JérÎme Colombain, Monde Numérique (Actu Tech)
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Monde Numérique (Actu Tech)

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Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par JérÎme Colombain. Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans. Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine. Les autres jours de la semaine, suivez : - Les interviews de celles et ceux qui font la tech.- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti- Des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien.Etc. On parle de : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique... Site Web : https://mondenumerique.info/ Chaßne YouTube : https://www.youtube.com/@mondenumeriqueNewsletter : https://mondenumerique.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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Les supercalculateurs deviennent des monstres : pourquoi leur puissance explose (đŸŽ€ Bruno Lecointe, Bull)
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Les supercalculateurs changent d’échelle, avec des machines capables d’atteindre des niveaux de puissance et de densitĂ© spectaculaires. À Angers, Bull vient de doubler la capacitĂ© de production de son usine pour rĂ©pondre notamment Ă  l’essor de l’intelligence artificielle et du calcul haute performance. đŸŽ€ INTERVIEW : Bruno Lecointe - Directeur HPC, IA et Quantique chez BullL'essentiel- Nous fabriquons des Formule 1 informatiques.- Jupiter est capable d’exĂ©cuter un milliard de milliards d’opĂ©rations par seconde.- On refroidit les systĂšmes avec une eau chaude Ă  45 degrĂ©s Celsius.- La souverainetĂ©, ça ne veut pas dire ĂȘtre sans les autres.================================= A quoi servent les supercalculateurs ?Un supercalculateur, c’est un super ordinateur capable de faire de grosses simulations pour la science. Cela peut servir Ă  simuler le crash d’une voiture, l’écoulement d’un avion dans les airs, la recherche d’une nouvelle molĂ©cule ou encore la prĂ©vision du temps. On prend les composants d’un ordinateur classique — processeur, mĂ©moire, disques et rĂ©seau — et on les agrĂšge pour en faire un trĂšs gros processeur, une trĂšs grande mĂ©moire et un trĂšs grand espace de stockage. Aujourd’hui, Jupiter est capable d’exĂ©cuter un milliard de milliards d’opĂ©rations par seconde, soit l’équivalent de 10 millions d’ordinateurs. On parle dĂ©sormais en tĂ©raoctets de mĂ©moire et les machines peuvent atteindre environ trois tonnes au mĂštre carrĂ©. Comment fabrique-t-on et transporte-t-on une machine aussi imposante ?Dans notre mĂ©ga-usine d'Angers, nous fabriquons d’abord le rack, cette grande armoire dans laquelle nous intĂ©grons les alimentations Ă©lectriques puis les lames de calcul. Nous mettons ensuite le systĂšme en eau et nous le testons en le poussant au-delĂ  des prĂ©conisations du client pour vĂ©rifier son comportement. Une fois les tests terminĂ©s, nous dĂ©sassemblons certaines parties et nous transportons les diffĂ©rents blocs dans des emballages spĂ©cifiques. Le rack vide peut dĂ©jĂ  peser entre 250 et 300 kilos. La fabrication peut prendre de trois Ă  douze mois, car nous ne vendons pas des produits sur Ă©tagĂšre : chaque systĂšme est quasiment fabriquĂ© Ă  façon. Nous fabriquons des Formule 1 d’ordinateur. Cette industrie peut-elle rĂ©ellement ĂȘtre souveraine alors que les principaux processeurs viennent des États-Unis ?La souverainetĂ© ne veut pas dire ĂȘtre sans les autres. AMD, Nvidia et Intel sont des partenaires avec un savoir-faire excellent, et nous travaillons avec eux sur le long terme. Mais nous dĂ©veloppons aussi nos propres technologies, notamment pour connecter les ordinateurs entre eux afin qu’ils soient vus comme un seul gros ordinateur. Nous avons une R&D en Europe, majoritairement en France, et une usine en France. Nous travaillons Ă©galement avec des acteurs europĂ©ens qui dĂ©veloppent des processeurs et des accĂ©lĂ©rateurs pour l’IA, ainsi qu’avec des sociĂ©tĂ©s françaises, anglaises et finlandaises dans le quantique. L’objectif est de conserver des compĂ©tences critiques tout en travaillant avec des partenaires.

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Les cyberattaquants vont plus vite que les entreprises : comment rĂ©duire l’exposition au risque ? (đŸŽ€ JĂ©rĂŽme Bouvet, Check Point)
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Les cybercriminels industrialisent la collecte et la revente de donnĂ©es pour prĂ©parer leurs futures attaques. Face Ă  cette menace, les entreprises cherchent dĂ©sormais Ă  connaĂźtre leur exposition rĂ©elle sur Internet et Ă  automatiser leur rĂ©ponse aux vulnĂ©rabilitĂ©s critiques. đŸŽ€ INTERVIEW : JĂ©rĂŽme Bouvet - Directeur gĂ©nĂ©ral France de Check PointEn partenariat avec Check Point L'essentiel- Les cybercriminels industrialisent la revente de donnĂ©es.- Les donnĂ©es servent ensuite Ă  prĂ©parer les futures attaques.- Les attaquants jouent plus vite que la dĂ©fense.- Il va falloir automatiser.================================= Que cherchent concrĂštement les cybercriminels lorsqu’ils observent une entreprise depuis Internet ?Les attaquants peuvent rĂ©cupĂ©rer diffĂ©rents types d'informations, mais les identifiants et les mots de passe restent trĂšs frĂ©quents. Ils peuvent ĂȘtre volĂ©s par des infostealers ou apparaĂźtre Ă  la suite d'attaques de supply chain. Ces donnĂ©es sont ensuite revendues sur le dark web. Leur valeur dĂ©pend notamment de leur qualitĂ© et de leur fraĂźcheur. Certaines informations peuvent coĂ»ter quelques centimes, tandis que de grandes bases de donnĂ©es peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d'euros. Comment une entreprise peut-elle savoir ce qui circule rĂ©ellement sur elle ?Il faut d'abord comprendre ce qui est disponible, puis dĂ©terminer ce qui est rĂ©ellement exploitable et enfin identifier ce qui est critique. Nous aidons nos clients Ă  rechercher ces informations sur le dark web, avec des Ă©quipes qui rĂ©alisent de l'analyse, de l'audit et aussi de l'infiltration de groupes d'attaquants. Nous pouvons Ă©galement consulter ou acheter des Ă©chantillons de donnĂ©es pour vĂ©rifier ce qui concerne nos clients. Ensuite, nous pouvons identifier les actifs exposĂ©s, rechercher les vulnĂ©rabilitĂ©s exploitables et simuler des campagnes d'attaque de plus en plus crĂ©dibles. Pourquoi faut-il dĂ©sormais automatiser la rĂ©ponse aux vulnĂ©rabilitĂ©s ?Le problĂšme est celui de la vitesse. Une vulnĂ©rabilitĂ© critique exploitable peut demander en moyenne environ sept jours Ă  une entreprise pour ĂȘtre corrigĂ©e, alors qu'un attaquant peut l'exploiter en quelques secondes ou quelques minutes avec les outils dont il dispose. L'intelligence artificielle et les agents peuvent nous aider Ă  automatiser la remĂ©diation et Ă  hiĂ©rarchiser les vulnĂ©rabilitĂ©s. L'objectif est de rĂ©duire le dĂ©lai nĂ©cessaire pour diminuer l'exposition au risque, en passant d'une semaine Ă  quelques minutes, tout en Ă©vitant de casser la production informatique. Jusqu'oĂč peut-on dĂ©lĂ©guer la rĂ©ponse aux attaques Ă  des agents d'intelligence artificielle ?C'est une question qui se pose aujourd'hui dans les entreprises. Si nous voulons rĂ©pondre aussi vite que les attaquants, il faudra utiliser nous aussi des agents capables de travailler de façon coordonnĂ©e. Mais cela implique de dĂ©lĂ©guer certaines prises de dĂ©cision Ă  des agents autonomes. Dans certains cas, une entreprise peut dĂ©cider d'isoler un service extrĂȘmement critique pour le protĂ©ger. Mais les consĂ©quences peuvent ĂȘtre trĂšs importantes, notamment pour une banque, un grand industriel ou une organisation du secteur public. Il faut donc conserver l'humain au milieu du dispositif et dĂ©terminer jusqu'oĂč l'entreprise accepte d'automatiser sa rĂ©ponse.

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Un robot domestique qui apprend vos tĂąches en 30 minutes (đŸŽ€ Antoine Marcel, Flourish)
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Flourish veut faire entrer le robot domestique dans les foyers en misant sur une approche diffĂ©rente : apprendre au robot les habitudes et l’environnement de chaque utilisateur. Son premier modĂšle, vendu 3 555 dollars en seulement 50 exemplaires, doit notamment s'attaquer aux tĂąches de rangement et de nettoyage. đŸŽ€ INTERVIEW : Antoine Marcel - Fondateur et CEO de FlourishL'essentiel- Nous, on a une approche basĂ©e sur l'apprentissage.- On a un modĂšle qui a appris de ta maniĂšre de faire, de ta maison et qui est servi pour toi.- Il y a 70 % des tĂąches dĂ©jĂ  qui sont faisables avec moins d'un kilo cinq.- Le but, c'est comment on est capable de mettre un robot dans chaque foyer qui te fait gagner deux heures par jour.================================= Pourquoi avoir choisi de lancer un robot domestique qui apprend les tĂąches plutĂŽt que de miser sur une IA gĂ©nĂ©raliste capable de tout faire ?Je pense que le principal enjeu est de mettre cette technologie dans les mains du grand public. Aujourd'hui, beaucoup d'acteurs cherchent Ă  construire un modĂšle d'IA gĂ©nĂ©raliste capable de comprendre une consigne et de rĂ©aliser directement une tĂąche. Nous avons choisi une approche diffĂ©rente. L'utilisateur montre au robot oĂč sont les objets, comment il rĂ©alise la tĂąche et comment fonctionne son environnement. On va ensuite fine-tuner un modĂšle spĂ©cifiquement pour cette tĂąche et pour cette maison. Le robot apprend donc de la maniĂšre de faire de son utilisateur. Comment lui apprend-on concrĂštement une nouvelle tĂąche ?Tout se fait depuis une application mobile. Pour dĂ©placer le robot, on utilise un joystick. Pour contrĂŽler ses bras, on bouge son tĂ©lĂ©phone : grĂące aux capteurs de l'appareil, nous pouvons reproduire les mouvements du tĂ©lĂ©phone sur le bras du robot. L'utilisateur peut ainsi lui montrer comment attraper une bouteille, prendre un arrosoir ou effectuer une autre tĂąche. Il rĂ©pĂšte plusieurs fois le geste, gĂ©nĂ©ralement pendant une trentaine de minutes, afin que le robot puisse apprendre. Quelles sont les limites du premier modĂšle ?Il y en a trois principales. D'abord, chaque bras peut soulever jusqu'Ă  1,5 kg. Ensuite, les bras ne peuvent pas aller sous l'eau, donc le robot ne peut pas encore faire la vaisselle. Enfin, les tĂąches qui demandent beaucoup de dextĂ©ritĂ© ou de fragilitĂ©, comme plier du linge, sont encore trop complexes. En revanche, il peut prendre du linge, le mettre dans la machine Ă  laver, fermer la machine et lancer la machine. Pourquoi ne vendre que 50 exemplaires pour commencer ?Je veux apprendre directement avec les premiers utilisateurs. Chacun pourra me contacter s'il rencontre un problĂšme ou s'il veut faire quelque chose que le robot ne sait pas encore faire. Cela nous permet de comprendre les usages, les difficultĂ©s et ce qui doit ĂȘtre amĂ©liorĂ©. Avec une centaine d'unitĂ©s, il deviendrait dĂ©jĂ  beaucoup plus difficile de suivre chaque utilisateur aussi prĂ©cisĂ©ment. Cette premiĂšre sĂ©rie est donc une forme de bĂȘta-test Ă  grande Ă©chelle, avec un robot dĂ©jĂ  capable de rĂ©aliser des tĂąches. Quelle est l'ambition Ă  long terme de Flourish ?À terme, nous voulons vraiment faire ton majordome. Le robot pourrait prĂ©parer Ă  manger, servir la table, laver la vaisselle et ranger les objets Ă  leur place lorsque tu pars travailler. L'objectif est que tu rentres chez toi et que ton appartement soit propre. Mais atteindre ce niveau demandera encore du temps et un niveau de recherche beaucoup plus Ă©levĂ©.

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Bardella : comment Mediapart a authentifiĂ© les messages (📆 L'HEBDO 03/10/26)
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Comment Mediapart a fouillĂ© dans les archives de Meta pour authentifier des messages attribuĂ©s Ă  Jordan Bardella ‱ OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels capables d’agir Ă  votre place ‱ Google teste les prĂ©mices de data centers dans l’espace ‱ Les lunettes connectĂ©es arrivent en force ‱ Un robot domestique français Ă  3 555 dollars promet d’apprendre vos corvĂ©es ‱ Comment les entreprises traquent leurs donnĂ©es qui circulent sur le dark web ‱ Bull agrandit son usine française de supercalculateurs ⭐ DĂ©couvrez Frogans, le pionnier de l'informatique spatialisĂ©e 👉 Cliquez ici =============== Une nouvelle application Monde NumĂ©riqueLa nouvelle version de l’application Monde NumĂ©rique amĂ©liore l’écoute des Ă©pisodes sur iPhone et Android, avec avance et retour rapides, changement de vitesse, minuteur et favoris. Elle est dĂ©veloppĂ©e avec GoodBarber, spĂ©cialiste français de la crĂ©ation d’applications mobiles no-code. Influenceur tech numĂ©ro 1, selon le Tyto Tech 500 Le classement Tyto Tech 500 me place cette annĂ©e en tĂȘte de son palmarĂšs français des personnalitĂ©s influentes de la tech. Une reconnaissance qui met notamment en avant la prĂ©sence multicanale — mĂ©dias, rĂ©seaux sociaux, podcasts et plateformes — aprĂšs cinq ans de dĂ©veloppement de Monde NumĂ©rique. Affaire Bardella : comment Mediapart dit avoir vĂ©rifiĂ© ses documentsMediapart a publiĂ© des messages antisĂ©mites datant de 2013 qu’il attribue Ă  Jordan Bardella, prĂ©sident du Rassemblement national, qui conteste formellement en ĂȘtre l’auteur. Le mĂ©dia explique avoir demandĂ© Ă  deux anciens interlocuteurs de rĂ©cupĂ©rer directement auprĂšs de Meta leurs archives Messenger, puis avoir fait constater l’une de ces extractions par un commissaire de justice ; il dit Ă©galement avoir recoupĂ© le contenu des Ă©changes avec des Ă©lĂ©ments biographiques. La procĂ©dure permet d’étayer l’authenticitĂ© des fichiers extraits de Facebook, sans permettre Ă  elle seule d’établir techniquement qui se trouvait derriĂšre le clavier au moment de l’envoi. Aux États-Unis, une rĂ©gulation de l’IA fondĂ©e sur l’autorĂ©gulationDonald Trump a rĂ©uni Ă  la Maison-Blanche les dirigeants de plusieurs grands acteurs de l’intelligence artificielle autour d’engagements volontaires portant notamment sur les tests des modĂšles et leur supervision. Une dĂ©marche qui privilĂ©gie pour l’instant l’autorĂ©gulation plutĂŽt qu’un cadre lĂ©gislatif contraignant, sur fond de compĂ©tition technologique avec la Chine. Google envoie les prĂ©mices d’un data center dans l’espaceAvec son projet Suncatcher, Google vient de placer en orbite un satellite expĂ©rimental Ă©quipĂ© de ses puces TPU. Le groupe veut vĂ©rifier leur rĂ©sistance aux radiations et aux contraintes thermiques afin d’explorer, Ă  terme, la possibilitĂ© d’infrastructures de calcul pour l’IA installĂ©es dans l’espace et alimentĂ©es en continu par l’énergie solaire. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreLes lunettes Nuance Audio d’EssilorLuxottica intĂšgrent microphones et haut-parleurs directionnels pour amĂ©liorer l’audition des personnes souffrant d’une perte lĂ©gĂšre Ă  modĂ©rĂ©e, sans adopter la forme d’une prothĂšse auditive classique. Elles peuvent aussi recevoir des verres correcteurs, mais leur tarif approche les 900 euros hors correction. Rokid arrive officiellement en FranceLe constructeur chinois Rokid lance en France plusieurs modĂšles de lunettes connectĂ©es. Les Rokid AI Glasses associent affichage, assistant IA, transcription et traduction en temps rĂ©el, tandis que la gamme Style mise sur des fonctions d’intelligence artificielle sans Ă©cran intĂ©grĂ©. Even Realities poursuit l’offensive des lunettes IAEven Realities propose Ă©galement ses G2, des lunettes sans camĂ©ra mais dotĂ©es de microphones, d’un affichage tĂȘte haute et de fonctions d’assistance, de traduction et de prise de notes. Un nouvel exemple de l’accĂ©lĂ©ration du marchĂ© des lunettes connectĂ©es en 2026. Epsilon veut « reciviliser » les rĂ©seaux sociauxUn nouveau rĂ©seau social français baptisĂ© Epsilon entend proposer une alternative europĂ©enne aux grandes plateformes, avec davantage de place donnĂ©e au dĂ©bat, Ă  la culture et Ă  l’information. Le projet promet notamment l’absence d’algorithme opaque et de revente de donnĂ©es, ainsi qu’une modĂ©ration reposant en partie sur l’intelligence artificielle. OpenAI lance Dots, ses agents IA personnelsAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des dĂ©veloppeurs Ă  celui du grand public. Chaque agent peut accĂ©der Ă  diffĂ©rents services et accomplir des tĂąches concrĂštes : gĂ©rer un agenda, crĂ©er un site, travailler sur des applications ou prendre en charge diverses actions en ligne. Dans le DĂ©brief Transatlantique, JĂ©rĂŽme Colombain et Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, s’interrogent sur ce changement d’échelle : aprĂšs les chatbots, l’IA devient un assistant capable d’agir directement sur nos comptes et nos outils. Cette autonomie ouvre un potentiel considĂ©rable, mais pose aussi une question centrale de confiance lorsque l’agent dispose d’un accĂšs Ă©tendu aux e-mails, fichiers, applications ou services en ligne. Quand les agents IA prennent trop d’initiativesLa discussion revient aussi sur plusieurs incidents et comportements inattendus attribuĂ©s Ă  des agents autonomes. Ces systĂšmes peuvent enchaĂźner plusieurs actions, explorer des voies qui n’avaient pas Ă©tĂ© anticipĂ©es et parfois contourner des garde-fous mal conçus, ce qui oblige les laboratoires Ă  renforcer leurs mĂ©thodes d’évaluation, de confinement et de contrĂŽle. Flourish : un robot domestique français Ă  3 555 dollarsAntoine Marcel, fondateur et CEO de Flourish, prĂ©sente un petit robot domestique montĂ© sur roues, dotĂ© de deux bras et vendu 3 555 dollars pour une premiĂšre sĂ©rie de 50 exemplaires. Sa particularitĂ© : plutĂŽt que de reposer sur une intelligence artificielle gĂ©nĂ©raliste, il apprend une tĂąche spĂ©cifique dans le logement de son propriĂ©taire grĂące Ă  des dĂ©monstrations effectuĂ©es depuis un smartphone. Le robot peut notamment ramasser des vĂȘtements, ranger des objets ou arroser des plantes, avec certaines limites : charge maximale d’environ 1,5 kg par bras, pas de bras sous l’eau et encore peu de dextĂ©ritĂ© pour des tĂąches comme plier ou Ă©tendre le linge. L’ambition de Flourish est Ă  terme de faire de ce type de machine un vĂ©ritable assistant domestique accessible au grand public. CybersĂ©curitĂ© : voir son entreprise avec les yeux de l’attaquantJĂ©rĂŽme Bouvet, directeur gĂ©nĂ©ral France de Check Point Software, explique le concept d’« exposition externe » : identifiants volĂ©s, mots de passe, informations circulant sur le dark web, vulnĂ©rabilitĂ©s de fournisseurs ou accĂšs oubliĂ©s constituent autant de portes d’entrĂ©e potentielles. L’enjeu n’est plus seulement de dresser la liste des failles, mais d’identifier celles qui sont rĂ©ellement exploitables et critiques. [PARTENARIAT] Les spĂ©cialistes de la cybersĂ©curitĂ© surveillent pour cela les espaces frĂ©quentĂ©s par les attaquants, cartographient les actifs exposĂ©s puis simulent des scĂ©narios d’attaque afin de prioriser la remĂ©diation. Bull double ses capacitĂ©s de production de supercalculateurs Ă  AngersBruno Lecointe, responsable des activitĂ©s HPC, IA et quantique chez Bull, prĂ©sente le site d’Angers consacrĂ© Ă  la fabrication de supercalculateurs destinĂ©s Ă  la science, Ă  la mĂ©tĂ©o, Ă  l’industrie ou Ă  l’intelligence artificielle. Ces systĂšmes agrĂšgent processeurs, mĂ©moire, stockage et rĂ©seau afin de fournir des puissances de calcul hors normes. Ces machines peuvent atteindre plusieurs tonnes au mĂštre carrĂ© et consommer des dizaines de mĂ©gawatts. Bull mise notamment sur un refroidissement liquide en circuit fermĂ©, avec une eau pouvant atteindre 45 °C, pour amĂ©liorer leur efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et limiter la consommation de ressources.

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Emails, agenda, appels
 OpenAI Dots veut devenir votre assistant personnel (đŸ‡«đŸ‡·đŸ‡šđŸ‡Š Debrief Transat 02/10/26)
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Les lunettes Nuance Audio veulent remplacer les aides auditives lĂ©gĂšres · OpenAI dĂ©mocratise les agents personnels avec Dots · Google riposte avec Gemini 4 Argon · NVIDIA veut sĂ©curiser les agents IA · Donald Trump mise sur l’autorĂ©gulation de l’intelligence artificielle. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Classement des influenceurs techPetite parenthĂšse personnelle avant de commencer : le classement Tyto Tech 500 vient de me placer n°1 des influenceurs tech en France. Une distinction flatteuse — et un peu vertigineuse — qui rĂ©compense surtout cinq annĂ©es de travail quotidien avec Monde NumĂ©rique, sur le podcast, YouTube, le site, la newsletter et les rĂ©seaux sociaux. Le classement complet est ici : https://tytopr.com/insights/tyto-tech-500/france-top-50. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreRetour de Milan oĂč EssilorLuxottica prĂ©sentait une nouvelle Ă©volution de ses lunettes Nuance Audio, conçues pour les personnes souffrant d’une perte auditive lĂ©gĂšre Ă  modĂ©rĂ©e. Six microphones, amplification directionnelle, mode 360 degrĂ©s et environ dix heures d’autonomie : une technologie prometteuse, mais vendue prĂšs de 900 euros sans les verres. Nous revenons aussi sur l’intĂ©rĂȘt de rendre l’assistance auditive beaucoup plus discrĂšte et moins stigmatisante. À lire aussi sur Monde NumĂ©rique. OpenAI Dots : l’agent IA devient personnelAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des dĂ©veloppeurs Ă  celui du grand public. Ces assistants persistants peuvent accĂ©der aux applications autorisĂ©es, disposer de leur propre ordinateur dans le cloud et prendre en charge des tĂąches comme l’organisation d’un agenda, la gestion de fichiers ou certaines dĂ©marches Ă  la place de l’utilisateur. Une Ă©volution que nous comparons au tournant provoquĂ© par ChatGPT en 2022. À lire aussi : Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur. Quand les agents IA prennent trop d’initiativesDonner les clĂ©s de ses mails, fichiers et comptes Ă  un assistant autonome suppose une confiance considĂ©rable. Nous revenons sur plusieurs histoires d’agents qui auraient accompli des actions inattendues ou dĂ©passĂ© les intentions de leurs utilisateurs, ainsi que sur les travaux menĂ©s par les laboratoires d’IA pour mieux comprendre ces comportements. Le risque n’est plus seulement celui de l’hallucination : une IA capable d’agir peut transformer une erreur en action concrĂšte. Gemini 4 Argon : Google entretient la course aux modĂšlesGoogle dĂ©voile Gemini 4 Argon, son nouveau modĂšle destinĂ© notamment aux tĂąches professionnelles complexes, au dĂ©veloppement logiciel et Ă  la cybersĂ©curitĂ©. Une annonce qui illustre l’accĂ©lĂ©ration permanente de la compĂ©tition entre Google, OpenAI, Anthropic et xAI, avec des performances qui Ă©voluent dĂ©sormais de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration Ă  un rythme trĂšs rapide. L’IA va-t-elle crĂ©er une nouvelle fracture numĂ©rique ?Les assistants IA les plus puissants pourraient devenir nettement plus coĂ»teux Ă  mesure qu’ils accompliront davantage de tĂąches. Nous nous demandons si une nouvelle fracture technologique ne risque pas d’apparaĂźtre entre ceux qui pourront s’offrir de puissants agents personnels et ceux qui devront se contenter d’outils plus limitĂ©s. NVIDIA veut empĂȘcher les agents IA de sortir des clousNVIDIA renforce son offensive dans la sĂ©curitĂ© des agents avec OpenShell et Sentry. L’idĂ©e : isoler les agents, contrĂŽler leurs permissions et surveiller leurs actions depuis des couches logicielles et matĂ©rielles indĂ©pendantes afin de pouvoir bloquer un comportement dangereux. Une nouvelle brique dans la stratĂ©gie de NVIDIA pour construire un Ă©cosystĂšme complet autour de l’IA. Donald Trump mise sur l’autorĂ©gulation de l’IANous revenons sur la stratĂ©gie amĂ©ricaine consistant Ă  privilĂ©gier les engagements volontaires des grands acteurs de l’IA plutĂŽt qu’une rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©taillĂ©e. Le dĂ©bat porte aussi sur l’emploi croissant du terme « superintelligence » et sur l’équilibre recherchĂ© aux États-Unis entre dĂ©veloppement rapide de l’industrie, compĂ©tition internationale et contrĂŽle des risques. La Californie conserve de son cĂŽtĂ© sa propre politique d’encadrement des entreprises du secteur.

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DĂ©tecter la maladie avant les symptĂŽmes grĂące aux objets connectĂ©s (đŸŽ€ Éric Carreel, Withings)
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Les objets connectĂ©s ne se contentent plus de mesurer le poids ou le rythme cardiaque : ils ambitionnent dĂ©sormais de dĂ©tecter les premiers signes d’une maladie. đŸŽ€ INTERVIEW : Éric Carreel - Cofondateur et prĂ©sident de WithingsL'essentiel- Plus on dĂ©tecte tĂŽt une maladie chronique, plus elle est rĂ©versible.- La santĂ© prĂ©ventive se passe Ă  la maison.- Dans cinq ans, on ne parlera que de ça.================================= Vous venez de lancer votre nouveau pĂšse-personne connectĂ©e BodyScan 2, est-ce vraiment un outil de prĂ©vention mĂ©dicale ?Oui. Le BodyScan 2 mesure bien sĂ»r le poids, mais aussi la composition corporelle segmentale, la graisse viscĂ©rale et de nombreux paramĂštres cardiaques. Il mesure Ă©galement la santĂ© nerveuse. En combinant toutes ces donnĂ©es avec des Ă©tudes cliniques, nous pouvons construire des scores, notamment de rĂ©silience glycĂ©mique, qui permettent d’évaluer un risque liĂ© Ă  la glycĂ©mie et donc au diabĂšte. L’intĂ©rĂȘt est particuliĂšrement important pour les personnes qui peuvent avoir un diabĂšte sans encore le savoir. Plus on le dĂ©tecte tĂŽt, plus on se rapproche d’un stade oĂč la maladie peut encore ĂȘtre rĂ©versible. La surveillance permanente ne risque-t-elle pas d'ĂȘtre anxiogĂšne ?Le but n’est justement pas d’ajouter de la charge mentale. Nous essayons de concevoir des produits faciles Ă  utiliser : une montre avec une longue autonomie ou simplement une balance sur laquelle on monte rĂ©guliĂšrement. Les mesures s’accumulent silencieusement et permettent de connaĂźtre la valeur de base propre Ă  chaque personne. On peut alors repĂ©rer le moment oĂč un paramĂštre commence Ă  dĂ©crocher, au lieu d’attendre qu’il sorte d’une norme gĂ©nĂ©rale. Cette mesure longitudinale permet de se rapprocher du dĂ©but de la maladie et donc du moment oĂč l’on peut agir le plus tĂŽt. Jusqu’oĂč peut aller le suivi mĂ©dical avec des appareils grand public ?Nos appareils sont des dispositifs mĂ©dicaux qui ont passĂ© des certifications mĂ©dicales en Europe et aux États-Unis. Avec BeamO, par exemple, on peut mesurer la tempĂ©rature, enregistrer un Ă©lectrocardiogramme, mesurer la saturation en oxygĂšne et utiliser un stĂ©thoscope. Nous avons ajoutĂ© des analyses des bruits des poumons et du cƓur afin d’aider Ă  dĂ©terminer s’il faut consulter. L’intĂ©rĂȘt des objets connectĂ©s est aussi de pouvoir effectuer une mesure prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč l’on ressent quelque chose, puis de transmettre cet enregistrement Ă  un mĂ©decin. L’IA va-t-elle finir par assurer une partie du suivi mĂ©dical Ă  domicile ?C’est dĂ©jĂ  la direction prise aux États-Unis avec le programme ACCESS. Les mesures issues de nos appareils peuvent ĂȘtre analysĂ©es en permanence par l’IA, qui peut poser des questions complĂ©mentaires au patient et intervenir dans son accompagnement. L’objectif est d’utiliser le temps du mĂ©decin lorsqu’il est rĂ©ellement nĂ©cessaire. Pour nous, la premiĂšre Ă©tape a Ă©tĂ© la mesure longitudinale, la deuxiĂšme consiste Ă  construire des scores et la troisiĂšme est d’accompagner les patients entre leur vie quotidienne et le systĂšme mĂ©dical. À terme, mĂȘme certains prĂ©lĂšvements aujourd’hui rĂ©alisĂ©s en laboratoire pourront ĂȘtre effectuĂ©s Ă  domicile.

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iPhone pliable : la magie Apple justifie-t-elle les compromis ? (☕ Grand Debrief 30/09/26)
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Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur l'actualitĂ© du mois : le premier iPhone pliable d'Apple, les lunettes boostĂ©es Ă  l'IA de Meta, les robots humanoĂŻdes qui apprennent les tĂąches domestiques, la course Ă  la puissance des tĂ©nors de l'IA. Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises =============== iPhone pliable : un grand Ă©cran au prix de quels sacrifices ?L’iPhone pliable promet de rĂ©unir tĂ©lĂ©phone et tablette, mais on s’interroge sur les compromis Ă©voquĂ©s face Ă  l’iPhone 18 Pro Max : photo moins ambitieuse, retour de Touch ID et tarif nettement supĂ©rieur. L’expĂ©rience logicielle et l’adaptation des applications suffiront-elles Ă  faire oublier ces concessions, ainsi que le poids et l’épaisseur du produit ? Un dĂ©bat qui prolonge notre dĂ©cryptage de l’arrivĂ©e du premier iPhone pliant. Lunettes connectĂ©es : Meta peut-il dĂ©passer la mĂ©fiance ?Avec ses lunettes sans camĂ©ra, Meta s’attaque Ă  un obstacle trĂšs concret : le malaise de ceux qui craignent d’ĂȘtre filmĂ©s Ă  leur insu. François Sorel raconte son expĂ©rience des lunettes connectĂ©es au quotidien et s’enthousiasme pour les progrĂšs des Ă©crans immersifs, notamment les lunettes RayNeo qu’il teste comme un cinĂ©ma personnel. Retrouvez Ă©galement notre tour d’horizon des lunettes et agents IA de Meta. Robots humanoĂŻdes : des dĂ©monstrations aux vraies maisonsLes dĂ©monstrations de Figure AI montrent comment les robots peuvent apprendre des gestes domestiques en observant des humains, avant de se confronter Ă  des logements diffĂ©rents. Des limites encore visibles : lenteur, Ă©checs et incertitudes sur leur autonomie rĂ©elle, avec des consĂ©quences potentiellement trĂšs concrĂštes dans une maison. On imagine un avenir oĂč ces machines seraient louĂ©es plutĂŽt qu’achetĂ©es, pour suivre leurs Ă©volutions rapides sans supporter leur obsolescence. Peut-on vraiment ralentir la course Ă  l’IA ?Les appels au ralentissement se heurtent Ă  la concurrence entre entreprises et Ă  la rivalitĂ© entre les États-Unis et la Chine. NĂ©anmoins, un encadrement plus ferme pose la question d’un « bouton rouge » permettant d’interrompre des systĂšmes devenus incontrĂŽlables, face aux risques de dĂ©tournement et de contournement des rĂšgles.

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L’IA peut-elle nous aider Ă  survivre au changement climatique ? (đŸŽ€ Julien Villeret, EDF)
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Face au changement climatique, l’adaptation devient aussi stratĂ©gique que la dĂ©carbonation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, dĂ©taille les technologies capables d’anticiper les Ă©vĂ©nements extrĂȘmes, de mieux gĂ©rer l’eau et de rendre les infrastructures plus rĂ©silientes. đŸŽ€ INTERVIEW : Julien Villeret - Directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDF L'essentiel- La technologie permet aujourd’hui d’agir avant l’urgence.- Il faut crĂ©er de plus en plus de boucles fermĂ©es et vertueuses dans la consommation d’eau.- On ne peut pas avoir des solutions binaires.- On sera tournĂ© vers l’anticipation et l’adaptation.================================= Comment les technologies peuvent-elles aider Ă  s’adapter au changement climatique ?Les technologies permettent d’abord de mieux anticiper les Ă©vĂ©nements climatiques. Nous pouvons croiser les donnĂ©es de capteurs au sol et les images satellites avec l’intelligence artificielle pour amĂ©liorer les prĂ©visions. Les jumeaux numĂ©riques permettent ensuite de simuler diffĂ©rents scĂ©narios et de voir comment des infrastructures ou des organismes peuvent rĂ©agir Ă  une forte chaleur, un grand froid ou une tempĂȘte. MĂȘme si nous ne pouvons pas prĂ©dire l’avenir, dĂ©tecter tĂŽt permet de simuler les scĂ©narios et d’agir avant l’urgence. La gestion de l’eau devient-elle un enjeu majeur de l’adaptation ?Oui, notamment avec la rĂ©utilisation et le recyclage de l’eau. L’objectif est de crĂ©er des boucles les plus fermĂ©es possibles afin de limiter la consommation. Nous avons par exemple investi chez EDF Pulse dans Chemdoc Water Technology, qui recycle des eaux industrielles pour leur donner une seconde vie. Les data centers dĂ©veloppent Ă©galement des solutions de refroidissement sans eau, avec des boucles fermĂ©es ou avec d’autres technologies, comme les bains de silicone. Comment les infrastructures peuvent-elles s’adapter Ă  des phĂ©nomĂšnes nouveaux ?Nous devons anticiper des Ă©vĂ©nements auxquels nous sommes moins habituĂ©s, comme les invasions de mĂ©duses qui ont affectĂ© certaines infrastructures cet Ă©tĂ©. Nous travaillons notamment sur des systĂšmes permettant de prĂ©voir plusieurs jours Ă  l’avance l’arrivĂ©e de bancs de mĂ©duses, grĂące aux capteurs, aux modĂšles numĂ©riques et aux informations de terrain. Nous dĂ©veloppons aussi des systĂšmes de protection capables de limiter leur arrivĂ©e sur les infrastructures. En 2050, comment continuerons-nous Ă  vivre avec la hausse des tempĂ©ratures ?Je pense que nous arriverons Ă  vivre, parce que la rĂ©silience de l’espĂšce humaine est assez formidable. Nous serons davantage tournĂ©s vers l’anticipation et l’adaptation, avec notamment la reforestation urbaine, des bĂątiments mieux adaptĂ©s aux fortes chaleurs, des rĂ©seaux plus rĂ©silients et des outils numĂ©riques permettant de tester diffĂ©rents scĂ©narios avant d’agir. Mais il faudra continuer Ă  lutter contre les Ă©nergies fossiles et Ă  Ă©lectrifier.

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L’IA peut-elle vraiment dĂ©tecter l’IA ? (đŸŽ€ Thomas Jacquesson, Lucide AI)
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Les dĂ©tecteurs d’IA peuvent-ils rĂ©ellement identifier un texte gĂ©nĂ©rĂ© par une machine ? Thomas Jacquesson, prĂ©sident de Lucide AI, explique comment ces outils sont entraĂźnĂ©s et pourquoi leur verdict doit rester un indice, jamais une preuve. đŸŽ€ INTERVIEW : Thomas Jacquesson - PrĂ©sident de Lucide AIL'essentiel- Les dĂ©tecteurs d’IA ne seront jamais fiables Ă  100 %.- Claude ou ChatGPT ne peut pas dire si un texte a Ă©tĂ© produit par une IA ou pas.- Le dĂ©tecteur d’IA, c’est un peu comme le dĂ©tecteur de fumĂ©e.================================= Comment fonctionne un dĂ©tecteur d’IA ?L’idĂ©e est de vĂ©rifier si un texte a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ© par une IA, en totalitĂ© ou en partie, ou si un humain est Ă  l’origine du texte. Les premiers dĂ©tecteurs fonctionnaient avec des rĂšgles basĂ©es sur des caractĂ©ristiques frĂ©quemment observĂ©es dans les textes gĂ©nĂ©rĂ©s par les IA. Les meilleurs dĂ©tecteurs actuels sont entraĂźnĂ©s avec des centaines de milliers de textes dont on connaĂźt l’origine. L’IA apprend ainsi Ă  distinguer mathĂ©matiquement les textes humains des textes gĂ©nĂ©rĂ©s par des machines. Il n’y a pas de watermark ni de marque secrĂšte dans le texte. Pourquoi les dĂ©tecteurs peuvent-ils donner des rĂ©sultats diffĂ©rents ?Les diffĂ©rences peuvent venir des mĂ©thodes d’entraĂźnement. Certains outils peuvent ĂȘtre davantage fondĂ©s sur des rĂšgles ou avoir Ă©tĂ© moins entraĂźnĂ©s sur certains styles d’écriture. Nous avons nous-mĂȘmes un taux gĂ©nĂ©ral de bonne rĂ©ponse autour de 97 %, avec un taux de faux positifs infĂ©rieur Ă  1 %. Mais tous les dĂ©tecteurs peuvent se tromper, y compris le nĂŽtre. La prĂ©cision dĂ©pend notamment du registre d’écriture et de la quantitĂ© de texte disponible. Pourquoi faut-il se mĂ©fier d’un verdict prĂ©sentĂ© comme une preuve ?Un dĂ©tecteur ne sera jamais fiable Ă  100 %, notamment parce que la langue Ă©volue en permanence et que les IA Ă©voluent elles aussi. Les textes courts sont Ă©galement difficiles Ă  analyser : il faut au bas mot 300 Ă  400 mots pour disposer de suffisamment de matiĂšre. Dans l’éducation, nous recommandons donc de ne pas considĂ©rer le rĂ©sultat comme une preuve, mais comme un indice qui doit conduire Ă  interroger l’étudiant et Ă  vĂ©rifier s’il maĂźtrise rĂ©ellement le sujet. C’est une dĂ©marche de levĂ©e de doute. Comment Ă©viter les erreurs sur des textes anciens ou des styles particuliers ?Il faut entraĂźner les modĂšles sur des Ă©crits anciens et sur des styles diffĂ©rents. Nous avons dĂ©jĂ  rencontrĂ© des cas oĂč une ancienne version de notre modĂšle accusait Ă  tort des Ă©crivains ou des textes anciens. La longueur du texte joue aussi beaucoup : un poĂšme peut ĂȘtre trop court pour permettre un verdict fiable. C’est pourquoi nous affichons, comme nos concurrents, un indice de confiance fortement liĂ© Ă  la longueur du texte fourni.

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Écrire un livre avec ChatGPT : est-ce vraiment un scandale ? (📆 L'HEBDO 26/09/26)
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L'affaire ThĂ©lyson OrĂ©lien met la littĂ©rature face au dĂ©fi de l'IA ‱ Les dĂ©tecteurs d'IA sont-ils fiables ? ‱ Meta lance de nouvelles lunettes connectĂ©es et mise sur son agent Muse ‱ Trump rebaptise l’IA ‱ Les appels Ă  une gouvernance mondiale de l’IA se multiplient ‱ Les robots humanoĂŻdes s’essayent au mĂ©nage ‱ EDF explore les technologies pour mieux gĂ©rer l’eau ‱ Withings mise sur la prĂ©vention avec sa nouvelle balance connectĂ©e. ⭐ DĂ©couvrez Frogans, l’innovation française qui rĂ©invente le Web 👉 Cliquez ici =============== Affaire ThĂ©lyson OrĂ©lien : que prouvent les dĂ©tecteurs d’IA ?Le roman C’était ça ou mourir, de ThĂ©lyson OrĂ©lien, se retrouve au cƓur d’un scandale aprĂšs des analyses rĂ©alisĂ©es avec le dĂ©tecteur Pangram. Thomas Jacquesson, prĂ©sident de Lucide.ai, explique comment ces outils apprennent Ă  distinguer les textes humains des productions automatiques et pourquoi ils peuvent se tromper. Son message est clair : un rĂ©sultat de dĂ©tection constitue un indice Ă  examiner, pas une preuve suffisante pour accuser un auteur ou un Ă©tudiant. Écrire avec l’IA : assistance ou tromperie ?Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on Ă©largit le dĂ©bat et on s'interroge sur l'usage de l'IA dans la crĂ©ation artistique. Assistance intellectuelle, correction, réécriture ou gĂ©nĂ©ration de passages entiers : oĂč placer la frontiĂšre, et un label permettrait-il rĂ©ellement d’y voir plus clair ? Meta veut installer l’IA sur votre nezÀ l’occasion de Meta Connect 2026, Meta multiplie les annonces : Meta VR Glasses, Ray-Ban Meta Audio sans camĂ©ra, troisiĂšme gĂ©nĂ©ration de Ray-Ban Meta et arrivĂ©e des Display en France. Le groupe mise Ă©galement sur son agent personnel Muse et sur le mĂ©daillon Muse Charm pour rendre l’intelligence artificielle accessible sans sortir son smartphone. Even Realities : un Ă©cran dans les lunettes, sans camĂ©raLes G2 d’Even Realities illustrent une autre approche des lunettes connectĂ©es, avec un affichage intĂ©grĂ© et des microphones, mais sans camĂ©ra. Traductions, assistance pendant les conversations et comptes rendus de rĂ©unions figurent parmi les usages Ă©voquĂ©s, sur un marchĂ© oĂč des produits trĂšs diffĂ©rents cohabitent sous la mĂȘme appellation. Trump invent la « super intelligence »Donald Trump veut remplacer l’expression « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans la communication officielle amĂ©ricaine. Un changement de vocabulaire qui soulĂšve une question de fond : faut-il prĂ©senter ces systĂšmes comme une intelligence supĂ©rieure Ă  celle des humains ? Vers une gouvernance mondiale de l’IA ?Des interventions de Sam Altman et Dario Amodei Ă  l’ONU aux prises de position du pape LĂ©on XIV et d’Emmanuel Macron, l’encadrement de l’IA s’impose dans le dĂ©bat international. DerriĂšre ces appels, une mĂȘme prĂ©occupation : prĂ©server le contrĂŽle humain et Ă©viter que cette technologie ne se concentre entre quelques mains. Quand une hallucination d’IA dĂ©clenche un incident militaireL’émission revient sur un rapport du renseignement amĂ©ricain gĂ©nĂ©rĂ© avec l’aide d’une IA, qui aurait attribuĂ© Ă  tort Ă  un navire chinois le transport de composants nuclĂ©aires. Ce mĂ©lange d’informations rĂ©elles et d’élĂ©ments erronĂ©s illustre les risques d’une confiance excessive dans les systĂšmes utilisĂ©s pour Ă©clairer des dĂ©cisions militaires. Les robots humanoĂŻdes Ă  l’épreuve du mĂ©nage non programmĂ©Ranger une piĂšce, plier des serviettes et faire un lit : Figure confronte ses robots humanoĂŻdes Ă  des logements qu’ils ne connaissent pas. Avec un taux de rĂ©ussite annoncĂ© de 56 %, cette expĂ©rience montre les progrĂšs de l’apprentissage par observation, mais aussi le chemin restant avant une vĂ©ritable autonomie domestique. iOS 27 : l’IA fait Ă©voluer votre iPhoneAvec iOS 27, Apple enrichit les possibilitĂ©s de modification des images, de la suppression d’élĂ©ments Ă  l’extension du cadre et au repositionnement du point de vue. L’épisode fait Ă©galement le point sur les Ă©volutions de Photos, de Messages et du contrĂŽle parental, ainsi que sur les restrictions europĂ©ennes Ă©voquĂ©es pour certaines fonctions d’IA. Eau, data centers et nuclĂ©aire : les pistes technologiques d’EDFRecyclage des eaux industrielles avec Chemdoc Water Technologies, refroidissement des data centers et adaptation des centrales aux tempĂ©ratures des cours d’eau : plusieurs innovations cherchent Ă  rĂ©duire la pression sur la ressource. L’entretien aborde aussi les invasions de mĂ©duses et les outils permettant d’anticiper leur arrivĂ©e prĂšs des prises d’eau des centrales, avec Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT] Withings : une balance pour mieux anticiper les risques de santéÉric Carreel, cofondateur et prĂ©sident de Withings, prĂ©sente la Body Scan 2 et ses mesures de composition corporelle, de santĂ© cardiovasculaire et nerveuse. Il explique comment leur combinaison permet d’établir un score de risque de dĂ©rĂ©gulation glycĂ©mique et dĂ©fend une prĂ©vention fondĂ©e sur un suivi rĂ©gulier Ă  domicile. Pour prolonger le sujet, retrouvez notre prĂ©cĂ©dent entretien avec Éric Carreel sur les objets connectĂ©s et l’IA en santĂ©.

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Meta lance ses lunettes et ses agents IA Ă  l’assaut du quotidien (đŸ‡«đŸ‡·đŸ‡šđŸ‡Š Debrief Transat 25/09/26)
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La littĂ©rature face aux dĂ©tecteurs d’IA · Meta dĂ©voile une avalanche de nouvelles lunettes connectĂ©es · Muse veut transformer l’IA en vĂ©ritable assistant personnel · Les patrons d’OpenAI et d’Anthropic alertent sur les risques de l’IA tout en lançant de nouveaux modĂšles · Mon Carnet fĂȘte ses 10 ans. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Un roman peut-il encore ĂȘtre « authentiquement » humain ?L’affaire ThĂ©lison AurĂ©lien relance le dĂ©bat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la littĂ©rature, aprĂšs des accusations selon lesquelles son roman aurait Ă©tĂ© largement gĂ©nĂ©rĂ© par IA. Au cƓur de la polĂ©mique, les dĂ©tecteurs d’IA comme Pangram, dont les rĂ©sultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusqu’oĂč un Ă©crivain peut-il utiliser l’IA sans remettre en cause la responsabilitĂ© et l’intention qui fondent son Ɠuvre ? Meta veut rĂ©inventer les lunettes connectĂ©esÀ l’occasion de Meta Connect, Meta a prĂ©sentĂ© une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectĂ©s. Parmi les annonces, un casque lĂ©ger de rĂ©alitĂ© mixte, de nouvelles Ray-Ban sans camĂ©ra davantage centrĂ©es sur l’audio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent dĂ©sormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France. Muse, l’agent IA qui veut agir Ă  votre placeBruno Guglielminetti raconte son expĂ©rience de Muse, prĂ©sentĂ© par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanĂ©ment des tĂąches et d’effectuer certaines opĂ©rations sur Internet. L’agent dispose de son propre environnement informatique et peut dĂ©sormais, sur Mac, intervenir directement sur l’ordinateur de l’utilisateur, ouvrant la voie Ă  une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’assistants capables d’agir plutĂŽt que de simplement rĂ©pondre. Meta veut mettre l’IA partoutAvec Muse, les lunettes connectĂ©es et un petit dispositif baptisĂ© Muse Charm, Meta cherche Ă  installer l’intelligence artificielle dans les usages quotidiens plutĂŽt qu’à la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratĂ©gie s’appuie sur l’immense Ă©cosystĂšme de Meta et pourrait donner Ă  des centaines de millions d’utilisateurs un accĂšs direct Ă  des agents capables d’agir pour eux. L’IA doit-elle ralentir ?Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimĂ©s devant les Nations Unies pour appeler Ă  une coopĂ©ration internationale et Ă  un cadre mondial destinĂ© Ă  encadrer les risques liĂ©s Ă  l’intelligence artificielle. Un discours qui contraste avec l’accĂ©lĂ©ration permanente du secteur, alors qu’Anthropic et OpenAI continuent parallĂšlement de prĂ©senter de nouveaux modĂšles toujours plus puissants. Mon Carnet fĂȘte ses 10 ansBruno Guglielminetti annonce une Ă©mission spĂ©ciale de Mon Carnet consacrĂ©e aux dix annĂ©es d’évolution de la technologie et aux grandes transformations vĂ©cues durant cette dĂ©cennie. L’équipe au complet se joint Ă  lui pour revenir sur cette histoire, avec JĂ©rĂŽme Colombain Ă©galement de la partie.

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Pourquoi les patrons de l’IA crient au danger
 et accĂ©lĂšrent ? (🔎 Zoom Tech) »
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Les dirigeants des grands laboratoires d’IA multiplient les alertes sur les risques de leurs propres technologies tout en poursuivant la course aux modĂšles toujours plus puissants. DerriĂšre ce paradoxe se mĂȘlent inquiĂ©tudes rĂ©elles, compĂ©tition Ă©conomique, intĂ©rĂȘts commerciaux et rivalitĂ© gĂ©opolitique. Une course impossible Ă  ralentirPourquoi Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk alertent-ils rĂ©guliĂšrement sur les dangers de l’intelligence artificielle tout en continuant Ă  dĂ©velopper des modĂšles toujours plus puissants ? Le paradoxe peut s’expliquer par plusieurs mĂ©canismes qui se superposent. Chez Anthropic, Dario Amodei dĂ©fend notamment l’idĂ©e que des IA trĂšs puissantes pourraient accĂ©lĂ©rer les dĂ©couvertes scientifiques et mĂ©dicales, tout en prĂ©sentant des risques considĂ©rables. Dans cette logique, arrĂȘter seul le dĂ©veloppement serait contre-productif : chaque acteur craindrait de se faire dĂ©passer par ses concurrents. C’est le classique « dilemme du prisonnier » : une coopĂ©ration permettant de ralentir collectivement pourrait ĂȘtre bĂ©nĂ©fique, mais chaque entreprise a intĂ©rĂȘt, individuellement, Ă  poursuivre la course. La sĂ©curitĂ© peut aussi devenir un enjeu commercialLes alertes sur les risques peuvent Ă©galement renforcer la perception de la puissance technologique de ces entreprises auprĂšs des investisseurs et du marchĂ©. Dans le mĂȘme temps, les acteurs qui disposent dĂ©jĂ  des moyens techniques et financiers nĂ©cessaires pour dĂ©velopper des modĂšles avancĂ©s sont aussi particuliĂšrement bien placĂ©s pour participer Ă  la dĂ©finition des rĂšgles de sĂ©curitĂ©. Cela pose une question de gouvernance : des normes trĂšs complexes pourraient-elles favoriser les entreprises dĂ©jĂ  installĂ©es au dĂ©triment de nouveaux concurrents ? C’est notamment l’un des sujets de tension autour de la rĂ©gulation de l’IA en Europe. L’ombre de la rivalitĂ© entre les États-Unis et la ChineÀ cette compĂ©tition entre entreprises s’ajoute une dimension gĂ©opolitique. La course Ă  l’IA est Ă©galement prĂ©sentĂ©e comme un enjeu stratĂ©gique entre les États-Unis et la Chine : ralentir son propre dĂ©veloppement sans garantie que l’autre camp fasse de mĂȘme paraĂźt particuliĂšrement difficile. Le rĂ©sultat est un paradoxe supplĂ©mentaire : les mĂȘmes acteurs peuvent considĂ©rer que l’IA reprĂ©sente un risque majeur tout en estimant qu’il est nĂ©cessaire de rester Ă  la pointe pour ne pas laisser cette technologie stratĂ©gique Ă  un concurrent. Qui doit contrĂŽler ceux qui dĂ©veloppent l’IA ?Les alertes sur les risques ne sont pas nĂ©cessairement incompatibles avec la poursuite du dĂ©veloppement. OpenAI dĂ©crit par exemple diffĂ©rentes mĂ©thodes d’évaluation et de protection de ses modĂšles, tandis que l’entreprise publie rĂ©guliĂšrement ses travaux sur la sĂ©curitĂ©. Mais une question demeure : peut-on laisser aux entreprises qui construisent, commercialisent et Ă©valuent ces systĂšmes le soin de dĂ©finir seules les limites Ă  ne pas franchir ? Leur expertise est indispensable, mais la question de l’IA dĂ©passe dĂ©sormais largement le cadre des seuls laboratoires qui la dĂ©veloppent.

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Incendies, eau, Ă©nergie : les technologies qui renforcent la rĂ©silience climatique (đŸŽ€ Patrice DuboĂ©, Capgemini)
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Les effets du changement climatique touchent dĂ©sormais directement les entreprises et leurs chaĂźnes d’approvisionnement. Patrice DuboĂ© explique comment capteurs, IA, satellites et rĂ©seaux intelligents peuvent contribuer Ă  renforcer leur rĂ©silience. đŸŽ€ INTERVIEW : Patrice DuboĂ© - Directeur Innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini L’essentiel- Aujourd’hui, les entreprises doivent s’adapter pour ĂȘtre rĂ©silientes.- Les solutions sont lĂ  pour dĂ©tecter plus rapidement les fuites d’eau.- On voit qu’il y a plein de techno qui avancent.- Le monitoring, la supervision des rĂ©seaux permet d’optimiser les process.================================= Le climat est-il devenu un enjeu direct pour les entreprises ?Oui. Pour moi, 2026 est malheureusement une annĂ©e charniĂšre. Aujourd’hui, personne ne peut nier les impacts du climat. Dans notre Ă©tude, 87 % des managers interrogĂ©s dans le monde disent que leur organisation a Ă©tĂ© impactĂ©e par le climat. Les chaĂźnes d’approvisionnement sont directement concernĂ©es par les incendies, les inondations, les tempĂȘtes ou les autres Ă©vĂ©nements extrĂȘmes. Les entreprises doivent donc dĂ©sormais se prĂ©parer et devenir plus rĂ©silientes. Quelles technologies permettent dĂ©jĂ  de prĂ©venir ou de limiter certains risques climatiques ?On a aujourd’hui des solutions concrĂštes. Des milliers de capteurs peuvent ĂȘtre dĂ©ployĂ©s dans les forĂȘts avec des solutions satellites pour dĂ©tecter presque en temps rĂ©el les incendies. Pour l’eau, des camĂ©ras et des ultrasons permettent de dĂ©tecter les fuites dans les rĂ©seaux. Dans l’énergie, les rĂ©seaux intelligents permettent d’adapter la consommation Ă  la production. On voit donc des technologies qui permettent dĂ©jĂ  de mieux gĂ©rer les ressources et de prĂ©venir certains risques. L’intelligence artificielle peut-elle aussi devenir un outil au service du climat ?On passe progressivement des trĂšs grands modĂšles de langage Ă  des modĂšles plus ciblĂ©s et moins consommateurs en ressources. L’Edge AI et l’Edge Cloud permettent aussi de faire fonctionner certains modĂšles localement. Dans les entreprises, l’IA peut surtout permettre d’optimiser les processus. Nous avons par exemple dĂ©ployĂ© en Inde un Energy Command Center qui pilote en temps rĂ©el les sources d’énergie, les consommations et la production photovoltaĂŻque. Cela a permis de rĂ©duire de 30 % la consommation Ă©nergĂ©tique. Quelles innovations montrent que la transition est dĂ©jĂ  en cours ?On voit des projets trĂšs concrets dans diffĂ©rents domaines. Dans le maritime, des ailes de kite de plusieurs centaines de mĂštres carrĂ©s peuvent assister les moteurs des cargos et rĂ©duire leur consommation. L’aile est pilotĂ©e dynamiquement par des moteurs et de l’IA. Sur les rĂ©seaux Ă©lectriques, les smart grids permettent de mieux adapter la consommation Ă  la production et de rĂ©flĂ©chir Ă  l’utilisation des batteries des voitures. Ce sont des technologies qui avancent dĂ©jĂ .

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Des rĂ©seaux capables de se rĂ©parer tout seuls (đŸŽ€ Christophe Batiard, Huawei Europe)
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À Shanghai, Huawei dĂ©voile sa vision des rĂ©seaux de demain, capables d’analyser les incidents en temps rĂ©el et, dans certains cas, de se reconfigurer automatiquement. đŸŽ€ INTERVIEW : Christophe Batiard - CTO de Huawei EuropeEn partenariat avec Huawei, Ă  l'occasion de Huawei Connect L'essentiel- Les rĂ©seaux sont analysĂ©s en temps rĂ©el et l'IA peut prĂ©venir un humain lorsqu'il y a un problĂšme.- Avec le Wi-Fi 7 Advanced dĂ©veloppĂ© par Huawei, nous sommes au-delĂ  de la norme officielle.- Les robots, pour nous, sont juste des objets connectĂ©s supplĂ©mentaires.================================= Comment l'IA intervient -elle dans la gestion des rĂ©seaux tĂ©lĂ©coms et du cloud chez Huawei ? Aujourd’hui, avec notre ensemble de solutions Stellar AI, les rĂ©seaux sont analysĂ©s en temps rĂ©el grĂące Ă  des logiciels algorithmiques d’intelligence artificielle. Ils peuvent crĂ©er des alertes ou rediriger automatiquement du trafic pour Ă©viter les pertes de paquets et les interruptions. On peut aussi avoir des agents capables d’interagir directement avec les contrĂŽleurs rĂ©seau pour reconfigurer le rĂ©seau. En Europe, l’agent peut signaler Ă  un humain qu’une intervention est nĂ©cessaire. En Chine, il peut intervenir seul. Quels sont les avantages concrets ?Cela permet notamment de prioriser certains flux. Dans un hĂŽpital, par exemple, on peut donner la prioritĂ© au monitoring d’un patient, Ă  la tĂ©lĂ©mĂ©decine ou Ă  l’imagerie plutĂŽt qu’à un flux moins critique. Dans l’éducation, il faut aussi gĂ©rer plusieurs centaines de personnes connectĂ©es simultanĂ©ment et prioriser certains usages. Dans les centres logistiques, les robots ne peuvent pas supporter les pertes de paquets ni la latence. Le rĂ©seau doit donc ĂȘtre capable de leur garantir cette continuitĂ©. Dans les data centers, l'IA est donc au service de l'IA ? Oui, car nous utilisons l’intelligence artificielle pour amĂ©liorer le rĂ©seau, notamment pour les calculs HPC et les entraĂźnements d’IA. On Ă©tudie ce qui sort des GPU afin de savoir comment gĂ©rer le trafic dans le rĂ©seau et Ă©viter les plantages. Quand un entraĂźnement doit durer plusieurs jours, un arrĂȘt du rĂ©seau peut obliger Ă  recommencer le calcul. On a donc redesignĂ© les rĂ©seaux pour ces usages, avec des technologies capables de fonctionner sur des clusters de plus de 1 000 nƓuds. Au-delĂ  des data centers, vous semblez miser Ă  fond sur le Wi-Fi ?En effet. Nous avons dĂ©veloppĂ© des versions avancĂ©es du Wi-Fi 7 qui amĂ©liorent considĂ©rablement la qualitĂ© de service et offre des fonctionnalitĂ©s supplĂ©mentaires. Dans les magasins, par exemple, le Wi-Fi peut permettre de connecter les appareils et de suivre le parcours d’un client qui utilise volontairement son smartphone. On peut aussi digitaliser en temps rĂ©el les magasins pour amĂ©liorer la gestion des stocks. Et lorsqu’on ajoute des dizaines de milliers de devices, l’automatisation devient indispensable parce qu’un humain seul ne peut pas les gĂ©rer.

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IA : la bataille des modĂšles fermĂ©s contre les modĂšles ouverts (📆 L'HEBDO 19/09/26)
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Les gĂ©ants amĂ©ricains de l’IA appellent Ă  ralentir, sur fond de bataille entre modĂšles propriĂ©taires et ouverts ‱ Snap dĂ©voile de nouvelles lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e ‱ Revolut livre par erreur les donnĂ©es de 700 clients Ă  des escrocs ‱ L’Europe veut durcir l’accĂšs des mineurs aux rĂ©seaux sociaux ‱ À Shanghai, Huawei mise sur l’IA pour automatiser les rĂ©seaux ‱ Capgemini analyse comment la technologie peut aider les entreprises face au dĂ©rĂšglement climatique. ⭐ DĂ©couvrez Frogans, l’innovation française qui rĂ©invente le Web 👉 Cliquez ici (Exceptionnellement, pas de version longue de L'Hebdo cette semaine) =============== IA : pourquoi les gĂ©ants veulent-ils ralentir ?Dario Amodei, Sam Altman et Elon Musk appellent Ă  mieux encadrer, voire ralentir, le dĂ©veloppement des IA les plus puissantes, tandis que d’autres acteurs soupçonnent derriĂšre ces alertes des enjeux Ă©conomiques et concurrentiels. Le dĂ©bat oppose aussi de plus en plus les modĂšles propriĂ©taires aux IA ouvertes, notamment dĂ©fendues par des acteurs comme Hugging Face, Mistral ou NVIDIA. Snap relance la bataille des lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©eSnap prĂ©sente une nouvelle gĂ©nĂ©ration de lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e dotĂ©es d’un affichage couleur, de verres Ă©lectrochromiques et d’environ quatre heures d’autonomie. En France, Orange doit assurer la connectivitĂ© mobile via un Ă©tui Ă©quipĂ© d’une carte SIM, tandis que certaines fonctions d’intelligence artificielle ne devraient pas ĂȘtre disponibles immĂ©diatement. Revolut piĂ©gĂ©e par de faux reprĂ©sentants de l’administrationRevolut a transmis par erreur les donnĂ©es personnelles d’environ 700 clients Ă  des escrocs se faisant passer pour une administration italienne. Noms, coordonnĂ©es, documents d’identitĂ© ou selfies ont notamment Ă©tĂ© compromis, faisant peser sur les personnes concernĂ©es des risques accrus de phishing et d’usurpation d’identitĂ©. RĂ©seaux sociaux : l’Europe veut mieux protĂ©ger les mineursLa Commission europĂ©enne travaille sur un nouveau cadre commun destinĂ© Ă  limiter l’accĂšs des plus jeunes aux rĂ©seaux sociaux et Ă  imposer davantage de sĂ©curitĂ© « par conception » aux plateformes. Le seuil d’ñge reste dĂ©battu, entre une interdiction avant 13 ans envisagĂ©e au niveau europĂ©en et la volontĂ© française de fixer une majoritĂ© numĂ©rique Ă  15 ans. Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda cachĂ© »Dans le DĂ©brief transatlantique, Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, explique comment le chercheur Yoshua Bengio sĂ©duit avec sa LoiZĂ©ro (LawZero), une approche visant Ă  crĂ©er une intelligence artificielle avancĂ©e dĂ©pourvue d’objectifs propres, dont les prĂ©dictions seraient transparentes, vĂ©rifiables et auditables. LawZero a annoncĂ© le 16 septembre un engagement conjoint du Canada et de l’Allemagne pouvant atteindre 300 millions de dollars pour soutenir ses recherches sur une IA conçue autour de la sĂ©curitĂ©. À Shanghai, Huawei met l’IA au cƓur des rĂ©seauxDepuis Huawei Connect Ă  Shanghai, Christophe Batiard, CTO Europe de Huawei, prĂ©sente les Ă©volutions des rĂ©seaux, data centers et infrastructures pilotĂ©es par intelligence artificielle. Agents capables de dĂ©tecter des anomalies et de reconfigurer le trafic, Wi-Fi 7 Advanced et dĂ©tection de prĂ©sence par rĂ©flexion des ondes illustrent la convergence croissante entre rĂ©seaux physiques et systĂšmes intelligents. [PARTENARIAT] Climat : quand la tech devient aussi une solutionPatrice Dubois, directeur Innovation Europe du Sud de Capgemini, revient sur les tensions entre l’essor de l’IA et les engagements environnementaux des entreprises. Le rapport « A World in Balance 2026: The resilience reset » montre que 87 % des organisations interrogĂ©es ont subi des perturbations de leur chaĂźne d’approvisionnement liĂ©es au climat ; satellites, capteurs, IA locale ou supervision Ă©nergĂ©tique peuvent parallĂšlement contribuer Ă  prĂ©venir les incendies, dĂ©tecter les fuites d’eau et rĂ©duire les consommations. [PARTENARIAT]

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