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Podcast Nova y va

Radio Nova

Nos reportages sonores immersifs produits in situ pour faire vivre l'évènement comme si vous y étiez, avec entretiens, micro-trottoirs, musiques et ambiances.

78 épisodes disponibles en MP3 et replay

1
Nova Y Va : au Théâtre National de la Colline
Durée : 15m08s13.86 MB
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Lazare, en argot inspiré de la religion, c’est celui qui ne se décourage jamais de recommencer et ce n’est certainement pas un hasard… Lazare, c’est aussi un auteur/acteur/metteur en scène génialement gourmand et follement généreux, dont le terrain de bataille est un théâtre indocile, un geste continu pour se dégager de la monstruosité du monde. En témoigne sa Comédie du mauvais sang, nouveau cycle dont le premier volet intitulé L’avenir des reflets sera joué 5 fois par semaine jusqu’au 20 juin au Théâtre National de la Colline à Paris. En convoquant à la même table les mythes anciens et les grandes figures de la révolution française, dont Marat et Olympe de Gouges, Lazare et les 8 comédiens et musiciens qui l’accompagnent offrent un grand mezze poétique et politique, une fresque savoureuse et agitée de trois heures dix dont les mots sont autant de courants à flux tendus pour dire l’engagement, la violence, la puissance émancipatrice de la langue, et pour dire les résonances du passé dans notre présent et dans nos possibilités de futur. Nova a été rencontrer l’équipe et assister aux répétitions : rencontre avec Lazare, Ava Baya et Denis Lavant ici. L’avenir des reflets, création de Lazare, avec Anne Baudoux, Ava Baya, Jérôme Billy, Myrtille Hetzel, Denis Lavant, Marion Malenfant, Pierre Thionois, Gabriel Tur. Durée estimée : 3h10. Tarifs de 8 à 33€ Du 19 mai au 20 juin à 19h30 au Théâtre National de la Colline : 15 rue Malte-Brun, Paris 20e, M° Gambetta. www.colline.fr Crédits musiques: Olympe contre Robespierre de Lazare et Ava Baya, par Ava Baya Pandemia, de et par Ava Baya Gloire au 17ème, de Monthéus par Marc Ogeret

2
Nova Y Va : au Château des ducs de Bretagne
Durée : 12m34s18-05-202611.51 MB
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Ce mois de mai voit l’inauguration de la 4ème saison des « Expression(s) décoloniale(s) », biennale proposée par le musée d’histoire de la ville de Nantes au sein de l’imposant château des ducs de Bretagne. La ville, leader en son temps du commerce triangulaire en France, fait depuis plusieurs années devoir de mémoire et de réparation, et c’est dans cette continuité que la biennale encourage à décoloniser nos imaginaires et les collections permanentes du musée, grâce notamment aux cartels de l’historienne Lilly Houngnihin, qui complètent ceux déjà existants et déconstruisent ce que nous tenons malgré nous pour acquis. Grace aussi à l’art contemporain, puissant moteur de déconstruction invité aussi dans le parcours permanent à identifier et recoller les pages arrachées de nos livres d’histoire. Il y a les travaux de la plasticienne Rosana Paulino - représentante du Brésil à la biennale de Venise cette année- qui présente ici une dizaine de ses œuvres les plus emblématiques pour dire la condition des femmes dans la traite et la colonisation; Il y a aussi « Diaspora » et « Liberty », deux séries du photographe sénégalais Omar Victor Diop, des images très léchées pour dire les trous de l’histoire et compléter nos panthéons. Il y a la douleurs des corps tordus et les murmures sous chaque pas de la visite, dans chaque objet présenté… Il y a aussi les possibilités de réparation, de résilience, quelque chose de presque joyeux dans ce puzzle qui reprend ses couleurs a chaque pièce retrouvée. Une visite particulièrement forte et troublante qui vous est franchement recommandée par Radio Nova, rencontres avec la commissaire Krystel Gualdé et l’artiste Omar Victor Diop dans ce podcast ! Crédits musique Chez moi / ExpéKa Trio Canto e rezas / Irma Ferreira Yemaya / Angélique Kidjo

3
Nova Y Va : Au Centre culturel suisse
Durée : 14m10s31-03-202612.98 MB
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Yodel-ha-hi-hou! A Paris, le Centre culturel suisse rouvrait ses portes fin mars après 4 ans de travaux et une remise très en beauté tant sur le plan archi qu’arty, une métamorphose qui renouvelle les usages du lieux : vitrine de la création contemporaine helvétique dans des interfaces modulables à l’envi, mais aussi lieu de rencontre et d’échange entre nos scènes culturelles, en témoigne une programmation de printemps aussi riche et joyeuse qu’une raclette. D’abord, trois expositions par trois artistes majeures de la scène suisse que sont Akosua Viktoria Adu-Sanyah, Ingeborg Lüscher ou encore Mai-Thu Perret qu’on a rencontré pour parler de Othermothers : du poème à la céramique, du papier sculpté au bronze, du verre au néon, il est question ici de matrescence à travers un bestiaire de femelles et une armée de mères déesses espiègles et puissantes. Au programme aussi de ce week-end passé et de cette saison à venir : deux festivals de musique, des performances, concerts, projections et conférences, rencontres et six séries de spectacles, dont des fragments dansés par le chorégraphe Edouard hue et six danseur.se.s de ses deux derniers spectacles Dive et Flowers, l’occasion d’évoquer avec lui l’affranchissement des frontières par la danse. Le tout est assaisonné dans la programmation comme dans ce reportage d’une carte blanche à l’excellent Label genevois Bongo Joe, et d’une rencontre avec Claire Hoffmann et Jean-Marc Diébold, curateur.rice du lieu. Quel nouveau visage pour le Centre culturel suisse, et quel visage actuel pour la scène culturelle suisse? C’est en podcast ici et c’est en live là-bas ! Un reportage par Anna Flori-Lamour et Lucie Ruotte. Centre Culturel Suisse : 32 rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris Ouvert du mardi au vendredi de 14h à 19h, et les samedi et dimanche de 12h à 19h. Tarifs : Expositions en entrée libre / Conférences et table rondes en entrée libre sur réservation / Projections et lectures entre 3 et 5 € / Spectacles et concerts entre 7 et 12 € Playlist Bongo Joe dans ce reportage : Wish I Could Sing by George Coleman Ma Gitala by Madalisto Band Châteaux faibles by Alice

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Nova y va : dans l'accrochage du salon de Montrouge #69
Durée : 13m10s16-02-202612.07 MB
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Depuis 69 ans, le Salon de Montrouge est un rendez-vous incontournable de l’art contemporain : défricheur de tendances et révélateur de talents, c’est aussi ici que le public aguerri ou néophyte éduque et aiguise son regard à l’art. Radio Nova était invitée à se faufiler dans l’accrochage de cette édition: à trois jours du vernissage, à l’heure des dernières retouches, entre les échafaudages, les odeurs de peinture et les bruits de perceuse, 40 artistes sélectionnés parmi plus de 2000 candidatures qui déposent leur vision du monde à nos yeux. On y a découvert une agitation joyeuse et bienveillante, où l’excitation le dispute au vertige, et autour de nous l’ébauche d’une scénographie hyper aérée: lé oeuvres dialoguent par affinités affectives autour d’un îlot central, l’agora, qui sera notamment le lieu des prises de paroles, happenings et performances au programme jusqu’au 1er mars. Dans la continuité des dernières années, la jeune garde artistique multiplie les pratiques pour aborder les thèmes du soin -corps et âme -, du sacré, du rapport à l’histoire, à la nature et aux étoiles, avec un peu partout l’idée de réparation, de résilience par l’art. On citera les bestiaires d’Angélique de Chabot, la mémoire des images et leur transformation par Sacha Teboul, les presque rien de Deborah Fisher, les dessins au fusain d’Anna Pico, les peintures sur fond urbain de Brice Robert… On citera aussi l’installation de Darius Dolatyari-Dolatdoust: une enfilade de portes stylisées symbolisant autant la fabrique d’identité que le deuil culturel et le parcours intime de son père iranien. On citera encore Margot Bernard, qui met en circulation papier, objet sonore, et images pour explorer les frontières entre travail documentaire et pratique artistique, entre art politique et engagement esthétique. La rencontre avec ces deux derniers est à retrouver en podcast, juste après un échange joyeux avec Andrea Ponsini, directeur artistique du Salon, qui cette année encore accompagne ses jeunes recrues par l’attribution de 1000€, et par des «perspectives » professionnelles personnalisés en partenariats avec des lieux culturels pour de futures résidences ou expositions. 69ème Salon d’Art Contemporain de Montrouge Du 13 février au 1er mars 2026. Gratuit. https://salondemontrouge.com/ @ Beffroi de Montrouge : 43 av République, 92120 Montrouge - M° Mairie de Montrouge

5
Nova Y Va : Au Palais de Tokyo
Durée : 15m34s02-02-202614.26 MB
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Echo Delay Reverb investit le Palais de Tokyo jusqu’au 8 février 2026 avec pour ambition : réunir une soixantaine d’artistes américains dans une exposition XXL pensée comme un grand dialogue transatlantique. Née ici, les idées ont traversé l’Atlantique, infusé les luttes, les formes et les imaginaires. On retrouve l’influence décisive de Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Roland Barthes, Suzanne et Aimé Césaire et d’autres penseur.euses français.es. Echo Delay Reverb en capte les résonances à travers les œuvres de figures majeures comme Melvin Edwards, Dan Graham, Hans Haacke, Theresa Hak Kyung Cha, Cindy Sherman ou Lorna Simpson, aux côtés d’artistes plus jeunes comme Tiona Nekkia McClodden, Kameelah Janan Rasheed ou Cici Wu. Des années 1970 à aujourd’hui, plusieurs générations se croisent. C’est précisément cette rencontre intergénérationnelle qui nourrit un dialogue fécond, où les échos du passé se transforment dans le présent. À l’heure où on érige des murs et des frontières toujours plus étanches, l’exposition propose un contre-champ salutaire : un voyage des idées, des théories et des récits, porté par une grande diversité de médiums. Billetterie et infos ici.

6
Nova Y Va : Au musée du quai Branly
Durée : 15m02s29-01-202613.76 MB
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Nova y va et Nova vous emmène au Musée du Quai Branly, dont la mission de préservation et valorisation des cultures du monde dans leur diversité se traduit en expos permanente et temporaires, en projections, en concerts, en médiations multiformes, mais aussi et pour la troisième saison, en danse! Les deux premiers week-ends de février, le lieu ouvrira ses portes à Héla Fattoumi et Éric Lamoureux, danseurs chorégraphes directeurs du Centre chorégraphique National de Franche-Comté, qui comptent presque 40 ans de danse commune, traçant un chemin singulier qui ignore les frontières et brasse les genres pour façonner les identités de leurs spectacles. On les a rencontré pour parler de cette carte Blanche, d’Edouard Glissant et de cette opbsession du brassage des genres et des cultures, de la rencontre comme fabrication d’identité, de la danse comme art total, de musique live dans leurs spectacles, de jeunesse à danser, et puis évidemment de leur programme. Ainsi, Akzak et Tout Moun, leurs deux dernières pièces grand format, seront données, ainsi qu’une création In situ, les Auras; la voix du contre-ténor Serge Kakudji et les danseurs en exploration au coeur de vitrines imaginées par l’architecte du lieu Jean Nouvel, comme des bulles de verre soufflé qui enrobent des statues venues de partout dans les monde et les siècles. Et pour brasser toujours plus généreusement les genres, les cultures, les rythmes, les arts même, mais surtout les imaginaires, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux ont invité deux chorégraphes à présenter leurs créations: Clémence Baubant dansera son solo Parades, une constellation de guerrières imaginaires, six figures féminines mythiques des Caraïbes; tandis que Léo Lérus donnera sa pièce Gounouj pour quatre danseurs en équilibre parfait sur une évocation du site naturel de Gros Morne - Grande-Anse en Guadeloupe. Vous aurez compris donc que début février au musée du Quai Branly, Héla Fattoumi et Éric Lamoureux brassent, métissent, pulsent, dansent et sautent avec nous par dessus les frontières, des voyages vers l’autre et vers soi, voilà qui s’annonce aussi énergisant pour le corps et le coeur que pour l’esprit, et qui vous est recommandé par Nova

7
Nova Y Va : Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris
Durée : 17m11s20-01-202615.74 MB
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Aux origines du genre et du racisme, au Musée de l'Homme à Paris « Qui sommes-nous ? », « D’où venons-nous ? », « Où allons-nous ? » Trois questions que l’humanité entière tente d’élucider depuis son apparition et trois questions que pose le musée de l’Homme, à Paris, dans sa galerie réouverte depuis 2015. Si vos capacités en calcul vous le permettent, vous noterez que l’on fête donc cette année les 10 ans de la réouverture de ce lieu où s’entremêlent sciences, culture et société. Pour l’occasion, deux parcours s’intéressent aux origines du genre, et du racisme. Nova y va. La galerie est fascinante. Partout où les yeux se posent, il y a des questions comme des réponses… Elle rassemble 1 800 pièces emblématiques de l'aventure humaine, du crâne de Cro-Magnon à celui de Descartes, de la Vénus de Lespugue paléolithique aux bustes ethnographiques du 19e siècle, un tas d’outils et d’objets…. Le Musée de l’Homme, pour ce dixième anniversaire, inaugure deux parcours spéciaux, deux visites guidées thématiques qui nous aident à comprendre les origines du genre et les origines du racisme, de la préhistoire aux travaux des neurologues sociologues scientifiques modernes. Pas moins de 150 chercheuses et chercheurs travaillent directement sur le site, anthropologues, spécialistes de la génétique, de la philosophie, la linguistique ou la primatologie…. Quelques un-es se sont libéré-es pour nous éclairer dans ce podcast. Merci à Aline Thomas, Chloé Pourtier et Paul Verdu pour leur participation au podcast. Chacun des 2 parcours est à découvrir un samedi toutes les 3 semaines, ça commence ce 31 janvier avec la visite "Nous et les autres". Plus d'infos sur le site du Musée de l'Homme. Ségo Raffaitin - Journaliste Céleste Métais-Grollier - Réalisateur Léna Le Roux Bourdieu - Production

8
Nova y va : Festival Suresnes Cités Danse
Durée : 13m52s16-01-202612.7 MB
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Vous chantiez tout l’été hé bien dansez maintenant disait cette bouffonne de fourmi à la cigale. Qu’à cela ne tienne, dansons donc pour réchauffer le creux de cet hiver avec le festival Suresnes Cités danse qui propose un mois de plongée corps et âmes à la croisée des chorégraphies urbaines et contemporaines. Un reportage de Anna Flori-Lamour et Lucie Rouotte Festival Suresnes Cités Danse, du 9 janvier au 8 février 2026. Théâtre de Suresnes Jean Vilar 16, place Stalingrad • 92150 Suresnes suresnes-cites-danse.com Tarifs de 8 à 40€ en fonction des spectacles/placement/réductions

9
Nova Y Va : L'Autre Noël de Nantes, le Voyage en Hiver
Durée : 14m38s04-12-202513.41 MB
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Si vous marchiez à Nantes, ces derniers jours, il n'est pas impossible que vous aperceviez dans la nuit des cerfs luminescents, une muse chatoyante qui s'est échappée de son monument, des chimères et un mouflon disparu... Des effluves magenta, cyan, doré dans le ciel. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé. Qui pense qu’il n’y a pas grand-chose à faire à Nantes en hiver n’y a jamais mis un pied. En pleine effervescence du festival Culture Bar Bars (qui, comme son nom l’indique, peuple les bars de culture, de concerts), Nova a arpenté la ville et ses lumières, dans tous les sens du terme. La quatrième édition du Voyage en Hiver a commencé et les œuvres sont partout dans la ville. Il y a le marché de Noël traditionnel et l’Autre Marché, il y a le sapin de la place Graslin et les cerfs, les chimères, les muses luminescentes perchées aux balcons, il y a le manège déjanté de la place du Bouffay, baptisé « Les carottes sont cuites », une chorale qui chante Madcon, Nino Ferrer ou les Turtles devant les musées et les théâtres. Il y a des cloches cosmiques qui dessinent un chemin merveilleux autour des bâtiments importants de la ville. Le Voyage en Hiver, c’est un projet qui reflète bien l’âme de Nantes, laisser l’art prendre la rue, l’offrir à tout le monde, remplir les musées d’expositions captivantes (« Sous la pluie » au musée d’art, « Dans les plis des cartes » au Lieu Unique, « À coeur ouvert » au Musée Dobrée, la programmation du Théâtre Mixte qui rouvre pour l’occasion). « Nantes, c’est presque une femme, assez rock, très jeune, en tout cas jeune d’esprit », s’amuse Sophie Lévy, la directrice du Voyage à Nantes, successeure de l’agitateur Jean Blaise. « Une femme qui s’appuie sur son histoire, mais qui accepte de considérer que les créateurs contemporains ont le droit de réinterpréter cette histoire. Ils le font avec beaucoup d’attention aux symboles de la ville, et beaucoup de créativité. » La nuit je vois : chimères Il faut lever les yeux au crépuscule pour apercevoir les créatures comme cette chimère inspirée du décor de la façade du Muséum d’Histoire Naturelle, une création imaginaire sur un lieu de savoir, qui a titillé la curiosité de l’artiste Vincent Olinet. Il en a fait une installation du parcours lumineux de la ville qui s’appelle « La nuit je vois ». Des figures disparues reviennent en fantômes lumineuxSur les grands théâtres, il n’est pas rare d’apercevoir 9 muses. Thalie pour le théâtre, Erato pour la poésie, Calliope pour l’épopée, Euterpe pour la musique, Polymnie pour la philosophie, Clio la muse de l’histoire, Melpomène de la tragédie, Terpsichore pour la danse et Uranie, muse de l’astronomie et l’astrologie. Mais à Nantes, Uranie n’a jamais trôné sur le théâtre, et les historiens ne savent pas avec certitude pourquoi. Vincent Olinet fait revivre cette muse chaque hiver, comme un joli fantôme luminescent coloré, accoudé au balcon de l’immeuble en face du Théâtre, à regarder ses sœurs. Une autre figure renait grâce à ces illuminations : l’un des deux mouflons qui trônaient dans le Jardin des Plantes de Nantes avant la 2de guerre mondiale. Les statues gigantesques de 3,50 m de haut ont été fondues, pour récupérer leur métal. « On ne les connaissait plus qu’à travers les cartes postales » explique Irène Gillardot, de la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie de Nantes. L’un de ces mouflons renait, paré de nouvelles couleurs, au cœur du marché de Noël. Des lumières et des sons : les cloches cosmiques dans la villeLa visite continue, guidée par le glas mystique des cloches du dispositif de Dominique Blais « À flot d’airain ». Des cloches desquelles s’échappe un glas cosmique, psychédélique, grâce à un logiciel de traitement, des filtres et des réverbérations. Le son roule le long de l’eau, ricoche entre les clochers, serpente les bâtiments. Comme le parcours de Vincent Olinet, celui-ci n’est pas nouveau mais se renouvelle. Le chemin change, il suit l’Erdre, et l’artiste Françoise Pétrovitch a construit une cloche supplémentaire en provenance de l’Abbaye royale de Fontevraud. Chaque jour, des tintements, puis une marée sonore glissent dans la ville. Des concertos retentissent à 13h13, 17h17 et 18h18. Un an après les coupes budgétairesIl y a un an, nous arrivions à Nantes pour naviguer dans le Voyage en Hiver, juste après l’annonce de la région des Pays de la Loire, qui coupait 73% de son budget culturel. « La culture n’est pas une option, ça traverse véritablement toute la vie de la ville », nous rappelait Jean Blaise. Un an plus tard, Sophie Lévy nous dit que le Voyage à Nantes est moins impacté que de plus petites structures qui ont dû licensier, réduire la programmation… « Ça impacte plutôt les budget d’entretien des œuvres en dehors du territoire nantais » nous explique-t-elle ajoutant qu’on « ne mesure pas encore tous les effets de cette brutale irruption d’une coupe aussi gigantesque. Des artistes décident de faire autre chose, des acteurs culturels changent de métier, des structures disparaissent. Tout cela s’est cousu lentement, patiemment, ça s’est décousu brutalement. » Alors pour défendre la culture, vous pourriez aller profiter de tout ce qu’elle offre, à Nantes et ailleurs. Le programme détaillé du Voyage en Hiver est à retrouver ici.

10
Nova Y Va : au Mia Mao, le nouveau club électro parisien
Durée : 14m57s02-12-202513.7 MB
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Radio Nova s’est glissée dans les coulisses du Mia Mao, le nouveau club électro parisien installé à La Villette. Un lieu monumental de 3000 m² qui ne veut pas seulement faire danser la nuit, mais aussi la raconter. Avant sa grande soirée en collaboration avec le club londonien Fabric, Mia Mao proposait une projection du documentaire Real Scenes: London de Resident Advisor et une table ronde autour de 25 ans de culture club, des liens entre Londres et Paris, et de ce qui fait encore vibrer la nuit aujourd’hui. Autour de cette table : Craig Richards, Judy Griffith, Midland, Arnaud Perrine, Frédéric Hocquard, Smaël Bouaici… Autant d’acteurs et actrices de la nuit réuni·es pour raconter ce qui se trame derrière les platines et dans les clubs. Dans ce Nova y Va, on a tendu le micro à Valéry B, physionomiste du Mia Mao, mais aussi à son co-fondateur Arnaud Perrine, la journaliste Mathilde Reynal, et à la DJ IAMBP, ainsi qu'aux teufeur·euses croisé·es aux quatre coins du club. On a aussi pris le temps de danser, évidemment, devant les sets des résident·es de la Fabric. Une plongée dans le Mia Mao qui veut être à la fois une maison pour la fête et un espace de réflexion, où la culture électronique se vit autant qu’elle se débat. -- Malo Le Fur - Journaliste Melvin Schlemer - Réalisateur Léna Le Roux Bourdieu - Production

11
Nova Y Va : le prix Goncourt des lycéens
Durée : 15m19s01-12-202514.03 MB
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Nathacha Appanah remporte le Goncourt des lycéens 2025 Chaque année, les lycéens se retrouvent à Rennes pour désigner leur lauréat. On a passé la journée dans la capitale bretonne pour assister à la révélation de l’heureuse élue : Nathacha Appanah, qui a remporté le Goncourt des lycéens 2025 avec son livre “La Nuit au coeur”. Une aventure littéraire “C’est une fierté” nous a confié le créateur du Prix, Bernard Le Doze, d’assister une 38e fois à la cérémonie qui clôture 2 mois et demi de travail. Les 2000 jeunes ont choisi avec l’aide de leurs professeurs, leur récit préféré parmi les 14 livres sélectionnés par l’Académie Goncourt. Cette aventure littéraire leur a permis, entre autres, de participer à des débats et de rencontrer les auteurs en personne. On les a sentis très investis de leur mission. Quelques minutes après la révélation, ils nous parlaient au micro, tout excités d’avoir enfin pu révéler leur gagnante : “C’est vrai que la littérature qu’on étudie au collège et au lycée, ça nous dégoûte de la lecture. Là, on a découvert une littérature contemporaine que j’aurais peut-être connue plus tard. » Un récit poignant Seule femme encore en lice, l’autrice de 13 livres a conquis le cœur du jury avec un récit poignant dans lequel elle nous fait entrer dans la vie de trois femmes victimes de violences conjugales. Celles de Chahinez Daoud, assassinée en 2021 par son mari, celle de sa cousine Emma, tuée elle-aussi par son époux, et la sienne, ayant été sous l’emprise d’un homme. Toute la salle était émue du choix des lycéens et des mots de Nathacha Appanah. Absente au moment de l’annonce, elle a été appelée au téléphone pendant la cérémonie : “ C’est un grand cadeau que vous m’avez fait à moi, à Chahinez, à Emma, à la littérature. Merci ! Je suis tellement émue. » Nous aussi, on est repartis chargés d’émotions, bien décidés à lire tout l’hiver. Un reportage de Charlotte Daran-Ioualalen et Théo Albaric

12
Nova Y Va : Festival AOP
Durée : 43m11s25-11-202539.55 MB
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Nova y va à l’AOP Festival et pose son micro au CENTQUATRE-PARIS. Les AOP laitières ont donné rendez-vous au grand public pour un événement gourmand et pédagogique : l’AOP Festival, qui s’est tenu du 14 au 16 novembre 2025. Pour cette 3e édition, trois jours de fête, de goût et de partage ont célébré les 51 AOP laitières françaises, dans une ambiance conviviale et chaleureuse. Retrouvez dans ce podcast notre journaliste en immersion dans le marché de producteurs venus des quatre coins de la France, goûtant aux nombreuses dégustations de fromages, beurres et crèmes AOP. La rencontre avec Andéol et Antoine Bourachot, venus pour se produire en concert et en DJ set, programmés par Nova. Un épisode qui célèbre celles et ceux qui font vivre nos fromages : des producteurs aux consommateur·rice·s… Entre terroir, musique et rencontres authentiques, un épisode qui fait vibrer les sens ! Réalisation : Benjamin MacéIngénieurs du son : Benjamin Macé et Lucie RuotteJournaliste : Malo Le FurProduction : Axelle Cohen Remerciements aux équipes du CNIEL et du CNAOL,ainsi qu’à Andéol et Antoine Bourachot.

13
Nova Y Va : Festival Exilées
Durée : 14m27s17-11-202513.24 MB
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AVEC LE FESTIVAL EXILEES, FRANCE TERRE D’ASILE DÉSINVISIBILISE LES FEMMES EN EXIL Reportage de Anna Flori-Lamour et Ben Macé Depuis 3 ans, l’organisation France Terre d’Asile mène la mission Amal qui œuvre pour l’Autonomisation et protection des femmes migrantes, et organisait comme une étape de parcours le festival Exilées les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris. Dans cet immense espace pluridisciplinaire aussi industriel que bucolique, on trouve des disquaires et des food truck, des ateliers de pancartes à manif, des bureaux d’association et d’information engagés pour l’entraide, la solidarité, la lutte pour plus de justice sociale… Et au fond se déploie le festival Exilées qui pose la question de comment construire une sororité au-delà des frontières et de comme reconstruire les récits des femmes en exil, invisibilisées et discriminées par les conditions d’accueil qui leur sont réservées. La réponse ici est de passer par la parole mais aussi par des formes artistiques, expositions, manifestations dansées ou musicales… Dans la salle de conférence : tribunes et tables rondes devant un public nombreux, pour aborder les politiques d’accueil spécifiques à inventer pour les femmes en exil, en termes d’accès au logement, à la santé, à l’éducation, dont les intervenants sont autant des responsables d’associations que des femmes qui témoignent. Un peu plus loin, une exposition de la photographe congolaise Pamela Tulizo, qui met en scène les femmes arrivées en France dans la situation d’exercer leur métier, couleurs, sourires et une pointe de nostalgie évidemment. Il y a aussi l’accrochage de lettres en partie manuscrites, extraits de ces récits réparateurs qui disent la route, l’accueil, l’espoir. « Je ne suis pas née pour rien », « je suis plus forte que je ne le crois », « je rêve que ma soeur et moi retournions à l’école ». Et puis il y aura ce samedi soir le collectif d’artistes Ougandais venu soutenir la cause des femmes sur les routes, Nyege Nyege, dont le pseudo signifie en luganda « une envie soudaine et incontrôlable de danser »… La musique, la danse, la gaieté comme des armes. Du monde, du bruit, et au milieu de ce joyeux tumulte, de ce brassage de valeurs haut de gamme et de questionnements importants, nous avons rencontré Maëlle Léna, directrice du plaidoyer de l’International à France Terre d’Asile qui accompagne le projet AMAL, ainsi que Marie-Chrisole Zumba venue de RDC qui témoigne au micro de Nova de son parcours jusque’ la rencontre avec FTA (« une deuxième maison »), et chante l’espoir en reprenant le titre Migrants des rêves de Fally Ipupa qui a accompagné sa route. Le festival Exilées c’était les 14 et 15 novembre dernier au Ground Control à Paris, une première mais dont on espère déjà le deuxième épisode… Un festival qui fait genre mais qui ne fait pas semblant, concrètement. Bouleversant, important, mais jamais larmoyant. Si vous vous posez la question « Que faire? », les réponses sont sur le site de l’organisation France Terre d’Asile et de la mission Amal.

14
Nova Y Va : Mon premier festival
Durée : 11m25s24-10-202510.46 MB
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Ce n’est peut-être pas votre premier festival de cinéma, mais c’est sûrement celui des enfants qui participent à “Mon Premier Festival”, organisé par la Ville de Paris et l’association Enfances au Cinéma. Micro en main, nous avons arpenté le Forum des Images à Paris, qui résonnait comme une cour de récréation. NOVA VA A "MON PREMIER FESTIVAL (22 au 28 octobre 2025) Reportage par Charlotte Daran-Ioualalen et Céleste Mettais Grollier

15
Nova Y Va : Voir la mer
Durée : 15m16s13-10-202513.98 MB
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NOVA VA VOIR LA MER AU MAIF SOCIAL CLUB, A VOS MASQUES! Voir la mer, la mer telle qu’elle est et comme vous ne l’avez jamais vue, avec ses mystères, ses joies et ses drames, dans une scénographie en travelling arrière des profondeurs jusque depuis l’espace. Il y a le bruit des vagues, le gout du sel, les cocktails et poissons grillés, les conquêtes du bout du monde ou des abysses, la grande bleue évidemment, mais aussi le réchauffement climatique, le 7ème continent, la surpêche, les corps noyés par centaines. En 4 thèmes et une quinzaine d’artistes, nous avons plongé dans le grand bain proposé au coeur du marais parisien, en brasse coulée entre les gorgones bigarrées d’Ugo Schiavi, la vidéo et les sculptures-gravures plastiques de Duke Riley, les drapés comme autant de vagues colorées d’Adélaïde Feriot ou encore les poissons électriques de Rémi Lécussan,… Pour notre guide, la commissaire d’exposition Lauranne Jermond, la mer est autant une question de vie que de mort, et à travers la scénographie de l’exposition, ce message d’une possible résilience : ne plus prendre la mer, mais la rendre. Rencontre avec les artistes Emeric Lhuisset, dont la joie esthétique des bleus cyanotypes cachent les drames des vies englouties, et des exils écorchés par les barbelés… Rencontre également avec Charlotte Gautier Van Tour en immersion dans son installation visuelle, olfactive et sonore : des brumes magiques et des algues grimpantes des abysses vers la surface, pour dire les êtres d’eau et les êtres d’air, et pour dire surtout tout ce qui nous lie. De l!ivresse des profondeurs à l’écume d!un océan chaviré, l!exposition Voir la mer nous invite à plonger dans la vague, voilà qui élargit l’horizon et dégage les bronches, c’est au Maif Social Club à Paris jusqu’au mois de juillet, ne vous en privez pas, allez-y! Et en plus, en plus, comme s’il fallait encore nous convaincre : des visites contées, guidées, musicales, gustatives, pailletées, et même des visites spéciales pour les bébés, qui s’accompagnent d’une riche programmation autour de l’océan jusqu’en juillet! Voir la mer , du 11/10/25 au 26/07/26 @ Le Maif Sociale Club, 37 rue de Turenne, 75003 Paris. Entrée gratuite, évènement de la saison et horaires sur : https://www.maifsocialclub.-fr/ Anna Flori-Lamour

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