au goût, son coup de foudre amical avec Sophie Fillières, la vulnérabilité qu'elle trouve dans la chanson ou son amour des romans de Leonardo Padura.Agnès Jaoui revient longuement aussi sur ce qu'elle attend d'une œuvre d'art : « Ce qui me passionne c'est ce moment où tout à coup, on voit les choses différemment. Il y a des artistes qui vous font trouver de la beauté là où vous n'en voyiez pas avant. Le déterminisme socio-culturel et psychologique est tel que souvent on n'arrive pas à imaginer les choses d'un autre point de vue. L'amour permet ça, la rencontre, l'art évidemment. »Depuis six saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Juliette SavardRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'écrivain âgé de 67 ans, prix Goncourt en 2020 pour « L'Anomalie », nous reçoit chez lui dans le dix-huitième arrondissement à Paris, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman « Le Nom sur le mur ». Hervé Le Tellier évoque son enfance solitaire à Paris, dans un environnement dans lequel il ne se sent pas à sa place. Très jeune, il se réfugie dans les livres, notamment de science-fiction, avant d'intégrer successivement le Front homosexuel d'action révolutionnaire, le Parti communiste puis la Ligue communiste révolutionnaire. Il garde de ces années d'engagement le goût du débat, de la pensée et du collectif. Il se remémore sa carrière de journaliste puis son basculement vers la littérature nourri par son adhésion à l'Oulipo. Et développe son rapport au langage, aux formes et à la création. Il détaille la genèse de son nouveau livre centré autour des questions de résistances et de fraternité, deux thématiques qui résonnent fort avec l'actualité.Il revient aussi longuement sur la nécessité de se confronter à des opinions différentes des siennes : « Être amoureux de quelqu'un qui a des goûts très différents des vôtres, c'est très intéressant. Ça crée du frottement. Ça crée de la joie parce qu'on se fout l'un de l'autre. On sort de sa bulle de confirmation. J'ai très peur d'être enfermé dans mes biais de conservation. J'ai peur de moins bien penser, de me tromper, tout le temps. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'artiste peintre âgée de 42 ans nous reçoit à la Manufacture de Sèvres avec qui elle collabore pour la première fois.Claire Tabouret évoque son enfance dans la banlieue de Montpellier auprès de parents qui enseignaient la musique. Très jeune, elle assiste à des concerts et se rend dans des musées. Elle lit aussi beaucoup et va au cinéma. L'envie de peindre lui vient devant les toiles de Monet. Après un bac option arts plastiques, elle réalise quelques séries de toiles qui la font peu à peu connaître. Elle détaille ce parcours, le sens de sa recherche nourrie par son environnement ou ses lectures, le travail effectué pour la Manufacture de Sèvres.Elle revient aussi sur sa propre collection de peinture : « J’ai quelques œuvres qui sont assez drôles, assez sexuelles. Par exemple, des toiles de Marlene Dumas qui peint la sexualité comme seulement une femme pourrait le faire. La représentation des hommes, je l’ai beaucoup vue. Dans ma collection, j’ai plutôt des femmes qui s’amusent avec le sexe. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Au bord de la mer, dans le quartier de la Vieille-Chapelle à Marseille, Marion Mailaender nous ouvre les portes de sa maison au jardin lumineux et à la salle de bain spacieuse – « [s]a pièce préférée ». Après vingt-trois ans à Paris, la designer et architecte d’intérieur a vendu tous ses meubles et quitté son appartement pour un retour aux sources.Dans le 8e arrondissement de la cité phocéenne, elle a grandi dans une famille où « personne n’est artiste ». Son père comptable et sa mère dermatologue lui transmettent toutefois un goût pour le design et les objets. De son enfance, elle garde des souvenirs d’espaces qui l’entourent : l’architecture singulière de la Cité radieuse, les tomettes au sol de sa maison d’enfance, la salle de bain kitsch aux robinets vert pomme de sa tante…Ado, sa passion pour le dessin, la peinture et la fabrication d’objets la mène en stage au Musée d’art contemporain de Marseille. Elle y découvre une exposition consacrée au mouvement Fluxus qui la marque « à tout jamais ». Encouragée par un professeur, elle réussit le concours de l’école Boulle à 18 ans et s’installe à Paris, un monde fantastique et cosmopolite où elle étudie auprès « d’esprits libres et créatifs ».A l’origine du Tuba Club, restaurant de plage niché au-dessus des calanques marseillaises, et de l’ancienne boutique de chaussures parisienne d’Amélie Pichard, Marion Mailaender aménage également des logements de particuliers, un travail au cœur de l’intime où l’architecte observe comment vivent les gens.Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Rachida Brakni, comédienne, metteuse en scène, ancienne pensionnaire de la Comédie Française et chanteuse (avec Gaëtan Roussel), vient d’ajouter une corde à ses arts en publiant son premier livre « Kaddour (Stock), un récit autobiographique en hommage à son père disparu en août 2020. Elle en parle en nous recevant à Paris, dans le 5ᵉ arrondissement, chez une amie, puisqu’elle habite depuis quelques années à Lisbonne.Son amour des mots s’est d’abord manifesté par une passion précoce pour la littérature : les grands auteurs classiques français, puis ceux de théâtre. Aujourd’hui, elle cite parmi ses lectures marquantes « La Place », d’Annie Ernaux, « L’Etabli », de Robert Linhart, « Ma double vie », les mémoires de Sarah Bernhardt, et surtout « L’Art de perdre », d’Alice Zenitzer.Assise à même le sol, près d’une table basse, Rachida Brakni raconte aussi son enfance dans une barre d’immeuble à Athis-Mons, en région parisienne, les repas familiaux du dimanche – avec semoule au lait chaud et kefta frites –, les vacances d’été en Algérie, et son souvenir de faire « tache » dans la cité avec un look et des goûts musicaux (The Smiths, The Cure, New Order…) empruntés outre-Manche.Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Que ceux qui n’ont jamais entendu le son rauque d’un puissant wok prêtent l’oreille. Dans le restaurant Yam’Tcha qu’Adeline Grattard a fondé en 2009, la cheffe fait entendre ce prélude à une symphonie culinaire. Une partition qui se joue dans son établissement étoilé en 2010, entre influences asiatiques et européennes. Celle qui possède désormais trois adresses dans Paris confie dans cet épisode du « Goût de M » qu’elle est aussi en train de concocter la carte du Monaka, un nouveau restaurant à Beaune.Il s’agit presque d’un retour aux sources puisqu’Adeline Grattard a vécu à proximité, à Barges, dans une maison sombre et chauffée par un feu dans la cheminée, avec sa sœur, sa mère infirmière de nuit, et son père cadre commercial. Elle se rappelle que ce dernier l’avait emmenée dîner au Pré-aux-Clercs, une institution dijonnaise où elle avait été éblouie par le cadre et les plats. Elle se souvient aussi des feuilletés au piment, du poulet boucané et de la sauce chien, dont elle se délectait en Guadeloupe, où sa famille passait l’hiver.Adeline Grattard ne se destinait pourtant pas à la cuisine, mais à devenir professeur d’allemand. Après avoir découvert, lors d’un petit job à Mayence, une appétence pour la préparation des aliments, elle s’inscrit à l’école de gastronomie Ferrandi, à Paris. Commence alors une période d’apprentissage, marquée par sa formation à L’Astrance, auprès de Pascal Barbot. Un séjour de deux ans à HongKong lui donne le goût des saveurs chinoises. L’aventure Yam’Tcha peut débuter.Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Au premier étage d’une maison d’Alfortville, en banlieue parisienne, l’autrice-compositrice- interprète récompensée cette année par quatre Victoires de la musique, joue des notes au piano et fredonne. Entre deux dates de concert, Zaho de Sagazan, 24 ans, nous reçoit au siège de son label Disparate, au domicile de sa manager et complice. Avec elle, une valise dont elle veut bien dévoiler le contenu, tout comme elle se livre sur cette hypersensibilité qui l’a mené jusqu’à un succès fulgurant.Originaire de Saint-Nazaire, dont elle goûte l’alliance de « la mer et du béton », la jeune artiste a baigné dans la culture en grandissant dans une « maison loufoque », entre ses sœurs, son père artiste et sa mère institutrice. Au moment de l’adolescence, elle traverse une phase difficile, se sent à fleur de peau. Fascinée par les prestations du musicien britannique Tom Odell, elle se met au piano pour apprendre à décompresser et gérer ses émotions.Puis Zaho de Sagazan, découvre la chanson française à textes – Jacques Brel et Barbara – et la musique électronique, notamment à travers l’artiste Koudlam. Elle précise aimer Anne Clark, Soulwax, LCD Soundsystem, Daft Punk et Kraftwerk, groupe qui lui a donné « le plus beau concert de [sa] vie ». Une fois qu’elle a terminé d’écrire le morceau « La Symphonie des éclairs », elle sait qu’elle tient la pièce maîtresse de son album, la clé de la délivrance. Elle qui rêvait de travailler dans l’univers du soin – urgentiste ou chirurgienne – , fait une croix sur ses études de médecine. Devant son instrument, elle entre en hypnose et consulte ses boucles musicales.Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Parquet qui grince, moulures et cheminée. Karim Rissouli, présentateur de « C ce soir », « En société » et « En terres opposées » sur France 5, nous reçoit chez lui, un appartement dans le 9e arrondissement de Paris, qu’il qualifie de « bourgeois ». Presque gêné, comme lorsqu’il a reçu à dîner Nicolas Mathieu. Avec le prix Goncourt 2018 pour « Leurs enfants après eux », le journaliste de 42 ans, né d’un père marocain et d’une mère française, partage le sentiment d’être « transclasse ».Karim Rissouli évoque son enfance à Brain-sur-l’Authion, en périphérie d’Angers, une zone périurbaine qui accueille les salariés à la recherche de logements moins chers. Ses parents travaillaient dans le secteur social, lui rêvait d’être « journaliste ou footballeur ». Une passion du ballon rond transmise par son père. Ses origines maghrébines lui valaient des vacances annuelles au Maroc qui l’ont fait apprécier la diva Fayrouz et le groupe Nass El Ghiwane. Booba et Damso sont venus après.Désormais animateur, Karim Rissouli refuse de se plier au costard-cravate, il veut « parler de la société avec ceux qui la font, mélanger les registres de paroles et des invités ». Il raconte avec la même intensité son départ de Canal+ avec l’arrivée de Vincent Bolloré que sa nostalgie pour « Top Gun » dont il connaît les dialogues par cœur.Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le comédien âgé de 38 ans, césarisé en 2018 pour son interprétation dans « 120 battements par minute » et remarqué récemment dans « Anatomie d'une chute », nous reçoit au sein de l'école Duperré, à l'occasion de la première édition du festival Le Goût de M.Antoine Reinartz évoque son enfance en Lorraine auprès de parents vétérinaires et de six frères et sœurs. Il pratique le judo, écoute Starmania, dévore Agatha Christie et consacre du temps aux jeux de société. Très jeune, il se passionne pour la connaissance et pour le cinéma après sa découverte du magazine « Studio ». A 10 ans, il rêve d'être acteur mais ses études le mène vers la comptabilité et la finance jusqu'au déclic des « Chansons d'amour » de Christophe Honoré. Il se forme au conservatoire des arts dramatiques et obtient un des rôles principaux de « 120 battements par minute » de Robin Campillo. Le cinéma de Pedro Almodovar ou d'Arnaud Desplechin le passionne. Il s'enthousiasme pour les conversations qui ont accompagné la sortie d'« Anatomie d'une chute » et l'intelligence de l'objet qu'a su créer Justine Triet. Et, lui qui déteste faire la cuisine, défend son goût du sucre.Il revient aussi sur son amour pour Diane Keaton : « Elle est géniale dans “Le Parrain 2”. Après j'ai vu “Simples secrets” [1998], que personne ne connaît, avec Meryl Streep, Leonardo DiCaprio et Robert De Niro. Diane Keaton, elle y est bouleversante d’amour et de générosité. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La journaliste et chroniqueuse âgée de 51 ans, qui anime depuis quelques mois « Le Masque et la plume » sur France Inter, nous reçoit chez elle à Saint-Ouen, à deux pas des puces.Rebecca Manzoni évoque son enfance en Lorraine auprès d'un père proviseur et d'une mère institutrice. Elle s'intéresse très tôt à la musique et à la radio, qui façonnent sa sensibilité et fantasme d'aller vivre à Paris où elle part faire ses études. Elle étudie ensuite le journalisme à Bordeaux puis fait un stage à RTL avant de rejoindre France Inter. Elle se confie sur les différentes émissions qu'elle a animée jusqu'au « Masque et la plume ». Elle livre ses derniers coups de cœur culturels, fait le lien entre Michel Delpech et Annie Ernaux et proclame l'influence qu'a eu pour elle King Kong Theory de Virginie Despentes. Elle revient aussi sur son goût pour l'écriture radiophonique et quelques créations qui l'ont marquée : « J’adore le podcast de Sophie Simonot construit à partir de ses messages de répondeur qui s’appelle “Vous êtes bien chez Sophie”. C’est fantastique de construire un objet à partir des messages qu’elle a conservés de ses proches, ses parents, ses grands-parents, ses amants, son fils, ses potes… Ça raconte une histoire, une génération. C’est le son dans toute sa splendeur. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le photographe âgé de 76 ans, dont le travail est exposé jusqu'au 14 juillet au Palais Galliera, à Paris, nous reçoit dans son studio au sein d'un immeuble moderne du 14e arrondissement, à deux pas de la porte d'Orléans.Paolo Roversi évoque son enfance heureuse à Ravenne en Italie auprès d'un père médecin et d'une mère au foyer qui lui transmet le goût de la beauté. Très jeune, il s'intéresse au football puis à la poésie, de Pétrarque à Montale, se passionne pour Pasolini, Antonioni et les écrivains de la Beat Generation. Après avoir monté son studio, il se met à la photo de mode sous l'influence d'Helmut Newton ou Guy Bourdin. Il parle de son rapport poétique aux images et à la réalité et de l'importance d'avoir une émotion au moment du déclic. Et des artistes et modèles qui l'ont inspiré.Il revient ainsi sur son enthousiasme pour Verdi, Johnny Cash, Rothko et récemment l'exposition Vermeer à Amsterdam : « C’était sublimissime ! Ses tableaux sont assez photographiques finalement, avec cette recherche de la lumière qui rentre par la fenêtre et ses poses, comme des petits instantanés. Les voir les uns après les autres comme cela, c’était incroyable. C’est comme s'il m’avait suggéré certaines photos. Je me suis dit : “Voilà pourquoi j'ai fait cette photo-là”. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le chanteur âgé de 75 ans qui sort ce mois-ci son dernier album « L'Impermanence », nous reçoit chez lui, dans la campagne normande, non loin de Deauville. Alain Chamfort évoque son enfance à Clichy puis à Enghien-les-Bains auprès d'un père travailleur autodidacte et d'une mère qui s'est beaucoup occupée de ses enfants. Il commence à jouer au piano dès 4 ans et s'intéresse aux mélodies et aux orchestrations plus qu'aux textes. Adolescent, il a un choc en écoutant « What I'd Say » de Ray Charles puis en découvrant James Brown. Il tourne avec Jacques Dutronc puis travaille aux côtés de Claude François et de Serge Gainsbourg avec qui il compose « Manureva ». Sa musique s'accorde progressivement avec ce qu'il est dans la vie. Jusqu'à son dernier album, « L'Impermanence », inspiré de la philosophie bouddhiste, et de la nécessité d'accompagner un monde toujours en mouvement.Il revient aussi longuement sur son admiration pour Yves Saint Laurent : « C’est quelqu’un à qui je me suis intéressé en lui consacrant un disque. J’ai lu des biographies et j’ai constaté l’importance de ce qu’il a donné. Indépendamment d’avoir une vie romanesque et créative, il a eu un impact fort sur l’évolution des mentalités. Il a ouvert des portes pour la société. Et il avait du goût pour renouveler ses collections. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le romancier, âgé de 45 ans, qui vient de sortir « Le Ciel Ouvert », une collection de textes initialement postés sur son compte Instagram, nous reçoit chez lui à Nancy.Nicolas Mathieu évoque son enfance à Golbey dans les Vosges auprès d'un père électromécanicien passionné de sport et d'une mère comptable qui aimait la lecture, le temps privilégié des vacances d'été. Très jeune, il se passionne pour Sherlock Holmes et les films d'action des années 1980 ou James Bond. Adolescent, il lit Oscar Wilde, Sartre et Céline et s'identifie à la figure de l'écrivain. Pour ses études d'histoire de l'art, il gagne Paris et se plie aux codes de la capitale. Il aborde le changement de statut lié à son prix Goncourt et la légitimité accordée à sa parole, sa volonté de défendre des formes populaires. Il parle de sa mélancolie du temps qui passe et des moments de joie, de son admiration pour Giono, Colette, Miley Cyrus, Benjamin Biolay ou Juliette Armanet.Il revient aussi longuement sur son amour de la série de cette « Les Soprano » : « C’est structurant dans ma vie. Je l'ai vue deux fois, y a 80 épisodes, ça prend du temps dans une vie. Il y a un premier niveau : la jouissance du genre. C’est une histoire de mafieux, un polar. Ça accroche tout le monde. Il y a du récit. Derrière ça, il y a la peinture d’une société et du fonctionnement familial. Les structures. Puis, il y a une troisième couche, la plus planquée et la plus grande : c’est une réflexion presque métaphysique sur notre condition. Et, ça, c’est vertigineux. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
La créatrice de mode, âgée de 32 ans, qui présente sa nouvelle collection le 4 mars, nous reçoit dans son bureau dans un grand entrepôt du 19e arrondissement à Paris.Marine Serre évoque son enfance entourée d'animaux dans un hameau en Corrèze auprès d'un père passionné de sport et d'une mère connectée à la nature. Très jeune, elle joue au tennis à un haut niveau. Vers 13 ans, elle part en internat faire des études d'arts appliqués puis bifurque vers la mode, elle qui depuis l'adolescence achète des pièces vintage. Pour sa première collection, elle plébiscite les tissus techniques de sport, des choses plus quotidiennes et anciennes, adoptant massivement la seconde main. Et séduit rapidement des stars comme Beyoncé ou A$ap Rocky. Elle développe longuement les contraintes techniques et économiques liées à sa pratique de l'upcycling.Elle revient aussi sur ses goûts culturels : « Le film que j’ai dû voir le plus, c'est “Matrix” [1999]. Pour son côté à la fois philosophique et déconstruit. Il y a aussi toutes ces histoires de choix, de sens, d’oracles. C’est hyper futuriste et mystique. Quelque part, moi aussi je vadrouille entre ces deux mondes. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le chef, âgé de 73 ans, qui dirige aujourd'hui une vingtaine d'établissements, dont trois à Paris, nous reçoit chez lui dans le 16e arrondissement à Paris.Pierre Gagnaire évoque une enfance contrariée à Apinac dans la Loire puis à Val-d'Isère auprès de parents restaurateurs. Très jeune, il s'intéresse au jazz et à la lecture. Il commence à travailler la cuisine sans aimer véritablement ce qu'il fait et reprend difficilement l'adresse de son père avant de se lancer seul. Il développe alors sa propre approche avec un souci du geste et la volonté de proposer une assiette généreuse et sincère. Et rencontre le succès. Il continue de se passionner pour de nouvelles saveurs et aborde la situation complexe des campagnes aujourd'hui, encourageant au dialogue entre des gens qui ne pensent pas pareil.Il revient longuement sur son amour de la photo. « J’ai pris le parti de collectionner des œuvres qui tournent autour de la table. C’est un univers où il n’y a pas tant de choses que ça. Chez les photographes, j’aime Sarah Moon, William Klein, Robert Doisneau – que j’ai rencontré –, Marc Riboud. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La chanteuse âgée de 31 ans, nommée pour son titre « Douce » aux Victoires de la musique qui ont lieu le 9 février, nous reçoit chez elle à Paris, dans le 10e arrondissement, non loin du Canal Saint-Martin. Clara Ysé évoque son enfance à Paris auprès d'un père peintre et de sa mère, la psychanalyste et écrivaine Anne Dufourmantelle. Elle se souvient des musiques qui ont bercé cette période, de Lhasa à Manu Chao en passant par Alain Souchon. Mais c'est par des cours de chant lyrique avec Yva Barthélémy qu'elle s'initie très jeune à la pratique. Extrêmement timide, elle apprend à s'exprimer par son art et s'ouvre aux autres à l'occasion de longs voyages en solitaire. Elle y développe un amour des musiques traditionnelles qui nourrit ses premiers titres puis son premier album « Oceano Nox ». Elle parle de son rapport complexe à la douceur, à la grâce et à la poésie, elle qui a déjà publié un roman « Mise à feu ».Elle revient, enfin, sur son admiration pour la philosophe Cynthia Fleury, les auteurs Lola Lafon et Antoine Wauters, la chanteuse Barbara, les poétesses Marina Tsvetaïeva et Anna Akhmatova ou encore pour la peintre Frida Kahlo. « J’ai une photo d'elle chez moi. Elle fait partie des artistes qui m’ont pas mal inspirée. Déjà, j’adore ses œuvres, je les trouve magnifiques. Puis pour moi, c’est une figure très puissante de quelqu’un qui a eu un rapport très réel à une forme de résilience, même si je me méfie de ce mot. Elle a su réinventer un univers plus fort que celui qui a été détruit. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La designeuse âgée de 47 ans nous reçoit dans son studio, au cœur de la Goutte-d'or à Paris, où elle travaille avec son équipe. Constance Guisset évoque son enfance au sein d'une famille nombreuse en région parisienne auprès d'un père entrepreneur obsédé par le travail et d'une mère au foyer pleine de fantaisie intéressée par les questions d'éducation. Très jeune, elle se passionne pour le personnage de Fantômette et la question du regard. A 10 ans, elle part vivre dans un internat de filles où elle goûte à une forme de liberté et pratique beaucoup de sport. Pendant longtemps, elle rêve d'être chirurgienne mais s'oriente finalement vers l'Essec où elle fabrique notamment les décors de soirée. En parallèle de ses études de design ensuite, elle travaille secrètement avec les frères Bouroullec et dessine ses premiers objets. Elle se confie longuement sur son rapport à la création, à l'industrie, au mouvement, à la douceur, à l'imagination.Elle revient, enfin, sur son amour de la littérature : « J’aime voyager quand je lis. Ces derniers temps, je suis prise dans des lectures islandaises. J’ai aussi adoré Paul Auster, Nancy Huston. J’ai lu Nastassja Martin, Vinciane Despret, le Médicis, le Goncourt. J’aspire tout ce qui arrive. On m’offre tout le temps des livres et je les mange. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La styliste âgée de 82 ans nous reçoit à La Fab, sa galerie du treizième arrondissement à Paris, où elle expose jusqu'en avril une partie de sa collection de photographies.Agnès b. évoque son enfance à Versailles dans une belle maison proche du château puis dans un grand appartement auprès d'un père bâtonnier et d'une mère au foyer passionnés de culture. Elle-même s'intéresse très tôt à la musique puis au dessin. Mais agressée sexuellement par son oncle, elle garde un goût amer de ces premières années où elle a « été très peu protégée ». Elle se marie à 17 ans et travaille dans une galerie où elle commence à fréquenter le milieu artistique parisien puis devient styliste. Elle se confie sur sa conception de la mode depuis le lancement de sa marque à son nom et sur son envie de mettre en avant les artistes qu'elle aime comme Basquiat, Nan Goldin ou plus récemment Dennis Morris. Des personnalités auxquelles elle trouve une certaine hardiesse. Elle revient longuement sur sa relation avec Quentin Tarantino : « Il a envoyé son habilleuse à ma boutique à Los Angeles pour “Reservoir Dogs” et ensuite il y a eu “Pulp Fiction”. Figurez-vous que j'ai vu il y a deux semaines “Django Unchained”. Ça m’a bouleversée, ça m’a obsédée. C’est un scénario magnifique qu’il a écrit. Il a vraiment fait des recherches sur l’esclavage et sur cette période. Leonardo DiCaprio joue génialement dans ce film. Ses images m’imprègnent. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L’humoriste et actrice, âgée de 40 ans, nous reçoit chez elle, au cœur du onzième arrondissement à Paris, à l'occasion du lancement de son tout nouveau one woman show.Nora Hamzawi évoque son enfance dans le seizième arrondissement, auprès d'une mère branchée férue d'art et d'une frère et d'une sœur dont elle se sent proche. Son père, Syrien, est décédé quand elle était très jeune. Très vite, elle est fascinée par les femmes, leurs dysfonctionnements, leur liberté et fantasme sa vie d'adulte. Elle se passionne pour la figure de l'extraterrestre, E.T. notamment, Britney Spears, la série « Beverly Hills » ou les vêtements moulants et plus tard Sophie Calle et « Seinfeld » qui lui ouvrent la possibilité de se raconter. Elle aborde sa manière d'aborder l'écriture et la scène, sa volonté de se confronter aux normes et aux injonctions. Côté cinéma, elle loue « Anatomie d'une chute » de Justine Triet, son « film préféré des dix dernières années », « Jeanne Dielman » de Chantal Ackerman et Olivier Assayas avec qui elle adore tourner. Nora Hamzawi, qui a pris très tôt des antidépresseurs, se confie également sur son attraction pour les médicaments.Elle revient, enfin, longuement sur son amour de la bande dessinée : « J’ai une bibliothèque sur mesure chez moi pour les ranger. J’adore les mangas “Histoires de Kisaeng” ou “Chiisakobe”. J’aime beaucoup les livres de Pénélope Bagieu, de Taniguchi. Et ça, “Hyperbole”, d’Allie Brosh. Elle raconte ses névroses, son rapport à son chien, à la vie, la dépression. C’est génial. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
L’animateur de l’émission « Faut voir ! », sur Canal+, et auteur de « Pixi, une douce addiction », âgé de 70 ans, nous reçoit dans son bureau dans le centre de Paris, au cœur d'un petit immeuble situé entre l'Opéra et les Tuileries.Antoine de Caunes évoque son enfance parisienne auprès de deux personnalités de la télé française qui mènent une vie de saltimbanque. Il se remémore le bain culturel dans lequel il a grandi, lié au plaisir et au divertissement, sa découverte de Cyrano et des Beatles sur scène. Il aborde son admiration pour Laurel et Hardy, Johnny Cash, Frédéric Dard, Bruce Springsteen, Jean Rochefort, Nicolas Mathieu ou le dessinateur Riff Reb's ainsi que sa passion pour les Pixi, auxquels il a consacré un livre. Et s'épanche sur sa conception de son travail à la télévision.Il revient longuement sur l'importance de Trouville dans sa vie. « C’est un lieu fondamental. J’ai commencé à y aller, je devais avoir 3 ans et j’y retournais tous les étés dans la même maison. La mer, la lumière de toute la baie de Seine… C’est un endroit assez unique. Chaque fois que j’y retourne j’ai le même genre d’émotions. Quand vous vous promenez en fin d’après-midi sur la plage à l’automne, le temps est aboli. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
L'intervieweuse de la matinale de France Inter et autrice âgée de 48 ans nous reçoit chez elle dans le 13e arrondissement de Paris.Sonia Devillers évoque son enfance à Vincennes (Val-de-Marne) auprès de parents architectes et de grands-parents roumains du côté de sa mère et français du côté de son père de milieux sociaux très contrastés avec qui elle passe beaucoup de temps. Elle revient sur son rapport à la parole et à l'écrit, son amour des contes et de tout ce qui ouvre l'imaginaire, son attachement aux livres et sa passion pour le film “L'Histoire sans fin” de Wolfgang Petersen ou le roman “Dalva” de Jim Harrison. Après des études de philosophie, elle commence sa carrière au “Figaro” avant de basculer vers la radio où elle s'épanouit. Elle se confie sur l'art de l'interview, qu'elle voit comme une manière de raconter une histoire avec un début, un milieu et une fin.Elle revient longuement sur sa passion pour la variété. « Adolescente, je passais des heures devant mon poste radio. J’avais cinq stations différentes préenregistrées : Nostalgie, Chérie FM, Europe 2, RTL 2 et RFM. Et je passais de l'une à l'autre de manière hystérique. Dès qu’il y avait de la publicité ou qu’un animateur avait le malheur de parler, je zappais de manière compulsive jusqu’à ce que je trouve un tube. En voiture, j'ai failli provoquer des carambolages monstrueux. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le danseur et chorégraphe âgé de 37 ans, dont le spectacle « Portrait » est actuellement en tournée, nous reçoit à Créteil, dans une des dépendances du Centre chorégraphique qu'il dirige depuis quelques mois.Mehdi Kerkouche évoque son enfance dans une petite cité de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) auprès d'une mère employée de maison. Très jeune, il se plaît à chanter et danser dans le salon et commence à prendre des cours. Dans la cour de récréation, il monte ses premiers spectacles. Ce fan des Spice Girls et de Britney Spears vit très mal ses années collège dans un établissement privé non-mixte. Le danseur et metteur en scène Kamel Ouali le repère en audition et le pousse à perfectionner sa formation. Il découvre l'œuvre de Bob Fosse et apparaît dans des comédies musicales puis devient chorégraphe pour de grosses émissions de télévision. Il fonde plus tard sa propre compagnie. Mehdi Kerkouche se confie sur ses inspirations et déclare son admiration pour Beyoncé.Il revient longuement sur ses petits rituels bien-être : « J’amène des bougies parfumées partout où je vais. C’est ma passion. Mes amis se moquent de moi. Mon plaisir, c’est que ça sente toujours bon. J’en fais la collection, il y a un mur de bougies chez moi. Je suis fan aussi de produits pour la peau. Mon petit kif, c’est de me mettre toutes ses crèmes sur le visage avant de me coucher, de la plus liquide à la plus épaisse. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
L'auteur âgé de 58 ans, qui a publié à l'occasion de cette dernière rentrée littéraire son neuvième roman, « Sarah, Susanne et l'écrivain », nous reçoit chez lui, au Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, une rue bordée d'immeubles rouges en brique.Eric Reinhardt évoque son enfance ballottée entre Nancy, Marseille, Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), une période heureuse, puis Corbeilles-Essonnes (Essonne), où il s'est ennuyé, auprès d'un père ancien pilote radié reconverti dans la bureautique puis l'informatique et d'une mère au foyer. Il hérite de sa grand-mère son goût des beaux vêtements, de son grand-père celui du sport et relie sa vocation littéraire à un enseignant de CM2. Parmi ses premiers coups de cœur : Jules Verne, Marcel Pagnol, Jean Giono ou Antoine de Saint-Exupéry. Il a le sentiment de renaître en arrivant en 1983 à Paris. Il lui faut une quinzaine d'années pour débuter une œuvre dont chaque livre dialogue avec les autres avec un souci très fort de la forme, inspiré parfois de l'architecture.Il revient longuement sur la musique qu'il écoute avant d'écrire pour nourrir son travail : « Pour Sarah, Susanne et l'écrivain, j’écoutais en boucle tous les matins Fountains D.C. J’écoute aussi pas mal de rap américain. J’ai une vénération pour Kendrick Lamar, pour Kid Cudi. Ça bastonne, ils sont là. Et donc il y a une vérité. Quand j'écris, j’ai besoin de cette intensité-là. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
L'humoriste, actrice et réalisatrice âgée de 59 ans, à l'affiche du film L'Arche de Noé de Bryan Marciano, en salle le 22 novembre, nous reçoit chez elle du côté de Palais-Royal, au cœur de Paris.Valérie Lemercier évoque son enfance dans une ferme normande auprès de parents agriculteurs. Ceux-ci l'emmènent au théâtre, voir de la danse contemporaine, des expositions de peinture. Elle s'intéresse très vite à de vieux chansonniers comme Minstinguett, Joséphine Baker ou Bourvil et fabrique de petits livres pour ses proches et s'amuse à faire rire sa famille. A 14 ans, elle part en pension à Rouen. A 18 ans, elle commence à travailler dans une école puis dans les grands magasins à Paris et se lance sur les planches. Elle montera cinq seule en scène avant de jouer dans de nombreuses comédies au cinéma. Si elle place au-dessus de tout ce qui est drôle, elle se rappelle avoir été bouleversée par Breaking the Waves de Lars Von Trier. Elle aime être occupée, le design, manger chaud et habiller les autres.Elle revient longuement sur son goût des objets et notamment de l'art de la table. « Faut que ce soit joli. J'adore les assiettes, les tasses, les théières, les verres. Je ne pourrais pas servir quelque chose dans son papier d'emballage. Je voulais une table d'un mètre sur deux, je ne l'ai pas trouvée alors je l'ai dessinée. » Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La réalisatrice québécoise âgée de 41 ans nous reçoit à l'occasion de la sortie de son nouveau film Simple comme Sylvain chez une amie très proche à Paris, à deux pas de Saint-Germain-des-Près.Monia Chokri évoque son enfance à Québec auprès d'un père peintre tunisien, joueur et débatteur et d'une mère d'origine écossaise qui a fait carrière dans le syndicalisme. Depuis petite, elle baigne dans un environnement très ouvert à la culture française mais après une passion précoce pour Renaud, elle développe une fascination pour Jimi Hendrix, Aerosmith et Guns N'Roses. Elle passe du temps devant la télé et rêve déjà de devenir actrice. De la peinture à la photographie en passant par l'écriture, elle cherche l'endroit où canaliser sa créativité, puis elle passe par le conservatoire et commence à s'épanouir devant la caméra de Xavier Dolan. Chez les contemporains, elle admire également Paul Thomas Anderson, Alice Rohrwacher, Martin Scorsese ou Jane Campion, « la mère de toute ». Elle aborde sa dernière réalisation Simple comme Sylvain qu'elle voit comme un film sur l'ouverture vers l'autre, son parfum Viva la Juicy dont elle n'assume pas trop le packaging et son goût pour le Tarot Madoni.Elle revient aussi longuement sur la question du couple ou de l'amour : « Le couple est un système capitaliste, l'amour, un système anarchiste. J'ai envie d'aimer. Je suis bien quand je suis amoureuse, par contre je suis mal en couple. J'ai eu des parents rebelles qui m'ont dit les cadres bof. C'est vrai que les règlements, ça m'a toujours fatiguée. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le comédien âgé de 39 ans nous reçoit, à l'occasion de la sortie au cinéma le 8 novembre de L'Abbé Pierre - Une vie de combats de Frédéric Tellier, dans les locaux de la Comédie française, à Paris.Benjamin Lavernhe évoque son enfance dans une grande maison bourgeoise à Poitiers auprès d'un père directeur général d'une usine Johnson Filtration Systems et d'une mère peintre et sculptrice. Ses parents l'initient très jeune au sport et à la musique, notamment les grands noms de la chanson française et du rock anglo-saxon des années 1960 et 1970. Puis vient le temps des premiers chocs cinématographiques. Adolescent, il écume les salles, tombe amoureux d'actrices et fait chaque fin d'année un classement de ses films préférés. Mais c'est sur les planches qu'il éprouve en premier le plaisir du jeu même s'il met ensuite du temps à se décider d'en faire son métier. Aujourd'hui, il aime tenter de concilier œuvres exigeantes et populaires. Il se confie sur son rapport distant aux objets, son amour pour Paul McCartney, du petit-déjeuner, des couleurs automnales et sur l'importance du choix de ses chaussures pour bien finir sa silhouette.Il revient aussi longuement sur sa fascination pour l'abbé Pierre qu'il incarne à l'écran. « Il a eu une vie extraordinaire. Tout paraît inventé tellement c'est fou. Et puis c'est un modèle d'espoir. La voix seule d'un homme a déplacé des montagnes. C'est un message inouï. De dire les mots de l'abbé Pierre aujourd'hui, ça a énormément de sens. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
L'écrivaine et historienne âgée de 56 ans nous reçoit, à l'occasion de la sortie de son dernier livre Proust, roman familial, au sein de la Bibliothèque nationale de France, rue de Richelieu, dans le deuxième arrondissement à Paris. Laure Murat évoque son enfance très privilégiée dans un triplex du seizième arrondissement à Paris qui s'apparentait à un musée d'Empire. Elle a grandi dans une famille aristocrate auprès d'un père attiré par la modernité qui a soutenu financièrement le poète Henri Michaux et produit des films de Louis Malle et d'une mère passionnée d'histoire et d'opéra. Elle dépeint un milieu, à rebours de ses parents, rempli de gens ordinaires peu portés sur la culture. Plus jeune, elle se prend de passion pour l'équitation puis la photographie tout en s'intéressant à la littérature et aux arts. Elle en vient graduellement à publier des livres après un début de carrière comme journaliste, travaillant notamment autour de l'archive. Elle loue le travail de Violette Leduc, Céline Minard ou Céline Sciamma, décrypte son coup de cœur pour Los Angeles, « ville antiphallique », et reconnaît son amour pour l'oblique.Elle revient aussi longuement sur son rapport à Marcel Proust qui s'est inspiré de membres de sa famille pour créer certains de ses personnages, des patronymes familiaux peuplent d'ailleurs A la recherche du temps perdu. Elle voit dans son œuvre un mélange de fiction et de réalité troublant. Et célèbre celui qui a fait de l'homosexuel un peu « sujet universel ». « A la recherche du temps perdu est pour moi un grand objet de consolation. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le chroniqueur, humoriste, acteur-réalisateur et écrivain âgé de 25 ans, nous reçoit chez lui, rive gauche à Paris non loin de la Seine, à l'occasion de la sortie en cette rentrée littéraire de son premier roman "La Prochaine fois que tu mordras la poussière". Panayotis Pascot évoque son enfance à Bondoufle dans l'Essonne dans une maison remplie de cadres au mur auprès d'un père conseiller municipal animé d'un esprit de révolte et d'une mère institutrice. Plus jeune, il cherche à coller aux goûts des adultes qui l'entourent, du rock des années 1960-1970 à l'opéra, et découvre en parallèle sur scène Alex Lutz. La liberté, la flamboyance et les musiques de Freddie Mercury l'obsèdent. Très vite, il trouve dans le dessin puis l'écriture des exutoires pour pouvoir exprimer ses émotions. Et dans l'humour une manière de se faire accepter des plus grands. Il est remarqué pour des micro-trottoirs décalés avant de basculer vers la chronique télé et le stand-up, dont il aime la connexion avec les autres. Il parle longuement de son combat contre la dépression qui est au cœur de son premier roman et sur un registre plus léger de son amour pour le cinéma des frères Safdie ou des frères Coen et pour la musique de Frank Ocean. Il revient aussi longuement sur les livres qu'il aime d’Emmanuel Carrère à Édouard Louis en passant par Constance Debré. « Là, je lis tout Annie Ernaux. Depuis son prix Nobel, je me suis dit il faut que tu en lises plus. Je lis ‘Les Années’ qui est une espèce d’autobiographie collective. Et moi qui adore ces années 1970-80, j’ai l’impression de les vivre à travers elle. Il y a des moments où j’ai l’impression d’avoir vécu des moments de sa vie alors que je n’étais pas né. Elle parle de ses peurs, du fait qu'elle écrit pour se préserver de la folie, qu'elle a perdu énormément de choses dans sa vie. Je me sens connecté avec elle. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le comédien âgé de 49 ans, à l'affiche du film Le Règne animal, nous reçoit au Chateaubriand, célèbre table du 11e arrondissement. « Il n'y a rien de mieux sur Paris, explique Romain Duris. C'est le restaurant de mon pote Inaki Aizpitarte, qui est dans la restauration un génie. Il a vraiment instauré un peu ce concept d'assiette à la manière de tapas élaboré avec des produits, frais et précis et des cuissons particulières. Sans se la raconter jamais et en préservant l'esprit de fête parisienne que l'on aime. »Romain Duris évoque ensuite son enfance à Paris, dans le quartier de République, auprès d'un père architecte passionné d'alpinisme et d'une mère coloriste qui a enseigné aussi la danse. Dernier de sa fratrie, lui aimait écouter dans sa chambre du rap très fort au cœur d'un foyer bercé de musique classique. Aujourd'hui, Romain Duris loue le génie de l'album Kind of Blue de Miles Davis. Adolescent, il trouve à s'exprimer par le dessin et s'imagine en faire son métier. Il a publié depuis deux carnets. Côté cinéma, il fait sa culture en allant voir les vieux films dans les cinémas du Quartier Latin, admire James Stewart, Cary Grant, Al Pacino ou Joaquin Phoenix. Puis réussit le casting du Péril jeune de Cédric Klapisch. Le comédien raconte son travail sur Gadjo Dilo, L'Auberge espagnole, avec Chéreau et Audiard et sur Le Règne animal de Thomas Cailley, en salle depuis le 4 octobre.Il revient aussi longuement sur les grands artistes qui forment son panthéon personnel : « Le mélange de force et de fragilité dans les sculptures de Rodin, je trouve ça très émouvant. De même, je pense aimer Van Gogh jusqu'à la fin de ma vie. C'est fou la couleur, le flou, la gourmandise. On a envie de les manger les tableaux. »Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna SebanRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le goût de M revient pour une cinquième saison ! À compter du 13 octobre, nous vous donnons rendez-vous chaque vendredi pour partir à la rencontre d'une personnalité et de son goût. En attendant, nous vous invitons à découvrir l'Heure du Monde, le podcast quotidien d'actualité du journal Le Monde, disponible gratuitement sur toutes les plateformes de podcasts.
L'autrice et scénariste âgée de 43 ans, qui a publié en 2022 Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, un premier roman remarqué, nous reçoit chez elle à Paris, une « sorte de planque », « boîte de nuit de jour » sans vis-à-vis où elle danse la musique à fond toute la journée. Maria Larrea évoque son enfance à Paris dans le théâtre de la Michodière, dont son père était le gardien, auprès de parents amateurs de musiques latines qui aimaient rigoler malgré une atmosphère souvent orageuse à la maison, sa double culture, ses vacances en Espagne, son goût précoce pour les livres et notamment Les Malheurs de Sophie, son déclic pour le cinéma en découvrant Le Temps des Gitans de Kusturica sur Arte, son émoi devant La Leçon de Piano de Jane Campion, ses années Femis, la révélation tardive de son adoption qui lui a inspiré son premier roman, son identification à la romancière Jeanette Winterson, ses velléités de faire DJ, son amour de la sape, son obsession pour le reggaeton et ses coups de cœur pour Ordesa de Manuel Vilas ou Notre part de nuit de Maria Enriquez.Elle revient aussi longuement sur sa passion pour le clubbing : « Quand Daft Punk sort Da Funk, puis l’album Homework, j’ai la chance d’être sur la côte basque et de découvrir la house musique avec un garçon plus grand que moi avec qui je sors et qui m’emmène en club. Quand avec mes copines on rentre à Paris, on sait qu'il va y avoir un live des Daft au Rex. Le miracle arrive, on réussit à rentrer et là j’ai vu la vierge. Je découvrais la religion du clubbing. A partir de ce moment-là, j'allais au Rex une à deux fois par semaine puis au Queen et aux soirées Respect qui ont été hyper importantes pour moi. La musique électronique a été salvatrice. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le musicien âgé de 54 ans, qui poursuit sa tournée cet été et à l'automne, nous reçoit à Rezé dans son « annexe », un petit atelier qui lui sert d'échappatoire et où il vient « lire, travailler, boire du vin ». Dominique A évoque son enfance en Seine-et-Marne auprès d'un père professeur d'histoire-géo passionné de montagne et d'une mère au foyer fan de Jean Ferrat et de Clint Eastwood, tous deux communistes, les génériques de feuilletons, son admiration pour Sapho, son premier concert (Carlos), son goût précoce pour la presse rock, ses débuts sur le label Lithium, le choc de L'Imprudence d'Alain Bashung, le crédit croissant accordé à ses textes, l'importance de la bande dessinée et plus généralement de la littérature dans sa vie, son émerveillement devant le style de Georges Simenon, sa redécouverte de la musique d'Armande Altaï, son amour de l'alcool et sa peur profonde de l'extrême droite.Il revient aussi longuement sur Joy Division : « C'est toujours mon groupe préféré. J’aime leur intensité, l’absence de second degré, l’investissement total de la solennité. Je trouve que l'époque en manque cruellement. C’est mon côté aussi un peu rigoriste, bernanosien. Il y a quelque chose qui s’apparente à du sacré, sans la religion. Il y a l'idée de transcendance, c'est ça qui me bouleverse. C’est une musique qui est constituée sur pas mal de vides. On n’est pas étouffé malgré son propos et sa densité. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le couturier franco-libanais âgé de bientôt 50 ans qui jouera cette année les jurés au festival Design Parade, à Hyères, nous reçoit chez lui. Un espace « simple et fonctionnel » qui lui ressemble.Rabih Kayrouz, âgé de bientôt 50 ans, évoque son enfance dans un petit village au nord de Beyrouth auprès de parents qui avaient le goût du vêtement et de la convivialité, les odeurs de la boulangerie de son père, les défilés découverts au journal télévisé, son arrivée à 16 ans à Paris, son admiration pour le travail d'Yves Saint Laurent, de Yohji Yamamoto ou de Jean Paul Gaultier, sa redécouverte de Beyrouth dans les années 1990 où il lance sa maison, son exploration du prêt-à-porter, son amour du Bauhaus, sa fascination pour les aventurières qui cassaient les codes et plus généralement pour les femmes qui restent sa première source d'inspiration, sa passion pour la peinture classique de la Renaissance et sa recherche de la lumière et le douloureux après de l'explosion du port de Beyrouth.Il revient aussi longuement sur l'affirmation de son style : « J'étais tout jeune, j'étais très intimidé par les clientes. Pour les séduire, au lieu de dessiner, je montrais le vêtement. Donc je drapais le tissu directement. J'avais un geste premier et ce geste a fait mon style. Cette simplicité et cette spontanéité que j'avais sont restées. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Le chef âgé de 44 ans nous reçoit à Merlimont dans le Pas-de-Calais dans son tout nouveau restaurant, Sur mer. Un lieu qui lui ressemble, « entre l'étal des poissonniers et le bateau qui va prendre la mer et le large ». Alexandre Gauthier évoque son enfance à Montreuil-sur-mer (Pas-de-Calais) auprès d'un père cuisinier et d'une mère directrice de salle, son amour du ski, l'importance qu'a eu le scoutisme dans sa vie, son goût pour les récits d'explorateurs, son expérience à moitié convaincante dans les grandes maisons, son admiration pour Michel Bras et Pierre Gagnaire, ses années auprès de son père à La Grenouillère qu'il a repris ensuite, sa conversion de l'exotisme à la découverte du territoire, son rapport à l'inventivité, à la sensualité, sa bataille de l'approvisionnement, sa conversation avec l'architecte Patrick Bouchain et son admiration pour les artistes qui osent comme l'Allemand Gerhard Richter.Il revient aussi longuement sur la nécessité de coller en cuisine aux impératifs du présent : « En vingt ans à La Grenouillère, je n'ai jamais travaillé le thon. Ici, je vais le faire. Il y a vingt ans le thon était menacé d'une disparition totale. Plein de cuisiniers dont je fais partie ont arrêté de travailler ce produit pour le préserver et espérer qu'il revienne. Aujourd'hui, on nous dit qu'on peut y retourner, et ben je dis “on y va ”. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
L'autrice et documentariste âgée de 42 ans nous conduit chez elle dans la campagne charentaise, à l'occasion de la sortie de son essai La Chair est triste hélas. Un espace calme et pas trop grand, un peu coupé du monde, dans lequel elle se sent bien.Ovidie évoque son enfance dans le Sud-Ouest dans une petite maison typique de la classe moyenne auprès d'un père salarié de la fédération des œuvres laïques puis proviseur, supporter du RC Lens, et d'une mère qui dirigeait une maison d'enfant, ses soirées devant des films de série B comme ceux de John Carpenter, l'importance de manger de bonnes choses, le choc adolescente de la découverte de Courtney Love, son look punk new-wave, sa fascination pour Annie Sprinkle et les féministes américaines pro-sexe, sa courte carrière d'actrice porno puis son travail documentaire et de fiction, son désenchantement par rapport aux rapports hétérosexuels, son admiration pour les autofictions de Nelly Arcan, Cyril Collard ou Eva Ionesco, son goût de la routine et son amitié avec Sophie-Marie Larrouy.Elle revient aussi longuement sur son profond attachement pour les chiens : « Plus jeune, je regardais énormément de films avec des chiens. À tel point que plus tard, j’ai organisé un festival de films de chiens. Et puis je passais plus de temps avec mes chiens qu’avec mes copains d’école. Je rentrais, j’étais contente. Le week-end, je partais, je prenais mon vélo, je partais avec mon gros chien. Ça m’a aussi beaucoup protégée. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Irène Drésel, qui fait la tournée des festivals ce printemps et cet été, nous reçoit chez elle, en Eure-et-Loir. Une longère authentique dans laquelle vivait sa grand-mère et où chaque pièce a sa propre identité. La musicienne et artiste évoque son enfance en banlieue parisienne entre un père ingénieur obsédé par le travail et une mère au foyer grande amatrice de musique classique, son rêve enfant de devenir animatrice radio, son goût pour le rire, le chant et la danse, sa passion pour la photo et son admiration pour le travail de Bettina Rheims, Vanessa Beecroft, Lise Sarfati, Alessandra Sanguinetti ou Thomas Ruff, son passage par les Beaux-Arts, ses années à l'accueil d'Aqua Saint-Paul, un lieu naturiste à Paris, son rapport aux milieux de l'art contemporain et de la techno, son césar pour la meilleure musique de film, une première pour une femme, son enthousiasme pour la voix d'Angèle ou la musique de Mac DeMarco et son amour du rose fluo.Elle revient aussi longuement sur son coup de cœur pour le film Midsommar d'Ari Aster qui a inspiré certains morceaux et la pochette de son deuxième album Kinky Dogma sorti en 2021 : « Un ami m'a dit qu'il fallait que je voie ce film, qu'il me correspondait trop. Quand je l’ai vu, je me suis dit : “C’est extraordinaire.” C’est un thriller en plein jour et j’adore ça, il y en a très peu. L’esthétique est très éthérée. On retrouve un peu l’univers visuel que j’ai sur scène. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Le dessinateur et décorateur nous reçoit chez lui, quartier de la Nouvelle Athènes, dans le neuvième arrondissement à Paris. Rue Victor-Massé, on passe devant la galerie à son nom, où il expose ses créations et accueille ces jours-ci l'exposition « L'Amateur de parfums », avant de rejoindre son appartement qui lui a permis de « s'essayer au décor ». « C'est un espace où l'ornement a une place de choix. »Pierre Marie évoque son enfance au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) auprès d'un père guitariste et d'une mère institutrice, sa fascination très jeune pour les Quatre saisons de Vivaldi, son amour du clavecin, son obsession pour les dessins animés de Walt Disney, le choc visuel de la découverte en 1997 de la boutique parisienne de Comme des garçons, sa collaboration à 19 ans avec Agnès B., son goût pour l'univers du conte pour toucher l'inconscient des gens, sa filiation avec les artistes décorateurs de la fin du XIXe siècle-début XXe siècle, sa conception du style, son rapport aux couleurs ou aux objets et son dégoût de l'ail et de l'oignon. Il revient aussi longuement sur l'émergence d'une esthétique minimaliste après guerre en Occident : « C'est fou à quel point cette déconstruction du style a été radicale puis adoptée en masse. J'ai envie de taper sur cette vision de la modernité dans laquelle on s'est tous engouffrés qui prône la fabrication d'objets en très grande série en cherchant à maximiser les marges et à réduire le coût de fabrication. Elle nous emmène tous dans une uniformisation du style. Et une éradication de la fantaisie et du goût personnel. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La comédienne belge âgée de 41 ans nous reçoit, à l'occasion de la sortie en salle le 10 mai du film La Fille d'Albino Rodrigue de Christine Dory, chez elle. Un appartement en forme de grand L avec une baie vitrée qui lui permet de voir l'eau. « J'ai l'impression de vivre sur un bateau ». Emilie Dequenne évoque son enfance dans un hameau non loin de la frontière française auprès d'un père menuisier et d'une mère dont la passion est le jardin, Au nom du père de Jim Sheridan et le génie de Daniel Day-Lewis, les séries télé AB Productions ou Sauvés par le gong qui ont marqué son adolescence, ses sorties en discothèque dans les Flandres, l'aventure Rosetta des frères Dardenne qui lance sa carrière, ses tournages avec André Téchiné, Joachim Lafosse, Emmanuel Mouret ou Lukas Dhont, le livre La Plage d'Ostende de Jacqueline Harpman, sa tendance à l'autosabotage, sa fascination pour David Bowie ou Stromae et son rapport compliqué à l'addiction.Elle revient aussi sur son goût précoce pour les films d'horreur : « C’était ma grande passion. J’allais chez ma tante ou chez mon oncle me faire des marathons avec ma cousine. Ils passaient au vidéoclub, ils nous faisaient le plein de friandises, de sucreries, de chips… Je crois que j’ai vu Les Griffes de la nuit, de Wes Craven, à 8 ans, L’Exorciste vers 10-12 ans. Plus j’en voyais, plus c’était amusant pour moi. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Thierry Marx nous reçoit un midi chez Onor, son tout nouveau restaurant gastronomique. Un espace qui lui ressemble, « simple, épuré », où tous les objets choisis par la décoratrice Mathilde de l'Ecotais ont été recyclés.Le chef âgé de 63 ans évoque son enfance dans le quartier de Ménilmontant, à Paris, auprès de parents et de grands-parents qui défendent le goût de l'effort, la culture gastronomique populaire qui s'est ouverte au cosmopolitisme au gré des vagues d'immigration, ses souvenirs du pain Ganachaud, son déménagement à Champigny-sur-Marne dans la cité des Bois-l'Abbé où le seul divertissement est l'hypermarché, son initiation au judo et à la boxe, son arrivée à l'école hôtelière et sa découverte de la France rurale, son travail du gâteau, sa définition d'un bon produit, son regard sur l'art culinaire dans une société de plus en plus fracturée, son admiration pour Raymond Depardon, Ernest Pignon-Ernest ou Enki Bilal et la nécessité d'allier tradition et innovation afin de penser une cuisine adaptée aux défis de demain.Il revient aussi sur ses goûts musicaux : « J'étais plus Trust ou Renaud, qui dépeignaient l’univers dans lequel j’ai grandi. Plus tard, je me suis intéressé à NTM ou à Kery James, ils faisaient la même chose. Puis, un jour, je me suis surpris à aimer Schubert ou Liszt. Quand j’ai découvert l’art lyrique, je me suis dit finalement que ce n’était pas si mal. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, rive gauche. Carrefour de l'Odéon, un café bien connu du milieu littéraire, à deux pas des anciens locaux de Flammarion. Alice Zeniter nous reçoit à l’occasion de la sortie en salle d’Avant l’effondrement, son premier film coréalisé avec Benoît Volnais, aux Editeurs, un endroit où elle a pas mal attendu et où elle a appris qu'elle avait le Goncourt des lycéens pour son roman L'Art de perdre, en 2017. L'autrice et réalisatrice évoque son enfance dans la Sarthe dans une vieille ferme en pierre auprès d'un père employé à la CAF et d'une mère professeure, tous deux grands lecteurs, son dernier voyage en Nouvelle-Calédonie et sa découverte du kagou, son goût précoce pour les récits d'aventures, les romans de Judy Blume ou de Marie-Aude Murail, son rapport ambivalent à son expérience au théâtre, le choc culturel de ses années lycée à Paris, la manière dont elle construit ses personnages, notamment féminin, la nécessité d'inventer une nouvelle manière de raconter le monde adaptée aux enjeux climatiques, sa fascination pour Tom Cruise, son amour du documentaire, son installation en Bretagne et son besoin d'admirer la personne qu'elle aime.Elle revient aussi sur ces coups de cœur littéraires de ces dernières années : « Certaines autrices m’ont offert de grands moments de découverte et de joie. Il y a Toni Morrison, Magda Szabó, Zeruya Shalev, Sue Hubbell et Une année à la campagne que je trouve vraiment merveilleux. Ou des choses plus récentes comme Plasmas de Céline Minard qui me parait hyper intéressant dans les nouveaux récits. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, le quartier du Marais. Direction 62 rue des archives, dans le troisième arrondissement. Pomme, en tournée dans toute la France pour défendre son dernier album Consolation, nous accueille au musée de la chasse et de la nature à Paris, un lieu dont la première visite l'avait marquée et dans lequel elle avait envie de revenir. « Être au contact d'iconographies d'animaux, c'est un truc rassurant pour moi. »La chanteuse âgée de 26 ans évoque son enfance non loin de Lyon dans une famille imprégnée de catholicisme auprès d'une mère institutrice en prison et d'un père autoentrepreneur, son attrait très jeune pour la musique et les animaux, sa fascination pour la sorcellerie, sa découverte des chansons de Barbara devenue « une sorte d'amie imaginaire », son enthousiasme pour Lady Gaga ou Miley Cyrus, sa recherche d'identité adolescente, l'expérience douloureuse de son premier album qui lui a permis ensuite de reprendre pleinement la main sur son travail, son rapport au succès, au public, à son image, son goût des miniatures, sa curiosité culinaire et son amour pour l'univers de Claude Ponti dans lequel elle se retrouve complètement.Elle revient aussi sur son admiration pour l'écrivaine canadienne Nelly Arcan à qui elle a consacré une chanson de Consolation : « C'était à la fois une littéraire et une travailleuse du sexe. Toute sa très courte vie, elle a été dans une sorte de souffrance du patriarcat. Dans la dénonciation des diktats de beauté et refaite à plein d'endroits. Son écriture me parle beaucoup. Elle utilise des images crues, violentes et sexuelles, et puis, la phrase d’après, elle parle de paysages avec une poésie magnifique. Je me sens bien avec cette ambivalence. » Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Dans le Marais, à Paris. On quitte une rue commerçante, on tourne à gauche. On emprunte un escalier biscornu, on monte au quatrième, on y est. Elodie Bouchez, à l'affiche du nouveau film de Jeanne Herry, Je verrai toujours vos visages, nous reçoit chez elle, un appartement haut de plafond, blanc, feutré. Un « endroit en déconstruction, provisoire » qu'elle devrait prochainement quitter.La comédienne âgée de 50 ans évoque son enfance dans le Val-de-Marne, à Vitry-sur-Seine et plus tard à Choisy-le-Roi, son intérêt très précoce pour la danse et la scène et plus tardif pour le cinéma, sa première expérience de tournage sous la direction de Serge Gainsbourg, le souvenir merveilleux des Roseaux sauvages d'André Téchiné, son rapport au jeu d'actrice, sa fascination pour la ville de Los Angeles, son expérience américaine autour d'Alias, la série d'espionnage de J.J. Abrams, ses rencontres marquantes avec Jeanne Herry et Vanessa Springora qu'elle s'apprête à incarner à l'écran, sa passion pour le spectacle vivant et notamment le travail du chorégraphe Hofesh Shechter, son adoration de Julia Roberts et son horreur de la technologie.Elle revient aussi sur son admiration pour le travail du réalisateur Abdellatif Kechiche avec qui elle a tourné La Faute à Voltaire : « C'est un film que j'adore. Son cinéma, c'est mon goût. Avec Adèle Exarchopoulos avec qui j'ai tourné le film de Jeanne Herry, on sait qu'on a ça en commun toutes les deux. Comme acteur, il y a un endroit qu'on ne peut pas atteindre sans quelqu'un comme Abdel. Il ne se contentera jamais de ce qu'on va pouvoir lui donner sans qu'il puisse nous aider à aller un peu plus loin. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Paris, bas du 9e arrondissement. On tourne à droite. Une petite rue aux immeubles cossus, on y est. Ronan Bouroullec, dont les dessins sont exposés jusqu’au 29 avril à l’hôtel des Arts de Toulon, nous reçoit dans son atelier, un grand espace « très calme avec une lumière formidable et une vue extraordinaire ». Le designer âgé de 51 ans évoque son enfance solitaire dans un petit hameau de Bretagne occupée notamment par le dessin, sa difficulté avec l'enseignement scolaire et le monde des adultes, sa découverte de l'architecture puis du design dans les magazines, son rapport à la couleur et aux objets, la philosophie derrière ses meubles de bureau conçus pour Vitra, le travail avec son frère Erwan, son obsession pour la vérification avec des maquettes à l'échelle, sa fascination pour Donald Judd, Vico Magistretti ou Shiro Kuramata et sa passion pour la gastronomie du Japon. Ronan Bouroullec revient aussi longuement sur l'importance qu'a pris Instagram dans sa vie et son travail : « Je l'utilise comme un journal. C'est une manière pour moi de montrer l'évolution du travail. On peut montrer le temps nécessaire entre le premier croquis et l'existence d'une chaise de manière suffisamment mystérieuse pour ne pas que ce soit copié. Pour moi, un objet est terminé quand la photographie est bonne. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, 11e arrondissement. On passe une petite place, on longe les cafés. Première à droite, on y est. Niels Schneider nous reçoit, à l'occasion de la sortie en salle du film Apaches de Romain Quirot, dans l'appartement qu'il partage avec Virginie Efira. Un espace qui lui ressemble, « avec de grandes plantes et des lampes chaudes ».L'acteur né à Meudon (Hauts-de-Seine) en 1987 évoque son enfance à Montréal au Canada auprès d'un père danseur qui a fondé une école de comédiens au Québec et d'une mère mannequin puis mère au foyer de cinq enfants ; sa passion pour les sports extrêmes (snowboard, skate, motocross) ; sa fascination pour Kurt Cobain et les films de Larry Clark, Gus Van Sant ou Catherine Hardwicke ; son engagement comme comédien après le décès dans un accident de son frère aîné qui appartenait à une troupe ; ses rencontres déterminantes avec Xavier Dolan, Arthur Harari et Catherine Corsini ; l'enfermement des acteurs dans certains types de rôle ; son amour pour Guillaume Depardieu, Adam Sandler, Jean-Louis Trintignant ; et son goût pour Glenn Gould, Nina Simone, Leonard Cohen, la pop italienne sirupeuse ou le rock anglais.Il revient aussi sur son admiration pour le cinéma de Woody Allen, avec qui il vient tout juste de tourner : « Xavier Dolan m’a fait découvrir Maris et femmes. On le regardait en boucle avec Monia Chokri avant le tournage des Amours imaginaires. Je suis devenu fan de son cinéma. Même ses films que je n’ai pas aimés la première fois, comme Minuit à Paris, en les revoyant, il y a toujours une profondeur, une intelligence, une légèreté. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Montreuil, en Seine-Saint-Denis. On se gare en face d'une école en briques rouges. On y est. Bertrand Belin nous reçoit, en marge de la tournée pour son album Tambour Vision, qui passe par l'Olympia à Paris, le 30 mars, dans son studio d'enregistrement-atelier. Un espace qu'il a investi depuis une dizaine d'années rempli de très nombreux instruments de musique, de tableaux, de livres et d'objets. Le chanteur âgé de 52 ans évoque son enfance en Bretagne, son amour de la pêche avec l'espoir du butin qui occupait son esprit des journées entières, sa curiosité précoce pour l'archéologie puis le BMX, ses premiers pas adolescent à la guitare à reprendre des classiques du rock dans les bistrots, son admiration pour la musique de Dire Straits et d'Hubert-Félix Thiéfaine, son arrivée à Paris, sa fascination pour Philippe Katerine, sa vision très stratifiée de la société, la composition de ses premiers albums, sa découverte de la critique musicale, son intérêt pour les écrivains de Samuel Beckett à William Faulkner en passant par Mikhaïl Boulgakov, dont il a lu récemment Le Maître et Marguerite, et sa petite collection de tableaux amateurs.Il revient aussi longuement sur sa vision de la musique : « Ce que j'aime dans mes chansons, c'est faire cohabiter l'éclat de rire avec l'effroi. Mais pas un éclat de rire particulièrement clownesque. Plutôt quelque chose qu'on appelle l'absurde. C'est cette matière que je travaille, un genre d'œuf avec deux polarités. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, neuvième arrondissement. On traverse une très belle cour intérieure, on emprunte un escalier tout en bois, direction le dernier étage. On y est. Alexandre Mattiussi nous reçoit chez lui, un espace dont il est tombé amoureux pour sa lumière.Le créateur de mode âgé de 42 ans, à la tête de sa marque AMI, évoque son enfance solitaire en Normandie, sa passion précoce pour la danse et la musique classique, son goût pour les histoires commencé avec les films Disney, sa phase pilote d'avion, sa pratique du dessin, ses études de mode, sa fascination le travail d'Hedi Slimane, de Xavier Dolan ou de Christophe Honoré, ses années Givenchy, sa conception du vêtement, son admiration pour les comédiennes comme Charlotte Rampling qui a participé à son dernier défilé.Il revient aussi sur son amour de la photo, hérité de son père, et notamment sur son admiration pour Juergen Teller, dont il possède chez lui un autoportrait assis, nu, le sexe apparent, rouge aux lèvres : « C’est quelqu’un de très spontané. IL n’a pas besoin de beaucoup de matériel. Il arrive, il a la lumière du jour, son appareil photo, ça va vite. Le cadrage n’est pas forcément académique ni le mannequin placé dans cette position qu'on aurait imaginé et j’aime ça. Je fonctionne un peu comme lui. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Charleville-Mézières dans les Ardennes. Fishbach passe nous prendre à la gare et nous emmène dans la vallée de la Semois, à l'occasion de la tournée qui suit la sortie de son deuxième album, Avec les yeux. Elle nous reçoit chez elle dans une maison qui ressemble à celle où sa famille a grandi, « une vieille masure ardennaise en pierre de schiste, très sombre, avec de toutes petites fenêtres ».La chanteuse de 31 ans évoque son enfance entre la Normandie et les Ardennes auprès d'un père chauffeur routier amateur de foot et de Queen et une mère aide-soignante en gériatrie qui aime se déguiser, sa passion très jeune pour les cabanes, sa fascination pour les univers de Tim Burton et de Christophe, son rapport compliqué à l'autorité, l'arrêt de ses études à 16 ans pour travailler, ses premières compositions à l'ordinateur, son choix de revenir vivre dans les Ardennes, son intérêt pour l'urbanisme, son goût pour Matrix et la fantasy, son obsession récente pour le pop rock australien des années 1990, l'enchantement de la clarinette et sa détestation de la coriandre. Elle revient aussi sur son amour des synthés : « Vers 18-19 ans, je me suis rendu compte qu'il y avait plein de choses qui étaient super dans la chanson française des années 1970/80/90 comme Elli et Jacno. Chez Vladimir Cosma, chez François de Roubaix, il y a aussi beaucoup de synthés. Je trouvais ça sublime. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Montreuil en Seine-Saint-Denis. On dépasse Robespierre, on tourne à droite, une longue rue en pente, on y est. Romane Bohringer nous accueille, à l'occasion de la sortie en salle du film Petites de Julie Lerat-Gersant, dans son « sépartement » qu'elle a filmé dans son film et sa série L'Amour Flou. Un lieu qui lui ressemble : « lumineux, en foutoir, tentant malgré tout de conserver la magie de Noël au mois de février ».La comédienne et réalisatrice de 49 ans évoque une enfance paradoxale et morcelée, à la fois tourmentée et joyeuse auprès de son père Richard, comédien qui aime la musique, la nuit et l'alcool, les tournages qu'elle fréquente très jeune et où elle rencontre plein de gens atypiques, son admiration pour Charlotte Gainsbourg et L'Effrontée, sa passion pour Jacques Higelin et Annie Ernaux, la soirée qui a changé sa vie, l'expérience déterminante des Nuits Fauves de Cyril Collard qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin, son amour de la troupe et des familles recomposées, sa joie à réaliser, ses achats compulsifs et son goût du gras. Elle revient aussi sur son besoin de légèreté : « J'aime tellement rire. J'ai fait beaucoup de choses assez graves mais j'aime tellement les gens rigolos, spirituels, qui, même s' ils souffrent parfois, ont de la légèreté en eux. J'ai que des gens comme ça autour de moi. Je ne peux pas imaginer réaliser un film qui soit totalement grave ou sérieux, ce qui n'empêche pas d'avoir de la profondeur. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, dixième arrondissement. On arrive dans une petite ruelle. Là, un immeuble en brique donne tout de suite la sensation d'être à Londres, peut-être subitement projeté face à l'immeuble biscornu des Aristochats. Inga Sempé nous reçoit chez elle, dans un bel espace avec des fenêtres à guillotines, une rareté à Paris, souligne-t-elle.La designeuse de 55 ans évoque son enfance dans le 6e arrondissement à Paris auprès de parents qui vivaient du dessin et aimaient lire et rire, son intérêt précoce pour les tâches manuelles et notamment la fabrication d'objets usuels, sa passion pour le piano et les biographies de Mozart ou Beethoven, sa découverte des Puces pour s'habiller rétro, ses années de formation auprès de Marc Newson et Andrée Putman puis à la Villa Médicis, son aversion pour le minimalisme, sa manière d'appréhender ses propres créations, son admiration pour le design de Vico Magistretti et son amour du Lolita de Nabokov ainsi que de la cuisine de brasserie.Elle revient aussi longuement sur le rapport très différent de la France et de l'Italie à sa discipline : « Pour un industriel italien, c'est normal de faire appel à un designer pour dessiner des objets qui vont être produits. En France, une entreprise va faire appel à un designer pour un événement particulier, comme les dix ans de la marque, et demander un habillage. L'Italie a un rapport plus affirmé avec les objets du quotidien. Je trouve ça triste que la France soit résumée au monde du luxe. »Depuis quatre saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, premier arrondissement. On emprunte la rue de Rivoli, direction le Meurice. Alain Ducasse nous reçoit, quelques semaines après la parution de son livre Une vie de goûts et de passions, dans ce palace dont il a repris le restaurant avec ses équipes il y a plus de dix ans. Un lieu qu'il aime investir pour lui « apporter une touche de modernité ».Le chef âgé de 66 ans évoque son enfance dans les Landes au sein de la ferme de ses parents où il apprit auprès de ses grands-parents l'amour de la gastronomie et de la patience, son insatiable curiosité pour tout ce qu'il ne connaît pas, ses années d'apprentissage en cuisine, son coup de cœur pour la Méditerranée, son goût de la transmission, l'évolution de sa pratique, son obsession pour l'architecture et le design en grand admirateur du travail de Patrick Jouin, Philippe Starck ou Jean Nouvel et sa préférence pour les racines aux feuilles d'endives.Il revient aussi longuement sur ses expérimentations autour de la naturalité. « J'ai voulu prouver que l'on pouvait faire de la très haute gastronomie sans viande. La fonction première de la naturalité, c'est de montrer qu'on peut nourrir le plus grand nombre au meilleur prix. C'est une cuisine précautionneuse de la santé des individus et de la planète. Moins de gras, moins de sel, moins de sucre, moins de protéines animales, c'est ce qui permettra à l'humanité de se nourrir. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, premier arrondissement. On laisse le Louvre dans notre dos, on prend les quais sur la gauche et on est arrivés. Julien Dossena nous reçoit, à l'approche du défilé Paco Rabanne du 1er mars 2023, chez lui dans un appartement haussmannien, un espace « intime, composé à [s]on goût ».Le styliste âgé de 40 ans évoque son enfance au Pouldu dans le Finistère entre une mère professeure d'équitation discrète et un père propriétaire d'une boîte de nuit, son intérêt précoce pour le dessin puis les vêtements, l'aventure des free parties, l'influence de l'esthétique des magazines britanniques The Face et iD ou des livres de Guillaume Dustan qui ont libéré son homosexualité, sa vision prosaïque de son travail au service des femmes, son amour du design post-moderne et sa fascination profonde pour Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Julien Dossena revient aussi sur sa découverte des grands auteurs du XIXe siècle, qui l'ont mis sur le chemin de la mode. « Je me souviens que la lecture de Zola à l’âge de 12 ans a été pour moi une épiphanie. Germinal, L'Assommoir, Nana. Tout ça a eu beaucoup d’impact chez moi. La littérature m'a appris que le vêtement pouvait être une sensation, un personnage. Ça a été la découverte des matières, de la délicatesse d’une dentelle. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Paris, neuvième arrondissement. On passe devant une suite de magasins vintage, on continue un tout petit peu sur la droite. On y est. Aurélie Saada nous reçoit quelques mois après la sortie de son album solo Bomboloni chez elle, un espace chargé qui sent la fleur d'oranger et qui lui ressemble : « Moi, je dis souvent : “Beaucoup, c'est bien, trop, c'est mieux”. »La chanteuse et cinéaste âgée de 44 ans évoque son enfance passée à Paris auprès de parents arrivés de Tunisie dans les années 1950 et 1960, son plaisir du bruit, du monde, de la cuisine, ses premières expériences de chant à 10 ans dans le bar de son oncle, son long cheminement pour trouver sa voie, son goût des vieilles choses, l'aventure Brigitte, les violences qu'elle a su transformer, son admiration pour Françoise Fabian, son amour de l'art de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, de l'abondance, de ce qui brille et son rapport à l'honnêteté.Aurélie Saada revient aussi sur le mauvais goût qu'elle aime. « Celui qui est totalement à l'intérieur de nous. C'est là où se promène notre sang, notre vérité. Ce mauvais goût intime, c'est là où il y a le désir, l'érotisme, le moteur profond. C'est là qu'il y a quelque chose qui nous dépasse et qui est vrai. Ce qui nous bouscule chez les uns et chez les autres, c'est la faille. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Paris, sixième arrondissement, on passe devant l'hôtel de la Louisiane, on continue encore une centaine de mètres, sur la droite on y est. Alexandre Desplat nous reçoit dans un studio d'enregistrement, à l'occasion des sorties en salle du film Tirailleurs et de Pinocchio sur Netflix, dont il a signé les musiques. Un lieu aux « espaces restreints mais très chaleureux, avec beaucoup de boiseries », dans lequel « il a passé des nuits et des nuits ».Le compositeur de musiques de film âgé de 61 ans évoque son enfance passée à Paris auprès d'un père rabelaisien collectionneur de disques de jazz et une mère d'origine grecque qui lit beaucoup et enseigne le yoga à écouter Duke Ellington, Louis Armstrong, Billie Holiday, du fado ou de la musique indienne, ses rituels autour du thé japonais, sa passion pour la flûte traversière, sa découverte des ballets russes, de Stravinsky, Ravel, Prokofiev, son goût de l'étranger et du cinéma italien, son admiration pour John Williams, sa détestation pour le XIXe siècle bourgeois, ses longues années d'apprentissage en collaborant à l'émission télé « Nulle part ailleurs », sa rencontre décisive avec Jacques Audiard et le rôle central du metteur en scène...Il revient aussi longuement sur ses méthodes pour composer ses bandes originales : « Je travaille avec le film tourné. Je vais chercher ma musique dans le tréfonds de la psychologie des personnages, ce sont eux qui vont m'emmener. Je passe des heures avec les comédiens dans mon studio à les regarder sur écran. Je vis avec Cate Blanchett, Brad Pitt, Romain Duris. J'ai besoin de lutter avec l'image. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
La baie d'Audierne, dans le sud du Finistère. Denis Ménochet nous reçoit chez lui en Bretagne, à l'occasion de la sortie du film Les Survivants de Guillaume Renusson, dans une maison en pierre proche de la mer. Un endroit qui l'« apaise » et le préserve de la frustration et du manque d'empathie qui se dégagent des grandes villes.Le comédien âgé de 46 ans évoque son enfance passée à l'étranger, aux Emirats arabes unis notamment auprès d'un père amateur de rock et de dessin et d'une mère qui l'initie très tôt à la lecture, les étés en Bretagne, sa passion pour les animaux, puis adolescent, de retour en France, pour le skateboard, son rejet de l'humour français, le tournant Inglourious Basterds, son intérêt profond pour la philosophie du jeu d'acteur et l'impact de celui-ci sur son corps, la nécessité d'être connecté à soi-même et son dégoût de tous les dogmatismes. Il revient également sur l'importance pour lui de participer à des films qui touchent à des sujets sociétaux importants comme les féminicides, la pédophilie dans l'église ou le sort réservé aux réfugiés : « C'est une fierté quand on peut mettre son art au service d'une chose plus grande que vous et qui est nécessaire. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Une rue commerçante du 7e arrondissement de Paris. On franchit une grande porte bleue et on se dirige à gauche au fond de la cour. Sandrine Kiberlain nous reçoit, à l'occasion de la sortie du film Le Parfum vert de de Nicolas Pariser, chez elle, dans un espace « intime » auquel peu de gens accèdent et qui lui ressemble.La comédienne âgée de 54 ans évoque le quatuor formé pendant son enfance avec ses parents et sa sœur à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne, ses grands-parents rescapés de la Shoah, les personnages qu'elle s'inventait pour jouer, son amour pour la musique de Françoise Hardy et de Michel Berger, son initiation à la scène grâce à Francis Huster, son adoration pour Ingrid Bergman, Diane Keaton, Meryl Streep ou Isabelle Huppert. l'évolution de ses personnages au fil de sa carrière et ses rôles dans les derniers films d'Emmanuel Mouret ou de Nicolas Pariser.Elle revient également sur ses dégoûts comme la familiarité – « je peux paraître froide au début, j'aime pas quand les gens font semblant de vous connaître alors qu'ils ne vous connaissent pas » – ou l'incompétence – « je ne supporte pas, ça me rend dingue, mais je le dis même pour moi ».Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Dans le 18e arrondissement de Paris, une petite rue pavée du quartier des Abessses. On s'arrête devant une maison blanche, on sonne. Etienne Daho nous reçoit, à l'occasion de la sortie du livre Etienne Daho, a Secret Book de Sylvie Coma qui retrace sa carrière, chez lui, dans un « ancien atelier d'artiste dans lequel a vécu Buffalo Bill ».Le chanteur âgé de 66 ans évoque son enfance en Algérie, son père qu'il a très peu connu, son premier concert à l'Olympia pour voir Petula Clark, sa fascination pour Nico et Marilyn Monroe, son emballement adolescent pour Pink Floyd et la pop anglaise des années 1960, sa rencontre avec les Stinky Toys, son début de carrière dans la chanson, son travail d'écriture, ses tenues de scène, la célébrité et son amour pour la voix de la chanteuse Norma Tenaga et l'écriture de Jean Genet. Il revient également sur la lutte qu'il faut mener au quotidien pour être soi-même : « On vous enferme beaucoup dans des cases. Moi, je suis un homme de la conquête. J'ai transformé tout ce qui aurait pu être du chaos dans ma vie. Le côté victime, chialeur, c'est tout sauf moi. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Paris, 6e arrondissement. Un petit immeuble sur une place. On sonne à la porte. Monica Sabolo nous reçoit, à l'occasion de la sortie de son roman La Vie clandestine chez elle, un espace qui lui « ressemble beaucoup », « un peu défraîchi mais avec plein de trésors, qui gagne à être connu ». L'autrice âgée de 51 ans évoque son enfance à Genève, l'importance très jeune des livres et de son imaginaire, sa détestation de la cuisine et du jazz, sa passion toujours vivace pour la plongée et la mer qui lui ont permis de reprendre chair, la manière dont son enquête sur Action directe l'a menée à se confronter à ses propres secrets de famille, son goût des « vieux machins » et des animaux empaillés, sa fascination récente pour les écrits de Maggie Nelson et l'élégance du cœur. Elle détaille également sa pratique de la photographie : « Je fais des clichés un peu absurdes. A une période, j'ai photographié tout ce qui partait en morceau dans la maison ou des encombrants sur le trottoir. Moi, le petit décalage des catastrophes de la vie transformées en quelque chose de drôle ou de poétique, ça me plait énormément. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Dans le 6e arrondissement de Paris, une petite rue pavée à deux pas de la mairie. On pousse une très lourde porte en bois. Pascal Greggory nous reçoit quelques semaines après la sortie d'Un beau matin de Mia Hansen-Love chez lui, un espace dans lequel il vit depuis trente-cinq ans et qui lui ressemble : « secret, isolé, avec une vue sur la ville, une ouverture ».Le comédien âgé de 68 ans évoque son enfance dans le 16e arrondissement à Paris dans une famille bourgeoise protestante, son intérêt très jeune pour les déguisements, ses débuts à 12 ans à l'opéra, son rapport autodidacte à la culture, ses sorties au New Jimmy's, la boîte de Régine boulevard du Montparnasse, puis au Palace, sa peur du vieillissement, sa passion pour la photographie et l'art africain, sa visite surprenante chez Michel Houellebecq... Il revient aussi longuement sur ses rencontres déterminantes avec André Téchiné, Eric Rohmer et Patrice Chéreau et comment elles ont modelé son travail d'acteur : « Rohmer ne nous faisait pas jouer, on était ce qu'on était. Il ne cherchait pas la performance, il fallait lire les mots, il était très vigilant avec ses phrases. Chéreau, lui, m'a appris à être extrêmement libre, à proposer le plus de choses possibles. Tout ce qu'on faisait de mauvais était constructif. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Noisy-le-Sec, à la lisière de Romainville et de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. On tourne tout de suite à droite, après le bar de quartier. On s'arrête au fond de l'allée devant le portail d'une petite maison individuelle. On entre. Alice Diop nous reçoit chez elle à l'occasion de la sortie en salle de son film Saint-Omer, dans un espace« chaud et chaleureux »qui lui ressemble, fait« de bric et de broc, de tissus et de coussins rigolos ».La réalisatrice âgée de 43 ans évoque son enfance à la Cité des 3000 d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) auprès de parents originaires du Sénégal tous les deux décédés avant ses 25 ans, son chien qui était la mascotte du quartier, la littérature comme un refuge où mettre à distance la violence du réel, Nina Simone, l'importance pour elle du langage, le choc de la découverte de l'histoire coloniale, toutes les portes que lui ont ouvert les œuvres d'Annie Ernaux, ce qui l'a attirée dans le faits divers qui a inspiré Saint-Omer, la bague de sa mère qui lui sert de talisman, son admiration pour Lamine Badian Kouyaté, fondateur de la marque Xuly Bët, Simone de Beauvoir et la place qu'elle accorde au doute, à l'universalité et à la singularité : « Les œuvres qui m'intéressent le plus sont celles qui ne prennent le pouvoir sur rien, sur aucun discours, aucune pensée et qui nous laisse une place pour vaciller, changer d'avis, prennent le risque de se perdre. Quand je vais à la rencontre de chasseurs pour mon documentaire Nous, je prends le risque de les aimer. » Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarEnregistrement : Juste BruyatMontage : Guillaume GiraultMusique : Gotan Project
Il est quatorze heures au Perchoir, restaurant haut perché dans le 11e arrondissement à Paris. On prend l'ascenseur direction le sixième étage. Manon Fleury nous reçoit à cette adresse où elle est en résidence jusqu'en décembre, un lieu qui lui ressemble en partie, « très lumineux, avec de l'espace, où l'on se sent à l'aise ». La cheffe âgée de 31 ans évoque son enfance en Bourgogne auprès de parents tous deux employés du trésor public, les confitures et la croûte aux morilles de sa grand-mère, son déclic pour l'escrime, discipline pour laquelle elle intégrera le pôle espoir, ses premières expériences en cuisine auprès de William Ledeuil, Alexandre Couillon et Dan Barber, sa découverte aux Etats-Unis du potentiel des céréales puis du végétal, son envie de valoriser au maximum les bons produits, son admiration pour le cinéma naturaliste d'Abdellatif Kechiche et Eric Rohmer, son goût pour les plats qui cachent des choses plus complexes qu'ils n'y paraissent et sa défense d'une vision politique de son travail jusque dans la manière d'exercer son métier : « Il est possible d'avoir une carrière tout en ayant des vies privées. C'est ce que je veux démontrer en ayant des femmes avec moi en cuisine. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Une petite rue pavée un peu hors du temps, à deux pas de la place Monge, dans le cinquième arrondissement à Paris. Rebecca Zlotowski nous reçoit à l'occasion de la sortie fin septembre de son film Les Enfants des autres dans l'appartement qui lui sert de bureau, sa « pièce à soi » dont elle associe l'acquisition à « un moment important de sa vie ». La réalisatrice âgée de 42 ans évoque son enfance dans le 13e arrondissement à Paris auprès d'un père interprète autodidacte, juif polonais, et d'une mère intellectuelle, originaire du Maroc, son intérêt très jeune pour l'amour et le plaisir, sa quête de modèles féminins au cinéma et dans les magazines, l'importance qu'a eu pour elle la littérature queer, sa fascination pour les actrices d'Annie Girardot à Virginie Efira, son empathie pour Susan Sontag, sa volonté d'ouvrir son travail à plus de corps et d'émotions, son affection pour les bibelots, son attrait pour les tenues portées à l'écran par Diane Keaton ou Lara Flynn Boyle, sa passion pour les questionnements de l'existence et des normes et son goût pour les cultures nobles comme populaires : « Moi, j'ai eu du plaisir dans la culture des agrégés, de l'université, des notes de bas de page et puis j'ai eu du plaisir dans la télé, MTV, Canal Jimmy, les séries qui arrivaient des États-Unis, Seinfeld, Angela, 15 ans. »Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Sur les quais de Seine à Paris, à deux pas du palais de justice. On pousse une lourde porte en bois, on emprunte un escalier escarpé. Direction le quatrième étage. Augustin Trapenard nous reçoit chez lui, à l'occasion de ses débuts depuis septembre à la présentation de « La Grande Librairie » le mercredi soir sur France 5 en remplacement de François Busnel, dans un espace qui lui ressemble énormément avec « des livres partout, un juke-box et de grands canapés sur lesquels s'allonger ». L'animateur âgé de 43 ans évoque son enfance entre l'Auvergne et La Celle-Saint-Cloud, son amour de la nature, sa fascination pour la bourgeoisie, son sentiment pendant longtemps d'être un enfant différent du fait de son homosexualité, sa névrose obsessionnelle pour la lecture, sa passion pour le romantisme noir et Les Hauts de Hurlevents d'Emily Brontë, son initiation au monde de la radio auprès de Laure Adler, son admiration pour la musique de James Blake ou le style de Betty Cattroux, sa défense de la culture hip-hop sur France Inter et l'art de l'interview : « Pour moi, il s'agit de délier, de faire surgir une parole. On suit un vrai conducteur qui part d'un point et qui arrive à un autre point et à l'intérieur c'est le bordel. Et il faut que ce soit le bordel. Les pires interviews pour moi, ce sont celles où il ne se passe rien. » Depuis quatre saisons, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Imène BenlachtarRéalisation : Emmanuel BauxMusique : Gotan Project
Paris, 15e arrondissement. On s'avance dans une petite rue très calme. On s'arrête devant un immeuble moderne. Noémie Merlant nous reçoit chez elle, à l'occasion de la sortie cet été de son premier film comme réalisatrice Mi Iubita mon amour, dans un espace qui lui ressemble, « très cosy, très coloré, avec beaucoup de choses, beaucoup d'objets, de petites lumières à droite à gauche ». La comédienne et cinéaste âgée de 33 ans évoque son enfance joyeuse à Rezé, près de Nantes, l'influence de sa grande sœur avec qui elle aimait regarder la télé et des films asiatiques, son goût pour la danse et la chanson, sa fascination pour la voix de Céline Dion, ses expériences de mannequin, la révélation du cours Florent, l'importance du Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma dans sa vie, la question du consentement, sa découverte du monde des invalides, sa passion pour Gabriel de George Sand et pour les sacs à dos : « Déjà petite, je mettais déjà plein de trucs dedans, comme si je n’allais pas avoir à manger à l’école. C’était le kit de survie, et ça l’est toujours. Aujourd'hui, dedans il y a de quoi dessiner, mon ordinateur si je veux écrire un truc, du tricot, des livres. Et puis des trucs à manger. C’est un peu ma maison, ça me rassure. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Le sud de Londres. Une petite allée, on laisse un pub sur la gauche. Lisa-Kaindé et Naomi Díaz du duo Ibeyi nous reçoivent, quelques semaines après la sortie de leur troisième album Spell 31, dans l'appartement de Lisa, « un petit havre de paix rempli d'objets qui ont une âme et qui l'accompagnent ». Les sœurs jumelles âgées de 27 ans évoquent leur enfance à Cuba puis à Paris, l'influence de leur père musicien décédé alors qu'elles étaient encore enfant, leur amour des films de Hayao Miyazaki, leurs premières chansons, leur rencontre avec Richard Russell qui les signe sur son label XL, leur obsession pour l'amour, la transmission, la tradition, leur admiration pour les artistes Belkis Ayón, Asha ou Nina Simone et leur fascination pour Londres : « C'est une ville cosmopolite où les choses vont un peu plus vite qu'à Paris. Il y a beaucoup d'art, beaucoup de personnes qui bossent dans les bars et essaient de faire de la musique. Il y a une énergie extraordinaire. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, dans le quartier de Pigalle. On monte au quatrième étage. Léa Drucker nous reçoit, à l'occasion de la sortie du film de Quentin Dupieux Incroyable mais vrai, chez elle, dans un espace qui lui ressemble un peu, ancien atelier de peinture et studio de danse transformé en appartement La comédienne âgée de 50 ans évoque son enfance passée entre Tours et les États-Unis, les grandes figures sophistiquées de l'Hollywood des années 1930/40 comme Jean Harlow qui la faisaient fantasmer, les répétitions de l'émission « Champs-Élysées » auxquelles elle assistait, la séparation de ses parents, sa passion pour le patinage artistique puis le théâtre, ses premières années à Nova aux côtés d'Edouard Baer, son début de carrière de comédienne compliqué avant une reconnaissance tardive, ses collaborations avec Éric Rochant, Xavier Legrand ou Quentin Dupieux, sa fascination pour Prince, son amour de la nuit, son attachement à certains objets et son goût pour un certain cinéma engagé : « Les films qui m'ont le plus marquée ces dix dernières années parlaient de politique ou de social à partir d'une histoire assez simple en apparence. 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Christian Mungiu sur l'avortement me hante encore. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Au nord de Paris, non loin de Belleville. Dans les locaux d'une boîte de mixage. Jonathan Cohen nous reçoit, à l'occasion de la diffusion de sa série Le Flambeausur Canal+, dans un espace de fabrication du programme dans lequel il passe« ses jours et ses nuits »et dans lequel il se sent bien.L'acteur âgé de 41 ans évoque son enfance à Pantin, sa passion pour la télé et les dessins animés du « Club Dorothée », son envie de se lancer très tôt dans la vie active, les premiers métiers qu'il a exercés avant d'avoir un coup de foudre pour le théâtre, ses premiers rôles puis sa frustration grandissante jusqu'à Serge Le Mytho, sa vision de l'humour et de l'improvisation, son amour du « Saturday Night Live », son goût des lunettes de soleil et des fabriques de qualité, son rapport compulsif aux choses et son besoin d'évoluer en groupe : « On fait des métiers très difficiles dans le sens où il y a zéro garantie de réussite, de succès, de travail. Le chemin est tellement dur en lui-même que c'est toujours plus cool si on est accompagnés. Si je n'avais pas eu tous ces gens autour de moi, ça m'aurait enlevé beaucoup de joie et beaucoup de force surtout. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 16e arrondissement, une petite rue calme près du Trocadéro. On approche d'une belle porte ancienne, on sonne, direction le dernier étage au fond du couloir. Marina Hands, à l'affiche du film Hommes au bord de la crise de nerf et bientôt sur le petit écran dans la série Hors-saison, nous reçoit, dans un espace « assez grand, avec pas mal d'animaux, quelque part entre Fenêtre sur cour et Blanche-neige. ».La comédienne âgée de 47 ans évoque son enfance entre Paris et l'Angleterre auprès de parents comédiens qui lui transmettent le goût du spectacle vivant, sa passion pour la danse puis l'équitation, son caractère introverti, sa rencontre déterminante avec Patrice Chéreau, sa gestion compliquée du succès du film Lady Chatterley, son admiration pour les artistes anticonformistes comme Bjork ou Lady Gaga, sa volonté d'incarner des personnages de femmes complexes, sa détestation des choses molles et son attirance pour ceux qui savent magnifier la vie : « Je trouve la vie en général beaucoup trop douloureuse. Je trouve que les gens souffrent trop. Les gens qui trouvent le moyen comme ça d’amener une couleur, d’amener une poésie, d’amener un regard aimant sur notre misère, ça me touche beaucoup. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Paris, 11e arrondissement, du côté de Belleville. Un immeuble en pierre avec une immense cour intérieure. Au fond sur la droite, on monte au quatrième. Vincent Delerm nous reçoit, à l'occasion de ses 20 ans de carrière célébrés par une série de concerts à l'Européen, dans un espace « très calme et très lumineux, addition du paysage mental de deux personnes ».Le chanteur, photographe et réalisateur âgé de 45 ans évoque son enfance en Normandie auprès de parents profs engagés riches d'une pratique artistique, sa découverte du piano vers 15-16 ans, son attachement à l'objet CD, son admiration pour Yves Simon, Franck Monnet, Stéphane Blok ou Jean-Michel Caradec, sa meilleure entente avec les filles, son goût de l'intimisme et des conversations profondes, son amour pour les films modestes de Philippe de Broca ou Bruno Podalydès, son attirance pour l'attitude faussement stricte de certains chanteurs anglais, son rapport au name dropping ou à la nostalgie, son dégoût du fayotage et son approche de la scène : « Je n'ai pas voulu m'habituer à des trucs immenses. J'aime la vie de théâtre. J'ai du plaisir à revenir tous les jours dans la même salle, à laisser mes affaires. J'ai vraiment fantasmé là-dessus. Barbara qui arrivait et comptait le nombre de pas qu'elle avait à faire jusqu'au micro, ça m'a complètement fasciné. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 6e arrondissement. Non loin de la Seine, à deux pas du boulevard Saint-Germain. Eva Ionesco nous reçoit, quelques mois après la publication de son deuxième roman Les Enfants de la nuit dans l'hôtel La Louisiane, un espace dans lequel elle a aimé vivre quelques mois quand elle avait 17 ans. Cet établissement dans lequel beaucoup d'écrivains et de musiciens de jazz ont aussi vécu est considéré comme le Chelsea Hotel français.La romancière et réalisatrice âgée de 56 ans évoque son enfance complexe auprès d'une mère qui lui a transmis une certaine sophistication et le goût des livres mais qui lui a également fait vivre des choses douloureuses qui ont rejailli plus tard, sa rencontre avec Christian Louboutin et leurs sorties dans Paris, son amour de la danse, ses après-midis passées au cinéma, ses années Palace, son fétichisme du vêtement, sa formation théâtrale aux Amandiers à Nanterre, sa passion pour la nage, la mode des années 1950, Modiano ou Colette : « C'est quelqu'un qui a beaucoup raconté son enchantement, son désenchantement, son âge mûr, son âge jeune, un demi-monde, ses histoires d'amour. C'était impudique, c'était très charnel. Et puis elle écrit tellement bien. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Paris, 7e arrondissement. Un très bel hôtel, à deux pas de la rue de Verneuil. Charlotte Gainsbourg nous reçoit, à l'occasion de la diffusion de la saison 2 d'En thérapie sur Arte et de la sortie à venir du film Les Passagers de la nuit signé Mikhaël Hers, dans un espace qui ne lui ressemble pas mais dans lequel elle adore se rendre.La comédienne et chanteuse âgée de 50 ans évoque son enfance à Paris auprès de sa grande sœur Kate avec qui elle partageait sa chambre, les nombreux films vus sur le projecteur de salon avec Serge Gainsbourg, le goût très anglais de Jane Birkin, son caractère très solitaire nourri d'un riche dialogue intérieur, son attirance pour un monde plus populaire que le sien, les souvenirs enchantés de ses premiers tournages, son amour des hôtels et de la photographie, sa recherche dans son travail des petits accidents, sa participation à la série En thérapie et sa collaboration avec Lars Von Trier qui lui a appris à lâcher prise : « Sur le tournage d'Antichrist, je suis passé d'un moment de ma vie où j'étais obnubilé par ma santé après un accident au cerveau à me demander si ça allait recommencer, si j'allais claquer à j'oublie complètement tout ce qui s'est passé, je suis à poil et je hurle dans les bois. C'était d'une telle excitation. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 2e arrondissement. On s'avance dans une petite rue en pente du Sentier. On arrive devant un hôtel particulier du XVIIIe siècle. Pierre Yovanovitch nous reçoit, à l'occasion du lancement d'une ligne d'accessoires pour Dior Homme, dans la Maison qui accueille son agence. Un lieu de travail où « il a envie d'être avec ses équipes », un « avant-goût du goût ».L'architecte d'intérieur âgé de 56 ans évoque son enfance à Nice et la résidence secondaire familiale à Valberg à la déco très années 1970 qui lui laissa une forte impression, son goût de la solitude, son obsession pour les poteries de Vallauris, son admiration pour l'homme d'affaires Pierre Cardin ou pour l'architecte Axel Einar Hjorth, son ennui du baroque, le château à Fabrègues qu'il a transformé en vraie maison de famille, sa passion pour la botanique, son insatisfaction permanente et l'importance qu'ont les livres dans sa vie : « Les ouvrages d'architecture, d'arts déco, d'art contemporain ont formé mon goût. J'ai des milliers de livres chez moi. La bibliothèque, le lieu où on se retrouve pour lire, c'est très important pour moi. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Paris 19e arrondissement, une rue en pente. On monte au 3e étage sans ascenseur. Céline Sallette nous reçoit chez elle, un espace « lumineux, rangé mais pas trop », à l'occasion de la diffusion sur Canal+ de la série Infiniti.La comédienne âgée de 41 ans évoque son enfance sur le bassin d'Arcachon, sa découverte du théâtre à l'âge de 13 ans, sa période baba cool, sa construction dans le regard des autres, son admiration pour Virginie Despentes ou Sofia Coppola, la lente maturation de sa carrière au cinéma, le travail du comédien, sa fascination pour Niki de Saint Phalle, son obsession pour la transformation, sa conversion au zéro déchet, son coup de cœur pour le film Petite nature, la force de caractère des Ukrainiens ou son goût pour les autobiographies et les histoires vraies : « J'aime savoir comment les gens trouvent des solutions à leurs problèmes, à leurs questions existentielles, ça m'intéresse ce partage. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
En plein cœur de Paris, à quelques pas du Centre Pompidou. Déborah Lukumuena nous reçoit au sein de la Maison de la poésie, un lieu qu'elle affectionne. « Peut-être que j'ai envie que la poésie me ressemble », glisse l'actrice à l'affiche ces dernières semaines de Robuste de Constance Meyer et d'Entre les vagues d'Anaïs Volpé.La comédienne âgée de 27 ans évoque son enfance à Epinay-sous-Sénart auprès de sa mère et de quatre frères et sœurs, les mercredis et les samedis passés à la bibliothèque à se réfugier dans la lecture, son admiration pour Emile Zola, Edouard Louis, Rabelais ou Tchekov qui l'ont mené à faire des études littéraires à la Sorbonne, sa découverte de la série Les Tudors qui a déclenché son envie de jouer, le tournage de Divines, la persistance des stéréotypes à l'écran, sa relation conflictuelle à la mode, son dégoût du racisme et son rapport à son propre physique : « Mon corps pas normé va servir d'outil de narration universel pour des réalisateurs et des réalisatrices. Il faut l'intégrer et se l'approprier. Toute mon enfance, on m'a dit : "maîtrise-toi", "canalise-toi". Il y a un rapport à la force qu'en tant que comédienne, il a fallu embrasser. » Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Paris, 7e arrondissement, à deux pas de la Seine. Sophie Calle nous reçoit au sein même du musée d'Orsay où se tient jusqu'au 12 juin sa toute nouvelle exposition « Les Fantômes d'Orsay ». Ce lieu, elle l'a très bien connu. De la fin des années 1970 au tout début des années 1980, elle a longuement squatté ce qu'il restait du grand hôtel déserté jouxtant l'ancienne gare, qui seront ensuite tous deux transformés en musée. L'artiste âgé de 68 ans évoque son enfance à Paris auprès d'une mère noctambule d'une légèreté profonde qui aimait la littérature et d'un père, plus sérieux, amateur d'art au goût très sûr, sa passion pour la Camargue et la corrida, ses années de voyage, son retour en France et sa découverte du grand hôtel d'Orsay, son attachement aux rituels, aux jeux cadrés qui nourrissent son inspiration, son obsession à vouloir préparer sa mort, son éblouissement pour le théâtre, les animaux naturalisés qui peuplent son intérieur et son attachement aux dernières fois : « C'est émouvant les dernières fois. Les derniers mots de mon père, de ma mère, j'ai eu peur de ne pas les entendre. Moi, je garde tout. Je le fais même quand ce n'est pas pour un travail. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Emmanuel Baux Musique : Gotan Project
Paris, une rue animée du 17e arrondissement. On passe devant le primeur, les commerces de bouche. On s'arrête devant la très imposante porte d'un immeuble ancien. Direction le 4e étage. Jean-Charles de Castelbajac nous reçoit chez lui, quelques mois après la sortie de son livre Dessins tout-terrain et à l'occasion d'une exposition-atelier qui se tient dans l'espace Jeune public du Centre Pompidou à Paris, jusqu'au 9 mai. Un appartement « habité de lumière » où se succèdent des « souvenirs et des éléments contemporains qui se complètent avec des choses du quotidien ».Le styliste âgé de 72 ans évoque son enfance au Maroc et une année décisive passée à Nice chez sa grand-mère, son imaginaire qui s'est développé très jeune alors qu'il était en pension en Normandie, ses premiers travaux dans la mode auprès de sa mère qui dessinait des robes, sa passion pour les groupes de rock anglais des années 1960 puis pour le punk, le lancement de sa propre maison en 1978, la manière dont l'art et les collaborations nourrissent sa création, son amour des couleurs, la façon dont il conçoit ses vêtements, son intérêt pour la nouvelle abstraction et son épanouissement actuel : « J'ai longtemps pensé que le succès pouvait dénaturer l'acte de création. Aujourd'hui, je suis moins dans l'idée d'être à contretemps, parce que le temps a rejoint ce que je faisais. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 18e arrondissement, à deux pas des Puces et de la porte de Clignancourt. Au fond d'une impasse, un grand portail noir. Sébastien Tellier nous reçoit dans son appartement, quelques semaines après avoir sorti un nouvel EP, Symphonic. Un espace qu'il trouve adapté pour composer avec un piano, des guitares et de grandes enceintes. Le chanteur âgé de 47 ans évoque son enfance dans une zone pavillonnaire du Val-d'Oise, les dimanches passés à écouter Pink Floyd avec son père, passionné de guitare, et à aller manger chez Wimpy, une chaîne de restauration rapide, son admiration pour Axl Rose, George Michael et les mélodies des années 1980, sa lente transformation en artiste, sa découverte du clip “Sexy Boy" de Air, la composition de « La Ritournelle », sa défiance envers la frime, son obsession du vêtement et sa facilité à écrire des accords touchants : « Si je me mets là au piano, ce qui sort de moi, c'est un truc d'émotion mais pas n'importe quelle émotion : le rêve, la nostalgie, l'envie d'ailleurs, les doutes… C'est ma nature musicale. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 2e arrondissement, au cœur du quartier japonais. Un rez-de-chaussée au cœur d'une cour pavée. Olivier Saillard nous reçoit dans son atelier. Un espace assez stable, avec « beaucoup de bois, de blanc » qui accueille un « petit désordre mais bien géré ». L'historien de la mode et directeur artistique de la maison J.M. Weston âgé de 54 ans évoque son enfance dans le Doubs, le grenier dans lequel il aimait se réfugier enfant au milieu de vieux vêtements, son goût des choses populaires, sa rupture avec son milieu familial, sa nostalgie pour le mouvement punk, son homosexualité, l'âge d'or de la mode des années 1980, son travail d'historien, Tilda Swinton et leurs performances, son attachement à l'uniforme qu'il s'est choisi, son dégoût de l'arrogance et sa difficulté à apprécier l'instant présent : « Quand je vois des photos d'avant, je me dis c'était bien mais sur le moment jamais. Je suis incapable de faire ça. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project
Paris, 8e arrondissement, dans les locaux Hermès. On monte sous les toits, au neuvième étage. Christine Nagel nous reçoit dans son atelier de création. Un endroit « simple et chaleureux », avec une vue époustouflante sur la capitale, dans lequel tout est « harmonieux ». La parfumeuse âgée de 62 ans évoque son enfance en Suisse auprès d'un père à cheval sur les bonnes manières et d'une mère au caractère plus exubérant, son premier stage dans un laboratoire de chimie qui a déterminé sa vocation, ses premiers pas dans le métier passés à identifier au nez les composants de nombreux parfums, sa rencontre avec Alain Delon, sa sensibilité aux textures et aux matières, son coup de cœur pour le cuir doblis ou le patchouli, son goût des objets porteurs d'une histoire, les bonnes et mauvaises odeurs et le rapport qui lie les senteurs à l'amour : « On dit que quand on aime plus quelqu'un, la première chose qui commence à gêner, c'est odeur de l'autre. »Depuis trois saisons et désormais toutes les semaines, la productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal)préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Mélissa PhulpinRéalisation : Guillaume Girault Musique : Gotan Project











