16
Jean-François et Charles Heisser réunis sur une même scène au Festival de Pâques d’Aix-en-Provence.
Trois pianos, six mains, dix doigts… une combinaison rare jeudi soir sur la scène du Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence. Jean François Heisser sera entouré de son fils, Charles, et de l’un de ses anciens élèves Jean-Frédéric Neuburger atour d’un programme tout à fait original. Ils joueront des œuvres écrites pour trois pianos des 20ème et 21ème siècles ainsi que des transcriptions de pages de Wagner et de Schubert, sans oublier le concerto pour trois claviers de Bach (dont ils interprèteront également les parties orchestrales).
Jean-François et Charles Heisser nous raconteront leur démarche et le potentiel sonore et expressif qu’ils peuvent atteindre avec une telle formation. L’occasion également d’évoquer la complicité entre père et fils lorsqu’ils partagent une même scène.
17
La guitare entre au répertoire du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence avec Raphaël Feuillâtre.
C’est l’une des nouvelles grandes figures de la guitare, de celles qui ont su donner à cet instrument un bel élan dans le monde classique. Raphaël Feuillâtre sera en récital ce soir au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence. Il jouera des œuvres originales du répertoire espagnol et sud-américain ainsi que des transcriptions. Un programme éclectique et contrasté à l’image du répertoire de ce jeune et brillant musicien révélé en 2018 lorsqu’il remporta le premier prix du prestigieux concours de la Guitar Foundation of America. Raphaël Feuillâtre nous éclairera ce soir sur son parcours et ses affinités musicales, lui qui adore Bach comme la musique baroque française et aime ainsi jouer, à la guitare, des pièces écrites pour le clavecin ou le luth. Il nous parlera également de ses projets à venir lui qui a déjà développé une belle carrière internationale.
18
L’art de la transmission au Festival de Pâques avec Yulianna Avdeeva et Iris Scialom.
S’il convie chaque année des grands artistes internationaux, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence met aussi à l’honneur des talents émergents et leur fait partager la scène avec de prestigieux aînés. C’est ainsi que la pianiste Yuliana Avdeeva, qui a donné un récital le 30 mars au Conservatoire Darius Milhaud, a également prodigué ses conseils à quelques jeunes et remarquables musiciens, la violoniste Iris Scialom, l’altiste Héloïse Houzé et le violoncelliste Krzysztof Michalski. Une résidence qui se conclue par un concert au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du cycle Génération@Aix.
Yulianna Avdeeva nous parlera justement de transmission et d’éhanges ce soir en compagnie de l’une de ces jeunes partenaires, Iris Scialom qui poursuit un beau parcours et compte déjà parmi les nouvelles grandes étoiles du violon.
19
Les envoûtantes invocations d’Elsa Dreisig.
Elle a choisi des invocations, des prières, des moments suspendus qui comptent parmi les plus fragiles et les plus beaux d’un opéra. Elsa Dreisig nous présentera ce soir son nouvel album, sorti aujourd’hui même chez Erato, réunissant une vingtaine d’airs, d’une grande profondeur dramatique. « Des instants où le personnage de l’opéra se rapproche de lui-même, où l’on entend son âme chanter » confie-t-elle.
La soprano nous éclairera ce soir sur l’élaboration de cet album ponctué d’airs aussi célèbres que Casta Diva, Vissi d’arte, l’air à la lune de Rusalka ou la chanson de Solveig mais aussi des pages plus rares, voire inédites au disque, empruntées à 14 compositeurs et compositrices différents. Un programme enregistré avec l’orchestre de l’Opéra Carlo Felice de Gênes et Massimo Zanetti.
20
Dans les coulisses de la production de Satyagraha de Philip Glass au Palais Garnier.
Satyagraha de Philip Glass fait son entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris et constitue ainsi l’une des productions les plus attendues de la saison. L’œuvre, datant de 1979, s’inscrit dans le cadre d’un cycle opératique du compositeur américain consacré aux grandes figures de l’histoire, à ces personnages qui ont changé le monde. C’est le cas de Gandhi, l’inspirateur de cet opéra entièrement écrit en sanskrit.
Nous en parlerons ce soir avec le contre-ténor Anthony Roth-Costanzo qui connait bien l’univers de Philip Glass et incarne ici le rôle principal de Satyagraha. Également à notre micro la cheffe des chœurs de l’opéra de Paris, Ching-Lien Wu qui nous éclairera sur le défi que représente un tel ouvrage pour des chanteurs et la danseuse Marion Gautier de Charnacé qui participe à cette production mise en scène par les chorégraphes Bobbi Jene Smith et Or Schraiber.
Un spectacle à découvrir du 10 avril au 3 mai au Palais Garnier.
21
La Création de Haydn en français par Julien Chauvin.
C’est une version inédite de la Création de Haydn que Julien Chauvin nous invite à découvrir au disque, une version en français du célèbre oratorio du compositeur, tel qu’il a été créé à Paris en 1800. Une pratique courante à l’époque et jusqu’à récemment en France qui permettait à l’auditeur d’avoir un accès plus immédiat avec une œuvre alors que les surtitres n’existaient pas encore.
Julien Chauvin reviendra ce soir à notre micro sur la dimension historique de sa démarche même si elle peut paraître troublante pour un mélomane habitué à entendre cette œuvre en allemand.
Mais c’est la version originale qu’il dirigera en concert le 8 avril au Théâtre des Champs-Elysées, avec Regula Mühlemann, Nahuel di Pierro et Petr Nekoranec ainsi que le chœur de chambre de Namur et le Concert de la loge.
22
Natacha Kudritskaya célèbre la poésie de Couperin.
Natacha Kudristkaya aime la musique baroque, celle des grands maîtres français du clavecin, à l’instar de Rameau auquel elle avait consacré un remarquable album il y a une douzaine d’années et de Couperin dont elle vient d’enregistrer un florilège de pièces pour le label 1001 notes.
Des pièces dont les titres sont empreints de poésie et dont elle souligne admirablement l’élégance, la douceur comme la sensualité.
La pianiste jouera ce programme en concert le 10 avril à la salle Gaveau accompagnée d’une création vidéo inspirée du théâtre d’ombres. Elle sera également en récital à Limoges le 5 mai et participera aux Flâneries musicales de Reims. Elle s’y produira le 24 juin dans un concerto de Mozart avec l’orchestre symphonique national d’Ukraine et le 25 juin en Récital.
23
Mathieu Romano, grand amoureux de la musique de Poulenc.
Francis Poulenc occupe une place essentielle dans le cœur de Mathieu Romano et, tout naturellement, dans le répertoire d’Aedes qui n’a cessé de fréquenter sa musique et a même construit son identité sonore grâce au compositeur français. Pour célébrer le vingtième anniversaire de son ensemble, Mathieu Romano a choisi d’enregistrer l’intégrale de son œuvre pour chœur a cappella, un double album tout juste sorti chez Aparté.
Il se confiera ce soir sur son amour pour la musique de Poulenc qu’il mêlera à celles de Britten, Hersant, Brahms, Barber ou encore Rachmaninov à l’occasion du concert anniversaire de l’ensemble. Rendez-vous le12 avril à Royaumont, le 19 juin su festival de Saint-Denis, le 11 août à l’abbaye de Lessay et le 21 août aux rencontres musicales de Vézelay.
24
Festival de Pâques d'Aix-en-Provence : Une grande journée de concerts et de réflexions au Camp des Milles pour lancer le volet « Musique en partage »
Coup d’envoi ce soir de la treizième édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dont nous vivrons les moments forts, cette année encore, sur notre antenne. Avant de profiter, en direct, du concert d’ouverture, nous accueillerons, dans le cadre d’un Journal du classique exceptionnel, Dominique Bluzet, le directeur exécutif du festival et Alain Chouraki, le président de la Fondation du Camp des Milles. Nous évoquerons ainsi la grande journée de concerts et de tables rondes qui se tiendra dimanche dans ce lieu mémorial, à l’occasion du volet « Musique en Partage » du festival. Une journée à laquelle participeront des musiciens, parmi lesquels Renaud Capuçon mais également Jacques Attali, Bernard Foccroulle, Delphine Horvilleur et Laurent Berger
25
Le premier album de l’ensemble Théodora placé sous le signe des échanges et de la transmission.
L’ensemble Théodora est né en 2018 à Londres, à la Royal Academy of Music. Il réunit quatre musiciennes françaises expatriées alors pour leurs études dans la capitale anglaise, désireuses de célébrer justement cette idée d’échanges internationaux, de transmission culturelle à l’époque baroque. Leur premier album paru chez Alpha se situe ainsi dans la lignée de cette réflexion. Il emprunte son titre « Tranquilles cœur » à un air de Lully et souligne l’influence de ce dernier et du style français en général sur les compositeurs germaniques.
Louise Ayrton et Alice Trocellier, violoniste et gambiste de l’ensemble, nous éclaireront ce soir sur leur démarche et sur les projets à venir de Théodora. Elles présenteront notamment le programme de cet album en concert le 25 avril au Temple du Foyer de l’Ame à Paris, avec leurs partenaires, la claveciniste Lucie Chabard et la soprano Mariamielle Lamagat.
26
Le nouvel album aux accents nocturnes et poétiques du claveciniste Pierre Gallon.
C’est le monde de la nuit que nous décrit Pierre Gallon dans son nouvel album paru chez Harmonia Mundi. Ce programme réunit un florilège de pièces d’une grande poésie et d’une touchante expressivité appartenant au répertoire anglais de l’époque Elisabéthaine. Des pièces qui évoquent les différentes facettes de la nuit, depuis la tombée du jour jusqu’à l’Aube qui chasse les tourments nocturnes.
Pierre Gallon nous racontera ce soir la conception de ce programme qu’il a choisi d’enregistrer sur quatre claviers différents : un clavicorde, deux clavecins et même un piano jouet. L’occasion de mettre en avant la riche facture instrumentale de l’époque (et d’aujourd’hui) et de déployer une belle palette de couleurs.
27
Baptiste Charroing nous présente la prochaine saison du Théâtre des Champs-Elysées.
La nouvelle saison du Théâtre des Champs-Elysées s’inscrit dans l’ADN de l’institution, en poursuit l’héritage et la dimension pluridisciplinaire. Dans cette maison de musique, on vient écouter de l’opéra, du symphonique, de la musique de chambre ou du récital de piano mais aussi voir de grands ballets. Tous ces genres y seront bien représentés à l’occasion de cette nouvelle et riche saison ponctuée de 200 levers de rideaux.
Nous en évoquerons les moments forts avec le directeur général du théâtre, Baptiste Charroing. Depuis qu’il a pris les rênes de l’établissement en septembre dernier, il a su imprimer sa marque en repensant les espaces publics, en donnant de nouveaux axes à la programmation, en fédérant de grands artistes et en accompagnant des talents émergents. Parmi ces derniers, la jeune pianiste Arielle Beck qui retrouvera la scène de l’avenue Montaigne l’année prochaine et se confiera ce soir sur ses liens avec ce théâtre où elle a fait ses débuts l’automne dernier.
28
Une flûte enchantée de Mozart déjantée et onirique et à l'Opéra de Bordeaux
Après une première immersion dans le monde de l’opéra il y a deux ans, avec Le chapeau de paille d’Italie de Nino Rota, Julien Duval retrouve la scène bordelaise pour mettre en scène la Flûte enchantée de Mozart, un ouvrage dont l’univers fantastique et onirique s’accorde merveilleusement avec l’esprit loufoque et poétique que le metteur en scène sait si bien déployer. Il nous plonge ici dans un univers chatoyant, drôle et profondément touchant.
Julien Duval nous éclairera ce soir sur sa démarche aux côtés d’Aude Desigaux, la conceptrice des incroyables costumes de ce spectacle haut en couleur. Nous échangerons également quelques mots avec la jeune soprano Sofia Kirwan-Baez qui incarne ici le pétillant personnage de Papagena.
Une production dirigée par Joseph Swensen à découvrir du 25 mars au 2 avril au Grand Théâtre de Bordeaux.
29
La Finta Giardiniera de Mozart, nouvelle production de l'Académie de l'Opéra national de Paris.
C’est un opéra de jeunesse de Mozart, la Finta Giardiniera, que présente cette saison l’Académie de l’opéra national de Paris. Un délicieux opéra buffa mettant en scène une fausse jardinière et toute une galerie de personnages pittoresques, dont l’esprit évoque celui de Goldoni mais aussi de Marivaux et que l’on a rarement l’occasion d’entendre. S’il fait partie des ouvrages méconnus du compositeur, cet opéra témoigne cependant, déjà, du génie mozartien et annonce Cosi fan tutte ou Les Noces de Figaro
Nous nous glisserons ce soir dans les coulisses de cette nouvelle production, en compagnie de la metteuse en scène Julie Delille qui nous éclairera sur la profondeur de cet ouvrage s’apparentant à un conte initiatique, de la cheffe Chloé Dufresne qui nous parlera de la force de cette partition et de la soprano Sima Ouahman qui incarne le piquant personnage de Serpetta.
Une production à découvrir du 24 mars au 1er avril à la MC93 de Bobigny.
30
Les trois sœurs Sypniewski célèbrent les multiples caractères du trio à cordes.
Elles sont sœurs, ont grandi dans un environnement musical et jouent, chacune, d’un instrument à cordes. Magdalena est violoniste, Anna est altiste et Caroline joue du violoncelle. Tout en suivant leurs propres voies dans le monde de la musique elles aiment se retrouver pour jouer en trio et viennent ainsi d’enregistrer leur premier album commun, paru sous le label Aparté. Un album au programme original mettant en regard des transcriptions de pièces de violes de Purcell, un trio de jeunesse de Sibelius, une création récente de Saariaho et l’un de chefs d’œuvres de Beethoven. Les trois musiciennes se confieront ce soir sur l’importance du lien familial dans leur parcours et sur leur conception du trio à cordes dont elles ont voulu, ici, mettre en avant une variété de couleurs. Elles nous raconteront ainsi l’élaboration de ce programme qu’elles donneront en concert dimanche 22 mars à la salle Cortot.
31
Camille Delaforge nous dévoile sa lecture de la Passion selon Saint-Jean.
A l’approche de la semaine sainte, propice à l’écoute des grandes passions de Bach, nous évoquerons ce soir la Saint-Jean avec Camille Delaforge qui la dirigera justement en tournée à la tête de son ensemble Il Caravaggio. Tournée qui passera par l’Atelier lyrique de Tourcoing le 29 mars, le Théâtre des Champs-Elysées le 1er avril et le festival de Pâques d’Aix-en-Provence le vendredi 3. La cheffe d’orchestre a réuni pour l’occasion un prestigieux plateau de solistes : Cyrille Dubois qui fera ses débuts dans le rôle de l’Evangéliste, Marie Lys, Marie-Nicole Lemieux, Guilhem Worms et Mathieu Gourlet.
Camille Delaforge nous racontera ses liens avec cette passion qu’elle a dirigée pour la première fois l’année dernière au festival de Saint-Denis et qu’elle enregistrera à la fin de sa tournée pour le label Alpha.
32
Le premier album de Daniel Lozakovich et Hélène Mercier placé sous le signe du rêve.
Lost to the world, ainsi s’intitule le premier album réunissant le violoniste Daniel Lozakovich et la pianiste Hélène Mercier, titre qui fait référence à un poème de Rückert et un lied de Mahler. Un album aux accents nostalgiques qui nous plonge dans une douce contemplation de l’ordre du rêve. Rachmaninov, Fauré, Debussy, Tchaïkovski, Mahlerou encore Kreisler ponctuent ce programme de miniatures et de transcriptions empruntant également au monde de la chanson avec notamment un clin d’œil particulièrement touchant à Romy Schneider.
Daniel Lozakovich et Hélène Mercier nous éclaireront ce soir sur la conception de cet album et sur leur amitié musicale qu’ils cultivent depuis une dizaine d’années.
Le violoniste nous dira également quelques mots sur le concerto de Pascal Dusapin qu’il créera les 20 et 21 mars à la Fondation Louis Vuitton.
33
Loris Barrucand célèbre Jacques Duphly, l'un des derniers grands maîtres du clavecin français.
Il fut l’un des grands maîtres du clavecin français au 18ème siècle, à une époque, à l’aube de la révolution, où l’instrument s’apprêtait à céder la place au pianoforte. Jacques Duphly porte ainsi en lui une forme de nostalgie comme nous le rappelle Loris Barrucand dans un formidable album sorti sous le label Encelade intitulé « Eclats et derniers feux », réunissant un florilège de pièces d’une grande expressivité.
Le claveciniste nous éclairera ce soir sur l’art de ce compositeur dont la renommée aujourd’hui n’atteint pas celle d’un Couperin ou d’un Rameau mais dont l’œuvre est toute aussi fascinante.
34
Le violoniste Nemanja Radulovic joue Prokofiev pour la première fois au disque
« Il y a quelque chose de merveilleux dans la musique de Prokofiev : elle semble constamment se mouvoir entre ombre et lumière, chercher la vérité en usant de contrastes, de sarcasmes, de magie, d’amour, d’ironie et de beauté. » écrit Nemanja Radulovic dans la préface de son nouvel album sorti chez Warner. Son premier enregistrement dédié au compositeur russe associant son 2ème concerto pour violon à un florilège de pièces empruntées pour certaines au monde du ballet.
Nemanja Radulovic se confiera ce soir sur ses liens avec Prokofiev et sur la quête de vérité qui le guide en tant qu’interprète.
Il sera le 27 avril en concert à la Philharmonie de Paris.
35
Un truculent intermezzo d'après l'Avare de Molière : la nouvelle découverte de Vincent Dumestre.
A l’occasion de la recréation de l’Avare de Gasparini, Vincent Dumestre sera, ce vendredi 13 mars à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Après l’Uomo Femina de Galuppi, qui a connu un vif succès la saison dernière, Vincent Dumestre nous invite à découvrir un autre délicieux ouvrage oublié du 18ème siècle italien. Un intermezzo de Francesco Gasparini sur un livret d’Antonio Salvi, d’après l’Avare de Molière, qui fait ici l’objet d’une production absolument jubilatoire mise en scène par Théophile Gasselin, avec Eva Zaïcik, Victor Sicard, Serge Goubioud, Stefano Amori et les musiciens du Poème Harmonique.
Vincent Dumestre nous éclairera ce soir sur cet ouvrage appartenant à ce genre si particulier de l’intermezzo qui se donnait, à l’époque, au milieu de la représentation d’un opera seria pour distraire le public.
Un spectacle créé au Théâtre de Caen, à découvrir du 18 au 21 mars à l’Opéra de Rennes, du 9 au 18 avril au Théâtre de l’Athénée, le 29 avril à l’Opéra de Reims, les 5 et 6 mai à la Coursive de La Rochelle, le 13 mai à la Maison de la culture d’Amiens, du 5 au 7 juin à l’Opéra royal de Versailles puis les 12 et 14 juillet au Festival de Beaune.
36
La pianiste Nour Ayadi nous entraine dans un étourdissant voyage intérieur
Son nouvel album, sorti sous le label Scala Music, est conçu comme un fascinant voyage à travers les siècles et les styles, un voyage intérieur assez étourdissant comparable à une course vers l’abîme, dans lequel apparaît la figure de Faust. Un programme personnel, narratif voire philosophique comme Nour Ayadi aime les concevoir.
La pianiste nous éclairera ce soir sur cet album qui s’ouvre sur la transcription par Busoni de la Chaconne en ré mineur de Bach et s’achève avec la Fantasia quasi sonata, Après une lecture du Dante de Liszt. « Un parcours entre clarté et désordre, foi et faille, où chaque œuvre semble porter en elle la fin de ce qu’elle célèbre » nous dit-elle.
37
Le voyage viennois du Quatuor Hermès, une célébration de l'école viennoise du XVIIIe siècle
C’est à Vienne que nous entrainent les musiciens du quatuor Hermès dans leur nouvel album sorti chez La Dolce Volta. Un programme qui associe Mozart à deux compositeurs du début du 20ème siècle, Webern et Korngold. Ainsi célèbrent-t-ils la grande école viennoise du XVIIIe siècle comme les derniers feux du romantisme et l’entrée dans la modernité. Et cela à travers des œuvres qui, chacunes dans leurs styles, portent en elles une vraie fébrilité. Les musiciens du quatuor Hermès nous éclaireront ce soir sur ce programme qu’ils donneront en concert le 1er avril à la salle Cortot. L’un des premiers concerts du quatuor dans son nouvel effectif puisque l’altiste Lou Chang a choisi, après 18 ans d’aventure, de céder sa place à Manuel Vioque-Judde.
38
Les valeurs de solidarité et de partage au Festival de Pâques d'Aix-en-Provence
La notion de solidarité est au cœur du festival de Pâques d’Aix-en-Provence. De nombreux rendez-vous gratuits se déroulent ainsi dans le cadre du volet « Musique en partage ». Des concerts dans le territoire pour le public éloigné, des ateliers pédagogiques, une journée entière dans le site mémorial du Camp des Milles et même une petite académie destinée à de jeunes étudiants des conservatoires de la région.
L’altiste Léa Hennino et le pianiste Théo Fouchenneret qui prendront part, cette année encore, à ces actions de sensibilisation nous éclaireront ce soir sur l’importance du partage dans leur vie de musicien.
39
La soprano Golda Schultz chante des mélodies d'André Previn à l'Opéra Berlioz de Montpellier
Elle chante sur les plus grandes scènes internationales, a triomphé à Salzbourg, New-York, Glyndebourne, Vienne, Paris ou encore Aix-en-Provence. Golda Schultz se produira, pour la première fois le 13 mars, à l’Opéra Berlioz de Montpellier, non pas dans le cadre d’une production lyrique mais dans un autre genre cher à son cœur, la mélodie avec orchestre. Elle interprétera ainsi le cycle Honey and Rue d’André Previn, avec Roderick Cox et l’orchestre national Montpellier Occitanie.
La soprano sud-africaine nous racontera ce soir son amour pour la mélodie et nous éclairera sur cette œuvre d’André Previn, sur des poèmes de Toni Morrison, une partition imprégnée de jazz et de spirituals afro-américains.
Ce concert, au programme duquel figureront également la 4ème symphonie de Beethoven et la suite du Chevalier à la rose de Strauss, sera diffusé le samedi 25 avril à 20h sur radio classique.
40
La reprise du diptyque Voix Humaine / Point d’orgue au Théâtre des Champs-Elysées sous la baguette d’Ariane Matiakh
Créé il y a cinq ans, en plein confinement et sans public, le diptyque associant la Voix humaine et Point d’orgue est repris dès le 9 mars au Théâtre des Champs Elysées. Un spectacle singulier et fascinant conçu autour d’un personnage féminin, interprété par Patricia Petibon, qui se fait quitter par son amant au téléphone dans l’œuvre de Francis Poulenc sur un texte de Jean Cocteau puis se ressaisit, renaît sous la plume d’Olivier Py et la musique de Thierry Escaich.
Ariane Matiakh, qui dirige cette production à la tête de l’orchestre National de France, nous éclairera sur la façon dont ces deux œuvres et ces deux langages musicaux se complètent pour créer une œuvre absolument saisissante. Une production mise en scène par Olivier Py, à laquelle participent également Cyrille Dubois et Jean-Sébastien Bou, à découvrir jusqu’au 17 mars.
41
La clarinette caméléon de Pierre Génisson
42
Le premier enregistrement en concerto de Raphaël Jouan
43
La nouvelle production de La Dame de Pique de Tchaïkovski à l’Opéra de Liège
44
L’univers onirique de Jean Yanowski au théâtre Déjazet
45
Le nouvel album du trio Wanderer placé sous le signe de l’art nouveau
Un trio rare de Lalo, une œuvre de jeunesse de Debussy, des pièces de Mel Bonis, mais également des œuvres majeures de Ravel… Le double album du trio Wanderer, qui vient de paraître chez Harmonia Mundi, célèbre une période charnière de l’histoire de la musique française, au tournant du 20ème siècle, marquée par les derniers feux du romantisme et le début du modernisme.
46
Adriana González et Iñaki Encina Oyón célèbrent la Ferrarese.
C’est à une grande cantatrice du 18ème siècle, dont elle porte le même prénom, que la soprano Adriana González rend hommage dans un album tout juste sorti chez Audax records. Avec Iñaki Encina Oyón placé à la tête de l’ensemble Diderot, elle repend ainsi une partie du répertoire d’Adriana Ferrarese qu’elle associe au sien dans un programme conçu autour de l’air de la comtesse des Noces de Figaro avec lequel la chanteuse d’origine guatémaltèque brille aujourd’hui sur les plus grandes scènes internationales.
Adriana González et Iñaki Encina Oyón nous éclaireront ce soir sur celle qu’on appelait la Ferrarese, sur sa prestigieuse carrière entre sa Venise natale et la cour de Vienne où elle collabora avec plusieurs compositeurs dont Mozart. C’est elle qui fut ainsi la créatrice du rôle de Fiordiligi dans Cosi fan tutte. Une chanteuse qui avait d’impressionnantes possibilités vocales, une capacité notamment à passer avec aisance du grave profond aux aigus stratosphériques, agilité que possède également Adriana González.
47
Les quatuors Ebène et Belcea unis en octuor pour célébrer Mendelssohn et Enescu.
L’octuor à cordes est une formation singulière, à mi-chemin entre la musique de chambre et l’orchestre, dont le répertoire est assez restreint mais comprend des chefs d’œuvre majeurs signés Mendelssohn et Enescu. Pour servir ces partitions, les musiciens des quatuors Ebène et Belcea ont choisi d’unir leurs forces le temps d’une vaste tournée qui s’est achevée récemment à Paris et d’un enregistrement tout juste sorti chez Erato.
Pierre Colombet, le premier violon du quatuor Ebène nous racontera ce soir cette grande aventure à huit qui les a conduits à travers le monde. Il nous éclairera sur le travail et la réflexion nécessaires pour parvenir à créer, non pas un double quatuor, mais une vraie entité.
48
Gwendoline Blondeel célèbre l'amour à travers l'art si touchant de la monodie.
C’est le genre si intime, si expressif et si simple de la monodie que Gwendoline Blondeel a choisi de mettre en avant dans un superbe album sorti chez Harmonia Mundi, enregistré avec Quito Gato et quelques autres complices. La monodie c’est cet art du chant à une seule voix qui a remplacé la polyphonie à la renaissance pour mettre en avant les mots, le texte et qui sera ainsi à la source de l’opéra.
Nous nous plongerons, avec son interprète, dans ce délicieux album construit autour du sentiment amoureux, dans toute sa tendresse comme sa passion ou ses douleurs, tel qu’il a été exprimé aux 16ème et 17ème siècles. Et cela à travers un florilège de canzonette, airs de cours, brunettes, villanelles et autres madrigaux français, italiens ou espagnols.
49
L'ensemble Ouranos déploie de nouvelles palettes de couleurs à travers la transcription.
Leur troisième enregistrement (premier sous le label alpha) est placé sous le signe de la transcription. Les musiciens du quintette Ouranos nous invitent ainsi à découvrir, sous un nouvel éclairage, le Tombeau de Couperin de Ravel et le quatuor n° 8 de Chostakovitch. Un album qui nous permet d’apprécier leurs qualités de coloristes. Car ils déploient ici une large palette de textures, parviennent à restituer de véritables pâtes orchestrales ou à se rapprocher du jeu des instruments à cordes.
La flûtiste Mathilde Calderini et le hautboïste Philibert Perrine nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met également à l’honneur une œuvre originale pour quintette à vent, Summer Music de Samuel Barber.
50
Le portrait mélancolique d’Orlando di Lasso par Simon-Pierre Bestion
A l’occasion de la création de son spectacle Orlando au théâtre des Bouffes du Nord, Simon-Pierre Bestion sera, ce vendredi 13 février à 20h, l’invité du Journal du Classique.
Son portait mélancolique d’Orlando di Lasso avait fait l’objet, l’année dernière, d’un album et se décline aujourd’hui sous la forme d’une version scénique à découvrir lundi 16 février aux Bouffes du Nord. Simon-Pierre Bestion reviendra, à cette occasion, sur la genèse de ce programme, qui témoigne de sa volonté d’apporter un nouvel éclairage sur les œuvres du passé en soulignant notamment leur intemporalité.
Car chacun des enregistrements et chacun des concerts – qui s’apparentent d’ailleurs à des spectacles – de la Tempête sont de véritables expériences sonores dans lesquelles s’expriment une liberté et une audace aussi fascinantes que déconcertantes.
Orlando sera présenté ensuite à Utrecht et Amsterdam, puis au mois de mai au Théâtre de Compiègne. Et en avril sortira chez Alpha, le nouveau programme de Simon-Pierre Bestion avec ses musiciens, intitulé La Bomba Flamenca.
51
Le talisman musical de la compositrice Elise Bertrand
À l'occasion de la publication de son nouvel album monographique, Elise Bertrand sera, ce jeudi 12 février à 20h, l'invitée du Journal du Classique. Elle n'a que vingt-cinq ans, mais déjà plus d'une trentaine d'œuvres à son actif. Elle est encore étudiante au CNSMD de Paris, mais mène déjà une brillante carrière de violoniste et de compositrice. Elise Bertrand nous présentera ce soir son nouvel album sorti chez NoMadMusic et intitulé Talisman, réunissant un florilège de pièces vocales et instrumentales. Elle nous parlera ce soir de ces rencontres, de sa démarche créatrice, de ses belles amitiés avec ceux qui jouent sa musique et de ses projets à venir. Car son catalogue n'en finit pas de s'étoffer et certaines de ses œuvres font l'objet de multiples reprises, y compris sur les scènes internationales.
52
A la découverte de la musique d'Amanda Maier avec le trio Ernest !
A l’occasion de la publication du nouvel album du Trio Ernest, deux de ses membres, Natasha Roque Alsina et Clément Dami seront, ce mercredi 11 février à 20, les invités du Journal du Classique.
Elle s’appelait Amanda Maier, a vécu durant la deuxième moitié du 19ème siècle, était violoniste, violoncelliste, pianiste mais aussi compositrice et la première femme diplômée en direction musicale de Stockholm. Sa musique témoigne d’une tradition germanique transmise durant ses études à Leipzig mais est également empreinte du répertoire populaire suédois.
C’est son trio avec piano que les musiciens du trio Ernest nous invitent à découvrir dans leur album paru chez Aparté, incluant également des pages de quelques-uns de ses contemporains tels Carl Reinecke qui fut son professeur ou Robert et Clara Schumann dont elle était proche.
Un programme qu’ils donneront en concert le 15 février à la Maison de la Suède à Paris et le lendemain, lundi 16 février, salle Cortot.
53
Une version inédite de Médée de Luigi Cherubini au Théâtre des Champs-Elysées
A l’occasion de la représentation d’une version inédite de l’opéra Médée de Cherubini au Théâtre des Champs-Elysées, Alexandre Dratwicki, Mélissa Petit et Julien Chauvin seront, ce mardi 10 février à 20, les invités du Journal du Classique. Mercredi soir sera dévoilé, au théâtre des Champs-Elysées, une nouvelle version du Médée de Cherubini. Créé en 1797 au Théâtre Feydeau dans une version avec des dialogues parlés en alexandrin, l’ouvrage a, par la suite, été adapté en allemand et en italien (et immortalisé par Maria Callas) mais n’existait pas encore dans le style auquel le compositeur rêvait, c’est à dire le grand opéra romantique français. C’est ainsi qu’ont été insérées ici des récitatifs chantés composés il y a quelques années par Alan Curtis, tandis que l’orchestration a été retravaillée. Une adaptation initiée par le Palazzetto Bru Zane sur laquelle reviendra ce soir son directeur artistique Alexandre Dratwicki. Également à notre micro : Julien Chauvin qui dirige l’œuvre à la tête de son Concert de la loge et Mélissa Petit qui incarne ici le rôle de Dircé aux côtés de Marina Rebeka, Julien Behr ou encore Marie-Andrée Bouchard-Lesieur. Cette version fait l’objet d’un enregistrement à paraître dans quelques mois sous le label de Palazzetto Bru Zane.
54
Le coup de cœur de la violoniste Geneviève Laurenceau pour une compositrice anglaise oubliée
« C’est une partition romantique, noble, épique, vaste et verdoyante comme une vallée du Yorkshire, chantante et mouvante comme une eau versatile, truffée de références musicales, qui s’inscrit naturellement dans le patrimoine romantique européen. » écrit Geneviève Laurenceau à propos du concerto pour violon de Guirne Creith qu’elle vient d’enregistrer pour NoMadMusic, avec l’orchestre de Picardie et David Niemann.
Le violoniste nous éclairera ce soir sur cette compositrice anglaise du début du 20ème siècle, dont l’œuvre et le nom étaient tombés dans l’oubli. Une femme aux multiples vies, aux multiples identités même, qui a exercé en tant que pianiste, compositrice, pédagogue mais aussi écrivaine ou encore œnologue.
Geneviève Laurenceau jouera ce concerto en concert, avec les mêmes partenaires, le 20 février au grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
55
Au TCE, les enfants découvrent l'opéra en y participant
Après l’Elixir d’amour de Donizetti, c’est Roméo et Juliette de Gounod qui fait l’objet de la nouvelle production participative du Théâtre des Champs-Elysées, destinée au public familial. Une version raccourcie et allégée de ce chef d’œuvre de l’opéra romantique français, portée par de jeunes chanteurs ainsi que deux comédiens, avec l’orchestre Victor Hugo dans la fosse. Dans ce spectacle d’une grande fantaisie et empreint de poésie, les enfants sont invités à prendre part en intervenant, à quelques moments clés, dans les parties du chœur.
Le chef Jean-François Verdier et la metteuse en scène Johanna Boyé à qui cette production a été confiée, nous raconteront ce soir leur démarche, tandis que Baptiste Charroing, le directeur du Théâtre des Champs-Elysées nous éclairera sur sa programmation destinée au jeune public.
Ce Roméo et Juliette est à découvrir en famille les weekends des 7 et 8 février ainsi que 14 et 15 février. Un kit de préparation pour les chants est disponible sur le site du théâtre et une mise en voix avec un chef de chant précède chacune des représentations.
56
La pianiste Dana Ciocarlie célébre ses racines roumaines
Son nom est un dérivé du mot ciocârlia qui signifie l’alouette en roumain et qui est aussi le titre de l’un des thèmes populaires les plus célèbres du folklore de son pays natal. Dana Ciocarlie célèbre justement ses racines au disque, dans un album particulièrement chatoyant sorti chez La dolce Volta. Un programme mêlant des musiques traditionnelles arrangées pour le piano et des pièces de compositeurs qui se ont nourris du folklore, tels Bartok, Enescu ou Constantinescu. Dana Ciocarlie nous éclairera ce soir sur cet album et sur ses liens avec la Roumanie dont elle nous invite à découvrir la campagne profonde, nous faisant entendre à travers son piano des violoneux, des paysans qui chantent, font la fête, des cloches comme des chants d’oiseaux. Elle jouera ces pièces en concert le 16 février au théâtre de l‘Européen à Paris en compagnie d’Isabelle Georges, qui ponctuera ce programme de lectures de poèmes roumains.
57
Le vent de la jeunesse souffle sur les Sommets Musicaux de Gstaad !
Si les plus grandes étoiles de la musique se pressent chaque hiver aux Sommets Musicaux de Gstaad, le festival est aussi un formidable tremplin pour la jeunesse. Renaud Capuçon, son directeur artistique dont on connait l’engagement auprès de la nouvelle génération, invite chaque année de jeunes talents, dans la cadre d’une formidable série de concerts et master classes qui se tient tout au long de la semaine et à l’issue de laquelle sera décerné, samedi, le prix Thierry Schertz.
58
Eugène Onéguine au Palais Garnier : Les frissons de Tchaïkovski par Semyon Bychkov
Il vient d’être nommé directeur musical de l’Opéra national de Paris et dirige actuellement la nouvelle production d’Eugène Onéguine de Tchaikovsky au Palais Garnier. Semyon Bychkov se confiera ce soir son amour pour l’œuvre de Tchaïkovski ainsi que sur ses liens avec l’institution parisienne où il a laissé de grands souvenirs au point d’avoir gagné le cœur des musiciens de l’orchestre. Car ce sont eux qui l’ont sollicité et ainsi convaincu d’accepter de devenir leur chef dans un peu moins de deux ans.
59
Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault célèbrent l'apothéose de la danse selon Beethoven
Ils ont fondé, il y a vingt ans, leur propre compagnie, le Théâtre du corps, ont imaginé ensemble des spectacles originaux, ont développé un langage singulier, une forme de narration mêlant danse, théâtre, littérature, poésie, chant… Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault nous raconteront ce soir leur démarche artistique, alors que plusieurs de leurs créations sont à l’affiche.
60
Le flûtiste Emmanuel Pahud et le chef Lionel Bringuier attendus au festival de Pâques d'Aix-en-Provence pour un flamboyant programme russe
L’édition 2026 du festival de Pâques d’Aix-en-Provence se tiendra du 28 mars au 12 avril. De grandes figures de la musique et de jeunes talents s’y côtoieront dans cet esprit de partage et de transmission cher à ses deux directeurs, Renaud Capuçon et Dominique Bluzet. Parmi les moments forts de la manifestation : le concert du 8 avril qui réunira Emmanuel Pahud et Lionel Bringuier à la tête de son orchestre philharmonique Royal de Liège.
61
Piotr Anderszewski, bouleversant interprète des derniers opus de Johannes Brahms
Ils les considéraient comme « les berceuses de ses douleurs ». Les dernières pièces pour piano de Brahms, qui constituent les opus 116 à 119, comptent parmi les pages les plus touchantes voire bouleversantes du compositeur. Piotr Anderszewski nous en livre aujourd’hui une lecture saisissante d’émotion, soulignant avec tant de subtilité la tendresse, la souffrance comme les mystères qui en émanent.
62
La claveciniste Marie van Rhijn nous présente son jeune ensemble, l’Assemblée
C’est à Jacques Champion de Chambonnières et à sa série de concerts « l’Assemblée des honnêtes curieux » que Marie van Rhijn a emprunté le nom de son ensemble, l’Assemblée, fondé en 2023. Un ensemble avec lequel la claveciniste explore la musique des 17ème et 18ème siècles mais s’autorise également des incursions dans des répertoires beaucoup plus récents voire contemporains.
63
Le pianiste Guilhem Fabre fait dialoguer Debussy avec Beethoven
Il aime jouer sur les contrastes pour mieux souligner les affinités. Après avoir associé Bach et Rachmaninov, Guilhem Fabre a choisi de mettre en regard Debussy et Beethoven. Deux compositeurs aux esthétiques bien différentes, mais qui étaient animés par un même esprit de liberté les conduisant à dépasser les possibilités du piano et à faire naître de nouveaux univers sonores.
Le pianiste nous racontera ce soir la conception de ce programme qui associe les Épigraphes antiques et les deux cycles d’Images de Debussy à la dernière sonate de Beethoven.
64
Mikhail Timoshenko, bouleversant interprète de l'opéra La Passagère de Weinberg à Toulouse
65
Le chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus, toujours aussi passionné et engagé à 90 ans
66
Julie Roset et Susan Manoff réunies au disque autour d’un délicieux programme de mélodies françaises
C’est une belle rencontre entre l’une des nouvelles étoiles de la scène lyrique et l’une des pianistes les plus aimées des chanteurs. Julie Roset et Susan Manoff sont réunies, pour la première fois, dans un superbe album intitulé « M’a dit amour » sorti chez Alpha. Un album gorgé de lumière associant un florilège de mélodies, assez rares pour la plupart, signées Debussy, Koechlin, Rosenthal, Reynaldo Hahn ou encore Francis Poulenc sans oublier Isabelle Aboulker, compositrice d’aujourd’hui, dont elles ont choisi quelques pages d’une grande drôlerie.
67
Christophe Rousset met un point final à son grand cycle Lully
C’est avec la toute première tragédie lyrique de Lully que Christophe Rousset achèvera son grand cycle dédié au compositeur. Il dirigera ainsi Cadmus et Hermione dimanche 25 janvier à la Philharmonie de Paris, avec ses musiciens des Talens lyriques et, parmi les solistes, Éléonore Pancrazi, Jérôme Boutillier ou encore le jeune baryton Lysandre Châlon. Il reviendra, à notre micro, sur cette grande aventure musicale qui l’occupe depuis plusieurs années et dont témoignent de remarquables publications discographiques.
68
Un début d’année intense pour Ted Huffman entre l’Opéra-Comique et le festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence
C’est un début d’année particulièrement intense que vit Ted Huffman : des débuts à l’Opéra-Comique, son premier Werther et sa prise de fonction en tant que nouveau directeur général du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Le metteur en scène américain se confiera à notre micro. Il nous parlera de sa perception de l’œuvre de Massenet dont il nous livre une lecture particulièrement poignante et de son travail avec les chanteurs. Des chanteurs qui, au milieu d’un décor dépouillé, témoignent de subtils jeux d’acteurs et d’un engagement saisissant.
69
La violoniste Liya Petrova et le pianiste Alexandre Kantorow célèbrent l'amitié en musique à la Philharmonie de Paris
Après six années à la salle Cortot, la Musikfest, ce festival de musique de chambre imaginé par la violoniste Liya Petrova, s’installe à la Philharmonie de Paris. Quatre concerts, vendredi et samedi toute la journée, ponctueront cette nouvelle édition qui réunira plus de 60 musiciens. Et cela dans des programmes particulièrement éclectiques conçus par Liya Petrova et Alexandre Kantorow.
70
The silence of sound, un spectacle onirique imaginé par Alondra de la Parra
C’est un spectacle qui s’annonce particulièrement onirique et saura toucher un très large public. Imaginé par la cheffe d’orchestre Alondra de la Parra et l’artiste clown Gabriela Muñoz, The silence of sound, est un véritable voyage musical et poétique, ponctué de grandes pages du répertoire symphonique. Une rencontre entre l’art silencieux du clown et la musique, le tout sublimé par des effets de vidéo à découvrir le 24 juin au Théâtre des Champs-Elysées, avec les musiciens de l’orchestre Pasdeloup.
71
Pierre Dumoussaud, futur directeur musical de l’Opéra de Rouen
Il succèdera, la saison prochaine, à Ben Glassberg, au poste de directeur musical de l’Opéra de Rouen. Pierre Dumoussaud était, le 5 décembre dernier, en concert avec les musiciens de l’orchestre. Un somptueux programme russe aux accents narratifs voire féériques, faisant référence à Shakespeare comme aux contes des mille et unes nuits, à revivre dimanche à 20h sur radio classique.
72
Le quatuor Elmire célèbre la combativité de Beethoven face à la surdité
La force créatrice face à l’adversité, la combativité, la résilience et le dépassement de soi ! Telles sont les valeurs que les musiciens du quatuor Elmire ont choisi de célébrer dans leur double album dédié à Beethoven. Il réunit les trois quatuors « Razumovsky » mis en regard avec le poignant testament d’Heilingenstadt dans lequel le compositeur exprime son désespoir causé par la surdité. Beyond the limits, au-delà des limites, tel est le titre qu’ils ont choisi pour cet enregistrement publié par Scala Music.
73
Pascal Dusapin en résidence à la fondation Louis Vuitton
La fondation Louis Vuitton s’impose aujourd’hui comme l’un des hauts lieux de la création où sont accueillis régulièrement de grandes figures de la musique d’aujourd’hui. C’est le compositeur Pascal Dusapin qui y sera à l’honneur de janvier à mars, à l’occasion d’une résidence exceptionnelle au cours de laquelle seront notamment créés sont huitième quatuor à cordes et son nouveau concerto pour violon intitulé Flying river, écrit pour Daniel Lozakovitch.
74
Coup de projecteur sur le concours international de lutherie dédié à l'alto
Les cordes sont à l’honneur cette semaine à la Philharmonie de Paris où se tient la 12ème biennale de quatuor à cordes et où se déroulera de mercredi à dimanche la 3ème édition du concours international de lutherie organisé en partenariat avec le fonds de dotation Talents et violon’celles. Après le violoncelle et le violon, c’est l’alto qui sera célébré cette année. Deux prix seront ainsi attribués à l’issue de cette manifestation, récompensant un talent d’aujourd’hui et un talent de demain, à savoir un luthier professionnel et un étudiant en formation.
75
Alain Altinoglu nous révèle un inédit de Maurice Ravel
Le 17 décembre dernier, pour clore en beauté l’année Ravel, Alain Altinoglu avait dirigé le choeur et l’orchestre de Paris dans un concert d’une grande force émotionnel capté les micros de Radio Classique. Concert au cours duquel fut donné la création française d’une cantate de jeunesse inachevée du compositeur retrouvée il y a peu dans les archives de sa maison de Montfort-L’amaury. Figurait également au programme le ballet intégral de Daphnis et Chloé, ainsi que le premier concerto pour violoncelle de Saint-Saëns joué en soliste par Julia Hagen.
76
Le nouveau projet pédagogique de l'Ecole Normale de musique avec les Talens lyriques
« Il était une fois… », ainsi s’intitule la nouvelle série de concerts et masterclass lancée cette saison par l’Ecole Normale de musique de Paris en collaboration avec les Talens lyriques, et cela à raison de quatre samedis par saison. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du développement des activités de l’institution en faveur de l’accompagnement de ses élèves en voie de professionnalisation.
77
L'aventure Haydn du Quatuor Arod
« Cet enregistrement marque une étape importante de notre parcours et ouvre un nouveau chapitre de notre manière d’aborder le quatuor » écrivent les musiciens du Quatuor Arod dans la préface de leur double album, sorti chez Erato, consacré à l’intégrale du cycle opus 76 de Joseph Haydn. Un vaste cycle qu’ils donneront en concert le 15 janvier dans le cadre d’une soirée exceptionnelle à la Philharmonie de Paris qui marquera l’un des temps forts de la Biennale de quatuor à cordes
78
Le premier album dédié à Bach du chef Sébastien Daucé avec son ensemble Correspondances
C’est un album qui marque un tournant dans le parcours de Sébastien Daucé, son premier dédié à Jean-Sébastien Bach, réunissant trois cantates de jeunesse. Le chef de l’ensemble Correspondances nous racontera ce soir la façon dont il a préparé, au fil des ans, son incursion dans l’univers du compositeur, grâce à son exploration de l’œuvre de Buxtehude et d’autres grands maîtres nordiques, français ou italiens dont Bach s’est nourri.
79
Elisabeth Leonskaja, toujours aussi amoureuse de la scène et de son public
Elle vient de fêter son 80ème anniversaire mais semble toujours aussi désireuse de retrouver la scène. Elisabeth Leonskaja joue Schubert ce soir et demain soir à la Philharmonie de Paris et sera le 22 janvier au Théâtre du Capitole de Toulouse pour un programme dédié à Weinberg et Chostakovitch en compagnie du quatuor Danel. Car cette grande dame du piano, formée à la prestigieuse école russe et résidant depuis de longues années à Vienne, est très attachée au public français qu’elle retrouve régulièrement.
80
Thibault Noally, ardent défenseur de la musique d'Alessandro Scarlatti
Parmi les compositeurs célébrés en cette année 2025 figurait Alessandro Scarlatti, disparu il y a tout juste 300 ans. Mais si son nom demeure relativement connu, sa musique est assez rarement jouée et un grand nombre de ses œuvres restent à redécouvrir. Thilbault Noally est, depuis des années, un ardent défenseur de la musique du compositeur italien et entend bien réhabiliter son œuvre, sans pour autant négliger ses partitions phares. C’est la plus célèbre sans doute, son Stabat mater, qu’il vient d’enregistrer avec son ensemble Les Accents et deux merveilleux solistes, la soprano Emmanuelle de Negri et le contreténor Paul Figuier. Un album sorti chez Alpha au programme duquel figurent également deux motets, plus confidentiels de Scarlatti.
81
Guillaume Coppola célèbre le Satie amoureux !
C’est à l’un des compositeurs les plus singuliers et les plus mystérieux – qui nous a quitté il y a juste 100 ans – que Guillaume Coppola rend hommage dans son nouvel album sorti chez Alpha. Un album intitulé Satie amoureux dont la couverture est une reproduction d’un portrait signé Suzanne Valadon avec laquelle le compositeur vécut une brève et houleuse liaison. « Au-delà des pièces qui parlent d’amour sans être en lien avec la peintre, ou contemporaines à cette relation troublée, c’est un portait de Satie qui se dessine, masqué par un voile de pudeur ou de provocation, entre inspiration antique et orientale, phase mystique, humour et cabaret » nous dit le pianiste
82
Bertrand Chamayou et Leif Ove Andsnes sur un même clavier pour célébrer Schubert
Ils ont partagé pour la première fois un même clavier en 2016 en Norvège et ont joué ensemble ce soir-là la célèbre fantaisie en fa mineur de Schubert. Bertrand Chamayou et Leif Ove Andsnes sont aujourd’hui réunis au disque pour célébrer Schubert justement, pour nous offrir leur interprétation commune de la fantaisie et d’autres pièces pour quatre mains. Tous les deux sont, depuis de longues années, de grands amoureux et des interprètes inspirés du compositeur dont ils connaissent si bien l’œuvre pour piano solo, comme les lieder et la musique de chambre.
83
Jean-Baptiste Fonlupt, un amoureux fou de Rachmaninov
La musique de Rachmaninov est entrée très tôt dans sa vie et, avec elle l’âme et la culture russe. Le pianiste Jean-Baptiste Fonlupt a séjourné en Russie, a étudié au conservatoire Tchaïkovski de Moscou, a sillonné la campagne, a écouté ses cloches et s’est nourri de sa littérature comme de sa poésie. Tout cela lui a permis de nous restituer l’univers de ce compositeur si attaché à ce pays qu’il dut, cependant, quitter définitivement aux lendemains de la révolution.
84
Suzanne Jerosme met en regard Scarlatti et des compositrices de son temps
C’est à Vienne, au début du 18ème siècle, que nous entraine Suzanne Jerosme dans un bel album sorti chez Aparté, enregistré avec l’ensemble Il Gusto Barocco et Jörg Halubek. Au programme : des œuvres d’Alessandro Scarlatti et de deux compositrices italiennes, Camilla de Rossi et Maria Margherita Grimani, qui séjournaient à la cour des Habsbourg et ont écrit des oratorios tombés aujourd’hui dans l’oubli. La soprano nous éclairera ce soir sur ce programme qui met en avant de nombreux inédits au disque
85
Les riches couleurs de l'Octuor à vent par l'ensemble Sarbacanes
L’octuor à vent était un genre très en vogue à Vienne du temps de Mozart et de Schubert, un genre populaire que l’on jouait en plein air, dans les kiosques et qui touchait ainsi un très large public. Les musiciens de l’ensemble Sarbacanes nous restituent aujourd’hui au disque toute la fraicheur, la richesse de couleurs et la dimension théâtrale de cette combinaison instrumentale. Un répertoire qu’ils fréquentent avec bonheur depuis des années
Le hautboïste Gabriel Pidoux et le corniste Félix Roth nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met en avant des pages de Mozart et de Schubert, des œuvres originales comme des transcriptions qu’ils interprètent sur des instruments d’époque.
86
La vie retrouvée de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Le 7 décembre de l’année dernière, la cathédrale Notre-Dame de Paris rouvrait ses portes et nous révélait sa splendeur retrouvée. Un an après, 11 millions de personnes l’ont visitée, des touristes comme des pèlerins venus du monde entier. La musique également y a repris ses droits à un rythme soutenu d’un concert tous les mardis soir.
87
La voix de Sandrine Piau et les cordes du quatuor Psophos en osmose pour célébrer Schubert
Une voix de soprano et un quatuor à cordes qui s’entremêlent, se fondent pour créer un quintette, vibrer de la même façon : c’est l’alchimie magique à laquelle sont parvenus Sandrine Piau et les musiciens du quatuor Psophos dans un superbe album dédié à Schubert. Ainsi nous offrent-ils un florilège de lieder de Schubert arrangés pour voix et quatuor dans un esprit de musique de chambre. « Entre crin des archets et grain de la voix, nos instruments se fondent en un quintette de Schubert imaginaire » nous disent-ils.
88
Les nouveaux horizons de la mezzo-soprano Lea Desandre
De Chérubin à Mélisande, de John Dowland à Mary Poppins, Lea Desandre n’en finit pas d’élargir ses horizons et de rechercher de nouvelles expressions. Elle qui s’était révélée dans le monde baroque et dans l’univers mozartien, aborde désormais des répertoires romantiques et avoue même une prédilection pour l’opéra français des 19ème et 20ème siècles. Sans pour autant délaisser ses premières amours. C’est ainsi qu’elle participe en ce moment à la reprise de la production des Noces de Figaro à Garnier, dans la mise en scène de Netia Jones. Entre deux représentations elle redonnera son spectacle Chasing Rainbows en hommage à Julie Andrews les 13 et 14 décembre à l’Opéra-Comique.
89
Une piquante parodie du mythe de Faust pour les fêtes au Théâtre de l’Athénée
90
Julie Fuchs chante la Belle Epoque
Elle fait sensation en ce moment sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées dans la nouvelle production de Robinson Crusoé d’Offenbach mise en scène par Laurent Pelly et dirigée par Marc Minkowski. Julie Fuchs sert avec un même enthousiasme et un même talent de comédienne, les mélodies et chansons de son nouvel album sorti chez Sony. Intitulé, « Je te veux », il rend hommage à Satie et à l’univers des cabarets. « Ce disque est une invitation à flâner dans le Paris Bohème, effervescent et arty de la Belle Epoque et des années qui suivent » nous dit la chanteuse.
91
Le compositeur Bryce Dessner nous présente sa nouvelle création pour la Fondation Louis Vuitton
Bryce Dessner est déjà un habitué de la Fondation Louis Vuitton où plusieurs de ses pièces ont été jouées, notamment par Gautier Capuçon, et où sera créée les 12 et 13 décembre sa nouvelle œuvre, Love, Icebox inspirée par la correspondance entre le chorégraphe Merce Cunningham et le compositeur John Cage. Une musique qui sera jouée par la pianiste Alice Sara Ott tandis que la comédienne Isabelle Huppert lira quelques extraits des lettres échangées par ces deux grands artistes américains.
92
Marc Minkowski et Laurent Pelly, toujours aussi inspirés par Offenbach
C’est un duo qui a déjà fait ses preuves et même fait merveille dans l’univers d’Offenbach : le chef d’orchestre Marc Minkowski et le metteur en scène Laurent Pelly nous invitent aujourd’hui à découvrir un ouvrage peu connu du compositeur inspiré de l’histoire de Robinson Crusoé. Un livret loufoque associé à une musique riche et colorée qui leur ont inspiré un spectacle plein de fantaisie à découvrir jusqu’au 14 décembre au Théâtre des Champs-Elysées.
93
Raphaël Sévère et Adam Laloum, deux amoureux du lied germanique.
C’est dans le monde du lied que nous nous plongerons ce soir, mais sans paroles. Car dans ce superbe album intitulé Sing, publié par Harmonia Mundi, ce sont la clarinette et le piano qui interprètent un florilège de lieder de Schumann, Brahms et Wagner. Un album qui réunit le clarinettiste Raphaël Sévère et le pianiste Adam Laloum, deux musiciens qui fréquentent depuis une dizaine d’années ensemble le répertoire romantique allemand et partage une même passion pour le chant. Ils se confieront ce soir sur leur recherche de vocalité et leur amour des mots. Il se sont ainsi imprégnés des poèmes de ces lieder pour nous les restituer à travers leurs instruments.
94
Gaïa, l’hymne à la nature du violoncelliste Gautier Capuçon
Originaire de Chambéry, ayant grandi au milieu des montagnes, Gautier Capuçon nourrissait depuis l’enfance un rêve : « Gravir le mont Blanc, le violoncelle sur le dos, et jouer dans l’écho pur des cimes, encore guidé par la lumière malicieuse de Maurice Baquet » écrit-il dans la préface de son nouvel album, Gaïa, sorti chez Erato. Un rêve qu’il a réalisé comme en témoigne un superbe et vertigineux clip filmé dans le massif du mont Blanc justement, le montrant suspendu à un câble, skiant et jouant sur des sommets enneigés.
95
Thomas Hengelbrock, un chef d'orchestre curieux et avide de découvertes
Thomas Hengelbrock poursuit sa deuxième saison en tant que directeur musical de l’orchestre de chambre de Paris et retrouvera ses musiciens jeudi 4 décembre au Théâtre des Champs-Elysées. Il dirigera la première symphonie de Gounod ainsi que l’Oratorio de noël de Camille Saint-Saëns, une œuvre assez rarement donnée en France mais que le chef allemand connait bien et apprécie tout particulièrement.
96
Dans les coulisses de la pétillante production de Cendrillon de Pauline Viardot
Nous nous glisserons ce soir dans les coulisses de l’une des plus pétillantes productions lyriques de cette saison, l’opéra de chambre Cendrillon de Pauline Viardot, sur un livret adapté par David Lescot et une musique arrangée par Jérémie Arcache. Un spectacle qui revisite avec beaucoup de fantaisie le célèbre conte de fée et saura séduire un très large public. C’est la nouvelle production de la Co [opéra]tive, ce collectif de théâtres qui mutualise ses forces pour monter, chaque année, une production à l’intention de ceux qui n’ont pas forcément accès aux grandes institutions lyriques.
97
Sol Gabetta célèbre Lise Cristiani, figure oubliée du violoncelle romantique
Le 4 décembre 1825, il y a tout juste 200 ans, naissait l’une des grandes virtuoses du violoncelle, la première femme à jouer de cet instrument en public en France. Elle s’appelait Lise Cristiani, a connu une brève mais foisonnante carrière, a joué à travers l’Europe y compris dans quelques endroits hostiles où aucun musicien n’avait encore osé se produire, avant de mourir à seulement 27 ans. Cette musicienne à la vie romanesque a inspiré Sol Gabetta qui lui a dédié un documentaire diffusé sur Arte et un album, tout juste sorti chez Sony.
98
Le chef Joshua Weilerstein en itinérance avec l’Orchestre National de Lille
C’est un chef en itinérance avec son orchestre, mais qui a choisi d’en faire une force. Depuis la fermeture de l’Auditorium du Nouveau Siècle pour cause de travaux, Joshua Weilerstein poursuit son aventure lilloise hors les murs, investissant différents lieux de la ville et de la région, se produisant également à Paris comme à Aix-en-Provence. L’occasion pour le chef américain et ses musiciens d’aller toucher un public encore plus vaste et de renforcer ce sens de l’adaptabilité que l’orchestre national de Lille a toujours développé.
99
Le pianiste David Fray publie son premier album baroque
C’est son album le plus personnel, avec lequel il nous dévoile des facettes que l’on ne connaissait pas ou si peu de lui, à travers un répertoire qu’il ne fréquentait guère en public. David Fray a réuni un florilège de petites pièces du répertoire baroque, dans l’esprit de Bis. « Baroque Encores » tel est, justement le titre de cet album sorti chez Erato. A l’exception de Bach, il n’avait, jusqu’ici, jamais osé jouer ou enregistrer des pièces de compositeurs tels Rameau, Couperin ou Pancrace Royer qui figurent à ce programme.
100
La cheffe d'orchestre Debora Waldman se lance dans l’intégrale des symphonies de Mozart.
Ce sont les 41 symphonies de Mozart ainsi que ses grandes œuvres sacrées que Debora Waldman dirigera, en une année, à la tête de son orchestre Idomeneo. Un cycle qui n’a pas été donné en concert, dans sa totalité, à Paris depuis 1956, à l’occasion du bicentenaire du compositeur ! Ce projet s’inscrit dans le cadre de la saison musicale exceptionnelle autour de Mozart que propose le Collège des Bernardins. Coup d’envoi le 2 décembre avec la 3ème symphonie et le Requiem.
101
Les frissons de Haendel par Hervé Niquet et son Concert spirituel
C’est l’une des œuvres les plus terrifiantes de Haendel qu’Hervé Niquet vient d’enregistrer à la tête de son Concert spirituel, pour le label Alpha. Il s’agit de son oratorio Israël en Egypte, racontant l’exodes des juifs opprimés par les Égyptiens et incluant les fameuses dix plaies d’Egypte à savoir les eaux du Nil changées en sang, une invasion de grenouilles, une épidémie de peste, un déluge de grêle et de flammes, le ravage des moustiques et des sauterelles, mais aussi mort de tous les premiers nés… Des péripéties qui donnent lieu dans cette partition à une formidable palette d’expressions décrivant l’horreur, l’oppression, la stupeur, la foi et l’exaltation. De puissants chœurs, un orchestre opulent … tout est réuni ici pour nous emporter et nous faire frissonner !
102
L’univers onirique de la pianiste Jodyline Gallavardin
C’est dans un univers onirique que nous plonge la pianiste Jodyline Gallavardin avec son nouvel album sorti chez la Scala Music. Intitulé « Nuit blanche », il réunit des pièces peu connues de Sergueï Liapounov, Peteris Vasks, Arthur Lourié, Alexandre Scriabine et Déodat de Séverac. Des compositeurs aux langages certes différents mais qui ont un commun une écriture particulièrement suggestive, entre romantisme et impressionnisme.
103
Léa Hennino et Françoise Gneri préparent le 50e Congrès international de l'alto
104
Adrien Perruchon et Adelaïde Ferrière célèbrent les échanges franco-américains à la Seine Musicale
Adrien Perruchon retrouvera ses musiciens de l’orchestre Lamoureux le 22 novembre à la Seine Musicale pour un concert qui mettra à l’honneur les liens qui ont unis des compositeurs étrangers avec la France. Au programme : la symphonie parisienne de Mozart et « Un Américain à Paris » de Gershwin mais aussi le concerto pour marimba, vibraphone et orchestre de Milhaud qui, dans l’autre sens, a été composé par un français sur le sol américain. C’est Adelaïde Ferrière qui sera la soliste de ce concerto bien connu des percussionnistes mais beaucoup moins du grand public.
105
La musicienne et réalisatrice Solrey revisite le mythe de Casanova
Deux ans près sa création à la Fenice de Venise, « Ciao Casanova », l’opéra film de Solrey fera l’objet d’une représentation le 26 novembre à la Seine musicale. La musicienne et réalisatrice nous invite ici à arpenter les ruelles et les canaux de Venise à travers l’évocation de l’une de ses figures mythiques, le personnage de Casanova. Des musiques de Vivaldi, Mozart, Nino Rota ou encore Alexandre Desplat ponctuent ce programme se voulant ouvert sur le monde et les nouveaux enjeux d’une société qui n’accepte plus les comportements abusifs d’un tel séducteur.
106
Opéra Junior, une troupe dirigée par Jérôme Pillement au sein de laquelle la soprano Apolline Raï-Westphal a découvert sa vocation
Salué pour l’excellence de son travail sur le plan vocal, la diversité de ses projets et l’étendue de son répertoire qui inclut des programmes originaux et des créations, Opéra Junior a remporté cette année le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral. Jérôme Pillement, qui en assure la direction depuis 2009, nous éclairera ce soir sur ce programme éducatif basé à l’Opéra de Montpellier qui s’apparente à une troupe et réunit des enfants de 4 à 29 ans. Ils sont ainsi initiés à l’art du spectacle et participent, chaque année, à une production lyrique
107
Paul Zientara et Arthur Hinnewinkel célèbrent l’amitié brahmsienne
C’est autour de Brahms, de ses deux sublimes sonates opus 120, que Paul Zientara et Arthur Hinnewinkel sont réunis au disque pour la première fois. Brahms, un compositeur dont la musique incarne justement l’amitié, possède cette dimension enveloppante qui encourage ainsi le partage et l’échange. Il est d’ailleurs l’un des premiers compositeurs que nos deux jeunes musiciens ont joués ensemble, alors qu’ils étaient encore étudiants au conservatoire de Paris.
108
Le chef Leonardo Garcia-Alarcon fête les 20 ans de sa Cappella Mediterranea
C’est un orchestre qui porte bien son nom tant il nous régale avec des programmes colorés depuis déjà 20 ans, mais sait aussi nous surprendre, élargir nos horizons en nous faisant découvrir des compositeurs oubliés, en mêlant musiques classiques et populaires, musiques anciennes et créations contemporaines. La riche saison anniversaire, particulièrement contrastée, de la Cappella Mediterranea, reflète justement l’éclectisme voire l’audace de son fondateur et chef Leonardo Garcia-Alarcon.
109
La nouvelle vie wagnérienne du ténor Stanislas de Barbeyrac
La carrière de Stanislas de Barbeyrac a pris, tout récemment, un virage wagnérien. Après avoir incarné Erik du Vaisseau fantôme à Valence et chanté son premier Siegmund en mai à Londres, le voici sur la scène de l’Opéra Bastille où il reprend ce rôle emblématique de la Walkyrie, sous la direction de Pablo Heras-Casado et dans la mise en scène de Calixto Bieito. Une nouvelle production à découvrir jusqu’au 30 novembre.
110
Opéra Junior, une troupe dirigée par Jérôme Pillement au sein de laquelle la soprano Apolline Raï-Westphal a découvert sa vocation
Salué pour l’excellence de son travail sur le plan vocal, la diversité de ses projets et l’étendue de son répertoire qui inclut des programmes originaux et des créations, Opéra Junior a remporté cette année le Prix Liliane Bettencourt pour le chant choral. Jérôme Pillement, qui en assure la direction depuis 2009, nous éclairera ce soir sur ce programme éducatif basé à l’Opéra de Montpellier qui s’apparente à une troupe et réunit des enfants de 4 à 29 ans. Ils sont ainsi initiés à l’art du spectacle et participent, chaque année, à une production lyrique
111
Anastasia Kobekina nous livre sa lecture des suites pour violoncelle de Bach
Graver l’intégrale des suites de Bach est un moment particulier dans la vie d’un violoncelliste. Moment que vient de vivre Anastasia Kobekina qui nous livre aujourd’hui, chez Sony, sa lecture de ce sommet de la littérature pour violoncelle. Des pièces qu’elle a choisie d’enregistrer sur un instrument ancien, avec des cordes en boyaux.
112
Robin Pharo nous dévoile l’univers envoutant de William Laws
C’est à l’une des grandes figures de la musique anglaise du début du 17ème siècle que Robin Pharo a choisi de consacrer son nouvel album avec l’ensemble Près de votre oreille. Il s’agit de Wiliam Lawes, compositeur très connu et apprécié en son temps mais dont l’œuvre était tombée dans l’oubli. Le gambiste et chef poursuit ici son exploration de la musique anglaise après deux albums dédiés aux compositeurs de l’époque Elisabéthaine dont William Lawes est l’un des prédécesseurs
113
L'altiste Samuel Hengebaert rend hommage aux compositeurs qualifiés de dégénérés par le régime nazi
Ils étaient juifs, communistes, homosexuels, avant-gardistes… ont été censurés, opprimés voire internés mais ont réussi à créer dans l’adversité. C’est à ces compositeurs qualifiés de dégénérés par le régime nazi que Samuel Hengebaert, le fondateur et directeur du collectif Acte Six, rend hommage dans un triple album publié par le label Oktave Rencords. Un programme particulièrement éclectique pour lequel il a réuni une pléiade de musiciens, parmi lesquels, Eva Zavaro, Omer Bouchez, Alexis Derouin, Adam Laloum ou encore Julien Beautemps mais aussi les mezzo-sopranos Lucile Richardot et Eléonore Pancrazi, ainsi que le baryton Edwin Crossley-Mercer.
114
Un voyage en Amérique latine avec le pianiste italien Vittorio Forte
Son nouvel album, sorti chez Mirare, est conçu comme un voyage, gorgé de lumière, à travers l’Amérique latine, de l’Argentine au Mexique en passant par le Chili ou encore le Brésil. Des pays dont Vittorio Forte connait bien l’âme profonde lui qui, dans sa Calabre natale, a découvert sa vocation de pianiste grâce à un professeur argentin. Ainsi a-t-il été initié très jeune aux tangos, aux rythmes et aux couleurs propres à ce répertoire, ainsi qu’à la nostalgie qui en émane.
115
La musique de chambre de Marie Jaëll, figure de la musique française romantique, sortie de l’oubli grâce à la Boîte à pépites
L’année 2025 marque le centenaire de la disparition de Marie Jaëll, grande figure de la musique française romantique. De cette pianiste virtuose, proche de Liszt, compositrice et pédagogue on connait déjà plusieurs œuvres pour le piano, dont deux concertos entrés au répertoire de certains pianistes. C’est sa musique de chambre que nous invitent aujourd’hui à découvrir des musiciennes engagées avec passion dans la remise à l’honneur du répertoire féminin oublié, grâce au label La boîte à pépites. Parmi elles : Manon Galy, Héloïse Luzzati et Célia Oneto Bensaid qui nous éclaireront ce soir sur l’art de cette compositrice à travers notamment son fascinant quatuor avec piano.
116
Silvia Costa et Jakob Lehmann face au défi de mettre en scène et diriger la Damnation de Faust d'Hector Berlioz
La Damnation de Faust est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées jusqu’au 15 novembre. Cette nouvelle production, qui marque les débuts de Benjamin Bernheim dans le rôle-titre, a été confiée à la metteuse en scène italienne Silivia Costa et au jeune chef allemand Jakob Lehmann placé à la tête de l’orchestre Les Siècles.
117
Thibaut Garcia et Antoine Morinière apportent un éclairage inédit aux Variations Goldberg de JS Bach
Ecrites pour le clavecin mais jouées également au piano, les variations Goldberg de Bach ont fait l’objet de diverses transcriptions, dont une fameuse pour trio à cordes. Celle que nous proposent Thibaut Garcia et Antoine Morinière, pour deux guitares, est inédite et apporte ainsi un autre éclairage à ce vaste cycle. Mais un éclairage qui nous paraît si évident tant ces deux musiciens ont su y apporter une fraicheur et une profondeur absolument saisissantes.
118
Camille Théveneau, Léo et Luka Ispir : des musiciens créatifs et engagés
Ils sont les représentants d’une nouvelle génération de musiciens désireux donner un sens à leur carrière, voire de briser les codes. Camille Théveneau est, ainsi, à l’initiative d’un nouveau festival de musique classique élargie Sido&Co qui se déroulera dans le 10ème arrondissement de Paris du 6 au 9 novembre. Il se déclinera en sept performances artistiques privilégiant la transversalité, mêlant concert, théâtre, photographie et déambulations dans quelques salles atypiques pour la musique. Quant aux frères, Léo et Luka Ispir, ils viennent de s’illustrer au disque, grâce au soutien de la Fondation Gautier Capuçon, dans un programme associant des œuvres originales pour violon et violoncelle, comme la sonate de Ravel et la passacaille d’Halvorsen, des transcriptions de pièces de Mozart et de Bach ainsi qu’une création de Fazil Say.
119
Le festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence vient de recevoir, à Stockholm, le prix Birgit Nilsson
120
Philippe Jaroussky chante la jalousie
C’est le thème de la Jalousie que Philippe Jaroussky a choisi d’explorer avec les musiciens de son ensemble Artaserse dans son nouvel album sorti chez Erato. Et c’est par le biais de la cantate de chambre italienne, genre plus intime que l’opéra, qu’il nous livre son interprétation de personnages amoureux, rongés par le doute, la suspicion, l’envie… Des cantates célèbres signées Vivaldi et Haendel, mais aussi deux raretés de Porpora et Galuppi, composées sur un même texte de Métastase.
121
Louis Langrée, chef et directeur tourné vers la jeunesse
Une tragédie lyrique à l’affiche de l’Opéra-Comique ce mois-ci, Iphigénie en Tauride de Gluck. Une nouvelle production mise en scène par Wajdi Mouawad et dirigée, en alternance, par Louis Langrée et Théotime Langlois de Swarte à la tête du Consort, à découvrir du 2 au 12 novembre. Sur scène : la jeune soprano Tamara Bounazou dans le rôle-titre aux côtés de Theo Hoffman, Philippe Talbot ou encore Jean-Fernand Setti.
122
Les accents italiens de Bach, par la violoniste Amandine Beyer
Son enregistrement des Quatre saisons de Vivaldi avec son ensemble Gli Incogniti avait fait sensation et révélé son sens des couleurs, de la narration comme des textures sonores. Depuis, Amandine Beyer n’a cessé d’explorer le répertoire italien mais aussi la musique de Bach, comme en témoigne notamment sa remarquable intégrale au disque de ses sonates et partitas pour violon. Elle a choisi, aujourd’hui, de mêler ces deux univers, italien et germanique, au sein d’un double album, publié par Harmonia Mundi, mettant en regard des concertos particulièrement colorés et chatoyants de Bach avec des pages de compositeurs italiens qui l’ont inspiré.
124
Julien Beaudiment enchante Ravel à la flûte
Il présentera son nouveau disque consacré à des transcriptions pour flûte et piano de différentes œuvres de Ravel, telles l’Alborada del gracioso, Daphnis et Chloé ou la Pavane pour une infante défunte. Ce disque a été enregistré avec la pianiste Célia Oneto Bensaid, et Karine Deshayes qui y interprète La Flûte enchantée, extraite de Shéhérazade. Julien Beaudiment parlera également du Grand Concert de Noël Radio Classique dont il sera l’invité les 6 et 7 décembre prochain au Théâtre des Champs-Elysées à Paris avec l’Orchestre Divertimento et le Chœur PSL dirigés par Zahia Ziouani.
125
Victor Hugo retrouve sa voix avec Christophe Barbier, Pauline Courtin et Antoine Palloc
Choses vues… et chantées ! Les voix de Victor Hugo, tel le titre de ce disque qui réunit Christophe Barbier, la soprano Pauline Courtin et le pianiste Antoine Palloc. Un disque qui mêle des textes de Victor Hugo, en l’occurrence des extraits de Choses vues, recueil de courtes chroniques dont certaines résonnent encore dans l’actualité, et des mélodies de Fauré, Hahn, Donizetti, Liszt, Bizet, Franck, Lalo et Britten composées sur des textes de Victor Hugo.
La mezzo-soprano Marine Chagnon est l’invitée du Journal du Classique. Elle chante actuellement le rôle de Solange Garnier dans Les Demoiselles de Rochefort actuellement au Théâtre du Lido à Paris.
128
Le pianiste Alexandre Tharaud déclare sa flamme à la chanson française
Il n’a jamais caché, bien au contraire, son amour pour la chanson française, voue une immense admiration pour Barbara et a déjà eu l’occasion de partager la scène avec Camelia Jordana ou encore Dominique A. Alexandre Tharaud a choisi de consacrer tout un album à ce genre qu’il revisite ici seul au piano ou accompagné par l’Orchestre national Bordeaux Aquitaine et Pierre Dumoussaud avec la même sincérité que lorsqu’il interprète le répertoire classique.
129
Renaud Capuçon et Dominique Bluzet nous présentent la nouvelle édition du festival de Pâques d’Aix-en-Provence
La prochaine édition du festival de Pâques d’Aix-en-Provence se tiendra du 28 mars au 12 avril. Plus de 900 artistes y participeront, de grands solistes internationaux comme de jeunes talents en devenir dans cet esprit d’échange, de partage qui fait l’ADN de la manifestation. Une édition qui sera ponctuée d’une vingtaine de concerts et d’une centaine de rendez-vous gratuits dans le cadre du volet « Musique en partage » qui s’adresse aux plus jeunes comme au public empêché et rayonne dans toute la région.
130
Camille Pépin, une compositrice qui joue avec la lumière
Après avoir créé son concerto pour violon il y a deux ans, Renaud Capuçon dirigera le 23 octobre au Grand Théâtre de Provence une nouvelle œuvre de Camille Pépin, symphonique cette fois-ci, inspirée également par un poème de Paul Eluard. « La nuit n’est- jamais complète », tel est le nom de cette pièce qui forme ainsi avec le concerto « un cycle porteur d’un message commun : la possibilité d’une lumière au cœur de la nuit » nous dit la compositrice
131
La pianiste Vanessa Wagner nous invite à voyager dans l’univers hypnotique de Philip Glass
L’oeuvre de Philip Glass suscite aujourd’hui un vif intérêt, une véritable fascination même en France où plusieurs de ses opéras sont à l’affiche cette saison. Et pourtant sa musique a longtemps engendré une certaine méfiance chez artistes du monde classique. Ce qui n’a pas empêché Vanessa Wagner de revendiquer très tôt sa passion pour le compositeur américain. Et elle nous livre aujourd’hui au disque, sa lecture de l’intégrale de ses études pour piano, dans un double album publié par le label Infiné.
132
Cendrillon de Rossini : Gaëlle Arquez et Gaëtan Jarry inaugurent la nouvelle saison de l’Opéra Royal de Versailles
C’est samedi, le 11 octobre, que débutera la nouvelle saison lyrique de l’Opéra royal du Château de Versailles avec une production du Cendrillon de Rossini, dans une version française, dirigée par Gaëtan Jarry et avec Gaëlle Arquez dans le rôle-titre. Ils seront, tous les deux, à notre micro ce soir pour nous éclairer sur ce spectacle particulièrement pétillant mis en scène par Julien Lubeck et Cécile Roussat, à découvrir jusqu’au 18 octobre.
133
Le chef d'orchestre Kazuki Yamada entame le dernier chapitre de sa grande aventure monégasque
Le 21 septembre dernier, à l’Auditorium Rainier III de Monaco, Kazuki Yamada faisait sa dernière rentrée avec l’orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, dont il a pris les rênes en tant que directeur musical en 2016 et qu’il quittera à la fin de cette saison. Trois remarquables publications discographiques du Palazzetto Bru Zane et d’Alpha nous permettent, par ailleurs, de retrouver le chef japonais et ses musiciens dans des programmes entièrement dédiés à la musique française : l’opéra l’Ancêtre de Saint-Saëns – qui avait été créé justement à Monte Carlo – les premières symphonies de Bizet, Gounod et Saint-Saëns ainsi que les concertos de Ravel avec le pianiste Nelson Goerner.
134
Passion brève, le nouveau roman d’Elsa Fottorino : une déclaration d’amour à la musique
Son nouveau roman, Passion brève, publié aux éditions Mercure de France, est tout imprégné de musique. Il met en scène une jeune universitaire et un pianiste de quarante ans son ainé qui vivent une intense histoire d’amour et dont les sentiments se confondent parfois avec la musique, celle de Mendelssohn, de Schumann, de Dvorak, de Mozart ou de Liszt.
135
Case Scaglione, un chef amoureux de la musique de Sibelius
Case Scaglione retrouvera ses musiciens de l’Orchestre national d’Île-de-France le 16 octobre à la Philharmonie de Paris pour un concert placé sous le signe de Rachmaninov, avec en soliste le pianiste Federico Colli. Tandis que vient de paraître, chez NoMadMusic, son enregistrement du Concerto pour violon de Sibelius joué en soliste par la violoniste Simone Lamsma. Sibelius, dont le chef américain a dirigé de nombreuses symphonies ces dernières années à Paris.
136
Le Quatuor Dutilleux publie son premier album
C’est l’œuvre d’Henri Dutilleux, « Ainsi la nuit » qui est, tout naturellement, au cœur de cet album conçu comme un véritable parcours à travers plusieurs siècles de musique française. Un parcours qui débute, de façon aussi surprenante qu’enthousiasmante avec Rameau, dont Thomas Duran a eu l’heureuse idée d’arranger pour quatuor des pièces orchestrales ou destinées au clavecin. Ravel, Debussy (dont David Gaillard a réalisé une autre remarquable transcription du Clair de lune) et la compositrice franco-suisse Claire-Mélanie Sinnhuber complètent cette fascinante mise en perspective.
137
« Bach-Busoni » : Jean-Philippe Collard fait sonner son piano comme un orgue
Son nouvel album, sorti chez la Dolce Volta, nous plonge dans un univers sonore évoquant celui de l’orgue, un instrument qui, avec le piano, a également bercé son enfance. Jean-Philippe Collard nous offre ainsi sa lecture de pièces pour orgue de Jean-Sébastien Bach transcrites par Ferrucio Busoni.
138
L’artiste iranienne Shirin Neshat nous livre sa lecture engagée de l’opéra Aïda de Verdi
C’est à l’artiste vidéaste iranienne Shirin Neshat qu’a été confiée la mise en scène d’Aïda de Verdi présentée en ce moment et jusqu’au 4 novembre à l’Opéra Bastille. Il s’agit de la troisième version d’une production créée au festival de Salzbourg en 2017 et réadaptée pour la scène parisienne. Avec Krzysztof Baczyk, Eve-Maud Hubeaux, Saioa Hernandez ou encore Piotr Beczala sous la direction de Michele Mariotti.
139
Theodora de Haendel : Thomas Dunford dirige son premier ouvrage lyrique avec son ensemble Jupiter
C’est un moment fort, un tournant même de sa carrière de musicien que vit actuellement Thomas Dunford, lui qui s’apprête à diriger son premier ouvrage lyrique, en tournée, dans huit grandes maisons d’opéra. Il s’agit de l’oratorio Theodora de Haendel qu’il donnera en version de concert, avec son ensemble Jupiter, un chœur et un superbe plateau de solistes réunissant Lea Desandre Avery Amereau, Hugh Cutting, Laurence Kilsby et Alex Rosen. Cette tournée les conduira du 2 au 15 octobre à Toulouse, Madrid, Paris (le Théâtre des Champs-Elysées), Bordeaux, Versailles, Dijon, Montpellier et Bruxelles.
140
Le nouveau conte musical en hommage à Joséphine Baker de Mathieu laine et Karol Beffa
Après l’immense succès remporté par leur conte musical « Le roi qui n’aimait pas la musique », Mathieu Laine et Karol Beffa ont écrit et composé la suite des aventures de ce roi bougon et autoritaire qui avait interdit la musique dans son tout petit royaume. Une fable qui nous rappelait à quel point la musique est essentielle à la vie. Ce second volet met en avant des valeurs d’échange et d’ouverture d’esprit en nous conduisant au pays du jazz et en faisant référence à Joséphine Baker dont on célèbre en ce moment le centenaire des premiers spectacles parisiens.