
Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes cibles.
24 épisodes disponibles en MP3 et replay
Cette semaine, nous recevons un cinéaste ivoirien dont le travail documentaire creuse depuis plusieurs années les blessures invisibles de la société ivoirienne. Avec « Après moi la colère » qui sort en salle en France, le mercredi 3 juin 2026, Joël Akafou signe un film à la fois intime et politique, qui revient sur les massacres de la guerre civile de 2011.
Quel film succédera à « Un simple accident », Palme d’or l’an dernier ? Les jeux semblent très ouverts pour le jury présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan Wook. Plusieurs films sont de sérieux candidats à la récompense cannoise, signés du Roumain Christian Mungiu, de l’Américain James Gray ou du Russe Andreï Zviaguintsev. Mais il faut compter aussi sur de nouveaux venus, comme Emmanuel Marre ou Rodrigo Sorogoyen. On dresse le bilan de cette édition avec trois critiques de cinéma.
De la plage des Palmes au Palais des Festivals, d'un lieu d’interview à notre studio RFI sur la Croisette : nous vous emmenons avec nous pour vivre le parcours d’un festivalier. Émission en mode reportage donc pour vous livrer nos premières impressions de la 79e édition du plus grand festival de cinéma au monde.
Yann Dedet a été le monteur de quatre films de Maurice Pialat (1925-2003), dont Police, Sous le soleil de Satan et Van Gogh. Ni hagiographie, ni biographie, ni exercice d’admiration, Portrait de l’artiste en sale môme est le récit personnel, vivant et littéraire de ce Maurice, cerné de près dans l’atelier de transmutation qu’est une salle de montage. Yann Dedet a voulu avec ce nouveau livre raconter ce que fut pour lui le « bonhomme » Pialat, et le cinéaste.
Elles s’appellent Jalila, Salwa et Marwa : trois femmes, trois visages de la Tunisie contemporaine qui, en plein printemps arabe, vont se réfugier dans un hôtel où le temps et la dureté de l’époque semblent ne pas avoir de prise. Le nom de cet hôtel, c’est La maison dorée, c’est aussi le titre du film de notre invitée du jour : Selma Baccar.
Dans Dao, son sixième long-métrage projeté en compétition à la dernière Berlinale, Alain Gomis filme une famille, entre une cérémonie de deuil en Guinée-Bissau et un mariage en France.
Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté.
« Je peux être intelligente quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça. » La célèbre réplique des hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1953) pourrait, dans un sens, bien résumer les choses : Marilyn Monroe affronte l'impitoyable système des studios pendant sa courte carrière d'actrice à Hollywood (1946-1962) et reste aujourd'hui autant déconsidérée, comme interprète, qu'adulée en tant que star.
Il était présenté comme « le plus ancien prisonnier politique de France ». De fait, Georges Ibrahim Abdallah passa plus de 40 ans en prison, avant d’être libéré et de retourner au Liban en juillet 2025. Pourquoi ce militant libanais marxiste pro-palestinien fut-il condamné à la perpétuité dans les années 80 et pourquoi resta-t-il aussi longtemps en prison ? Un documentaire fait la lumière sur cette ténébreuse affaire qui mêle terrorisme, barbouzerie et pression américaine.
« Le documentaire vous gâche un peu la vie réelle, parce qu’il vous apprend à être extrêmement attentif » : ainsi parlait Frederick Wiseman, dont la vie réelle a dû être souvent gâchée, lui qui cultivait avec élégance et intelligence son attention au monde, captant les détails, les regards et les souffles. Frederick Wiseman fut membre du premier jury du Cinéma du réel en 1979. C’est dire s’il tenait à ce festival auquel nous aimons consacrer une émission.
« Si mettre en scène est un regard, monter est un battement de cœur », écrivait Jean-Luc Godard en 1956 dans les Cahiers du cinéma. À l’occasion du festival Les Monteur.ses s’affichent, nous consacrons cette émission au montage, avec Alexandra Strauss, Charlotte Tourrès et Young-Sun Noh.
Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik, un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud, un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend vite compte qu'il n'est qu'un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre.
Il s’appelle Birahima. À 12 ans, l’âge où l’on joue, insouciant, au football avec ses copains, il est embarqué de force dans une guerre civile sanglante, Kalashnikov en main. Birahima est le héros du roman d’Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé qui décrocha le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens en 2000. Un roman adapté en animation par Zaven Najjar, produit par Sébastien Onomo et qui compte notamment au casting le comédien Thomas Ngijol.
Nous vous proposons de réécouter une émission consacrée à Frederick Wiseman, l'immense cinéaste disparu le 16 février 2026. Un continent du cinéma à lui tout seul, de son premier film Titicut Follies tourné dans un hôpital psychiatrique du Massachussetts en 1966 à Menus plaisirs en 2023 consacré au restaurant des Troisgros.
« 2+2 =5 », c’est une citation du célébrissime roman de George Orwell 1984. Dans cette œuvre dystopique publiée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le héros et narrateur Winston Smith se demande dans son journal si l’État a le pouvoir de définir cette formule comme exacte, et si le fait que tout le monde y croit en fait une vérité. Que nous enseigne un retour aux sources mêmes des écrits et de la vie de George Orwell, le pseudonyme du Britannique Eric Blair ?










