
Le magazine cinéma de RFI. Chaque semaine, Élisabeth Lequeret et Sophie Torlotin vous font découvrir l’actualité du cinéma sur tous les continents. Diffusions : le samedi à 15h10 TU vers toutes cibles.
24 épisodes disponibles en MP3 et replay
« Je peux être intelligente quand c'est important, mais la plupart des hommes n'aiment pas ça. » La célèbre réplique des hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks (1953) pourrait, dans un sens, bien résumer les choses : Marilyn Monroe affronte l'impitoyable système des studios pendant sa courte carrière d'actrice à Hollywood (1946-1962) et reste aujourd'hui autant déconsidérée, comme interprète, qu'adulée en tant que star.
Il était présenté comme « le plus ancien prisonnier politique de France ». De fait, Georges Ibrahim Abdallah passa plus de 40 ans en prison, avant d’être libéré et de retourner au Liban en juillet 2025. Pourquoi ce militant libanais marxiste pro-palestinien fut-il condamné à la perpétuité dans les années 80 et pourquoi resta-t-il aussi longtemps en prison ? Un documentaire fait la lumière sur cette ténébreuse affaire qui mêle terrorisme, barbouzerie et pression américaine.
« Le documentaire vous gâche un peu la vie réelle, parce qu’il vous apprend à être extrêmement attentif » : ainsi parlait Frederick Wiseman, dont la vie réelle a dû être souvent gâchée, lui qui cultivait avec élégance et intelligence son attention au monde, captant les détails, les regards et les souffles. Frederick Wiseman fut membre du premier jury du Cinéma du réel en 1979. C’est dire s’il tenait à ce festival auquel nous aimons consacrer une émission.
« Si mettre en scène est un regard, monter est un battement de cœur », écrivait Jean-Luc Godard en 1956 dans les Cahiers du cinéma. À l’occasion du festival Les Monteur.ses s’affichent, nous consacrons cette émission au montage, avec Alexandra Strauss, Charlotte Tourrès et Young-Sun Noh.
Marseille, aujourd’hui. Pris dans l’effondrement d’un immeuble, Malik, un jeune Mahorais, réussit à s’en sortir mais est arrêté pour possession de drogue. En prison où la guerre des clans fait rage, il doit vite trouver des alliés. Massoud, un promoteur immobilier aux activités plus ou moins légales, lui propose sa protection en échange de sa loyauté. Mais Malik se rend vite compte qu'il n'est qu'un pion dans le jeu de Massoud et qu’il devra s’emparer du pouvoir pour survivre.
Il s’appelle Birahima. À 12 ans, l’âge où l’on joue, insouciant, au football avec ses copains, il est embarqué de force dans une guerre civile sanglante, Kalashnikov en main. Birahima est le héros du roman d’Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé qui décrocha le prix Renaudot et le Goncourt des lycéens en 2000. Un roman adapté en animation par Zaven Najjar, produit par Sébastien Onomo et qui compte notamment au casting le comédien Thomas Ngijol.
Nous vous proposons de réécouter une émission consacrée à Frederick Wiseman, l'immense cinéaste disparu le 16 février 2026. Un continent du cinéma à lui tout seul, de son premier film Titicut Follies tourné dans un hôpital psychiatrique du Massachussetts en 1966 à Menus plaisirs en 2023 consacré au restaurant des Troisgros.
« 2+2 =5 », c’est une citation du célébrissime roman de George Orwell 1984. Dans cette œuvre dystopique publiée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le héros et narrateur Winston Smith se demande dans son journal si l’État a le pouvoir de définir cette formule comme exacte, et si le fait que tout le monde y croit en fait une vérité. Que nous enseigne un retour aux sources mêmes des écrits et de la vie de George Orwell, le pseudonyme du Britannique Eric Blair ?
Fida a grandi à Beyrouth dans les années 80 pendant la guerre, plongée dans cet « enfer rouge » dont lui parlait sa grand-mère. La banalisation de la mort lui faisait douter de la valeur de la vie, et du sens de cette interminable guerre qui ressemble à tant de guerres. À l’aide de figurines et de maquettes miniatures, elle va à la rencontre de miliciens et confronte sa vision d’enfant avec la leur.
On connaissait le « male gaze » dans le cinéma, ce regard masculin prégnant dans les représentations et les films, et sexualisant, notamment les corps féminins. Mais connaissez-vous le « bourgeois gaze » ? Le « bourgeois gaze », au départ lancé comme une boutade dans un article, est conceptualisé et explicité dans un livre qui vient de paraître aux éditions Les liens qui libèrent.
Au moment de la disparition de Siham, Namir ne comprend pas qu'elle est partie pour toujours. Pour garder sa mémoire vivante, Namir décide d'enquêter sur son histoire familiale, entre l'Égypte et la France. En miroir avec le cinéma de Youssef Chahine, une histoire d'exil se dessine. Pleine d'amour, aussi. Vivante, pour toujours.
Quitter son pays pour s’inventer, ailleurs, une vie meilleure : c’est une histoire aussi vieille que l’humanité. Qui, selon les périodes, peut susciter rejet et crispations identitaires. Cette histoire, on la connaît bien en Occident. Mais si l’on parle souvent de ceux qui traversent la Méditerranée pour venir en Europe, que sait-on des migrations sur le sol africain ? Le film d'Erige Sehiri, « Promis le ciel », nous présente de beaux portraits de femmes qui ont trouvé refuge en Tunisie.
C’est un genre immensément populaire et pourtant on le regarde souvent de haut. Un genre qui rassemble des films aussi divers que « Titanic », « Docteur Jivago », « Sur la route de Madison », sans oublier les plus grandes œuvres que compte le cinéma égyptien ou Bollywood.
Ils s’appellent Aminata, Junior, Tidiane, Abdoulaye ou Khalil : ces adolescents ont quitté leur famille, leur pays, Guinée, Algérie ou Côte d’Ivoire, dans l’espoir d’une vie meilleure, en l’occurrence, en France. Et finalement, tout va bien. Tout va bien, c'est le titre d'un documentaire qui vient de sortir en salles en France.
De «Reservoir Dogs» aux «8 Salopards», il a révolutionné le cinéma américain avec son style unique - fait de violence esthétisée et de dialogues percutants. Sa légende est désormais imprimée dans le marbre hollywoodien : celle d’un gamin fauché, qui vendait des cassettes VHS dans un vidéoclub californien, devenu en deux films le roi du cinéma américain indépendant.










