Storiavoce est le podcast du magazine Histoire & Civilisations. Il s’adresse à tous les passionnés, curieux et amateurs d’histoire, du grand public aux étudiants et chercheurs.Chaque épisode vous plonge dans les grandes périodes, les personnages clés et les événements fondateurs de notre passé, grâce à des entretiens exclusifs et des récits vivants et accessibles.Pensé comme un outil de transmission des savoirs, Storiavoce propose une approche rigoureuse, pédagogique et incarnée, en donnant la parole à des historiens, auteurs, enseignants et spécialistes reconnus.Les rubriques du podcast :Grands entretiens : dialogues approfondis avec des historiens et des penseurs de l’histoire.Cours d'histoire : des leçons claires et structurées pour comprendre une période ou un thème.Nos mémoires : une exploration de l’histoire collective à travers témoignages, archives et souvenirs.Racontez-moi l'histoire : des récits captivants pour revivre les grands moments du passé.Pourquoi tant d'histoires : une réflexion sur le rôle de l’histoire dans nos sociétés et nos débats contemporains. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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en MP3 et replayFaites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Et si tout avait déjà commencé, en silence, dès 1786 ? Avant la prise de la Bastille, avant même la convocation des états généraux, des signaux faibles apparaissent : crise financière persistante, tensions politiques, réformes avortées… mais aussi inquiétudes grandissantes dans les correspondances diplomatiques européennes. À Venise, à Vienne, à Madrid, des ambassadeurs observent, décrivent, parfois pressentent qu’un basculement est en cours.À travers leurs dépêches, mais aussi les écrits de témoins comme Campan, Fersen ou Bailly, se dessine l’image d’une monarchie déjà fragilisée, contestée, traversée de peurs, de rumeurs et de projets de réforme. Et si Louis XVI lui-même, en tentant de réformer l’État, en avait été l’un des premiers acteurs - voire le premier révolutionnaire malgré lui ? Dans un livre magistral, Jean-Christian Petitfils se penche sur la Révolution française. Dans cette nouvelle série de nos Cours d'histoire, il analyse les signes précurseurs au point de reconsidérer la chronologie des événements. L'invité : Jean-Christian Petitfils est un historien moderniste, membre du conseil scientifique du Figaro histoire. Il a écrit une vingtaine d’ouvrages, dont des biographies devenues désormais des classiques, comme Louis XIV, Louis XV, Louis XVI ou Henri IV (700 pages, 29€). Il vient de publier chez Perrin La Révolution française (832 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le mot fascisme est devenu aujourd’hui galvaudé, réduit à l’état d’insulte et vidé de son sens. Pourtant le fascisme est un phénomène historique majeur du XXe siècle qu’il est important de comprendre. Pour ce faire, Lucien Jaume a mobilisé une importante historiographie italienne peu connue en France et sa profondeur de champ d’historien des idées.Le fascisme est bien sûr le produit d’un homme, Mussolini, qui vient du socialisme, qui a été très marqué par la lecture de Nietzsche et qui conçoit le fascisme comme une action, agir étant la seule vérité à laquelle sa pensée polymorphe se plie. D’où l’importance de construire le fascisme, notamment par la création d’un État totalitaire, dont Lucien Jaume montre qu’il repose en grande partie sur le corporatisme.Des prémices du mouvement jusqu’à l’éclosion d’un antisémitisme qui n’était pas présent à l’origine, en passant par les relations tumultueuses avec Rome, c’est toute une histoire du fascisme qui est ici fondamentalement repensée.Invité : Philosophe et historien, Lucien Jaume travaille depuis longtemps sur l’histoire des idées politiques depuis la Révolution. Il a publié des ouvrages majeurs, dont Le Discours jacobin et la démocratie, L’Individu effacé, une biographie de Tocqueville...***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Avec ses millions de visiteurs chaque année, Versailles demeure l’un des symboles les plus puissants de la monarchie française. Mais derrière la splendeur du château se cachent aussi une ville de cour, un chantier permanent, des usages quotidiens, des privilèges, des contraintes et bien des idées reçues.L’historien Mathieu da Vinha revient sur la vie à la cour : qui pouvait habiter le palais ? Versailles était-il chauffé ? Comment mangeaient les souverains ? Existait-il des passages secrets ? Le château se visitait-il déjà au temps des rois ?***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Avec l’historien Antoine Boulant, spécialiste du XVIIIᵉ siècle, cet épisode revient sur la création, le fonctionnement et la logique politique du Tribunal révolutionnaire de Paris. À partir des recherches les plus récentes et de documents inédits, il éclaire les grands procès de la Terreur - Marie-Antoinette, les Girondins, Danton - et montre comment une justice placée au service du pouvoir fut progressivement entraînée dans une spirale meurtrière.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Victorieuse en 1918 mais profondément affaiblie, la France entre dans l’entre-deux-guerres dans une position plus fragile qu’il n’y paraît. Face à une Allemagne qui refuse sa défaite, à un Royaume-Uni méfiant et à des États-Unis soucieux d’être remboursés, Paris se retrouve peu à peu isolé sur la scène internationale.Avec Gérard Araud, ancien ambassadeur et auteur de Nous étions seuls, cet épisode revient sur la grande solitude française entre 1919 et 1939. Réparations, désarmement, occupation de la Ruhr, traité de Locarno, crise de 1929, montée des totalitarismes : autant d’enjeux qui éclairent le chemin menant d’une guerre mondiale à l’autre.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgDans le cadre de son partenariat avec la fondation Pierre Lafue, Storiavoce reçoit Jérémie Foa, historien, maître de conférences à Aix-Marseille Université.Comment traverse-t-on la guerre quand elle s’invite jusque dans les gestes les plus ordinaires, jusque dans les visages des voisins, jusque dans le silence des maisons ? Avec Survivre. Une histoire des guerres de Religion, Jérémie Foa nous plonge dans un XVIe siècle de peur, de dissimulation et de ruse, où mentir, se cacher, se déguiser ou feindre l’adhésion deviennent des conditions de survie. Que révèle cette plongée au cœur des violences confessionnelles sur la fragilité des identités ? Que nous disent ces existences menacées sur la manière dont les hommes et les femmes composent avec la terreur ? Et comment écrire l’histoire de ceux qui ont dû apprendre à disparaître pour rester vivants ? Dans le cadre de son partenariat avec la Fondation Pierre Lafue, nous recevons Jérémie Foa. L'invité : Jérémie Foa est un historien français, spécialiste des guerres de Religion au XVIe siècle. Maître de conférences habilité à diriger des recherches à Aix-Marseille Université, il travaille sur les violences de guerre civile, les pratiques de paix et les formes de survie en situation de conflit. Il a notamment publié Tous ceux qui tombent et Survivre. Une histoire des guerres de Religion (Le Seuil, 352 p., 23€).
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Au XIIIᵉ siècle, les conquêtes de Gengis Khan donnent naissance à un immense empire, dont la Horde constitue l’un des héritages les plus durables. De l’Ukraine au Kazakhstan, de la Russie à l’Europe de l’Est, les Mongols façonnent pendant trois siècles un espace politique, économique et culturel d’une ampleur exceptionnelle.Loin du cliché des nomades destructeurs, cet épisode montre comment la Horde mit en place une administration mobile et sophistiquée, développa les villes, stimula le commerce et fit cohabiter des communautés religieuses diverses.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] De la conquête de l’Espagne aux croisades, des premières traductions médiévales à l’orientalisme du XIXᵉ siècle, cet épisode, avec l'historien Olivier Hanne, retrace quatorze siècles de circulation, d’étude et d’interprétation du texte coranique en Europe.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Le 24 août 1346, à Crécy, l’armée française subit l’une de ses plus grandes défaites face aux Anglais. Comment le royaume de France, plus riche, plus peuplé et en apparence plus puissant que son adversaire, a-t-il pu voir son roi Philippe VI contraint à la fuite ?Dans cet entretien, David Fiasson revient sur cette bataille mythique de la guerre de Cent Ans. En confrontant les sources médiévales aux recherches les plus récentes, il éclaire les causes d’un désastre longtemps jugé incompréhensible et redonne toute sa portée à la première grande défaite terrestre française du conflit.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Au XVIIIème siècle, les maréchaux occupent le sommet de la hiérarchie militaire. Grands officiers de la Couronne et membres de la noblesse, ils sont à la fois hommes de guerre, figures de cour et représentants d’un lignage dont ils doivent affirmer la puissance.Dans cet entretien, Simon Surreaux dépasse l’histoire glorieuse des champs de bataille pour entrer dans le quotidien des maréchaux, leurs mentalités et leur conscience de classe.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.org En 1685, Louis XIV révoque l’édit de Nantes, mettant fin à près d’un siècle de coexistence fragile entre catholiques et protestants. L’événement est bien connu. Mais que signifie concrètement cette décision pour les protestants parisiens ? Comment l’État transforme-t-il une minorité religieuse en cible à surveiller, contrôler, puis faire disparaître ?Pierre-Benoît Roumagnou a étudié les rouages de cette mécanique en adoptant un angle singulier : celui de la police parisienne, institution encore jeune mais déjà centrale dans le gouvernement de la ville. À travers elle se dessinent des pratiques de traque, de fichage, de surveillance et d’interrogatoire qui éclairent autrement la révocation. Qui sont ces protestants de Paris ? Où vivent-ils, comment s’organisent-ils, comment échappent-ils — ou non — à la vigilance des autorités ? Quel rôle jouent les hommes de la police, à commencer par La Reynie ? Et jusqu’où va la violence d’un État qui entend imposer l’unité religieuse ?L'invité : Agrégé d'histoire et docteur de Sorbonne Université, Pierre-Benoît Roumagnou travaille sur l'histoire de la police et de la justice à l'époque moderne. Il a publié Traquer. La police parisienne et les protestants en 1685 (PUF, 294 p., 17 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Pierre-Luc Brisson analyse les ressorts de l'impérialisme romain au IIe siècle avant J.-C. à travers le prisme des relations internationales contemporaines. Cette étude explore comment Rome, de la paix d'Apamée à la chute de Carthage, a instauré un système unipolaire, redéfinissant durablement l'équilibre géopolitique et la gestion de la sécurité en Méditerranée hellénistique.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Philippe le Bel reste souvent associé à une monarchie autoritaire : attentat d’Anagni, persécution des Templiers, expulsion des Juifs du royaume, manipulations monétaires… mais son règne marque aussi une étape décisive dans la construction de l’État français, avec notamment la première réunion des états généraux.Dans cet entretien, l'historien Jacques Krynen revient sur le règne de Philippe le Bel marqué par un véritable modelage idéologique et politique de la France.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La Seconde Guerre mondiale est l’un des conflits les plus étudiés, et pourtant l’un des plus chargés de mythes. Que nous disent ces récits héroïques et ces « batailles décisives » de notre rapport à l’histoire, à la mémoire et au politique ? Qu’est‑ce qu’un mythe historique, et en quoi dépasse‑t‑il la simple erreur factuelle ou la construction mémorielle ? De Pearl Harbor à Stalingrad, du débarquement de Normandie à celui de Provence, de la « bataille décisive » à la Résistance, les grandes scènes du conflit sont autant de constructions mémorielles où s’entremêlent propagande, intérêts politiques, cultures stratégiques et besoin de sens.Olivier Wieviorka, auteur d'une Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale, a aussi étudié ces mythes avec Jean Lopez : Une histoire « totale » du conflit permet‑elle précisément de déconstruire les idées reçues les plus tenaces ? Pearl Harbor, Stalingrad, le débarquement en Normandie ou en Provence ont‑ils été des tournants décisifs de la guerre ? Quels sont les mythes qui résistent encore le plus à la critique historienne, et pourquoi nos sociétés ont‑elles toujours besoin de ces récits pour donner sens au chaos ?L’invité : Membre de l’Institut universitaire de France et professeur émérite des universités à l’École normale supérieure de Cachan, Olivier Wieviorka est un spécialiste reconnu de la Résistance et de la Seconde Guerre mondiale, auxquelles il a consacré plusieurs livres qui font autorité, dont une Histoire du Débarquement et une Histoire de la Résistance. Il a publié avec Jean Lopez Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (Perrin) et codirigé une Histoire militaire de la France avec Hervé Drévillon (Perrin-Ministère des Armées). Il vient de publier aux éditions Perrin une Histoire totale de la Seconde Guerre mondiale (1072 pages, 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] En juillet 1789, la Bastille est devenue l’un des grands mythes de la Révolution française et de la lutte contre l’arbitraire monarchique.Dans cet épisode, Storiavoce revient avec Jean-Christian Petitfils sur l’histoire de cette forteresse devenue symbole : sa construction, son organisation, la vie de ses prisonniers, mais aussi les événements des 13 et 14 juillet 1789.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgEt si la persécution des juifs à Paris ne se résumait pas aux grandes rafles que l’histoire a retenues ? Dans cet épisode de Storiavoce co-enregistré avec la Fondation Pierre Lafue, nous explorons une autre réalité, plus diffuse et quotidienne, inscrite dans les rues, les administrations et les gestes ordinaires de la capitale occupée. À travers une enquête qui croise recherches minutieuses et regard clinique, Johanna Lehr propose un déplacement du regard : comprendre comment la violence s’est exercée au jour le jour, au cœur même du fonctionnement urbain et institutionnel. Une plongée dans une géographie méconnue de la persécution, au plus près des trajectoires individuelles, qui interroge aussi ce que notre mémoire collective a longtemps laissé dans l’ombre.L'invitée : Johanna Lehr est historienne, docteur en sciences politiques et psychologue clinicienne. Elle a publié Au nom de la loi. La persécution quotidienne des Juifs à paris sous l'Occupation (Gallimard, 287 p., 22 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Né dans une famille catholique et patriote de la bourgeoisie lilloise, Charles de Gaulle est marqué par un milieu où l’instruction, la foi et le sens du devoir occupent une place centrale. Entre l’érudition de son père, la dévotion de sa mère et les liens noués avec sa fratrie, se dessine un univers domestique qui pèse durablement sur la formation de son caractère.Avec son mariage à Yvonne Vendroux, puis la naissance de ses trois enfants, De Gaulle voit dans la famille un lieu de stabilité autant que d’épreuve. La maladie d’Anne, sa fille benjamine, marque profondément son foyer, tout comme l’engagement des siens pendant la Seconde Guerre mondiale, entre France libre, Résistance, arrestations et déportation. Apparaît ainsi un autre visage de Charles de Gaulle, où l’homme d’État ne se dissocie jamais tout à fait du père de famille.L’invité : Matthieu Geagea est historien et journaliste. Ancien directeur du Mémorial Charles-de-Gaulle de Colombey-les-Deux-Églises, il publie De Gaulle en famille aux éditions Passés composés (300 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Quand on évoque la Révolution américaine, l'imaginaire collectif se fixe presque toujours sur deux figures : les Insurgents menés par George Washington d'un côté, et l'allié français avec, à sa tête, La Fayette et de Rochambeau de l'autre. Mais cette perception, aussi séduisante soit-elle, masque une réalité bien plus vaste. Car ce qui se joue entre 1775 et 1783 n'est pas seulement une guerre d'indépendance sur le sol nord-américain : c'est une véritable guerre atlantique globale, qui embrase les Caraïbes, le golfe du Mexique, les côtes de Floride, et dont les ondes de choc se propagent jusqu'à l'océan Indien.Les acteurs de ce conflit son nombreux : l'Espagne, qui rêve moins de soutenir une jeune république que d'affaiblir l'Empire britannique ; les Provinces-Unies, marchands tiraillés entre neutralité, profit et pressions de Londres ; et toute une constellation de puissances secondaires défendant une idée neuve et explosive : la liberté des mers. L'historien Eric Schnakenbourg nous propose ainsi de déplacer notre regard, d'oublier la France et de considérer tout un système de puissances qui se recompose.Notre invité : Professeur d'Histoire moderne, Eric Schnakenbourg est directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique à Nantes Université. Spécialiste du monde atlantique, il vient aussi de publier une biographie magistrale intitulée Charles XII, roi de Suède et homme de guerre 1688-1718 (Perrin, 464 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/À 15 ans, Charles XII (1682-1718) devient roi de Suède et entre dans l’histoire comme l’un des souverains les plus fascinants d’Europe. Voltaire le qualifiait ainsi d'homme le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été sur terre. Stratège fulgurant, chef de guerre inflexible, esprit curieux et personnage presque insaisissable, il va faire de la Suède une puissance redoutée, avant de l’entraîner dans une aventure guerrière qui se termine dans le sang et l'exil. Entre légende dorée et échec politique, qui était vraiment Charles XII ?Pourquoi ce personnage inflexible a-t-il choisi la sobriété, voire l'ascèse au quotidien? Quel type de stratège était-il ? Pourquoi n'a-t-il jamais laissé d'héritier ? Existe-t-il un mystère autour de sa mort, et, enfin, ne fut-il pas paradoxalement le fondateur de la Suède contemporaine ?Notre invité : Professeur d'Histoire moderne, Eric Schnakenbourg est directeur du Centre de recherche en histoire internationale et atlantique à Nantes Université. Spécialiste du monde atlantique, il vient aussi de publier une biographie magistrale, intitulée Charles XII, roi de Suède et homme de guerre : 1688-1718 (Perrin, 464 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Sans l’appui de la France, l’indépendance américaine aurait-elle été possible face à la Grande-Bretagne ? De l’hésitation de Versailles à son entrée dans un conflit devenu mondial pour contrer Londres, Émilie Mitran retrace les étapes décisives de la Révolution américaine.Sans la France, les États‑Unis auraient‑ils réellement gagné leur guerre d’indépendance contre la Grande‑Bretagne ? Comment Versailles hésite‑t‑il, puis décide‑t‑il de transformer une crise coloniale en conflit mondial, afin d'affaiblir Londres et de rebattre les cartes de l’Atlantique ? Dans cette émission, Émilie Mitran revient sur les événements qui marquèrent la naissance d'une nation et la fin d'un royaume : des premiers contacts avec les insurgents à la fameuse bataille de Yorktown en passant par la victoire de Saratoga, véritable tournant qui convainc Versailles de s'engager au-delà de l'Atlantique. Un engagement qui coûte à la France et prépare à une crise économique et politique qui, elle-même, allait changer le monde : la Révolution française.L'invitée : Émilie Mitran, agrégée d'anglais et historienne, vient de publier Des Américains en France 1776-1792, Editions du Nouveau Monde, Ministère des Armées, 384 p., 24,90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L'histoire de Napoléon et de Joséphine est aussi célèbre que méconnue. Loin de la légende, leur relation est solidement ancrée dans les sources, notamment une correspondance abondante grâce aux lettres de Napoléon, mais aussi lacunaire, puisque nous ne possédons pas les lettres de Joséphine qui, certainement, ont été détruites par l'empereur.À travers une approche thématique et chronologique, nous suivons deux trajectoires qui se croisent à un moment charnière de leur vie, alors que l'un et l'autre rompent avec leur origine insulaire. Qui était vraiment Joséphine, cette femme habile et survivante, passée près de la guillotine ? Et que révèle ce mariage, entre amour, stratégie et pouvoir, dans la construction du destin impérial ? Autant de questions qui éclairent une histoire intime profondément liée à la grande Histoire, racontée par le spécialiste Pierre Branda.L'invité : Pierre Branda est historien, spécialiste du Consulat et du Premier Empire. Auteur d'une œuvre abondante, dont un magistral Napoléon à Sainte-Hélène, il vient de publier Napoléon et Joséphine. L'intime et le grandiose (Perrin, (((pages ?))) 23,90 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Contrairement aux idées reçues, la Révolution américaine n'a pas été le seul produit du travail des fameux Founding Fathers, les Pères fondateurs, mais de toute une galaxie d’acteurs intermédiaires, d’Américains installés à Paris ou à Versailles, de diplomates et de négociants qui font naître, au jour le jour, la relation franco‑américaine. Se met ainsi un place un véritable regard croisé des deux côtés de l'Atlantique, avec un ennemi commun : la Grande-Bretagne.L'historienne Émilie Mitran reconstitue le puzzle politico‑militaire, mais aussi économique, d’un engagement qui commence dans la clandestinité, passe par les traités de 1778 et s’achève à Yorktown, où la victoire est autant française qu’américaine.L'invitée : Émilie Mitran, agrégée d'anglais et historienne, vient de publier Des Américains en France 1776-1792 (Editions du Nouveau Monde, Ministère des Armées, 384 p., 24,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Ramsès II règne au XIIIe siècle av. J.-C., sous la XIXe dynastie, alors que l'Égypte s’impose comme l’une des puissances majeures du Proche-Orient antique. Issu d’une famille militaire récemment parvenue au pouvoir, il accède jeune au trône, après avoir été associé au pouvoir de son père, Sethi Ier. Son règne est marqué par la rivalité avec l’Empire hittite, dont la bataille de Qadesh, puis la paix conclue entre les deux puissances constituent l’un des moments les plus marquants. Le règne exceptionnellement long de ce pharaon, son goût pour la construction monumentale et la mise en scène de sa propre divinisation ont largement contribué à faire de lui l’un des souverains les plus fascinants de l’histoire égyptienne. Le livre revient ainsi sur les grands chantiers qui ont assuré la postérité de Ramsès II, sur l’étonnant destin de sa momie, déplacée, cachée puis redécouverte, mais aussi sur les questions que sa figure continue de susciter. Parmi elles, celle de savoir s’il peut ou non être identifié au pharaon de l’Exode biblique. L’invitée : Amandine Marshall est égyptologue et archéologue. Elle publie Ramsès II chez Gallimard, dans la collection Folio biographies (240 p., 10,50 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Entre 1939 et 1944, Marc Bloch traverse l’une des périodes les plus sombres de l’histoire française. Historien reconnu, mobilisé à plus de 50 ans et témoin de la débâcle de 1940, il subit aussi l’exclusion imposée par les lois antisémites de Vichy, qui le frappent d’une véritable « mort civique ». Mais Bloch ne cesse jamais de penser ni d’agir. Dans L’Étrange Défaite, il analyse avec lucidité les causes de l’effondrement français. Puis il s’engage dans la Résistance, fidèle à une exigence : comprendre pour agir. Il est finalement arrêté, torturé dans la prison de Montluc et exécuté au mois de juin 1944. Alors qu'il fait son entrée au Panthéon, Storiavoce lui consacre deux émissions. Après avoir évoqué son apport historiographique avec Florian Mazel, Aya Aglan revient sur les dernières années de son existence. L'invitée : Professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Alya Aglan est spécialiste de l'histoire des résistances en Europe et de la Seconde Guerre mondiale. Elle vient de publier La double mort de Marc Bloch (Flammarion, coll. Champs Histoire, 120 p., 6,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : don.storiavoce.com/Né dans une France bouleversée par la Révolution et l’Empire, Bugeaud appartient à une génération d’officiers façonnée par les campagnes napoléoniennes, notamment par la guerre d’Espagne. Sa trajectoire le mène de l’Armée impériale à une carrière politique sous la monarchie de Juillet, entrecoupée par un long retour à la terre dans son domaine périgourdin. Son parcours le conduit finalement en Algérie, d’abord en 1836, puis comme gouverneur général à partir de 1841, au moment où la monarchie de Juillet entreprend de passer de l’occupation à la colonisation du territoire.À travers cette figure, Colette Zytnicki revient sur les violences de la conquête, de la razzia aux enfumades, mais aussi sur les débats que ces violences suscitèrent en France dès les années 1840. Son analyse éclaire la manière dont Bugeaud pensa ensemble guerre et colonisation, ainsi que l’empreinte durable laissée par ses méthodes dans la mémoire du passé colonial français.L’invitée : Colette Zytnicki est professeure émérite à l’université Toulouse-Jean-Jaurès. Spécialiste de l’histoire coloniale du Maghreb, elle publie Le Cas Bugeaud. Les violences de la conquête coloniale en Algérie aux éditions Tallandier (336 p., 22,90 €).***Facebook : www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Relire La Société féodale de Marc Bloch aujourd’hui, c’est redécouvrir une œuvre fondatrice qui reste au cœur des débats historiographiques. Dans cette émission, le médiéviste Florian Mazel évoque sa propre découverte du livre et la lecture qu'il en a faite. Plus qu’une simple définition du féodalisme, Marc Bloch propose une analyse souple et critique des sociétés médiévales, attentive aux liens entre dépendances personnelles, structures économiques et cadres territoriaux. Par sa méthode et sa vision d’ensemble, il esquisse une forme d’histoire sociale novatrice, même si certains aspects de son modèle ont depuis été discutés et révisés. Alors Marc Bloch a-t-il tout inventé en histoire ? La question de son héritage invite au fond à dépasser le « mythe Bloch » : il a certes ouvert des voies majeures, mais il s'est aussi appuyé sur des influences multiples. Son travail n'en raisonne pas moins comme une œuvre fondatrice à l'influence bien au-delà de nos frontières.L'invité : Florian Mazel est professeur d'histoire médiévale à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il vient de co-éditer avec Yann Potin l'ouvrage collectif Marc Bloch. L'histoire en résistance (Seuil, 583 p., 27,90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Né en 1732 dans la colonie de Virginie, Washington évolue dans une société coloniale de planteurs, où la culture du tabac, l’esclavage et l’expansion foncière tiennent une place centrale. Avant d’être l’un des Pères fondateurs de la démocratie américaine, il est d’abord un homme de frontière, arpenteur, officier, puis grand propriétaire, formé dans le contexte de la rivalité franco-britannique en Amérique du Nord.La trajectoire de Washington ne s’arrête pas à la guerre d’Indépendance américaine. Elle se poursuit dans l’exercice d’une présidence encore à inventer, au moment où la jeune république doit organiser ses institutions, arbitrer entre pouvoir fédéral et droits des États, et définir sa ligne diplomatique. Les deux mandats de Washington (1789-1797) constituent ainsi un moment décisif dans la construction du nouvel État américain.L’invité : Yves-Marie Péréon est professeur à l’université Paris Panthéon-Assas et spécialiste de l’histoire des États-Unis. Il publie Washington. Le premier des Américains aux éditions Tallandier (464 p., 24,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans ce dernier épisode de notre série consacrée à l'esclavage, nous interrogeons son abolition : non pas comme un événement linéaire et héroïque, mais comme un processus complexe, traversé de tensions et d'ambiguïtés. Quelles sont les origines intellectuelles et religieuses de l'abolitionnisme ? Quel rôle ont joué les révoltes d'esclaves, souvent minorées face aux grands récits philanthropiques ? Et surtout : peut-on vraiment parler d'abolition quand l'engagisme, le travail sous contrat et les coercitions coloniales prolongent de fait les logiques serviles bien après les décrets officiels ? Entre guerres des mémoires et persistance de formes contemporaines d'asservissement, un éclairage indispensable pour penser l'après-esclavage et ses héritages.L'invité : Journaliste, spécialiste de politique internationale et notamment de l'Afrique, Vincent Hugeux enseigne à l'ESJ de Lille et à Sciences Po. Il est l'auteur de Les Fers et le fouet. Une histoire raisonnée de l'esclavage (Perrin, 315 p., 22 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Juin 1940 marque une rupture décisive dans l’histoire politique française. La débâcle, puis l’installation du régime de Vichy ouvrent une période où se superposent souveraineté diminuée, présence allemande et recomposition autoritaire de l’État. Cette configuration voit se déployer la collaboration, les politiques d’exclusion, les premières formes de résistance et, plus largement, les manières très diverses dont la société française affronte la guerre et l’occupation.Dans cette synthèse, Henry Rousso reprend les principales questions soulevées par cette période, des responsabilités de la défaite à la nature du régime de Vichy, de la persécution des juifs aux formes plurielles de la Résistance, jusqu’aux conditions du retour de la France parmi les vainqueurs en 1945. Il éclaire aussi les héritages mémoriels de l’Occupation, dont les échos continuent de traverser la société française jusqu’à aujourd’hui.L’invité : Henry Rousso est historien et directeur de recherche émérite au CNRS. Spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, de l’Occupation et du régime de Vichy, il publie La France sous l’Occupation aux éditions du Cerf, dans la collection La Bibliothèque à remonter le temps (128 p., 14 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans cet épisode, nous explorons deux systèmes esclavagistes souvent minorés dans les récits publics : la traite intra-africaine et la traite arabo-musulmane. Comment les définir ? En quoi se distinguent-elles l'une de l'autre, et comment s'articulent-elles avec la traite atlantique ? Quelles furent leurs routes, leurs justifications, leurs conséquences démographiques et sociales ? Et surtout : pourquoi ces traites, pourtant anciennes, durables et massives, restent-elles largement absentes des mémoires collectives en Afrique, dans le monde arabe et en Europe ? Entre enjeux historiographiques et débats mémoriels contemporains, un éclairage indispensable pour penser la complexité des esclavages.L'invité : Journaliste, spécialiste de politique internationale et notamment de l'Afrique, Vincent Hugeux enseigne à l'ESJ de Lille et à Sciences Po. Il est l'auteur de Les Fers et le fouet. Une histoire raisonnée de l'esclavage (Perrin, 315 p., 22 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
[REDIFFUSION]Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Il promettait la paix ; son règne s’achève dans le fracas de Sedan. De la remise en cause de l’ordre de 1815 à la guerre franco-prussienne, Napoléon III multiplie les initiatives diplomatiques et militaires jusqu’au point de rupture. L'invité : Thierry Lentz revient sur les ambitions, les illusions et les erreurs qui ont précipité la chute du Second Empire***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/À rebours des simplifications et des lectures exclusivement mémorielles, Vincent Hugueux, spécialiste de l'Afrique, propose une « histoire raisonnée » du phénomène, attentive aux faits, aux mots et aux contextes. Que recouvre exactement le terme d’esclavage ? Peut-on en proposer une définition partagée ? Faut-il parler d’un système unique ou, au contraire, des « esclavages » au pluriel, tant les réalités diffèrent entre Antiquité méditerranéenne, monde arabo-musulman et traite atlantique ? Comment comparer sans céder à l’anachronisme ni au relativisme ? Au fil de cet échange, il est aussi question des grandes thèses historiographiques, des idées reçues à déconstruire, mais aussi des points de consensus sur lesquels s’appuyer pour avancer. Enfin, la discussion s’ouvre sur notre rapport contemporain à cette histoire : entre fatigue mémorielle, injonctions à « tourner la page » et débats sur la réparation, comment construire un discours à la fois exigeant, intelligible et utile au débat public ?L'invité : Journaliste, spécialiste de politique internationale et notamment de l'Afrique, Vincent Hugeux enseigne à l'ESJ de Lille et à Sciences Po. Il est l'auteur de Les Fers et le fouet. Une histoire raisonnée de l'esclavage (Perrin, 315 p., 22 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Nées dans l’Orient antique, ces Églises se sont constituées dans les premiers siècles du christianisme. Syriaques, arméniennes, coptes, grecques-melkites, maronites ou assyro-chaldéennes, elles se distinguent par leurs langues, leurs rites et leurs traditions. Leur histoire s’inscrit dans un espace traversé par les débats christologiques des premiers conciles, mais aussi par les recompositions politiques du Proche-Orient antique et médiéval.Joseph Yacoub propose ainsi de suivre ces communautés dans la longue durée, depuis leurs origines apostoliques jusqu’aux drames contemporains. Son analyse éclaire leur rôle missionnaire, leurs relations complexes avec l’islam et l’Église d’Occident, la place qu’elles ont occupée dans la modernité du Proche-Orient, mais aussi les persécutions, les déplacements et la dispersion qui menacent aujourd’hui leur avenir. Elle restitue ainsi toute l’épaisseur historique de populations trop souvent réduites à leur seule condition de victimes.L’invité : Joseph Yacoub est professeur honoraire de l’Université catholique de Lyon. Spécialiste du christianisme oriental, il publie Nouvelle Histoire des chrétiens d’Orient aux éditions Perrin (400 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La croisade apparaît moins comme un objet univoque que comme un phénomène aux dimensions multiples. Guerre, expérience religieuse, construction narrative, mémoire et usage politique du passé s’y entremêlent étroitement. C’est aussi ce qui explique qu’elle ait donné lieu, dès son origine, à des lectures divergentes de part et d’autre de la Méditerranée.Abbès Zouache propose ainsi de reprendre la croisade à partir de ses sources, de ses récits et des cadres d’interprétation qui les ont longtemps ordonnés. Son analyse éclaire la position de l’historien face à des corpus largement produits par des pouvoirs religieux ou politiques, tout en revenant sur la violence, les justifications de la guerre, la place des femmes et les usages mémoriels de cet épisode médiéval. Elle met ainsi au jour les déplacements de sens, les conflits d’interprétation et les appropriations successives qui ont fait de la croisade un objet de mémoire autant que d’histoire.L’invité : Abbès Zouache est historien, directeur de recherche au CNRS et directeur des études de l’Institut français d’archéologie orientale du Caire. Il publie La Croisade. Une histoire partagée à l’Institut français d’archéologie orientale (440 p., 43 €), ouvrage couronné par le Grand Prix du Livre des Journées de l’Histoire 2026 de l’Institut du monde arabe.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le royaume d’Éthiopie, ou Abyssinie, offre un exemple singulier de royauté chrétienne en Afrique, prise entre des influences intérieures multiples et une dépendance religieuse extérieure à Alexandrie. La figure du négus s’y incarne dans un corps royal sacralisé, itinérant, et entouré de symboles puissants, comme le lion.Que recouvre exactement ce royaume : quelles frontières, quels peuples, quelle diversité religieuse ? Comment un roi chrétien gouverne‑t‑il une société multiculturelle et multilingue avec une langue d’administration propre ? Quelles conséquences politiques entraîne la dépendance de l’Église d’Éthiopie envers le patriarche d’Alexandrie, lui‑même soumis au sultan ?L'invitée : Marie-Laure Derat est directrice de recherche au CNRS, historienne et archéologue au sein du laboratoire Orient et Méditerranée. Elle est co-autrice du livre collectif Royautés publié chez CNRS Editions (464 p., 35 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au début du XXe siècle, l’Empire ottoman est travaillé par des tensions profondes. Aux difficultés territoriales et aux ingérences des puissances européennes s’ajoutent les défaillances d’un pouvoir autocratique qui, sous Abdülhamid II, étouffe durablement la vie politique et sociale. C’est dans ce climat de crispation, mais aussi d’attente, que se forme le mouvement jeune-turc, autour d’un mot d’ordre central : le rétablissement de la Constitution de 1876.François Georgeon propose de revenir sur la matrice idéologique de la révolution jeune-turque, sur ses acteurs et sur le régime politique qui émerge de l’été 1908. Son analyse éclaire l’ivresse de liberté qui saisit alors l’empire, l’enthousiasme partagé par ses différentes communautés, mais aussi la brièveté de cet état de grâce. Elle met en lumière les ambiguïtés d’une séquence révolutionnaire, qui ouvre un horizon d’émancipation avant de se durcir rapidement.L’invité : François Georgeon est directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’Empire ottoman et de la Turquie contemporaine. Il publie Un printemps ottoman. La révolution jeune-turque de 1908 aux Belles Lettres (306 p., 26,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’Occident musulman médiéval désigne un espace vaste et fragmenté, où le pouvoir du calife doit sans cesse s’inventer pour gouverner des territoires et des populations très divers. La royauté y combine autorité religieuse, contrôle politique et mise en scène matérielle du pouvoir. Comment le calife fait-il sentir son autorité dans un espace aussi peu unifié ? Quels relais de pouvoir utilise-t-il (élites locales, armée, administration, monnaie, architecture) ? En quoi la monnaie et les bâtiments symbolisent-ils concrètement l’autorité califale ? Le pouvoir du prince musulman est-il sacré comme celui des rois chrétiens d’Occident, et comment se représente-t-il dans un contexte qui limite les images figurées ?L'invité : Spécialiste des mondes musulmans, Pascal Buresi est directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'EHESS. Il est co-auteur du livre collectif Royautés, paru chez CNRS Éditions (464 p., 35 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Comment les sociétés antiques ont-elles répondu à un problème inhérent à notre humanité : la mort et la maladie ? À différents endroits du monde, plusieurs civilisations ont cherché à apporter des solutions ou, du moins, des apaisements face à ces maux. Ces réponses ont pris la forme de remèdes, de théories médicales et anatomiques diverses.Si l’on trouve certains invariants, comme le recours à une pharmacopée largement végétale, minérale et animale, force est de constater qu’il existe une grande variété de propositions thérapeutiques élaborées à Babylone, Rome ou Athènes, dans les civilisations égyptienne, arabe ou hébraïque, ou encore en Inde et en Chine.Est-il possible de mener une étude comparative dans des contextes culturels disparates ? Les similitudes entre les différentes traditions médicales sont-elles le fruit de coïncidences ou d'échanges culturels ? Quelle est la nature des liens entre religion, magie et médecine dans l’Antiquité ? Qui étaient les praticiens de ces médecines ? Quels regards portaient-ils sur leur pratique ?Au micro de Storiavoce, Véronique Boudon-Millot propose un panorama de ces premiers savoirs médicaux, dont l’histoire s’articule avec celle des conquêtes, des empires et des routes commerciales. L’invitée : Véronique Boudon-Millot est historienne, helléniste, directrice de recherche au CNRS. Spécialiste de la médecine antique, et notamment du corpus de Galien, elle avait publié en 2023 Vieux, un Grec ne peut pas l’être (Les Belles Lettres, 376 p., 19 €), qu’elle avait présenté au micro de Storiavoce. Cette année, toujours aux Belles Lettres, elle a dirigé l’ouvrage collectif L’Invention de la médecine de la Grèce à la Chine. Regards croisés entre l’Orient et l’Occident (358 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du point de vue français, l’année 1815 s’analyse simplement : après un dernier soubresaut, l’Empire napoléonien s’effondre à Waterloo et laisse place au retour de la monarchie. Avec le congrès de Vienne, la même année, l’Europe souhaite mettre un terme à l'ordre impérial, mais aussi aux velléités révolutionnaires, pour redessiner les cartes d’une Europe résolument monarchique et conservatrice.Ce tableau classique, qui fait de 1815 la date de la fin de l’âge des révolutions, ne résiste pourtant pas lorsque l’historien adopte une perspective d’histoire connectée moins européanocentrée. Révolutions en cascade dans le continent sud-américain, phénomènes de reconfigurations politiques en Afrique de l'Ouest et rébellion du Lotus blanc en Chine sont autant de phénomènes qui remettent en cause les catégories d'analyse classiques.Au micro de Storiavoce, l’historien Clément Thibaud propose une analyse plus complexe de cette période charnière et interroge les récits historiques habituels, qui font de 1815 la date sonnant la fin des empires au profit de l'État-nation et le début d'une domination européenne sur le monde.L’invité : Clément Thibaud est historien et directeur d’études à l’EHESS. Il est spécialiste de l’histoire de l’Amérique latine au XIXe siècle et des révolutions et contre-révolutions du monde atlantique. Il a contribué à la collection Une année dans l’histoire aux éditions PUF avec son dernier livre : 1815. Fin de l’âge des révolutions ? (232 p., 17 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans les cités grecques, la citoyenneté ne se réduit pas à un statut acquis une fois pour toutes : elle suppose le maintien d’une timè, c’est-à-dire d’un honneur civique qui fonde la pleine participation à la vie politique. À l’inverse, sa perte — l’atimia — marque une forme de déchéance, à la fois morale et juridique, qui peut priver le citoyen de tout ou partie de ses droits. À travers les normes de conduite attendues, les sanctions encourues et les mécanismes d’exclusion ou de réintégration, se dessine une citoyenneté exigeante, étroitement surveillée par la cité elle-même.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la citoyenneté et des sociétés grecques, elle a récemment publié La fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d’Aristote à Auguste.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du Coran et de ses premières interprétations aux débats sur les hadiths, de l’épanouissement intellectuel de l’époque abbasside aux réponses apportées à la modernité européenne, la vie intellectuelle du monde musulman se déploie sur plus de 13 siècles dans un espace traversé par la circulation des textes, des savants et des héritages. Nourrie d’apports grecs, persans, juifs et chrétiens, elle se construit dans un dialogue constant entre foi, raison et pouvoir. Elle est aussi travaillée par des tensions durables entre traditions savantes, approches rigoristes et consolidation d’un ordre juridique.Olivier Hanne propose ainsi de revenir sur les penseurs, les controverses et les contextes politiques qui ont rendu possible l’émergence d’un humanisme musulman. Son analyse éclaire le rôle des souverains dans la vie intellectuelle, les frictions entre philosophie, théologie et droit, la place du soufisme ainsi que les réponses contrastées apportées à la modernité européenne. Elle met ainsi en lumière les mouvements d’ouverture et de repli qui traversent l’histoire de l’islam.L’invité : Olivier Hanne est historien, chercheur associé à l’université de Poitiers. Spécialiste de l’histoire de l’islam, il publie L’Islam des Lumières. Histoire de l’humanisme musulman (VIIe-XXIe siècle) aux éditions Tallandier (368 p., 23,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Penser la citoyenneté grecque, c’est d’abord revenir à la politeia d’Aristote, c’est-à-dire à une définition exigeante du citoyen comme acteur de la vie politique. Mais derrière ce cadre théorique se cache une réalité plus mouvante : qui est véritablement citoyen dans les cités grecques, et selon quels critères le devient-on ? Entre citoyens dits « authentiques », héritiers d’une appartenance reconnue, et citoyens « fabriqués » par décision politique, la citoyenneté apparaît comme un statut à la fois juridique, social et profondément stratégique. À travers ses mécanismes d’attribution, ses formes de reconnaissance et ses usages, c’est toute la question de l’identité civique et du rapport entre individu et cité qui se trouve posée.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la citoyenneté et des sociétés grecques, elle a récemment publié La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d’Aristote à Auguste.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Des premières formations politiques du plateau iranien à l’Empire achéménide fondé par Cyrus le Grand, l’histoire de l’Iran s’inscrit dès le VIe siècle av. J.-C. dans une ambition impériale. Après la conquête arabe du VIIe siècle apr. J.-C. et l’intégration au monde islamique, la civilisation iranienne continue de s’affirmer, notamment à travers sa langue et sa culture. Entre périodes de domination étrangère et renaissances politiques, jusqu’à l’affirmation d’un Iran chiite à l’époque safavide, puis aux transformations engagées au XXe siècle sous les Pahlavi, cette trajectoire alterne expansion, effondrement et refondation.L’invité : Yves Bomati est historien, spécialiste de l’histoire de l’Iran. Il a publié Iran. Une histoire de 4 000 ans, coécrit avec Houchang Nahavandi, aux éditions Perrin (416 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La politeia est bien plus qu’un simple mot de la philosophie politique grecque : elle renvoie à la fois à la Constitution d’une cité et à la manière dont les citoyens participent à la vie commune. À travers cette notion, c’est toute la question du pouvoir, de l’appartenance civique et du bien commun qui se trouve posée. Cette émission propose d’explorer la politeia comme forme de vie politique, entre institutions, citoyenneté et modèle de gouvernement. En revenant à la Grèce antique, elle invite à réfléchir à ce que signifie, encore aujourd’hui, habiter une cité et prendre part à son destin collectif.L'invitée : Christel Müller est professeure d’histoire grecque à l’université Paris Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste de la Grèce antique, elle travaille sur la citoyenneté, les statuts personnels et l’histoire politique et sociale des cités grecques. Elle vient de publier chez Passés composés La Fabrique du citoyen. Les Grecs et la politeia d'Aristote à Auguste (393 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La prudence est souvent réduite, dans le langage courant, à la simple hésitation ou à la peur de se tromper. Pourtant, derrière ce terme se cache une vertu beaucoup plus vaste, plus exigeante et plus actuelle qu’il n’y paraît. De l’Antiquité à nos débats contemporains, la prudence interroge notre rapport à l’action, à la décision, au risque et à la responsabilité. À travers les travaux de Catherine Van Offelen et d’Ilaria Taddei, cette émission, qui traverse l'Antiquité, le Moyen Âge et la Renaissance, propose d’explorer une prudence qui n’est ni passivité ni renoncement, mais intelligence du réel, discernement face à l’incertitude et capacité d’agir justement dans des situations complexes.Nos invitées : Ilaria Taddei est professeure d’histoire médiévale à l’université Grenoble Alpes, spécialiste de l’Italie des XIIIe-XVe siècles et des rapports entre pouvoirs, savoirs et prudence politique. Ses recherches portent notamment sur Florence, les pratiques de gouvernement et la prudence comme vertu du bon gouvernement. Elle a publié La Prudence au pouvoir. Florence, XIVe-XVe siècles (Classiques Garnier, 508 p., 49 €). Catherine Van Offelen est essayiste et chroniqueuse, diplômée de l’université libre de Bruxelles et du King’s College de Londres. Spécialiste des questions de sécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest, elle travaille aussi sur la phronèsis, ou prudence antique, comme vertu d’action lucide. Elle vient de publier chez Gallimard Risquer la prudence. Une pratique de la sagesse antique (177 p., 20 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’insurrection du 18 mars 1871 survient dans un contexte de crise nationale. Après la défaite de Sedan et la chute de Napoléon III, Paris subit un siège éprouvant durant l’hiver 1870-1871 et, une fois l’armistice conclu avec la Prusse, une Assemblée majoritairement conservatrice confie le pouvoir à Adolphe Thiers. Dans une capitale où la Garde nationale occupe désormais une place centrale, la tentative de désarmement menée par le gouvernement déclenche le soulèvement qui conduit à la proclamation de la Commune.Michel Winock propose de revenir sur les origines, les acteurs et le projet politique de la Commune. Son analyse éclaire les tensions qui traversent l’expérience communarde, les mesures prises durant ces 72 jours, la place qu’y occupent les femmes, ainsi que la répression de la Semaine sanglante et les débats mémoriels suscités par un événement qui s’est imposé comme une référence majeure pour la tradition socialiste et révolutionnaire.L’invité : Michel Winock est professeur émérite à Sciences Po Paris et cofondateur de la revue L’Histoire. Spécialiste de l’histoire politique et intellectuelle de la France contemporaine, il publie La Commune. La guerre civile des Français, aux éditions Gallimard dans la collection Les Journées qui ont fait la France (336 p., 22,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis l’élection, en 2025, de Francis Prevost sous le nom de Léon XIV, une question s’est rapidement posée : pourquoi le nouveau pape a-t-il choisi ce nom ? Outre la référence évidente à saint Léon le Grand, docteur de l’Église, Léon XIV a précisé qu’il souhaitait également rendre hommage à Léon XIII, pape de 1878 à 1903.En effet, Léon XIII, né Pecci, est le père de la doctrine sociale de l'Église, qui rejette à la fois le capitalisme débridé et le socialisme. Qui était donc Léon XIII ? Quelles sont ses origines et quel est son parcours au sein de la curie romaine ? Quel est le contenu de sa fameuse encyclique, Rerum novarum, sur la doctrine sociale de l'Église ? Était-il un pape moderne ou, au contraire, un réactionnaire ? Comment, enfin, redéfinit-il la diplomatie pontificale après la disparition des États pontificaux ? L'invité : Jean-Baptiste Noé est docteur en histoire. Spécialiste du Vatican, il est aussi le rédacteur en chef de la revue Conflits. Il est l'auteur d'une biographie de Léon XIII : Léon XIII. Le pape de la modernité (Salvator, 280 p., 21 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/De tous les hérétiques, ils sont les plus célèbres. Pourtant, nous les connaissons quasi exclusivement non pas grâce à leurs écrits, mais par les registres de l'Inquisition qui les a condamnés. Qui étaient les fameux cathares ? D'où vient tout d'abord cette expression ? Est-elle utilisée régulièrement dans les textes ? Quelle est la composition sociale de ce mouvement dissident ? Comment réagit l’Église contre ce qu'elle estime être une menace institutionnelle ? Quelle est la place de la croisade et enfin de l'Inquisition ? Comment le phénomène prend-il fin : est-ce la conséquence du travail inquisitorial ou du développement des ordres mendiants ? Notre invité : Normalien et ancien membre de l’École française de Rome, Arnaud Fossier est actuellement maître de conférences en histoire à l’université de Bourgogne. Ses recherches portent sur le gouvernement de l’Église et l’Italie médiévale. Il a publié à l’École française de Rome : Le Bureau des âmes. Écritures et pratiques administratives de la Pénitencerie apostolique (XIIIe-XIVe siècle). Arnaud Fossier a présenté pour Storiavoce une série consacrée à la chrétienté médiévale en trois volets. Il est enfin l'auteur du livre Les Cathares, ennemis de l'intérieur publié à la Fabrique éditions (191 p., 15 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Née Letizia Ramolino au milieu du XVIIIᵉ siècle dans une Corse traversée par de profonds bouleversements politiques, elle épouse très jeune Charles Bonaparte et se trouve associée aux transformations qui marquent alors l’île. Veuve à 36 ans, mère de 13 enfants dont 8 survivront, elle traverse la Révolution, l’exil et l’ascension de son fils Napoléon. De la société ajaccienne à la cour impériale, elle demeure constamment attentive à l’élévation et à la préservation des siens, veillant à la cohésion d’un clan appelé à occuper les premières places du pouvoir.En s’appuyant notamment sur les correspondances familiales, Laetitia de Witt restitue la singularité d’une trajectoire longtemps caricaturée par l’historiographie napoléonienne. Son analyse met en lumière le rôle de Letizia Bonaparte dans les choix matrimoniaux, la gestion des tensions au sein de la famille et la volonté d’en préserver l’unité dans les succès comme dans les revers. Son parcours apparaît alors à l’intersection des stratégies familiales, des pratiques du pouvoir et de la construction dynastique.L’invitée : Laetitia de Witt est historienne, vice-présidente de l’Institut Napoléon. Elle publie Letizia Bonaparte aux éditions Tallandier (496 p., 25,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Parmi la communauté scientifique et le grand public, la place des femmes à la Préhistoire fait débat. Si, au XIXe siècle, on plaque sur elles un rôle de ménagère des cavernes, au XXIe siècle, on espère voir en elles des chasseuses émancipées de la domination masculine. Pour l’archéologue et -protohistorienne Anne Augereau, ces stéréotypes anachroniques ne tiennent pas compte de la réalité de la place sociale de nos ancêtres.Les femmes préhistoriques étaient-elles des chasseuses ? Des mères ? Des artistes ? Plus largement, comment les sociétés préhistoriques organisaient-elles les rapports de genre ? Est-il possible de dater l'émergence du patriarcat ? Le Néolithique et la sédentarisation manquent-ils une bascule dans les rapports entre les sexes ?Allant de Néandertal à la sédentarisation Néolithique, en passant par les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, la chercheuse propose un panorama de l’état des recherches en archéologie du genre.L’invitée : Anne Augereau est protohistorienne et archéologue à l’INRAP, spécialiste du Néolithique et de l’archéologie du genre. Elle publie aux éditions La Découverte Une Préhistoire des femmes (416 p., 26 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Quelle a été l'influence de la romanité sur les peuples du Nord (Germains, Bretons et Gaulois) ? Quelles transformations archéologiques observe‑t‑on dans les sociétés du Nord à proximité de la frontière : urbanisation, diffusion de l’écriture, formation de nouvelles élites, changements religieux ?Dans ce deuxième volet consacré à la conquête impériale du Nord de l'Europe, Vivien Barrière mesure la réalité de l'influence romaine sur les sociétés nordiques. Dès lors, peut‑on parler de « provinces du Nord » plus loyales, plus militarisées, ou au contraire plus fragiles que les provinces méditerranéennes, si l’on observe les révoltes, les usurpations ou les crises politiques ? Comment les auteurs romains construisent‑ils un imaginaire du Nord – du froid, de la sauvagerie, de la liberté, et à quoi sert ce contraste dans la définition de l’identité romaine elle‑même ? Les monuments des villes du Nord, les portes urbaines ou les arcs triomphaux, relèvent-ils d’un discours visuel où Rome met en scène sa domination civilisatrice sur les peuples du Nord ?L'invité : Vivien Barrière est maître de conférences en histoire et archéologie CY Cergy Paris Université. Ses recherches portent sur le processus de romanisation, en particulier sur l'urbanisme et la construction dans les provinces romaines occidentales. Il vient de coéditer Les Mondes du Nord. De la Préhistoire à l'âge viking (Tallandier, 656 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Déclenchée en 1853 dans le contexte de la « Question d’Orient », c’est-à-dire de l’affaiblissement progressif de l’Empire ottoman, la guerre oppose la Russie à une coalition formée par la France, le Royaume-Uni et bientôt le Piémont-Sardaigne. Sous couvert de protéger les chrétiens d’Orient et de défendre ses droits sur les Lieux saints, la Russie cherche à accroître son influence au sein d’un Empire ottoman fragilisé, notamment vers les Balkans et les détroits. Du siège de Sébastopol aux négociations qui aboutissent au Congrès de Paris de 1856, le conflit se situe au cœur des rivalités entre grandes puissances.À travers une relecture centrée sur ces équilibres continentaux, Yves Bruley restitue la logique d’ensemble du conflit. L’analyse des initiatives menées tout au long des opérations et des discussions qui aboutissent au Congrès de Paris fait apparaître un affrontement qui dépasse largement le théâtre criméen. Cette séquence consacre l’affirmation d’une pratique multilatérale des relations entre États et replace la France de Napoléon III au centre du jeu international.L’invité : Yves Bruley est historien, maître de conférences à l’École pratique des hautes études et correspondant de l’Institut de France. Spécialiste des relations internationales au XIXᵉ siècle et de la diplomatie du Second Empire, il publie La Guerre de Crimée chez Que sais-je ? (128 p., 10 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Pour un Romain, où commence le Nord ? Quand les auteurs romains évoquent-ils les « peuples du Nord », et que recouvrent concrètement ces catégories (Gaulois, Germains, Bretons…) dans les sources littéraires et archéologiques ? Dans cette émission sur la conquête romaine des peuples du Nord, Vivien Barrière réévalue le point de vue impérial. En outre, il montre comment sont pensés politiquement les rapports entre ces peuples septentrionaux et l'Empire, entre diplomatie et interventions militaires. Comment l’armée romaine, installée durablement sur ces marges septentrionales, servait‑elle à la fois de rempart, de relais d’intégration culturelle et de moteur économique pour les populations locales ?L'invité : Vivien Barrière est maître de conférences en histoire et archéologie à CY Cergy Paris Université. Ses recherches portent sur le processus de romanisation, en particulier sur l'urbanisme et la construction dans les provinces romaines occidentales. Il vient de coéditer Les Mondes du Nord. De la préhistoire à l'âge viking (Tallandier, 656 p., 29,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Figure paradoxale de la politique française, François Mitterrand reste une des rares personnalité à avoir existé politiquement, de la IIIe République à la Ve République. En quoi le milieu catholique bourgeois de Jarnac, marqué par l’entrepreneuriat familial et un conservatisme tempéré de catholicisme social, l'a-t-il façonné ? Comment analyser son rôle ambigu pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quels éléments précis permettent d’identifier le moment de bascule depuis l’appareil vichyste vers la Résistance ? Comment, bien plus tard, décide-t-il de s'engager à gauche ? L'union de la gauche était-elle une stratégie de conquête du pouvoir ou une conviction ? Comment articuler l’homme de lettres et le lecteur avec la réalité de sa pratique du pouvoir et de la décision politique au quotidien ? Qui fut, au fond, François Mitterrand ? L'invitée : Agrégée et docteure en Histoire, Judith Bonnin est maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l'université Bordeaux Montaigne, spécialiste d'histoire politique et d'histoire des relations internationales. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle a travaillé sur l'histoire du Parti socialiste français, l'internationalisme socialiste et les engagements politiques internationaux. Elle vient de publier une biographie de François Mitterrand avec Pierre-Emmanuel Guigo (PUF, 224 p., 15 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Jusqu’à une période récente, le récit césarien a constitué la principale source de ce qui était présenté comme la première page de « notre » histoire. De Gergovie à Alésia, il a façonné une mémoire où s’entremêlent affrontement militaire, figure de Vercingétorix et construction d’un épisode devenu central dans l’imaginaire historique français. Pourtant, depuis plus d’un quart de siècle, les fouilles archéologiques ont profondément renouvelé notre connaissance de la Gaule au Ier siècle avant notre ère, de son organisation politique, de son économie et des conditions concrètes de la conquête.La lecture proposée par Michel Reddé replace l’entreprise césarienne dans le contexte romain de l’époque, au cœur d’une séquence politique instable. En confrontant les La Guerre des Gaules aux données de l’archéologie, l’ouvrage invite à relire un texte incontournable, en interrogeant ses silences et ses partis pris, et éclaire un épisode réputé connu, mais dont les interprétations demeurent discutées.L’invité : Michel Reddé est archéologue et historien, directeur d’études émérite à l’École pratique des hautes études. Il publie La Gaule devant César aux éditions des Belles Lettres (294 p., 26,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ L’histoire de l’Occupation et de Vichy est souvent racontée à l’échelle nationale ou depuis les grandes villes. Pourtant, en se plaçant à l’échelle d’un village, on observe de plus près les mécanismes de solidarité, de résistance ou de passivité au sein d’une petite communauté où tout le monde se connaît. C’est cet exercice de micro-histoire que propose l’historien spécialiste de la Shoah, Pierre-Jérôme Biscarat, en choisissant le cadre de Belley, sous-préfecture de l’Ain marquée par les occupations allemande et italienne, ainsi que par l’administration collaborationniste de Vichy.À hauteur des habitant·es, on découvre le vécu quotidien de la guerre. Les archives de l’administration locale révèlent aussi l’attitude ambiguë du sous-préfet, qui facilite l’installation de la maison d’Izieu où des enfants juifs trouvent refuge, tout en coopérant par moments avec la politique de déportation. Enfin, l’historien met en lumière les réseaux de Résistance et de sauvetage qui s’organisent dans ce territoire proche de la Suisse, face aux politiques discriminatoires de Vichy et de l’occupant.L’invité : Pierre-Jérôme Biscarat est historien, spécialiste de la Shoah et de sa mémoire. Grand connaisseur de la rafle des enfants de la maison d’Izieu, dont il a été responsable pédagogique entre 1999 et 2016. Il publie aux éditions Passés composés Un village sous l’Occupation (224 p., 21 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Archétype de l’ambitieux, du démagogue et du renégat, Alcibiade était-il vraiment infréquentable ? Faut-il avoir ainsi de ce personnage une lecture univoque ? Dans cette émission, l'historien Jean-Manuel Roubineau relit les sources (Thucydide, Plutarque, Xénophon...) sur le favori de Socrate, en nuançant notre jugement. Quel est le rôle d'Alcibiade dans la guerre du Péloponnèse ? Pourquoi doit-il s'exiler ? Qui étaient ses ennemis ? Que révèlent aussi son goût du luxe, sa beauté et ses provocations publiques à propos de la culture politique et sociale d’Athènes au Ve siècle av. J.-C. ? Dans les textes antiques, Alcibiade devient un personnage « exemplaire », au bon comme au mauvais sens du terme : une figure morale, entre succès, hubris et châtiment.L'invité : Maître de conférences en histoire ancienne, Jean-Manuel Roubineau est notamment l’auteur aux Puf des Cités grecques (VIe-IIe s. av. J.-C.). Essai d’histoire sociale (2015), couronné du Prix du Livre d’Histoire de l’Europe, de Diogène. L’antisocial (2020), et du Sport. Récit des premiers temps (2024). Il vient de publier publier aux mêmes éditions Alcibiade. L'amant d'Athènes (256 p., 12,99 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1515, le jeune François Ier franchit les Alpes pour revendiquer le duché de Milan, et triomphe à la bataille de Marignan. La victoire marque l’affirmation de la puissance française et installe durablement le millésime, au point d’en faire l’un des repères les plus familiers du récit national. Pourtant, l’événement s’inscrit dans une séquence engagée depuis 1494 avec les guerres d’Italie, à l’heure où les lignes de force se déplacent bien au-delà du seul espace européen.La lecture proposée par Nicolas Le Roux replace la bataille dans un premier XVIᵉ siècle traversé par des dynamiques concurrentes : rivalités entre principautés italiennes, affirmation de la puissance ottomane, circulation accrue des hommes et des œuvres, ouverture des routes atlantiques et indiennes. À travers un essai d’histoire synchronisée, l’ouvrage interroge la portée réelle d’un affrontement devenu emblématique et éclaire un moment de transformation des rapports politiques, religieux et culturels du temps.L’invité : Nicolas Le Roux est professeur d’histoire moderne à Sorbonne Université. Il publie 1515. Guerre et paix à la Renaissance chez Dunod (312 p., 9,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Faute d'écrits, l'historien se fait archéologue, afin de mieux saisir la réalité religieuse et politique des mondes du Nord. En quoi le passage de la pierre au bronze, puis au fer a‑t‑il transformé l’organisation sociale et politique des communautés du Nord par rapport au reste de l’Europe ? Que sait-t-on de ces transformations politiques ? Les données archéologiques permettent‑elles de parler de « chefferies », de « royaumes » ou d’autres formes de pouvoir spécifiques au Nord, sans projeter des catégories médiévales ou modernes ? Comment l’archéologie permet‑elle de reconstituer les pratiques rituelles nordiques avant l’époque viking ? Est-ce que nous disposons de traces matérielles révélant les contacts entre peuples du Nord et monde méditerranéen (objets importés, styles artistiques, techniques) ? Comment les interpréter : imitation, appropriation, résistance ?L'invitée : Anne Lehoërff est professeure des universités à CY Cergy Paris Université, membre senior de l’Institut universitaire de France et chercheuse associée au Laboratoire de recherche des Musées de France. Elle vient de coéditer avec S. Coviaux, V. Barrière et Alban Gautier Les Mondes du Nord. De la préhistoire à l'âge Viking (Tallandier, 656 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Engagée en 327 avant notre ère, l’expédition d’Alexandre en Inde prolonge la conquête de l’ancien Empire perse vers l’est. Après des affrontements au Pendjab, le roi macédonien atteint le fleuve Hyphase, puis renonce à poursuivre sa campagne, avant de redescendre le cours de l’Indus. Arrivé à l’embouchure du fleuve, il organise le retour de ses troupes en divisant ses forces, confiant à Néarque une flotte chargée de longer les côtes de l’océan Indien jusqu’au golfe Persique. Alexandre conduit, pour sa part, son armée par la voie terrestre à travers le terrible désert de Gédrosie. La lecture proposée par Pascal Charvet met en évidence le rôle de cette expédition dans la construction des représentations grecques de l’Inde et, plus largement, de l’Orient. En s’appuyant sur les sources antiques et sur leur transmission, l’ouvrage éclaire un moment de contact entre des mondes culturels distincts, dont les résonances dépassent le seul cadre de l’entreprise militaire. L’invité : Pascal Charvet est linguiste et helléniste. Il publie Quand Alexandre le Grand rencontre l’Orient. La conquête de l’Inde chez Libretto (502 p., 13,40 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Peu connus du grand public, les mondes du Nord au temps de la Préhistoire sont dévoilés par un ouvrage indispensable : Les Mondes du Nord. Après avoir, dans un premier volet, défini géographiquement ce large espace, Anne Lehoërff en présente les formes de vie.Que sait-on des formes d’habitat ? Quelle était la réalité des implantations humaines dans le paysage ? En quoi les contraintes climatiques et environnementales spécifiques aux régions nordiques ont‑elles influencé les choix techniques, les formes d’habitat et les modes de subsistance ? Possède-t-on des indices archéologiques qui nous permettent de comprendre concrètement comment les sociétés du Nord maîtrisaient l’extraction, la circulation et la transformation du métal ? Arrive-t-on à retracer des circuits d’échanges, à observer la circulation du métal et des objets ? Que dit cette circulation de l’intégration des peuples du Nord dans de vastes systèmes d’échanges à l’échelle européenne ?L'invitée : Anne Lehoërff est professeure des universités à CY Cergy Paris Université, membre senior de l’Institut universitaire de France et chercheuse associée au Laboratoire de recherche des Musées de France. Elle vient de coéditer avec S. Coviaux, V. Barrière et Alban Gautier Les Mondes du Nord. De la préhistoire à l'âge Viking (Tallandier, 656 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Depuis l'Antiquité, un cortège de civils suit les soldats en campagne, en garnison et aux abords des casernes. À l'époque moderne, cette foule hétéroclite, largement féminine, était composée de cantinières, de blanchisseuses et d’épouses de soldats ou de haut gradés. Longtemps invisibilisées dans l’historiographie, ces femmes étaient pourtant des figures incontournables de l’écosystème militaire.Les sources officielles les décrivent comme des prostituées ou des présences encombrantes, qui détournent les soldats de leurs devoirs. Pourtant, elles répondent dans la pratique aux besoins essentiels des troupes, comme l’approvisionnement en alcool et en vivres, ou le nettoyage et raccommodage des vêtements. Les soldats leur réservent une place importante dans leurs Mémoires et elles deviennent même un véritable archétype dans la culture populaire du XIXe siècle ! Au micro de Storiavoce, la chercheuse Marion Trévisi retrace les conditions de vie, les motivations et les destins oubliés de ces femmes qui ont aussi bien vécu les victoires que les retraites, voire la captivité.L’invitée : Professeure en histoire moderne à l'université Picardie Jules-Verne, Marion Trévisi est une spécialiste de l'histoire des femmes, de la famille et de la guerre. Elle publie Suiveuses de guerre de l’Ancien Régime à l’Empire aux éditions des Presses universitaires de France (392 p., 25 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Parce que l'Antiquité est avant tout synonyme d'histoire grecque et d'histoire romaine, nous en oublierions presque l'importance des peuples ayant vécu en dehors de l'espace méditerranéen. Les peuples du Nord font partie des grands oubliés de l'historiographie. Où commencent et où s’arrêtent les Nords ? Quand parle-t-on vraiment des « peuples du Nord » en archéologie : s’agit‑il d’une réalité historique ou d’une construction savante et littéraire, forgée au XIXe–XXe siècle ? De quand datent aussi les premiers peuplements ? Peut‑on parler d’un « modèle nordique » de développement, ou faut‑il plutôt insister sur la diversité des trajectoires régionales entre Scandinavie, Baltique et plaines germaniques ? Au cours de cette émission, Anne Lehoërff se penche sur la Préhistoire d'un espace géographique méconnu mais à la richesse incontestable. L'invitée : Anne Lehoërff est professeure des universités à CY Cergy Paris Université, membre senior de l’Institut universitaire de France et chercheuse associée au Laboratoire de recherche des Musées de France. Elle vient de coéditer avec S. Coviaux, V. Barrière et Alban Gautier Les Mondes du Nord. De la préhistoire à l'âge Viking (Tallandier, 656 p., 29 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Née en Égypte au XIᵉ siècle, la prédication druze s'inscrit dans le contexte du califat de la dynastie des Fatimides. À l'issue de cette prédication, la communauté s’installe durablement dans les régions montagneuses de la Syrie historique. Au fil des siècles, les Druzes composent avec les pouvoirs mamelouks puis ottomans, avant de s’adapter aux cadres des États modernes. Aujourd’hui présents au Liban, en Syrie et en Israël, ils se structurent en groupe fermé, doté de normes sociales et doctrinales propres, fondées sur le secret de la transmission religieuse.À travers une étude au long cours de l’histoire sociale et politique du druzisme, Wissam Halawi renouvelle l’approche d’un sujet longtemps méconnu et éclaire la place centrale qu’occupe aujourd’hui cette minorité dans les équilibres du Proche-Orient.L’invité : Wissam Halawi est professeur associé à l’université de Lausanne. Spécialiste de l’Orient musulman médiéval et prémoderne, il publie Les Druzes chez Que sais-je ? (128 p., 10 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans cet ultime volet consacré à la paysannerie française de 1789 à nos jours, Fabien Conord décrit la révolution agricole des années 1950, lancée par le plan Marshall au lendemain de la guerre de 1939-1945. Un véritable tournant qui transforme définitivement le monde rural : sa façon de travailler au quotidien grâce aux tracteurs et à la moissonneuse-batteuse, ses terres remembrées, sa démographie... jusqu'à sa sociologie. Tant et si bien qu'avec le temps, le monde agricole doit faire face à une crise d'identité. Dans la société française, le paysan devient ultra-minoritaire et laisse la place à l'exploitant agricole, voire à l'agromanager.L'invité : Fabien Conord est professeur d'histoire contemporaine à l'université Clermont Auvergne. Spécialiste du monde rural, il est notamment l'auteur de La terre des autres. Le métayage en France depuis 1889, (Éditions du Bourg, 29€, 2024). Il vient de publier chez Calype La paysannerie française de 1789 à nos jours (110 p., 11,90€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/De toutes les batailles de la guerre de Cent Ans, celle d'Azincourt résonne encore comme le plus grand échec de la cavalerie française. Face aux archers anglais et à leur fameux longbow, les chevaux et l'armée bien trop nombreuse se sont enlisés dans les champs labourés sous la pluie, jusqu'à en mourir.Dans son livre Azincourt. Histoire d'une étrange défaite, l'historienne Valérie Toureille ne se contente pas de faire le récit de l'événement : elle révèle comment l'échec français provoque dans plusieurs parties du royaume une véritable résistance contre l'occupant anglais, préfiguration de l'épopée johannique.Ainsi, il n'est pas usurpé d'affirmer que la défaite d'Azincourt révèle un véritable sentiment français. Les Rendez-vous de l'histoire de Blois se sont attachés à définir la France, notamment sa naissance. Étrangement, Azincourt n'a pas été évoqué... Cette bataille est pourtant une date non pas charnière mais fondatrice, qui révèle deux guerres de Cents Ans : le passage d'une guerre dynastique à une guerre engageant un sentiment français.L'invitée : Historienne du Moyen Âge, Valérie Toureille est professeur à Cergy Paris Université. Elle est notamment l'autrice d'une biographie de Jeanne d'Arc (Perrin). Elle vient de rééditer en poche son livre paru originellement chez Albin Michel, Azincourt. Histoire d'une étrange défaite (Tempus, 8,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans ce deuxième volet de nos Cours d'histoire consacrées à la paysannerie de 1789 à nos jours, Fabien Conord aborde les mutations politiques du monde rural : comment, en effet, les paysans se sont-ils politisés au XIXe siècle ? Quand sont apparus les premiers syndicats agricoles ? Quelle était aussi la place de la religion dans leur quotidien ? Quel rôle ont joué les crises agricoles dans l'émergence d'une culture politique paysanne ? Comment, enfin, la Grande Guerre a-t-elle atteint le monde rural ?L'invité : Fabien Conord est professeur d'histoire contemporaine à l'université Clermont Auvergne. Spécialiste du monde rural, il est notamment l'auteur de La Terre des autres. Le métayage en France depuis 1889, (Éditions du Bourg, 29 €, 2024). Il vient de publier chez Calype La Paysannerie française de 1789 à nos jours (110 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Souvent associés à tort à la période médiévale ou plus justement à la période moderne, les sorciers, sorcières et autres magiciens peuplent pourtant déjà les corpus mythologiques antiques. Circée, Médée ou encore le devin Tirésias sont autant de figures qui semblent incarner des protosorciers. Au-delà des représentations, qu’en est-il des pratiques qu’on associe aujourd'hui à la magie ? Existe-t-il des talismans, des grimoires, des familiers ? Est-il seulement possible de définir ce qu’est la magie dans un monde ancien polythéiste, où les pratiques religieuses officielles s'apparentent souvent à ce qu’on désigne aujourd’hui comme magique ? Où se place la limite entre médecine et magie, ou entre astronomie et astrologie ? Au micro de Storiavoce, Thomas Galoppin propose de questionner la notion même de magie dans le contexte de l’antiquité gréco-romaine, afin d’historiciser des conceptions, des représentations et des pratiques qui fascinent encore aujourd’hui. L’invité : Docteur en histoire ancienne, Thomas Galoppin est un spécialiste de l'anthropologie des rituels, des animaux, et de la transmission des savoirs dits « magiques » dans les religions du monde gréco-romain. Il publie Entre le plomb et les pierres. Rites et magiciens dans l’Antiquité grecque et romaine aux éditions du Cerf (272 p., 24 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans cette nouvelle série de nos Cours d'Histoire, Fabien Conord aborde la place de la paysannerie dans la France contemporaine, de 1789 à nos jours. Dans ce premier volet se pose la question des conséquences de la Révolution française dans le monde rural : l'événement rompt-il avec le système traditionnel seigneurial ou s'agit-il d'une libération légale, qui laisse intact les mécanismes économiques profonds de dépendance ? Quelles sont, à cet égard, les stratifications sociales rurales dans la France du XIXe siècle ? Comment le fermage et le métayage se sont-ils maintenus au XIXe siècle ? Peut-on enfin parler d'une évolution des techniques, voire d'une révolution à cette époque ?L'invité : Fabien Conord est professeur d'histoire contemporaine à l'université Clermont Auvergne. Spécialiste du monde rural, il est notamment l'auteur de La Terre des autres. Le métayage en France depuis 1889, (Éditions du Bourg, 29 €, 2024). Il vient de publier chez Calype La Paysannerie française de 1789 à nos jours (110 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Entre 1424 et 1782, une folie meurtrière s’empare d’une partie de l’Europe. Par dizaine de milliers, des personnes innocentes sont envoyées au bûcher pour leur appartenance supposée à une secte satanique qui œuvre contre la Chrétienté. Depuis le XIXe siècle, les historiens et historiennes cherchent à déterminer les causes profondes de ce sinistre épisode de l’histoire européenne.Quel est le nombre réel d'exécutions ? Comment expliquer leur concentration géographique, alors même que la pratique de la magie est commune à toute l’Europe ? Et enfin, pourquoi les femmes en furent-elles les principales victimes ?Près de 50 ans après la parution de La Sorcière au village, l'historien Robert Muchembled propose de nouvelles perspectives sur les persécutions. Avec une analyse auparavant centrée sur la montée de l’absolutisme, l’historien revoit sa copie et revalorise la place du religieux, dans un contexte de lutte entre protestants et catholiques. Il décrit alors un phénomène complexe, où se conjuguent césaropapisme des princes, doctrine démonologique fondamentalement antiféministe et concours zélé des juges laïcs. L’invité : Professeur honoraire des universités de Paris, Robert Muchembled est un spécialiste de l’histoire culturelle des Temps modernes européens. Auteur prolifique, il a notamment publié Une histoire de la violence. De la fin du Moyen Âge à nos jours (Éditions du Seuil, 512 p., 21,80 €), ou L'Orgasme et l'occident. Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours (Éditions du Seuil, 400 p., 24€). Son dernier livre, La sorcière au bûcher. Fanatisme religieux et antiféminisme, est publié aux Belles Lettres (418 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Du nom de Nicolas Machiavel, nous retenons surtout Le Prince, son œuvre majeure. Mais derrière l’écrivain et le théoricien du pouvoir, il y a un homme d’action : diplomate, serviteur de la République de Florence, témoin des guerres d’Italie et des bouleversements de son temps.Dans cette émission, l’historien Jean-Louis Fournel, interrogé par Christophe Dickès, redonne chair et souffle à Machiavel : son parcours, ses convictions, son rapport au pouvoir et à la liberté. Entre pensée politique et expérience vécue, découvrez un Machiavel profondément moderne.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[REDIFF] Au lendemain de la guerre du Péloponnèse, la Grèce semble affaiblie et divisée. Pourtant, cette crise ouvre la voie à une profonde recomposition du monde grec. Storiavoce vous propose de comprendre comment, de la défaite d’Athènes à la montée de la Macédoine, s’est forgé un nouvel équilibre politique et culturel.Entre le jeu des alliances, les ambitions impériales de Philippe II et la conquête fulgurante d’Alexandre le Grand, cette période marque la fin de l’indépendance des cités grecques et l’avènement d’un monde hellénistique ouvert à l’Orient.Notre invitée : Catherine Grandjean, professeure d’histoire grecque à l’université de Tours, est spécialiste de numismatique et d’histoire de la Grèce continentale classique et hellénistique***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgDans le cadre de son partenariat avec la fondation Pierre Lafue, Storiavoce reçoit son 38e lauréat qui n'est autre que l'historien Jean-Noël Jeanneney, primé pour l'ensemble de son œuvre. Les éditions Bouquins viennent d'en publier toute une partie consacrée à la Troisième république (1870-1940).Quelles personnalités incarnent le mieux la « grammaire » politique propre à la Troisième République et pourquoi ? Quels sont les ressorts les plus profonds de la stabilité institutionnelle du régime et, a contrario, de sa fragilité ? Quelles ont été les raisons de l'échec du cartel des gauches en 1924 et celles du succès du Front populaire ? Comment expliquer la chute de 1940 ? Au cours de cette émission, le professeur émérite éclaire un régime qui a eu le mérite de la durée. L'émission se termine par le désormais fameux questionnaire de Clio consacré aux rapports de J.-N. Jeanneney avec l'histoire. L'invité : professeur émérite des Universités à Sciences Po, Jean-Noël Jeanneney a présidé Radio France et RFI, la Mission du Bicentenaire de la Révolution et la BNF. Il a aussi travaillé au sein de deux gouvernements de l'ère Mitterrand en 1991 et 1993. Auteur de très nombreux ouvrages, il vient de publier Une République française 1870-1940 (Bouquins. La collection, 1344 p., 35€)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[REDIFF] Comment la France du XVIᵉ siècle a-t-elle pu s’enliser dans près de quarante années de guerre civile entre catholiques et protestants ? Dans cet entretien passionnant, l’historien Hugues Daussy revient sur les origines, les enjeux et les conséquences des guerres de Religion qui ont bouleversé le royaume.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Révolution iranienne, tournant conservateur en Occident, essor des droits de l’Homme et début de la mondialisation : en 1979, les lignes du monde contemporain se redessinent. Dans un essai limpide et stimulant, Brice Couturier revient sur cette année charnière où s’opère un basculement durable des équilibres politiques, idéologiques et culturels.texte : Année charnière de la seconde moitié du XXᵉ siècle, 1979 concentre une série de ruptures qui redéfinissent durablement l’ordre mondial. Derrière les images familières - révolution islamique en Iran, arrivée de Margaret Thatcher au pouvoir, première visite de Jean-Paul II en Pologne - se dessine un moment où basculent les équilibres politiques, idéologiques et culturels du temps. Avec 1979, le grand basculement du monde, Brice Couturier propose une lecture claire et vivante de cette année décisive.En explorant aussi bien les bouleversements géopolitiques que les transformations des mentalités, il éclaire la montée des droits de l’Homme, l’émergence d’un individu hédoniste en Occident, le déclin des grands récits idéologiques et l’affirmation d’un nouveau contexte international marqué par la mondialisation naissante. De Téhéran à Pékin, de Londres à Washington, l’ouvrage démêle le fil des événements et restitue la cohérence d’un moment qui façonne encore notre présent.L’invité : Brice Couturier, essayiste et journaliste, publie 1979, le grand basculement du monde aux éditions Perrin (395 p., 23,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Entre 1939 et 1949, la guerre menée par l’Union soviétique constitue l’un des fronts les plus meurtriers du XXᵉ siècle : un conflit total qui oppose l’URSS à l’Allemagne nazie, dévaste des régions entières, entraîne des déplacements massifs de population et fait près de 27 millions de morts. Cette décennie bouleverse l’ensemble de la société soviétique et transforme durablement le pays, conduisant, malgré l’ampleur des destructions, à l’émergence de l’URSS comme superpuissance dans le nouvel ordre mondial.Dans cet entretien, Alexandre Sumpf revient sur les principaux enjeux de cette période : la violence extrême des combats, la mobilisation de la population, le rôle déterminant des femmes, la structuration du mouvement partisan, la centralité de la Shoah à l’Est, les espoirs déçus de libéralisation à la sortie du conflit, ainsi que les mémoires concurrentes de cette guerre dans l’espace post-soviétique.L’invité : Alexandre Sumpf est historien, professeur à l’université de Strasbourg. Il publie Les Soviétiques en guerre. 1939-1949 aux éditions Tallandier (624 p., 27,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ À partir de 1967, la guerre des Six Jours ouvre une nouvelle ère pour le Proche-Orient. L’occupation par Israël de nouveaux territoires — Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est, plateau du Golan, Sinaï — bouleverse les équilibres régionaux et place la question territoriale au cœur du conflit. Ces décennies sont également marquées par une succession de confrontations, dont la guerre du Liban, par l’évolution du nationalisme palestinien et par les tentatives de normalisation entre Israël et certains de ses voisins arabes.Dans ce troisième et dernier volet de nos Cours d’histoire consacrés au conflit israélo-palestinien, Henry Laurens revient sur ces transformations majeures : administration et enjeux politiques des territoires occupés, dynamiques des conflits armés, conclusion des accords de paix avec l’Égypte puis la Jordanie, redéfinition du rôle de l’OLP, jusqu’au processus d’Oslo, qui suscite un immense espoir dans les années 1990 avant de s’enliser durablement. Une séquence essentielle pour comprendre l’impasse dans laquelle le processus de paix demeure aujourd’hui.L’invité : Henry Laurens est professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe. Il publie Question juive, problème arabe (1798-2001) chez Folio Gallimard (1 040 p., 14,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgEnseignant à Sciences Po, Grégoire Kauffmann a publié deux ouvrages mêlant la grande histoire à sa propre vie familiale. L'Enlèvement tout d'abord, publié en 2023, évoque les années 1980 et la captivité de son père alors qu'il était l'otage du Hezbollah. Un récit intime, qui plonge par ailleurs dans la France des années 1980, alors que le mitterrandisme opérait sa mue. Primé par la fondation Pierre Lafue en 2020, Hôtel de Bretagne constitue un tout autre exercice, puisque Kauffmann part sur les traces de son grand-père maternel, dont il découvre qu'il fut un des acteurs de l'épuration d'après-guerre en France. Un livre aux allures d'enquête policière, absolument passionnant de bout en bout, qui débute par l'exécution sans autre forme de procès d'un homme innocent, victime d'un règlement de compte. L'invité : Grégoire Kauffmann est historien et enseignant à Sciences Po. Son livre Hôtel de Bretagne. Une famille française dans la guerre et l'épuration, (Libres Champs, Flammarion, 332 p., 10 €) a reçu le prix de la Fondation Pierre Lafue. L'enlèvement. Une histoire intime des otages français au Liban (J'ai lu, 480 p., 8,90 €) est son dernier ouvrage.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Arrière-petit-fils d'un pape, petit-fils de Charles Quint, Alexandre Farnèse fut un des plus grands personnages de la seconde moitié du XVIe siècle. Vainqueur à Lépante en 1571, gouverneur des Pays-Bas espagnols, duc de Parme et de Plaisance, il fut à la tête de la plus puissante armée d'Europe. Personnalité déroutante, accusé par ses ennemis de duplicité, jalousé même par Philippe II d'Espagne, Alexandre Farnèse ne fut pas pourtant pourtant pas un condottiere, mais un prince au service d'un empire à l'échelle du monde. Il incarne, sans nul doute, une modernité politique et peut même être considéré comme le père de l'actuelle Belgique. L'invité : Olivier Poncet est archiviste, paléographe et docteur en histoire. Ancien membre de l'Ecole française de Rome, il est aujourd'hui professeur à l'Ecole des chartes et directeur d'études à l'EHESS. Il vient de publier Alexandre Farnèse. Prince et capitaine. 1545-1592 (Perrin, 350 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Après la proclamation de l’État d’Israël en 1948, le Proche-Orient entre dans une phase de profonds bouleversements. Le jeune État doit affirmer son existence, organiser ses institutions et accueillir des centaines de milliers de nouveaux citoyens, tandis que les États arabes redéfinissent leurs équilibres politiques et leurs stratégies face à la nouvelle réalité régionale. Parallèlement, les Palestiniens, dispersés à la suite de la guerre, commencent à formuler leurs revendications nationales dans un paysage géopolitique en recomposition.Dans ce deuxième volet de nos Cours d’histoire consacrés au conflit israélo-arabe, Henry Laurens analyse les premières décennies qui suivent 1948 : consolidation du nouvel État, rapports de force militaires et diplomatiques, crise de 1956, transformations du monde arabe, affirmation progressive d’un mouvement national palestinien structuré, jusqu’à la guerre des Six Jours en 1967, dont les conséquences vont durablement marquer l’histoire de la région.L’invité : Henry Laurens est professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe. Il publie Question juive, problème arabe (1798-2001) chez Folio Gallimard (1 040 p., 14,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Entre 1937 et 1945, la guerre de l’Asie-Pacifique constitue l’autre grand front de la Seconde Guerre mondiale : un conflit d’une violence extrême, qui oppose le Japon impérial à la Chine, puis aux puissances alliées, et qui fait près de 27 millions de morts. Cette guerre bouleverse l’ensemble de l’Asie, accélère le déclin des empires coloniaux européens et conduit, avec les bombes d'Hiroshima et Nagasaki, à l’entrée dans l’ère nucléaire.Dans cet entretien, Jean-Louis Margolin revient sur les principaux enjeux de cette séquence : l’idéologie expansionniste du Japon, les massacres comme Nankin ou Manille, la brutalité exercée contre les prisonniers, la famine qui frappe les civils, le rôle de l’empereur dans la capitulation, ainsi que les mémoires encore vives de ce conflit en Asie.L’invité : Jean-Louis Margolin est historien, spécialiste de l’Asie orientale. Il publie L’Autre Seconde Guerre mondiale. 1937-1945 : Asie-Pacifique, de Nankin à Hiroshima aux éditions Perrin (464 p., 25 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans ce premier volet de nos Cours d’histoire consacrés à ce conflit, Henry Laurens revient sur les dynamiques qui en ont façonné l’émergence : l’évolution du statut des populations juives en Europe, la construction du projet sioniste, la transformation politique du Proche-Orient, de la « question juive » du XIXᵉ siècle à la Palestine mandataire, jusqu’aux événements qui conduisent à la proclamation de l’État d’Israël.L’invité : Henry Laurens est professeur au Collège de France et titulaire de la chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe. Il publie Question juive, problème arabe (1798-2001) chez Folio Gallimard (1 040 p., 14,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgInscrite au patrimoine mondial de l'humanité en 1980, la cité antique de Palmyre a vécu un véritable martyre dans le contexte de la guerre en Syrie et des destructions de l' État islamique. Lauréate de la Fondation Pierre Lafue en 2016, l'historienne Annie Sartre-Fauriat revient sur l'histoire de cette ville oubliée pendant des siècles. Quelles étaient les relations entre Palmyre et l'Empire romain ? Comment la ville s'est-elle imposée comme un carrefour commercial majeur entre Orient et Occident ? Qui étaient Odeinat et Zénobie, figures majeures de la cité au IIIe siècle ? Dans une deuxième partie, l'historienne Annie Sartre évoque son autre livre, Aventuriers, voyageurs et savants, consacré aux découvertes archéologiques en Syrie entre le XVII et le XXIe siècle. Enfin, elle répond au questionnaire de Clio sur son amour de l'histoire. L'invitée : Annie Sartre-Fauriat est professeure émérite de l'université d'Artois. Avec son mari Maurice Sartre, elle a reçu le prix de la fondation Pierre Lafue pour son livre Palmyre. Vérités et légendes (Perrin, 261 p., 14 €). Elle a aussi récemment publié Aventuriers, voyageurs et savants. À la découverte archéologique de la Syrie. XVIIe-XXIe siècle (CNRS éditions, 303 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Civilisation fondatrice de l’Europe, la Grèce antique n’a jamais cessé de fasciner. Mais derrière les images convenues – temples immaculés, philosophes en toge, démocratie idéale – se déploie un monde infiniment plus nuancé. Avec La Grèce antique, Caroline Fourgeaud-Laville propose une plongée claire et vivante dans cette société que nous croyons connaître, mais qui reste largement méconnue dès que l’on s’éloigne des clichés.En 22 chapitres répondant chacun à une question précise, elle éclaire les pratiques religieuses, la place des femmes, le fonctionnement réel de la cité ou encore le rôle de l’esclavage. À la croisée de l’histoire, de l’archéologie et de l’anthropologie, l’ouvrage démêle le mythe de la réalité, et restitue la complexité d’une culture qui demeure au cœur de notre héritage intellectuel.L’invitée : Caroline Fourgeaud-Laville, helléniste et docteure ès lettres, publie La Grèce antique aux éditions Perrin, dans la collection « Vérités et légendes » (272 p., 14 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Comment écrire une autre histoire du Maghreb ? Cette région du monde est trop souvent réduite à des phénomènes de radicalité religieuse ou à sa période coloniale. Pourtant, grâce à l’apport des recherches récentes, il est possible de raconter une histoire globale et transversale de l’époque contemporaine maghrébine. Pourquoi le Maroc parvient-il à rester hors de la sphère ottomane, contrairement à l’Algérie et à la Tunisie ? La distinction entre Arabes et Berbères au Maghreb repose-t-elle sur la langue ? -L'islam est-il un facteur de solidarité entre les trois pays du Maghreb lors de la colonisation ? Existe-t-il une spécificité de la violence coloniale employée lors de la conquête d’Algérie ? Que reste-t-il des structures d'organisations sociales précoloniales après la conquête française ? Pour Storiavoce, Majid Embarech répond à ces questions et présente un panorama politique, économique et sociétal du Maghreb à l’époque précoloniale et jusqu’au début du XXe siècle. L’invité : Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Côte d’Azur, Majid Embarech est un spécialiste de l’histoire du Maghreb contemporain. Il est l’auteur de Histoire du Maghreb de la fin du XVIIIe siècle aux printemps arabes (Armand Colin, 534 p., 37,00 €). *** Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le 20 novembre 1975, Francisco Franco, dernier dictateur de l'Europe occidentale, mourrait dans son lit. Alors que, depuis 2000, l'Espagne est entrée dans une vague mémorielle inédite, l'ancien vainqueur de la guerre civile espagnole laisse pourtant une partie de la péninsule indifférente. Au fil des décennies, l'image de Franco resurgit pourtant dans l'actualité comme un spectre, dans le sillage d'une légende que sa propre propagande a créée. Sauveur de l'Espagne et figure de l'unité dans un pays marqué par le régionalisme pour les uns, fasciste sanguinaire pour les autres... Franco est, selon l'expression de l'historien Stéphane Michonneau, un étrange palimpseste aux 100 visages. Ce dernier évoque dans cette émission non pas tant l'histoire d'une figure, mais l'histoire de sa représentation. L'invité : Stéphane Michonneau est un historien spécialiste de l’Espagne, professeur à l’ université Paris-Est Créteil. Il a été directeur des études à la Casa de Velázquez, à Madrid, de 2009 à 2015. Il vient de publier Franco. Le temps et la légende (Flammarion, 364 p., 24,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Affrontant les saints sauroctones (tueurs de serpent), ornant la porte d’Ishtar à Babylone et peuplant l’astrologie chinoise : les dragons sont partout, dans des contextes géographiques et temporels pourtant très éloignés. Comment expliquer cette présence globale de la mythologie du dragon ? Est-il apparu indépendamment, ou bien ces différentes occurrences sont-elles apparentées ? Peut-on retracer la diffusion de ce motif à travers l’espace et le temps ?Au micro de Storiavoce, Julien d’Huy Pour répondre à ces questions vous proposez une méthode statistique dont vous êtes le pionnier : la phylomythologie. Cette méthode qui emprunte à la généalogie évolutive permet de retracer le parcours de diffusion des mythes et même de remonter le temps afin de reconstituer des mythologies antérieures à l’écriture. L'invité : Julien d’Huy est historien, spécialiste en mythologie comparée, affilié au Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France, de l’EHESS et du CNRS. Il est notamment l'auteur de L'Aube des mythes. Quand les premiers Sapiens parlaient de l'Au-delà (La Découverte, 2023, 400 p., 24 €). Il publie aux éditions Armand Colin Dragon. Généalogie mondiale d’un mythe (472 p., 24,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.org42e prix de la Fondation Pierre Lafue, la bande dessinée La ballade nationale de Sylvain Venayre (scénario) et d'Étienne Davodeau (dessin), revisite l'histoire de France en suivant Jeanne d'Arc, Molière, Marie Curie, l'historien Jules Michelet et le général républicain Alexandre Dumas. Après avoir dérobé le cercueil du Maréchal Pétain, les cinq héros de notre histoire commencent une folle équipée à travers le territoire national et s'interrogent sur la perception de notre passé. Dans la deuxième partie de l'émission, Sylvain Venayre évoque la richesse des voyages au XIXe siècle et la façon dont ils ont façonné notre propre perception de l'évasion et des périples à travers le monde. Enfin, l'historien répond au questionnaire de Clio en évoquant son propre parcours personnel. L'invité : Sylvain Venayre est professeur d’histoire contemporaine à l’université Grenoble-Alpes et membre sénior de l’Institut universitaire de France. Spécialiste d’histoire culturelle, il est l'auteur de Les Origines de la France (Seuil, 2013), paru en format poche (Points Seuil, 2025). Il dirige la collection « Histoire dessinée de la France » (La Découverte/La Revue dessinée), dont il a signé avec Étienne Davodeau le premier volume : La Balade nationale en 2017, qui a remporté le 42e prix de la Fondation Pierre Lafue (176 p., 22€). Il vient de publier Pourquoi voyager ? 17 leçons du XIXe siècle (CNRS éditions, 344 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Républicain intransigeant devenu premier peintre de l’Empire, Jacques-Louis David traverse les bouleversements de son époque. Acteur autant que témoin, il s’engage dans la Révolution comme jacobin, participe à la vie politique de la Convention, échappe à la chute de Robespierre, puis met son art au service du pouvoir napoléonien. Par ses compositions monumentales et ses portraits officiels, il contribue à fixer l’imagerie du nouveau régime avant de s’exiler à Bruxelles à la Restauration.À travers le destin de cet artiste au tempérament complexe, David Chanteranne restitue la trajectoire d’un peintre dont l’œuvre, entre engagement politique et ambition esthétique, reflète les idéaux et les contradictions de la Révolution et de l’Empire.L’invité : David Chanteranne est historien et rédacteur en chef de la Revue du Souvenir napoléonien. Spécialiste du Premier Empire, il publie Jacques-Louis David. L’empereur des peintres (mis en italique) aux éditions Passés composés (336 p., 24 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Les livres sur le nazisme sont légion, et pourtant, aucun ouvrage n'avait pris la peine de représenter l'histoire du Troisième Reich en infographie. C'est désormais chose faite grâce au travail remarquable de l'historienne Marie Moutier-Bitan et du data graphiste Nicolas Guillerat. Comment est née cette infographie ? Est-ce qu'une historienne change son regard sur les faits, les événements et les idées lorsqu'elle représente littéralement en images et en données l'Histoire ? Quelles ont été les plus grandes difficultés auxquelles les deux auteurs ont été confrontés ? Dans cette émission, Marie Moutier-Bitan s'arrête sur plusieurs parties du livre : la fabrication de Mein Kampf et la carte mentale d'Hitler ; l'économie de guerre ; les pratiques d'euthanasie du régime ; la cartographie des fusillades de la Shoah par balle ; etc.L'invitée : titulaire de la chaire d’excellence « Shoah et entreprises génocidaires » de l’université de Caen, docteure en histoire contemporaine, Marie Moutier-Bitan a travaillé sur la Shoah par balles et les crimes de masse dans l'est de l'Europe. Elle est l’autrice de Les Champs de la Shoah. L’extermination des Juifs en Union soviétique occupée, 1941-1944, Le pacte antisémite. Le début de la Shoah en Galicie orientale et Lettres de la Wehrmacht. Avec Nicolas Guillerat, elle vient de publier Infographie du nazisme (Passés composés, 176p., 29 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/De Lisbonne à Saint-Pétersbourg, Éric Hassler et Pauline Lemaigre-Gaffier retracent l’histoire de ces foyers du pouvoir et de la culture à l’époque moderne. Loin du seul modèle versaillais, ils montrent comment les cours des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, tout en partageant une culture commune, reflètent la diversité des monarchies européennes. Lieux de rencontres, de circulations et d’innovations, ces microcosmes offrent une voie vivante et concrète pour explorer les sociétés et les systèmes politiques de l’Europe d’Ancien Régime.L’invité : Éric Hassler est historien, maître de conférences à l’université de Strasbourg. Il vient de publier avec Pauline Lemaigre-Gaffier Une histoire des cours princières. De Lisbonne à Saint-Pétersbourg (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles), paru aux éditions Armand Colin (392 p., 26,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/L’arrivée de James Cook ou de Louis-Antoine de Bougainville dans les îles du Pacifique à la fin du XVIIIe est un épisode connu de l’histoire des explorations européennes. Ce que l’on sait moins, c’est que plusieurs Tahitiens, comme Ahutoru, Tupaia ou Mai, ont embarqué sur les navires pour rejoindre l’Europe et rencontrer la bonne société parisienne et londonienne. Étaient-ils des captifs, des ambassadeurs ou des explorateurs ? Quelles étaient leurs motivations ? Est-il possible de restituer leur point de vue à partir des sources européennes ? Quelles traces ont-ils laissé dans la mémoire tahitienne ?Au micro de Storiavoce, Antoine Lilti retrace la vie de ces voyageurs du Pacifique et de leur impact sur la société des Lumières. Le récit de ces rencontres charrie son habituel lot de malentendus, de commerce et de violences annonçant la colonisation à venir. Dans les salons mondains, la curiosité cède rapidement place au désintérêt et au jugement eurocentré et raciste. Ce ne sont pas les véritables Tahitiens qui nourrissent les réflexions des philosophes, mais l’image fantasmée qu’en projette l’Europe : la société des Lumières semble surtout dialoguer avec elle-même.L'invité : Antoine Lilti est historien, professeur au Collège de France et directeur d'étude à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Spécialiste de l'histoire sociale, culturelle et intellectuelle des Lumières mais aussi de ses héritages, il publie aux éditions Flammarion L’Illusion d’un monde commun. Tahiti et la découverte de l’Europe (368 p., 23,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgLauréat de la Fondation Pierre Lafue en 2023, l'historien Laurent Joly est l'invité de Storiavoce. Dans une première partie, il revient sur son livre primé La Rafle du Vel d'Hiv. Paris, juillet 1942 (Grasset, 400 p., 24€) en évoquant les origines de l'événement, la gestion administrative de la rafle et ses trois étapes. Dans une seconde partie, il évoque son dernier livre, Le Savoir des victimes. Comment on a écrit l'histoire de Vichy et du génocide des juifs de 1945 à nos jours (Grasset, 448 p., 25€). La dernière partie de l'émission est consacrée au questionnaire de Proust revisité par la muse Clio.L'invité : Laurent Joly est directeur de recherche au CNRS. Spécialiste de l'antisémitisme, du régime de Vichy et de la collaboration, il a consacré de nombreux ouvrages aux persécutions antijuives et à leurs acteurs, tels Vichy dans la Solution finale. Antisémitisme et politique française, ou Darlan. Son travail, fondé sur une exploitation rigoureuse des archives policières et administratives, fait de lui l'un des meilleurs connaisseurs de la France de l'Occupation. Il vient de publier récemment Vichy. Histoire d'une dictature 1940-1944 (Tallandier, 560 p., 26,50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans le cadre des Rendez-vous de l'Histoire de Blois 2025 consacrés à la France, Storiavoce a enregistré trois émissions avec Éric Anceau, directeur d'une Nouvelle Histoire de France monumentale, regroupant pas moins de 100 historiens issus de 15 disciplines des sciences humaines et sociales. Au cours de ce dernier volet, l'historien revient sur sa période de prédilection, en s'attardant sur l'idée de nation au XIXe siècle. Quels sont les éléments de continuité du fait national entre les XVIIIe et XIXe siècles ? Existe-t-il un lien entre absolutisme et nation ? Que signifie la devise révolutionnaire La loi, le roi, la nation ? Comment le concept de nation évolue-t-il au XIXe siècle ? Comment la IIIe République a-t-elle construit la nation républicaine ? Quel a été le rôle du roman national dans la construction de la nation ? Invité : spécialiste du Second Empire, Éric Anceau est professeur des universités en histoire politique et sociale de la France et de l'Europe contemporaines à l'université de Lorraine. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié chez Tallandier une Histoire de la nation française et vient de diriger une Nouvelle Histoire de France (Passés Composés, 1099 p., 36 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans la littérature médiévale, l’amour est omniprésent. Or, longtemps, notre conception de l’amour au Moyen Âge s’est réduite à ce que Gaston Paris a appelé en 1883 l’amour courtois. Les poètes médiévaux utilisaient le terme occitan de fin'amor, que l’on retrouve chez les troubadours du XIIᵉ siècle, tels que Guillaume IX d’Aquitaine, et chez leurs continuateurs dans le sud de la France. Mais l’amour peut-il être réduit à un modèle interprétatif unique ? Valeria Russo pense le contraire et met en valeur, dans ses travaux de recherche, la richesse et la diversité des textes, qu’ils soient laïcs, moraux ou même spirituels. Il existe ainsi plusieurs figures de l’amour selon les genres littéraires, les milieux sociaux, les langues, la géographie et les époques.L’invitée : Valeria Russo a enseigné la langue et la littérature médiévales dans plusieurs universités françaises. Elle est actuellement post-doctorante à l’université Ca’ Foscari de Venise. Elle a publié Archéologie du discours amoureux. Prototypes et régimes de l’amour littéraire dans les traditions galloromanes médiévales (Droz, 512 p., 38 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2025 consacrés à la France, Storiavoce a enregistré trois émissions avec Éric Anceau, directeur d'une Nouvelle Histoire de France monumentale regroupant pas moins de 100 historiens issus de 15 disciplines des sciences humaines et sociales. Au cours de ce deuxième volet, l'historien revient sur la définition de la nation France. Quand certains la voit voient naître chez les tribus gauloises, d'autres ne la considère considèrent qu'à partir du XIXe siècle. Entre ces deux pôles idéologiques, d'autres évoquent le baptême de Clovis, la bataille de Bouvines ou même 1789. Au-delà de la chronologie, comment définir la France : faut-il la voir comme une communauté ethnique, linguistique ou bien territoriale ? L'invité : spécialiste du Second Empire, Éric Anceau est professeur des universités en histoire politique et sociale de la France et de l'Europe contemporaines à l'université de Lorraine. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié chez Tallandier une Histoire de la nation française et vient de diriger une Nouvelle Histoire de France (Passés Composés, 1099 p., 36 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Présents en Turquie, en Syrie, en Irak et en Iran, les Kurdes forment une population d’environ 40 millions de personnes, le plus grand peuple sans État du monde. Cette fragmentation contemporaine prolonge une constante de leur histoire : depuis la conquête musulmane, l’espace kurde est au cœur des rapports de force entre ensembles impériaux — califats arabes, Empire ottoman, puissance perse.L’histoire des Kurdes est traversée par une succession de révoltes et de luttes pour affirmer leur existence, face à des puissances qui, selon les époques, ont choisi tantôt de les instrumentaliser dans leurs rivalités, tantôt de leur dénier ce droit. Hamit Bozarslan dessine ainsi une fresque de deux millénaires, des premiers émirats à la centralité actuelle de la question kurde.L’invité : Hamit Bozarslan est historien et politiste, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a dirigé Histoire des Kurdes. Des origines à nos jours aux éditions du Cerf (609 p., 29 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.org Parce qu'il était le médiateur entre Dieu et ses sujets, parce qu'il menait des rituels publics, on a pu croire que Louis XIV se prenait pour Dieu lui-même. S'il était, certes, un « prodige de gloire », il était aussi un « pauvre pécheur. » Tout au long de son règne, comme tout chrétien, sa religion évolue. Sa spiritualité et sa religiosité sont donc complexes. C'est ce qu'Alexandre Maral explique au cours de cette émission enregistrée en partenariat avec la fondation Pierre Lafue qui lui a remis pour son ouvrage Le Roi-Soleil et Dieu. Après une première partie d'émission consacrée, l'auteur évoque ensuite son dernier ouvrage : Versailles. Des origines à nos jours. Une somme monumentale de près de 1500 pages sur un des bâtiments les plus emblématiques de l'histoire de France et une référence incontournable. L'émission se termine par le questionnaire de Clio, un questionnaire de Proust revisité à la lumière de la muse de l'Histoire. L'invité : Alexandre Maral est historien, spécialiste du Grand Siècle. Après avoir travaillé près de 20 ans pour le château de Versailles en tant que conservateur, il est actuellement conservateur du patrimoine au château de Malmaison. Lauréat de la fondation Pierre Lafue en 2012 pour son livre Le Roi-Soleil et Dieu (Tempus, 389 p., 9€), il vient de publier chez Perrin Versailles. Des origines à nos jours (1495 p., 45€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans le cadre des Rendez-vous de l'histoire de Blois 2025 consacrés à la France, Storiavoce a enregistré trois émissions avec Éric Anceau, directeur d'une Nouvelle Histoire de France monumentale regroupant pas moins de 100 historiens issus de 15 disciplines des sciences humaines et sociales. Au cours de ce premier volet, Éric Anceau présente les motivations de cet ouvrage, ainsi que les débats qui entourent la question : l'historien estime évoluer sur une ligne de crête, éloignée des deux pôles d'une déconstruction par trop idéologique et d'un roman national le plus souvent caricatural.Invité : spécialiste du Second Empire, Éric Anceau est professeur des universités en histoire politique et sociale de la France et de l'Europe contemporaines à l'université de Lorraine. Auteur de nombreux ouvrages, il a publié chez Tallandier une Histoire de la nation française et vient de diriger une Nouvelle Histoire de France (Passés Composés, 1099 p., 36 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Même si l'Empire romain s'est peu à peu délité afin de laisser la place aux royautés romano-barbares, l'idée d'empire reste une ambition, et même une obsession, pour les hommes du Moyen Âge. Alors qu'en Europe occidentale la société évolue au rythme de l'évangélisation chrétienne, les pouvoirs politiques eux-mêmes se transforment. On assiste ainsi à un décentrement de l'Empire vers l'Est, alors que la Rome pontificale cultive un immense prestige, puisque les empereurs y sont couronnés. C'est cette mutation que présente Xavier Hélary au cours de cette émission enregistrée aux Rendez-vous de l'histoire de Blois 2025. L'historien décrit aussi la nouvelle place que prend l'homme d'arme dans la société européenne. L'invité : Spécialiste de l'histoire de la guerre au Moyen Âge, Xavier Hélary a publié plusieurs livres (L'Armée du roi de France. La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel, 2012 ; La Dernière croisade. Saint Louis à Tunis, Paris, Perrin, 2016). Il vient de diriger avec Paul Bertrand et Sylvie Joye, le volume 2 de l'Histoire de l'Europe : Histoire de l'Europe. La naissance de l'Europe ? Ve-XVe siècle (550 p., 42 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Si aujourd'hui le système éducatif est organisé par l'État, du temps de la République romaine, l’instruction relève de la prérogative du père de famille. Sans écoles, sans programmes et sans professeurs diplômés, à quoi peut bien ressembler la scolarité des jeunes Romains ? Les jeunes filles y ont-elles accès ? Quels sont les impacts des bouleversements politiques et sociaux sur l’éducation lors du passage de la République à l’Empire ?Pour Storiavoce, Jean-Noël Robert témoigne de pratiques éducatives réservées à une élite, centrées sur la transmission de traditions et l’imprégnation religieuse. D’abord domaine réservé du père, l’enseignement est peu à peu confié à des grammairiens, rhéteurs et pédagogues, en écrasante majorité des esclaves grecs ! Avec des méthodes éducatives parfois violentes, ils cherchent à former de futurs sujets politiques. À la fin de la République, les profondes mutations dans l’éducation inquiètent les Anciens, qui désespèrent - déjà ! - de l’oisiveté de la jeunesse. L’invité : Latiniste et historien spécialiste de Rome, Jean-Noël Robert dirige la collection Realia. Il est l’auteur de L'Éducation des jeunes Romains au temps de Cicéron (Les Belles Lettres, 240 p., 23 €). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Filles d'Isabelle de Castille et de Ferdinand d'Aragon, Catherine et Jeanne ont été des reines maudites. Les deux sœurs illustrent à elles seules la tragédie des alliances qui étaient le propre de leur temps. Naviguant entre l'Espagne, les Flandres et l'Angleterre, Dounia Tengour fait le portrait croisé de ces deux personnages, qui, victimes de leur époque, n'en restent pas moins mères de deux géants de l'histoire européenne : Charles Quint et Marie Tudor. Comment ont-elles chacune accueilli leur destinée ? Que garde-t-on de son hispanité quand on vit dans les Flandres ou en Angleterre ? Quelle était la place de la religion et de la politique dans leur quotidien ? Ont-elles toujours vécu comme des exilées ? Que révèlent la solitude de Jeanne et la répudiation de Catherine sur la condition des reines au XVIe siècle ?L'invitée : Dounia Tengour est docteure en civilisations hispaniques et spécialiste de l'Espagne au Siècle d'or. Elle vient de publier Catherine d'Aragon et Jeanne la Folle. Deux sœurs dans la tourmente (Perrin, 410 p., 24 €)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgLauréat de la Fondation Pierre Lafue en 2024, La Nuit de noces d’Aïcha Limbada est une étude historique approfondie qui explore l’intimité conjugale autour de la première nuit des époux en France au XIXᵉ siècle. L’auteure analyse ce moment secret en s’appuyant sur une large variété de sources, telles que des archives judiciaires, des romans ou des manuels médicaux jusqu'aux archives vaticanes, pour mettre au jour les imaginaires, rites et pratiques entourant la nuit de noces. Véritable plongée dans les normes et controverses du passé, l’ouvrage offre un éclairage précieux sur les rapports de genre et l’évolution des pratiques conjugales.L'invitée : Aïcha Limbada est docteur en Histoire, membre de l'Ecole française de Rome et maîtresse de conférences à l'université d'Artois. Elle a été lauréate de la Fondation Pierre Lafue pour son ouvrage La Nuit de noces. Une histoire de l'intimité conjugale (Editions de La Découverte, 352 p., 23 €).
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Pris entre la spirale des échecs militaires et l'étau des rivalités politiques, les Girondins tombent sous la pression populaire (31 mai - 2 juin 1793) qui les accuse d'entraver la révolution. Assignés à résidence, ils seront ensuite jugés sans réelle défense, et guillotinés. Leur chute pose la question de la centralisation : celle-ci triomphe au détriment du fédéralisme. Comment expliquer le basculement de l’image des Girondins, de « traîtres » à la patrie, dans les discours de 1793, à celle de martyrs républicains, dans l’historiographie ultérieure ? La mémoire des Girondins a-t-elle été instrumentalisée au XIXᵉ siècle pour servir la cause libérale et républicaine ? Que retenons-nous aujourd’hui de figures comme Vergniaud, Brissot ou Condorcet, et comment ces personnages ont-ils été incarnés dans la littérature ou l’art ? L'invité : Jean-Paul Desprat est un historien, spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, et écrivain français. Son dernier livre retrace l'Histoire des Girondins (Perrin, 672 p., 28 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Considérés comme une période obscurantiste, les derniers siècles du Moyen Âge sont pourtant à l'origine des sciences modernes comme l'affirmait le savant Oppenheimer. Ainsi, la Bible, même si elle était considérée comme un texte sacré, fit l'objet de nombreux commentaires. À l'époque, elle est passée au tamis du sens critique : une méthode est même élaborée afin d'interpréter le texte selon quatre lectures différentes. Dans cette émission, le professeur de littérature médiévale Xavier-Laurent Salvador révèle comment les médiévaux furent des modernes en traduisant en langue romane l'Ancien et le Nouveau Testament et en les commentant. Pourquoi fallait-il traduire la Bible ? Comment la versification a-t-elle laissé la place à la prose ? Pourquoi un tel changement constitue-t-il une révolution intellectuelle ? Pourquoi, enfin, les hommes d'Église se sont-ils aussi inspirés des études juives afin de développer leur perception du texte ? Qui sont Pierre le Mangeur et Guyart des Moulins, et quel a été leur rôle dans ces changements ? L'invité : Xavier-Laurent Salvador est maître de conférences en langue et littérature médiévales à l'université Sorbonne Paris-Nord. Il vient de publier Les Secrets de la Bible au Moyen Âge (Editions du Cerf, 234 p., 22 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire consacrés aux Girondins, l'historien Jean-Paul Desprat se penche sur la question centrale de la guerre et du procès de Louis XVI. Quelle lecture les Girondins font-ils de l’entrée en guerre en 1792, et pourquoi leur position a-t-elle été si déterminante ? Peut-on considérer que leur soutien à la guerre a renforcé leur isolement politique, notamment vis-à-vis des Montagnards Comment expliquer leur difficulté à maintenir une base populaire parisienne, contrairement à leurs rivaux ? À travers leurs débats sur la figure du roi au procès de Louis XVI, que révèlent-ils de leur rapport à la légitimité et à la justice politique ?L'invité : Jean-Paul Desprat est un historien, spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, et écrivain français. Son dernier livre retrace l'Histoire des Girondins (Perrin, 672 p., 28 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ À son apogée, le royaume nabatéen dominait un vaste espace s’étendant de la Jordanie à la Syrie, d’Israël à l’Arabie saoudite, jusqu’aux confins de l’Égypte et de la Palestine d’aujourd’hui. Enrichis par le contrôle des routes caravanières de l’Orient antique, les Nabatéens furent capables de rivaliser avec leurs puissants voisins séleucides, lagides et judéens. Puissance commerciale et militaire, le royaume nabatéen fut aussi le creuset de transferts culturels, où traditions arabes et influences grecques se rencontrèrent pour donner naissance à une civilisation florissante, dont les sites de Pétra et d’Al-‘Ula offrent les témoignages les plus spectaculaires. Christian-Georges Schwentzel explore près de six siècles d’histoire, de l’essor d’une petite société tribale jusqu’à son sommet, avant son annexion par l’empereur Trajan comme province romaine d’Arabie. L’invité : Christian-Georges Schwentzel est historien, professeur à l’Université de Lorraine et spécialiste de l’Orient hellénistique. Il vient de publier Les Nabatéens. IVᵉ siècle av. J.-C. – IIᵉ siècle chez Tallandier (384 p., 27,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.org Dans le cadre d'un partenariat avec la fondation Pierre Lafue, Storiavoce vous propose une série d'émissions inédites sur ses lauréats. Dans cet entretien, nous retrouvons l'historien Thierry Lentz, lauréat de l'édition 2013 pour son livre consacré au congrès de Vienne. Au cours de cette émission, Thierry Lentz revient sur cet événement et ses grands acteurs, qui ont redéfini les frontières de l'Europe sans renier l'Histoire, « la plus complexe négociation internationale de tous les temps ».Dans une deuxième partie, Lentz évoque son dernier livre Napoléon et le monde. 1769-2025 (Belin, 559 p., 42 €) Le spécialiste de Napoléon y explique comment, dès son époque et jusqu'à nos jours, le personnage a marqué les esprits en faisant sien le mot de Chateaubriand : Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède. Enfin, dans une dernière partie, il répond au questionnaire de Proust revisité par Christophe Dickès sous le regard de la muse Clio.L’invité : Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz s’est imposé comme un des maîtres de l’histoire napoléonienne. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a été distingué en 2019 par l’Institut de France pour l’ensemble de son œuvre et par la Fondation Pierre Lafue en 2013 pour son Congrès de Vienne (Perrin Tempus), 532 p., 11€). Il avait été invité par Storiavoce pour son remarquable Joseph Bonaparte et son Napoléon III, la modernité inachevée (Coédition Perrin – BNF, 256 p., 25 €). Il est récemment l'auteur de Napoléon et le monde (Belin, 559 p., 42 €).
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au cours de ce premier volet de nos Cours d'histoire consacrés aux Girondins, l'historien Jean-Paul Desprat présente leurs origines et leurs idées politiques. L’appellation « Girondins » est-elle historiquement pertinente ou faut-il la considérer davantage comme une construction postérieure ? Quels sont les ancrages sociaux et géographiques des principaux représentants de ce courant, et en quoi ces origines déterminent-elles leur approche de la Révolution ? Quels liens peut-on établir entre leur culture intellectuelle – souvent nourrie par le républicanisme des Lumières – et leur projet politique ? Quelle est leur vision de la représentation nationale, et comment se distingue-t-elle de celle d’autres courants révolutionnaires, en particulier des Montagnards ?L'invité : Jean-Paul Desprat est un historien, spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, et écrivain français. Son dernier livre retrace l'Histoire des Girondins (mis en italique) (Perrin, 672 p., 28 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1619, deux navires corsaires vendent des esclaves africains sur les rivages de la Virginie, toute nouvelle colonie anglaise. Véritable objet de mémoire pour la communauté africaine états-unienne, l'événement ne peut pourtant se réduire à l'Amérique du Nord. Il doit s'inscrire dans une histoire globale et une géopolitique atlantique mettant en jeu les puissances européennes : la couronne portugaise, l'Espagne, les Provinces Unies et même... le duché de Savoie ! Dans un livre stimulant et engagé, Virginie Adane retrace l'histoire de cet événement, de la capture des esclaves sur le continent africain jusqu'aux plantations de tabac de Virginie. Elle explique aussi dans une deuxième partie comment s'articule le devoir d'histoire et le devoir de mémoire sur un moment représentatif de ce qu'on a appelé aux Etats-Unis les guerres culturelles. L'invitée : Virginie Adane est historienne, spécialiste de l'époque moderne. Maîtresse de conférence à l'université de Nantes, elle a travaillé sur la naissance des Etats-Unis et vient de publier 1619 : l'autre naissance de l'Amérique (PUF, 184 p., 16€)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1889, Paris accueille l’Exposition universelle et dévoile pour la première fois sa tour Eiffel. Un vent d’enthousiasme souffle et l'innovation technologique semble porteuse d’une modernité glorieuse. Mais la Belle Époque comporte aussi ses parts d’ombres. Les progrès techniques n'empêchent pas les accidents et certains craignent des débordements, voire même la fin du monde avec l’année 1900. Ces peurs, largement nourries par les journaux illustrés qui connaissent leur âge d’or, sont l’objet de l’étude d’Arnaud-Dominique Houte. Par une méticuleuse revue de presse entre 1889 et 1914, l'historien parvient à reconstituer un imaginaire angoissé peuplé de meurtriers, d’anarchistes et d'apaches.La plongée dans les peurs de la Belle Époque révèle toute l'ambiguïté d’une période à la fois prospère et marquée par la misère ouvrière. La démocratisation de la vie politique n’assure pas les droits de tous les citoyens : l’antisémitisme est légion et certains diffusent des théories du complot racistes dans un contexte de colonisation exacerbé. Le tournant du siècle, si optimiste, annonce pourtant l’aube de la montée du nationalisme vers le premier conflit mondial.L'invité : Arnaud-Dominique Houte est historien et professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université. Spécialiste de l’histoire sociale et culturelle en France au XIXe siècle, ses travaux portent principalement sur la police et les questions de sécurité. Moderne, prospère et optimiste la Belle Époque ? Au micro de Storiavoce, Arnaud Dominique Houte propose un panorama des peurs et dangers qui traversent la société française au tournant du siècle. vient d’être réédité en format de poche (Tallandier, 320 p., 16 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Génie militaire et mentor de Louis XIV, Henri de La Tour d'Auvergne, dit Turenne eut le privilège rare de mourir en pleine gloire quand d'autres sont morts en exil, en disgrâce ou simplement malades, marqués par la vieillesse... Pourtant, Turenne a longtemps souffert de la comparaison avec le Grand Condé. Né en 1611 dans un milieu protestant, il a littéralement transformé l'art de la guerre au XVIIe siècle : quelles stratégies innovantes peut-on lui attribuer dans la conduite des armées ? Comment évaluer la modernité de sa pensée militaire, et en quoi reste-t-il une référence encore aujourd'hui ? Quel fut également son rapport au pouvoir royal pendant les grands événements du siècle : de la Journée des Dupes au pouvoir personnel de Louis XIV, en passant par la Fronde ? En quoi enfin l'abjuration de Turenne constitua-t-elle une étape cruciale de son existence ?L'invité : Arnaud Blin est historien, spécialiste d'histoire militaire et de géostratégie. Il a contribué, dès les années 2000, à la renaissance française de l’histoire militaire classique dès les années 2000. Il vient de publier Turenne. Génie militaire et mentor de Louis XIV (Tallandier, 528 p., 26,90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.orgL'année 1715 est généralement considérée comme une année de césure : celle du passage du Grand Siècle au Siècle des Lumières. 1715 marquerait ainsi la fin de la prépondérance française. Mais que signifie une telle date pour le reste du monde ? Les esclaves originaires d'Afrique, savent-ils d'ailleurs qui est le roi Louis XIV ? Que représentent Diderot et Voltaire pour la Perse séfévide, l'Inde mogole ou encore le Japon d'Edo ? Que représente la puissance chinoise à cette époque ? Lauréat de la Fondation Pierre Lafue en 2015, Thierry Sarmant nous entraîne dans un fascinant voyage, de Versailles à Saint-Pétersbourg, d’Ispahan à Constantinople, de Delhi à Mexico. Un voyage qui conjugue la France et le monde. Dans une deuxième partie, l'historien présente son dernier ouvrage Histoire des Palais, le pouvoir et sa mise en scène en France du Ve siècle à nos jours.L'invité : Thierry Sarmant est archiviste-paléographe, docteur habilité en histoire et conservateur général aux Archives nationales. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont 1715, la France et le Monde (Perrin, 430 p., 11€) qui a reçu le prix de la Fondation Pierre Lafue en 2015. Chez Tallandier, il vient de publier Histoire des Palais, le pouvoir et sa mise en scène en France du Ve siècle à nos jours. (Tallandier, 560 p., 25,90 €).
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le Moyen Âge souffre encore auprès du grand public d’une image de période sombre, violente et obscurantiste. Cette conception marque l'enfance médiévale du sceau de l’abandon, de la maladie et de la mort. Pourtant l’historiographie récente remet en cause ce stéréotype : les médiévistes dévoilent une enfance médiévale largement marquée par l'amour parental et où l’éducation est fondamentale.Malgré la forte mortalité infantile, les parents s'attachent-ils à leur enfants ? À quel âge commencent-ils à travailler ? Les filles ont-elles également accès à une éducation ? Quel regard porte l'Église sur les enfants ? Plutôt qu’une enfance, Didier Lett évoque une multiplicité d'expériences selon les classes sociales et le genre à la fin du Moyen Âge.L’invité : Professeur émérite d’histoire médiévale à l’université de Paris Cité, Didier Lett est un spécialiste de l’enfance, de la famille et du genre. Auteur de plusieurs livres et articles pour Histoire & Civilisations sur ces thématiques, il publie aujourd’hui aux éditions Tallandier : Enfants au Moyen Âge XIIe-XVe (416 p., 24.50€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Alors que nous considérons l'époque médiévale comme une période obscurantiste, l'époque carolingienne montre à elle seule qu'elle a vécu au moins deux renaissances. Quelles ont été précisément les principales réformes institutionnelles ou administratives lancées par Charlemagne et ses successeurs ? Quelles furent leurs motivations politiques et religieuses ? En quoi la réforme de l’écriture (minuscule caroline), des écoles palatines et du système éducatif a-t-elle modifié les structures du savoir et du pouvoir ? Ces réformes ont-elles contribué à la consolidation du pouvoir impérial ? Comment peut-on apprécier les conséquences de ces réformes sur la genèse de l’Europe médiévale ? Dans ce troisième volet de nos Cours d'Histoire consacrés aux Carolingiens, Warren Pezé nous révèle un autre Moyen Âge. L'invité : Warren Pezé est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris-Est Créteil et membre de l’IUF. Il vient de publier les Annales de Saint-Bertin aux Belles Lettres (374 p., 29,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Le XXᵉ siècle a t-il vraiment commencé en 1914 ? Alors que l'on associe souvent la Belle Époque à une période de paix et de prospérité avant les grandes tragédies du siècle, Florian Louis retient 1904 comme une année décisive. Extermination des peuples Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain sous domination allemande, guerre russo-japonaise en Extrême-Orient, signature de l'Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni, et affirmation de l'impérialisme américain sous Theodore Roosevelt : autant d'événements qui, cette année-là, annoncent les bouleversements géopolitiques et les violences du siècle à venir. Historien et spécialiste de géopolitique, Florian Louis analyse ce tournant majeur de l'histoire contemporaine. L'invité : Florian Louis est historien, membre du Groupe d'études géopolitiques (GEG) et de la rédaction de la revue Le Grand Continent. Il publie 1904, Genèse du XXe siècle aux PUF (256 p., 16 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMag Instagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/ Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Espace multiple et complexe de l'époque médiévale, l'Empire carolingien a été administré par diverses institutions clés, mêlant pouvoir local et pouvoir centralisé. Quel était le rôle des comtes, des missi dominici et des assemblées dans la gestion quotidienne de l’empire ? Quelle importance avaient les réseaux d’aristocratie et de fidélité dans la cohésion ou la fragmentation de l’empire ? De quelle manière les Carolingiens ont-ils tenté d’unifier ou de standardiser le droit et l’administration sur un territoire aussi vaste ? Comment, aussi, l’idéologie du ministère royal, héritée de la pastorale chrétienne, se reflétait-elle dans la pratique du gouvernement ? Dans ce deuxième volet de nos Cours d'Histoire consacrés aux Carolingiens, Warren Pezé aborde la question fondamentale des possibilités du pouvoir. L'invité : Warren Pezé est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris-Est Créteil et membre de l’IUF. Il vient de publier les Annales de Saint-Bertin aux Belles Lettres (374 p., 29,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Cette émission est réalisée en partenariat avec la Fondation Pierre Lafue. Pour en savoir plus sur la fondation : www.fondationpierrelafue.org Dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation Pierre Lafue, Storiavoce vous propose une série d'émissions inédites sur ses lauréats. Nous retrouvons ici Florian Mazel, lauréat de l'édition 2022, et directeur de la Nouvelle Histoire du Moyen-Âge. Au cours de cette émission, Florian Mazel revient sur les motivations qui ont présidé à la rédaction de cet ouvrage et en quoi ce dernier répondait à une nécessité historiographique actuelle. Quelles ont été les nouvelles perspectives et approches ouvertes par les rédacteurs ? Pourquoi la réforme grégorienne apparaît-elle comme une véritable césure dans l'époque médiévale ? Comment l’ouvrage s’affranchit-il d’une vision trop européocentrée du Moyen Âge ? Comment, enfin, un tel livre peut-il influencer les manuels scolaires ? L'émission se termine par un questionnaire de Proust revisité par Christophe Dickès à la lumière de la muse Clio. L'invité : Florian Mazel est médiéviste. Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne, il a dirigé la Nouvelle Histoire du Moyen-Âge (Editions du Seuil, 1 056 p., 42 €) et qui a reçu le prix de la Fondation Pierre Lafue en 2022.
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Numéro de l'une des plus grandes lignées patriciennes de la République romaine, Livie traverse les tourments des guerres civiles avant d'épouser Octave. Présentée comme un coup de foudre, ce syndicat permet également au futur Auguste de s'assurer le soutien des maisons romaines les plus prestigieuses dans sa quête du pouvoir personnel.Dépeinte par la propagande impériale comme le modèle des vertus des matrones romaines, Livie est également décrite par les historiens antiques comme une redoutable intrigante. Son influence croissante au sein de la maison impériale conduit Auguste à adopter son fils, issue d'une première union : le futur empereur Tibère. Le spécialiste de la Rome antique Pierre Cosme retrace le destin de cette femme d'influence, au cœur des luttes politiques d'une période charnière de l'histoire romaine.L'invité : Pierre Cosme est historien de la Rome antique. Il enseigne à l'université de Rouen-Normandie. Il vient de publier Livie. Impératrice de Rome aux PUF (172 p., 17 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Au tournant des VIIIe et IXe siècles, l'Europe occidentale vit un temps de réformes grâce à la dynastie carolingienne. Les historiens évoquent même une double renaissance. La référence au vieil Empire romain semble évidente. Que signifiait alors l’idée d’« empire » pour les Carolingiens, et dans quelle mesure cette idée était-elle une continuité ou une rupture avec l'héritage antique ? Quel rôle a joué le couronnement de Charlemagne en 800 dans la construction de l’idée impériale en Occident ? Comment la pensée carolingienne justifiait-elle la vocation universelle de l’empereur et ses rapports avec le pape ? Peut-on d'ailleurs parler d’une véritable adhésion de la société au projet impérial carolingien, ou s’agissait-il d’une superstructure reposant sur des compromis aristocratiques ? L'historien Warren Pezé aborde toutes ces questions dans le premier volet de ce cours d'histoire. L'invité : Warren Pezé est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris-Est Créteil et membre de l’IUF. Il vient de publier les Annales de Saint-Bertin aux Belles Lettres (374 p., 29,50 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion]Et si nous ne savions pas tout sur 1789 ? Dans Les Derniers Jours de Versailles, l’historien Alexandre Maral nous plonge au cœur de cette année charnière, en suivant au jour le jour les témoignages de ceux qui vécurent la chute d’un monde.À travers une unité de temps et de lieu – Versailles, ultime théâtre du pouvoir royal – l’auteur restitue avec précision le basculement de la monarchie. Car 1789, c’est la dernière année où Versailles règne. Les rituels de cour, en apparence immuables, sont balayés par une succession de révolutions sans précédent : politique le 17 juin, populaire le 14 juillet, sociétale le 4 août, idéologique le 26 août, sociale les 5 et 6 octobre.En moins de quatre mois, un ordre millénaire s’effondre. Une plongée saisissante dans les coulisses d’un basculement historique.Notre invité : L’historien Alexandre Maral est l’auteur Les derniers jours de Versailles aux édition Perrin.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Raymond Poincaré, dernier grand homme d’État de la IIIe République, incarne le courage, la rigueur et la stabilité. Artisan du franc fort, fondateur des Assurances sociales, initiateur de l’union sacrée, il fut plusieurs fois rappelé au pouvoir pour redresser la France. Un modèle de patriotisme et de constance à redécouvrir.Notre invité : Georges Valance est journaliste et écrivain. Il est l’auteur aux éditions Perrin une biographie de Raymond Poincaré.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Carlo Andrea Pozzo di Borgo (1764-1842), cousin corse et ancien ami de Napoléon, devint l’un de ses plus acharnés ennemis. Exilé à la Révolution, ce brillant diplomate mit son talent au service des puissances européennes pour contrecarrer l’Empereur. Conseiller du tsar Alexandre Ier, acteur du Congrès de Vienne, témoin de Waterloo, il joua un rôle clé dans la chute de Napoléon et la restauration des Bourbons. Ambassadeur de Russie à Paris puis à Londres, il s’imposa comme l’un des grands artisans de l’équilibre européen au XIXe siècle.Notre invité : L’historien Michel Vergé-Franceschi est l’auteur de Pozzo di Borgo, l'ennemi juré de Napoléon (Payot, 411 pages, 24€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] Le 1er janvier 1917, le corps de Grigori Raspoutine est repêché dans les glaces de la Petite Neva, à Petrograd. Deux jours plus tôt, il avait été attiré dans un piège tendu par le prince Félix Ioussoupov et le grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar Nicolas II. Abattu par balles, Raspoutine respirait encore lorsqu’il fut jeté dans le fleuve. Ainsi s’éteignait un homme… et naissait une légende, aussi obscure que fascinante.Qui était réellement Grigori Efimovitch Raspoutine ? Visionnaire ou imposteur ? Saint homme ou charlatan ? Conseiller providentiel ou symbole d’une monarchie à bout de souffle ? Pour certains biographes, il incarna un acteur central des dernières années de la Russie impériale ; pour d'autres, il ne fut qu’un personnage marginal, exagérément grossi par les fantasmes de son temps.Figure adulée, redoutée, souvent haïe, Raspoutine reste au cœur de multiples récits contradictoires. Était-il un mystique aux dons de guérisseur ou un débauché manipulateur ? Un homme de foi ou un jouisseur incontrôlable ?Dans cet épisode de Storiavoce, l’historien Alexandre Sumpf nous aide à démêler les fils d’un destin hors norme, et à mieux comprendre une Russie impériale à la fois proche et lointaine, sur le point de basculer dans le chaos révolutionnaire.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion]Jean sans Terre, le roi d’Angleterre est un personnage bien connu. Nous avons tous vu au moins une interprétation de Robin des Bois, le prince des voleurs qui narguait l’autorité du roi Jean en volant aux riches pour redistribuer aux pauvre. Mais, comme souvent, notre vision a été biaisée par le cinéma ou la fameuse fiction animée de Walt Disney. Notre regard n'est-il pas, encore, tributaire d’une vision romantique qui remonte au XIXe siècle? Storiavoce vous propose de laisser de côté le romantisme et de démêler toute la complexité de ce personnage qui n’a pas été épargné par les chroniqueurs de son temps, mais dont la faiblesse reste finalement et paradoxalement attachée à la fameuse Charte de 1215, à l’origine de nos démocraties modernes.Notre invitée : Frédérique Lachaud est ancienne élève de l’ENS Paris, agrégée d’histoire et docteur de l’Université d’Oxford. Elle a publié aux éditions Perrin la première biographie consacrée à Jean sans terre (450 pages, 24.90€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion]En quoi croyaient les Incas ? Quels étaient leurs pratiques religieuses et leur système politique ? La religion des Incas est en effet inséparable de la dynastie solaire qui gouverne cet immense territoire. Cette dimension politique, renouvelée par des rites collectifs, des cérémonies et des sacrifices, n'est pas seulement le produit d'une conquête militaire. La construction symbolique du territoire, l'abstraction de son architecture, la symétrie des formes et la passion géométrique reflètent un ordre immuable, abstrait et transcendant qui impose sa logique tout en rappelant ses racines telluriques et autochtones.Notre invitée : Carmen Bernand est anthropologue et historienne, professeur émérite de l'université Paris-X. Elle est l’auteur de la religion des Incas (Editions du Cerf, 2021)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion] En 539 avant notre ère, en une nuit à peine, l’antique et splendide ville de Babylone tombe aux mains du roi perse Cyrus le Grand. Capitale déchue d’un empire qui s’étendait des rives de l’Euphrate à la Méditerranée et des monts du Taurus aux confins de l’Arabie, Babylone devient une cité de second rang pour le restant de son histoire.Notre invité : Francis Joannès est professeur émérite d’histoire ancienne à l’université Paris-1. Spécialiste de l’histoire économique, sociale et intellectuelle de Babylone, il est notamment coauteur de La Mésopotamie, de Gilgamesh à Artaban (2017) et La Chute de Babylone, 12 octobre 539 avant J.-C (Tallandier, 384 pages, 23.5 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion]La légende veut qu’Henri IV ait souhaité que chaque Français puisse manger une poule au pot le dimanche. Si rien ne prouve qu’il ait réellement prononcé ces mots, cette formule illustre la naissance d’un mythe : celui du bon roi Henri, proche du peuple, attentif au sort des paysans, aimé de ses sujets. Un roi dont la belle-sœur, Éléonore de Médicis, disait qu’« il était capable de se faire aimer des pierres elles-mêmes ». Pourtant, tout avait commencé dans une France à feu et à sang, ravagée par les guerres de Religion. Comment ce roi protestant a-t-il conquis sa légitimité sur un trône catholique ? A-t-il vraiment su pacifier un royaume fracturé par les haines confessionnelles ? Et que nous dit la postérité sur la réalité de son règne ?Ce podcast explore l’histoire d’un homme devenu roi contre toute attente — et d’un règne qui, entre guerre, paix et galanterie, a façonné la France moderne.Notre invité : L’historien Jean-Christian Petitfils, auteur de nombreux ouvrages, dont une biographie d’Henri IV aux éditions Perrin.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/[Rediffusion]Depuis plus d’un siècle, des communicants, propagandistes politiques, cinéastes ou publicitaires bouleversent les règles du jeu politique, font et défont des élections, fabriquent le consentement, défendent les intérêts d’industries polluantes, influencent à leur insu le comportement de millions d’individus. Souvent méconnus, agissant pour la plupart dans l’ombre, ils conçoivent et déploient leurs techniques de persuasion en tirant profit des progrès constants des sciences et des techniques.Qui sont ces maîtres de la manipulation de masse ? Dans quel pays commence la révolution de l’art de la persuasion ?Notre invité : David Colon professeur agrégé d’histoire à l’IEP de Paris. Il est l'auteur du livre Les maîtres de la Manipulation paru chez Tallandier (362 pages, 21,50€)***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
[Rediffusion]Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Les Étrusques : un peuple presque effacé des manuels scolaires, rarement abordé à l’université... Et pourtant, leurs œuvres d’art remplissent les vitrines des plus grands musées, leurs nécropoles comptent parmi les mieux conservées du monde antique, et leur histoire s’étire sur près d’un millénaire. Sans eux, Rome elle-même n’aurait sans doute pas été ce qu’elle est devenue.Installés sur une partie de la péninsule italienne, les Étrusques furent à la fois les voisins, les modèles et bientôt les vaincus des Romains, qui finirent par les dominer et les assimiler au Ier siècle avant notre ère. Ce qui alimente encore aujourd’hui la fascination qu’ils suscitent, c’est sans doute le mystère qui entoure leur civilisation. Faute de sources suffisantes, de nombreuses zones d’ombre subsistent : leur religion, leur organisation politique, leur vie quotidienne, leur langue même, restent en grande partie énigmatiques.Notre invitée : Marie-Laurence Haack est historienne et étruscologue, professeure d'Histoire ancienne à l'université de Picardie - Jules Verne.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/C'est grâce à l'intervention d'Apollon qu'Auguste obtient la victoire contre Marc Antoine et Cléopâtre à la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.. La bataille devient le mythe fondateur de son règne : « Le pouvoir augustéen a procédé à une remise en perspective de toute l'histoire de Rome et même de l'histoire du monde » (Gilles Sauron). Entouré et glorifié par les plus grands poètes de l'histoire romaine, comme Horace et Virgile, l'empereur Auguste inscrit son règne dans une histoire mythifiée, celle du retour de l'Âge d'or. Bien que l'on doive l'expression du soft power au politologue américain Joseph Nye à la fin du XXe siècle, c'est pourtant sous Auguste que la méthode est inventée et appliquée, comme le démontre Gilles Sauron. Les vestiges romains témoignent tous de l'épanouissement artistique du règne augustéen : multiplication et transformation des théâtres, innovations architecturales, effervescence artistique. Quels sont alors les différents supports de la propagande augustéenne ? le règne augustéen a-t-il véritablement été prospère ?L'invité : Gilles Sauron est spécialiste de l'art et des représentations religieuses et idéologiques romaines. Ancien titulaire de la chaire d'archéologie de la Sorbonne, il a commencé sa carrière à l'ENS, puis à l'École française de Rome. Il a publié Auguste. L'emprise des signes (2025, 506 p.) aux Belles Lettres.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Qui était la mère de Saint Louis et la grande régente du royaume de France ? Au cours de cette émission, l'historienne Murielle Gaude-Ferragu revient sur de nombreux clichés dont a été victime l'épouse de Louis VIII. Quel rôle la lignée maternelle de Blanche de Castille, notamment sa grand-mère Aliénor d’Aquitaine, a-t-elle joué dans son éducation et sa préparation au pouvoir ? Comment Blanche de Castille a-t-elle su imposer son autorité comme régente face à l’opposition des grands seigneurs et barons après la mort de Louis VIII ? Quelles ont été ses relations avec son fils, Louis IX ? Quelle régente a-t-elle été ? Pourquoi Blanche de Castille reste-t-elle une figure marquante et parfois controversée de l’histoire de France, entre ses images de mère pieuse et de femme politique autoritaire ?Notre invitée : Murielle Gaude-Ferragu est historienne, maîtresse de conférences HDR à l’université Sorbonne Paris Nord. Ses travaux portent sur le pouvoir et ses représentations au Moyen Âge. Elle est notamment l'autrice Trésor des rois. Sacré et royauté des rois maudits aux princes de la Renaissance (Perrin, 336 pages, 24.00 €). Elle vient de publier Blanche de Castille (Calype, 112 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faîtes un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/ Gambetta est aujourd'hui l'un des noms les plus donnés à des voies publiques en France, aux côtés de Victor Hugo ou de Jules Ferry. Pourtant, comparé à ses collègues de la IIIe République, il est sans doute celui dont l'héritage est le moins connu. Léon Gambetta est issu d'un milieu social modeste de province, qui est loin de le prédestiner à prendre les rênes de l'État. Grâce à ses talents d'orateur, il devient avocat, puis journaliste et, enfin, député. Farouchement républicain, il s'oppose à Napoléon III et s'engage dans le gouvernement provisoire républicain après la défaite de Sedan. Lors du siège de Paris de 1870, il parvient à s'échapper la capitale, alors assiégée, par un vol en ballon ! Après la guerre et la Commune, son implication dans la construction d'une France républicaine concentre son action politique pour pérenniser les institutions, déployer le système scolaire, participer au projet colonial et réarmer la France face à l'Allemagne. L'invité : Éric Anceau est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Lorraine. Il est l'auteur de Histoire de la nation française. Du mythe des origines à nos jours (Tallandier, 528 p., 24.50 €) et a récemment publié Gambetta (PUF, 192 p,15€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Réalisant une véritable enquête policière et historique, Antoine Mordacq décrit avec force détails les dernières années de la vie de Georges Mandel, de son arrestation en 1940 à sa mort en 1944, dans un récit haletant et brillant. Ancien chef du cabinet de Clemenceau, Mandel s'impose comme une figure incontournable de la IIIe République. Député centriste, il devient la cible du gouvernement de Vichy en 1940. Non seulement parce qu'il était considéré comme l'un des acteurs ayant amené la défaite de la France, mais aussi et surtout parce qu'il était juif. Accusé à tort, emprisonné en France, il est ensuite déporté par les nazis et envoyé en Allemagne. Ramené en France, il est livré à la Milice, qui l'assassine dans la forêt de Fontainebleau. L'invité : commissaire de police et passionné d'histoire, Antoine Mordacq est fin connaisseur de la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a présenté et annoté les mémoires du général Henri Mordacq (Le ministère Clemenceau), qui lui ont permis de trouver des documents nouveaux sur Mandel, dont Le martyre de Georges Mandel (Passés Composés, 304p., 22 €) est le résultat.***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/En 1996, l'historien Jacques Le Goff bouleversait l'historiographie en publiant son Saint Louis chez Gallimard. À l'époque, l'ouvrage fut considéré comme un véritable événement littéraire et scientifique. Même si ce travail avait était absolument considérable et le fruit de plus d'une décennie de recherches, le sujet n'en était pas pour autant épuisé. Dans son sillage, de nombreux historiens se sont penchés sur des aspects mis de côté par le grand médiéviste. Au cours de cette émission, nous nous intéressons avec Marie Dejoux sur ces aspects méconnus : la spiritualité du roi et la question de la modernité de ses pratiques ; son investissement guerrier en tant que roi de paix et de guerre ; enfin son son rôle déterminant en tant qu'instigateur d'une institution qui allait prendre une ampleur considérable dans les siècles suivants : le Parlement. L'invitée: Marie Dejoux est maîtresse de conférences à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne, membre du LaMop et de l'Institut universitaire de France. Ses recherches portent principalement sur la construction de l'État et sur le gouvernement à l'époque médiévale. Elle vient de publier les actes du colloque consacré à Saint Louis après Jacques Le Goff. Nouveaux regards sur le roi et son gouvernement (Presses universitaires de Rennes, 340 p., 26€). Une partie des œuvres de Jacques Le Goff sont disponibles dans la collection Quarto, chez Gallimard : Héros du Moyen Âge, le Saint et le Roi (344 p., 29,50€) et Un autre Moyen Âge (400 p., 32€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Marqué par les fameuses guerres d'Italie, Gênes, comme plusieurs villes italiennes, vit sous domination française, mais aussi impériale. Cependant, même s'il existe un civisme génois, la ville sait profiter de sa relation toute particulière avec le Saint Empire romain germanique, qu'elle ne va cesser de cultiver. Tant et si bien que les Génois bénéficient d'une place prépondérante dans l'entourage même de l'empereur Charles Quint. Administration, politique, économie, fiscalité... La diaspora génoise agit dans de nombreux domaines, jusque de l'autre côté de l'Atlantique où, auprès des Espagnols et des Portugais, elle sait tirer profit de ses investissements dans le Nouveau Monde.L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles) paru chez Passés Composés (320 p., 24€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Que ce soit sous les traits d’Elizabeth Taylor ou ceux de Monica Bellucci, Cléopâtre VII est une figure d’une étonnante longévité dans la culture contemporaine. De son temps, aussi, la reine a suscité fascinations et légendes. Hier et aujourd’hui ces mythes ont surtout véhiculé l’image d’une reine égyptienne, d’une grande beauté et compagne d’illustres hommes de pouvoir romain que sont César ou Marc-Antoine.Au-delà de cette image stéréotypée, des questions demeurent : était-elle grecque ou égyptienne ? Comment a-t-elle cherché à préserver l’indépendance de son royaume face à Rome ? Ses relations amoureuses, étaient-elles aussi des alliances stratégiques ? Quelles ont été ses politiques monétaires et diplomatiques ? Quel rôle joue-t-elle dans la bataille d'Actium ? Pourquoi s’est-elle suicidée ?Pour revenir au plus proche de la vérité, Maurice Sartre retrace la vie de cette souveraine lagide en se basant sur les sources comme la monnaie, l’épigraphie ou les textes des auteurs anciens. En dépassant le récit réducteur et misogyne centré sur la séduction, cette approche permet de reconstituer le règne d’une femme politique en prise avec des enjeux internationaux complexes. L’invité : Professeur émérite d’histoire ancienne à l’université de Tours et ancien membre de l’Institut Universitaire de France, Maurice Sartre est un spécialiste du Proche-Orient gréco-romain antique. Il est l’auteur de Cléopâtre, un rêve de puissance, paru aux éditions Tallandier (384 p., 10.50€). ***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Alors que l'individualisme a été aux origines du déclin de Gênes au XVe siècle, l'individualisme est aussi et paradoxalement à la source de son renouveau. C'est en effet dans une période de crise marquée par la fin de son débouché oriental - lié à la chute de Constantinople - qu'elle met en place les ferments d'une société capitalistique et financiarisée. Elle part aussi à la découverte de nouveaux espaces et territoires. Dans ce deuxième volet consacré à Gênes, Fabien Lévy décrit la renaissance d'une société tournée vers le monde, capable de trouver en elle les ressources afin de rayonner autrement. En s'organisant et en se rationalisant, Gênes, par son cosmopolitisme nous apparaît comme une des grandes exceptions d'une société européenne elle-même en transformation. L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles) paru chez Passés composés (320 p., 24€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/La propriété, c’est le vol ! Cette formule, issue de Qu'est-ce que la propriété ? publié en 1840, est sans doute l’héritage le connu de Pierre-Joseph Proudhon. Penseur et auteur socialiste majeur du XIXe siècle, il a choisi la provocation comme arme de prédilection pour critiquer l’État, la religion et le capitalisme, en plein essor avec la révolution industrielle. D'abord admiré, puis détesté par Karl Marx, Proudhon a produit une pensée radicale, anarchiste, qui le conduit derrière les barreaux et le condamne même à l’exil sous le Second Empire.Au-delà des provocations, ses écrits, complexes et innovants, posent les prémices du mutuellisme et de l’économie politique. Il est le premier à se revendiquer anarchiste, tout en souhaitant l’ordre. Défenseur de la révolution, il s'inquiète toutefois des mouvements insurrectionnels de 1848. Il s’affirme comme socialiste, mais pas anti-bourgeois. Critique de la démocratie représentative de la IIe République, il en devient pourtant député ! Son œuvre vise l’émancipation des individus, leur liberté et leur égalité, mais comporte des propos misogynes. Pour comprendre sa pensée inclassable et à première vue contradictoire, l’historienne Anne-Sophie Chambost analyse son œuvre au regard du contexte historique que le penseur a traversé. L’invitée : Historienne de la pensée juridique, professeure des universités à Science Po Lyon, Anne-Sophie Chambost est une spécialiste de Pierre-Joseph Proudhon, auquel elle a consacré de nombreux ouvrages. Elle publie sa biographie aux éditions Dunod : Proudhon, l’enfant terrible du socialisme (400 p., 11,90 €).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce
Faites un don et recevez un cadeau : http://don.storiavoce.com/Qui a dit que la croisade n'avait rien rapporté à personne ? De fait, elle est aux sources de la puissance économique génoise, située au carrefour de l'Orient et de l'Occident. C'est parce que son territoire, la Ligurie, est une terre pauvre qu'elle a cherché sur les mers ses ressources. Au cours de ce premier volet d'une nouvelle série de nos Cours d'Histoire qui lui est consacré, l'historien Fabien Lévy décrit les origines de cette puissance qui a fait dire à Pétrarque au XIVe siècle : « Tu verras une cité royale, adossée à une colline alpestre, superbe par ses hommes et par ses murs, dont le seul aspect indique qu’elle est la maîtresse de la mer. » Or, cette puissance est mise à mal, non seulement à cause des dominations étrangères, mais aussi de l'individualisme qui gangrène sa propre société.L'invité : docteur en histoire médiévale (Paris IV) et agrégé, Fabien Lévy est chargé de cours à l'université de Savoie-Mont-Blanc, membre associé du laboratoire LLSETI et enseignant au lycée international Ferney-Voltaire. Spécialiste de Gênes, et notamment de ses relations avec la France, il est l’auteur de L'Histoire de Gênes. Le souffle du capitalisme mondial (XIVe-XVIe siècles) paru chez Passés/Composés (320 p., 24€).***Facebook : https://www.facebook.com/HistoireEtCivilisationsMagInstagram : https://www.instagram.com/histoireetcivilisations/Twitter : https://twitter.com/Storiavoce










