
“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
140 épisodes disponibles en MP3 et replay
Suite à la situation sécuritaire tendue au Mali, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères demande aux ressortissants français de quitter le pays dans les plus brefs délais. Que s’est-il passé ces dernières 48 heures lors des attaques des rebelles à Bamako ? La France compte-t-elle revenir sur le terrain ? Analyse et explications de la situation malienne avec le journaliste indépendant spécialiste de l'Afrique Vincent Hugeux. À la question du retour de la France dans cette zone, l’auteur du livre « Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l’esclavage” disponible aux éditions Perrin est catégorique : « Ce serait la dernière des recommandations à faire. On se tait, on ne dit rien. On travaille, on fait du renseignement, discrètement, etc. Mais surtout, on ne rêve pas à voix haute à un retour du refoulé post colonial, ça, ce serait un désastre. »
Lors d’une visite d’Etat à Andorre-la-Vieille, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos qui taclent « les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ». Le chef de l’Etat appelle au dialogue plutôt qu’à la « caricature » avec les pays dont la France a besoin pour faire fonctionner ses services publics. Ce sujet demeure sensible, dû notamment à l’importante immigration étrangère et plus spécifiquement algérienne constatée dans le domaine de la santé. Au 1er janvier 2025 la France comptait 19 154 médecins diplômés à l'étranger hors UE exerçant officiellement dans le pays, dont 38,8 % ont ayant été diplômés en Algérie. Le médecin et sénateur Les Républicains Jean-François Rapin, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », se remémore ses années d'études supérieures : « Quand j’étais interne, j’ai toujours travaillé avec des médecins étrangers. Ce n’est pas une nouveauté du jour ». Le président de la Commission des Affaires Européennes s’alarme plutôt sur la situation qui semble perdurer : « Ce qui est plus inquiétant, c’est que ce phénomène existait, il y a déjà 30-35 ans, et il existe toujours aujourd’hui, voire s’est renforcé ».Dans ce contexte de tensions entre la France et l’Algérie, le sénateur LR souhaite défendre son président de groupe : « Je pense que Bruno Retailleau avait montré une forme de fermeté à un moment où avait quand même la question, qui n’est pas d’ailleurs terminée, de l’incarcération de Boualem Sansal, dont il fallait absolument sortir de cette situation (…) à un moment donné, il faut montrer les crocs, il faut montrer que la diplomatie n’empêche la fermeté. »
Dans l'émission du jour, nous revenons sur l'appel du gouvernement aux Français présents au Mali à quitter le pays dès que possible, alors que les djihadistes annoncent le siège de la capitale. Comment expliquer la situation dans ce pays où la France a été chassée au profit des russes ? Nous recevons le spécialiste de l’Afrique Vincent Hugeux pour y répondre. Dans nos régions, Emmanuel Macron assiste aujourd’hui aux dernières manœuvres Orion. Nous vous emmenons au cœur de cet exercice qui a permis aux armées françaises de simuler un conflit de haute intensité. Un reportage exclusif lors d’un entrainement entre l’Yonne et la Nièvre. Au niveau national, Sébastien Lecornu met Total sous pression et appelle l’entreprise à redistribuer d’éventuels profits exceptionnels. Le sénateur macroniste Stéphane Fouassin est notre invité. Et puis faut-il élargir le travail le 1er Mai ? Les syndicats s’y opposent et compte bien se mobiliser demain. Le gouvernement a présenté hier un texte pour que les boulangers et fleuristes puissent faire travailler leurs salariés ce jour-là.Un 1er Mai qui divise le bloc central, Gabriel Attal défend l’élargissement du travail, ce qui n'est pas du goût de Gérald Darmanin qui s’y oppose. On en parle avec la presse régionale, Jefferson Desport de Sud Ouest et Philippe Créhange du Télégramme.
Le gouvernement vient de faire une proposition de loi pour lutter contre la crise du logement. Le contenu du texte prévoit notamment de relancer la construction, ou encore de permettre d’acheter à prix abordable. Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun soutient ce projet qui permettrait au gouvernement d’avoir « des outils pour transformer efficacement et durablement la vie des quartiers ». En effet, l’ancien maire de L'Haÿ-les-Roses explique un contexte singulier de constructions des grands ensembles : « En fait, des quartiers entiers ont été construits extrêmement vite dans l’après-guerre et maintenant, ils ont très mal vécu ». Aux demandes de suppressions de l’ANRU, faites par les députés LR, le ministre entend défendre les outils proposés par l’agence qui sont nécessaires, pour ceux qui, comme lui, sont « très attachés à la politique de rénovation urbaine ». Il n’exclut pas le fait de les modifier pour rendre cette institution plus performante.
La commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public est arrivée à terme ce lundi 27 avril avec le vote final pour la diffusion du rapport de commission. En effet, les 31 membres de la commission d’enquête se sont réunis pour lire, en une heure, le rapport et statuer sur sa diffusion publique. Ils ont voté en sa faveur, le rapport sera donc diffusé lundi prochain, le 4 mai. La sénatrice (PS) d'Ille-et-Vilaine spécialisée sur les thématiques culturelles Sylvie Robert et François-Xavier Ceccoli, député (LR) de la Haute-Corse et secrétaire de la Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public étaient sur le plateau de Public Sénat afin de nous exposer leur point de vue sur le rendu de cette commission, qui a fait beaucoup de bruit dans les couloirs depuis plus de six mois. Pour François-Xavier Ceccoli, qui a voté pour, sa position se défend car, malgré les polémiques, la diffusion est utile pour observer le travail effectué à l’Assemblée nationale sur ce sujet. Le député affirme que certaines pistes sont intéressantes (notamment sur la suppression de France TV Slash ou l’interrogation des producteurs-animateurs) et d’autres pistes à réviser ou à retirer.Le sénatrice (PS) d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert n’est pas membre de la Commission, mais a été auditionnée lors de celle-ci. Durant le débat de la matinale, elle dénonce un parti pris d’avance par le rapporteur Charles Alloncle, qui dès le début a « instauré un doute » auprès de la présence et de l’existence même de l’audiovisuel public, au lieu de rester neutre.
Au programme de cette édition : Le rapport de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public sera bientôt rendu public. Une publication qui suscite déjà de vives tensions politiques. Fallait-il autoriser sa diffusion ? Cette commission était-elle un outil de contrôle légitime ou un instrument politique ? A-t-elle été utilisée par son rapporteur, Charles Alloncle, à des fins partisanes ? Et au fond, ce travail vise-t-il à réformer ou à fragiliser l’audiovisuel public ? Débat avec la sénatrice PS Sylvie Robert et le député LR François-Xavier Ceccoli.La crise du logement reste l’une des principales préoccupations des Français. Face à cela, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi. Comment relancer la construction ? Peut-on encore permettre aux classes moyennes d’accéder à la propriété ? Et ce texte sera-t-il à la hauteur de l’urgence sociale ? Réponses avec Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement.Sur le terrain, la crise du logement se double d’un défi économique et social.Dans certains territoires, le secteur du bâtiment peine à recruter malgré des besoins importants. Comment susciter des vocations chez les jeunes ? Ces initiatives locales peuvent-elles répondre durablement à la pénurie de main-d’œuvre ? Et la relance du logement passe-t-elle aussi par une reconquête des métiers du bâtiment ? Reportage en Gironde.Au Sénat, les questions migratoires reviennent au cœur du débat. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez est auditionné sur le Pacte asile et migration, dans un contexte de durcissement des politiques européennes. La France doit-elle suivre cette ligne plus restrictive ? Comment concilier fermeté et humanité ? Et surtout, comment éviter de nouveaux drames dans la Manche, alors que les tentatives de traversée se multiplient ?Nous poserons ces questions au sénateur Jean-François Rapin.
Lors d’une visite d’Etat à Andorre-la-Vieille, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos qui taclent « les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ». Le chef de l’Etat appelle au dialogue plutôt qu’à la « caricature » avec les pays dont la France a besoin pour faire fonctionner ses services publics. Ce sujet demeure sensible, dû notamment à l’importante immigration étrangère et plus spécifiquement algérienne constatée dans le domaine de la santé. Au 1er janvier 2025 la France comptait 19 154 médecins diplômés à l'étranger hors UE exerçant officiellement dans le pays, dont 38,8 % ont ayant été diplômés en Algérie. Le médecin et sénateur Les Républicains Jean-François Rapin, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », se remémore ses années d'études supérieures : « Quand j’étais interne, j’ai toujours travaillé avec des médecins étrangers. Ce n’est pas une nouveauté du jour ». Le président de la commission des affaires européennes s’alarme plutôt sur la situation qui semble perdurer : « Ce qui est plus inquiétant, c’est que ce phénomène existait, il y a déjà 30-35 ans, et il existe toujours aujourd’hui, voire s’est renforcé ».Dans ce contexte de tensions entre la France et l’Algérie, le sénateur LR souhaite défendre son président de groupe : « Je pense que Bruno Retailleau avait montré une forme de fermeté à un moment où avait quand même la question, qui n’est pas d’ailleurs terminée, de l’incarcération de Boualem Sansal, dont il fallait absolument sortir de cette situation (…) à un moment donné, il faut montrer les crocs, il faut montrer que la diplomatie n’empêche la fermeté. »
L’essayiste et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'IRIS Romuald Sciora a apporté son analyse de la situation géopolitique actuelle aux Etats-Unis dans la matinale de Public Sénat. Il est notamment revenu sur le contexte des récentes violences avec la tentative d’assassinat de hauts dirigeants de l’administration Trump, qui a eu lieu ce week-end à Washington. L’auteur de la bande dessinée “America 250 : une histoire graphique des États-Unis”, disponible aux éditions Point Nemo, commente la réaction du Président Trump « le champion des médias », face à cette agression : « Il a vu l’autre soir une opportunité de retrouver un petit peu de popularité ». Il poursuit : « Il nous a fait un discours, comme vous le dites très bien, Père de la Nation, Unité. Ça n’a évidemment pas perduré. N’oublions pas que nous sommes face à une présidence autoritaire qui attaque tous les jours les bastions de la démocratie, dont la presse. Donc, assurément, c’est aussi une opportunité d’attaquer l’ennemi, c’est-à-dire les démocrates. Pour Donald Trump et ses amis, cela signifie attaquer la gauche radicale car tout opposant est quasiment un terroriste de gauche. »
Débat autour du dernier sondage Odoxa : un exécutif en fin de cycle, Bardella - Le Pen au coude-à-coude, Macron au plus bas en popularité... Voici quelques-unes des leçons que l’on tire de l’enquête menée par nos partenaires. Selon le directeur conseil à l'institut ODOXA, les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Aujourd’hui, il y a uniquement 25 % des Français qui considèrent qu’Emmanuel Macron est un bon président. C’est tout de même neuf points au-dessus du score plancher de François Hollande à L’Elysée qui était le président le plus impopulaire (au niveau des sondages) de la Vème République (…), mais c’est un niveau qui reste tout de même assez bas et qui reste dans la moyenne de ce qu’on observe depuis la dissolution de juin 2024. Dissolution qui avait été l’occasion d’une profonde rupture avec les Français, plus encore que la réforme des retraites adoptée par 49-3, intervenue avant et qui avait déjà bien détérioré sa cote de popularité ». Le sondeur poursuit ses analyses de statistiques en expliquant que la rupture profonde viendrait de là et que « les choses se stabilisent à ce niveau très bas », depuis lors. L’éditorialiste politique Françoise Degois souhaite relativiser ce score : « Moi je ne trouve pas qu’il finit si mal que ça. Je ne crois pas qu’il paye l’international ». Dans sa nuance, elle fait remarquer que les scores bas du président viendrait de sa diplomatie : « La vérité c’est que dès qu’il revient sur la scène nationale, il se met les doigts dans la prise et il rechute. Vraiment, il faut qu’il arrête. Je pense, par exemple que sa déclaration sur l’Algérie, en parlant des ‘mabouls’ où il vise Retailleau, ça, ça va lui coûter ». L’éditorialiste conclut : « Oui, il y a une colère contre lui, mais c’est comme une rivière qui se calme tranquillement et on le laisse partir. Ce n’est plus un sujet Emmanuel Macron, je crois. » Le directeur de l'information du Télégramme Hubert Coudurier s’accorde avec Françoise Degois sur la scène internationale qui a permis au Président d’avoir un peu de souffle : « Il y a quand même un an, rappelez-vous, les déclarations d’Attal et de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe qui lui demandaient de partir, et sans parler de Mélenchon avant. On se disait ‘Mais il ne va pas finir son mandat’. De ce point-de vue-là, l’international lui a permis de se rehausser, de prendre du recul. Il reste très prudent. Même si des fois il y a des sorties encore maladroites comme sur l’Algérie, parce que finalement c’est une sorte d’invitation à se soumettre au régime algérien, ce qu’il a dit hier ». Dans un second temps, le directeur de l’information du Télégramme souhaite mettre l’accent sur l’insatisfaction des Français à l’égard du Président sur la scène internationale. Selon lui, malgré ses prises de position « le modèle français ne pèse pas à l’international » ; seules les puissances chinoises et américaines comptent.
Au programme de cette édition : le détroit d’Ormuz reste fermé, symbole d’une crise qui s’enlise. Face à cette impasse, Emmanuel Macron affiche sa volonté de dialoguer avec Téhéran. Mais cette stratégie peut-elle encore porter ses fruits ? La France a-t-elle réellement les moyens d’influer sur la situation ? Et comment expliquer que, dans le même temps, l’action internationale du chef de l’État soit aussi sévèrement jugée par les Français ? Analyse avec nos partenaires d’Odoxa.Conséquence directe des tensions : les cours du pétrole repartent à la hausse.La paralysie du détroit d’Ormuz fait planer une incertitude sur l’approvisionnement. Faut-il craindre des pénuries de carburant dans les prochaines semaines ? Sommes-nous suffisamment préparés à ce type de choc énergétique ? Et quelles marges de manœuvre pour le gouvernement face à cette nouvelle pression ? Nous poserons la question à la sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée.Aux États-Unis, l’enquête progresse après les tirs survenus lors d’un gala à Washington. Selon les premiers éléments, le suspect aurait cherché à atteindre Donald Trump. Que sait-on réellement des motivations de l’assaillant ? Cet événement marque-t-il une nouvelle étape dans la violence politique américaine ? Et quelles conséquences pour la campagne et la sécurité des responsables politiques ? Décryptage avec le chercheur Romuald Sciora, spécialiste des États-Unis.
Dans le cadre du projet de la loi transport, la sénatrice (LR) de Paris Marie-Claire Carrère-Gée était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » pour nous apporter son éclairage sur le texte dont elle est rapporteur. Le projet de loi cadre relatif au développement des transports englobe des adaptations notamment en termes de traitement des infractions sur le réseau routier, mais prévoit également des programmations pour le financement des transports. Trouver plus de moyens financiers pour améliorer la sécurité et la performance des voies ferrées, des routes et des voies fluviales. Concernant la hausse de fiscalité du carburant dû au contexte de guerre en Iran, la sénatrice républicaine est catégorique : « Ce serait mentir aux Français que de dire qu’on peut l’alléger ». La cause de ces hausses venant principalement du blocage du détroit d’Ormuz, Marie-Claire Carrère-Gée explique la particularité de la situation : « Ce qui est assez consternant, c’est le fait que ce soit la première fois, depuis très longtemps, que l’Europe et la France apparaissent comme spectatrices d’un conflit ».
Le Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Avant de revenir sur les conflits actuels qui touchent la scène internationale, dont celui au Moyen-Orient, le Général a donné son analyse sur la violence que suscite le Président américain. Il est formel : « D’abord, il faut condamner bien sûr toute violence en politique. Toutefois, le président Trump vit aussi autour de la violence, il exacerbe la violence. Et la violence, comme vous dîtes, aux Etats-Unis, est toujours présente. La présence des armes est absolument phénoménale. »
La violence en politique était l’un des sujets majeurs du débat entre Elizabeth Martichoux et Aurore Malval, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». En effet, suite à la tentative d’assassinat des dirigeants politiques américains lors du gala des correspondants à Washington, la question de la polarisation en politique revient au centre des préoccupations comme moteur à l’origine des attaques perpétrées. L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux et la grand reporter à Marianne Aurore Malval ont apporté leur point de vue sur la question. Selon Aurore Malaval, chacun a sa vérité alternative par rapport aux faits. Elle explique les deux camps : « D’un côté, vous avez les Républicains qui avaient sorti cet argument de la violence politique attisée par les démocrates lors de l’assassinat de Charlie Kirk. Il s’agissait de dire que la gauche était quasiment consubstantiellement violente et que c’était le résultat des discours, le passage à l’acte du tireur. Et de l’autre côté, effectivement, vous avez le discours inverse, qui s’appuie aussi sur des faits. On a noté quand même depuis l’assaut du Capitole, après la défaite de Trump en 2020, qu’il y avait une recrudescence de ces actes violents. Cet assaut avait contribué à renforcer encore cette violence politique et les actes qui s’expriment depuis. » Pour Elizabeth Martichoux, la violence est « consubstantielle à l’histoire américaine qui s’est construite sur une violence sociétale ». L’éditorialiste politique illustre : « il y a autant d’armes en circulation aux Etats-Unis que d’Américains, c’est considérable ». Elle poursuit : « On a un président effectivement qui lui-même dans son masculinisme, dans sa façon de remonter les uns contre les autres génère cette violence. »
Au programme de cette édition : l’Amérique sous le choc après des tirs lors d’un gala à Washington, en présence de Donald Trump. Un nouvel épisode de violence qui s’invite au cœur même de la vie politique. Faut-il y voir un basculement ? La violence est-elle en train de devenir un mode d’expression politique comme un autre ? Et quelles conséquences pour nos démocraties déjà fragilisées ?Au Moyen-Orient, les tensions restent vives. Les négociations entre les États-Unis et l’Iran peinent à avancer, tandis que Donald Trump laisse planer la menace de nouvelles frappes. Va-t-on vers une reprise du conflit ? La diplomatie est-elle encore en mesure d’éviter une escalade ? Ou assiste-t-on à un simple temps mort avant une nouvelle phase de confrontation ? Analyse avec le général Dominique Trinquand.Comment protéger nos universités face aux risques d’ingérences politiques et économiques ? Un enjeu stratégique à l’heure où la recherche devient un terrain d’influence. Les établissements sont-ils suffisamment armés ? Faut-il renforcer les contrôles ou préserver avant tout l’autonomie académique ?Et où placer le curseur entre ouverture internationale et protection des intérêts nationaux ? Éléments de réponse avec le sénateur PS Adel Ziane.
Suite à la tentative d’assassinat du Président Trump qui a eu lieu lors du gala de presse annuel à Washington, le suspect Cole Allen, qualifié de « loup solitaire » par Trump est actuellement en examen auprès de la justice américaine. Dans le contexte de ces violences politiques à répétition, le sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis Adel Ziane, invité de la matinale souhaite souligner l’aspect ambivalent du président qui est « à la fois une victime dans cette séquence, mais qui est aussi un accélérateur de particules quant à cette violence qu’elle soit politique ». Le sénateur est revenu sur l’assaut du congrès lors de sa défaite aux élections présidentielles de 2020, mais également sur de nombreuses figures politiques qui ont été ciblées telles que Charlie Kirk ou l’élue démocrate Melissa Hortman.
Débat politique autour de la présidentielle 2027 avec les éditorialistes Michaël Darmon et Bérengère Bonte. Le candidat du parti Horizons Édouard Philippe n’a toujours pas dévoilé son programme, comme il avait prévu de le faire après son élection au Havre. Il l’explique dans le Télégramme : « Oui mon programme sera massif, et je le dévoilerai progressivement. Je ne suis pas sûr (…) qu’un an avant l’élection présidentielle, il faille tout dire. Je suis même certain du contraire. » Mais, quelle est la stratégie employée par Edouard Philippe ?Pour la journaliste politique Bérangère Bonte, le candidat a déjà sa tactique en place : « Edouard Philippe est le plus préparé à ce stade et le plus costaud, du moins dans sa tête. On ne sait pas encore grand-chose de ce qu’il va raconter. Mais précisément, pour l’instant il surfe sur les sondages et il n’a aucune raison d’être le premier à se dévoiler. Et stratégiquement, il a raison. On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment et c’est particulièrement vrai chez Edouard Philippe. »L’éditorialiste politique Michael Darmon estime qu’Edouard Philippe « a tiré des leçons » d’anciens candidats qui avaient été annoncés victorieux trop tôt, et qu’il préfère garder « une prudence de sioux », pour mettre toutes les chances de son côté. Il conclut : « On verra effectivement si c’est le Sioux ou le pourfendeur qui l’emporte ».
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle est notamment revenue sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient pour les agriculteurs qui subissent la hausse des prix du carburant au quotidien. Compte-tenu de l’état des finances du gouvernement, la ministre affirme que les aides ciblées représentent l’unique solution « Le "quoi qu'il en coûte" n’est plus possible ».Concernant le projet de loi d’urgence agricole dont l’examen au Parlement débutera en mai, Annie Genevard veut aller droit au but et éviter des procédures qui s’éternisent : « c’est un projet de loi qui entend répondre concrètement aux besoins précis des agriculteurs. »En matière d’eau, la ministre est déterminée : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau ». Elle poursuit son propos en évoquant le problème des procédures actuelles : « Il faut qu’on soit suffisamment mature pour apaiser ce sujet, qui, chez nous prend des proportions déraisonnables. Et donc, pas de réunion publique mais, plutôt des consultations en mairie avec un commissaire enquêteur, comme ça se fait pour la plupart des procédures qui se mènent sur les territoires. (..) On va en mairie, on consulte le commissaire enquêteur, on lui fait part de ses observations, et voilà. »
Dans le cadre du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, le sénateur (les Indépendants) de la Seine-et-Marne, professeur de droit, avocat et ancien directeur de l’Université Panthéon-Assas, Louis Vogel était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le projet de loi adopté au Sénat met en place le « plaider-coupable » en matière criminelle qui a pour but d’accélérer la procédure judiciaire.Autre objectif : le désengorgement carcéral. Louis Vogel évoque les solutions alternatives à la prison pour les condamnés considérés comme les moins dangereux. Le professeur de droit explique qu’en France « des peines alternatives à la prison existent, mais ne sont pas utilisées, et c’est ça le problème. On ne réglera jamais le problème de la surpopulation carcérale en construisant de nouvelles prisons. Sinon, il faudrait en construire une par mois. »
Au sommaire de Bonjour chez vous : l’entretien avec la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Quel est l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur nos agriculteurs touchés par la hausse du prix du gazole mais aussi des engrais ? Nous l’interrogeons.Dans la campagne présidentielle, les prétendants du bloc central commencent à se bousculer au portillon : Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, qui a la meilleure stratégie pour accéder à l’Elysée ? On en débat avec nos éditorialistes Bérengère Bonte et Michaël Darmon. Et puis on revient sur le texte de la semaine au Sénat : le projet de loi sur la justice criminelle porté par Gérald Darmanin et qui permet à l’auteur d’un crime de plaider coupable avant même son procès, une procédure très critiquée par les avocats mais qui a pour but d’accélérer la procédure judiciaire. On interroge le sénateur (Les Indépendants) de la Seine-et-Marne et ancien professeur de droit, Louis Vogel.A la une de nos territoires, on se rend en Eure-et-Loir, département qui est le premier désert médical de France. Pourquoi ce manque de médecins ? Y a-t-il des raisons d’espérer ? On fait le point avec nos partenaires de L’Echo républicain.
Au sommaire de Bonjour chez vous : l’interview de Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise. Face à la hausse du prix de l’essence, le gouvernement envisage d’encadrer les marges des distributeurs de carburants. Est-ce suffisant ? Que propose LFI ?Faut-il autoriser les commerces de proximité à ouvrir le 1er mai ? C’est notre débat politique du jour alors que Sébastien Lecornu a décidé de faire une pause dans le processus parlementaire sur cette réforme polémique. Et puis comment diminuer les inégalités entre nos Outre-mer et la métropole. Le Sénat mène une commission d’enquête sur le sujet. Le sénateur PS de Guadeloupe Victorin Lurel est notre invité pour en parler. On se rend également en Bretagne pour parler de notre patrimoine en danger. Le château de Combourg en l’Ille-et-Vilaine est en danger à cause de la mérule un champignon dévastateur.
Le sénateur socialiste de la Guadeloupe Victorin Lurel est l’invité de la matinale de Public Sénat. Il commente l’actualité internationale avec le conflit au Moyen-Orient et évoque ces différentes propositions de loi sur son territoire notamment. Une commission d'enquête est actuellement en cours sur les inégalités systémiques dans les outre-mer. Le sénateur place l’égalité comme principe républicain fondamental : « Moi j’ai fait un texte qui dit que l’égalité est un impératif. C’est une devise de la République, et pourtant ça n’existe pas là-bas. C’est pourquoi, à l’époque, j’avais appelé ce texte ‘Egalité réelle’. »Concernant ces inégalités constatées, Victorien Lurel estime qu’une intervention du gouvernement est plus que nécessaire pour combler ce décalage avec l’Hexagone. Il clarifie le contexte : « Sur le droit de la mer, il y a une absence de concurrence. Les marges sont exorbitantes (…) C’est tout notre problème : la chaîne de valeurs est opaque. Alors moi je n’accuse pas telle ou telle entreprise, mais l’Etat ne se donne plus les moyens d’être un peu dans la régulation. On ne demande pas l’encadrement, ni les prix administrés. (…) C’est la concurrence qui fait les prix normalement, et qui devrait faire baisser les prix. Mais c’est une illusion s’il n’y a pas une volonté politique. Et aujourd’hui j’estime qu’il n’y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. »
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a repoussé l’étude du texte qui prévoyait d’étendre la dérogation de travail au 1er mai, à certains commerces de proximité comme les fleuristes. La proposition de texte présentée par le groupe Union centriste au Sénat et soutenue par Gabriel Attal est au cœur de notre débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous ».La sénatrice (LR) de l'Isère Frédérique Puissat est catégorique : « Nous ne touchons pas au 1er mai. Il y a trois articles dans le Code du Travail qui concernent le 1er mai (…) Je rappelle que les employés des EHPAD, des hôpitaux travaillent le 1er mai. Il y a déjà des gens qui travaillent ce jour. » Bernard Jomier, sénateur de Paris, membre de Place Publique, estime que cette ‘manœuvre parlementaire’ était trop précipitée. Il déclare : « Ce n’est pas un ‘licence to kill’ le 1er mai. Le 1er mai est un symbole au-delà de la journée du 1er mai, qui date du XIXe siècle et qui parle fortement à une grande partie de l’opinion publique. Et si on veut toucher au 1er, il faut que chacun expose sa vision. Quand il y aura des élections, que le chef de l’État, la prochaine majorité parlementaire disent ce qu’ils veulent faire avec cette journée-là. Et les Français jugeront.»De son côté, le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA Stéphane Zumsteeg souhaite analyse la stratégie politique des uns et des autres : «Le véritable perdant ici, c’est Gabriel Attal. Il y a une multiplication de maladresses qui n’ont pas fonctionné, déjà le choix du 1er mai, ce n’est pas un sujet qui captivait les Français. Et deuxièmement, c’est cette impression de ce passage en force. Les Français gardent des séquelles du passage en force pour la réforme des retraites. »
Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône est l’invité de la matinale Public Sénat. Le coordinateur de La France Insoumise est notamment revenu sur le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l’essence. Selon lui, le gouvernement ne prend pas de mesures concrètes pour répondre à cette hausse. Il souhaite mettre le faisceau sur les marges du raffinage plutôt que celles de distribution qui sont souvent mises au cœur du débat. Il précise : « Les marges qui sont abusives aujourd’hui, elles ne sont pas à la distribution. Tout le monde le sait. (…) Les marges sont dans le raffinage. Elles sont au moment du raffinage, en amont dans la chaine dans la chaine d’approvisionnement. D’ailleurs elles ont été multipliées par quatre depuis le début de la guerre. (…) Là, vous avez des profiteurs de crise. Vous avez des entreprises comme Total qui ont multiplié par quatre leur marge ». Le coordinateur national de la France Insoumise précise va plus loin et dénonce : « Un certain nombre de députés macronistes sont largement profiteurs de cette situation, puisqu’ils bénéficient eux-mêmes d’un certains nombres de portefeuilles d’actions. (…) Vous avez une quinzaine de députés, quatorze de la coalition présidentielle, qui possèdent près de 400 000 euros d’actions de Total et qui ont déjà gagné 50 000 euros depuis le début de la guerre. Je ne dis pas que c’est la seule raison, mais vous ne pouvez pas faire abstraction. »
Invité exceptionnel de la matinale « Bonjour Chez Vous », l’auteur franco-algérien Boualem Sansal gracié en novembre 2025 est revenu sur son année en détention, l'annonce de son intention de poursuivre en justice le président algérien Abdelmadjid Tebboune, sur la première visite du Pape Léon XIV en Algérie, ou encore sur les relations entre la France et l'Algérie. L’écrivain s’est notamment exprimé sur le contexte de l’écriture de son dernier livre : « Moi je me suis battu en prison, j’avais besoin de personne. Je me suis battu tout seul à l’intérieur de la prison avec les moyens dont je disposais, c’est-à-dire écrire au président. Moi je veux rester sur la ligne de la dignité. Je me bats en tant qu’homme libre contre un régime totalitaire ». Concernant son départ de Gallimard, sa maison d’édition historique vers Grasset, il déclare : « J’étais mal à l’aise dans une maison d’édition (…) Je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce précisément ma libération par la négociation. C’est-à-dire qu’il fait de moi un otage. Non, je ne suis pas un otage, je suis un homme libre qui se bat. »
A l’issue de l’entretien avec l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois sont revenus sur les relations diplomatiques tumultueuses entre l’Algérie et la France. Pour Arnaud Benedetti : « Il y a quelque chose de très intéressant qu’il faut lire entre les lignes. Il a dit ‘on ne peut pas finalement vivre toujours dans la politique de la rancœur’. Ce message s’adresse aux autorités algériennes. Il faut savoir tourner la page ». Françoise Degois rebondit sur l’actualité du jour avec l’arrivée historique du Pape Léon XIV en Algérie. Pour l’éditorialiste, c’est symbolique : « Je dis qu’on oublie toujours que le pape est très grand diplomate et celui-là, il va falloir le regarder parce que dans le moment totalement chaotique. C’est un homme extrêmement théologien, et diplomate. »
Au programme de cette édition : l'interview exceptionnelle de l’écrivain Boualem Sansal. 5 mois après sa libération, l'écrivain gracié après 1 an d'emprisonnement en Algérie revient sur les conditions de sa détention. Il s'exprime aussi sur la visite historique du Pape Léon XVI en Algérie. Comment l'auteur franco-algérien juge-t-il les relations entre la France et l’Algérie ?Nous recevons également le sénateur LR de la Manche David Margueritte. Nous évoquons avec lui la réforme de la justice criminelle, portée par le Garde des Sceaux Gérald Darmanin. Mesure-phare : la création d’une procédure de plaider-coupable, qui suscite la colère des avocats et du camp de gauche. Ils redoutent une justice expéditive au détriment des droits de la défense.Enfin dans le début, nous revenons sur le rétropédalage du gouvernement concernant l'élargissement du travail le 1er mai. Face aux syndicats et à la gauche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a choisi de ne pas convoquer la Commission Mixte Paritaire entre députés et sénateurs qui pourrait permettre une adoption rapide. Sébastien Lecornu a-t-il pris le risque politique de se mettre à dos son camp ? On en débat avec Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique.
Le sénateur (LR) de la Manche David Margueritte est l’invité de la matinale de Public Sénat pour évoquer le projet de loi sur la justice criminelle dont il est rapporteur. Actuellement débattu au Parlement, le projet de loi porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin a suscité de nombreux débats depuis quelques semaines notamment autour de la nouvelle procédure du « plaider-coupable » en matière criminelle. Il s’explique sur les apports du Sénat : « Concrètement, le Sénat propose une procédure qui pose un certain nombre de garde-fous supplémentaires, avec la présence de l’avocat à toutes les étapes de la procédure pour la partie civile. Nous avons également établi une innovation très importante ; la consultation par le procureur de la République de la victime sur la peine qu’il envisage de proposer à l’accusé. Cela permet d’un consentement réel, libre, éclairé de la victime sur cette procédure ». Mais, dans quels cas le plaider-coupable peut-il être considéré comme une solution efficace ?Pour David Margueritte, le ‘plaider-coupable criminel’ pourrait être une solution pour les crimes sexuels intrafamiliaux et les violences dans la sphère de la famille. Il précise tout de même : « Bien évidemment que le plaider coupable en matière criminelle n’est pas la solution à l’embolisation de la justice, c’est une solution parmi d’autres. Le problème structurel reste le manque de moyens de la justice. »
Au programme de cette édition : l'interview politique de Marlène Schiappa, ancienne ministre, membre de Renaissance. Samedi, Les Républicains vont choisir le mode de désignation de leur candidat à la présidentielle. Un vote qui devrait officialiser la candidature de Bruno Retailleau pour son parti. Et après ? Le bloc central parviendra-t-il à s’unir derrière un candidat commun ? Si Edouard Philippe s’imposait comme le candidat naturel, Gabriel Attal et Bruno Retailleau vont-ils se ranger derrière lui ? Nous recevons également le sénateur LR représentant les Français de l’étranger et vice-Président de la Commission des Affaires européennes Ronan Le Gleut. C'est une page de seize ans qui se tourne en Hongrie, Viktor Orban est largement défait aux législatives, battu par le conservateur pro-européen Peter Magyar. Ce résultat va-t-il rebattre les cartes dans les relations entre la Hongrie et l’Union européenne ?Dans le débat, après l’échec des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, Donald Trump ordonne un blocus naval du détroit d’Ormuz et menace d’achever l’Iran. Est-ce de facto la fin du cessez-le-feu ? Comment peut réagir l’Iran ? On en parle avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.
Les débats sur le travail le 1er mai s’enflamment à nouveau. 78% des Français se disent favorables au travail ce jour chômé pour les volontaires mais les syndicats refusent cette évolution à la suite de la proposition de loi débattue au Parlement. Yves Thréard et Elizabeth Martichoux ont débattu de ce sujet lors du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour l’éditorialiste politique de Public Sénat, elle estime : « Cette manœuvre parlementaire n’est pas très heureuse. Alors évidemment une majorité des Français est en accord pour travailler le 1er mai, à condition que ce soit majoré, sur la base du volontariat, etc. (…) A la limite on pourrait se dire qu’il n’y a pas de débat. Mais enfin, ce ne sont pas les Français qui choisissent. En l’occurrence Sébastien Lecornu veille sur le parlement comme le lait sur le feu. Il a un budget à faire passer et il a peut-être des ambitions qu’il ne dit pas, mais pour l’instant il a besoin de garder cette espèce de ‘consensus’. »Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’indigne sur le fait que le texte parte en commission mixte paritaire après le vote au Sénat et le rejet à l’Assemblée : « Ce qui est contesté c’est de contourner le débat. Sur le fond, il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement. Et puis qu’on autorise le travail pour ceux qui le veulent. C’est ça la vérité. C’est ce que souhaitent Gabriel Attal et Hervé Marseille. Après il y a aussi un jeu entretenu par la gauche qui est malsain. »
A moins de trois semaines du 1er mai, la fête du Travail est au cœur des débats sur une potentielle autorisation de travailler ce jour férié. La proposition de loi, portée par la droite et le centre, soutenue par l’exécutif a été largement critiquée par la gauche et certains syndicats. Le Premier ministre souhaite trouver un consensus avec les syndicats pour mettre en place cette autorisation aux travailleurs, dans de bonnes conditions. Marlène Schiappa, ancienne Ministre, conseillère de Paris, membre du bureau exécutif de Renaissance et autrice de « La Machosphère » disponible aux éditions Fayard est l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». En mentionnant les débats sur le texte dans l’hémicycle, Marlène Schiappa veut rappeler l’origine de cette proposition de cette loi : « Quand j’entends certains commentaires, on a l’impression que c’est un caprice des parlementaires, etc. Mais c’est une demande du terrain. A chaque fois que je vois des fleuristes, et partout, pas uniquement à Paris, ils me disent ‘Vous vous rendez compte, c’est un non-sens.’ (…) Ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié, un 1er mai pour vendre du muguet, des bouquets, des plantes. On ne va pas les interdire de travailler, ce serait absurde. »
Alors qu’un cessez-le-feu de 15 jours a été décrété entre l’Iran et les États-Unis, Israël continue de bombarder le sud du Liban, une région que l’État hébreu considère comme ne faisant ‘pas partie des zones incluses dans ce cessez-le-feu’. Le Liban a subi mercredi la vague la plus importante de frappes depuis le début du conflit. Le bilan s’établit à 200 morts et près de 1 000 blessés. Le professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient, et co-auteur de : “Antiterrorisme, La traque des jihadistes”, Gilles Kepel apporte son analyse de la situation actuelle du Moyen-Orient, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant le président américain Donald Trump, Gilles Kepel estime que : « Le gouvernement américain n'est pas dirigé par des personnes compétentes. Les deux négociateurs sont deux agents immobiliers, dont l’un est le gendre de Donald Trump. Ils sont des requins de l’immobilier comme Trump. Et c’est comme ça que le président voit le monde. (..) Ce qui est très frappant aujourd’hui, c’est que cette guerre a été menée pour, certes, rapporter des victoires, mais la transformer en succès militaire, ça c’est une autre affaire. »
Les députés ont approuvé, à 131 voix contre 100, une proposition de loi permettant à l’Alsace de sortir de la région Grand Est pour créer une région à part entière. La proposition de loi va maintenant être débattue au Sénat pour conclure ou non le futur de cette région. À ce sujet, Michael Darmon et Aurore Malval sont revenus sur ce vote à l’assemblée.Pour Aurore Malval, grand reporter à Marianne, le débat reste complexe. Elle précise : « Le projet de loi propose de créer une région Alsace, qui correspond à peu près aux compétences de la collectivité de la Corse. Ce n’est donc pas exactement un retour à la situation antérieure des ‘anciennes régions’. Et dans ce cas-ci, effectivement on ouvre la porte à un séparatisme régional. Que dire évidemment à la Bretagne, au Pays-Basque, qui ne manqueront pas de solliciter le même type de statut ? »L’éditorialiste politique Michaël Darmon se concentre davantage sur la volonté très forte de la population d’être liée à un mouvement d’appartenance : « Ce que je retiens dans cette démarche, c’est la volonté de pouvoir récupérer un récit. De pouvoir s’ancrer dans un collectif. De raconter à quel point il y a quand même une difficulté, dans cette société française, de proposer aux Français des sentiments d’inclusion. »
Au programme de cette édition : le Liban a été durement frappé dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la vague de bombardements la plus importante depuis le début du conflit. Dans le même temps, Donald Trump annonce le maintien des forces américaines jusqu’à un nouvel accord. Le cessez-le-feu est-il déjà fragilisé ? Peut-on encore croire à une désescalade dans ces conditions ? Et surtout, la perspective d’une paix durable est-elle encore crédible ? Analyse avec Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe.Sur le front économique, l’espoir d’un apaisement pourrait se traduire par une baisse des prix à la pompe. Le gouvernement assure vouloir en faire une priorité, sous l’impulsion de Sébastien Lecornu. Mais cela suffira-t-il à calmer la colère ? L’exécutif maîtrise-t-il réellement la situation ? Ou ce temps d’attente est-il perçu comme un signe d’impuissance ? Débat avec les éditorialistes Michaël Darmon et Aurore Malval.Au Sénat, un débat de société s’invite dans l’hémicycle. Un texte propose de mettre fin à la notion de devoir conjugal, déjà adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Pourquoi suscite-t-il davantage de réserves au Sénat ? Éléments de réponse avec le rapporteur du texte, le sénateur (LR) du Vaucluse, Jean-Baptiste Blanc.Enfin, un débat institutionnel qui pourrait rebattre les cartes territoriales. L’Alsace se dirige-t-elle vers un statut à part ? Les députés ont ouvert la voie à des compétences spécifiques, posant la question de son avenir au sein du Grand Est. Le Sénat suivra-t-il ? Les habitants seront-ils consultés ? Et cette évolution peut-elle faire jurisprudence pour d’autres territoires ? Première réaction avec Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace.
Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le texte sur l’abolition du devoir conjugal soulève plus d’opposition dans la chambre haute. Les sénateurs examinent cette proposition de loi ce jeudi, et à cette occasion, le rapporteur de ce texte, le sénateur (LR) du Vaucluse Jean-Baptiste Blanc était l’invité de la matinale. Jean-Baptiste Blanc précise l’encadrement de cette proposition de loi qu’il juge « historique » : « Je propose d’inscrire à l’article 215 ‘Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie, sans que cela consente à des relations intimes’. Je pense que c’est une meilleure rédaction beaucoup plus juridique, plus dans l’esprit du Code Civil et qui reprend les mots du juge. »Le sénateur estime qu’il faut aller plus loin pour combattre les violences conjugales : « 57% des femmes étaient victimes d’actes sexuels non consentis dans le cadre du mariage, c’est énorme. On pourrait citer aussi qu’il y avait 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme aussi. Donc, il y a quand même quelque chose qu’il faut entendre dans la société. Et à mon avis, il y a quelque chose qui va au-delà des rapports sexuels. »
L’annonce dans la nuit de mardi à mercredi d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis marque un nouveau tournant dans le conflit au Moyen-Orient. Sur quoi ce cessez-le-feu peut-il déboucher ? La résolution du conflit est-elle proche ? Pour commenter les derniers événements, l’éditorialiste politique Elizabeth Martichoux et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi sont en plateau.Pour Elizabeth Martichoux : « La lecture est extrêmement compliquée parce qu’on passe d’un extrême à un autre ». Elle poursuit : « Alors on peut dire que Trump cherchait une porte de sortie, que ce qui a été annoncé ce matin est encore fragile. Je pense qu’il faut être très prudent, par définition avec le président américain. »Frédéric Dabi atteste, en déclarant : « Trump est quelqu’un de totalement imprévisible. Avant-hier, nous étions encore sur ‘on va raser, détruire le pays en 24 heures’ à un délai de deux semaines. Clairement, je le répète, les Français ne baissent pas la garde. L’inquiétude est extrêmement présente et ça a des conséquences sur le plan intérieur avec la pré-campagne présidentielle qui est totalement inexistante. »
Les Etats-Unis et l’Iran annoncent un cessez-le-feu dans le conflit, basé sur un accord énoncé en dix points. Les Iraniens prévoient de rouvrir le détroit d’Ormuz pour une durée de 15 jours ce qui devrait permettre une détente sur les marchés mondiaux du pétrole. Les négociations entre les deux nations se poursuivront en fin de semaine à Islamabad au Pakistan. Le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, professeur de stratégie à Sciences PO et HEC et auteur de « Devenez leader » disponible aux Editions Odile Jacob analyse l’évolution du conflit en Moyen-Orient, dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il explique : « L’Amérique perd sa crédibilité en tant que puissance de réassurance et nous derrière. (…) L’Iran a tenu face à la plus grande puissance du monde. Ils ont beaucoup perdu, mais dans ce bras-de-fer qu’ils préparaient depuis 47 ans et auquel ils s’étaient préparés, ce sont eux qui ont tenu et c’est Trump qui s’est arrêté. Mais réjouissons-nous que Trump ait enfin pris une décision sensée. »
Au programme de cette édition : Après des menaces d’une extrême violence, Donald Trump change de cap. Un cessez-le-feu temporaire est instauré, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et un apaisement semble s’esquisser. Comment comprendre ce revirement spectaculaire ? Est-ce une stratégie de pression ou le signe d’une réelle volonté d’apaisement ? Et surtout, peut-on croire à une paix durable dans la région ? Analyse avec le général Vincent Desportes.En France, les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient s’étendent. La flambée des prix du carburant attise la colère sociale, des secteurs entiers se mobilisent et la pression monte sur l’exécutif. Le gouvernement peut-il encore temporiser ? Va-t-il devoir annoncer de nouvelles mesures pour soutenir le pouvoir d’achat ? Et jusqu’où peut-il aller sans fragiliser les finances publiques ? Débat avec Frédéric Dabi et Élisabeth Martichoux.Avec le sénateur socialiste représentant les Français de l’étranger, Yan Chantrel, nous aborderons aussi un autre défi majeur : la chute annoncée du nombre d’élèves. Comment adapter notre système éducatif à cette transformation démographique ? Et s’agit-il d’une contrainte ou d’une opportunité ?
Le sénateur (PS) représentant les Français établis hors de France, Yan Chantrel, est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il est revenu sur les sujets d’actualité de son parti, ainsi que sur l’actualité internationale avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient. Le sénateur socialiste déplore la position stratégique prise par la France dans ce conflit qu’il trouve trop « silencieuse ». Il s’explique : « Le problème c’est que notre pays, lui-même a été très absent de la séquence. Où est la parole de la France ? Où est la parole de l’Europe ? Nous sommes de simples spectateurs. Nous regardons se faire, à nos portes, une guerre sans aucune intervention, sans proposition de conciliation. (…) La France doit prendre des initiatives, vraiment. Parce qu’en plus nous avons des liens très forts, notamment avec le Liban, qui est très important. Je pense que la France doit sortir d’une forme de silence, peut-être de stupéfaction pour agir et accompagner et pour permettre de résoudre ce conflit. »
Dans un contexte de combats massifs au Proche-Orient impliquant l’Iran, Israël et les Etats-Unis, l’approche diplomatique a laissé place à des attaques offensives des différents camps depuis maintenant plus d’un mois. L’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il a notamment réagi à la position de l’Europe dans ce conflit, à la résistance du régime iranien, ou encore à l’ultimatum fixé par Donald Trump. L’ambassadeur estime que le Président américain s’exprime d’une manière « très claire » dans cette guerre. Il admet que son style d’expression n’est pas le sien, mais il apprécie sa clarté : « Il est temps que les chefs d’Etats s’expriment de façon claire et qu’ils n’essaient pas de toujours faire un équilibre sur des différents points ». Et concernant la position européenne, Joshua Zarka est catégorique : « D’abord, nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre, nous, de notre côté. Puis, n’oublions pas que l’Europe n’a pas une très grande histoire quant à la protection des juifs contre un danger existentiel. »
La guerre au Proche-Orient continue de nourrir l’actualité nationale et internationale. A la suite des nouvelles menaces de Donald Trump qui souhaite anéantir l’Iran en quelques heures, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot alerte sur le risque d’« escalade » et de potentielles représailles du gouvernement iranien. Les éditorialistes Yves Thréard et Françoise Degois échangent leur point de vue sur les derniers événements dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Sur le dernier ultimatum du Président américain, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’interroge : « Le problème c’est qu’on ne sait pas trop ce que Trump veut. ‘Anéantir l’Iran en quatre heures’, ça veut dire quoi ? L’Iran, c’est 100 millions d’habitants, c’est un territoire qui est trois fois grand comme la France. C’est quand même un état profond, avec une armée, etc. Sauf à utiliser l’arme nucléaire, je ne vois pas comment il compte faire. Il ne va pas utiliser l’arme nucléaire en Iran… Le problème, c’est toujours pareil ; quand on commence une guerre, on la commence mais on ne sait jamais comment ça se termine. »L’éditorialiste politique Françoise Degois s’accorde sur cette position : « En effet, et puis le problème c’est ‘à qui parle-ton ?’. Le changement de régime n’a pas eu lieu. La réalité c’est que maintenant, ce ne sont plus les mollahs, ce sont les pasdarans. J’entends que l’armée iranienne a été, en partie, détruite mais le problème n’est pas l’armée iranienne. Le problème ce sont les pasdarans, ce sont des militaires qui gèrent maintenant. Et puis on a le sentiment, très désagréable d’ailleurs, que depuis quelques jours, ce sont eux qui donnent le tempo. Ils donnent le tempo sur le détroit d’Ormuz, mais également dans leur manière de communiquer et dans leur manière de riposter. C’est donc très inquiétant quand le gendarme du monde, Trump, a ce type de comportement débilitant, en face. »
Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde réagit à la guerre au Proche-Orient qui impacte les prix de les carburants pour les Français. La sénatrice approuve Sébastien Lecornu qui souhaite utiliser les recettes supplémentaires de cette crise énergétique pour « accélérer la décarbonisation ». Elle assure : « Aujourd’hui, il faut vraiment se préparer aux chocs futurs. Finalement, on vient de connaître deux chocs dans un laps de temps extrêmement court : 2022 et aujourd’hui, certainement 2026. Maintenant, il faut venir se doter des moyens pour que demain notre pays soit plus résilient. D’une part avec une diminution de notre consommation d’énergie carbonée, et d’autre part l’indépendance de notre pays. »
Au programme de cette édition : La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Donald Trump menace l’Iran de destruction totale et fixe un ultimatum autour du détroit d’Ormuz. Quelle est la position d’Israël ? L’Etat hébreu va-t-il s’aligner sur Washington ? Et jusqu’où peut aller cette escalade ? Nous recevons l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka.En France, la flambée des prix du carburant met le gouvernement sous pression. Sébastien Lecornu promet de nouvelles propositions tout en fixant une limite claire : pas de dépenses supplémentaires. Peut-il réellement protéger les Français sans ouvrir les vannes budgétaires ? Est-il face à une équation insoluble entre soutien au pouvoir d’achat et rigueur financière ? Débat avec nos éditorialistes Françoise Degois et Yves Thréard.Autre front : celui de l’industrie automobile. La production française a été divisée par deux en vingt ans, sur fond de concurrence internationale accrue, notamment chinoise. Avec la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine Christine Lavarde, nous posons la question des solutions. Peut-on encore enrayer le déclin ? Faut-il revoir les aides publiques ? Et la France peut-elle rester une grande puissance automobile ?Enfin, deux territoires au cœur des débats institutionnels. En Nouvelle-Calédonie, l’avenir politique reste incertain après le refus d’examiner une réforme majeure. Qu’attendent aujourd’hui les habitants ? Et l’État peut-il encore trouver une sortie de crise ? En Alsace, la question d’un retour au statut de région à part entière refait surface. Avec Franck Leroy, président du Grand-Est, nous interrogeons les enjeux. Faut-il redessiner la carte territoriale ? Et jusqu’où aller dans la différenciation des territoires ?
Dans le cadre de la nouvelle réforme de l’assurance chômage, le dispositif de ruptures conventionnelles se durcit. En effet ce projet de loi prévoit notamment une réduction de la durée de l’indemnisation : désormais 15 mois d’indemnisations chômage pour les moins de 55 ans au lieu de 18 mois. Ces indemnisations seraient raccourcies également pour les plus de 55 ans : 20,5 mois post-réforme contre 22,5 mois à l'heure actuelle. Une évolution de ces règles qui va permettre des économies. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa est l’invité de la matinale « Bonjour Chez vous », afin de nous éclairer, en tant que membre de la commission des affaires sociales, sur ce projet de loi. Pour lui, cette évolution issue d’un accord entre les partenaires sociaux va dans le bon sens : « Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés soient même allés au-delà de la lettre de mission du ministre. Lettre qui prévoyait une économie de 400 millions d’euros. Ils sont arrivés à un accord qui pourrait faire économiser entre 700-800 millions d’euros sur deux ou trois ans. (…) On devrait plutôt se réjouir de ce dialogue social entre salariés et patronat. Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise. »
Près de deux semaines après le sacre d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, retour sur la campagne municipale. Public Sénat propose la diffusion de « Bataille de Paris : Scènes de campagne ». Le journaliste et réalisateur Quentin Calmet a partagé les coulisses de la campagne Dati/Grégoire : « Depuis le mois de janvier, nous, les journalistes, avons sollicité Dati pour faire ces fameuses rencontres au plus près du débat, avec les Parisiens. Mais ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes. (…) Elle s’est dit qu’elle avait une renommée, une notoriété qui serait considérée comme un avantage parce qu’elle était identifiée comme la principale opposante à Anne Hidalgo, et que ce serait suffisant ».Elizabeth Martichoux, éditorialiste, le confirme en reprenant les propos d’Agnès Evren : « Oui, il y avait une soif d’alternance telle, que dans le fond, on se dit ‘ça suffit’. Cependant je vous rappelle qu’il y a eu le poison de la division à droite, qui a nui à Rachida Dati ». Pour Michael Darmon, la question de l’alternance était surtout théorique. Selon lui, dans la réalité la capitale est et restera de gauche. Il affirme « En réalité, beaucoup ont critiqué Hidalgo, mais nous sommes juste face à une maire qui a strictement appliqué son programme. (…) On n’a pas vu de manifestation de Parisiens dire ‘on veut retourner à la voiture’».
Dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans de la fusion des régions françaises, la présidente de Régions de France est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Selon Carole Delga, le découpage du territoire en 18 régions, a été nécessaire pour pouvoir structurer des filières économiques comme les énergies renouvelables par exemple. Elle déplore, cependant, le montant du budget alloué à l’ensemble des régions, qu’elle juge trop faible.La présidente PS de la région Occitanie est également revenue sur l’état de son parti. A la suite de la campagne municipale et des alliances PS-LFI, Caroline Delga déclare : « Je pense que les propos d’Olivier Faure, dans l’entre-deux-tours, ont été très préjudiciables. Ils ont donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux. Les Français nous ont donc sanctionnés au second tour, parce qu’ils en ont marre des ‘magouilles’ »La présidente PS de la région Occitanie en appelle au changement et une clarté au sein du parti parce que « la politique du zigzag ne peut plus continuer, elle va nous amener dans des grandes difficultés. (…) Maintenant, nous devons avoir une ligne claire. »
Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois.
Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. »
Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. »
Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. »
Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra.
Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. »
L’annonce du gouvernement d’aides aux carburants à destination des pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers ne calme pas la colère. Certains appellent à la manifestation dans les rues ou à ‘faire des chèques’ pour élargir cette mesure qui ne touche qu’une partie de la population. Certains partis réclament au gouvernement des aides généralisées, mais pour Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, le ciblage de cette mesure est absolument nécessaire. Il est catégorique : « Nous n’avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain parce que c’est à crédit tout ça. Et à la fin ce sont les Français qui paieront. La dette, ce sont les Français qui la paient dans leur taux d’intérêt, les entreprises, dans leur TVA. (…) Si les fluctuations des prix du pétrole durent plus longtemps, alors se posera la question d’un choc un peu plus systémique. »
Les enseignants du public appellent à la grève pour protester contre la suppression annoncée de postes dans le cadre des discussions autour de la carte scolaire. Ces fermetures de classes seraient une réponse à la chute démographique que connaît la France. Le ministre de l’Education nationale parle d’une perte historique d’« un million d’élèves sur 6,5 millions, en école primaire, depuis 2019 ». Une suppression de près de 4 000 postes est prévue pour la rentrée 2026, pour s’adapter à la baisse d’effectifs des élèves. La sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel est l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Pour elle, il est indispensable que « le gouvernement porte un regard particulier sur les écoles rurales ». Elle poursuit : « Ces écoles ont souvent des indices de position (IPS) assez faibles. Nous sommes sur des élèves, pour qui la République, et l’Education nationale doivent avoir une attention particulière. J’appelle la rectrice, dans notre département de Loire-Atlantique, et le ministre de l’Education nationale à avoir un regard particulier sur ces situations. (…) Je vous le dis avec l’exemple de mon département, mais il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés, tant mieux pour les écoles qui en avaient besoin et puis, il y a certaines écoles qui ont été fermées, alors qu’il n’y a aucune baisse d’effectif et même des besoins spécifiques. (…) Je le dis c’est inacceptable, et je demande au Ministre de revoir ces situations parce qu’elles créent de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques et de la politique. La République doit être là où les élèves et les familles en ont besoin. »
Au programme de cette édition : l'interview politique d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburants. Mais faut-il s’arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d’un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Nous recevons également le sénateur RN Joshua Hochart. Avec lui, nous parlons des prochaines élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Le RN a de fortes chances d’obtenir un groupe politique au Sénat, une première dans l’histoire. Un groupe changerait-il la donne politique pour le RN ? Le parti de Marine Le Pen espère-t-il convaincre d’autres élus le rejoindre ? Enfin dans le débat : les partis se projettent également sur la présidentielle. La droite et le centre auront-ils un candidat commun ? Les appels à l’union se multiplient, mais comment désigner le ou la futur(e) candidat(e)? Les candidats déjà déclarés s’effaceront-ils ? L’absence d’union est-elle synonyme de victoire du RN ?
Les municipales à peine terminées, les partis font les comptes pour la présidentielle et pour la prochaine échéance : les élections sénatoriales. D’ici septembre 2026, le Rassemblement National souhaite capitaliser sur ses nouvelles victoires locales en les mobilisant dans le but d’obtenir, pour la première fois, un groupe au Sénat. Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart nous en dit plus : « Avoir un groupe sénatorial RN, c’est confirmer l’implantation du RN dans l’ensemble des parlements : Parlement européen, Assemblée nationale, au Sénat, en vue de la présidentielle. Ces municipales ont été un signe d’ancrage local du parti, le Sénat c’est l’étape suivante. En 2023, nous sommes rentrés à 3 et pour l’élection de septembre 2026, nous espérons avoir un groupe pour pouvoir être plus forts, plus puissants et appuyer le programme de Marine Le Pen au Sénat. »
Les partis politiques se mobilisent déjà en vue de la prochaine campagne présidentielle, alors que les résultats des municipales ont montré un pays fragmenté et divisé. Des alliances qui échouent à la gauche, entre PS-LFI, tandis que l’électorat des Républicains se posent la question de la ligne directrice de leur parti. Pendant ce temps, les extrêmes ont progressé dans le pays, avec notamment le RN qui a multiplié par quatre son nombre de communes remportées aux municipales, comparé à la dernière élection de 2020. Selon Aurore Bergé, actuelle ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, invitée de "Bonjour Chez Vous", il est urgent que le bloc central et la droite s’allient pour faire front face aux extrêmes, à la prochaine élection présidentielle. Elle précise : « Le risque c’est que le pays soit irréconciliable, qu’il y ait des factures telles qu’on n’arrive plus à faire ensemble. On doit assumer une candidature unique. (…) Je n’ai pas envie qu’on attende qu’il soit trop tard. Il faut une primaire avant l’automne. Si on attend davantage, on sera responsable encore une fois de l’élection du RN dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux ». La ministre conclut son propos en soulignant l’aspect « vital » d’une candidature unique.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement nationanl pourrait sortir vainqueur de l’élection présidentielle. Seuls certains candidats semblent pouvoir battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour. Avec des hypothèses posées sur les deux candidats d’extrême droite face à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Édouard Philippe ou encore Gabriel Attal, le seul candidat qui l’emporte sur le RN serait le maire du Havre Édouard Philippe. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Yves Thréard et la journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel étaient invités dans la matinale Bonjour Chez Vous pour apporter leurs analyses post-municipales.Pour Rachel Garrat-Valcarcel, ces municipales ont démontré que la victoire des RN n’est pas encore assurée pour la présidentielle. Elle précise : « Ce qui a bien marché c’est l’union entre la droite et le centre. Les électorats ont quand même très bien coagulé. Et dans les villes où le RN n’avaient aucune chance, l’électorat RN a largement voté utile pour des candidats de droite ou du centre pour faire barrage à la gauche, ou pour tenter de faire basculer des villes. La ville de Nantes est un cas très symptomatique, et ne parlons même pas de Brest, Clermont-Ferrand où le score pour le RN entre le premier et second tour est parfois divisé par trois. »Selon le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, les municipales nous donnent déjà un aperçu sur la présidentielle et rien n’est encore joué pour le RN. Il illustre : « Le centre et la droite ont gardé leurs villes, en ont gagné certaines. Certes le RN fait mieux que d’habitude dans des villes petites et moyennes mais il a échoué dans les grandes. Et le PS se maintient aussi, d’une certaine façon. (…) Concernant le sondage Bardella-Philippe, je suis très étonné car cela fait quand même six ans qu’il a quitté le gouvernement et il n’a pas perdu beaucoup de plumes depuis. Pour la suite, on verra bien, la route est encore longue et tout le monde n’est pas encore sur la ligne de départ. »
Les élections municipales viennent de s’achever, les partis tirent leurs enseignements majeurs pour préparer la prochaine échéance : la présidentielle. Chez les socialistes, le scrutin a été marqué par le non-respect de la ligne nationale du parti, certains candidats locaux préférant s’allier avec LFI, un choix que n’approuve pas David Ros, sénateur PS de l’Essonne et invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Autre enseignement : la perte de villes au profit du RN. Pour David Ros, ce recul électoral n’est pas une surprise. Il précise : « Lorsqu’on perd des villes, c’est sûr qu’il y a un échec et qu’il faut en tirer toutes les conclusions. C’est un mouvement qu’on voyait arriver, ce n’est pas juste récent à ces municipales. Il y a une déception d’un électorat qui se radicalise et qui pense que la solution c’est l’extrême droite, et c’est à nous de montrer que ce n’est pas le cas. (…) Le bureau national du PS demande un changement de méthode dans la manière de fonctionner, avec notamment des réunions de familles plus régulières. »
Les Républicains, première force politique en France, apparaissent fracturés après ces municipales, avec notamment le départ de David Lisnard qui déclare qu’il n’y a « aucune cohérence, aucune lisibilité » au sein du parti. Au parti socialiste c’est aussi la crise, avec l’échec des alliances LFI-PS et les tensions internes au sein d’une gauche « irréconciliable ». Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et Emilie Zapalski, Communicante, Fondatrice de l’agence Émilie conseil sont revenus sur ces actualités politiques, dans la matinale de « Bonjour Chez Vous ».Arnaud Benedetti estime que « Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari ». Il précise : « La crise où elle se trouve ? Au bureau politique du PS, mais chez les LR aussi. Les vieilles forces du gouvernement que constituent LR n’ont pas résolu leur problème de concurrence. Parce qu’elles sont écartelées au plan national entre d’un côté le bloc central et l’épaule qui sont à leur gauche ou leur droite, respectivement. Ce problème, elles ne l’ont pas solutionné et les élections municipales l’ont encore moins solutionné. Les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation. »Concernant les Républicains, Emilie Zapalski semble plus sceptique sur une potentielle union des droites : « On n’a pas l’impression qu’il y ait des signaux dans ce sens. On a plutôt l’impression que c’est l’autre sens. Ciotti a réussi à amener cette union des droites, mais il est le seul à l’avoir fait. Et cela semble plus être une histoire locale. Cette idée d’union des droites qui reste dans la tête comme un fantasme, elle ne prend pas tellement corps. Et on sent bien la résistance de beaucoup au sein du parti, de ne pas aller là-dedans et de voir que ce serait la perte du parti. (…) Elle conclut : « Et au final, même si LFI et le RN ont symboliquement gagné les mondiales, il y a quand même quelque chose de l’ordre de la résistance, en France, sur ces deux partis d’extrêmes. »
Au 28ème jour du conflit au Moyen-Orient, les conséquences économiques mondiales se poursuivent sur les marchés de l’énergie et des denrées alimentaires. La cheffe économiste et associée chez BDO France Anne Sophie Alsif était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’apporter des éclaircissements sur ce contexte actuellement perturbé. Allons-nous en direction d’un choc pétrolier ? L’experte répond : « On peut parler de choc pétrolier si le conflit dure et s’étend géographiquement. Mais à la différence des années 70, nous sommes moins dépendants aux hydrocarbures du Moyen-Orient ». Concernant une potentielle pénurie, l’économiste clarifie : « Cela va dépendre de la durée du conflit. Si c’est un conflit qui ne dure pas, on a une hausse des prix parce qu’on a un choc. Mais nous n’avons pas de pénurie. Par contre, si le conflit dure, notamment après le mois d’avril, là on pourrait être en situation de pénurie. Et c’est à ce moment-là, où on peut aller dans une crise davantage macroéconomique. »
Au programme de cette édition : l'interview politique d'Agnès Evren, porte-parole des LR et sénatrice de Paris. A droite, David Lisnard a quitté le parti avec fracas dénonçant le mode de désignation du candidat à la présidentielle. Les Républicains vont-ils se déchirer autour de la question de la primaire ? Et puis que pense la sénatrice des propos de Jordan Bardella qui déclare ce jeudi matin dans le Figaro que la droite française n’existe plus ?Nous recevons également Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise. A gauche, les municipales ont laissé des traces et après les alliances avec LFI, c'est l'heure des règlements de comptes. Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs ténors, dont Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, demandent un cap clair. Son homologue à l’Assemblée nationale Boris Vallaud menace de quitter les instances. Est-ce les prémices d’un putsch ?Enfin dans le débat, nous revenons sur le débat qui avait lieu mercredi au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu a annoncé plus de 8 milliards supplémentaires de commandes de munitions. Le Premier ministre a évoqué les répercussions du conflit sur l’économie. Une crise qui touche déjà les Français au portefeuille. Comment le gouvernement peut-il aider les Français ? Va-t-il falloir recourir à la politique du chèque ?
Le conflit qui s’étend au Moyen-Orient affecte de plus en plus notre économie au quotidien. La situation au Proche-Orient a fait l’objet d’un débat ce mercredi au Parlement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une intervention du gouvernement pour contrer la flambée des prix du carburant. Pas de chèques « en blanc », précise le Premier ministre, mais des aides ciblées et sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs. Mais, comment amortir le choc ? Le sénateur (PS) du Val-d’Oise et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Rachid Temal était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il propose un levier pour lutter contre cette crise : « On voit bien que la question des salaires, de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller travailler ou alors se chauffer est extrêmement difficile, c’est une réalité. Il y a un impact sur les Français, c’est vrai. (…) Il faut que les contrôles envers les grands groupes soient poussés. Il faut aussi prendre des mesures pour les Français. Nous, les socialistes nous demandons que les catégories moyennes et modestes puissent avoir une aide spécifique et ciblée. »
Les campagnes municipales achevées, les partis politiques analysent les résultats et en tirent des leçons pour les prochaines échéances, dont la présidentielle de 2027. Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », Agnès Evren, porte-parole des Républicains et sénatrice LR de Paris, est revenue sur les enjeux majeurs pour son parti et sur les raisons principales de la défaite de la candidate Rachida Dati à Paris. Agnès Evren déclare : « Il faut savoir que Paris est une ville très ancrée à gauche. (…) Il y a une sociologie électorale qui a changé dans la capitale, car les classes moyennes ont quitté la ville. (..) 135 000 habitants l’ont quittée en 15 ans. Des familles de droite en fait. Aujourd’hui, on a une ville très fracturée, polarisée entre des très aidés et des très aisés. La problématique des reports de voix n’a pas aidé non plus avec le retrait de Pierre-Yves Bournazel et la déclaration de Clément Beaune notamment. Le centre gauche a voté pour Emmanuel Grégoire. »
La page des municipales est à peine tournée, les débats sur la présidentielle de 2027 débutent déjà. L’éditorialiste politique Michaël Darmon et Aurore Malval, Grand reporter à Marianne étaient en plateau dans Bonjour Chez Vous.Pour Michaël Darmon, les turbulences au sein du parti républicain sont lancées. Il précise : « Maintenant bas les masques. C’est-à-dire qu’il y a une incapacité à pouvoir s’entendre. Depuis dimanche, jour des résultats des municipales, on a beaucoup dit ‘c’est l’école des fans’, ‘Tout le monde a gagné’. La gauche et droite se préparent, dans le cadre de leurs qualités respectives, en vue de l’élection présidentielle et ça va donner un carnage politique. C’est évident. »Autre actualité politique du jour : la hausse des prix du carburant et l’impact budgétaire sur le gouvernement d’une potentielle aide généralisée. Aurore Malval réagit : « Le gouvernement rencontre autant de difficultés car on n’a rien à mettre en face. Il n’y a pas de mesures d’ampleurs, qui aient été programmées à la hauteur de la communication déployée au début. » La reporter fait évidemment allusion à la déclaration de ‘choc pétrolier’ mentionnée, puis démentie par le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Roland Lescure. La grande reporter explicite la problématique principale pour le gouvernement face à l'hypothèse de potentielles aides : « Quand on fait la politique du chèque, on a dû mal à les couper. Ce sont des dispositifs qui, finalement, se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer. »
Au programme de cette édition : À peine les municipales terminées, la bataille présidentielle est déjà lancée. Fort de sa réélection au Havre, Édouard Philippe confirme ses ambitions, tandis que la droite s’interroge sur sa stratégie de désignation. Entre primaire, candidature naturelle ou rassemblement élargi, les lignes restent floues. Peut-il émerger un candidat unique entre la droite et le centre ? Et cette recomposition est-elle réellement possible dans un paysage politique aussi fragmenté ? Analyse avec Pablo Pillaud-Vivien et Louis Morin.Les secousses post-municipales traversent la droite. Au sein des Républicains, la question des alliances avec le Rassemblement national ou Reconquête ! divise. Faut-il clarifier la ligne ou maintenir une ambiguïté stratégique à l’approche de la présidentielle ? Nous recevons Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat. La droite peut-elle encore éviter l’éparpillement et redevenir une force centrale ?À gauche aussi, les municipales laissent des traces. Au Parti socialiste, les tensions montent autour de la stratégie et du leadership. Les alliances avec La France insoumise interrogent sur l’avenir du parti à l’approche de la présidentielle. Le PS peut-il se reconstruire sans clarifier sa ligne politique ? Avec Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord, nous revenons aussi sur les propositions pour préserver les commerces de proximité. Dans les territoires, les mutations sont déjà à l’œuvre. Face à la disparition progressive des services de proximité, certaines communes cherchent des solutions pour maintenir leur attractivité. Reportage dans le Loir-et-Cher. Comment enrayer la désertification commerciale et préserver la vie locale dans les petites communes ?
La page des municipales est à peine tournée que la campagne en vue de la présidentielle commence déjà. Après avoir conquis la ville du Havre, Edouard Philippe annonce être « extrêmement déterminé » pour 2027 et confirme qu’il sera candidat. Dans un contexte où la droite et le centre tentent de s’allier sur un nom commun pour la présidentielle, la guerre des gauches est toujours aussi sanglante. Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin et Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards étaient sur le plateau de l’émission Bonjour Chez Vous, pour en débattre.Pour Pablo Pillaud-Vivien, la guerre des gauches ne s’est jamais arrêtée. Il précise : « Il y a trois mois le Parti Socialiste et La France Insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne du premier tour où la plupart du temps ils sont partis en ordre dispersé. Là encore, ils se sont tapés dessus. (…) Donc même pendant la campagne ils ne se sont pas épargnés. Et depuis dimanche soir, cela continue à couteaux tirés. (…) Cela n’augure rien de bon pour 2027. »Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin estime que la stratégie du parti socialiste n’a pas été claire lors de ces municipales. Il explique : « On a eu, effectivement, des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires. Mais on n’a pas eu de doctrine au niveau national, si ce n’est que justement il n’y en avait pas. Vous savez ce qu’il y a de pire sur le fait de ne pas avoir de stratégie ? C’est de ne pas en avoir du tout. Et la réalité, c’est que le PS est dans cette situation. Résultat : rien n’est clair et les électeurs socialistes sont complètement déboussolés et perdus, alors qu’en même temps, LFI est resté très clair pendant cette élection. »
Dans un contexte de désertification des centres-villes, les commerces de proximité rencontrent un déclin préoccupant dans nos communes dû en partie à la concurrence du commerce sur Internet. La question du prix des baux commerciaux constitue également un handicap pour les commerçants. Dans ce contexte, le Sénat travaille actuellement sur une proposition de loi pour encadrer les loyers des baux commerciaux, afin de rééquilibrer les relations entre bailleurs et locataires. Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord était l’invitée la matinale Bonjour Chez Vous, pour nous expliquer cette proposition de texte.Elle explicite : « Plus de la moitié des commerçants interrogés disent que le niveau élevé des loyers est une des causes de la vacance. Il y a déjà eu des tentatives, avec la Loi Pinel de 2014 par exemple. Cette loi a fixé des éléments de plafonnement des prix. Mais ce qu’on nous dit sur le terrain, c’est que bien souvent c’est détourné, ça ne produit pas ses effets. Nous proposons, avec cette proposition, d’aller plus loin. En objectivant la situation d’une part, en mettant en place des observatoires locaux des loyers commerciaux. Et sur cette base, nous encadrerons les loyers commerciaux comme on a pu le faire pour les loyers d’habitation, d’autre part ». Autre problème souligné par la sénatrice : la question des commerces « de façade » : « Nous avons fait le constat que parfois il y a des commerces de proximité qui s’installent, qui ne sont pas forcément ce dont on a le plus besoin en termes de diversité. Je pense, par exemple, à ces commerces de façade qu’on voit fleurir dans lesquels il n’y a jamais aucun client. Au Sénat, nous avons beaucoup parlé de la loi contre le narcotrafic et elle a déjà montré comment certains commerces pouvaient servir de lieu de blanchiment. Là aussi, les maires nous demandent des outils. On a commencé avec la loi contre le narcotrafic, là on n’en propose un deuxième pour permettre, à un moment donné, aux maires d’empêcher ces installations. »
Au 26ème jour du conflit au Moyen-Orient, les incidences économiques sont toujours aussi visibles sur les prix du carburant et inquiètent les automobilistes. Le président du groupe LR au Sénat Mathieu Darnaud était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous et pour lui, il y a « urgence à agir, pour notamment parer aux conséquences de ce choc pétrolier. »Il poursuit : « Il faut du dialogue avec les distributeurs, mais dans le cas échéant de la coercition si des abus sont constatés. (…) Je vois les faits et je pense qu’il faut qu’il y ait des contrôles pour éviter des dérapages. »Après avoir évoqué les questions internationales et la crise énergétique, Mathieu Darnaud est revenu sur l’avenir des Républicains. Il affirme : « L’élection présidentielle, c’est la mère des batailles, c’est l’élection suprême. Notre famille politique a pour vocation, si elle veut durer, d’avoir un candidat qui porte sa voix ». Lorsqu’il évoque les municipales et les futures sénatoriales, le président du groupe LR au Sénat se dit rassuré : « J’ai bon espoir. Nous redoutions la perte d’une commune comme Toulon et ça n’a pas été le cas. Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. Nous perdrons peut-être quelques sénateurs et sénatrices, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée possible. »
Lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous, nos deux intervenants ont échangé leurs analyses sur les enjeux et les tendances sur les municipales 2026, à quelques jours du scrutin. Pour Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme, la question des candidats RN reste ouverte. En prenant l’exemple du maire sortant de Perpignan Louis Aliot, il s’exprime : « Louis Aliot est finalement un homme assez peu connu. C’est un historique du Rassemblement National ; il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut d’ailleurs se demander si la face de l’histoire n’aurait pas été différente pour les élections présidentielles, s’il avait été nommé et élu président du Rassemblement National à la place de Jordan Bardella. C’est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées. Et pourtant, il reste encore largement méconnu. C’est, à mon avis, une interrogation sur la suite. »L’éditorialiste politique Françoise Degois estime qu’il y a « un double-défi pour le Rassemblement National. Le parti doit montrer qu’il peut gagner autre chose que Perpignan. Au niveau local, est-ce que le RN peut reprendre la ville de Toulon, par exemple ? Et le deuxième enjeu qui va être majeur pour les futures campagnes présidentielles : est-ce que le front républicain fonctionne encore ? »
Dans cette édition du 24 mars nous revenons sur la disparition de Lionel Jospin à l’âge de 88 ans. Quel héritage politique laisse-t-il ? La gauche plurielle dont il a été l’artisan est-elle encore possible aujourd’hui ? On en parle avec Françoise Degois et Frédéric Dabi.Nous recueillons aussi la réaction de Pierre Jouvet, secrétaire général du PS. Ancien Premier secrétaire du parti à la rose, Lionel Jospin a marqué l’histoire de ce mouvement politique. Et puis avec lui nous revenons sur les suites des municipales. Va-t-on vers une fracture du PS, alors que l’alliance conclue entre socialistes et Insoumis a échoué dans de nombreuses villes ?Les Républicains restent quant à eux la première force politique locale. Mais est-ce une victoire en trompe l’œil alors que leur électorat est grignoté par le RN dans de nombreux territoires ? Vont-ils le payer à la prochaine présidentielle ? Le sénateur apparenté LR de l’Essonne, Jean-Raymond Hugonet est avec nous pour répondre.us près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.
A l’issue du second tour des municipales, la droite demeure la première force politique du pays avec la victoire des élus républicains dans plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants. Les trois plus grandes villes du pays Paris, Lyon, Marseille, restent cependant aux mains de la gauche.Au surlendemain du scrutin, c’est l’heure du bilan dans tous les partis politiques, en vue de la présidentielle. Et pour Jean-Raymond Hugonet, sénateur apparenté LR de l'Essonne et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, l’enseignement premier de cette élection, c’est le taux d’abstention. Il observe : « Le premier enseignement de ces municipales que je retiens, c’est que tout le monde, sur les différents plateaux télévisés dimanche soir, dit qu’il a gagné. C’était assez drôle, si ce n’est pas à pleurer. Mais pour moi, le véritable gagnant c’est l’abstention, et c’est malheureux. Il faut se rendre compte que, y compris sur des scrutins locaux, qui traditionnellement ont une participation plus importante, là la participation est en baisse si l’on compare avec 2014. On est à 6 ou 7 points en retrait et c’est quelque chose d’extrêmement préoccupant. La cause ? C’est un désintérêt et un mécontentement. Ce désintérêt vient du fait que les gens y croient de moins en moins. C’est extrêmement important sur un scrutin comme celui des municipales et c’est grave."Autre enseignement de ces élections, selon le sénateur : l’évolution de la politique. Il illustre : « Je voudrais revenir sur le président de l’OL et sa candidature à la mairie de Lyon. Sa victoire était annoncée depuis le début, c’était un raz-de-marée, et puis finalement c’est une défaite. Ça dit une chose : ‘La politique c’est aussi un métier’, je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Ici, c’est l’exemple même où vous avez, en face, un candidat dont c’est le métier et les gens ont décidé de voter pour lui. Le fait que Lyon soit reparti dans cette direction-là, est une indication. C’est un vote démocratique, mais ça en dit beaucoup sur ce qu’est devenue la politique. »
L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé ce dimanche 22 mars, à l’âge de 88 ans. Figure emblématique de la gauche plurielle, Lionel Jospin avait marqué une génération en annonçant son retrait de la vie politique le soir du 21 avril 2002, après n’être pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Invité à la matinale Bonjour Chez Vous, le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet regrette un homme qu’il a « admiré par sa droiture ». Il reconnait : « C’est pour nous une très grande tristesse. Vous savez, moi j’ai commencé mon engagement politique le 22 avril 2002, au lendemain de la défaite qu’il avait vécu au premier tour de cette élection présidentielle dont on se souvient tous. J’avais 15 ans, et je me suis engagé en politique parce que j’admirais l’homme, la droiture et surtout la façon qu’il avait d’incarner la politique. Il changeait la vie par des actes concrets : contrat des 35h, couverture universelle, le PACS, les emplois jeunes. C’était une histoire, une époque et surtout un engagement. Lionel Jospin était un homme fidèle. Fidèle à sa formation politique, le PS et puis une histoire, celle du rassemblement de la gauche plurielle, qui reste pour nous, une boussole. Pour les socialistes que nous sommes, Lionel Jospin reste un modèle quotidien. »
Au surlendemain du résultat des municipales, chacun fait son bilan sur les principaux enseignements à en tirer. Rivalités, tensions et alliances inédites, la campagne municipale a été marquée par des enjeux concrets et locaux, avec, pour certains partis, une résonance nationale. Le scrutin a été marqué également par des surprises électorales, le sondeur Frédéric Dabi et l’éditorialiste Françoise Degois étaient les invités de la matinale du jour pour en débattre.« Tout le monde nous dit que l’union des droites est en marche, mais regardez Rachida Dati à Paris ! », s’étonne Françoise Degois. Elle poursuit : « Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo, l’extrême droite d’Éric Zemmour Reconquête !, Thierry Mariani du RN, Renaissance le parti d’Emmanuel Macron et les LR. Elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c’est la France, mais regardez ce que les Parisiens envoient comme message. Ils envoient un ‘non’ absolument cinglant et terrible d’ailleurs je pense à titre personnel, pour Rachida Dati. »Dans la perspective de la présidentielle, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ont évoqué la possibilité d’alliances du bloc central. Leur spectre est totalement différent, avec l’un, Laurent Wauquiez qui accepte un périmètre au plus large, et l’autre Gabriel Attal qui le refuse catégoriquement. Le sondeur Frédéric Dabi illustre : « J’observe une chose, c’est qu’il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun. C’est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizons, MoDem. On sent une pression à vouloir éviter à tout prix un second tour Mélenchon- Bardella, qui est vu comme le second tour catastrophe. Et il y a une pression pour que ces différents partis s’entendent dans le cadre d’une primaire. Au fur et à mesure que l’on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique c’est un Bardella à coup sûr au second tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique, alors il y aura cette pression pour avoir une offre électorale plus réduite. »
Émission spéciale de la matinale de « Bonjour Chez Vous » pour tirer les enseignements du second tour des Municipales 2026. Tandis que les grandes métropoles Paris, Lyon et Marseille restent à gauche, les Républicains maintiennent leur ancrage local dans des villes moyennes, des territoires ruraux et des villes symboliques telles que Clermont-Ferrand, Brest et Limoges. Le Rassemblement national gagne du terrain à Carcassonne, Orange, Liévin ou encore dans le bassin minier. Les alliances formées entre les partis de gauche et LFI conclues entre les deux tours n’ont pas porté les fruits, sauf à Nantes, avec la maire socialiste réélue Johanna Rolland. L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, l’éditorialiste politique I24News Michael Darmon, et le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay ont débattu sur les leçons tirées de cette élection. Pour Michael Darmon, l’une des observations majeures concernant le RN reste leur « ciblage des villes moyennes, des villes où les gens se sentent abandonnés par le pouvoir, ou celles où l’on a des difficultés à vivre au quotidien. (…) Pour le Var, il est beaucoup plus significatif pour le parti d’avoir gagné La Seyne-sur-Mer, ville ouvrière depuis des lustres et d’avoir récupéré encore un électorat populaire. C’est un résultat majeur pour 2027. » L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux estime que les résultats du RN ne constituent pas une « leçon pour les présidentielles ». Elle admet tout de même que « les leçons à tirer sont les stratégies d’alliances. Est-ce que ce rapprochement structurel entre Éric Ciotti et Marine Le Pen est transposable ? On verra, mais je pense que c’est une brèche. On ne peut pas complètement décorréler la puissance de l’extrême droite, de la conquête du RN. Du travail a été fait, les esprits ont été préparés, la France est en colère. » Concernant les présidentielles de 2027, Yves Thréad suppose : « Même s’il ne faut pas tirer de conclusions hâtives pour les présidentielles, je pense que la droite et le centre ont un espace pour avoir un candidat présidentiel, beaucoup plus qu’il y a un espace pour le parti socialiste, à côté de Monsieur Mélenchon. J’ai l’impression que ce second espace est plus restreint. » Le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay annonce que l’union de la gauche reste potentielle pour la présidentielle. Il explique : « Même si les alliances n’ont pas fonctionné partout, on ne peut pas dire que La France Insoumise soit mise hors course à l’issue de ces municipales. Au contraire, elle peut revendiquer ces victoires de positions de force. (…) Ce que vient de nous montrer l’épisode de l’entre-deux-tours c’est que l’alliance PS-LFI n’est pas du tout entérinée. »
Gauche divisée, percée du Rassemblement national, retour de la droite dans de nombreuses villes moyennes ou encore échec des alliances LFI-PS, ces élections municipales ont marqué un tournant dans l’équilibre politique local révélant une France fragmentée au sein de territoires contrastés. Et pour certains, la campagne était déjà révélatrice des rapports de force en vue des présidentielles de 2027. Pour débattre autour des résultats de ce second tour : Matthieu Valet, député européen et porte-parole du Rassemblement National, Chloé Ridel, députée européenne (PS), Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône et Laure Darcos, sénatrice (Les Indépendants) de l'Essonne étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez vous ».La députée européenne (PS) estime que le parti socialiste a réussi son pari ce dimanche. Elle déclare : « La gauche que nous représentons au Parti socialiste a démontré sa force en gardant des villes comme Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Lille. Mais aussi en allant chercher des conquêtes à la droite à Amiens, Saint Etienne, Pau, etc. C’est l’union de la gauche derrière les socialistes qui a montré son efficacité hier soir. Il y a des pertes, mais comparées à celles que nous avons gagnées, la soirée était très bonne pour notre parti. »Pour le porte-parole du Rassemblement national Matthieu Valet, les résultats de ces élections vont permettre au parti une progression considérable dans leur conquête de sièges au Sénat : « On passe de 1 500 conseils municipaux à 3 000. Mais c’est peut-être ici au Sénat que nous allons faire des élus supplémentaires. Vous ne nous attendez pas au rendez-vous, mais on espère avoir de nombreux sénateurs. On espère convaincre les collectivités locales et toutes celles et ceux qui veulent un groupe au sénat et que le RN soit représenté, c’est important. »Alain Joyandet, sénateur (LR) de la Haute-Saône souligne l’aspect complexe des alliances. Il précise : « J’observe que là où la gauche est unie, nous, nous sommes divisées. Quand nous sommes nous-même unis et la gauche divisée, nous gagnons. Donc déjà, nous gagnons. A un moment donné, il faudra faire quelque chose. (...) On ne peut pas dire qu’on ne veut pas l’union des droites, et ne pas être capable de faire l’union de la droite et du centre. C’est l’un ou c’est l’autre. Il faut choisir. »Enfin, dans cette campagne municipale, la sénatrice (Les indépendants) de l'Essonne Laure Darcos déplore la nationalisation des enjeux : « Je trouve que nous avons extrêmement politisé cette campagne municipale, alors qu’au fond il fallait faire du terrain, du porte-à-porte. Ceux qui ont gagné sont ceux qui se sont retrouvés à parler de politique de proximité. C’est normal c’est le jeu, la presse et les médias, mais au fond je pense que c’était cette conclusion aussi. Avoir surinterprété, surpolitisé certains combats, finalement ça les a fait perdre les uns et les autres.
Au programme de cette édition : Dernier jour de campagne avant le second tour des municipales. Dans plusieurs grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Bordeaux ou Toulouse, l’issue du scrutin reste incertaine. Quelles villes peuvent basculer ? Les alliances à gauche entre le Parti socialiste et La France insoumise seront-elles suivies dans les urnes ? La droite peut-elle conserver ses bastions ? Et quelle percée pour le Rassemblement national ? Débat avec Arnaud Benedetti et Émilie Zapalski.À la veille du scrutin, quelles leçons tirer de cette campagne ? Ces municipales peuvent-elles préfigurer les rapports de force de la prochaine présidentielle ? Analyse avec le politologue Bruno Cautrès.Les municipales révèlent aussi des fractures à droite. Au sein de Les Républicains, les désaccords stratégiques se multiplient, notamment autour de certaines investitures locales. Ces tensions traduisent-elles une recomposition plus profonde de la droite française ? Réaction avec le sénateur Olivier Paccaud.Dernière étape de notre tour de France de la campagne. Focus sur Strasbourg, Clermont-Ferrand et Marseille, où les équilibres politiques restent particulièrement incertains à la veille du vote.
Les dés sont presque jetés pour le deuxième tour des municipales. Alliances et fusions inédites, dans certaines métropoles, les partis politiques ont fait des compromissions pour voir leur candidat tête de liste remporter le sprint final. Les retraits de certains candidats ont également joué un rôle décisif dans cette campagne. Concernant le retrait de la candidate tête de liste Reconquête pour la campagne municipale parisienne, le sénateur LR Olivier Paccaud, invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" affirme : " Nous n’avons rien demandé. "Olivier Paccaud trouve que « le cas de Sarah Knafo est intéressant car elle a tout gagné médiatiquement". Il poursuit : "Si elle s’était maintenue et qu’elle avait provoqué l’élection de Monsieur Grégoire, on l’aurait rendu responsable. Alors que là, elle va dire ‘c’est grâce à moi’, ce qui n’est pas forcément le cas. Elle a tout gagné médiatiquement. Elle est plutôt fine politiquement. Bravo à elle, mais je suis sûre que Rachida Dati ne lui a rien demandé. D’un côté tendre la main à monsieur Bournazel, tout en tendant la main à Madame Knafo c’était impossible. (..) Je suis agréablement surpris par son retrait, mais c’est une décision responsable. "
Merci beaucoup, voici la P2A 48h du second tour des municipales, Bruno Cautrès, chercheur au CNRS au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po, était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’analyser les enjeux majeurs de cette campagne, dans un contexte international perturbé. Campagne électrique à Paris, Nice ou encore Marseille, l’auteur du livre “Jeux de pouvoir. Quand les politologues regardent des séries” (Co-ecrit avec Virginie Martin) est plutôt catégorique : « Cette campagne n’a pas pris l’ampleur d’une campagne nationale. On aurait pu, par exemple, se pencher sur des questions lourdes concernant le rôle des mairies par rapport aux autres collectivités. Les collectivités par rapport à l’Etat. C’est un gros sujet dont beaucoup en parlent, et c’est dommage que nous ne l’ayons pas évoqué. »Bien que le dénouement des municipales ne soit pas encore connu, et bien que le PS et les LR et que les partis LR et PS conservent leur ancrage dans la majorité des villes de plus de 9 000 habitants, Bruno Cautrès estime que ’il y a deux vainqueurs dans cette campagne : « Les vainqueurs politiques sont incontestablement La France Insoumise et Le Rassemblement National, parce qu’ils ont montrés qu’ils étaient là, durablement installés dans le paysage politique. LFI vient de montrer aux socialistes qu’il fallait compter avec eux, ils ont même obligé, dans l’entre-deux-tours, les socialistes à mettre un genou à terre. (..) Il y a des vainqueurs numériques et des vainqueurs politiques. Les vainqueurs politiques représentent ceux qui arrivent à imposer aux autres de faire avec eux ou d’obliger les autres à reconnaître qu’ils sont là. »
Retour sur les principaux enseignements à tirer de la campagne des municipales françaises, avec l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti et la communicante Emilie Zapalski. Invités lors de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous », ils ont analysé et décrypté les tendances politiques de cette période décisive, aussi bien à l’échelle locale que nationale.Pour la fondatrice de l’agence Émilie conseil, il y a eu un rapport de force intéressant au niveau de la gauche. Elle illustre : « Il y a eu ce positionnement, ces postures très dignes de Benoît Payan, on a la même chose à Paris où Emmanuel Grégoire a dit ‘Non, ça sera sans LFI’, quitte à maintenir une candidate Chikirou qui va l’embarrasser.(...) Il y avait donc ces positions de villes très visibles, avec ces postures-là. Et en dessous, au contraire, nous avons vu plein d’alliances entre le PS et LFI, ou d’autres configurations. Et je trouve que c’est assez malin, parce que si les choses vont dans le bon sens pour la gauche, je pense qu’on leur pardonnera ces alliances qu’on leur rapprochait initialement. S’ils s’en sortent à Marseille et Paris, sans LFI, ça représente un signe assez fort de ces grandes villes et le reste, si ça permet de continuer à décrocher des villes plus petites...c’est comme une espèce de vague et s’il y a cette vague, on va leur pardonner. »Zoom sur le pourtour méditerranéen avec la campagne niçoise qui a fait couler beaucoup d’encre entre le duel fratricide Estrosi-Ciotti. Pour l’éditorialiste politique Arnaud Benedetti, la victoire de Ciotti semble se profiler. Il précise : « A partir du moment où la candidate de gauche Juliette Chesnel-Le Roux se maintient, on peut considérer qu’il n’y a pas de front républicain à ce stade à Nice, au moins organisé au niveau des appareils politiques. C’est vrai, aussi qu’il y a une sociologie très spécifique à Nice. La ville a déjà élu un candidat qui était un ancien Front National ; Jacques Peyrat. Certes, il n’avait plus l’étiquette Front National, mais si vous voulez, il y a une culture politique à Nice qui favorise indéniablement la dynamique d’Éric Ciotti. (..) Son élection me paraît être une hypothèse assez forte. »
À l’heure où les tensions internationales sont au plus haut, la France maintient sa position défensive dans le conflit au Proche et Moyen-Orient. Par ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron a annoncé, ce mercredi sur le site de Naval Group, à Indret, le nom du porte-avions prévu pour une utilisation dès 2038. « France Libre » représente plus qu’un porte-avion, il représente un symbole et un véritable outil militaire de projection de puissance. Bernard Guetta, député européen (Renew) et journaliste spécialiste des questions internationales était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour analyser la succession des évènements au vingtième jour de ce conflit. Concernant l’appel lancé par Donald Trump pour que la France prenne part à une opération d’ouverture et de libération du détroit d’Ormuz, l’expert est catégorique : « Je sais ce qu’on ne doit pas faire. On ne doit certainement pas répondre à un coup de sifflet venu de la Maison Blanche en disant ‘Allez les petits gars, maintenant on vous donne la consigne.’ L’OTAN est faite pour protéger l’Europe. L’Alliance atlantique ne concerne pas cette région. Nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d’autant que l’article 5 du traité appelle à la défense mutuelle des États membres. Un état membre de l’Alliance qui est attaqué a le droit à la protection des autres états-membres, en l’occurrence les États-Unis n’ont pas été attaqués, ils ont attaqué. »
Au programme de cette édition : à l’approche du second tour des municipales, la tension monte dans plusieurs grandes villes. À droite, des divisions apparaissent au sein des Républicains, illustrant les fragilités internes du parti. Ces désaccords peuvent-ils peser sur l’issue du scrutin ? Analyse et décryptage dans le débat.Dans le Sud-Ouest, certaines alliances locales suscitent de vives réactions. L’accord entre le Parti socialiste et La France insoumise à Toulouse divise jusque dans leur propre camp. Ces rapprochements sont-ils tenables politiquement ? Analyse avec le sénateur de l’Hérault Henri Cabanel.Au Moyen-Orient, les tensions s’intensifient avec des frappes visant des infrastructures énergétiques stratégiques. Le risque d’un choc énergétique mondial se précise, avec des conséquences potentielles pour l’Europe. Quelle réponse européenne face à cette escalade ? Éclairage avec Bernard Guetta, député européen.
Les élections municipales étaient au cœur des discussions dans la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Des élections bousculées par des fusions et des accords « techniques » inédits. Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de partition s’est élevé à 57,17% lors du premier tour des élections municipales, un taux record qui traduit une hausse d’abstention et un sentiment de malaise démocratique d’après le sénateur (RDSE) de l'Hérault Henri Cabanel, invité de la matinale du jour. Le sénateur s’explique : « Lors de ces municipales les grands perdants, ce sont la démocratie et les citoyens et les citoyennes. Aujourd’hui, on parle effectivement des problématiques entre la droite et l’extrême droite ou bien le PS et l’extrême-gauche. Cependant moi ce que je retiens pendant ces municipales, c’est l’augmentation de l’abstention. En reprenant l’expression de Jacques Chirac lors de son passage à Johannesburg quand il a dit ‘La France brûle et nous regardons ailleurs’, pour l’environnement, moi je dirai que notre démocratie est en danger, et nous regardons ailleurs. (…) À partir des années 80, il y avait une augmentation de l’abstention sur les élections territoriales et nationales. Et l’on n’a pas voulu se rendre compte qu’à un moment donné ça toucherait l’élection préférée des Français, c’est-à-dire les élections municipales. » Lorsqu’on lui demande les causes de cette abstention, Henri Cabanel, membre du parti socialiste, déplore « que les partis de gouvernement ; les LR et le PS, n’aient pas réussi à convaincre ». Selon lui, les partis ne sont pas arrivés à retisser une confiance avec les citoyens, avec notamment des promesses qui n’ont jamais été réalisées. Il illustre : « Les seules ambitions des partis politiques aujourd’hui, c’est 20% d’idées et 80% pour gagner les élections donc on s’associe avec l’un, avec l’autre, pour gagner les élections. »
A quelques jours du second tour des municipales, Bruno Retailleau, le patron des Républicains sème le trouble dans son parti en ne soutenant pas Christian Estrosi, candidat à Nice face à Eric Ciotti. Dans le reste des métropoles, les enjeux s’intensifient auprès des candidats encore en lice, qui pour la plupart, se sont déjà prêtés à des débats. Ce mercredi, les candidats encore en lice à Paris débattaient sur BFM TV. Des enjeux locaux, mais avec une résonance nationale. À de nombreuses reprises lors des échanges, la candidate insoumise Sophia Chikirou a qualifié Rachida Dati de « macroniste ». Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lecuyer clarifie « Il faut savoir que beaucoup de gens qui ont choisi Pierre-Yves Bournazel au premier tour, c’était en résistance par rapport à cette candidature de l’ex-ministre de la Culture, et parce qu’ils ne voulaient pas voter pour E. Grégoire. C’était une troisième voix et je ne suis pas sûr que beaucoup voient avec une joie inébranlable le fait de voter Rachida Dati. »Concernant le débat parisien, l’éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info Valérie Lecasble conclut : « Sophia Chikirou est apparue très bonne. Elle est claire, elle défend bien ses sujets. Elle parle correctement. Rachida Dati et elle n’avaient pas l’air en désaccord en termes de personnalité. Et il y a le pauvre Emmanuel Grégoire, qui était coincé entre les deux comme le punching-ball. D’un côté parce qu’il est l’adversaire de Rachida Dati, et de l’autre côté parce que Sophia Chikirou est furieuse qu’il n’y ait pas eu d’alliance. »
Au programme de cette édition : le second tour des municipales est désormais fixé. Après plusieurs jours de négociations, les alliances sont scellées et les rapports de force clarifiés. À gauche, les tractations ont parfois été tendues entre le Parti socialiste et La France insoumise. Ces accords – et ces désaccords – traduisent-ils une recomposition durable du paysage politique ? Les électeurs suivront-ils ces stratégies d’entre-deux-tours ? On en débat.À Paris, certaines décisions stratégiques pourraient peser lourd dans le résultat final. Le maintien de listes concurrentes à gauche peut-il fragiliser ses chances de victoire face aux autres blocs ? Analyse avec le sénateur communiste de Paris Ian Brossat, engagé dans la campagne municipale.Une campagne municipale qui se déroule dans un contexte tendu sur le plan international. Le conflit au Moyen-Orient connaît de nouveaux développements majeurs. L’élimination d’un haut responsable iranien marque-t-elle un tournant dans la guerre ? Quelles conséquences pour la stabilité régionale et l’équilibre des forces ? Éclairage avec le politologue Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des pays arabes.
A 4 jours du deuxième tour des municipales, les listes officielles et définitives incluant pour certaines des fusions et alliances, ont été déposées. A Paris, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel a annoncé fusionner sa liste avec la candidate Rachida Dati, tout en se retirant de la course. Malgré un refus de fusion entre Rachida Dati et la candidate Sarah Knafo, le sénateur communiste Ian Brossat, invité de la matinale Bonjour Chez Vous, la qualifie de « candidate de l’extrême droite ». Il souligne : « Madame Dati est désormais la candidate soutenue par la fachosphère, la candidate soutenue par Jordan Bardella et Sarah Knafo. (..) Toute l’extrême droite se réconcilie autour de la candidature de Madame Dati. C’est ça que nous avons face à nous. Est-ce que nous voulons demain que Paris soit dirigé par une maire qui devra son élection à l’extrême droite ? Quand on est confronté à un danger tel que celui-là, bien sûr qu’on a l’obligation de faire barrage. »Pour Ian Brossat, la balle est encore dans le camp des électeurs, tant à Paris qu’au Havre, et spécialement dans les quartiers populaires, il précise : « J’ai regardé les résultats dans le détail et la réalité, c’est que vous avez un différentiel de participation entre les quartiers populaires et les autres quartiers du Havre, avec un vote très inférieur dans les quartiers populaires. Tout peut encore changer si les quartiers populaires se mobilisent pour faire en sorte que Jean-Paul Lecoq soit maire du Havre et puisse battre Edouard Philippe. C’est un enjeu de mobilisation électorale et nous avons le même à Paris. (…) Vous savez les gens qui ont beaucoup d’argent votent toujours, il faut que les quartiers populaires sortent et aillent voter massivement. »
Les bombardements au Proche-Orient perdurent depuis dix-neuf jours avec des frappes toujours ciblées. Mardi c’est le chef de sécurité de la République islamique, figure emblématique du régime et maillon-clé du pouvoir, Ali Larijani, qui a été exécuté lors d’une attaque israélienne. Antoine Basbous, directeur de l'Observatoire des pays arabes et associé chez Forward Global était l’invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour Chez Vous ». A propos du régime iranien, il déclare : « Déjà, par son ADN, il crée des erreurs. Quand on prêche la haine tous les jours, matin-midi-soir, quand on dit ‘Mort à l’Amérique, Mort à Israël', deux puissances majeures,(...) quand vous avez entendu pendant 47 ans ‘mort à des puissances régionales et internationales’, le peuple s’imprègne de cela. Cultiver la haine, placer des sentinelles partout dans la région. Diviser tous les pays. Commettre les attentats les plus cruels. Exercer le terrorisme à l’international sur ses voisins. Tout cela, ce sont des erreurs. Et aujourd’hui le régime iranien paie la facture de ses erreurs-là. »
Les candidats aux municipales avaient jusqu’à mardi soir pour déposer leur liste définitive. Pour le second tour des municipales, à Paris, il y aura une triangulaire entre les candidats E. Grégoire, R. Dati et S. Chikirou. A Marseille, le combat contre le RN se poursuit avec le retrait du candidat insoumis Sébastien Delogu. Les partis ont fini d’abattre leurs cartes et la fusion entre les listes PS et LFI est actée à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand ou encore Avignon. Pour débattre des ultimes tractations et fusions de cet entre-deux-tours, Jean-Baptiste Forray de La Gazette des communes et Bérengère Bonte étaient les invités de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour la journaliste politique, autrice de “Gabriel Attal, l’Ange exterminateur” (L’Archipel), “Le Sioux” (L’Archipel) et présentatrice du podcast “Dans l’Hémicycle“, il y a un « réel morcellement, qui fait qu’aujourd’hui les candidats sont contraints, les uns les autres, à des fusions pour éviter des quadrangulaires ou quinquangulaires. Les candidats sont contraints à reconstituer une espèce d’affrontement entre la droite et la gauche. Chacun veut faire son front républicain ; la droite et l’extrême-droite contre LFI. La gauche et l’extrême gauche contre le RN. »Lorsqu’on évoque la campagne municipale de Nice, l’auteur du roman « Les Frères ennemis de la Côte » et rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes Jean-Baptiste Forray, la qualifie de « violente, pathétique, poignante ». Il poursuit : « Estrosi ne comprend pas ce qui lui arrive dans cette campagne. Pour lui c’est une injustice insupportable d’être devancé par celui qui était sa créature, son obligé. Il y a quelque chose de très cruel. On assiste à une sorte de mise à mort, à Nice. »
Alors que les candidats qui peuvent se maintenir au second tour des élections municipales ont jusqu’à 18 heures ce mardi pour déposer leurs listes, les tractations vont bon train : maintien, fusion, alliance, retrait. Quelle sera la configuration de ce second tour ? Que disent les alliances des lignes politiques ? Les électeurs vont-ils suivre ? On en débat avec nos analystes Françoise Degois et Frédéric Dabi.Dans certaines villes, ces alliances sont particulièrement scrutées notamment celles entre LFI et le PS. Les frères ennemis de la gauche partiront ensemble pour le second tour à Limoges, Avignon, Toulouse, Clermont-Ferrand, Brest et Nantes. Mais feront listes séparées à Paris, Rennes et à Marseille. Éric Coquerel, député LFI de la Seine-Saint-Denis est notre invité pour l’entretien.Du côté de la droite, LR revendique d’être la première force politique locale mais le bilan n’est-il pas en demi-teinte face à la poussée du RN qui grignote leurs territoires et séduit leurs électeurs ? Le sénateur LR de Maine-et-Loire, Stéphane Piednoir nous répond.Enfin, nous allons dans nos régions faire le point sur les dernières négociations. On sera à Toulon et Nimes où la droite a finalement réussi à dépasser ses divisions locales. A Lyon où un accord a été trouvé entre LFI et les écologistes, l’affaire s’annonce compliquée pour le candidat soutenu par la droite Jean-Michel Aulas. Enfin à Lille, les socialistes devraient conserver la ville grâce à un accord avec les écologistes.
Depuis lundi matin, en coulisses, c’est la course aux tractations et la bataille aux alliances en vue du second tour des élections municipales 2026. Les candidats ont jusqu’à la fin de la journée ce mardi pour déposer leurs listes pour le second tour, éventuellement issues de fusions. Stéphane Piednoir, sénateur (LR) de Maine-et-Loire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour commenter les résultats de ce premier tour et les stratégies des partis engagés dans la bataille.Concernant la position du Premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure sur les alliances PS-LFI, le sénateur LR Stéphane Piednoir s’indigne et s’interroge : « Qu’est-ce qu’un accord technique ? Je ne sais pas faire la différence entre 36 000 accords locaux et un accord national. Je caricature un peu, mais qu’est-ce qu’un accord technique ? ». En reprenant les termes de Manuel Valls, il poursuit : « Bien sûr que c’est de l’hypocrisie. On se moque du monde ! On veut faire croire aux électeurs que nous sommes très respectueux (…) Il y a des Insoumis qui ont quitté La France Insoumise, et ceux-là ont fait preuve de courage en se différenciant très nettement de l’attitude, des discours et des actes de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur l’antisémitisme. ». Le sénateur (LR) de Maine-et-Loire qualifie ces accords de « tambouille électorale » : « On a beaucoup parlé de déshonneur, c’est de la compromission. Ce ne sont pas des choses que l’on observe dans nos départements plus ruraux. Mais cette tambouille nationale correspond au mieux-disant, on voit bien que le parti socialiste essaie de sauver sa peau. (…) Les socialistes sont prêts à ces alliances contre nature, avec des gens qui se sont pourtant tapés dessus pendant des campagnes entières. »
Un des enseignements principaux du premier tour des municipales 2026 est la montée des extrêmes. Principalement avec le parti Rassemblement National qui s’implante davantage et la constatation d’une percée des Insoumis. À Marseille et à Paris les socialistes refusent de s’allier aux insoumis, tandis qu’à Nantes, Strasbourg, Toulouse, Limoges, Lille, Clermont-Ferrand, Nantes, Avignon ou encore Brest, la fusion est déjà proposée entre PS et LFI. Éric Coquerel, député (LFI) de la Seine-Saint-Denis, et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, était l’invité de notre matinale et s’est exprimé sur le discours d’Olivier Faure concernant ces alliances. Il déclare : « En disant que ‘les Insoumis ne sont pas tous des clones de Mélenchon’, Olivier Faure essaie de se tirer comme il peut d’une ligne qui est une catastrophe. Parce que finalement, Monsieur Faure a repris la ligne de Monsieur Hollande, c’est-à-dire la ligne droite du PS qui avait amené le parti à moins de 2% à la présidentielle (…) Comme il est là-dessus, il faut bien qu’il explique pourquoi sur le terrain, ça ne suit pas. Pourquoi ça ne suit pas ? C’est parce que tout cela, c’est un récit. LFI, par exemple, n’est pas d’extrême gauche. Je n’ai rien contre l’extrême gauche. Elle existe dans ce pays ; monsieur Poutou fait 5% à Bordeaux, le parti Révolution Permanente fait 7% à Saint-Denis par exemple. Il y a une extrême gauche en France, mais ce n’est pas nous. »
Au surlendemain du premier tour des élections municipales, l’éditorialiste politique Françoise Degois, et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi étaient les invités de la matinale Bonjour Chez Vous afin de débattre des premiers enseignements du scrutin.Pour Françoise Degois, c’est LFI qui gagne la bataille du récit : « Il y a ces images absolument fracassantes du candidat Bally Bagayoko soulevé par tous ses partisans et élu au premier tour pour la mairie de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine, des images que l’on voit sur tous les 20heures. C’est la puissance de Mélenchon. Mais la réalité n’est pas là. C’est un véritable sujet pour moi. Ce que je vois de ce premier tour, c’est une forme d’effondrement à gauche, parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui fracturent la gauche, mais aussi fracturent le parti socialiste à l’intérieur. » Selon l’éditorialiste : « Le PS aurait dû être triomphal, et en réalité, je pense qu’il va sortir très abimé. »En évoquant le cas de la ville de Paris et la réaction des électeurs de Pierre-Yves Bournazel après son retrait du second tour et son appel à voter Rachida Dati, le sondeur Frédéric Dabi indique qu’« en politique, l’importance c’est la cohérence. Ce qu’il se passe, s’agissant du PS au national, c’est qu’on a entendu les mots, puis l’alliance avec La France Insoumise. A l’échelle locale, des alliances, il y en a partout, dans de très nombreuses grandes villes. Que comprennent les électeurs ? La cohérence, c’est toujours fondamental en politique et effectivement les électeurs de Bournazel ne vont effectivement pas suivre massivement. »
C’est que une émission spéciale municipales que nous vous proposons dans Bonjour chez vous ! Quels sont les enseignements de ce premier tour des élections municipales ? Un scrutin marqué par la poussée du Rassemblement national, qui conserve ses villes et en remporte de nouvelles dès le premier tour. Pari gagnant également pour Jean-Luc Mélenchon. Son parti, LFI se retrouve en position d’arbitre dans de nombreuses villes, parfois en tête des listes de gauche. La bataille gauche/droite à Paris s'intensifie, la gauche est menacée par le RN à Marseille, mais la surprise vient de Lyon où Jean-Michel Aulas et le maire écologiste Grégory Doucet sont au coude à coude. Au lendemain du scrutin, Public Sénat continue de vous faire vivre ces élections municipales 2026 avec tous ses envoyés spéciaux et ses partenaires de la presse régionale. En plateau, nos éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Théard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro , Stéphane Vernay de Ouest France et Mathieu Souquière analysent la situation et les enjeux du second tour. Et puis les responsables politiques des différents partis sont présents pour nous livrer leur analyse et débattrent : Olivier Paccaud pour LR, Andrea Kotarac pour le RN, Rémi Féraud pour le PS et David Cormand pour les Verts.
Le premier tour des municipales 2026 s'illustre par un taux de participation de 56% ; le plus faible de la Vème République, hors période Covid-19. Lors de notre émission spéciale "Municipales 2026", les éditorialistes Elizabeth Martichoux, Yves Thréard, Stéphane Vernay et l'essayiste Mathieu Souquière ont analysé les résultats et les enjeux de ce scrutin décisif. Avec une percée du Rassemblement National dans certaines communes, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard soutient cette analyse sur la ville de Marseille : "La remontée du RN à Marseille ne m’étonne pas du tout. Marseille est une ville très particulière… C’est une ville de gauche, ça l’a toujours été. C’est la ville la plus pauvre des grandes villes françaises. Il y a donc un terreau populaire très important. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Rassemblement National a toujours fait des bons scores à Marseille, parce que c’est une ville qui est très particulière qui n’a rien à voir avec Lyon, ni Paris. Ce n’est pas une ville de ‘bobos’, pas du tout. »A Paris, le candidat de la gauche Emmanuel Grégoire creuse l’écart avec Rachida Dati, lors de ce premier tour. Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France, Stéphane Vernay, une alliance est toujours possible à droite : « On pourrait avoir une grande alliance de la droite entre Dati, Bournazel qui est sous pression. Et il faut voir comment Knafo peut se positionner aussi. ». Concernant une éventuelle union de la gauche, il est plus catégorique : « Il y a vraiment quelque chose de cassé entre le PS et LFI. Le PS qui nous dit ‘Pas d’alliance nationale’. Il y a des cas dans certaines villes, très localement, où il peut avoir des tentatives de rapprochements. Mais en même temps, s’il y a des rapprochements entre LFI et le PS lors de ce premier tour, je pense qu’ils vont se compter sur les doigts d’une main. Ce sera extrêmement limité. Chacun campe sur ses positions, en remettant la faute sur l’autre… A Paris, je ne vois pas comment il peut y avoir une entente entre Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou à ce stade». Le suspense reste entier dans la capitale, selon l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux : « Dati a un score décevant mais n’a pas encore perdu la partie. La vérité des prix entre alliances et non-alliances, on l’aura dimanche ». L’essayiste Mathieu Souquière constate que les « grandes figures politiques ont été confortées. Les Bayrou, Jean-François Copé, Edouard Philippe, David Lisnard, Fabien Roussel ont tous été maintenus. Il n’y a pas eu de grosse surprise, ni de drame pour quelques têtes d’affiches que ce soit ».
La matinale « Bonjour Chez Vous » accueillait Olivier Paccaud, sénateur (LR) de l'Oise, Andréa Kotarac, porte-parole du Rassemblement National, président du groupe RN d'Auvergne-Rhône-Alpes, le sénateur (PS) de Paris Rémi Féraud et l'eurodéputé écologiste, président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand afin de débattre sur les résultats du premier tour du scrutin des Municipales.Pour le sénateur (LR) de l'Oise : « Nous sommes en position de force, quand on prend les villes de plus de 9 000 habitants. Il y a plus de 1 100 villes de plus de 9 000 habitants et nous en avons déjà gagnées 414, dès le premier tour. Alors que le PS en a gagné 82 et le RN, 12. Le résultat de l'enracinement des LR est bon.»Concernant les maires sortants du RN, Andréa Kotarac affirme : « Nos maires sortants ont quasiment tous été réélus dès le premier tour. Ça vaut pour les grandes villes comme Perpignan, les moyennes, tenues depuis longtemps par le RN telles qu' Hénin-Beaumont, avec plus de 80% dès le premier tour. Donc ça ne s'invente pas. Quand vous choisissez RN, vraisemblablement les habitants l'adoptent derrière. Et puis aujourd'hui, on a d'énormes progressions, en nombre de voix. Certes nous avons perdu à Lens, mais les résultats du RN sont exceptionnels dans cette ville. »Le sénateur socialiste Rémi Féraud avertit : « Chacun va dire ses points de force, mais les municipales, c'est les municipales, donc c'est extrêmement différent selon les communes. On a beaucoup regardé les résultats des grandes villes, des métropoles. Oui la gauche est forte et oui les socialistes tiennent leurs rangs. C'est particulièrement le cas à Paris, où la dynamique est du côté de la gauche plus que ce qui a été annoncé, et je m'en réjouis évidemment. Mais ensuite il y a des situations qui sont extrêmement différentes. Oui, le RN s'enracine, mais il s'enracine particulièrement là où il l'était déjà. Oui, certainement, dans les petites villes les maires sortants de gauche ou droite sont confortés dans cette élection et puis il y a des surprises. Mais je trouve qu'on surestime les commentaires sur la percée de LFI dans cette élection. Toulouse et Limoges, sont liées à des situations locales, à des campagnes locales, à des candidats. Ce sont des élections municipales. »Pour l'eurodéputé écologiste et président de la Délégation écologistes au Parlement européen David Cormand, son parti n'a pas reculé dans l'opinion publique : « Moi j'attire votre attention sur le total gauche à Lyon, qui augmente de 5 points en six ans. Non seulement il n'y a pas de rejet de la gauche, ni de l'écologie et les Lyonnais ont adressé un message très clair à une alliance de toutes les droites de Wauquiez à Attal. En principe qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, le père Aulas devait faire 40-42% et en plus il a siphonné l'extrême droite. (...) Les Lyonnais et les Lyonnaises savent où est le danger et la violence à Lyon comme ailleurs. Là aussi ils ont adressé un message y comp
Un soldat français a été tué lors d’une attaque dans le Kurdistan irakien. L’annonce a été faite cette nuit par le président de la République. Plusieurs militaires français ont également été blessés par cette frappe sur une base kurde alors qu’ils participaient à une action de formation de soldats irakiens dans la lutte contre le terrorisme. Quelle doit être la réponse de la France dans cette guerre contre l’Iran ? On en parle avec le porte-parole du PS Stéphane Troussel, président du département de la Seine Saint Denis La guerre au Moyen-Orient fait aussi grimper les prix à la pompe. Quelles mesures de soutien doit met en oeuvre le gouvernement sans trop aggraver le déficit public ? On pose la question au sénateur centriste de Seine Saint-Denis Vincent Capo-Canellas. Et puis à deux jours du premier tour des élections municipales, nous voyons que c’est un scrutin qui intéresse beaucoup les Français. Nous accueillerons le sociologue Jean Viard et Stéphane Zumsteeg de l’Institut IPSOS BVA.
La guerre au Moyen-Orient, notamment le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, fait grimper le prix du carburant à des niveaux jamais vus depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022.Le sénateur (Union Centriste) de la Seine-Saint-Denis Vincent Capo-Canellas était l’invité de l’émission Bonjour Chez Vous ! Il s’est montré très critique sur les propositions faites par le Rassemblement National et La France Insoumise pour réguler les prix à la pompe et limiter les fluctuations liées à cette crise énergétique. Vincent Capo-Canellas avertit : « ces propositions présentent deux difficultés. D’abord, nous avons un problème budgétaire. Si on met à baisser les taxes avec des marchés qui sont très volatiles, on risque de ‘boire un bouillon financier’ et de se retrouver avec beaucoup moins de recettes durablement et donc de creuser notre déficit. Le risque c’est que l’on paie demain plus cher en impôts qu’aujourd’hui en prix d’essence. Ensuite, il y a un obstacle parlementaire car il faudrait outiller des mesures. A l’Assemblée nationale, cela me semble particulièrement difficile à faire aujourd’hui. Le gouvernement est parti plutôt sur une auto-régulation du marché, avec un plafonnement volontaire que nous devons vérifier, et avec les stocks stratégiques. »
A deux jours du 1er tour des élections municipales, l’émission Bonjour Chez Vous ! accueillait le sociologue Jean Viard et le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA, Stéphane Zumsteeg. Tous deux ont notamment débattu des enjeux majeurs de ce scrutin en dehors des grandes villes.Un enjeu qui change en fonction de la taille de la commune, selon le sociologue Jean Viard : « Nous n’avons pas les mêmes liens sociaux. Les liens sont beaucoup plus abstraits dans les plus grandes villes. Qui, à Paris, a rencontré madame Hidalgo ? Un certain nombre de personnes, mais quand vous êtes deux millions, ce n’est pas possible. Ce ne sont pas les mêmes types de liens, ni les mêmes demandes. En sociologie, j’appelle cela ‘double proche’ ; la différence entre ce que les gens voient à la télévision et ce qu’ils vivent. Plus les deux sont différents, plus ils ont peur. Quand les gens votent pour l’extrême-droite dans les zones rurales, en fait, ils votent ce qu’ils voient au poste et pas ce qu’ils voient dans la rue. »Pour Stéphane Zumsteeg, la Présidentielle l’an prochain se jouera dans les grandes villes : « Attention à l’effet de loupe, évidemment les enjeux locaux comptent dans la très grande majorité des 35 000 communes. Mais, dans les villes dont les médias parleront et dont nous parlerons dans la presse lundi, ce sont les gens qui auront fait le vote final. Ceux qui auront voté et fait la décision dans les grandes villes, l’auront fait aussi en fonction du contexte national… Donc à l’échelle des agglomérations, les choses restent très politisées et nationalisées. »
La guerre au Moyen-Orient va entrer dans sa troisième semaine. Emmanuel président a annoncé, dans la nuit, la mort du premier soldat français dans ce conflit. Les militaires présents sur cette base participaient à une opération de formation près d’Erbil, dans une base située au Kurdistan irakien.Selon Stéphane Troussel, porte-parole du Parti socialiste et l’invité de Bonjour Chez Vous, cet acte est « l’illustration que la priorité de la France, aujourd’hui c’est de protéger. Protéger la France, ses ressortissants, ses soldats et ses intérêts stratégiques. Et il ne faut pas rentrer dans cette guerre voulue par Trump et Netanyahou ». Le président du département de la Seine-Saint-Denis insiste sur l’importance de protéger la population : « La France doit porter une autre voie, il n’y aura pas de solutions politiques durables dans cette région du monde avec des interventions militaires, sans cadre des Nations Unies, sans respect du droit international. Je crois que c’est aussi la priorité de la France… Quand on voit la déstabilisation de la Libye, de l’Irak ou de la Syrie, on voit bien à quel point la logique de guerre dans laquelle nous font entrer Trump et Netanyahou est porteuse de grands dangers pour à la fois cette région, pour le monde dans son ensemble, y compris pour d’autres conflits. L’attention internationale portée actuellement sur le Proche et Moyen-Orient permet à d’autres de se sentir les mains libres. Je pense à l’Ukraine, à Gaza et la Cisjordanie. »
Cela fait à présent 13 jours qu’Américains et Israéliens ont lancé une attaque sur l’Iran. Donald Trump affirme que l’Iran est proche de la défaite. Téhéran de son côté se dit prêt pour une Guerre d’usure. Et Emmanuel Macron appelle à l’apaisement au Liban... Mais pèse-t-il dans ce conflit ? Nous recevons l’ancien Premier ministre Michel Barnier.Un conflit qui a des conséquences sur les prix de l’énergie à travers le monde. Le prix du baril de pétrole remonte malgré la décision de nombreux pays de débloquer des stocks stratégiques. Sébastien Lecornu demande à ses ministres des propositions pour protéger les consommateurs. Mais dans un contexte budgétaire tendu, le gouvernement a-t-il les moyens de prendre des mesures ? Nous en parlons avec la sénatrice centriste de la Mayenne Élisabeth Doineau.En France, les électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour le premier tour des élections municipales. La présidentielle s’invite dans la campagne. Le RN et LFI nationalisent le scrutin. Un prétendant est engagé dans la course : Edouard Philippe qui était en meeting au Havre ce mercredi. En plus de son fauteuil de maire, il joue son avenir présidentiel. On en parle dans notre débat avec Jefferson Desport et Aurore Malval.A la une de nos régions, on poursuit notre tour de France de la campagne. Direction Toulon dans le Var que le RN rêve de reconquérir 30 ans après. Et puis on va également à Lens, fief socialiste qui pourrait également basculer RN. Enfin étape à Montpellier où le maire sortant socialiste pourrait sortir vainqueur de la guerre des gauches.
Le gouvernement convoque ce jeudi l’ensemble du secteur pétrolier dans la journée afin de limiter au maximum l’impact de l’envolée des prix des carburants sur le consommateur final. Elisabeth Doineau, sénatrice (Union Centriste) de la Mayenne était l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Elle appelle à la réelle solidarité face à la crise énergétique actuelle : « Nous devons être collectivement solidaires aussi les uns des autres. Les premiers jours, les gens se sont rués sur les stations-services au détriment des personnes qui travaillent et qui avaient besoin de l’essence et du gasoil. Moi, ce que je demande, c’est de la solidarité. Imaginez, il y a des pays, des peuples qui vivent la guerre, qui souffrent de morts et de blessés, et nous, nous souffrons que de la hausse du carburant. C’est terrible pour nous tous, en milieu rural, car nous avons besoin de l’essence et du gasoil tout le temps, mais, pouvons-nous être plus sobre en usage des carburants ? Je pense que oui. »
La matinale Bonjour Chez Vous sur Public Sénat accueillait le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport et Aurore Malval, grand reporter au service Politique de Marianne pour échanger sur les enjeux des municipales à Montpellier, Toulon, Lens, Lille ou encore Paris. Dans certaines municipalités à l’instar de Montpellier, ce sont La France insoumise et le Parti Socialiste qui s’affrontent dans une bataille à gauche. Pour Aurore Malval, « A Montpellier, le débat se pose sur des questions d’écologie concrète appliquées à la ville. C’est un débat de gauche, dans une ville de gauche. Je n’aime pas faire l’astrologue, mais il y a assez peu de suspense sur le résultat des élections. On verra maintenant la composition du conseil municipal.Pour Jefferson Desport, la ville apparait comme « un laboratoire des divisions de la gauche ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest le prochain scrutin va permettre de clarifier les choses : « Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a été élu en 2020 et comme tous ceux qui ont été élus pour la première fois à cette période, il a dû affronter la ‘théorie de l’accident’ ; oui mais c’était l’après-covid, oui mais il n’y avait pas beaucoup de participation. Il y avait toujours un ‘oui-mais’ pour tous ces élus. C’est également valable pour le maire de Bordeaux. Et aujourd’hui c’est le rendez-vous de la confirmation. Le moment de faire contredire la théorie de l’accident pour tous les élus de 2020. »
Michel Barnier, ancien Premier ministre et député LR de Paris était l’invité politique de la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Il est revenu sur les prochaines échéances de l’agenda politique notamment marqué par les élections municipales et l’élection présidentielle de 2027.Le député LR de Paris rappelle, dans l’ordre, la priorité des municipales : « Les municipales représentent un grand moment de démocratie au quotidien et de démocratie du quotidien ». Michel Barnier définit également l’enjeu pour son parti, les Républicains : « Là où l’on est uni, on peut gagner, entre autres Lyon et Bordeaux. Alors que là où l’on est divisé, on va perdre. Un appel à l’unité va venir de la base pour remonter vers Paris. Et il faudra faire très attention à tous les ‘déresponsables’ politiques. Ceux qui compromettront et qui fragiliseront cette unité prendront un très grand risque et devront assumer leur responsabilité ». Et concernant l’échéance présidentielle, l’ancien Premier ministre souhaite concentrer ses efforts à l’échelle nationale sur « un projet ». Il précise : « Je vais travailler, avec d’autres, à un projet pour l’alternance et pour une action de redressement et de rassemblement du pays. Je vais travailler avec des candidats potentiels et différentes formations. Il faut un esprit et un socle communs entre la droite républicaine et le centre ». Pour l’ancien chef du gouvernement, il est primordial qu’un futur candidat à la présidentielle se pose trois questions : « Un. Est-ce que je suis capable d’être Président de la République ? Les citoyens doivent savoir si ceux qui se présentent font un petit tour de piste ou sont vraiment capables d’être chef de l’Etat et c’est une grande responsabilité. Deux. Est-ce que j’ai le bon projet pour redresser le pays pour ne pas raconter d’histoire, pour dire la vérité, pour avoir le courage d’être populaire et impopulaire. Trois. Est-ce que je rassemble au-delà de mon camp ? »
Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient s’installe dans la durée. Israël affirme vouloir poursuivre ses opérations tandis que l’Iran promet de nouvelles ripostes. La guerre provoque déjà de lourdes conséquences humanitaires, notamment au Liban. Par ailleurs, il y a encore de nombreux Français coincés dans les pays impactés par le conflit. Comment assurer au mieux leur rapatriement ? Analyse avec la sénatrice (RDSE) des Français de l’étranger Sophie Briante Guillemont.Cette guerre fait planer des incertitudes économiques, particulièrement sur les marchés de l’énergie. Quelles conséquences pour l’Europe et pour la France ? En France, la hausse des prix du carburant commence à peser sur les ménages comme sur les entreprises. Quelles réponses politiques et économiques peuvent être apportées ? Entretien avec Hervé Marseille, président du groupe Union centriste au Sénat et président de l’Union des démocrates et indépendants.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? Quelles dynamiques politiques pourraient émerger de ce scrutin ? Débat et analyse avec les éditorialistes Françoise Degois et Hubert Coudurier.Tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Perpignan, plus grande ville dirigée par le Rassemblement national, et immersion au Le Havre, où l’avenir politique d’Édouard Philippe se joue dans ce scrutin.
Au douzième jour de la guerre en Iran, les attaques israélo-américaines se sont intensifiées dans la capitale iranienne. Dans ce contexte, la question du rapatriement des Français présents dans la zone du Moyen-Orient reste entière pour les quelque 7 500 ressortissants concernés. C’est dans ce cadre que la sénatrice (RDSE) Sophie Briante Guillemont était l’invitée de la matinale. La sénatrice représentant les Français établis hors de France fait l’état des lieux de la situation : « 500 Français, pour la plupart franco-iraniens, sont encore bloqués en Iran. Je ne parle pas des touristes, qui normalement ont tous déjà quitté le territoire. Aucun Français n’est parti faire du tourisme en Iran. Je parle des Français qui vivent en Iran et dans toute la région et qui, a priori, ne sont pas amenés à revenir en France sauf condition extraordinaire. Pour ceux qui veulent revenir, 7 500 Français ont déjà signalé qu’ils voulaient rentrer en France, 15 000 sont rentrés dans les derniers jours, souvent par leurs propres moyens par des vols commerciaux. Et environ 1 000 sont rentrés par des vols affrétés par la France. »
Dans le cadre du conflit international embrasant le Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué ce mercredi les chefs de partis pour leur rendre compte du « positionnement de la France ». En tant que président de l’UDI, Hervé Marseille se rend à Matignon. Concernant la flambée des prix des carburants, le Président du groupe Union centriste au Sénat rejette toute idée de subventions : « Concernant les réserves stratégiques qui vont être potentiellement déstockées, ça a été fait pour cela, comme dans beaucoup d’autres pays européens. Demander des aides ou baisses de taxes sur les carburants, comme le RN ou d’autres partis ? Non, nous n’avons pas les moyens. Nous ne sommes pas dans l’opulence. »Face au contexte perturbé, le sénateur des Hauts-de-Seine explique : « Aujourd’hui, on est en train de payer ce qu’on n’a pas fait depuis des décennies. On a dormi tranquillement à l’ombre de l’OTAN, pendant des années en pensant que s’il se passait quelque chose, les Américains seraient là. A ce jour, on tombe sur un Monsieur Trump qui dit ‘Vous êtes bien gentils, mais assumez enfin votre propre défense. Nous on sera là, mais commencez déjà par investir’… Trump a réveillé l’Europe. C’est souvent avec les épreuves qu’on voit nos propres faiblesses ». Le sénateur des Hauts-de-Seine est également revenu sur les enjeux des municipales 2026, en évoquant les conséquences du conflit international, à l’échelle nationale : « Ce contexte ne prédispose pas à avoir des votes de changements ou éclatés. On a tendance à se rassurer en votant pour les candidats déjà en place, Il y a un effet de conservatisme. »
Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient provoque des répercussions bien au-delà de la région. En France, la hausse des prix du carburant ravive les inquiétudes sur le pouvoir d’achat et relance le débat sur la réponse de l’État. Quelles mesures le gouvernement peut-il prendre pour limiter l’impact de cette crise internationale ? Éclairage dans l’entretien avec Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.Face à la flambée des prix à la pompe, les propositions se multiplient dans le débat politique. Blocage des prix, baisse des taxes, soutien ciblé : quelles solutions sont mises sur la table ? Analyse avec la sénatrice LR Sophie Primas.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa phase décisive. Les tensions entre Jean Luc Mélenchon et le Parti socialiste illustrent-elles une rupture durable à gauche ? Quels rapports de force se dessinent dans les derniers jours de campagne ? Débat avec Adélaïde Zulfikarpasic et Pablo Pillaud Vivien.Tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Pau, où François Bayrou brigue un nouveau mandat, et sur Marseille, où les équilibres politiques pourraient évoluer lors de ce scrutin.
Invitée de la matinale Bonjour chez vous de Public Sénat, l'ancienne porte-parole du gouvernement Sophie Primas s'est exprimée sur la stratégie défensive de la France face au conflit actuel contre l'Iran, ainsi que sur l'état des lieux de la crise énergétique. Elle déclare : « Je fais partie des parlementaires qui ont regretté les décisions prises dans les mandats précédents et notamment sous François Hollande d’aller vers l’arrêt du nucléaire. Il a donc fallu beaucoup de temps pour relancer le nucléaire. Beaucoup trop de temps. La fermeture de Fessenheim est vraiment quelque chose de dommage, parce que c’était un outil de production qui pouvait encore durer et nous être très utile. Je rappelle que c’est la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie) qui a été prise il y a quelques semaines qui acte enfin véritablement le redémarrage de notre politique nucléaire ».Concernant l’échéance électorale de dimanche, la sénatrice (LR) des Yvelines est revenue sur la nouveauté des municipales de 2026 : le changement du mode de scrutin pour les habitants des métropoles de Paris, Lyon et Marseille. Concernant la « prime majoritaire », Sophie Primas reste prudente : « On verra si ça marche, ou si ça ne marche pas. Et puis, ce qu’une loi fait, elle peut le défaire. Dans ces trois métropoles, l’organisation des élections sera extrêmement difficile pour les municipalités et les agents. Il faut trois fois les bénévoles et les agents qui viennent tenir les bureaux. Trois fois le matériel, les urnes, les isoloirs, les barrières. Honnêtement, Bon courage ! »
Avec l’augmentation historique du prix du pétrole, les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient sont immédiates pour l’Hexagone. Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous pour nous livrer les scénarios envisagés par le gouvernement afin d’éviter que les conséquences ne soient trop sévères. Il rassure : « Le gouvernement est en action depuis le déclenchement de cette crise. Tous les jours il y a un suivi qui est effectué à Bercy. (…) Hier, dès qu’il a été mentionné la possibilité éventuelle de recourir aux stocks stratégiques, ça a eu un effet d’apaisement sur les marchés. Maintenant il faut que cet apaisement se voit sur les prix à la pompe, car on est repassé sous les 100 dollars sur les marchés. Et maintenant, la vraie question de fond c’est sur le détroit d’Ormuz ». Après avoir rappelé la nécessité des contrôles à la pompe demandés par le Premier ministre, le ministre délégué chargé de l’Industrie de France explique que les réserves stratégiques représentent l’équivalent de « quatre mois de disponibilités que nous avons sur le territoire national et qui peuvent être utilisées ». Sébastien Martin rappelle que « Pour le moment, nous sommes sur des réactions de marchés et qui ont quelque part une part de rationalité avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Mais en même temps, il y a une part très spéculative. Quand vous avez des réactions spéculatives, il faut envoyer des signaux pour dire à la spéculation de se calmer, de redescendre et que les prix à la pompe puissent rebaisser. »
A cinq jours du premier tour des municipales, la directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA Adélaïde Zulfikarpasic débattait face au rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud-Vivien.Pour Pablo Pillaud Vivien, les électeurs de gauche sont encore dans une logique d’union. En prenant l’exemple de la ville de Nantes, il explique : « Les électeurs vont se dire : Est-ce qu’il y a un risque que Nantes passe à droite ? Même si nous avons plus d’affinités pour tel candidat de la France Insoumise, nous irons voter pour Johanna Rolland, parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche. Et il en va de même pour Paris ; il y en a qui ont plus d’affinités avec Sophia Chikirou, mais qui savent, que pour battre Rachida Dati il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire. Ça, c’est le peuple de gauche qui décide, c’est pas Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou ou les cadres du partis socialistes ».La directrice générale du pôle société d’Ipsos-BVA partage cet avis : « On peut avoir des stratégies de partis, se dire on va faire des alliances techniques, pas techniques, des retraits, etc. In fine, ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout ça. Quand vous regardez l’image de La France Insoumise et de son leader Jean-Luc Mélenchon, elle s’est passablement détériorée ces derniers mois, et années. Aujourd’hui 71% des Français jugent que La France Insoumise est un parti dangereux pour la démocratie. Pour le Rassemblement National, c’est 51%. Aujourd’hui, c’est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger. C’est un parti qui attise les violences, ce qui fait écho à la mort de Quentin Deranque. Tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs. Il y va avoir des vrais cas de conscience chez ces électeurs, qui, dans l’isoloir, vont se poser des questions pas simples. Tout ceci sera en fonction de ce qu’il se passera au premier tour. Les électeurs vont se faire de véritables nœuds aux cerveaux »
Au programme de cette édition : Le conflit au Moyen-Orient se poursuit et rebat les équilibres régionaux. En Iran, la succession au sommet du pouvoir relance les interrogations sur la solidité du régime. Ce changement de leadership marque-t-il la continuité du pouvoir ou ouvre-t-il une nouvelle phase dans le conflit ? Quelles conséquences pour la région et pour l’équilibre des forces ? Analyse avec le géopolitologue Frédéric Encel.Le conflit au Proche-Orient a aussi des répercussions directes au Liban, confronté à une crise humanitaire majeure et à des déplacements massifs de population. Quel rôle la France peut-elle jouer dans l’aide aux civils et dans la stabilisation de la région ? Éclairage avec la sénatrice Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France–Liban au Sénat. La crise internationale fait également craindre une hausse durable des prix de l’énergie. Quels impacts pour le pouvoir d’achat des Français et pour notre économie ?À quelques jours des municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Le scrutin peut-il consacrer une rupture durable entre le Parti socialiste et La France insoumise ? Observe-t-on au contraire une porosité croissante entre Les Républicains et le Rassemblement national ? Débat avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux.Dans nos territoires, tour de France de la campagne municipale avec la presse régionale. Focus sur Bordeaux et Lyon, deux grandes villes dirigées par des majorités écologistes. Reportage également à Roubaix, dans le Nord, où la dynamique électorale pourrait redistribuer les cartes politiques.
Alors que le conflit au Moyen-Orient se régionalise et s'intensifie depuis dix jours, le Liban est la cible de l'aviation israélienne qui a frappé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah faisant près de 400 morts. Invitée sur notre plateau, la sénatrice LR des Hauts-de-Seine et présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat Christine Lavarde affirme que la population libanaise a « l’impression d’un éternel recommencement ». Elle poursuit : « Les Libanais sont déplacés et quand ils sont installés, ils sont redéplacés de nouveau. Il faut se rappeler que c’est un tout petit pays ; qui fait la taille de la Gironde. Ce pays a déjà vu arriver des populations palestiniennes déplacées qui ont été installées. Il y a donc des camps dans le pays, il y a des populations syriennes qui avaient fui leur pays pendant la guerre et qui s’étaient installées aussi et qui commençaient progressivement à repartir en Syrie avec le renversement du régime politique. Et désormais c’est un déplacement à l’intérieur du pays ; les populations du sud qui fuient la zone de combat pour s’installer là où elles trouvent de la place. »La présidente du groupe d’amitié France-Liban au Sénat rappelle également la particularité du système politique et social libanais : « C’est un monde très différent de celui que l’on peut connaitre. Mais ce qui est le plus dramatique c’est que le Liban était vraiment en train d’engager un réel processus de transformation et de reconstruction de ses institutions. Il y a quand même eu une vacance du poste présidentiel pendant deux ans. Le président Aoun est en poste depuis maintenant un peu moins d’un an et demi, il a quand même déclaré et mis en place avec son gouvernement la volonté de désarmer le Hezbollah. Alors, ça ne va pas assez vite pour ceux qui voudraient que le Hezbollah n’existe plus. Mais c’était la première fois qu’il y avait une telle déclaration. Et là récemment, il vient de proclamer que le Hezbollah était persona non grata (…). C’est un message très fort »
Au dixième jour de guerre au Moyen-Orient, le docteur en géopolitique et maître de conférences à Sciences-Po Paris, Frédéric Encel l'invité de la matinale Bonjour Chez Vous. À la question de l’état d’esprit de la population iranienne et d’un potentiel soulèvement face au régime des Mollahs, le docteur en géopolitique apporte de la nuance : « C’est une question très difficile. (…) Je pense que la population a été extrêmement courageuse, en cela qu’elle n’a jamais voulu utiliser la violence. Aucun soldat, aucun pasdaran, aucun bassidji n’a été tué, à ma connaissance, par un manifestant. Ce qui est extrêmement rare dans la longue histoire politique des oppositions à des régimes assassins. Donc gloire à cette population ». Le docteur en géopolitique affirme, cependant, qu’ «il faut un rapport de force face à ce régime extrêmement violent. » Selon lui, ce rapport de force se constituerait d’ « une partie substantielle de l’armée régulière qui basculerait du côté de la population. Pour l’instant ça ne s’est pas fait. Parce que si ça ne s’obtient pas, et si vous n’avez pas non plus à la frontière un corps de troupes d’opposants iraniens venant pénétrant dans le pays pour créer un front (...) Si vous n’avez ni l’un, ni l’autre, je ne vois pas par quelle pensée magique ce régime pourrait tomber. »
C'est dans un contexte international marqué par de fortes tensions politiques et géopolitiques, que vont se tenir les élections municipales les dimanches 15 et 22 mars. A moins d'une semaine du premier tour, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard et l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux échangent dans la matinale de Bonjour Chez Vous. Pour les partis de gauche, Elizabeth Martichoux se réjouit : « Le deuxième tour, ça va être passionnant. On va regarder ce que vont faire les socialistes par rapport à LFI dans l’entre-deux-tours. Parce que là on va avoir la vérité entre les déclarations ‘’Pas d’accord national’’ et ce qui se fera aux municipales. Evidemment on va essayer de comprendre. Et cela, c’est déjà un début de cordon. C’est le cordon entre PS et LFI ». De son côté, Yves Thréard observe que : « Les deux partis dominants de la vie politique aujourd’hui sont des partis qui sont localement faibles. Et les partis qui sont en voie de disparition sur le plan national sont les partis qui tiennent la plupart des municipalités donc ça va être intéressant de voir le rapport de force. On risque d’assister à un petit bouleversement avec ces municipales (…) ça va être intéressant de voir comment la gauche se comporte de manière générale. »
Bonjour chez vous !, c'est votre rendez-vous quotidien avec l'actualité qui vous concerne. Des débats, des reportages en régions et bien sûr toute l'actualité politique et parlementaire. Nous serons au plus près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan.Au programme de cette édition : La guerre au Moyen-Orient s’installe dans la durée. La France assure ne pas être engagée dans le conflit, mais la situation soulève de nombreuses inquiétudes, notamment pour les Français présents dans la région et pour la stabilité internationale. Quelles conséquences diplomatiques, sécuritaires et politiques pour la France ? Éclairage avec le sénateur des Français de l’étranger Ronan Le Gleut.À l’approche des élections municipales, la campagne entre dans sa dernière ligne droite. Quels rapports de force se dessinent dans les grandes villes ? La gauche peut-elle conserver ses bastions urbains ? Entretien avec Emmanuel Grégoire, candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris.À quelques jours du scrutin, quels partis apparaissent en position de force ? Qui peut gagner ou perdre gros lors de ces municipales ? Dans un contexte international tendu, les crises géopolitiques peuvent-elles influencer le vote ou la participation ? Débat et analyse avec le politologue Arnaud Benedetti, le directeur général de l’IFOP Frédéric Dabi et la journaliste Bérengère Bonte.À travers la presse régionale, tour de France de la campagne municipale. Quels sont les enjeux locaux et les rapports de force sur le terrain ? Focus notamment sur Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes, et sur la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes locales.
Ronan Le Gleut, Le sénateur LR représentant les Français établis hors de France était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Il a réagi aux évolutions du conflit au Moyen-Orient et notamment à la demande du Président libanais. Joseph Aoun sollicite l’aide française pour parvenir à un cessez-le-feu.Ronan Le Gleut, vice-président de la Commission des affaires européennes au Sénat a rappelé la proximité étroite et historique que la France entretient avec le Liban, soulignant que : « Le Liban, ce n’est pas seulement un pays ami pour la France, c’est un pays frère. Nous aimons le Liban, c’est un pays auquel nous sommes extrêmement attachés. L’aide humanitaire est déjà en chemin et nous devons répondre favorablement à l’appel du Président Aoun. » Ronan Le Gleut évoque l’intérêt du Liban « qui est de se débarrasser, si cela est possible, de cette branche terroriste de Hezbollah qui met tout le pays en danger. ».
Le candidat du rassemblement de la gauche à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. À neuf jours des élections municipales, il a évoqué les enjeux de la campagne et notamment la difficulté à organiser des débats électoraux télévisés avec la candidate LR et MoDem Rachida Dati. Emmanuel Grégoire se veut catégorique : « Rachida Dati ne peut pas se défausser, se cacher systématiquement, elle a à l’évidence peur du débat et je crois que c’est irresponsable. Qui peut prétendre être maire de Paris qui n’est même pas capable d’accepter un débat avec ses principaux adversaires ? C’est incompréhensible et on va continuer à mettre la pression. Il n’y a pas la démocratie pour les uns, et Rachida Dati qui fait ce qui veut de l’autre. Je pense que si elle ne le faisait pas, c’est un signe de faiblesse qui la disqualifie pour être maire de Paris. Se soustraire aux règles de bases d’un débat démocratique n’est, à mon avis, pas acceptable, ni responsable ».
Dans la dernière partie d'émission, Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP, la journaliste politique Bérengère Bonte, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle revue politique ont analysé les enjeux locaux et l'intensification des rapports de force sur le terrain notamment à Grenoble, première grande ville conquise par les écologistes en 2014, et la Corse, où l’évolution du paysage politique pourrait rebattre les cartes localement.À la question de la stratégie d’implantation municipale du RN, Bérengère Bonte appelle à la prudence : « Il ne faut pas oublier que ce sont des enjeux locaux. Des enjeux avec la reconduction de 70-80% des maires sortants. On va s'intéresser plutôt à des grosses communes. Mais faudra-t-il pour autant en faire des déductions au niveau national ? Je veux rester prudente sur les municipales."Le politologue et directeur de la Nouvelle revue politique Arnaud Benedetti contredit cette analyse : " Dans l’histoire électorale, on a des élections municipales qui ont parfois été annonciatrices de restructurations politiques importantes, souvenons-nous des municipales de 1977 avec le Parti Socialiste qui remporte ces élections, et en 1981 François Mitterrand est élu. De même en 1983 avec les municipales qui annoncent le résultat des législatives de 1986. Est-ce qu'on est dans ce cas aujourd'hui ? Je ne sais pas, mais ce que je pense c'est que l'objectif du Rassemblement National est de disposer d'un groupe parlementaire au Sénat au mois de septembre prochain, avec dix sénateurs."Pour Frédéric Dabi, directeur général opinion de l’IFOP : "Les partis vont essayer d'imposer cette grille de lecture. Par exemple, si le Parti Socialiste conserve Paris, Lille, Marseille et remportent Strasbourg, voire Toulouse, ce sera vu comme un succès et cela peut augurer d'une dynamique présidentielle, même si les deux scrutins n'ont absolument rien à voir. Une présidentielle s'inscrit dans un continuum d'élections."
Au programme de cette édition : la guerre au Moyen-Orient s’intensifie. Les États-Unis et Israël affirment que la résistance de l’Iran s’affaiblit, tandis qu’Emmanuel Macron alerte sur les risques d’embrasement régional, notamment pour le Liban. La désescalade est-elle encore possible ? La diplomatie peut-elle reprendre la main ? La paix dans la région est-elle une perspective crédible ou un mirage ? Éclairage dans l’entretien avec Yasmina Asrarguis, spécialiste du Moyen-Orient.Quelles conséquences pour la France ? Le risque terroriste peut-il s’intensifier sur le territoire national ? Le conflit menace-t-il aussi le pouvoir d’achat avec une hausse possible des prix du carburant ? Analyse avec le sénateur centriste Olivier Cadic.Les crises internationales influencent-elles les scrutins locaux ? Un contexte géopolitique tendu peut-il peser sur le vote lors des municipales ? Débat avec Jean-Baptiste Forray, de La Gazette des Communes, et le politologue Brice Soccol.À l’approche du premier tour des municipales, la campagne s’intensifie dans les territoires. Quels sont les rapports de force locaux ? Focus sur Montpellier et Nîmes, importante ville aujourd’hui détenue par la droite, ainsi que sur Limoges, où les équilibres politiques pourraient être rebattus par de nouvelles alliances.
Le sénateur d’Union Centriste Olivier Cadic était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous, en tant que représentant des Français établis hors de France et Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées pour apporter son regard sur la situation conflictuelle au Moyen-Orient. Olivier Cadic déclare : « Quand vous avez un pays comme l’Iran qui promet la destruction de votre pays en permanence et qui construit toute sa politique sur le sujet, on peut comprendre qu’au bout de 45 ans maintenant qu’il faut que ça s’arrête »Le sénateur reste optimiste, il estime « qu’il y a des progrès. Tant le Hamas, que les Houthis, que le Hezbollah ont des capacités largement affaiblies. La question aujourd’hui est de se demander comment affaiblir l’Iran et effectivement de s’en prendre à la tête de la pieuvre. »Olivier Cadic rappelle que les accords d’Abraham avaient été signés en faveur de la sérénité dans la région, mais que depuis l’attaque du 7 octobre, ces conflits ont provoqué une escalade et un réel retour en arrière.
La spécialiste du Moyen-Orient Yasmina Asrarguis était l’invitée de la deuxième partie de la matinale Bonjour Chez Vous, afin d’apporter son expertise sur les embrasements dans la région. La chercheuse associée à l’Université de Princeton et à la Fondation Jean-Jaurès, était face à Oriane Mancini et au journaliste responsable du bureau de Paris de La Voix du Nord Julien Lécuyer. Après avoir rappelé que l’opération menée par les Etats-Unis venait d’une « stratégie préparée depuis des mois par la CIA », Yasmina Asrarguis précise que la question sur la population kurde est primordiale. Elle interroge : « Est-ce que les Kurdes vont revenir au secours des Américains après avoir été abandonnés par deux fois ? L'autrice de l'essai “Le mirage de la paix. La véritable histoire d'Israël et des pays arabes” approfondit : « Les Kurdes ont été abandonnés par Donald Trump lui-même, qu’il s’agisse récemment de leur situation en Syrie où ils n’ont pas été soutenus face à Al-Charaa, le président actuel qui a succédé à Bachar al-Assad. Et en réalité dans l’imaginaire de Donald Trump, quand il regarde l’Iran et cette région, il y voit deux modèles. Le modèle vénézuélien ; où globalement vous coupez la tête et vous vous appuyez sur un régime déjà en place avec qui vous pouvez établir un contact et ensuite gouverner, et ensuite gouverner et obtenir ce que vous voulez en matière de prospérité économique, un pilier extrêmement important pour le président américain. D’un autre côté vous avez le modèle syrien ; la Turquie d’Erdogan avait soutenu de très longue date Al Joulani, qui était initialement à la tête de d’un mouvement djihadiste al-Nosra et qui est allé jusqu’à Damas. Le pari que fait donc potentiellement Donald Trump en ce moment c’est de dire ‘’Les Kurdes peuvent être notre nouveau Joulani pour l’Iran’’. »
Brice Soccol, politologue, essayiste et co-auteur du livre : “L'écharpe et les tempêtes : Face aux maires, la défiance inattendue ?” était face à Jean-Baptiste Forray, rédacteur en chef délégué de La Gazette des communes et auteur du livre “Les Frères ennemis de la Côte” lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous. Les deux intervenants sont revenus notamment sur les municipales de Nice avec le duel fratricide entre les deux candidats pour la mairie de Nice : Christian Estrosi et Éric Ciotti.Pour Jean-Baptiste Forray, la situation est intense : « Ce qui est assez savoureux dans ce combat, c’est que c’est une guerre interne à la droite. Les violences intrafamiliales en politique, c’est ce qu’il y a de pire. On assiste à une guerre civile au sein de la droite dure. Avec un Christian Estrosi, qui a été tenté, de se rapprocher de l’extrême droite au moment des régionales de 1988. Et cela, Éric Ciotti l’a rappelé de manière fielleuse. Il y a toujours des allers-retours entre la droite et l’extrême droite à Nice. » Concernant cet ancien duo niçois, le chef délégué de La Gazette des communes rappelle que ce sont "deux personnages qui se connaissent par cœur, deux frères ennemis qui ont menés tous les combats électoraux de Nice et de l’arrière-pays, pendant 20 ans. »Le politologue Brice Soccol évoque l’importance de cette élection dans les enjeux de la Présidentielle : « D’un côté, vous avez un candidat qui représente la droite centriste et républicaine avec Christian Estrosi. D’un autre côté, il y a Éric Ciotti qui incarne une droite souverainiste et nationaliste. Ce sont deux visions stratégiques des droites de la droite que l’on pourrait retrouver à l’élection présidentielle. »Les intervenants ont également précisé que la situation conflictuelle au Moyen-Orient risquait d’impacter les enjeux des municipales françaises, Jean-Baptiste Forray se demande : « Est-ce que Donald Trump n’aurait pas finalement tué les élections musicales ? Le risque est que ce scrutin passe totalement au second plan. »
Au programme de cette édition : l’annonce majeure d'Emmanuel Macron hier soir dans son allocution télévisée, le porte-avions Charles-de-Gaulle et son groupe aéronaval font route vers la Méditerranée. Ses moyens aériens, ses frégates d’escorte, ainsi que des Rafale déjà déployés au Moyen-Orient, participent à la défense de l’espace aérien des alliés de la France. Que signifie ce repositionnement stratégique ? S’agit-il d’un signal dissuasif ou d’une préparation à un engagement plus large ? Analyse avec Françoise Degois et le Général Dominique Trinquand.Emmanuel Macron a mis en garde contre une opération terrestre israélienne au Liban, évoquant « une escalade dangereuse » et « une erreur stratégique ». Ces propos relèvent-ils de la diplomatie d’équilibre ou fragilisent-ils la position française ? Décryptage avec le sénateur Christian Cambon, envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales.Autre réaction politique avec Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste et député européen. Le chef de l’État a proposé la constitution d’une coalition internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz. La France peut-elle entraîner ses partenaires ? Qui serait prêt à s’engager ?À l’approche du premier tour des municipales, la campagne entre dans sa phase décisive. À Toulouse, le Parti socialiste espère reconquérir la « ville rose » sur le plan politique. Quels sont les rapports de force locaux ?
Le sénateur (LR) du Val de Marne et envoyé spécial du président du Sénat pour les relations internationales Christian Cambon était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous.Suite aux évolutions des combats armés au Moyen-Orient, Christian Cambon estime qu’il était nécessaire d’aller aux combats, malgré la nature de l’intervention qui n’émanait pas du droit international. Il déclare : « Cela fait 47 ans que cette affaire dure. Il y a eu toutes sortes de conférences internationales, des négociations publiques, privées, etc. Rien ne débouche. Et l’on voit bien la violence de la réaction de l’Iran vis-à-vis de ses voisins, combien ce pays était surarmé et consacré à sa défense. Ses capacités d’agressions ont une masse très importante qu’il fallait faire taire, et c’est ce qui est en cours. »
Le député européen et secrétaire général du PS, Pierre Jouvet était l’invité politique de la matinale Bonjour chez vous. Dans un premier temps, il a félicité la réponse du Président Emmanuel Macron face aux attaques au Moyen-Orient, notamment concernant la protection de la France au niveau européen, la possibilité de déploiement, la condamnation de l’attaque américano-israélienne et les mesures prises pour assurer la sécurité des ressortissants français dans les pays de la zone. Pierre Jouvet est par la suite revenu sur les récents échanges interposés sur X et accusations visant Jean-Luc Mélenchon. Le député européen assure : « Je n’ai aucune leçon à recevoir d’un bourgeois sur son canapé qui fait aujourd’hui de l’antisémitisme une expression commune dans beaucoup de ses discours. La lutte antifasciste, personne au Parti Socialiste n’a attendu Jean-Luc Mélenchon pour la combattre. Personne. Tout ce qui est mené par Jean-Luc Mélenchon, depuis des semaines, ne fait que renforcer celles et ceux qui portent justement ce combat contre l’antifascisme. Parce que lorsque l’on est devenu, comme c’est le cas de Jean-Luc Mélenchon, par stratégie politique, par tactique politicienne, celui qui est aujourd’hui l’homme politique le plus détesté de ce pays, à cause de ses outrances, et qu’on est en train de mettre toute la gauche française au ban de la société, je lui dis que ‘’ce qu’on croit servir, on le dessert’’. »
Le Général Dominique Trinquand et l’éditorialiste politique Françoise Degois se sont exprimés lors de la matinale de Bonjour Chez Vous suite à l’allocution télévisée du Président Emmanuel Macron. Pour l’ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, il faut préciser que la France est engagée militairement « de façon défensive ». Le Général nous rappelle que les attaques contre l’Iran sont menées conjointement par les Etats-Unis et Israël, alors que pour la France, c’est différent : « Il s’agit de défendre ses alliés. Nous avons des accords avec le Qatar, le Koweït, L’Arabie Saoudite et une base en Jordanie, donc on remplit notre rôle. On ne signe pas des traités pour se faire plaisir. »L’éditorialiste relève l’attitude du Président lors de son discours : « Je l’ai trouvé extrêmement clair sur les objectifs. Envoyer le Charles-de-Gaulle n’est pas qu’un symbole. C’est-à-dire que vous montrez la puissance de la France. J’ai noté la différence entre le Emmanuel Macron de samedi soir un peu dépité et amer qui dit ‘’On n’a pas été prévenu’’ et le Emmanuel Macron d’hier où d’un seul coup la France montre sa puissance en étant partie prenante avec des objectifs clairs : la défense de nos compatriotes, le respect des traités que l’on signe et la défense économique avec le détroit d’Ormuz. »
Au programme de cette édition : émission spéciale consacrée à la guerre au Moyen-Orient.Donald Trump évoque plusieurs semaines d’opérations militaires et affirme pouvoir aller au-delà si nécessaire, n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. De son côté, Israël étend ses opérations au Liban en réponse aux actions du Hezbollah. L’Iran multiplie les ripostes, tandis que des intérêts américains sont visés dans la région. Les États-Unis s’apprêtent-ils à franchir un nouveau cap ? Assiste-t-on à une extension régionale du conflit ? Analyses et décryptages avec nos experts. À 12 jours des municipales, les dernières dynamiques de campagne : À Nantes, la majorité sortante est fragilisée, la ville peut-elle basculer ? À Brest, débat entre les candidats sur notre antenne. Et dans 68 communes, aucun candidat déclaré : comment expliquer cette crise des vocations locales ? Le point dans notre journal de campagne.
Suite au discours prononcé par le Président Emmanuel Macron hier, lors de son déplacement en Bretagne à l’Ile Longue, le président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur LR du Territoire de Belfort, Cédric Perrin, s’est exprimé sur les conséquences de ce conflit armé, lors de la matinale Bonjour Chez Vous. Il rappelle les propos du Chef d'état-major des armées, en novembre 2025, concernant l’importance de se réarmer, mais surtout il insiste sur l’aspect économique de ces déstabilisations.Cédric Perrin, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées précise : « Les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient ne sont pas encore mesurées, elles vont être économiques avec le détroit d'Ormuz, d’un point de vue commercial et énergétique. On voit déjà que les marchés se sont emballés, que l’augmentation du baril est en cours, car il y a des risques de pénuries. Les infrastructures des pays du Golfe sont à portée des missiles iraniens. Donc on ne sait pas comment tout cela va se jouer. »Des conséquences sur l’approvisionnement du marché de l’énergie qui touchent un certain nombre de pays : « Je pense à la Chine, le Japon, la Corée ou encore les pays européens qui dépendent de ces échanges commerciaux et énergétiques. Tout cela va générer un certain nombre de problématiques, les Américains de leur côté ont une certaine autonomie en matière énergétique, puisqu’ils ont du gaz de schiste, donc ils seront sans doute moins touchés par tout cela, mais il reste tout de même un risque inflationniste. » Le président de la Commission des affaires étrangères affirme sans détour que ces affrontements représentent « un risque économique et un bouleversement majeur. Je crois que, de plus en plus, on vit dans un monde de chaos, d’instabilité et on rajoute de l’instabilité à l’instabilité, le monde n’en manquait pas ».
L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous du 3 mars 2026. Selon lui, le conflit actuel qui impacte tout le Moyen-Orient « n’est pas tenable dans le temps ; dans moins de trois semaines, tout cela sera complètement terminé ».L’ancien lieutenant-colonel rappelle que la fermeture du Détroit d’Ormuz annoncée par les autorités iraniennes génère des conséquences négatives également dans le pays. Il précise : « L’Iran est en train de chercher quels sont les moyens qui leur permettraient réellement de perturber cette opération. Ils ont fermé le Détroit d'Ormuz, mais le problème c’est que l’Iran a aussi besoin du détroit, pour exporter son pétrole ; par conséquent, ça ne peut pas durer. Les marchés s’affolent et les compagnies pétrolières en profitent pour augmenter les prix à toute vitesse. » La position de Guillaume Ancel prend un tournant fort, lorsqu’il déclare :« La seule arme que n’a pas utilisée l’Iran jusqu’ici c’est l’action terroriste, et c’est ça qui inquiète tous les pays, y compris Israël et les Etats-Unis parce que c’est une menace plus compliquée à gérer et par conséquent tous les services de renseignements du monde entier sont sur les dents pour éviter qu’il y ait un attentat qui touchera évidemment des innocents. »
Au quatrième jour des affrontements qui embrasent le Moyen-Orient, déclenchées par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, les conflits se poursuivent. Ce sont les intervenants Michaël Darmon, éditorialiste politique I24News et le Général François Chauvancy, rédacteur en chef de la revue “Défense de l’Union-IHEDN” qui s’expriment aujourd’hui, sur le lancement des opérations militaires, lors de la matinale de Bonjour Chez Vous.Bien que le discours de l’Ile Longue prononcé par le Président Emmanuel Macron était déjà prévu au programme politique avant les conflits récents qui touche le Moyen-Orient, selon l’éditorialiste il était justifié et devait être maintenu. Pour Michaël Darmon « le Président veut être, lui aussi à sa manière, un game-changer, en changeant la donne en Europe, notamment avec cette annonce de partage de la dissuasion ».Le Général conteste « : « On ne partage pas la dissuasion nucléaire. Il n’y a pas de partage. C’est toujours le Président de la République la personne détenteur elle-même qui est détenteur de l’usage, ou non, de l’arme nucléaire. »
Au programme de cette édition spéciale : Israël et les Etats Unis ont frappé samedi l’Iran, qui riposte depuis. Le Guide Suprême Ali Khamenei a été tué, 48 dirigeants également. Le régime des Mollahs va-t-il tomber ? L’Iran va-t-elle être soutenue dans sa riposte ? Le Hezbollah a tiré vers Israël cette nuit. Faut-il craindre un embrasement régional ? Analyses avec le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre. Donald Trump dit prévoir une opération de 4 semaines ou moins, que peut-il faire dans ce laps de temps ? Peut-il faire tomber le régime sans troupes au sol ? Nous recevons également le sénateur socialiste Rachid Temal. Quel rôle pour la France dans ce conflit ? Emmanuel Macron appelle l’Iran à mettre fin aux "attaques inconsidérées", et envisage des "actions défensives" contre l’Iran avec l’Allemagne et le Royaume-Uni. Faut-il entrer dans le conflit ? Emmanuel Macron doit-il réunir les forces politiques ? Enfin dans le Club des Territoires, grand débat sur ce thème avec nos éditorialistes Élizabeth Martichoux, Valérie Lecable et le géopolitologue Pascal Boniface.
Rachid Temal, Sénateur PS du Val-d’Oise et Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous. Evoquant les conflits aux Moyen-Orient, le Sénateur pose une question centrale sur le pouvoir iranien : « Est-ce qu’il préfèrera sauver son régime, même si pour cela il doit faire des concessions énormes, ou aller jusqu’au bout de sa guerre ? Je ne le mesure pas, je pense que personne ne le mesure. Tous ceux, sur les plateaux TV, qui vous expliquent ce qu’il va se passer… Très bien, mais c’est de la boule de cristal. »Suite au conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient organisé par l’Élysée ce samedi 28 février et dimanche 1er mars, le Président Emmanuel Macron a déclaré que la France n’a été ni prévenue de l’opération, ni impliquée dans ces frappes américano-israéliennes visant l'Iran. Pour le Vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette décision est le fruit de la méthode trumpienne. Rachid Temal y voit deux causes : « Il y a une logique de grands secrets et aussi, il y a une forme de méfiance du pouvoir américain vis-à-vis de tout ce qui n’est pas américain ou totalement aligné sur les Etats-Unis. C’est une opération totalement individuelle, et c’est bien regrettable. » Selon le Vice-président de la Commission des affaires étrangères : « Il serait préférable que l’exécutif réunisse dès à présent les forces politiques au Parlement pour les tenir informées de la situation, afin de faire face aux conséquences présentes (notamment avec les navigations pétrolières fermées), ainsi qu’à venir. »
Alors que les tensions redoublent au Moyen-Orient, le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre et professeur de stratégie à Sciences Po et HEC, était l'invité de la matinale "Bonjour Chez Vous" pour apporter son éclairage sur les conflits armés en cours. Selon l'expert, les hostilités ont franchi un seuil : « On est dans une guerre régionale, mais aussi dans une guerre plus large que cela. La France est en guerre depuis ce matin, car elle a décidé, dans une posture défensive, d'aller réduire les armes qui tirent depuis l'Iran. Ce qui veut dire, de manière très concrète que nos avions vont monter en l'air et aller tirer leurs missiles en l'air (...). Pour nous défendre, nous allons prendre part à cette guerre. Certes, c'est une guerre régionale, tout le Moyen-Orient est enflammé, mais ça dépasse largement le Moyen-Orient : un pays européen a été frappé, c'est Chypre. » Le Général rappelle la notion de droit international et européen avec la potentielle application de l'article 42.7 du Traité sur l'Union européenne, qui prévoit d'ailleurs une défense mutuelle des États membres en fournissant aide et assistance, si l'un des états subit une agression armée sur son territoire.Selon l'expert, l'ordre mondial est totalement bouleversé. « On est dans une guerre tellurique, c'est-à-dire dans une recomposition totale à la fois du Moyen-Orient et une recomposition à venir dans un monde qui était largement décomposé déjà depuis le 24 février 2022. »
Suite au lancement de l’opération « Fureur épique » du Président Donald Trump, les récentes attaques israélo-américaines portent un objectif : faire tomber le régime des mollahs en Iran. La riposte iranienne provoque un embrasement régional, en attaquant les bases militaires américaines situées en Israël, au Bahreïn, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes Unis, au Qatar, en Jordanie ainsi qu’au Koweït. La question des conflits au Moyen-Orient est au cœur de notre débat ce matin dans la matinale "Bonjour Chez Vous". Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat ; le contexte actuel nous met dans une situation inconfortable, où à la fois, nous devons « être en communion avec les iraniens et les iraniennes, qui subissaient une situation de dictature religieuse épouvantable, et par ailleurs, nous subissons aussi la loi de la force trumpiste qui, pour des européens, nous met dans une situation compliquée car ce ne sont pas nos valeurs. » Pour Valerie Lecasble, éditorialiste politique au quotidien Lejournal.info, le contexte psychologique global de Trump est puissant où il faut « aller vite, taper fort avec un objectif ultime qui est très dur : changer la donne au Moyen-Orient ». Le géopolitologue et directeur de l'IRIS Pascal Boniface conclut le débat en rappelant que le président Trump a encore la possibilité de reprendre les négociations avec l’Iran, cependant « s’il négocie pour avoir le même régime, un peu moins répulsif, ce sera un échec pour lui. ».
Julien Denormandie, ingénieur agronome et ancien ministre de l'Agriculture et du Logement était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour réagir à l'actualité bouillonnante autour des agriculteurs français : traités de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, baisse budgétaire de la Politique Agricole Commune et épidémie de dermatose nodulaire. Également auteur de « Le Chant du Sol », Julien Denormandie espère remettre la qualité du sol au centre des considérations politiques sur notre production agricole.Julien Denormandie déplore que « la seule résolution au niveau international sur le sol, c'est cette journée internationale du sol le 5 décembre avec le roi de Thaïlande. Alors c'est très bien de l'avoir fait, c'est une forme de considération, mais on est très éloignés de la réalité de nos politiques (...). Les seuls qui avaient tenté de remettre le sol au centre des politiques économiques, ce sont les physiocrates, on en est très loin aujourd'hui. Qu'est-ce que le sol aurait dit au salon de l'Agriculture ? Probablement `écoutez-moi'. Tout ce que le sol a enterré on a essayé de le sortir, le pétrole, même des virus avec la fonte des glaces au nord, alors que le sol nous avait dit qu'il était bien de le laisser là. Et à l'inverse, tout ce qu'il nous redonne, l'eau, l'oxygène, on devrait peut-être l'utiliser avec parcimonie ».Julien Denormandie explique les difficultés qu'ont les politiques à trouver des solutions à la question agricole face à la diversité des cas et des crises sur le terrain : « On devrait parler de `nos agricultures', même de `nos territoires agricoles'. Aujourd'hui vous avez des territoires ou des productions en souffrance, parfois les deux. Par exemple, la crise céréalière dans les zones intermédiaires, due à des causes structurelles sur la qualité du sol, mais aussi à des raisons économiques avec le cours de matières premières et les prix des intrants. Il faut accepter cette complexité et apporter des réponses territoire par territoire et filière par filière. Sur les syndicats, ce sont parfois des visions qui s'opposent. Mais ça fait partie de la beauté d'une démocratie. Mais il y a quand même une vision partagée dans notre pays, c'est de chérir nos agriculteurs ».
Fréquentation en baisse avec l'absence des bovins, traité de libre-échange avec l'Inde et le Mercosur, négociations des prix des produits agricoles et des marges de l'agro-industrie et de la grande distribution, baisse du budget de la Politique Agricole commune : le Salon de l'Agriculture est-il le révélateur d'une crise profonde du monde agricole ou la seule façade positive qu'il lui reste ?Emmanuelle Ducros, journaliste économique spécialiste des questions agricoles et alimentaires à l'Opinion, décrit « un Salon de l'Agriculture avec un côté presque désespéré. Le monde agricole répète la même chose depuis des années, face à un politique dont le temps n'est pas le même et face à une société qui n'a pas entièrement compris la complexité des enjeux. Cela fait trois ans que l'on enchaîne les crises avant le Salon de l'Agriculture. Aujourd'hui il manque l'euphorie habituelle où la famille agricole se retrouve. On a plutôt un poids et une exaspération qui pèsent sur tout le monde ».Frédéric Denhez, auteur et journaliste spécialiste des questions d'environnement, chroniqueur pour Marianne, va plus loin : « Les agriculteurs ne sont plus désespérés, ils sont passés au-delà du stade de la colère. Ils sont désabusés, ils se sentent déconsidérés, et encore, il faudrait pour cela qu'ils aient été considérés à un moment ou à un autre. Il y a environ 60 à 70% d'entre eux qui ne votent pas lors des élections syndicales. Mais surtout ils se sentent invisibilisés par la population, complètement schizophrène, qui aime l'image des agriculteurs, de la France d'avant, mais c'est simplement un rapport affectif à une prétendue ascendance agricole. Pour moi, le Salon de l'Agriculture ne devrait même pas exister c'est l'agriculture carte postale ».
La nationalisation de l'entreprise ArcelorMittal, considérée comme un fleuron français de la sidérurgie est avancée par une partie de la gauche et des syndicats de travailleurs. Mercredi, des délégations de la CGT, de Safran, d'EDF manifestaient devant le Sénat pour préconiser cette solution : « Sans acier, il n'y a ni automobile, ni naval, ni énergie ». Pierre Barros, sénateur (PC) du Val-d'Oise, était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » pour défendre cette proposition au sein de l'Hémicycle. Pierre Barros affirme que : « ArcelorMittal est un totem, c'est un acteur majeur de la sidérurgie. C'est un symbole et des milliers d'emplois. Si au sortir de la Seconde Guerre mondiale on a créé le CECA, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, c'est que à un moment donné nous sommes très attentifs aux questions stratégiques, notamment sur les forces motrices, à l'époque c'était le charbon, aujourd'hui c'est l'électricité. Et puis sans acier il n'y a plus d'industrie. Le marché est inondé par l'acier étranger, notamment chinois, mais on voit que sur la question de la nationalisation, il reste surtout un clivage idéologique gauche-droite ». Pierre Barros est également revenu sur le Salon de l'Agriculture. Pour lui cet espace « devient un endroit où l'on fait salon. Tout le monde y va ça devient un passage obligé, une agora. C'est comme un plateau télé, on se montre, on se fait filmer, on peut faire passer des messages et des scandales aussi. Cela devient un espace politique parce qu'il y a une crise agricole, il y a aussi des choix économiques, liés à la production de produits à la consommation courante et qui ont des effets directs sur notre alimentation. Il est donc évident que les politiques de tous bords y feront un saut ».
Le scrutin municipal approche à grand pas avec un premier tour le 15 mars et le second le 22 mars. Alors que les campagnes sur le terrain s'accélèrent, la matinale « Bonjour chez vous ! » recevait Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l'IFOP pour nous éclairer sur les enjeux qui sous-tendent l'élection locale dans un contexte de crise particulier. Une question est au centre du débat : le vote local va-t-il être influencé par des enjeux nationaux ? Frédéric Dabi explique que « ces élections municipales se tiennent dans un contexte inédit, car comme en 2001, c'est le dernier scrutin organisé avant l'élection présidentielle. Inédit également parce que nous sommes dans une crise politique jamais vue, avec une décrédibilisation de l'homme politique : les Français ont l'impression qu'il ne fait rien, que c'est un astre mort. La question qui se pose aujourd'hui c'est quel sera l'impact au niveau local. Car, au contraire, les maires sont des élus de terrain, qui inspirent davantage la confiance, et ils contribuent à réenchanter la promesse du politique ». Frédéric Dabi se penche sur le cas particulier de « Nice, qui est peut-être l'une des villes les plus importantes en termes de symbole, avec une élection où le scrutin est plus qu'incertain. Le maire sortant, Christian Estrosi, est en danger, et là aussi, on le verra en fonction des configurations de vote au second tour, s'il y a une union des droites, si au contraire il y a un front républicain contre Éric Ciotti, d'ailleurs Christian Estrosi en avait bénéficié en 2015 aux élections régionales. En général, le second tour est convenu dans le premier tour, mais je ne pense pas que ce soit le cas dans ce scrutin, on remarquera plutôt une discontinuité de l'un à l'autre ».
C'est un duel à distance qui se met en place entre le Rassemblement National et La France Insoumise. Avec le scrutin municipal comme enjeu, mais aussi l'élection présidentielle de 2027, Marine le Pen et Jordan Bardella échauffent leur écurie politique au Salon de l'Agriculture, tandis que Jean-Luc Mélenchon exalte ses partisans depuis un meeting en soutien à Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate à la mairie de Lyon. Ces tensions mettent en évidence qu'à un an de la présidentielle, l'élection des maires est un enjeu symbolique majeur pour les partis politiques. Arnaud Benedetti, Directeur de la Nouvelle Revue Politique, estime que Jean-Luc Mélenchon « est depuis très longtemps dans une stratégie de conflictualisation dans laquelle il accélère. Il ne peut que susciter une indignation tout à fait légitime. Jean-Luc Mélenchon est suffisamment intelligent et cultivé pour savoir ce qu'il fait. On ne peut pas considérer que c'est une maladresse de sa part. Il cherche à solidifier son socle électoral central, l'électorat dont il a absolument besoin dans la dynamique d'une élection présidentielle. C'est cet électorat qui le portera in fine à la qualification au second tour. Je ne suis pas sûr que ce soit une stratégie gagnante, mais c'est la sienne ». Pour Élizabeth Martichoux, éditorialiste politique sur LCI et Public Sénat, c'est « Jean-Luc Mélenchon qui est en train d'installer un match entre La France Insoumise et le Rassemblement National. Cela m'avait beaucoup frappé lorsque Jordan Bardella avait tenu sa conférence de presse après la mort de Quentin Deranque : il avait presque moins parlé de LFI que du bloc central, d'avoir favorisé l'élection de la gauche avec le front républicain. On aurait pu imaginer que la stratégie de Jean-Luc Mélenchon serait l'effacement, le profil bas, mais il fait tout le contraire ».
Les suites de la mort du militant nationaliste sous les coups de militants antifascistes Quentin Deranque agitent toujours les débats politiques. Ce mercredi aux questions d'actualité au Sénat, Sébastien Lecornu s'en est pris à LFI : « Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnault est toujours membre de La France Insoumise ».Marion Canalès, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme insiste : « Je veux revenir sur ce que Laurent Wauqiez a dit sur le `cordon sanitaire' vis-à-vis de La France Insoumise. Cela me fait doucement rire. Je viens d'Auvergne Rhône-Alpes, le `cordon sanitaire' il a été mis en place contre le Rassemblement National (...). Ce cordon, que nous avons mis en place, nous, la gauche, a permis de sauver 11 députés Les Républicains dans notre région. Je ne pense qu'on n'a pas de leçons à recevoir en matière de `cordon sanitaire', on a fait notre part, et l'inverse a été moins vrai ».Marion Canalès porte une proposition de loi pour réserver la vente de protoxyde d'azote aux professionnels pour éviter les dérives : « Sur le protoxyde d'azote, on est face à un vrai phénomène de société. Beaucoup de parlementaires en ont parlé avant moi, tout a été dit ou presque, mais ça peine encore à avancer. (...) Valérie Létard a été précurseur sur le sujet autour des mineurs, aujourd'hui c'est un sujet qui touche également les majeurs. Maintenant il va falloir passer à la vitesse supérieure. C'est un vrai fléau, avec une consommation massive, une accessibilité. Il faut une réponse à la hauteur. On ne va pas tout résoudre avec nos textes et nos enjeux. Les maires sont en première ligne et prennent des arrêtés sur lesquels il faut les accompagner à tout prix ».
Au programme de cette édition : une émission consacrée pour une large partie au Salon de l'agriculture. Dermatose, accords commerciaux comme le Mercosur, revenus insuffisants, concurrence internationale : comment enrayer les crises successives qui touchent nos agriculteurs ? La France demeure-t-elle une grande puissance agricole ? Doit-elle préserver son modèle productiviste ou le réinventer ? Débat avec Frédéric Denhez et Emmanuelle Ducros.L'entretien se poursuit avec Julien Denormandie, ancien ministre de l'Agriculture. La politique agricole menée ces dernières années est-elle un échec des quinquennats d'Emmanuel Macron ? Quelles réformes auraient dû être engagées ? Quelles marges de manoeuvre restent possibles ?Dans la séquence Sénat, focus sur l'usage détourné du protoxyde d'azote, un gaz en vente légale devenu pour certains une drogue. Face à l'ampleur du phénomène, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales propose d'en réserver l'usage aux seuls professionnels, notamment dans les secteurs médical et culinaire. Cette restriction est-elle la bonne réponse ? Peut-elle réellement endiguer le fléau ?Enfin, dans nos régions, la campagne des municipales entre dans une phase décisive.Au Havre, Édouard Philippe brigue un nouveau mandat. Un sondage le donne battu par son adversaire communiste. Ce scrutin local peut-il préfigurer des dynamiques nationales, voire présidentielles ? Analyse dans notre journal de campagne.










