Chaque semaine, « L’ordre du monde » propose un décryptage clair, accessible et exigeant de l’actualité internationale. Objectif: aider les auditeurs à comprendre les logiques profondes qui structurent un monde en pleine mutation. Ensemble, Annalisa Cappellini et Mathieu Jolivet couvrent l’actualité géopolitique de la semaine. Dans « L’ordre du monde », ils confrontent leurs analyses, croisent leurs points de vue et racontent ce qui relie les territoires, les alliances et les signaux faibles d’un monde qui se redessine sous nos yeux.
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en MP3 et replayÀ quelques jours des élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump joue une partie de son avenir politique dans ce scrutin promis aux démocrates, ce qui pourrait sérieusement compliquer la seconde moitié de son mandat. Mais le résultat pourrait aussi peser sur ses relations avec la Chine. Pékin scrute de près ce rendez-vous électoral. Mais quel scénario arrangerait le plus Xi Jinping ? Une victoire des démocrates affaiblirait Donald Trump sans forcément faire les affaires de la deuxième puissance mondiale. Décryptage avec un invité exceptionnel : Philippe Le Corre, professeur de relations internationales et d'études asiatiques à l'Essec, ancien chercheur à Harvard et membre de l'Asia Society.
La galaxie Trump fait fructifier sa marque. Le nom de Donald Trump est lucratif mais c'est surtout une belle affaire de famille, avec le gendre Jared Kushner qui investit en Serbie, en Albanie et au Moyen-Orient, souvent sur fond de scandales immobiliers. Mais le président de la première puissance économique mondiale peut-il a ce point monétiser son nom pendant son mandat ? Que dit la loi ? Et en cas de victoire aux midterms, les démocrates peuvent-ils attaquer Donald Trump pour conflit d’intérêt ?
Un sorte d’OTAN des pays musulmans est en train de voir le jour au Moyen-Orient à travers un puissant accord de défense qui réunit Arabie saoudite, Turquie, et Pakistan. Pourtant leurs intérêts divergent et l’alliance montre déjà quelques fissures. En parlant de l’Arabie saoudite, comment diable un pays aussi riche et puissant militairement peut-il se faire déborder par les rebelles Houthis ? Décryptage d’un cas d’école de guerre asymétrique.
De passage à Athènes, le secrétaire d'État américain Marco Rubio, face à l'Acropole, a cité les philosophes grecs pour dérouler un discours sur les menaces civilisationnelles qui pèsent, selon lui, sur l'Europe. Derrière les symboles, pourquoi la Grèce est-elle devenue si stratégique pour les États-Unis ? Jusqu'ici, leur partenaire incontournable dans la région était surtout la Turquie. Mais Athènes devient un nouveau pilier pour Donald Trump et révèle une Amérique qui préfère dorénavant une relation bilatérale directe avec les pays européens.
Toujours plus de soldats pour Vladimir Poutine. La Russie veut encore grossir les rangs de son armée. Mais les pertes s’accumulent et trouver de nouveaux hommes devient un défi. Alors jusqu’où Poutine peut-il pousser son effort de guerre ? Et surtout, qu’est-ce qui pourrait lui manquer en premier : les hommes ou l’argent ? Car il faut financer cette guerre. Poutine mise notamment sur un gigantesque trésor pétrolier caché dans l’Arctique. Des dizaines de milliards de barils, de nouvelles routes d’exportation et une flotte fantôme devenue tentaculaire… La Russie construit tout un système pour continuer à vendre son pétrole malgré les sanctions occidentales.
Graphite, nickel, cuivre, molybdène… Ils portent des noms barbares, pourtant les minerais critiques sont devenus plus que jamais géopolitiques. L’Europe a enfin compris qu’il faut desserrer l’étau chinois… mais elle part avec un sérieux retard. Focus aussi sur le Groenland, dont les sous-sols regorgent de ces minerais stratégiques. Vous verrez comment l’Europe et les États-Unis se positionnent pour avoir accès aux ressources de ce territoire arctique.
Réseau ferroviaire paralysé aux Pays-Bas, attaque de drone en Allemagne, flotte fantôme au large de l'Irlande… En parallèle de sa guerre interminable en Ukraine, la Russie multiplie les intimidations en Europe. Avec cette doctrine héritée de la Guerre Froide, Vladimir Poutine joue avec les nerfs de l'Otan. En alerte maximale, les pays européens réévaluent leur stratégie militaire, à l'image de la Suède. Nous avons rencontré le chef d'État-major du pays scandinave qui s'arme et forme sa population pour être plus réactif face aux menaces russes.
C'est la nouvelle passion de Donald Trump. Après avoir renommé le Golfe du Mexique en Golfe d'Amérique, le président américain a ciblé le lac Ontario, à la frontière canadienne, désormais nommé lac d'Amérique. Et c'est même toute l'Amérique du Nord qui est dans son viseur impérialiste. Or, en géographie, les noms ont un sens... et un enjeu. De l'autre côté du globe, les Malouines en témoignent. Appelées îles Falkland par les Britanniques, Malvinas par les Argentins, elles connaissent un regain de tension autour d'un projet pétrolier.
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La Chine sur tous les fronts. Alors que le Népal panse ses plaies après les inondations dévastatrices, son géant voisin planifie la construction, à quelques kilomètres, du plus grand barrage hydroélectrique du monde. Un projet qui inquiète autant le Népal que l'Inde. Et plus à l'est, c'est Taïwan qui s'inquiète alors que de nombreux observateurs prédisent une invasion chinoise dès 2027. Alors l'île fait évoluer sa doctrine militaire en s'inspirant de l'Ukraine.
Le blocage du détroit d’Ormuz a rappelé au monde entier la vulnérabilité de certains passages maritimes extrêmement stratégiques. Parmi eux, le détroit de Malacca, au large de Singapour, inquiète particulièrement la Chine. Près de 90% de son pétrole transite par ce choke point. Par sécurité, Pékin développe donc de plus en plus d’initiatives pour réduire sa dépendance au détroit.
Narva, ses 50.000 habitants, son château, son fleuve… et ses blindés de l’Otan qui patrouillent. Car de l’autre côté du fleuve, c’est la Russie. Et la ville estonienne, avec sa forte communauté russophone, est la cible de campagnes d’influence pro-russes de plus en plus pressantes. Poutine joue avec les nerfs de l’Otan et désormais, le bien mal nommé pont de l’amitié est couvert de barbelés et surveillé nuit et jour.
Fin septembre, l’ONU tiendra son Assemblée générale annuelle. Percutée de plein fouet par la brutalité géopolitique imposée par Donald Trump, et par une crise économique inédite, l’organisation traverse une des pires périodes de son histoire. Avec le risque de disparaître si les financements ne reviennent pas.
Conséquence majeure et déjà très visible du réchauffement climatique, la route maritime arctique, autrefois accessible seulement deux mois par an avec l’aide de brise-glace, est désormais ouverte 10 mois par an. La Chine s’y est déjà engouffrée avec un navire qui a relié l’Europe en 20 jours, deux fois plus vite que par le Canal de Suez. Mais la Russie, où passe la route une bonne partie du trajet, et les États-Unis, qui veulent maintenir leur influence sur l’Arctique, comptent bien profiter, cyniquement, de la fonte des glaces.
Ils s’appellent Elon Musk, Peter Thiel ou encore David Sachs, ils sont multimilliardaires, ne jurent que par l’IA ou les cryptos et depuis l’élection de Donald Trump, ils passent beaucoup de temps dans le Bureau ovale. Ces techno-libertariens, qui militent pour un État réduit à peau de chagrin, pèsent de tout leur poids sur la politique américaine, au point de couper Donald Trump de sa base électorale qui voit ses usines remplacées par des datacenters.










