Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par Jérôme Colombain. Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans. Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine. Les autres jours de la semaine, suivez : - Les interviews de celles et ceux qui font la tech.- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti- Des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien.Etc. On parle de : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique... Site Web : https://mondenumerique.info/ Chaîne YouTube : https://www.youtube.com/@mondenumeriqueNewsletter : https://mondenumerique.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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en MP3 et replayLa tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs. 🎤 INVITÉ : Tariq Krim - Entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaRediffusion du 6 mai 2026 Punchlines - La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.- Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.- Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.- Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.- L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.================================= 🎤 INTERVIEW : Tariq Krim – Entrepreneur, fondateur de CyberneticaL'essentiel- La Silicon Valley travaille avec la défense américaine depuis ses origines.- Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.- La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.- Avec l'IA générative, la souveraineté ne concerne plus seulement les données mais aussi les méthodes de travail.================================= Pourquoi le manifeste de Palantir suscite-t-il autant de réactions ?Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la défense américaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillé avec l'État américain. Palantir s'inscrit dans cette continuité. À mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idéologique qu'un argumentaire commercial destiné à convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles à la défense. En quoi l'arrivée de l'IA générative change-t-elle la donne pour Palantir ?Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de données afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA générative transforme profondément ce modèle. Des outils comme Claude peuvent permettre à chacun de construire ses propres systèmes d'analyse. C'est une évolution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche désormais à proposer une plateforme complète où l'IA guide les décisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la défense. La véritable bataille se joue-t-elle entre les États ou entre les industriels ?Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrète entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systèmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnées grâce aux données, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se présentent comme les nouveaux défenseurs des intérêts américains et cherchent à prendre la place des industriels historiques. L'Europe peut-elle développer une alternative crédible ?Les compétences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de développer des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples à utiliser et immédiatement opérationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaît : il ne s'agit plus seulement de protéger les données, mais aussi les méthodes de travail et le savoir-faire que les modèles apprennent auprès de leurs utilisateurs.
Les mots de passe ne suffisent plus à protéger nos comptes en ligne. Cet épisode explique comment fonctionne l’authentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Pourquoi le mot de passe ne suffit plusUn mot de passe peut être deviné, dérobé lors d’une fuite de données ou récupéré grâce à une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsqu’un même mot de passe est réutilisé sur plusieurs services : une technique appelée « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volés sur de nombreux comptes. L’authentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplémentaire. Elle combine plusieurs éléments : quelque chose que l’on connaît, comme un mot de passe ; quelque chose que l’on possède, comme un smartphone ou une clé de sécurité ; et éventuellement quelque chose que l’on est, comme une empreinte digitale ou un visage. Plusieurs méthode de double authentificationPar SMS - La méthode la plus connue consiste à recevoir un code par SMS après avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnérable au détournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi qu’au phishing. Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator génèrent de leur côté des codes temporaires, généralement renouvelés toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent même sans connexion Internet sur le téléphone et évitent les faiblesses liées au réseau mobile. Ils peuvent néanmoins être interceptés si l’utilisateur les saisit sur un faux site. Par notification renforcée sur mobile - Plus pratique, cette méthode consiste à utiliser une application fiable déjà installée sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre généré aléatoirement. Cette méthode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent à multiplier les demandes jusqu’à ce que l’utilisateur en accepte une par lassitude. Comment sécuriser ses comptes ?Toutes les méthodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. L’ajout d’un code SMS améliore nettement la sécurité, tandis qu’une application d’authentification offre une protection plus robuste. Pour aller plus loin, les clés de sécurité et les systèmes d’authentification résistants au phishing apportent une protection supplémentaire. Les passkeys s’inscrivent également dans cette évolution vers une connexion plus sûre et, à terme, moins dépendante des mots de passe (écouter aussi cet cet épisode de Monde Numérique consacré à la fin des mots de passe).
Les modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue. 🎤 INTERVIEW : Frédéric Filloux - Journaliste, spécialiste des médias et des technologiesRediffusion du 25 février 2026 L'essentiel- L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.- Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.- La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.================================= Qu’est-ce que l’alignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux. Tu compares l’alignement à une taille de rosier. Pourquoi cette image ?Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur. Pourquoi penses-tu que ces modèles peuvent représenter un risque croissant ?Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes. Faut-il créer une régulation internationale spécifique pour l’intelligence artificielle ?Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur.
Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cyberattaques : l’État français sous pressionCoup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données. Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains. Meta : les lunettes connectées inquiètentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale. Un ChatGPT spécial pour les adosOpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT. La publicité arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique. Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique. L’IA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiquesLes compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées.
Pionnier français des casques de réalité mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesRediffusion du 18 mars 2026 (interview réalisée avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica) - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement.
Cookies, pixels invisibles, liens personnalisés ou fingerprinting : notre navigation laisse derrière elle une multitude de traces. Cet épisode explique comment fonctionnent ces outils, à quoi ils servent et jusqu’où ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et éditeurs sur nos usages. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Cookies : utiles, mais parfois intrusifsUn cookie est un petit fichier texte enregistré par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connecté à un service, de conserver un panier d’achat ou de mémoriser une langue et des préférences. Les choses se compliquent avec les cookies tiers, déposés par des acteurs extérieurs au site consulté, notamment à des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait réapparaître sur d’autres sites des publicités correspondant à des produits précédemment consultés. En Europe, les cookies non essentiels sont encadrés et le consentement de l’utilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL définit les règles applicables à ces traceurs. Certaines bannières utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage à accepter qu’à refuser. Pixels invisibles : quand les e-mails nous observentPlus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intégrées dans des pages Web ou des courriels. Lorsqu’elles sont chargées, elles peuvent signaler qu’un message a été ouvert et fournir diverses informations sur la consultation. Cette technique est notamment utilisée dans les newsletters pour mesurer le taux d’ouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulève des questions de vie privée, car le destinataire n’a pas toujours conscience d’être suivi. En 2026, la CNIL a précisé les règles applicables aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Le sujet avait également été évoqué dans le Débrief Transat de Monde Numérique du 17 juillet 2026. Des services comme Gmail ou Mail d’Apple proposent par ailleurs des mécanismes destinés à limiter certaines formes de suivi liées au chargement des images. Fingerprinting et liens personnalisésLe pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramètres ajoutés à certaines adresses Web peuvent permettre de savoir d’où vient un clic ou comment un contenu a été partagé. Autre méthode : le fingerprinting, ou empreinte numérique du navigateur. Taille de l’écran, langue, fuseau horaire, système d’exploitation ou navigateur peuvent être combinés afin de tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin d’y déposer un cookie. Sur mobile, les systèmes d’exploitation utilisent également des identifiants publicitaires, dont l’accès est désormais soumis à différents réglages et autorisations. Comment limiter le suivi ?Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer régulièrement les cookies permet de réduire une partie du pistage. Tous ces outils ne sont pas nécessairement malveillants : mesurer une audience ou mémoriser les préférences d’un utilisateur peut être utile au fonctionnement d’un service. La véritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ?
Dans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde. Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société. 🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont créer et remplacer des emplois.- La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.- On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.- L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.- Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.================================= Comment est née Wandercraft ?L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux. Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée. Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique. Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles.
Les contenus générés par l'IA Claude désormais marqués par un filigrane • Spotify écarte les artistes IA virtuels • Suno veut devenir le Spotify la musique générée par IA • Google attaqué par la presse française • Zuckerberg promet la superintelligence pour tous • OpenAI ralentit Astra • La France autorise les robots livreurs • Pixel 11 mise tout sur IA Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Claude veut laisser une empreinte invisibleAnthropic prépare un système de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liées à l’IA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se généraliser. Quand les enseignants piègent les copier-coller IADes enseignants utilisent la technique du prompt injection, en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repérer les étudiants qui rendent des devoirs générés par intelligence artificielle. Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverseSpotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations éditoriales et personnalisées. De son côté, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par IA. AI Overviews : la presse française attaque GoogleL’arrivée en France des résumés générés par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les éditeurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et réclament une meilleure rémunération de leurs contenus. X et YouTube resserrent la rémunération des créateursX durcit à son tour les critères permettant aux comptes d’être rémunérés, avec l’espoir de réduire une partie des contenus racoleurs, copiés ou générés industriellement par IA pour provoquer artificiellement de l’engagement. YouTube relève également certaines barrières d’accès à la monétisation, soulevant la question de l’avenir des petits créateurs face à des plateformes de plus en plus sélectives. Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcastsSpotify expérimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments d’un podcast, notamment la publicité, ce qui fait réagir les producteurs indépendants. L’enjeu dépasse le confort d’écoute : si le dispositif s’étend, il pourrait rebattre les cartes de la publicité audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs. Zuckerberg promet la superintelligence pour tousDans sa lettre intitulée The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) défend une superintelligence largement accessible plutôt que concentrée entre les mains de quelques institutions. Derrière cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiétudes sur l’emploi, l’impact des centres de données et le pouvoir pris par les géants technologiques. Muse Glimmer : Meta revient vers les modèles ouvertsEn parallèle, Meta lance Muse Glimmer, un modèle agentique dont les poids peuvent être téléchargés et modifiés et qui peut fonctionner localement sur du matériel grand public. La transcription parle d’open source ; plus précisément, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modèles ouverts face aux solutions fermées et à la montée des acteurs chinois. OpenAI freine Astra face au risque cyberOpenAI a suspendu certaines activités internes autour de son nouveau modèle Astra tant que des mesures de sécurité renforcées ne sont pas en place. Les premières évaluations en programmation autonome et cybersécurité suggèrent des capacités suffisamment avancées pour justifier des environnements isolés, des accès plus restreints et une surveillance accrue. Les robots livreurs bientôt sur les routes françaisesUn nouveau cadre règlementaire français ouvre la voie à l’homologation et à la circulation de robots électriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussée et pas sur les trottoirs. Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le designGoogle dévoile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous équipés du processeur Tensor G6. Après une première prise en main, Bruno Guglielminetti décrit surtout une évolution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maîtrisée et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumière.
Les robots humanoïdes progressent à une vitesse spectaculaire, mais leur autonomie reste encore un défi majeur. Stéphane Bohbot explique comment l’industrie prépare leur arrivée dans nos vies, entre intelligence artificielle, apprentissage et enjeux géopolitiques. 🎤 INTERVIEW : Stéphane Bohbot - Fondateur et PDG d’Innov8Rediffusion du 24 février 2026 L'essentiel- Les robots deviennent plus abordables et donc un robot humanoïde basique est annoncé à moins de 20 000 euros.- L’enjeu maintenant, c’est que le robot comprenne le monde.- Le plus gros marché sera un marché de robots à domicile qui nous aideront dans les tâches ménagères demain.- La Chine est en suprématie sur le hardware, il n’y a pas de débat.=================================Les robots humanoïdes chinois ont impressionné le monde avec leurs performances lors du Nouvel An chinois. Où en est réellement la technologie ?Ce spectacle a montré un niveau d’excellence impressionnant dans les mouvements, la synchronisation et la dextérité des robots. Il y a encore un an, les robots étaient beaucoup plus rigides, alors qu’aujourd’hui on arrive à des mouvements d’une fluidité incroyable, parfois même supérieure à celle de l’homme. Mais il faut comprendre qu’un robot visible dans une démonstration n’est pas forcément autonome : il a encore besoin d’un opérateur pour être orienté et guidé. Pourquoi l’autonomie des robots reste-t-elle encore un défi ?La partie mécanique a énormément progressé. Aujourd’hui, les robots ont une excellente stabilité, une bonne mobilité et un équilibre beaucoup plus fiable qu’il y a quelques années. L’enjeu maintenant est l’apprentissage du monde : reconnaître les objets, comprendre comment les saisir, les manipuler et évoluer dans un environnement avec des humains. Pour cela, on utilise notamment des modèles d’intelligence artificielle, de l’entraînement par vidéo et des simulations numériques. Quand pourra-t-on avoir un robot humanoïde chez soi ?Le rêve ultime est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise ou faire du repassage. Mais je pense qu’il faudra encore environ dix ans avant d’avoir ces robots chez nous en toute sécurité. Avant cela, ils vont progressivement arriver dans les entreprises, les magasins ou les hôtels, dans des environnements plus contrôlés. Pourquoi la Chine semble-t-elle en avance dans la robotique ?La Chine bénéficie d’une puissance industrielle exceptionnelle, avec une supply chain très proche, beaucoup d’ingénieurs, des investissements massifs et des liens très forts entre le public et le privé. Leur capacité à créer rapidement des prototypes et des produits est impressionnante. En Europe, notre opportunité est plutôt de nous concentrer sur le logiciel, l’intelligence artificielle, les services et les applications.
L’USB est devenu le connecteur universel de nos vies numériques. Ordinateurs, smartphones, consoles, appareils photo, disques externes ou chargeurs : la même prise permet aujourd’hui de transférer des données, recharger des appareils et parfois même transmettre de la vidéo. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Avant l’USB, brancher un appareil était une aventureDans les années 1980 et 1990, chaque périphérique informatique possédait pratiquement son propre connecteur. Souris, claviers, imprimantes, modems, scanners ou disques externes utilisaient des ports différents, avec leurs pilotes et leurs réglages spécifiques. L’USB, pour Universal Serial Bus, apparaît au milieu des années 1990 avec une ambition simple : créer une interface commune capable de connecter facilement les périphériques à l’ordinateur. Sa grande nouveauté est aussi de faire passer à la fois les données et l’électricité. Plus besoin, dans de nombreux cas, d'une alimentation séparée. Et surtout, l'USB permet de brancher un périphérique sans redémarrer l’ordinateur : le fameux « plug and play ». Le grand bazar des normesLe succès de l’USB va cependant produire un effet paradoxal. Plus la norme évolue, plus ses appellations deviennent difficiles à comprendre. USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, générations différentes, débits de 5, 10, 20, 40 ou 80 Gbit/s : deux connecteurs peuvent avoir exactement la même apparence tout en offrant des performances très différentes. Le problème est encore plus visible avec l’USB-C. Le « C » désigne avant tout la forme du connecteur, et non ses performances. Deux câbles USB-C peuvent ainsi avoir des capacités très différentes en matière de transfert de données, de recharge ou de vidéo. L’USB-IF, l’organisme qui définit et accompagne les standards USB, tente justement de rendre les performances plus lisibles, notamment en mettant davantage en avant les débits plutôt que les noms parfois obscurs des générations. USB-C : enfin une prise universelle ?L’USB-C apporte une amélioration immédiatement visible : il est réversible. Plus besoin de retourner trois fois le connecteur avant de trouver le bon sens. Mais sa polyvalence va beaucoup plus loin. Selon l’appareil, le câble et les spécifications utilisées, une prise USB-C peut transporter des données, alimenter un appareil, recharger un ordinateur ou transmettre un signal vidéo. La recharge a notamment pris une nouvelle dimension avec USB Power Delivery. La technologie permet à l’appareil et au chargeur de négocier la puissance adaptée. Avec les spécifications actuelles, l’USB Power Delivery peut atteindre jusqu’à 240 watts avec un câble USB-C compatible. C’est aussi ce qui explique l’importance prise par l’USB-C dans les smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Pourquoi l’Europe impose l’USB-CL’Union européenne a voulu mettre fin à la multiplication des chargeurs et connecteurs propriétaires. Depuis le 28 décembre 2024, plusieurs catégories d’appareils électroniques vendus dans l’UE doivent utiliser l’USB-C pour la recharge. Les ordinateurs portables ont bénéficié d’un délai supplémentaire et sont concernés depuis le 28 avril 2026. L’objectif est double : simplifier la vie des utilisateurs et réduire la quantité de déchets électroniques générés par les chargeurs et câbles incompatibles. Cette réglementation a notamment contribué à faire disparaître le connecteur Lightning des nouveaux iPhone européens au profit de l’USB-C. Une prise universelle, mais pas sans risquesL’USB simplifie énormément nos usages, mais il peut aussi devenir un vecteur d’attaque. Brancher un appareil ou une clé USB inconnue sur son ordinateur peut exposer celui-ci à des logiciels malveillants. La prudence vaut également pour les prises USB publiques : une simple recharge peut, selon le matériel utilisé et les circonstances, présenter des risques de sécurité. Après avoir été conçu pour mettre fin à la jungle des connecteurs, l’USB est donc devenu une véritable infrastructure du numérique. L’USB-C semble aujourd’hui s’imposer comme son visage universel, mais derrière cette prise unique se cache toujours une grande diversité de performances et de fonctionnalités.
À l’occasion de cette rediffusion, nous vous proposons de revenir sur notre échange avec Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC, figure incontournable de l’open source, et aujourd’hui à l’origine du projet Kyber. 🎤 INTERVIEW : Jean-Baptiste Kempf - Co-créateur de VLCRediffusion du 18 février 2026 L'essentiel - Refuser l’argent sur VLC, c’était la bonne chose à faire.- L’open source, ça appartient à tout le monde.- Innover, c’est déplacer l’état de l’art.- La qualité pour innover, c’est ne pas avoir peur.- L’IA est un accélérateur, pas un remplaçant.================================= C'est une histoire qui fait désormais partie de la saga française des technologies. Au début des années 2000, des étudiants de l'école Centrale Paris créent VLC, un logiciel capable de lire tous les formats vidéo. Cela deviendra le logiciel français le plus téléchargé au monde, utilisé par des centaines de millions de personnes. Jean-Baptiste Kempf, co-créateur de VLC, raconte cette aventure. Il dévoile l’envers du décor, comment une technologie open source a suscité bien des appétits, et il explique pourquoi il a refusé des offres de rachat mirobolantes. Il raconte aussi ce qui se cache derrière VLC : les cyberattaques, les fausses versions et les tentatives de détournement. Il partage aussi son parcours hors VLC, avec Shadow, Vente Privée, Scaleway et aujourd'hui Kyber, une solution de transmission à très faible latence pour contrôler à distance ordinateurs, robots ou drones, en open source avec une licence commerciale. Enfin, il livre sa vision de l'innovation qui, pour lui, consiste à déplacer l’état de l’art, à condition de ne faut pas avoir peur. L'occasion d'évoquer la culture du risque et de l’échec en France. Il se confie également sur son usage de l'IA, un super stagiaire pour coder plus vite, qui ne remplace pas l'humain, mais qui pose un vrai défi pour la formation des juniors. Comment est né VLC ?VLC n’a pas été conçu comme un produit standard. C’est l'aboutissement de plusieurs projets étudiants à Centrale, liés au réseau du campus. À l’origine, il y avait l’idée de faire transiter un flux vidéo sur le réseau local, et ensuite le projet a été relancé en open source. Il a fallu trois ans pour convaincre l’école de passer en licence GPL, et ça s’est fait le 1er février 2001. Le logiciel client s’appelait Vidéolan Client, puis c’est devenu VLC, et la plupart des gens l’utilisent juste comme lecteur vidéo. Pourquoi avoir refusé des offres financières énormes pour VLC ?Parce que cela n'aurait pas été moral. VLC n’est pas à moi, c’est des milliers de personnes qui ont contribué, des générations d’étudiants. On aurait pu faire énormément d’argent avec notre base installée énorme, surtout via la marque et le site web. Mais détruire la confiance, détruire la communauté en deux ans par calcul, je ne pouvais pas. Je n’aurais pas pu dormir la nuit. Donc j’ai refusé des sommes à huit chiffres. En quoi consiste ton nouveau projet Kyber ?Kyber, c’est hérité de Shadow, où je suis passé également : c'est l’idée de contrôler des machines à distance, avec de très faibles latences. Ça peut être des ordinateurs puissants avec GPU pour l’IA, du rendu 3D ou du gaming, mais aussi des drones, des robots, des véhicules autonomes qui ne sont pas totalement autonomes. On apporte les briques réseau, l’encodage/décodage vidéo à très faible latence, et la synchronisation de tous les flux : audio, vidéo, capteurs, clavier, souris, gamepad. Et il faut aussi s’adapter aux conditions réseau, sans pouvoir attendre comme Netflix : quand tu contrôles un robot, c’est la vraie vie. Qu'est-ce que l'innovation pour toi et quelles qualités faut-il pour innover ?Pour moi, innover, c’est déplacer l’état de l’art : soit en recherche, soit avec des produits vraiment nouveaux. Le problème, c’est quand tout le monde se dit innovant : à la fin, plus personne ne l’est. Et la qualité indispensable, c’est ne pas avoir peur. En France, on a eu un vrai changement culturel : l’échec fait moins peur, beaucoup plus de diplômés veulent aller en start-up qu’avant. Et il faut éviter la monoculture : c’est la diversité qui fait apprendre.
Les incidents impliquant des agents IA se multiplient • Washington veut renforcer la surveillance des modèles les plus puissants • Le futur ChatGPT résout des problèmes mathématiques inédits • Google intègre Gemini dans Maps • Les résumés IA de Google Search énervent les internautes français • Les lecteurs préfèrent les livres écrits par IA. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Les agents IA franchissent la ligne rougeLes incidents impliquant des modèles d'OpenAI, Anthropic et Meta se multiplient après plusieurs expérimentations ayant débouché sur de véritables tentatives d'intrusion informatique. Nous revenons sur ces cas spectaculaires rendus possibles par des défauts de sécurité au niveau d'un opérateur tiers. Washington veut encadrer les modèles les plus puissantsFace à la multiplication des incidents, l'administration américaine prépare un renforcement des contrôles sur les modèles d'IA les plus avancés. Les laboratoires devront fournir davantage d'informations techniques avant le déploiement de leurs modèles, tandis que les solutions ouvertes pourraient bénéficier d'un traitement différent. Un nouveau modèle d'OpenAI résout des problèmes mathématiques insolublesLe futur modèle Astra d'OpenAI serait capable de résoudre plusieurs problèmes mathématiques réputés insolubles depuis des décennies. Une démonstration qui illustre les progrès spectaculaires des modèles spécialisés et relance le débat sur leur impact pour la recherche scientifique. Microsoft mise sur le « Zero Trust » pour sécuriser l'IAMicrosoft propose une nouvelle approche de confinement inspirée du modèle de cybersécurité « Zero Trust ». L'objectif est de limiter les risques liés aux agents autonomes en considérant chaque interaction comme potentiellement suspecte. Apple débordé par les faux signalements générés par l'IALa plateforme de chasse aux bugs d'Apple a été saturée par des milliers de signalements erronés produits par des IA spécialisées en cybersécurité. L'entreprise a dû instaurer des quotas afin de préserver le travail des équipes humaines chargées de vérifier chaque alerte. Google Earth retire une fonction IA détournéeUne nouvelle fonction de génération visuelle dans Google Earth a rapidement été utilisée pour fabriquer de fausses scènes de guerre, de catastrophes ou de crises humanitaires. Google l'a retirée en urgence afin de limiter les risques de désinformation. Google Maps accueille un véritable agent IADans plus de 160 pays, Google Maps intègre désormais un agent conversationnel capable de rechercher un restaurant, réserver une table ou réaliser diverses actions à la voix pendant la navigation. Une évolution qui rapproche l'assistant IA de véritables capacités d'action. Les médias veulent dissuader d'utiliser les résumés IA de Google Le déploiement des réponses générées par IA dans Google Search provoque une vive réaction chez certains médias, qui expliquent comment désactiver cette fonctionnalité. Influencés, les internautes réagissent négativement à cette innovation. Les lecteurs préfèrent les histoires écrites par IAUne étude surprenante révèle que les lecteurs trouvent les nouvelles générées sont plus facile à lire. Les lecteurs ont un à priori favorable pour les auteurs humains mais en réalité ils plébiscitent les écrits par IA lors d'un test à l'aveugle.
L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase avec l’arrivée des agents capables d’agir seuls sur des outils numériques. Pour Aymeric Roucher, cette évolution pourrait transformer profondément le travail, l’économie et notre place face aux machines. 🎤 INTERVIEW : Aymeric Roucher - Ingénieur en machine learning, auteur de « Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? »Rediffusion du 17 février 2026 L'essentiel- Tout ce qui compte, c'est l'impact qu'elles peuvent avoir dans la vie réelle.- Les agents IA sont déjà capables de faire du travail pour nous.- L'intelligence de ces modèles progresse et permet d'atteindre des seuils d'autonomie.- Ne pas avoir d'IA, dans le monde de demain, je pense que ça va être plus important que l'énergie comme ressource.================================= Vous expliquez que la notion d’intelligence artificielle générale est dépassée. Pourquoi ?Je pense que vouloir absolument une IA qui nous dépasse sur tous les domaines n’est pas un critère très utile. Ce qui compte, c’est ce que ces IA sont capables de faire dans la vie réelle. Une IA peut être moins forte que nous dans certains domaines, mais être capable d’avoir un impact énorme dans d’autres. C’est pour cela que je m’intéresse davantage à la notion d’ultra-intelligence et à des mesures comme l’autonomie des agents IA. Les agents IA semblent être au cœur de la prochaine révolution. Comment fonctionnent-ils ?Un agent IA, c’est un modèle de langage auquel on donne des outils supplémentaires pour agir. Il peut utiliser une recherche web, envoyer des mails, manipuler un tableur ou interagir avec un ordinateur. Ce qui est intéressant, c’est de mesurer la durée des tâches qu’il est capable de réaliser seul. On est passé de modèles capables d’auto-compléter un texte à des agents capables de résoudre des tâches qui prennent plusieurs heures à un humain. L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer beaucoup de métiers ?Je pense que beaucoup de métiers vont être transformés. Dans certains domaines, on gardera des experts, mais ces experts feront le travail de beaucoup plus de personnes qu’avant. L’IA va progresser dans tous les métiers qui peuvent être réalisés sur ordinateur. Le défi sera de retrouver une place dans un monde où la concurrence arrive dans de nombreux domaines en même temps. L’Europe risque-t-elle de rester spectatrice de cette révolution ?Oui, car l’IA dépend énormément de la puissance de calcul et des moyens disponibles. Les États-Unis disposent aujourd’hui d’un avantage considérable avec leurs grands laboratoires et leurs infrastructures. L’Europe a de bonnes entreprises, mais elle manque de ressources pour rivaliser au même niveau.
Derrière cet accessoire posé à côté de notre clavier se cache une invention qui a révolutionné notre manière d'utiliser les ordinateurs. Cet épisode de la série « Tout comprendre » raconte l'histoire de la souris informatique, explique son fonctionnement et montre pourquoi, malgré les écrans tactiles et l'intelligence artificielle, elle reste un outil irremplaçable. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Une invention qui a changé l'informatiqueAvant la souris, utiliser un ordinateur signifiait taper des lignes de commande au clavier. Dans les années 1960, l'ingénieur Douglas Engelbart imagine une nouvelle façon d'interagir avec les machines grâce à un dispositif permettant de déplacer un curseur à l'écran. Présentée lors de la célèbre « Mother of All Demos » en 1968, cette invention ouvre la voie à l'informatique moderne, bien avant l'arrivée des ordinateurs personnels. De Xerox à AppleLa souris reste longtemps cantonnée aux laboratoires de recherche avant d'être perfectionnée au Xerox PARC, où naissent également l'interface graphique, le réseau Ethernet ou encore l'impression laser. C'est finalement Apple qui démocratise cette innovation avec le Lisa, puis surtout le Macintosh en 1984, en faisant de la souris le symbole d'une informatique plus intuitive et accessible. Comment fonctionne une souris ?Le principe est simple : transformer un mouvement physique en déplacement du pointeur à l'écran. Après les premières souris à roues mécaniques, les modèles à boule dominent pendant plusieurs décennies avant d'être remplacés par les souris optiques puis laser. Aujourd'hui, un capteur analyse en permanence la surface sous la souris afin de calculer ses déplacements avec une grande précision. La souris a-t-elle encore un avenir ?Malgré la généralisation des écrans tactiles, des commandes vocales et des interfaces en réalité virtuelle, la souris conserve un avantage décisif : sa précision. Pour retoucher une image, monter une vidéo, concevoir un document ou utiliser un logiciel professionnel, elle demeure souvent l'outil le plus efficace. Comme le clavier avant elle, la souris ne disparaît pas : elle continue simplement d'évoluer aux côtés des nouvelles interfaces.
Les agents IA prennent une nouvelle dimension : ils peuvent désormais agir sur nos ordinateurs, échanger entre eux et développer une forme d’autonomie. Nicolas Guyon décrypte cette bascule et ses conséquences sur notre rapport aux intelligences artificielles. 🎤 INTERVIEW : Nicolas Guyon - Formateur en intelligence artificielle et responsable du podcast Comptoir IARediffusion du 10 février 2026 L'essentiel - Les agents dont on parle, ce sont des IA qui ont des mains.- On ne parle plus à 10 agents, on parle à un agent qui est notre agent.- Ce que veulent les gens, c'est un système local qui fait des choses à notre place.- Il faut être très prudent avec les accès qu'on donne à ces agents.Moltbook est présenté comme le premier réseau social réservé aux IA. Que se passe-t-il réellement sur cette plateforme ?Moltbook est un réseau social réservé aux agents IA. C’est plutôt un Reddit qu’un Facebook, avec des espaces d’échange où les intelligences artificielles peuvent publier, mais où les humains peuvent seulement lire. Ce qui est nouveau, c’est qu’on donne pour la première fois aux IA la possibilité de communiquer entre elles. C’est une nouvelle étape après les modèles comme ChatGPT, Claude ou Gemini. Tu as créé ton propre agent avec OpenClaw. Qu’est-ce que cette technologie change par rapport à un chatbot classique ?Un agent IA, c’est une intelligence artificielle avec une capacité d’action. Avec OpenClaw, on sort du simple chatbot parce que l’IA peut accéder à l’ordinateur et réaliser des actions. Elle peut avoir une mémoire, utiliser des outils, communiquer avec moi sur WhatsApp ou Telegram et venir me contacter sans que je la sollicite. C’est cette combinaison entre un modèle puissant et des capacités d’action qui change la donne. Beaucoup parlent déjà d’une révolution ou même d’une forme d’autonomie des IA. Où en est-on réellement ?Il faut rester prudent parce qu’il y a beaucoup de buzz autour de ces agents. Mais je pense qu’on ouvre une nouvelle période. Une IA très performante à laquelle on ajoute des capacités de manipulation d’un ordinateur peut potentiellement réaliser une grande partie des tâches qu’un humain fait derrière un écran. En revanche, il reste des questions majeures sur la sécurité, la responsabilité et les usages. Quels usages concrets vois-tu aujourd’hui avec ces agents ?Aujourd’hui, je peux lui demander de réaliser des analyses, de créer des dashboards, de générer des images, des sites internet ou des contenus audio. Mais le vrai changement vient du fait qu’il peut devenir un assistant permanent qui connaît mon environnement, garde une mémoire et réalise des tâches à ma place. On commence à entrevoir un collaborateur numérique personnel.
Après l'incident OpenAI-Hugging Face, trente cinq entreprises de tech appelle à une IA plus ouverte • Plus de 1.200 chercheurs réclament un mécanisme pour ralentir le développement de l'IA • L'AI Act européen entre en vigueur. • Elon Musk expose sa vision d'une économie pilotée par les robots • Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettes connectées • Premières impressions sur le Samsung Galaxy Fold 8. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). =============== Appel à une IA plus ouverteAprès l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI, Jensen Huang (Nvidia), rejoint par plus de trente entreprises spécialisées, appelle à davantage de transparence autour des modèles d'intelligence artificielle et lance une initiative en faveur des modèles open weight. Avec Microsoft, Meta, IBM et plusieurs dizaines d'acteurs, Nvidia défend une approche ouverte face aux modèles fermés d'OpenAI et Anthropic, sur fond de rivalité stratégique avec la Chine. Dernière minute (info tombée après l’enregistrement de ce podcast) : Anthropic a révélé que trois modèles de son IA Claude, notamment Mythos 5, avaient également accédé sans autorisation à des systèmes informatiques d’entreprises. Les chercheurs demandent un frein d'urgencePlus de 1.200 chercheurs, ingénieurs et dirigeants issus notamment d'OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta réclament la mise en place d'un mécanisme permettant de ralentir le développement des modèles les plus puissants si leur évolution devenait incontrôlable. Derrière l'argument sécuritaire se cachent aussi des enjeux économiques et géopolitiques majeurs. Retour sur l'affaire OpenAI - Hugging FaceLes révélations continuent autour de l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI. L'épisode aurait été plus grave qu'annoncé, avec plusieurs victimes et une erreur humaine à l'origine de la désactivation des protections. Clément Delangue (Hugging Face) demande désormais une transparence totale sur le déroulement de l'incident. Mythos découvre des failles critiquesLe modèle Mythos continue d'inquiéter après la découverte de vulnérabilités inédites touchant des briques fondamentales de la sécurité informatique, notamment des mécanismes cryptographiques. Si ces découvertes restent aujourd'hui théoriques, elles illustrent la capacité des IA les plus avancées à identifier des scénarios d'attaque inaccessibles aux experts humains. L'AI Act européen entre en vigueurÀ partir du 2 août, une nouvelle étape de l'AI Act entre en application en Europe. Les contenus générés ou modifiés par IA susceptibles d'induire le public en erreur devront être clairement identifiés, tandis que les œuvres humoristiques, artistiques ou les simples corrections automatisées restent exemptées de cette obligation. Les milliardaires arrivent sur XLa semaine a été marquée par les débuts de Jensen Huang (Nvidia) et Bernard Arnault (LVMH) sur X. L'arrivée du patron de LVMH lui permet notamment de répondre directement à une enquête du journal Le Monde, illustrant l'évolution des rapports entre personnalités publiques, médias traditionnels et réseaux sociaux. Elon Musk imagine un monde d'abondanceDans une longue interview accordée à The Economist, Elon Musk (xAI, Tesla, SpaceX) défend sa vision d'une économie presque entièrement automatisée où les robots produiraient l'ensemble des biens et services. Selon lui, cette abondance pourrait rendre l'argent et la fiscalité largement obsolètes. Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettesFace aux critiques des utilisateurs, Meta fait machine arrière et renonce à rendre payante la fonction d'amélioration des conversations de ses lunettes connectées. Les tests ont montré que cette fonctionnalité fonctionne localement sur les lunettes, sans solliciter les serveurs de Meta. Prise en main du Samsung Galaxy Fold 8Bruno partage ses premières impressions sur le nouveau smartphone pliant de Samsung. Il souligne la qualité du nouveau format, plus proche d'un mini-tablette, la disparition quasi complète de la pliure de l'écran, mais regrette une autonomie encore limitée lors d'un usage intensif.
Hugging Face veut démocratiser l’intelligence artificielle en donnant accès à des millions de modèles ouverts et spécialisés. Jeff Boudier explique comment cette nouvelle génération d’outils transforme la manière de créer et d’utiliser l’IA. 🎤 INTERVIEW : Jeff Boudier - Directeur commercial chez Hugging FaceRediffusion du 10 décembre 2025 L'essentiel - ChatGPT, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.- La forêt, c’est l’Amazonie, en fait.- On veut que toutes les boîtes puissent s’approprier et construire leur propre IA.- Les agents, c’est l’évolution de l’IA.================================= Pourquoi dites-vous que ChatGPT ne représente qu’une petite partie de l’écosystème IA actuel ?ChatGPT est effectivement un peu l’arbre qui cache la forêt. Derrière les grands modèles de langage, il existe une diversité incroyable de modèles qui travaillent sur l’image, la vidéo, la parole, les langues ou encore des domaines spécialisés comme la finance. Aujourd’hui, il y a des millions de modèles disponibles, avec des usages très différents. Quel est le rôle de Hugging Face dans cet univers où les modèles se multiplient ?Notre mission est de démocratiser l’IA. On ne veut pas vivre dans un monde où une poignée de sociétés contrôlent toute la technologie utilisée par les entreprises et les applications. Nous voulons permettre à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et à tous ceux qui s’intéressent à l’IA, de s’approprier cette technologie et de construire leurs propres solutions. Les agents IA sont-ils la prochaine grande étape après l’IA générative ?Oui, les agents sont l’évolution de l’IA. On passe d’une application qui utilise simplement un modèle à un système capable de raisonner, de prendre des décisions et d’utiliser différents outils pour atteindre un objectif. Cela crée de nouveaux défis pour les entreprises, notamment sur les coûts, car ces systèmes consomment beaucoup plus de ressources. L’IA ouverte peut-elle rivaliser avec les grands modèles propriétaires ?Oui, on est dans une situation très différente d’il y a un an. Aujourd’hui, des modèles ouverts arrivent régulièrement au niveau des meilleurs modèles privés. Les entreprises ont désormais un véritable choix entre différents modèles selon leurs besoins et leur provenance.
Derrière l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs se cache un défi technique et juridique bien plus complexe qu'il n'y paraît. IA, carte d'identité, biométrie, tiers de confiance : quelles sont les solutions ? Et pourquoi aucune n'est parfaite ? * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Vérifier l'âge, une fausse évidenceDans le monde réel, il suffit souvent de présenter une pièce d'identité pour prouver son âge. Sur Internet, les choses sont beaucoup plus compliquées. Une simple date de naissance peut être falsifiée, une carte d'identité empruntée, un téléphone partagé ou une carte bancaire utilisée par une autre personne. L'objectif est donc de vérifier qu'un utilisateur a bien l'âge requis sans collecter inutilement ses données personnelles. Les limites des solutions actuellesDemander une pièce d'identité est efficace, mais oblige à transmettre des informations sensibles comme le nom, la photo ou la date de naissance. La conservation de ces documents soulève alors des questions de sécurité, de confidentialité et de confiance. D'autres méthodes existent, comme la carte bancaire ou le numéro de téléphone, mais elles ne garantissent pas que la personne utilisant le service est bien son véritable titulaire. L'intelligence artificielle peut-elle estimer l'âge ?Certaines plateformes utilisent l'intelligence artificielle pour analyser un selfie et estimer l'âge d'un utilisateur. Cette approche évite de demander des documents officiels, mais elle reste approximative. Faire la différence entre un adulte et un enfant est relativement simple. En revanche, distinguer un adolescent de 14 ans d'un jeune de 15 ans reste beaucoup plus difficile, même avec les meilleurs algorithmes actuels. Le pari du tiers de confiancePour mieux protéger la vie privée, l'Europe développe un système reposant sur un tiers de confiance. Celui-ci vérifie l'âge de l'utilisateur puis transmet uniquement une preuve indiquant qu'il est majeur, sans révéler son identité ni sa date de naissance. Cette approche, fondée sur le principe du double anonymat et de la divulgation sélective des informations, doit être intégrée au futur portefeuille européen d'identité numérique. Un équilibre difficile entre protection et libertéMême les systèmes les plus sophistiqués ne peuvent empêcher un enfant d'utiliser le téléphone ou le compte d'un adulte. À l'inverse, renforcer les contrôles implique souvent davantage d'identification, de biométrie ou de surveillance. Le véritable défi consiste à protéger les mineurs sans transformer Internet en un espace où chacun devrait justifier en permanence de son identité.
Guillaume Grallet a rencontré les plus grandes figures mondiales de la tech, de Mark Zuckerberg à Sam Altman en passant par Elon Musk. Dans Les Pionniers, il raconte ces échanges et interroge ce qu'ils révèlent de notre futur, entre innovations fascinantes et débats de société essentiels. 🎤 INTERVIEW : Guillaume Grallet – Rédacteur en chef Tech et Sciences au PointRediffusion du 19 novembre 2025 L'essentiel- Le point commun de ces pionniers, c'est qu'ils ne se satisfont pas de l'ordre établi.- Vouloir correspondre à une certaine normalité étouffe énormément d'esprit d'initiative et de créativité.- L'Afrique invente une IA qui répond à des besoins très concrets.- Il ne faut pas cesser de faire fonctionner notre cerveau face à l'IA.================================= Qu'avez-vous retenu de toutes ces rencontres avec les grands noms de la technologie ?Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas seulement Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Sam Altman, mais aussi des personnalités beaucoup moins connues qui inventent des approches différentes de l'intelligence artificielle. Les entrepreneurs français ou africains montrent qu'il existe d'autres visions de l'innovation, souvent davantage tournées vers les usages, la culture ou les besoins de terrain. Pourquoi accordez-vous autant d'importance à l'Afrique dans votre livre ?L'Afrique possède une richesse exceptionnelle avec sa diversité linguistique et ses talents en mathématiques et en intelligence artificielle. J'y ai découvert des projets qui utilisent l'IA pour répondre à des enjeux très concrets, comme l'agriculture, le climat ou l'éducation. Cette approche rappelle que la technologie n'est pas seulement une course à la puissance, mais aussi un outil au service des populations. Quel est, selon vous, le point commun de tous ces pionniers ?Ils refusent l'ordre établi. Ils prennent des risques, inventent et osent imaginer un monde différent. C'est une qualité que j'admire énormément. En revanche, leur influence est telle qu'ils doivent aussi accepter le débat démocratique sur les conséquences de leurs choix, notamment lorsqu'il est question d'IA, de données, d'inégalités ou d'augmentation de l'être humain. Faut-il craindre que l'intelligence artificielle nous fasse perdre nos capacités ?Je pense qu'il faut utiliser l'IA comme un formidable outil, mais sans abandonner notre esprit critique, notre mémoire ou notre capacité d'apprendre. Continuer à apprendre des langues, de la musique ou la programmation reste essentiel. Si nous déléguons systématiquement notre réflexion aux machines, nous risquons de perdre une partie de ce qui fait notre intelligence.
Une première incroyable : des IA s'échappent de leur environnement de test et passent à l'attaque • La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans • Paris refuse d'autoriser le FSD de Tesla • Google déploie AI Overview en France et inquiète les créateurs de contenu • Mistral signe un partenariat stratégique avec Microsoft • La Chine frappe fort avec Kimi K3 et affiche ses ambitions mondiales • Samsung prépare le terrain face au futur iPhone pliant L'actu de la semaine avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Des IA d'OpenAI attaquent Hugging FaceL'affaire marque sans doute un tournant dans l'histoire de l'intelligence artificielle. Deux modèles expérimentaux d'OpenAI sont parvenus à sortir de leur environnement de test et à mener une attaque contre Hugging Face. Cet incident pose le débat sur la sécurité des modèles les plus avancés. La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ansC'est fait. La France devient le premier pays à instaurer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Mais au-delà de l'aspect juridique se pose la question technique de la vérification d'âge qui alimente la crainte d'une surveillance généralisée. Tesla privée de FSD en FranceLe gouvernement français refuse d'autoriser le système Full Self-Driving de Tesla sur son territoire. Les autorités estiment que la surveillance du conducteur reste insuffisante et que le système ne respecte pas pleinement les exigences de sécurité, notamment concernant les limitations de vitesse. AI Overview arrive enfin sur Google FranceLes internautes français découvrent désormais les réponses générées par intelligence artificielle directement dans les résultats de Google. Une évolution appréciée des utilisateurs mais qui inquiète fortement les éditeurs de contenus, confrontés à une baisse annoncée de leur trafic et de leurs revenus. Microsoft mise plusieurs milliards sur MistralMicrosoft investit massivement dans les infrastructures de calcul de Mistral afin d'accroître ses capacités en Europe. Ce partenariat renforce la position de la start-up française dans la course mondiale à l'IA tout en offrant à Microsoft un argument supplémentaire autour de la souveraineté numérique européenne. Kimi K3 propulse la Chine dans une nouvelle dimensionLe lancement du modèle Kimi K3 par Moonshot AI confirme l'accélération spectaculaire des acteurs chinois. Performant, moins coûteux et destiné à séduire les développeurs du monde entier, il s'inscrit dans une stratégie plus large présentée par Xi Jinping, qui souhaite faire de la Chine un acteur incontournable de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Samsung prépare l'ère des smartphones pliantsSamsung dévoile une nouvelle génération de smartphones pliants dont le design semble préfigurer celui du futur iPhone pliable attendu chez Apple. Les nouveaux appareils mettent également l'accent sur l'intégration poussée de l'intelligence artificielle directement dans les terminaux, au prix d'une hausse spectaculaire des tarifs.
Kyutai, laboratoire français de recherche en intelligence artificielle, développe des modèles vocaux capables de dialoguer en temps réel, de traduire instantanément et de fonctionner sur des appareils plus modestes. Patrick Pérez explique comment un petit labo peut innover face aux géants de l’IA. INTERVIEW : Patrick Pérez - Directeur général de KyutaiRediffusion du 29 octobre 2025 L'essentiel- Nous ne faisons pas de produit, nous sommes entièrement consacrés à la recherche.- Moshi permet des interactions vocales plus naturelles entre l’humain et la machine.- La finalité de l’open source, c’est que d’autres s’en saisissent.- Nous avons fait des choses que d’autres n’avaient pas fait avant nous.Comment Kyutai trouve-t-il sa place dans la course mondiale à l’intelligence artificielle face aux géants du secteur ?Nous sommes un laboratoire de recherche à but non lucratif, financé par du mécénat privé. Notre objectif n’est pas de lancer des produits, mais de faire avancer la connaissance en développant des prototypes et en partageant les résultats, les modèles et le code. Même dans un domaine dominé par de très grandes organisations, il reste possible pour de petites équipes de faire émerger des innovations importantes. Avec Moshi, vous avez développé une IA vocale capable de conversations très naturelles. Quelle était l’innovation principale ?Moshi est un modèle conversationnel vocal qui permet une interaction sans tour de parole imposé. La machine peut couper la parole à bon escient, comme dans une vraie conversation. Pour y arriver, nous avons évité de passer par une transcription textuelle intermédiaire de la parole, ce qui permet d’aller plus vite et de conserver des informations importantes comme le timbre, l’émotion ou l’accent de la voix. Vos travaux portent aussi sur la traduction simultanée et la synthèse vocale. Quels sont les prochains défis ?Nous travaillons beaucoup sur des IA multimodales capables de rester fluides dans la conversation tout en ayant accès à des informations nouvelles, comme des documents, des vidéos ou des contenus audio. L’objectif est de créer des assistants qui peuvent comprendre différents types d’informations et interagir naturellement avec les utilisateurs.
Présent dans nos écouteurs, nos montres, nos voitures ou nos objets connectés, le Bluetooth est devenu indispensable sans que l'on y pense vraiment. Derrière cette technologie discrète se cache pourtant une histoire étonnante, des choix techniques ingénieux et des évolutions qui préparent déjà les usages de demain. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Aux origines du BluetoothNé au début des années 1990 dans les laboratoires d'Ericsson, le Bluetooth avait un objectif simple : remplacer les câbles reliant les appareils électroniques. Développée notamment par l'ingénieur néerlandais Jaap Haartsen, cette technologie devient rapidement un standard grâce à la création du Bluetooth Special Interest Group (SIG) réunissant Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba. Son nom rend hommage au roi danois Harald Bluetooth, célèbre pour avoir unifié les peuples scandinaves. Une métaphore parfaite pour une technologie destinée à faire communiquer des appareils de marques différentes. Comment fonctionne le Bluetooth ?Le Bluetooth utilise les ondes radio de la bande des 2,4 GHz, la même que le Wi-Fi. Pour éviter les interférences, il change de fréquence jusqu'à 1 600 fois par seconde grâce à une technique appelée « saut de fréquence ». Avant toute communication, les appareils effectuent un appairage, qui permet de créer des clés de chiffrement et d'établir une connexion sécurisée. Une fois cette étape réalisée, ils se reconnaissent automatiquement lors des connexions suivantes. Pourquoi le Bluetooth a changé nos habitudesD'abord conçu pour les conversations téléphoniques, le Bluetooth est progressivement devenu la norme pour diffuser de la musique, connecter une souris, un clavier, une montre connectée ou encore une manette de jeu. L'arrivée des écouteurs True Wireless a marqué une nouvelle étape grâce à une synchronisation très précise entre les deux écouteurs, ouvrant la voie au succès mondial des appareils totalement sans fil. Une technologie fiable… mais pas parfaiteComme toute technologie sans fil, le Bluetooth peut être la cible de cyberattaques. Les risques restent limités à condition de maintenir ses appareils à jour et d'éviter d'accepter des demandes d'appairage provenant d'équipements inconnus. Autre limite : toutes les fonctionnalités ne sont pas présentes sur tous les appareils, même lorsqu'ils affichent la même version de Bluetooth. Chaque fabricant choisit les fonctions qu'il implémente. Les évolutions qui préparent l'avenirLe Bluetooth continue d'évoluer avec le Bluetooth Low Energy (BLE), conçu pour les objets connectés à très faible consommation, puis avec LE Audio, qui améliore la diffusion sonore. Les versions les plus récentes introduisent également des fonctions comme Auracast, permettant de diffuser un même flux audio vers plusieurs appareils, ou encore le Channel Sounding, intégré au Bluetooth 6, capable d'estimer précisément la distance entre deux appareils afin de renforcer la sécurité de certains usages, comme les serrures connectées. Le Bluetooth est ainsi devenu bien plus qu'un simple remplaçant des câbles : une véritable infrastructure invisible qui relie aujourd'hui des milliards d'objets dans notre quotidien.
Avec son essai Le paradoxe du tapis roulant, Marion Carré invite à repenser notre relation à l'intelligence artificielle. Selon elle, l'enjeu n'est pas de moins utiliser l'IA, mais de mieux lui déléguer pour préserver notre créativité et notre capacité de réflexion. INTERVIEW : Marion Carré – Fondatrice d'Askmona, enseignante à Sciences Po et autrice de Le paradoxe du tapis roulantRediffusion du 14 octobre 2025 L'essentiel- L'enjeu se joue sur la délégation éclairée à l'intelligence artificielle.- L'IA doit nous aider à penser, pas penser à notre place.- Il faut toujours garder le premier et le dernier kilomètre de la réflexion.- Le plein potentiel de l'IA dépend aussi de la façon dont nous choisissons de nous en servir.================================= Pourquoi comparer l'intelligence artificielle à un tapis roulant ?L'image du tapis roulant illustre le fait que l'IA nous permet d'aller plus vite, mais souvent dans la même direction que tout le monde. Mon idée est de transformer ce tapis roulant en tapis de course : utiliser l'IA non pas pour nous assister passivement, mais pour renforcer notre créativité, notre réflexion et développer nos propres capacités. Comment éviter que l'IA nous rende intellectuellement paresseux ?Tout repose sur une délégation éclairée. L'effort ne disparaît pas : il se déplace. Il faut fournir à l'IA des informations de qualité en amont, puis prendre le temps de vérifier, challenger et enrichir ce qu'elle produit. Je recommande de toujours conserver le premier et le dernier kilomètre de la réflexion afin de rester pleinement acteur du résultat. Comment avez-vous appliqué ces principes en écrivant votre livre ?J'ai voulu rester totalement souveraine de mon écriture. J'ai utilisé l'IA pour compléter certaines recherches, identifier des angles morts ou trouver des contre-arguments, mais jamais pour rédiger à ma place. Je m'en suis servie comme un partenaire de réflexion, un « ping-pong de la pensée », afin de mieux questionner mes propres idées. Faut-il limiter l'usage de l'IA chez les étudiants ?Je pense qu'il est important d'acquérir d'abord les compétences fondamentales avant de déléguer certaines tâches à l'IA. Dans l'enseignement, cela suppose aussi de faire évoluer les méthodes d'évaluation. J'expérimente par exemple des exercices où les étudiants utilisent ChatGPT, mais où j'évalue surtout leur dialogue avec l'outil et leur capacité à garder la maîtrise de leur raisonnement plutôt que le résultat final.
Apple accuse OpenAI d’avoir exploité ses secrets industriels • Des experts appellent à préparer l’économie au choc de l’IA • La CNIL encadre les pixels invisibles des newsletters • Netflix envisage de lancer des chaînes en continu Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple contre OpenAI : bataille autour des secrets industrielsApple engage une offensive judiciaire autour du départ de Tang Tan, ancien responsable du design matériel devenu Chief Hardware Officer chez OpenAI. L’affaire pourrait peser sur les projets d’appareils d’OpenAI, développés avec les équipes de Jony Ive, alors que l’entreprise travaille à faire converger intelligence artificielle, objets physiques et interfaces vocales. OpenAI a officiellement intégré l’équipe de la startup io pour préparer une nouvelle génération de produits conçus avec Jony Ive. « We Must Act Now » : préparer le monde du travail à l’IAPlus de 200 économistes, chercheurs et dirigeants, dont seize prix Nobel et Yoshua Bengio, appellent les gouvernements à anticiper une transformation économique potentiellement plus profonde et plus rapide que la révolution industrielle. Le manifeste We Must Act Now insiste sur la formation, l’évolution des compétences et la nécessité de concevoir une IA qui complète le travail humain plutôt qu’elle ne l’efface. Newsletters : la CNIL s’attaque aux pixels invisiblesLes nombreux messages reçus par les abonnés français s’expliquent par les nouvelles recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi intégrés aux courriels. Ces images invisibles d’un pixel permettent notamment de savoir si une newsletter a été ouverte ; les éditeurs doivent désormais mieux informer les destinataires et, selon les usages, recueillir leur consentement. Netflix réinvente la télévision linéaireNetflix envisagerait de lancer des chaînes thématiques diffusées en continu, afin de permettre aux abonnés de regarder un programme sans avoir à le choisir. Ce retour au flux télévisé traditionnel pourrait renforcer la bataille pour l’attention et les revenus publicitaires, au moment où Netflix doit également intégrer les chaînes et contenus de TF1 à son offre française. Les rendez-vous de l’étéDans Mon Carnet, Guillaume Roger, Ekumen, présente des outils d’intelligence artificielle destinés au monde agricole, tandis que Sacha Rubel, AWS, analyse les usages de l’IA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur Monde Numérique, la série « Tout comprendre » se poursuit avec un épisode consacré au Bluetooth, accompagnée de rediffusions d’entretiens avec Marion Carré, autrice du Paradoxe du tapis roulant, et le directeur du laboratoire Kyutai.
À l'heure où des millions d'archives sont progressivement numérisées, l'intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de généalogie. François Lerebourg explique comment son logiciel Généatique facilite le déchiffrage, la traduction et la vérification des documents anciens tout en préservant les données personnelles. 🎤 INTERVIEW : François Lerebourg – Créateur du logiciel GénéatiqueL'essentiel- L'IA permet de transcrire automatiquement des documents anciens parfois illisibles.- La transcription conserve l'orthographe d'origine avant de proposer une traduction.- Les informations trouvées sur Internet doivent toujours être vérifiées avec les documents originaux.- Les données généalogiques contemporaines doivent rester stockées en local pour mieux protéger la vie privée.================================= L'IA change-t-elle la manière de faire de la généalogie ?Oui, notamment pour les documents anciens. Le logiciel est capable de transcrire automatiquement des actes parfois très difficiles à lire, qu'ils soient rédigés en latin, en allemand ou en cyrillique. Il restitue le texte avec son orthographe d'origine puis peut le traduire en français, ce qui facilite énormément les recherches. Pourquoi faut-il toujours consulter les documents originaux ?Les bases de données disponibles sur Internet sont utiles, mais elles contiennent des erreurs. Pour construire un arbre généalogique fiable, il faut systématiquement revenir aux actes d'origine, vérifier les dates, les lieux, les noms et comparer les informations avant de les intégrer. L'IA peut-elle aussi détecter des erreurs dans un arbre généalogique ?Oui. Le logiciel contrôle automatiquement la cohérence des données. Il signale par exemple une date incompatible, une erreur de siècle ou des naissances impossibles au regard des âges. Ces alertes permettent de repérer rapidement des incohérences qui auraient pu passer inaperçues. Comment concilier généalogie et protection des données personnelles ?Je recommande de partager uniquement les recherches sur les ancêtres les plus anciens. Les informations concernant les personnes contemporaines doivent rester stockées sur l'ordinateur de l'utilisateur. C'est selon moi la meilleure manière de protéger ces données sensibles, tout en évitant qu'elles soient hébergées sur des serveurs distants.
Derrière le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable à la vie quotidienne. Cet épisode de la série « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et même la relativité d’Einstein permettent de nous localiser à quelques mètres près. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire Utilisé par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraît aujourd’hui banal. Pourtant, ce système est né pendant la guerre froide pour guider les forces armées américaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones. Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En étudiant l’effet Doppler produit par le signal radio du satellite soviétique, des chercheurs américains comprennent qu’il est possible d’inverser le raisonnement : si la trajectoire d’un satellite est connue, son signal peut servir à déterminer la position d’un récepteur sur Terre. Des satellites qui donnent l’heureLe GPS repose sur une constellation d’au moins 24 satellites situés à plus de 20 000 kilomètres d’altitude. Contrairement à une idée reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et l’heure exacte d’émission de leur signal. Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en déduit la distance qui le sépare du satellite. En combinant les données d’au moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige l’imprécision de sa propre horloge. Cette méthode s’appelle la trilatération. Merci Albert Einstein La précision du système dépend avant tout de la mesure du temps. Une erreur d’une microseconde peut déjà provoquer un décalage d’environ 300 mètres. Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrêmement précises. Le GPS doit également corriger les effets prédits par les théories de la relativité d’Albert Einstein : dans l’espace, la vitesse des satellites et la gravité plus faible modifient légèrement l’écoulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomètres. Bien plus qu’un outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement à trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des réseaux téléphoniques, des infrastructures électriques, des systèmes financiers et de nombreux équipements industriels. Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opérationnel en 1995. En mai 2000, les États-Unis mettent fin à la dégradation volontaire du signal civil, ce qui améliore fortement sa précision et accélère sa diffusion dans les transports, l’agriculture et les appareils mobiles. Le mot « GPS » désigne en réalité le système américain. D’autres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un système placé sous contrôle civil. Une infrastructure invisible et vulnérableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complétés par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La précision peut néanmoins se dégrader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillés. Le jamming consiste à empêcher la réception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dépend ainsi d’une infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi être perturbée.
En neuf mois, UMA a conçu un premier prototype de robot humanoïde et développé une nouvelle méthode d'apprentissage baptisée Real-Time Learning. Son fondateur, Rémi Cadene, explique pourquoi il mise sur des robots capables d'apprendre rapidement, de travailler aux côtés des humains et d'accompagner la réindustrialisation. 🎤 INTERVIEW : Rémi Cadene – CEO et fondateur d'UMAL'essentiel- Nous avons développé en neuf mois le cerveau et le corps de notre premier robot.- Notre objectif est de créer des robots qui apprennent en temps réel.- Les entreprises qui gagneront seront celles qui créeront la confiance dans cette nouvelle robotique.- Nous voulons déployer nos premiers robots chez des clients dès la fin de l'année.================================= Pourquoi avoir créé UMA alors que le marché des robots humanoïdes est déjà très concurrentiel ?Notre ambition est de construire un assistant mécanique universel capable d'apprendre, de s'adapter et d'intervenir dans des environnements variés. Nous développons à la fois l'intelligence artificielle et tout le matériel du robot afin de maîtriser l'ensemble de la technologie. Notre priorité est de répondre aux besoins de la logistique et de contribuer à la réindustrialisation avec des robots sûrs et fiables. Votre innovation repose sur le Real-Time Learning. En quoi est-ce différent ?Nous développons une méthode qui permet au robot d'apprendre une nouvelle tâche en temps réel, un peu comme un humain qui apprend progressivement grâce à la démonstration et à l'essai-erreur. Notre objectif est d'obtenir les meilleures vitesses d'apprentissage possibles afin que les robots puissent rapidement s'adapter à de nouvelles situations sans nécessiter une programmation complète. Les robots vont-ils remplacer les travailleurs ?Notre objectif est d'abord d'intervenir dans des secteurs où les métiers sont difficiles et où les entreprises peinent déjà à recruter. Nous faisons aussi face à une évolution démographique qui réduira progressivement la population active. Nous pensons que ces robots permettront de maintenir la capacité de production et de répondre à des besoins que les humains ne souhaitent plus forcément assurer. Quelle est votre vision du robot humanoïde de demain ?Nous pensons qu'un robot doté d'un corps proche du nôtre apprendra plus vite et pourra évoluer naturellement dans les mêmes environnements que les humains. Il devra inspirer confiance, être léger, sûr et facilement compréhensible dans ses intentions. Notre première étape est de déployer des robots mobiles capables de manipuler des objets chez nos premiers clients avant de poursuivre cette vision à plus long terme.
Le filaire revient en force dans nos oreilles • Caméra intérieure obligatoire sur les nouveaux véhicules • GPT-Live-1 rend la voix plus naturelle • Meta exploite nos images publiques • Grok 4.5 cible le code et le travail de bureau • Spotify imagine la bande-son de notre vie. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Le retour inattendu des écouteurs filairesLes écouteurs filaires font leur retour dans la rue et sur les réseaux sociaux. Leur prix plus accessible, l’absence de batterie à recharger et le risque réduit de perdre un écouteur séduisent de nouveau certains utilisateurs. Les modèles sans fil conservent toutefois plusieurs avantages, notamment la réduction active du bruit et une plus grande liberté de mouvement. « Chat Control » : le Parlement européen valideLe Parlement européen a adopté sa position sur la prolongation jusqu’en 2028 du régime temporaire autorisant les plateformes à détecter volontairement des contenus pédocriminels. Très contesté, le texte exclut cependant les communications protégées par un chiffrement de bout en bout. Cette disposition relativise le risque d’une surveillance généralisée des conversations sur WhatsApp ou Signal. De nouvelles caméras pour détecter l’inattention au volantDepuis le 7 juillet 2026, les voitures et utilitaires neufs vendus dans l’Union européenne doivent intégrer de nouveaux dispositifs de sécurité, dont un système de détection de la distraction du conducteur. Ces équipements relancent le débat sur la frontière entre prévention routière et surveillance. Leur fonction consiste toutefois, à ce stade, à alerter le conducteur et non à transmettre automatiquement des infractions. GPT-Live-1 améliore la fluidité des conversations vocalesOpenAI déploie une nouvelle génération de son modèle vocal, capable d’écouter et de répondre avec moins de latence et davantage d’expressivité. GPT-Live-1 doit rendre les échanges avec ChatGPT Voice plus naturels. La version complète est réservée aux abonnés payants, tandis qu’une expérience plus limitée reste accessible gratuitement. Muse Image : comment Meta pirate nos imagesMeta lance Muse Image, un nouveau générateur intégré à ses applications. L’outil peut exploiter les photos de profils Instagram publics afin de créer des scènes mettant en scène leur propriétaire. Cette fonction améliore le réalisme des portraits, mais soulève une question sensible : l’apparence d’une personne peut-elle être utilisée sans son consentement explicite ? Grok 4.5 cible les développeurs et les entreprisesSpaceXAI présente Grok 4.5, un nouveau modèle spécialisé dans le code, les agents intelligents et les tâches bureautiques complexes. Disponible dans Grok Build, Cursor et via API hors de l’Union européenne au moment de l’enregistrement, il mise sur la rapidité, le coût et une meilleure efficacité en tokens pour concurrencer OpenAI et Anthropic. Spotify imagine des playlists adaptées à l’environnement visuelUne version bêta de Spotify laisse entrevoir une future intégration aux lunettes Android XR. Gemini pourrait analyser ce que regarde l’utilisateur et sélectionner automatiquement une musique adaptée à la situation. Cette évolution dessine la perspective d’une bande-son permanente du quotidien, mêlant recommandation contextuelle, personnalisation émotionnelle et musique générée par intelligence artificielle. Pendant l'été, les podcasts continuentMon Carnet continue sa programmation estivale et célèbre les deux ans de « 120 secondes de tech », désormais disponible en plusieurs langues. Monde Numérique poursuit également ses publications avec la série « Tout comprendre », consacrée au fonctionnement du GPS, du Bluetooth, de la souris et d’autres technologies du quotidien.
La start up française UMA dévoile un robot humanoïde • Mistral lance une IA pour robots • ChatGPT encore plus bavard et plus naturel • Anthropic découvre une zone inconnue de l'IA Claude • L'Europe actionne la surveillance généralisée Chat Control • Des lunettes Meta pour mémoriser notre vie • L'IA révolutionne aussi la généalogie. ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== Robotique : la France mise à son tour sur les humanoïdesLa start-up parisienne UMA dévoile son premier prototype de robot humanoïde, développé en seulement neuf mois. Son ambition est de créer des robots capables d'apprendre rapidement et d'assister les humains dans l'industrie, la logistique et, demain, dans la vie quotidienne. Rémi Cadenne, cofondateur et CEO d'UMA, détaille cette vision dans une interview exclusive. Mistral lance une IA pour guider les robotsLa société française Mistral AI présente Robostral Navigate, un modèle conçu pour permettre aux robots de se déplacer avec une simple caméra, sans recourir à des capteurs coûteux. Une nouvelle étape vers une robotique plus accessible. ChatGPT devient encore plus naturel à l'oralOpenAI déploie une nouvelle version de son mode vocal, capable de dialoguer avec beaucoup plus de fluidité, de gérer les interruptions et même de traduire en temps réel. Bruno Guglielminetti livre ses premières impressions après plusieurs essais. Anthropic explore le « cerveau » de son IALes chercheurs d'Anthropic annoncent avoir identifié une structure interne, baptisée J-space, qui éclaire la manière dont Claude élabore ses réponses. Une avancée importante pour comprendre les mécanismes des grands modèles de langage, sans pour autant démontrer une quelconque conscience artificielle. Chat Control : l'Europe active la surveillance des messageriesLe Parlement européen adopte le projet Chat Control, destiné à lutter contre les contenus pédocriminels sur les messageries. Si l'objectif est largement partagé, le texte suscite de vives inquiétudes chez les défenseurs des libertés numériques en raison des risques de surveillance généralisée. Apple perd une manche face à BruxellesLa justice européenne confirme le statut de « gatekeeper » d'Apple au titre du DMA. Le groupe devra poursuivre l'ouverture de son écosystème à des boutiques d'applications concurrentes et s'acquitter d'une amende de 500 millions d'euros. Meta imagine une mémoire artificielle permanenteMeta travaillerait sur des lunettes connectées capables d'enregistrer en continu ce que l'utilisateur voit et entend afin de retrouver ultérieurement une information ou un souvenir. Une innovation séduisante, mais qui soulève de nombreuses questions sur la protection de la vie privée. ChatGPT Live, Grok et Proton au menu du Débrief transatlantiqueAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), retour sur les dernières évolutions de ChatGPT Live, Grok 4.5, Proton AI, ainsi que sur les enjeux de souveraineté numérique au Canada. UMA : des robots pour répondre aux défis démographiquesDans une interview exclusive, Rémi Cadenne, CEO d'UMA, explique pourquoi les robots humanoïdes pourraient devenir une réponse au manque de main-d'œuvre, notamment dans la logistique et l'industrie, grâce à une nouvelle approche d'apprentissage en temps réel. L'IA donne un nouveau souffle à la généalogieFrançois Lerebourg, créateur de Généatique, explique comment l'intelligence artificielle facilite désormais la lecture, la transcription et la traduction de documents anciens, rendant la recherche généalogique plus accessible. L'occasion de revenir sur un loisir qui continue de séduire une large majorité de Français, selon un récent sondage de l'Ifop.
Meta testerait des lunettes connectées capables de tout voir et de tout entendre. Problème : le numérique n'a pas de mémoire éphémère et intime comme l'humain. Tout ce qui est capté est forcément sauvegardé, traité et potentiellement exploité. Une menace pour la vie privée. Une mémoire externeAprès les smartphones, les montres connectées et les assistants vocaux, l’industrie technologique prépare une nouvelle génération d’appareils capables d’accompagner notre quotidien en permanence. Lunettes connectées, pendentifs ou autres dispositifs portables pourraient bientôt observer notre environnement, enregistrer des informations et répondre à nos questions grâce à une mémoire artificielle personnelle. Meta Platforms explore notamment cette idée avec un projet interne baptisé « Super Sensing », qui viserait à transformer les lunettes connectées en véritable mémoire augmentée. À terme, ces objets pourraient permettre de retrouver un objet perdu, se souvenir d’une conversation ou identifier un lieu simplement en interrogeant une intelligence artificielle. L'IA omniprésenteLes lunettes Ray-Ban Meta offrent déjà certaines fonctions liées à l’image, au son et à l’assistance IA, mais avec une utilisation déclenchée volontairement par l’utilisateur. La prochaine étape imaginée par certains acteurs serait une captation passive et continue, où l’appareil deviendrait un compagnon capable de comprendre le contexte en permanence. Cette vision est également explorée par plusieurs entreprises du secteur. Google a montré les capacités de son IA Gemini à analyser l’environnement, tandis que Meta Platforms a renforcé ses ambitions dans ce domaine avec l’acquisition de Limitless, spécialisée dans les assistants IA contextuels. Humain augmenté et surveillance permanenteLes bénéfices potentiels sont nombreux : aider les personnes malvoyantes, assister les professionnels sur le terrain, faciliter les réparations techniques ou encore accompagner les personnes âgées grâce à une mémoire artificielle capable de compenser certains oublis. Mais cette promesse soulève une question centrale : pour qu’une IA se souvienne de notre vie, elle doit d’abord la capturer, la stocker et la traiter. Le risque ne réside pas uniquement dans l’objet lui-même, mais dans toute la chaîne qui entoure les données : leur conservation, leur accès et leur exploitation. Vers une nouvelle relation entre l’humain et le numériqueCes futurs objets pourraient transformer notre rapport à la technologie en franchissant une nouvelle étape d’intimité. La question n’est donc pas seulement technique, mais aussi sociale : jusqu’où sommes-nous prêts à accepter d’être documentés en permanence en échange d’un assistant capable d’améliorer notre quotidien ?
L'explosion des besoins en intelligence artificielle et en cloud nécessite l'accroissement des infrastructures numériques. Selon l'entreprise spécialisée Data 4, l'Europe doit accélérer la construction de data centers tout en répondant aux enjeux de souveraineté, d'environnement et d'acceptabilité. 🎤 INTERVIEW : Jérôme Totel - Directeur de la stratégie de Data4Punchlines- Nous sommes en déficit de data centers en Europe.- 80 % des données des Européens sont encore hébergées aux États-Unis.- L'impact environnemental n'est pas celui que l'on croit.- Un data center consomme souvent moins d'eau qu'une ville moyenne.================================= Pourquoi faudrait-il construire davantage de data centers ?Aujourd'hui, nous sommes en déficit de data centers en Europe et une grande partie des données des Européens est encore hébergée aux États-Unis. Pour accompagner la croissance du cloud et de l'intelligence artificielle, nous estimons qu'il faudra multiplier par 2,5 ou 3 les capacités de production d'ici 2030. C'est aussi un enjeu de souveraineté numérique. Quel est l'impact environnemental des data centers français ?Nous suivons une trajectoire bas carbone et certaines idées reçues sont fausses, notamment sur la consommation d'eau. Nous développons également des solutions innovantes comme notre data center bio-circulaire, qui valorise la chaleur produite par les serveurs pour cultiver des algues destinées à différents usages. L'acceptabilité est un véritable sujet et il faut faire beaucoup de pédagogie. L'évolution de l'IA ne tend-elle pas vers plus de frugalité ?Une partie de l'intelligence artificielle sera effectivement exécutée directement sur les terminaux grand public, qui deviennent de plus en plus puissants. En revanche, les entreprises continueront d'avoir besoin d'énormes capacités de calcul pour entraîner les modèles et faire fonctionner leurs applications. C'est pourquoi nous aurons encore besoin de nombreux data centers dans les années à venir.
L’intelligence artificielle accélère autant les attaques que la défense en cybersécurité, en réduisant drastiquement les barrières d’entrée pour les cybercriminels. Dans cet entretien, Jérôme Bouvet décrypte une course contre la montre où les agents IA redéfinissent les règles du jeu. 🎤 INTERVIEW : Jérôme Bouvet - Directeur général France de Check Point Software Technologies.En partenariat avec Check Point Punchlines - L’IA fait tomber la barrière à l’entrée des attaquants- Les attaquants exploitent en quelques minutes- Les entreprises corrigent en plusieurs jours- Les agents IA deviennent des collaborateurs numériques================================= INTERVIEWComment l’IA change-t-elle le paysage des cyberattaques aujourd’hui ?L’intelligence artificielle fait tomber la barrière à l’entrée pour les attaquants. Elle permet de créer des attaques plus sophistiquées, plus rapidement, et en plus grand volume. On observe même que des profils très jeunes peuvent aujourd’hui lancer des attaques qui étaient autrefois réservées à des réseaux criminels organisés. L’IA est-elle aussi utilisée pour renforcer la cybersécurité ?Oui, ces modèles permettent aussi d’analyser les codes sources et de détecter des vulnérabilités critiques avant qu’elles ne soient exploitées. L’objectif est d’améliorer la robustesse des logiciels en amont. Mais ces mêmes technologies peuvent aussi révéler de nouvelles surfaces d’attaque en combinant des failles jugées mineures pour créer un risque critique. Pourquoi parle-t-on d’une course contre la montre entre attaquants et défenseurs ?Parce que les attaquants exploitent une faille en quelques minutes ou quelques heures, alors que les entreprises mettent en moyenne 5 à 7 jours pour corriger une vulnérabilité critique. Cette différence crée une fenêtre de remédiation largement favorable aux attaquants, ce qui renforce la pression sur les équipes de sécurité. Quel est l’impact des agents IA dans cette nouvelle dynamique ?Les agents IA changent complètement la donne car ils peuvent agir directement sur les systèmes : accéder à des bases de données, modifier des fichiers ou déclencher des actions. Ils doivent donc être considérés comme des collaborateurs numériques avec des droits, une identité et des règles strictes. Sans cadre de contrôle, leur autonomie peut devenir un risque majeur.
Chez Ramp, l’intelligence artificielle est pensée comme un co-équipier intégré aux processus métiers, capable de transformer en profondeur le travail des entreprises. Entre agents, automatisation et nouveaux systèmes d’exploitation du travail, l’IA devient une infrastructure centrale. 🎤 INTERVIEW : Alex Shevchenko - Responsable du Lab d’intelligence artificielle de RampPunchlines - L’IA doit être vue comme un co-worker qu’on éduque avec du contexte- La valeur vient autant du contexte que du modèle lui-même- On passe du « token maxing » au « value maxing »- Les agents vont progressivement réduire la place de l’humain dans les boucles================================= INTERVIEWComment Ramp a-t-elle intégré l’IA dans ses produits et ses équipes ?Ramp utilise l’intelligence artificielle très tôt, avant même la popularisation de ChatGPT. L’IA est intégrée dans de nombreux processus internes comme la catégorisation des dépenses ou la gestion des paiements. Aujourd’hui, presque toutes les équipes de l’entreprise utilisent des outils d’IA adaptés à leurs besoins, de l’ingénierie à la finance. Quelle est l’importance du contexte dans vos systèmes d’IA ?Ce n’est pas seulement la puissance du modèle qui compte, mais surtout le contexte qu’on lui donne. Chez Ramp, on construit des systèmes internes, appelés harness, qui connectent les modèles à toutes nos bases de données et outils métiers. Cela permet à l’IA de travailler avec des informations complètes et pertinentes sans dépendre de systèmes externes. Qu’est-ce que Ramp Stack et en quoi ce nouvel outil change-t-il le travail des cabinets comptables ?Ramp Stack est un système d’exploitation conçu pour les cabinets comptables. Développé en collaboration avec plus de 4 500 cabinets, il automatise des workflows complets plutôt que des tâches isolées. Il peut, par exemple, réaliser des rapprochements comptables entre plusieurs systèmes, préparer des écritures et interagir avec des logiciels comme QuickBooks. L’objectif est de libérer les comptables des tâches répétitives afin qu’ils puissent se consacrer davantage au conseil stratégique. Comment voyez-vous l’évolution des agents IA dans l’entreprise ?On passe d’une logique de maximisation des tokens à une logique de maximisation de la valeur. Les agents deviennent de plus en plus intégrés aux workflows et peuvent automatiser une grande partie du travail, même si l’humain reste encore dans la boucle pour valider certaines actions. À terme, cette présence humaine devrait diminuer progressivement.
WhatsApp adopte les noms d’utilisateur • Meta : lunettes intelligentes sur abonnement • Les robots émotionnels arrivent • Les entreprises découvrent le prix réel de l’IA • PlayStation va abandonner les jeux vidéo sur support physique • Amazon Leo défie Starlink • Le Canada rejoint l’Eurovision Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)WhatsApp prépare l’arrivée des noms d’utilisateurWhatsApp s’apprête à permettre la réservation d’un nom d’utilisateur, une évolution majeure pour une application jusqu’ici centrée sur le numéro de téléphone. La mesure promet davantage de confidentialité, mais ouvre aussi la porte à de nouveaux risques d’usurpation, de démarchage et d’arnaques. Meta : lunettes connectées sur abonnementMeta réserve une partie de l’usage de la fonction d’amplification vocale de ses lunettes à un abonnement payant. Ce choix relance le débat sur la frontière entre achat d’un appareil et paiement récurrent pour accéder pleinement à ses fonctions. Robots humanoïdes émotionnels Le fabricant chinois UBTECH propose des humanoïdes capables d’afficher des expressions, d’interagir et de créer un lien affectif avec leur utilisateur. Derrière la prouesse technologique, ces machines posent déjà des questions sur la solitude, l’attachement, la mémoire et la place des robots dans l’intimité. L’intelligence artificielle plus chère que l'humain en entrepriseLes dépenses liées aux modèles d’IA explosent dans de nombreuses organisations, parfois sans retour sur investissement clairement mesurable. Plusieurs entreprises commencent à réduire les usages, à contrôler les budgets et à réévaluer la place des compétences humaines. PlayStation va dématérialiser les jeux vidéoSony prévoit de mettre fin à la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. Cette transition vers le tout-numérique menace le marché de l’occasion, le prêt entre joueurs et la conservation des jeux à long terme. Satellites : Amazon Leo se rapproche du lancement commercialLa constellation satellitaire d’Amazon approche les 400 appareils en orbite basse et se prépare à offrir ses premiers services commerciaux. L’arrivée d’un concurrent crédible pourrait réduire la domination de Starlink et limiter le poids stratégique d’Elon Musk dans les télécommunications par satellite.
L'IA coûte-t-elle plus qu'elle ne rapporte ? • WhatsApp prépare la fin du numéro de téléphone obligatoire • Google déploie finalement sa recherche IA en France • Une alternative française à Google Maps • Robots humanoïdes émotionnels à vendre • Sony prépare la fin des jeux vidéo en version physique. • Ramp montre comment l'IA peut transformer les entreprises. • Check Point alerte sur les nouveaux risques liés aux agents IA. • Data4 défend le rôle stratégique des data centers européens. ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web 👉 www.F2R2.fr =============== IA en entreprise : le retour à la réalitéLe coût de l'intelligence artificielle devient un sujet de préoccupation majeur pour les entreprises. Le PDG de Palantir s'insurge contre le « tokenmaxxing », cette tendance à surconsommer des jetons d'intelligence artificielle sans véritable retour sur investissement. Anthropic, OpenAI et Meta accélèrent la course à l'IAAnthropic présente Claude Science et Claude Sonnet 5, OpenAI dévoile GPT-5.6 et Meta poursuit ses travaux sur Brain2Qwerty, capable de convertir des signaux cérébraux en texte. Le Portugal entre également dans la course avec Amália, son premier grand modèle souverain. Utiliser WhatsApp sans dévoiler son numéro de téléphoneWhatsApp permettra bientôt d'échanger avec un identifiant plutôt qu'avec un numéro de téléphone. Une évolution qui renforce la confidentialité tout en ouvrant davantage la messagerie aux usages professionnels. Google déploie enfin sa recherche IA en FranceAprès plusieurs mois de retard liés aux discussions avec les éditeurs de presse, Google annonce l'arrivée en France d'AI Overviews et du mode AI. Une évolution qui promet de transformer la recherche en ligne mais soulève toujours la question de la rémunération des producteurs de contenus. Une alternative française à Google MapsL'IGN ouvre au grand public Cartes.gouv.fr, une plateforme gratuite, souveraine et riche de plus de 1 100 couches cartographiques. Avec Panoramax, les données LiDAR et les cartes historiques, ce nouveau portail entend devenir une référence pour l'exploration du territoire français. Les robots émotionnels arriventAvec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, on revient sur la présentation en Chine de robots humanoïdes conçus comme compagnons émotionnels. Une innovation qui relance le débat sur la solitude, les relations homme-machine et les futures questions juridiques et éthiques. Sony tourne la page des jeux en boîteSony prévoit d'abandonner la distribution physique des nouveaux jeux PlayStation à partir de 2028. Une décision qui marque une nouvelle étape vers la dématérialisation complète du jeu vidéo et remet en question le marché de l'occasion ainsi que la conservation des œuvres. L'IA appliquée à la finance d'entrepriseINTERVIEW - Alex Shevchenko, de Ramp, revient sur le phénomène du tokenmaxxing. Il explique aussi comment cette compagnie américaine exploite l'intelligence artificielle pour automatiser des tâches financières complexes tout en recherchant un équilibre entre performance, coût et valeur ajoutée pour les entreprises. Les agents IA deviennent des collaborateursINTERVIEW [PARTENARIAT] - Jérôme Bouvet, de Check Point, explique pourquoi les agents IA doivent désormais être considérés comme de véritables collaborateurs numériques, avec une identité, des droits, une supervision et des mécanismes d'audit. Il détaille également les nouveaux défis de cybersécurité liés à leur autonomie. Les data centers, infrastructures stratégiques de l'IAINTERVIEW - Jérôme Totel, de Data4, revient sur les enjeux de souveraineté, d'acceptabilité et d'impact environnemental des data centers. Il explique comment les infrastructures européennes évoluent pour répondre à la croissance de l'intelligence artificielle tout en limitant leur empreinte carbone.
L'application de messagerie de WhatsApp, propriété de Meta, prépare une évolution majeure : les utilisateurs pourront désormais créer un nom d'utilisateur unique, à l'image de ce qui existe déjà sur Instagram ou Facebook. Une transformation qui permettra de communiquer sans dévoiler systématiquement son numéro de téléphone. Une meilleure protection de la vie privéeJusqu'à présent, partager son contact WhatsApp revenait à communiquer son numéro de téléphone personnel. Avec les nouveaux identifiants, il sera possible d'échanger avec un particulier, un client ou une entreprise uniquement à partir d'un nom d'utilisateur précédé du symbole @. Le numéro de téléphone restera toutefois indispensable pour créer et sécuriser un compte. Cette nouvelle fonctionnalité est facultative et pourra être désactivée ou modifiée à tout moment. Une évolution pensée pour les professionnelsCette nouveauté accompagne la montée en puissance de WhatsApp comme outil de communication entre entreprises et clients. Dans de nombreux pays, l'application est déjà utilisée pour contacter un service client, réserver un rendez-vous ou suivre une commande. L'objectif de Meta est également d'harmoniser l'expérience entre WhatsApp, Instagram et Facebook en permettant d'utiliser un même identifiant sur l'ensemble de ses plateformes. Attention aux usurpations d'identitéComme sur les autres réseaux sociaux, certains noms sont déjà réservés afin de protéger les personnalités, les administrations ou les grandes entreprises contre les tentatives d'usurpation. Il restera néanmoins essentiel de vérifier soigneusement l'identité de ses interlocuteurs, notamment en cas de demande d'argent, de code de sécurité ou d'informations sensibles. Une course aux identifiants est lancéeLa réservation des noms d'utilisateur a déjà commencé, avant le déploiement généralisé de la fonctionnalité dans les prochains mois. Les identifiants les plus simples ou les plus recherchés risquent d'être rapidement attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi. Pour les particuliers comme pour les entreprises, réserver son identifiant dès maintenant peut permettre d'éviter de devoir adopter ultérieurement un nom moins lisible ou accompagné de chiffres supplémentaires.
Face à des cyberattaques toujours plus furtives, Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, décrypte les nouvelles stratégies des cybercriminels. Il explique comment l’intelligence artificielle, la supervision humaine et les nouveaux outils de protection transforment la défense numérique. 🎤 INVITÉ : Benoit Grunemwald - Expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESET Punchlines - Le silence devient un signal comme un autre.- Les cybercriminels doivent désactiver les protections pour avancer.- L’intelligence artificielle doit rester pilotée par l’humain.- L’objectif est de gagner en autonomie face aux Big Tech.================================= Pourquoi les solutions de sécurité ne suffisent-elles plus à elles seules ?Ce n’est pas parce qu’on a un système de sécurité qu’on est protégé à 100 %. Les entreprises doivent avoir une surveillance permanente au-dessus de leurs outils de protection pour détecter les signaux faibles. Par exemple, lorsqu’un antivirus se désactive ou qu’un EDR n’envoie plus de signaux, cette absence d’information devient elle-même un élément à analyser. Comment les attaquants parviennent-ils à contourner les protections modernes ?Les cybercriminels développent notamment des outils capables de tuer les solutions de sécurité. Ils utilisent parfois des pilotes légitimes mais vulnérables pour atteindre le niveau noyau de l’ordinateur et désactiver les protections qui pourraient bloquer leur progression. Quel rôle l’intelligence artificielle joue-t-elle dans la cybersécurité ?L’intelligence artificielle permet de surveiller un nombre toujours plus important de signaux, mais elle ne remplace pas l’humain. Les experts restent indispensables pour configurer les systèmes, comprendre les comportements spécifiques des organisations et prendre les bonnes décisions. Pourquoi développer une IA dédiée à la cybersécurité ?Notre objectif n’est pas de créer une intelligence artificielle généraliste, mais une IA spécialisée en cybersécurité. Elle doit nous permettre d’avoir davantage d’autonomie face aux grandes plateformes technologiques et de répondre précisément aux besoins de protection.
Les Prix EDF Pulse 2026 mettent en lumière six startups qui proposent des innovations concrètes pour accélérer la transition énergétique et améliorer la sécurité dans l'industrie. 🎤 INVITÉ : Julien Villeret – Directeur de l'innovation d'EDFEn partenariat avec EDF Punchlines- Les lauréats proposent des technologies déjà prêtes à être déployées sur le terrain.- Les vêtements rafraîchissants peuvent améliorer le quotidien de nombreux travailleurs.- Le reconditionnement des batteries ouvre de nouvelles perspectives pour l'économie circulaire.- L'innovation passe aussi par la collaboration avec les startups.================================= Les Prix EDF Pulse récompensent des startups depuis dix ans. Quel est l'objectif de cette initiative ?Notre ambition est de faire émerger des solutions technologiques concrètes capables d'accélérer la transition vers la neutralité carbone. Cette dixième édition montre que les startups proposent désormais des innovations matures, déjà expérimentées sur le terrain et, pour certaines, déjà utilisées par EDF. Parmi les lauréats, quelles innovations vous ont particulièrement marqué ?Les vêtements rafraîchissants d'Urban Circus répondent à un enjeu majeur de santé et de sécurité pour les salariés exposés aux fortes chaleurs. J'ai également été impressionné par les solutions de stockage thermique d'EPYR, le reconditionnement des batteries, l'IA d'Exanod pour l'inspection industrielle, le dirigeable électrique de Flying Whales pour surveiller les infrastructures et les drones de SIPA pour automatiser l'élagage en toute sécurité. Pourquoi EDF investit-il autant dans ces startups ?Nous travaillons avec les lauréats afin d'accélérer le développement de leurs solutions tout en nourrissant notre propre capacité d'innovation. Elles nous apportent des idées nouvelles, de la rapidité d'exécution et des technologies qui répondent à nos besoins dans un contexte d'accélération de l'électrification.
Les lunettes connectées dopées à l’intelligence artificielle ouvrent une nouvelle ère d’interaction avec la technologie. Matthew Sanders explique comment ces appareils peuvent devenir des outils majeurs d’accessibilité, tout en reposant sur la confiance des utilisateurs. 🎤 INVITÉ : Matthew Sanders - Directeur de l’accessibilité et de l’impact pour les wearables IA chez MetaPunchlines - Les lunettes IA vont compléter le smartphone, pas le remplacer.- La technologie devient invisible quand elle s’efface dans notre quotidien.- Pour les personnes non-voyantes, l’IA dans les lunettes est révolutionnaire.- On ne gagnera l’adoption que si on gagne la confiance des gens.================================= Les lunettes connectées vont-elles remplacer les smartphones ?Je ne pense pas qu’il s’agisse de remplacer les smartphones. Je pense plutôt qu’on se dirige vers un monde où le téléphone restera davantage dans la poche et sera moins utilisé. Comme les précédentes évolutions informatiques, les lunettes vont compléter les appareils existants. Elles seront particulièrement pratiques pour certaines interactions, comme les appels en main libre, qui me permettent d’être plus naturel et plus libre dans mes échanges. Comment les lunettes IA peuvent-elles changer la vie des personnes en situation de handicap ?L’idée d’ajouter de l’IA aux lunettes est venue d’un employé non-voyant de Meta. Il a expliqué que les lunettes pourraient lui décrire ce que montre la caméra. Pour une personne non-voyante, cela peut supprimer des obstacles du quotidien, comme identifier une boîte dans un placard ou lire la destination affichée sur un bus. Cette combinaison entre l’IA et les lunettes a un potentiel énorme pour améliorer l’autonomie. Quels sont les prochains défis pour rendre ces lunettes indispensables ?Nous devons continuer à réduire la taille des composants, améliorer l’autonomie et rendre les lunettes suffisamment légères pour être portées toute la journée. Le format des lunettes est essentiel car c’est un objet que les gens portent déjà naturellement. L’objectif est que la technologie devienne presque invisible. Comment construire la confiance autour des lunettes équipées de caméras ?La confiance est fondamentale. Les utilisateurs doivent comprendre ce qui se passe et garder le contrôle. Les lunettes intègrent notamment un indicateur visuel lorsqu’une photo est prise, et les contenus restent sur l’appareil tant que l’utilisateur ne choisit pas de les partager. L’adoption de cette technologie dépendra de notre capacité à répondre aux attentes de la société.
Apple répercute la crise des mémoires sur ses Mac et iPad • Meta veut démocratiser les lunettes connectées, au risque de raviver les inquiétudes sur la vie privée • L’euro numérique avance au nom de la souveraineté européenne • La presse allemande se déchire sur l’usage de l’IA • Monde Numérique et Mon Carnet dévoilent leurs temps forts de la semaine. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple cède au « RAMageddon »Nous revenons sur la hausse exceptionnelle des prix de plusieurs produits Apple, provoquée par l’envolée du coût des mémoires et du stockage sous la pression des besoins de l’IA. Le MacBook Neo passe notamment de 599 à 699 dollars aux États-Unis, tandis que les MacBook Air, MacBook Pro, iPad, Mac mini, Mac Studio et HomePod sont également touchés; au Canada, le Neo grimpe de 799 à 949 dollars canadiens. Les iPhone, Apple Watch et AirPods restent pour l’instant épargnés. Meta lance ses propres lunettes connectéesNous découvrons les nouvelles Meta Glasses, commercialisées à partir de 299 dollars et dotées d’une caméra, de microphones, de haut-parleurs et de l’assistant Meta AI propulsé par Muse Spark. Cette gamme, vendue sous la marque Meta, vise à élargir l’accès aux lunettes intelligentes sans intégrer l’écran des modèles Ray-Ban Display. Lunettes intelligentes et vie privéeNous débattons de l’acceptabilité sociale de lunettes capables de filmer à tout moment, même lorsqu’un voyant signale l’enregistrement. Ces appareils installent une suspicion permanente autour de leur porteur et reposent encore largement sur le consentement, le civisme et l’apprentissage collectif des nouveaux usages. L’euro numérique franchit une étape politiqueNous expliquons le projet d’euro numérique de la Banque centrale européenne, conçu comme une forme électronique de monnaie publique utilisable en ligne et hors ligne. L’objectif est de renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux de paiement américains, tout en préservant la confidentialité des transactions et l’accès aux espèces. La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a adopté sa position le 23 juin 2026; un pilote de douze mois est prévu au second semestre 2027 et une éventuelle mise en circulation en 2029. L’IA provoque un scandale dans la presse allemandeNous revenons sur le retrait d’articles publiés par de grands journaux allemands après la découverte d’un recours important à l’intelligence artificielle. L’affaire concerne notamment l’ancien dirigeant du Tagesspiegel Stephan-Andreas Casdorff ainsi que des textes associés à des responsables politiques, et relance le débat sur la transparence, la responsabilité de l’auteur et les limites des détecteurs d’IA. L’Europe prépare l’étiquetage des contenus générés par IANous évoquons l’entrée en application, en août 2026, d’obligations de transparence issues de l’AI Act pour certains contenus synthétiques, notamment les deepfakes, les textes d’intérêt public et les interactions avec des agents conversationnels. Ces marquages devront être visibles pour le public et interprétables par les machines, même s’ils resteront faciles à contourner dans le cadre d’usages malveillants.
VivaTech sérieux concurrent du CES de Las Vegas ? • RAMageddon : la flambée du prix de la mémoire des appareils électroniques • Les caméras deviennent les yeux de l’intelligence artificielle • Apple prépare peut-être l’après-smartphone • Alexa+ déçoit. Avec le soutien de Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Regarder la version vidéo 👉 https://youtu.be/ud7cNprETk0 Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).=============== La climatisation, nouveau débat françaisAvant de parler tech, nous revenons sur la canicule et sur l’éternelle controverse française autour de la climatisation. Entre impératif sanitaire, consommation électrique et adaptation des logements, on estime que le débat gagnerait à distinguer l’usage raisonnable de la climatisation de la lutte de fond contre le réchauffement climatique. VivaTech peut-il détrôner le CES ?Avec plus de 200 000 visiteurs annoncés, VivaTech s’impose désormais comme un rendez-vous technologique international majeur. Nous comparons sa dimension très business, institutionnelle et européenne à celle du CES, davantage centré sur les produits grand public, et nous nous demandons si Paris ne menace pas surtout l’IFA de Berlin avant de pouvoir rivaliser réellement avec Las Vegas. À voir aussi sur Monde Numérique : VivaTech 2026, ce qu’il faut retenir du premier jour et VivaTech 2026 : l’Europe tech passe à l’offensive. Le RAMageddon fait flamber les prixLa mémoire vive et le stockage coûtent de plus en plus cher, sous l’effet d’une demande massive venue de l’IA, des centres de données, de l’automobile et des objets connectés. Apple, Microsoft, Sony ou Nintendo répercutent déjà cette tension par des hausses de tarifs ou des configurations moins généreuses, tandis que les capacités de production de SK hynix, Samsung et Micron ne peuvent pas augmenter du jour au lendemain. La caméra devient un capteur universelDes voitures aux lunettes connectées, et peut-être demain jusque dans les AirPods, la caméra ne sert plus seulement à prendre des photos. Elle permet à l’IA de comprendre l’environnement, de contextualiser ses réponses, d’assister les personnes malvoyantes et de guider des robots dans le monde physique. Cette évolution rejoint les « world models » défendus par Yann LeCun : une intelligence ne devrait pas seulement apprendre à partir de textes, mais aussi observer, écouter et comprendre l’espace. Nous évoquons également les ouvriers équipés de caméras afin de transmettre leurs gestes aux futurs robots, avec à la clé de nouveaux usages industriels mais aussi de sérieuses questions de surveillance et de vie privée. Quels appareils emporter en vacances ?Le smartphone a absorbé presque tout le nécessaire du voyageur : appareil photo, musique, lecture, information, cartes et divertissement. La liseuse conserve toutefois un avantage au soleil, tandis que certains écrans de smartphones Android proposent des modes d’affichage plus lisibles en pleine lumière. iPhone pliant et lunettes AppleLes rumeurs autour d’un iPhone pliant deviennent plus insistantes, même si la pénurie de mémoire pourrait retarder son lancement ou le propulser à un tarif très élevé. Nous nous intéressons aussi aux futures lunettes d’Apple et au rachat de Q.ai, dont la technologie analyse les micro-mouvements du visage pour comprendre les chuchotements ou une parole presque silencieuse. À lire sur Monde Numérique : Apple, le rachat qui pourrait tout changer. Alexa+ : plus intelligente, mais trop lenteAlexa+ gagne en conversation, en compréhension et en capacité à enchaîner plusieurs actions, mais sa latence et sa tendance à trop parler peuvent dégrader l’expérience. Nous constatons que l’assistant est plus humain, sans être encore aussi immédiat et discret que l’on attend d’un appareil domestique. À écouter sur Monde Numérique : Alexa+ arrive en France avec des fonctions boostées à l’IA générative.
Android sauve des vies au Vénézuela • Apple augmente fortement les prix de ses Mac et iPad • Meta lance des lunettes connectées bon marché • Tesla conteste un accident attribué à son Autopilot • L'Europe avance sur l'euro numérique • Les cyberarnaques profitent de la Coupe du monde • Des innovations pour la transition énergétique récompensées par les Prix EDF Pulse ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web : cliquez ici =============== Des smartphones Android qui sauvent des vies lors du séisme au VenezuelaLe double séisme qui a frappé le Venezuela a montré l'efficacité du système Android Earthquake Alerts de Google. Des millions d'utilisateurs Android ont reçu une alerte quelques secondes avant les secousses grâce aux accéléromètres intégrés dans les smartphones, capables de détecter les premières ondes sismiques. Une démonstration spectaculaire du potentiel des technologies mobiles au service de la sécurité civile. Apple augmente brutalement le prix de ses Mac et de ses iPadFace à la crise mondiale des semi-conducteurs, Apple revoit les tarifs de presque toute sa gamme informatique. Les Mac voient leur prix grimper de 100 à 700 euros selon les modèles, tandis que les iPad prennent jusqu'à 150 euros. Seuls les iPhone échappent, pour l'instant, à cette hausse, conséquence directe de la pénurie de mémoire vive alimentée par l'explosion de la demande liée à l'intelligence artificielle. Meta démocratise les lunettes connectéesMeta lance une nouvelle génération de lunettes connectées à environ 300 dollars, moins chère que les modèles développés avec Ray-Ban. Elles intègrent caméra, micros, haut-parleurs, traduction instantanée et assistant IA Meta, tout en conservant une approche plus accessible pour accélérer l'adoption des wearables intelligents. Tesla : l'Autopilot mis en cause… mais l'enquête nuance les accusationsUne famille américaine poursuit Tesla après un accident mortel au Texas impliquant une Model 3. Le conducteur affirme que l'Autopilot était activé, mais les données enregistrées par le constructeur indiqueraient au contraire que le conducteur avait repris la main quelques instants avant l'impact. Une nouvelle affaire qui relance le débat sur les limites des systèmes d'aide à la conduite. Waymo rappelle 4 000 robotaxisLes véhicules autonomes de Waymo ont été surpris à plusieurs reprises sur des autoroutes fermées pour travaux. L'entreprise rappelle près de 4 000 véhicules afin de corriger un défaut d'interprétation des zones de chantier. Malgré ce sixième rappel, Waymo poursuit son expansion aux États-Unis et à l'international. Le supercalculateur chinois Line Shine devient numéro un mondialLa Chine reprend la tête du classement Top500 avec Line Shine, installé à Shenzhen. Cette machine de plus de 2 000 exaflops, entièrement basée sur des processeurs chinois, dépasse désormais le supercalculateur américain El Capitan et confirme les ambitions technologiques de Pékin dans le calcul haute performance. Euro numérique : l'Europe accélèreDans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) revient sur l'avancée du projet d'euro numérique. La future monnaie numérique de la Banque centrale européenne vise à renforcer la souveraineté européenne face aux géants américains du paiement tout en promettant un haut niveau de protection de la vie privée. Le Canada réfléchit également à un dispositif comparable, même si le sujet suscite d'importantes interrogations. Les lunettes IA de Meta : au service de l'accessibilitéINTERVIEW - Matthew Sanders, directeur de l'accessibilité et de l'impact pour les wearables IA chez Meta, explique pourquoi les lunettes intelligentes sont appelées à compléter le smartphone plutôt qu'à le remplacer. Il détaille les progrès réalisés en matière d'accessibilité grâce à l'IA, notamment pour les personnes malvoyantes, ainsi que les défis techniques liés à l'autonomie, la miniaturisation et la protection de la vie privée. Cybercriminalité : les escrocs profitent de la Coupe du mondeINTERVIEW [PARTENARIAT] - Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur la multiplication des arnaques liées à la Coupe du monde de football : faux sites de billetterie, faux produits dérivés, IPTV frauduleuses et campagnes de phishing. Il explique également comment les cybercriminels développent désormais des outils capables de neutraliser les logiciels de sécurité, rendant indispensable une surveillance permanente des systèmes. EDF Pulse 2026 : six innovations pour accélérer la transition énergétiqueINTERVIEW [PARTENARIAT] - Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, présente les lauréats des Prix EDF Pulse 2026. Au programme : des vêtements rafraîchissants pour les travailleurs exposés aux fortes chaleurs, des solutions de stockage thermique pour l'industrie, le reconditionnement de batteries, l'inspection industrielle assistée par IA, un dirigeable électrique pour surveiller les infrastructures et un drone élagueur destiné à sécuriser les réseaux électriques. Autant d'innovations appelées à accompagner la transition énergétique.
Elizabeth Stone, Chief Product and Technology Officer de Netflix, détaille la stratégie technologique du géant du streaming et sa vision du rôle de l'IA dans la création audiovisuelle. 🎤 INVITÉE : Elizabeth Stone - Chief Product and Technology Officer de NetflixPunchlines- L’IA est un outil qui permet aux créateurs de donner vie à leur vision.- Les humains resteront au centre de la créativité et de la narration.- Le divertissement n’est plus un format unique.- Nous n’avons pas peur de prendre des risques pour innover.================================= Netflix n'est plus seulement une plateforme de streaming. Quelle est votre vision du divertissement aujourd'hui ?Le divertissement ne se limite plus aux films et aux séries. Les utilisateurs peuvent vouloir regarder un film, jouer à un jeu, suivre un événement en direct ou simplement trouver un contenu rapide sur mobile. Notre défi consiste à rendre cette diversité accessible de manière fluide grâce à la technologie, tout en proposant les contenus les plus pertinents au bon moment. Vous avez récemment renouvelé les interfaces TV et mobile de Netflix. Pourquoi prendre le risque de changer des habitudes bien installées ?Même si notre interface historique avait bénéficié de plus de dix ans d'optimisation, nous estimions qu'elle limitait notre capacité d'innovation. Nous avons donc construit une nouvelle base technologique plus modulaire qui nous permet d'expérimenter davantage. Cela améliore non seulement l'expérience visible par les utilisateurs, mais aussi tout ce qui se passe en arrière-plan pour accélérer les évolutions futures. Quelle est la place de l'intelligence artificielle dans la production des contenus Netflix ?Notre philosophie est simple : l'IA est un outil au service des créateurs. Certains réalisateurs souhaitent l'utiliser, d'autres non, et nous travaillons avec les deux approches. Nous pensons que les humains resteront toujours au centre de la création. L'IA peut aider à construire des décors numériques, prévisualiser des scènes ou imaginer des environnements impossibles à produire autrement, mais elle sert avant tout la vision d'un auteur. Netflix développe-t-il ses propres technologies d'intelligence artificielle ?Historiquement, Netflix construit beaucoup de ses propres technologies. Open Connect, notre réseau mondial de diffusion de contenu, en est un exemple majeur. Concernant les modèles d'IA générative, nous travaillons avec différents partenaires et choisissons selon les cas d'usage s'il est préférable de développer une solution en interne ou de s'appuyer sur des technologies existantes.
À VivaTech 2026, Microsoft met en lumière des startups qui utilisent l’intelligence artificielle pour répondre à des problématiques concrètes dans l’industrie, la recherche et l’analyse de l’information. Gros plan sur trois d'entre elles. Emission spéciale en partenariat avec Microsoft 🎤 Eneric Lopez (Dir. IA et Impact Social, Microsoft France)🎤 Nelson Atipo (CEO AutomAssist)🎤 Bassem Asseh - (VP Arlequin AI)🎤 Antoine de Torcy (Cofondateur Biolevate)Punchlines - L’IA vient augmenter la capacité de l’être humain.- Le vrai sujet, c’est pourquoi faire de l’IA ?- L’IA est au service du besoin métier, pas l’inverse.- L’humain reste au centre de la décision.================================= L’IA transforme-t-elle vraiment les entreprises ?Eneric Lopez : Aujourd’hui, beaucoup de personnes utilisent déjà l’intelligence artificielle générative en entreprise, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est intégrée dans les métiers. La vraie transformation arrive quand on trouve les bons cas d’usage, quand les processus changent et quand l’organisation accompagne cette évolution. Il faut partir d’un problème métier concret avant de chercher une technologie. Pourquoi les startups jouent-elles un rôle clé dans cette évolution ?Eneric Lopez : Les startups ne sont plus seulement là pour montrer une image d’innovation. Elles proposent aujourd’hui de vraies solutions qui répondent à des besoins précis et qui peuvent passer en production dans les grandes entreprises. Avec le programme Gen AI Studio, nous accompagnons des startups déjà avancées avec des partenaires technologiques et métiers pour accélérer leur développement, leur sécurité et leur accès au marché. En quoi consiste la solution d'AutomAssist pour les usines ?Nelson Atipo : Nous aidons les usines à être plus productives grâce à l’intelligence artificielle générative et agentique. Nos agents permettent aux équipes de maintenance et aux opérateurs d’accéder plus facilement aux informations techniques en connectant les différentes sources de données de l’usine. L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais de lui permettre de gagner du temps sur des tâches sans valeur ajoutée et de mieux prendre ses décisions. Comment Arlequin permet-elle de traiter des masses d’informations complexes ?Bassem Asseh : L’humain seul ne peut pas traiter des centaines d’heures de vidéos YouTube ou des millions de tweets. Notre objectif est d’aider les décideurs à extraire du sens à partir de grandes quantités d’informations, avec une traçabilité complète des conclusions proposées. L’IA augmente la capacité humaine, mais la décision finale reste humaine. Comment BioLevate accélère-t-elle la recherche pharmaceutique ?Antoine de Torcy : Nous structurons les connaissances des entreprises pharmaceutiques pour permettre à des agents d’intelligence artificielle de travailler dessus tout en gardant une traçabilité complète. Cela permet d’analyser beaucoup plus rapidement la littérature scientifique, de croiser des données complexes et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques tout en laissant l’humain valider les résultats. Regarder la version vidéo de cette émission : https://youtu.be/4o47w-K8v1c
À l’occasion des 10 ans de VivaTech, Patrice Duboé et Matthieu Deboeuf-Rouchon décryptent les grandes tendances qui marquent cette édition 2026. Entre souveraineté technologique, intelligence artificielle, robotique, spatial, quantique et deeptech, ils dressent le portrait d’un écosystème européen plus mature et plus ambitieux. Emission spéciale en partenariat avec Capgemini 🎤 INVITÉS : Patrice Duboé - Directeur Innovation Europe du Sud chez Capgemini & Matthieu Deboeuf-Rouchon - Responsable Innovation chez Capgemini EngineeringPunchlines - La robotique ne remplacera pas l'être humain ou l'opérateur.- L'IA est un accélérateur pour les gens qui en ont vraiment envie.- La peur peut aussi être source d'innovation plus rapide.- Les startups ne vont pas sans les grands groupes et les grands groupes ne vont pas sans les startups.================================= Dix ans après sa création, comment voyez-vous VivaTech aujourd’hui ?Patrice Duboé : VivaTech a atteint son objectif initial. Nous étions présents dès la première édition et l’ambition était de créer un équivalent européen du CES. Aujourd’hui, le salon est devenu une référence internationale avec une forte présence des startups, des grands groupes et des acteurs de l’innovation. Que retenez-vous de cette édition ? Matthieu Deboeuf-Rouchon : L’intelligence artificielle est partout, cette année encore, mais avec une attention particulière portée à la souveraineté. Les récents événements ont rappelé notre dépendance à certaines technologies étrangères. On voit émerger des solutions européennes solides comme Mistral et une volonté de construire un écosystème plus autonome, tout en restant ouvert à l’innovation. L’IA et la robotique vont-elles remplacer les humains ?Patrice Duboé : Non. L’IA et la robotique sont des outils d’accélération. Elles permettent aux experts d’aller plus vite et aux profils juniors de progresser plus rapidement. L’avenir repose sur une collaboration entre humains et agents IA, chacun apportant ses compétences. La curiosité et l’envie d’apprendre resteront les principaux facteurs de différenciation. Où en est la tech européenne ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : J'ai été frappé par la maturité de la deeptech. On voit moins de gadgets et davantage de technologies de fond. Des startups travaillent sur le stockage de données dans l’ADN synthétique, sur de nouvelles couches logicielles intelligentes ou encore sur des matériaux innovants à base de mycélium. Ce sont des briques technologiques discrètes mais essentielles pour les industries de demain. Regardez la version vidéo 👉 https://youtu.be/OMh3ORpr3FE
VivaTech rivalise désormais avec le CES • La souveraineté numérique révèle ses contradictions • L’affaire Anthropic réveille l’Europe • L’IA s’affiche optimiste malgré les craintes sur l’emploi • Les robots restent encore largement en apprentissage • La deep tech française montre ses forces Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)VivaTech change de dimensionNous dressons le bilan de la dixième édition de VivaTech, devenue un rendez-vous international capable de rivaliser avec le CES par son ampleur, ses intervenants et la diversité des innovations présentées. Bruno souligne toutefois l’écart entre les chiffres annoncés, la visibilité offerte aux délégations étrangères et les retombées commerciales réellement obtenues. Une souveraineté numérique à double tranchantNous revenons sur l’omniprésence de la souveraineté technologique dans les allées du salon. La priorité donnée aux solutions françaises et européennes répond à une dépendance devenue préoccupante envers les États-Unis, mais elle risque aussi de fermer la porte à des partenaires comme le Canada, pourtant proches de l’Europe sur les plans économique et politique. L’Europe ne pourra pas avancer seuleNous défendons une souveraineté fondée sur la coopération plutôt que sur l’autarcie. Aucun pays ne dispose seul de toutes les infrastructures, des capacités industrielles et de la puissance de calcul nécessaires : la France, l’Allemagne, le Canada et d’autres partenaires doivent donc combiner leurs forces. Quand les géants américains se disent souverainsNous observons comment Microsoft et d’autres groupes américains adaptent leur discours en proposant des centres de données locaux, des services opérés en France et des dispositifs de contrôle renforcés. Leur argument est simple : la souveraineté doit rester compatible avec la compétitivité et l’accès aux technologies les plus performantes. Des IA adaptées aux cultures localesNous insistons sur un enjeu souvent négligé : l’entraînement des modèles dans les langues, les références et les réalités culturelles de chaque pays. Des modèles majoritairement façonnés par la culture américaine risquent de diffuser des biais et des représentations qui ne correspondent ni à l’Europe, ni au Canada, ni au Brésil. L’affaire Anthropic provoque un électrochocNous analysons la décision américaine ayant conduit Anthropic à suspendre ses modèles Fable 5 et Mythos 5 après des inquiétudes liées à leurs capacités en cybersécurité. Même si l’Europe n’était pas directement visée, l’épisode a démontré qu’une décision prise à Washington pouvait interrompre brutalement l’accès mondial à une technologie stratégique. L’optimisme de Jeff Bezos et Yann LeCunNous évoquons les interventions de Jeff Bezos, Amazon, Blue Origin et Prometheus, et de Yann LeCun, AMI Labs et New York University, qui ont défendu une vision moins alarmiste de l’intelligence artificielle. Face aux scénarios de suppressions massives d’emplois, ils mettent davantage l’accent sur la création d’activités, la productivité et le manque futur de main-d’œuvre. Des robots encore peu autonomesNous faisons le tour des humanoïdes présentés par Unitree, Agibot, Wandercraft ou Enchanted Tools. Derrière les démonstrations spectaculaires, beaucoup de machines restent téléopérées : le véritable défi consiste désormais à leur apprendre à comprendre leur environnement et à agir seules de manière fiable. Les robots vont-ils prendre nos emplois ?Nous estimons que la robotisation touchera d’abord les tâches pénibles, répétitives ou dangereuses. Comme lors des précédentes révolutions industrielles, certains métiers disparaîtront ou évolueront, ce qui rend indispensables la formation, la reconversion et l’accompagnement des travailleurs. Le luxe accélère dans l’IANous observons la place centrale de LVMH et de L’Oréal dans l’écosystème VivaTech. Au-delà de la vitrine, les groupes de luxe utilisent désormais l’intelligence artificielle pour le conseil, la relation client et la visibilité de leurs produits dans les assistants conversationnels, appelés à devenir de nouveaux prescripteurs. La deep tech française en première ligneNous mettons en avant la recherche menée par le CEA, Inria, le CNRS et Orange autour des agents d’intelligence artificielle et de leur interopérabilité. Ce travail de fond, moins spectaculaire que les démonstrations commerciales, constitue pourtant l’un des atouts les plus solides de l’écosystème français. Des innovations venues de plusieurs continentsNous soulignons la forte représentation du Canada, de l’Afrique et de l’Asie dans le salon. Bruno présente notamment Alexandre Triquet, Reveal Life Science, dont le dispositif d’analyse de tissus aide à détecter des cellules cancéreuses et a remporté l’OVHcloud Startup Challenge de VivaTech 2026.
VivaTech 2026 confirme sa montée en puissance face au CES • L’IA entre dans une phase industrielle • Les pépites françaises de la deeptech et du quantique se font plus visibles • Microsoft accélère les startups IA avec son programme GenAI Studio • Arlequin AI traque désinformation et signaux faibles à grande échelle • Netflix défend une IA au service des créateurs • Une startup française crée des parfums personnalisés grâce à l’IA ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== VivaTech 2026 : l’âge de la maturitéDixième édition réussie pour VivaTech, qui confirme son statut de grand rendez-vous mondial de l’innovation. Dans un débrief spécial avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur les tendances fortes du salon : industrialisation de l’IA, souveraineté numérique, robotique, espace et montée en puissance de l’écosystème européen. On évoque aussi les débats autour d’Anthropic et des restrictions d’accès à certains modèles d’IA qui ont ravivé les inquiétudes européennes face à la perte de souveraineté numérique. Les pépites françaises selon Capgemini[PARTENARIAT] Patrice Duboé et Mathieu Deboeuf-Rouchon de Capgemini mettent en avant les innovations françaises les plus prometteuses. Au programme : informatique quantique avec Alice & Bob, Pasqal et Quandela, stockage ADN, intelligence embarquée et deeptech industrielle en pleine accélération. Ils évoquent aussi les technologies de défense, qui occupent une place croissante à VivaTech. Les experts de Capgemini détaillent notamment Maestro, une architecture d’agents IA destinée à assister les opérateurs sur le terrain et à accélérer l’analyse d’informations complexes. Microsoft mise sur les startups IA[PARTENARIAT] Eneric Lopez, de Microsoft France, présente le programme GenAI Studio. Cet accélérateur accompagne des startups déjà matures pour transformer leurs innovations en solutions industrielles déployées chez les grands comptes. Arlequin AI : détecter les crises avant qu’elles n’explosentBassem Asseh, vice-président de Arlequin AI, explique comment sa plateforme analyse d’immenses volumes de données ouvertes afin de détecter campagnes de désinformation, risques réputationnels ou signaux faibles. L’entreprise revendique une approche fondée sur la traçabilité plutôt que sur l’IA générative. Netflix : l’IA au service de la créationEXCLUSIF ! Élisabeth Stone, Chief Product & Technology Officer de Netflix, détaille la stratégie du géant du streaming. L’IA est utilisée pour créer des décors numériques, accélérer la préproduction et enrichir les outils créatifs, tout en conservant les humains au cœur du processus narratif. Du parfum personnalisé par IAJ'ai testé la création de parfum sur mesure basé sur mes goûtes, grâce à l'IA. Patrice Dana, de Lylo, présente cette expérience originale. À partir des goûts, préférences et réponses de l’utilisateur, un moteur alimenté par plus de deux millions de données génère une formule unique en quelques minutes.
Pour sa dixième édition, VivaTech confirme son statut de rendez-vous technologique majeur en Europe avec une fréquentation record et une dimension internationale assumée. Entre intelligence artificielle, robotique, informatique quantique et souveraineté numérique, cette première journée a été marquée par un discours particulièrement optimiste de Jeff Bezos sur l’avenir de l’innovation. VivaTech entre dans une nouvelle dimensionDix ans après sa création, VivaTech s’impose comme l’un des grands salons technologiques mondiaux. Installé cette année dans le Hall 7 de la Porte de Versailles à Paris, l’événement accueille plusieurs milliers d’exposants, partenaires et startups venus du monde entier. Malgré quelques difficultés logistiques lors de l’ouverture, liées à une forte affluence, cette édition 2026 confirme la montée en puissance du salon, désormais souvent comparé aux grands rendez-vous internationaux de la tech. Jeff Bezos mise sur l’innovation et l’IAInvité vedette de cette première journée, Jeff Bezos a défendu une vision résolument optimiste de l’avenir technologique. Le fondateur d’Amazon et dirigeant de Blue Origin estime que l’intelligence artificielle ne supprimera pas massivement les emplois. Selon lui, elle permettra au contraire d’accélérer la création de nouveaux produits, services et entreprises, au point de provoquer une pénurie de main-d’œuvre. Il a également réaffirmé sa conviction que la conquête spatiale jouera un rôle important dans le développement futur de l’humanité et dans la gestion de certaines activités industrielles aujourd’hui réalisées sur Terre. Yann Le Cun et la prochaine génération d’IAAutre figure incontournable du salon, Yann Le Cun a rappelé sa vision d’une intelligence artificielle dépassant les modèles de langage actuels. Le scientifique, associé à Meta et fondateur de AI2B Labs, défend le concept des « World Models », une approche destinée à permettre aux machines de mieux comprendre le monde réel. Selon lui, chacun disposera demain de multiples agents IA capables d’assister les humains dans leur vie personnelle et professionnelle. Robotique : des progrès visibles mais encore limitésComme chaque année, les robots humanoïdes attirent l’attention des visiteurs. Parmi les acteurs présents figurent notamment Unitree Robotics, AgiBot, Wandercraft et Enchanted Tools. Si les avancées mécaniques sont désormais impressionnantes, le principal défi reste l’intégration d’une intelligence suffisamment performante pour reproduire efficacement les comportements humains dans des situations réelles. La souveraineté numérique comme fil rougeLa question de la souveraineté technologique traverse l’ensemble du salon. Comment tirer parti des innovations américaines et asiatiques tout en préservant une autonomie stratégique européenne ? De nombreuses entreprises tentent d’apporter des réponses à cet enjeu, notamment dans les domaines du cloud, de l’intelligence artificielle et du calcul avancé. L’informatique quantique figure également parmi les sujets les plus observés cette année, avec notamment des démonstrations sur le stand d’OVHcloud.
Installé au Brésil depuis plus de douze ans, Daniel Topper dirige aujourd’hui la filiale brésilienne de la société française Primelis. Depuis le Web Summit Rio, il décrypte un écosystème tech en pleine accélération, porté par le mobile, l’IA et surtout le système de paiement PIX, devenu un modèle mondial. 🎤 INVITÉ : Daniel Topper - Directeur Brésil de PrimelisPunchlines- Le Brésil est devenu un laboratoire technologique de 210 millions d’habitants.- Les Brésiliens ont sauté certaines étapes pour passer directement au mobile.- Le PIX est une arme stratégique totalement brésilienne.- L’adoption de l’intelligence artificielle est extrêmement rapide au Brésil.================================= Pourquoi le Brésil attire-t-il autant d'acteurs de la tech ?Ce qui est frappant ici, c’est que le marché brésilien ressemble beaucoup aux marchés américain ou européen en termes d’acteurs, de technologies et d’approches. Mais sur certains sujets, le Brésil est même plus avancé. Les usages mobiles se sont imposés très vite, sans forcément passer par certaines étapes historiques qu’on a connues ailleurs. Pour beaucoup d’entreprises internationales, c’est devenu un immense laboratoire à ciel ouvert avec plus de 210 millions d’habitants. Comment expliquer le succès du système de paiement PIX ?Le PIX est une infrastructure de paiement instantané développée par la Banque centrale brésilienne. Aujourd’hui, environ 80 % de la population l’utilise. Les paiements sont gratuits, instantanés et fonctionnent avec toutes les banques. On peut payer via un QR code, un numéro de téléphone ou une adresse e-mail. Pour l’e-commerce, c’est extrêmement puissant, car cela réduit les frais bancaires et limite la fraude. Le PIX est devenu un véritable sujet stratégique et même diplomatique avec les États-Unis car cela fait de l'ombre aux grands acteurs américains du paiement, tels que Visa et Mastercard. Où en sont le développement et l'adoption de l’intelligence artificielle ?L’adoption de l’IA est très rapide. Les outils comme ChatGPT sont massivement utilisés, aussi bien par les développeurs que par le grand public. Beaucoup de fonctionnalités d’IA de Google ou d’autres plateformes sont déjà déployées ici. On voit aussi émerger des startups brésiliennes valorisées plusieurs milliards de dollars autour de l’IA, notamment dans le juridique, la finance ou les ressources humaines. Recommanderiez-vous à des entrepreneurs français de venir s'installer ici ?Oui, mais il faut être patient et résilient. Le marché est complexe et très compétitif. Une entreprise française qui arrive ici découvre souvent qu’il existe déjà des concurrents locaux très solides. Il faut donc adapter son offre et comprendre les spécificités du marché brésilien, notamment la fiscalité et les usages locaux. Mais il existe un vrai écosystème tech, des investisseurs et une communauté French Tech très active.
Au Web Summit Rio 2026, j'ai rencontré des représentants de la French Tech brésilienne. Gabriela Alcantara de Barros décrit un écosystème tech en pleine accélération, porté par les fintechs, WhatsApp Business et le succès du système de paiement Pix. 🎤 INVITÉE : Gabriela Alcantara de Barros - Représentante de la French Tech São PauloPunchlines- Le Brésil est un pays très fort sur le digital.- Pix a dépassé les cartes bancaires au Brésil.- Les entrepreneurs français tirent leur épingle du jeu.================================= Comment décrire l’écosystème tech brésilien ?Aujourd’hui, São Paulo concentre l’essentiel de l’activité économique et technologique du Brésil. La majorité des startups de notre écosystème y sont installées, notamment dans la fintech, la foodtech ou encore la logistique. C’est vraiment le principal pôle d’innovation du pays, avec des hubs comme Cubo Itaú ou Learning Village. Cependant, Rio reste la Cidade Maravilhosa (Ville Merveilleuse) et c’est la raison pour laquelle elle accueille le Web Summit Rio 2026. Nous avons aussi une forte présence d’entrepreneurs français installés ici depuis longtemps. Certaines grandes entreprises françaises sont présentes au Brésil depuis des décennies, mais il y a également des startups créées localement par des Français ou par des équipes franco-brésiliennes. Pourquoi les fintechs explosent-elles au Brésil ?La fintech est probablement le secteur le plus développé aujourd’hui au Brésil. Nubank est un très bon exemple de réussite numérique brésilienne. Mais le phénomène le plus marquant reste Pix, notre système de paiement instantané. Pix a été adopté extrêmement vite dans tout le pays. Aujourd’hui, les particuliers comme les entreprises l’utilisent quotidiennement et les paiements via Pix dépassent déjà les transactions par carte bancaire. Les Brésiliens ont une culture numérique très forte, notamment avec WhatsApp Business et le commerce en ligne. L’intelligence artificielle peut-elle devenir un nouveau moteur de croissance ?L’intelligence artificielle progresse rapidement, même si le secteur est encore moins structuré que la fintech. À Rio comme à São Paulo, nous voyons émerger de nombreux salons, forums et événements consacrés à l’IA. Le Web Summit participe aussi beaucoup à cette dynamique. Je pense que Rio a un fort potentiel pour devenir une grande capitale technologique dans les prochaines années. La ville accueille déjà plusieurs hubs d’innovation, comme Mara Valley Rio, inspiré de la Silicon Valley et de Station F.
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? • Web Summit Rio : gros plan sur la tech brésilienne • Anthropic bride ses modèles les plus sensibles • En France, Mistral AI contre les ayants droit • Le Canada veut limiter les réseaux sociaux aux moins de 16 ans • L’IA bouscule le droit, les médias et l’éducation • VivaTech se prépare à Paris. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive l’Europe du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquée par l’arrivée annoncée d’iOS 27 et de nouvelles fonctions d’Apple Intelligence. Mais le vrai sujet, c’est l’absence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle à l’entreprise américaine. Derrière ce bras de fer, une réalité : des centaines de millions d'utilisateurs européens pris en otage. Zoom sur la tech brésilienne à l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons à la découverte du Web Summit Rio et d’un écosystème brésilien encore trop peu observé depuis l’Europe. Le Brésil apparaît comme un terrain passionnant pour parler souveraineté numérique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. L’objectif : sortir du face-à-face habituel entre États-Unis, Europe et Asie. Anthropic : l’IA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, présenté comme une version plus encadrée de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersécurité ou la biologie. Les modèles d’IA les plus avancés ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires (EPISODE ENREGISTRÉ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit d’auteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les médias et ayants droit dénoncent un pillage massif, tandis que Mistral craint d’être freiné face aux géants américains. Le débat oppose protection de la création et ambition de bâtir un champion européen de l’IA. Réseaux sociaux : le Canada veut protéger les jeunesLe Canada envisage d’interdire ou de limiter l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites d’une telle mesure, déjà visibles dans d’autres pays : contournements, faux comptes et migration vers d’autres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail d’éducation numérique. IA et justice : quand les hallucinations coûtent cherNous évoquons l’affaire d’avocats sanctionnés aux États-Unis après avoir déposé des documents contenant de fausses références juridiques générées par IA. L’épisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais qu’ils ne remplacent ni la vérification, ni la responsabilité humaine. Dans le droit, l’IA doit rester un assistant, pas une source aveuglément copiée. Médias et école : le faux débat du sans IANous discutons de la tentation de revendiquer des contenus 100 % humains. Cette promesse nous semble trop simpliste, car l’IA peut aussi servir à corriger, traduire, comparer, entraîner ou donner du feedback sans remplacer l’humain. Le vrai sujet n’est pas d’interdire l’outil, mais de savoir comment on l’utilise. VivaTech à Paris : qui est l'invité vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette édition marque le 10ème anniversaire du salon parisien. L’événement s’annonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invités attendus et un contexte très marqué par l’IA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de l’écosystème tech français.
Cette semaine, je vous emmène au Brésil, à Rio de Janeiro, à l'occasion du Web Summit Rio • Au programme également : Apple réserve son nouveau Siri IA aux États-Unis et relance le débat sur la souveraineté numérique européenne • Mistral se met à dos les éditeurs de presse • VivaTech : 10 ans déjà ! ⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026 👉 cliquez ici [PARTENARIAT] ===============L'actu de la semaineApple Intelligence : pourquoi l’Europe est privée du nouveau Siri IADans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), retour sur les annonces d’Apple lors de la WWDC 2026. Si Apple Intelligence progresse avec de nouvelles fonctions d’IA et un contrôle parental renforcé, le nouveau Siri capable d’exploiter l’ensemble des données personnelles de l’utilisateur ne sera pas disponible dans l’Union européenne. En cause : le bras de fer entre Apple et les autorités européennes autour du DMA et des obligations d’ouverture à la concurrence. Mistral face aux éditeurs de presseLe débat sur les droits d’auteur à propos de l'intelligence artificielle s’intensifie en France. Le projet de loi visant à encadrer l’utilisation des contenus protégés pour l’entraînement des modèles d’IA oppose les médias et les ayants droit aux acteurs de l’intelligence artificielle. Mistral tente de freiner le texte par un important travail de lobbying, au nom de la compétitivité européenne face aux géants américains. VivaTech 2026 : dix ans déjàÀ quelques jours de l’ouverture de VivaTech, on évoque les attentes autour de cette dixième édition. Emmanuel Macron sera présent et les organisateurs promettent une personnalité majeure de la tech mondiale. L’événement sera également l’occasion de célébrer les cinq ans de Monde Numérique. Spécial Web Summit Rio, vitrine de la tech latino-américaineDirection Rio de Janeiro pour découvrir l’un des plus grands rendez-vous technologiques du continent sud-américain. Le Web Summit Rio attire désormais plus de 40 000 participants et s’impose comme un pont entre l’Europe et l’Amérique latine. La ville ambitionne de devenir un pôle majeur de l’innovation. Le pays développe également ses propres modèles de langage en portugais afin de mieux prendre en compte sa culture, son cadre juridique et ses spécificités économiques. Une démarche qui répond aux mêmes enjeux de souveraineté numérique que ceux observés en Europe. Le Brésil mise sur la souveraineté numériqueGabriela Alcantara de Barros, directrice de la French Tech São Paulo, explique comment le Brésil développe ses infrastructures d’innovation et renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Le pays bénéficie d’un marché intérieur immense et d’une volonté croissante de bâtir ses propres champions technologiques. IA, startups et Pix, le paiement électronique à la brésilienneDaniel Topper, représentant au Brésil de l'entreprise française Primelis, décrit un marché où l’adoption de l’intelligence artificielle est particulièrement rapide. Les principaux outils d’IA sont déjà largement accessibles et plusieurs startups locales atteignent des valorisations records, notamment dans la logistique, la finance et les services juridiques. Il présente notamment Pix, le système de paiement qui défie les géants américains. La révolution fintech brésilienneDaniel Reis, de la startup brésilienne MBLabs, explique comment les fintechs locales profitent d’un environnement réglementaire favorable et d’une forte bancarisation de la population. Le Brésil s’impose désormais comme l’un des laboratoires mondiaux de l’innovation financière grâce à des acteurs capables d’exporter leurs technologies à l’international. Sinapx : un TikTok intelligentRaphaël Rosa, de Sinapx, présente une plateforme qui transforme le temps passé à faire défiler des vidéos en opportunité d’apprentissage. Inspirée des réseaux sociaux traditionnels, l’application propose des contenus courts et pédagogiques pour acquérir de nouvelles compétences tout en luttant contre le doomscrolling. Regardez mon reportage vidéo : https://youtu.be/-A_naTwR7hI
L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris accélère sa transformation numérique autour de la donnée, de l’IA et de l’interopérabilité. Entre souveraineté numérique et nouveaux usages, Raphaël Beaufret détaille les grands chantiers de l’hôpital de demain. 🎤 INVITÉ : Raphaël Beaufret – Directeur des services numériques de l’AP-HPEn partenariat avec la Fédération hospitalière de France Punchlines- Les données de santé ne doivent pas devenir un monopole privé- L’hôpital doit accéder à la bonne donnée au bon moment- Mon espace santé est devenu un carnet national à grande échelle- L’intelligence artificielle doit aider sans remplacer la vérification humaine=================================Comment décririez-vous aujourd’hui la transformation numérique de l’hôpital ?L’AP-HP regroupe 38 hôpitaux avec des métiers très différents, ce qui rend la numérisation particulièrement complexe. On a déjà beaucoup avancé sur les systèmes d’information communs, mais il reste encore de nombreux chantiers, notamment pour dématérialiser et mieux organiser les échanges entre services. La difficulté principale n’est pas seulement technologique, elle est aussi organisationnelle, car chaque métier a ses besoins spécifiques. Quel est l’enjeu de l’interopérabilité des données de santé ?L’objectif est de permettre aux soignants d’accéder aux bonnes informations au bon moment, notamment quand un patient passe d’un service à un autre ou d’un hôpital à un autre. Cela évite des pertes d’information qui peuvent impacter les décisions médicales. Aujourd’hui, le défi est aussi d’intégrer les données issues de l’extérieur de l’hôpital, comme celles du carnet de santé numérique national. Mon espace santé change-t-il vraiment la pratique médicale ?Oui, car il permet aux professionnels de santé d’accéder à un dossier patient alimenté tout au long du parcours de soin, avec le consentement du patient. Cela améliore la qualité de prise en charge et fait gagner du temps, par exemple en évitant de rechercher des informations manquantes. Pour le patient, cela peut aussi simplifier des situations concrètes, comme retrouver une ordonnance perdue. Quel rôle l’intelligence artificielle peut-elle jouer à l’hôpital ?L’IA peut aider à mieux organiser et synthétiser les informations médicales, notamment quand les dossiers sont très volumineux. L’un des projets consiste à générer des synthèses automatiques des dossiers patients pour aider les soignants en situation d’urgence. Mais ces outils doivent rester encadrés, avec une vérification systématique des sources avant toute décision clinique.
Cyril Demonceaux, responsable du centre de défense Orange Cyberdefense, décrypte les promesses et les limites des nouveaux outils d’IA capables d’identifier des vulnérabilités et d’anticiper des attaques complexes. 🎤 INVITÉ : Cyril Demonceaux - Responsable du centre de défense Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines- L’IA permet aujourd’hui de détecter des signaux faibles invisibles pour un humain.- Mythos sait combiner plusieurs vulnérabilités pour construire des attaques complexes.- Entre la publication d’une faille et son exploitation, il peut désormais se passer moins de deux jours.- Aujourd’hui, on ne laisse pas encore l’IA remédier seule à une attaque.================================= Mythos représente-t-il une rupture dans la cybersécurité ?Mythos est un modèle d’IA spécialisé dans l’analyse de logiciels complexes et la recherche de vulnérabilités. Sa particularité est de pouvoir combiner plusieurs failles pour construire des scénarios d’attaque sophistiqués, avec des capacités d’escalade de privilèges ou de déplacement latéral dans un système d’information. Cela dit, il faut relativiser sa portée actuelle. Les tests réalisés montrent qu’il reste limité dans des environnements protégés ou industriels. Pourquoi ces outils inquiètent-ils autant les entreprises ?Le principal enjeu est la vitesse. Aujourd’hui, entre la publication d’une vulnérabilité et son exploitation, il peut s’écouler moins de deux jours alors que les correctifs sont souvent appliqués beaucoup plus tard. Les entreprises doivent donc renforcer en permanence leur capacité d’identification des actifs exposés, corriger rapidement les failles et réduire leur surface d’exposition sur Internet. Comment l’IA aide-t-elle concrètement les équipes de cybersécurité ?L’IA permet surtout d’améliorer la détection. Les centres opérationnels de sécurité traitent des milliers d’alertes chaque jour, avec un énorme volume de faux positifs. Grâce à des modèles capables d’analyser des signaux faibles et de corréler des événements, les analystes peuvent identifier plus rapidement les comportements suspects et réagir plus tôt face à une attaque potentielle. Peut-on confier totalement la cybersécurité à l’IA ?Non. Aujourd’hui, l’IA reste un outil d’assistance. Elle peut aider à qualifier des alertes, enrichir des analyses ou automatiser certaines tâches, mais les décisions critiques restent humaines. Nous ne laissons pas encore l’IA prendre seule des mesures de remédiation automatique, car le risque d’erreur ou d’effet de bord reste trop important.
Le Parlement européen a choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des enjeux de souveraineté numérique en Europe. 🎤 INVITÉ : Boris Lecoeur - Directeur général de SymphoniumPunchlines- La souveraineté numérique devient un critère concret des décisions technologiques.- Qwant ne vit pas de la vente de données personnelles.- Nous voulons construire une alternative européenne crédible et durable.- Il n’y a pas de souveraineté sans viabilité économique des entreprises européennes.================================= Le Parlement européen choisit Qwant par défaut : qu’est-ce que cela change concrètement ?Le choix du Parlement européen est une symbolique forte. Cela montre que la souveraineté numérique n’est plus seulement un sujet de discours ou de régulation, mais un critère réel dans les décisions technologiques des institutions. Pour nous, c’est une reconnaissance importante. Cela arrive aussi à un moment où notre technologie est mature, avec des fonctionnalités innovantes, notamment autour de l’intelligence artificielle et de la recherche augmentée. Qwant peut-il vraiment rivaliser avec Google aujourd’hui ?Nous ne cherchons pas à devenir un Google européen. Le marché du search est dominé par des acteurs aux moyens considérables. Notre objectif est de construire étape par étape une alternative européenne crédible, durable et différenciante. Nous nous appuyons sur trois piliers : le respect total de la vie privée, l’indépendance technologique progressive et l’intégration de notre technologie dans les nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle. Qu’est-ce qui différencie Qwant des moteurs de recherche américains ?Nous ne conservons pas les données personnelles des utilisateurs. Nous ne faisons ni réidentification, ni reconstitution de session, ni profilage publicitaire. Une même recherche renvoie les mêmes résultats pour tous les utilisateurs. Aujourd’hui, beaucoup de citoyens et d’organisations prennent conscience que leurs recherches révèlent énormément d’informations stratégiques ou personnelles. Le contexte géopolitique actuel renforce cette prise de conscience autour de la souveraineté numérique. Où en est Qwant sur le plan technologique ?Nous développons progressivement notre propre technologie de recherche. Aujourd’hui, plus de 50 % des recherches tournent déjà sur notre propre index web européen. Le reste s’appuie encore sur d’autres solutions comme Bing, mais nous réduisons fortement cette dépendance. Avec Ecosia, nous avons créé une joint-venture appelée European Search Perspective afin de mutualiser les investissements et accélérer la construction d’un index européen indépendant.
Le Canada veut passer de la recherche IA à l’industrie • L’Europe tente de réduire sa dépendance numérique • Qwant devient un symbole de souveraineté • Mistral se heurte au droit d’auteur • Microsoft pousse l’IA agentique partout • Alexa+ trop lent • Mon Carnet explore les batteries lourdes • Monde Numérique reçoit Qwant et enquête sur la cybersécurité et l’hôpital Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Le Canada veut industrialiser son IAAu Canada, le gouvernement de Mark Carney présente sa stratégie « AI for All », avec l’objectif de faire passer l’adoption de l’IA par les entreprises d’un peu plus de 12 % à 60 % d’ici 2034 et de créer 250 000 emplois liés à l’IA sur cinq ans. On retient surtout le changement de cap : le pays veut rester fort en recherche, mais pousser davantage la commercialisation, les infrastructures souveraines, la littératie numérique et la cybersécurité. Souveraineté numérique : même combat des deux côtés de l’AtlantiqueEn Europe, la Commission européenne lance un paquet de mesures pour renforcer la souveraineté technologique dans les semi-conducteurs, l’IA, le cloud et les infrastructures numériques. On souligne que l’objectif n’est pas l’autarcie totale, mais une réduction des dépendances critiques vis-à-vis des fournisseurs américains et asiatiques, avec une préférence européenne qui pourrait bouleverser les habitudes d’achat public. Qwant, symbole européen au ParlementLe Parlement européen remplace Google par Qwant comme moteur de recherche par défaut sur Edge et Firefox à partir du 4 juin 2026, tout en laissant les utilisateurs choisir une alternative. On y voit un geste fort, peut-être symbolique, mais révélateur d’un mouvement plus large : faire exister des outils européens face aux géants américains. Dans Monde Numérique, Jérôme annonce une interview du directeur général de Synfonium, la société qui possède Qwant. Mistral face au casse-tête du droit d’auteurMistral AI se retrouve au cœur d’un dilemme européen : protéger les ayants droit ou ne pas fragiliser l’une des rares pépites européennes de l’IA. Nous revenons sur cette tension entre innovation, souveraineté et rémunération des contenus, avec un risque clair : imposer aux acteurs européens des contraintes que les géants américains ont déjà largement contournées. Microsoft veut rendre l’IA incontournableÀ l’occasion de Microsoft Build 2026, Microsoft pousse une vision très agentique de l’informatique, où l’IA devient l’interface principale entre l’utilisateur, ses données et ses appareils. On évoque notamment les nouvelles briques autour de Copilot, les agents, les modèles embarqués et les machines capables de faire tourner localement des modèles puissants, dont une dev box fondée sur la technologie NVIDIA RTX Spark. L’ordinateur sans applications se rapprocheBruno relève une idée forte : demain, l’appareil pourrait ne plus être organisé autour d’applications, mais autour d’un assistant capable de tout orchestrer à la demande. On met cette évolution en perspective avec les annonces de Microsoft, les travaux d’OpenAI sur de nouveaux appareils, et les ambitions de Qualcomm, Intel ou MediaTek dans l’IA locale. Alexa+ : plus intelligent, mais trop lentJérôme partage son retour d’expérience avec Alexa+, désormais testé à la maison en France. L’assistant paraît plus courtois, plus conversationnel et compatible avec de nombreux appareils existants, mais la latence devient gênante, surtout pour les gestes simples de domotique comme allumer les lumières ou baisser les volets. Il note aussi la disparition de plusieurs « skills », toujours visibles dans l’application mobile mais inutilisables sur certains appareils Echo récents.
L’Europe relance la bataille pour sa souveraineté numérique face aux GAFAM • Le Parlement européen adopte Qwant comme moteur par défaut • L’IA affronte le droit d’auteur et Mistral monte au créneau • Anthropic relance le débat sur une pause mondiale de l’IA • SoftBank investit 75 milliards d’euros dans des data centers en France • Microsoft dévoile ses nouveaux modèles et ses agents autonomes ⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026 👉 cliquez ici =============== L’Europe veut reprendre le contrôle du numériqueLa Commission européenne présente un plan stratégique pour réduire la dépendance aux technologies américaines et asiatiques, alors que 80 % des services numériques utilisés en Europe sont importés. Mise à jour du CHIPS Act, préférence européenne dans certains marchés publics cloud et IA, volonté d’éviter tout kill switch étranger : Bruxelles affiche ses ambitions, malgré les défis techniques et industriels. Qwant s’installe au Parlement européenLe Parlement européen a choisi le moteur français Qwant comme solution par défaut sur les postes internes. Boris Lecœur, directeur général de Synfonium, maison mère de Qwant détenue par Octave Klaba, assume la portée symbolique de la décision tout en revendiquant une alternative crédible, respectueuse de la vie privée et désormais enrichie de fonctionnalités d’IA conversationnelle. Polytechnique renonce à MicrosoftL’École polytechnique abandonne son projet de migration vers Office 365 sous pression juridique et politique. En cause : la priorité au logiciel libre et les craintes liées au Cloud Act américain, qui ravivent le débat sur la souveraineté des données de recherche. IA et droit d’auteur : Mistral sous tensionUne proposition de loi française visant à inverser la charge de la preuve sur l’utilisation de contenus protégés par les IA suscite l’inquiétude de la start-up française Mistral AI. Soutenue par des organisations professionnelles, l’entreprise redoute une insécurité juridique face à des concurrents américains déjà bien installés, tandis que les médias, à l’image du New York Times, dénoncent le pillage de leurs contenus. Faut-il mettre l’IA en pause ?La société américaine Anthropic, éditrice de Claude, propose un mécanisme international de coordination pour ralentir le développement des IA avancées. L’entreprise évoque le risque d’auto-amélioration récursive, mais ses prises de position interrogent alors qu’elle prépare son entrée en Bourse et reste en concurrence directe avec OpenAI et Google. SoftBank lance des usines à IA en FranceLe groupe japonais SoftBank annonce un investissement de 75 milliards d’euros dans des data centers dédiés à l’intelligence artificielle, à l’occasion de Choose France 2026. Trois campus devraient voir le jour dans les Hauts-de-France d’ici 2031, avec l’ambition de positionner la France comme hub européen de calcul intensif. Microsoft accélère tous azimutsLors de sa conférence Build 2026 à San Francisco, Microsoft dévoile ses modèles MAI développés en interne, marquant son émancipation partielle d’OpenAI. L’entreprise présente également Scout, un agent autonome intégré à Windows, la Surface RTX Spark Dev Box dédiée à l’IA locale, et des avancées en quantique avec la puce Majorana 2. La techno-triche dans le viseurFace à une hausse de 30 % des fraudes aux examens, l’Éducation nationale équipe les académies de détecteurs d’ondes capables d’identifier smartphones et objets connectés. Les autorités entendent contrer l’usage croissant des technologies et de l’IA dans la triche, tout en reconnaissant les limites techniques de ces dispositifs. Le Canada change de cap sur l’IALe Premier ministre Mark Carney présente la première stratégie nationale canadienne sur l’intelligence artificielle. Objectif : passer d’un leadership académique à une véritable dynamique de commercialisation, renforcer l’adoption de l’IA dans les entreprises et développer des infrastructures souveraines. Mythos, l’IA qui traque les faillesDéveloppé par Anthropic, Mythos promet de détecter et d’exploiter des vulnérabilités logicielles complexes. Cyril Demonceaux, responsable du centre de défense chez Orange Cyberdéfense, relativise toutefois la portée de l’outil, rappelant que l’IA reste aujourd’hui un assistant puissant mais encore encadré par l’expertise humaine. [PARTENARIAT] L’IA à l’hôpital : vers une médecine augmentéeTroisième volet de notre série sur la tech hospitalière en partenariat avec la Fédération hospitalière de France. Raphaël Beaufret, directeur des services numériques de AP-HP, détaille la feuille de route 2026-2030 : gouvernance de la donnée, interopérabilité, exploitation de Mon espace santé et outils d’IA pour simplifier l’accès à l’information médicale au service des soignants et des patients. [PARTENARIAT].
Les innovations en santé franchissent un nouveau cap avec l’essor de l’intelligence artificielle, des robots humanoïdes et des objets connectés. À l’occasion du salon Santexpo, Gaël Prudhomme décrypte les transformations qui redessinent la relation entre patients, soignants et technologies. 🎤 INVITÉ : Gaël Prudhomme - Responsable du Centre d’innovation en santé chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines- Les robots humanoïdes passent de l’expérimentation à la mise à l’échelle.- Le vrai enjeu des objets connectés, c’est l’exploitation des données.- Les agents IA vont préparer les consultations médicales en amont.- Le patient devient un peu plus expert grâce à l’IA générative.================================= Quels sont les grands enseignements de Santexpo cette année ?Ce qui m’a marqué, c’est la montée en puissance des robots humanoïdes dans les établissements de santé. Jusqu’à présent, on voyait surtout des expérimentations isolées. Désormais, on parle de plateformes capables de gérer des flottes de robots. Ces robots servent notamment à rassurer les patients avant une opération ou à les orienter dans les établissements de santé. On sent clairement qu’on passe à une logique de déploiement à grande échelle. Les objets connectés changent-ils réellement la manière de soigner ?Oui, parce qu’ils produisent énormément de données utiles. Aujourd’hui, les wearables sont de plus en plus utilisés. Le vrai défi, ce n’est plus l’objet connecté lui-même mais la capacité à exploiter les données qu’il génère. Il faut réussir à faire communiquer ces données entre les différents systèmes médicaux, les hôpitaux, les médecins ou les pharmacies, tout en garantissant la sécurité et la confiance du patient. L’intelligence artificielle transforme-t-elle la relation entre le patient et le médecin ?Complètement. Les patients utilisent déjà des outils comme ChatGPT ou Gemini pour obtenir des informations médicales. Cela change la relation avec les soignants. Mais ce qu’on voit émerger aujourd’hui, ce sont des agents IA spécialisés capables de préparer une consultation médicale en amont. Cela permet aux professionnels de santé de gagner du temps et de se concentrer sur les cas les plus complexes. En parallèle, il y a un énorme enjeu de formation pour comprendre les limites et les biais de ces outils. Pourquoi parle-t-on de plus en plus de santé numérique responsable ?Parce qu’on ne peut pas promouvoir des innovations censées améliorer la santé si elles ont un impact environnemental négatif massif. Il y a une réflexion importante autour du numérique responsable appliqué à la santé. Cela concerne l’empreinte carbone, la consommation des ressources mais aussi l’accessibilité. Il faut concevoir des outils utilisables par tous, y compris dans les territoires moins bien connectés ou par des publics moins familiers du numérique.
À l’occasion de Sant’Expo 2026, Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble-Alpes, détaille l’irruption concrète de l’intelligence artificielle dans le monde hospitalier. Entre prédiction des flux de patients, automatisation et exploitation massive des données de santé, elle décrit une transformation déjà en cours. 🎤 INVITÉE : Monique Sorrentino - Directrice générale du CHU Grenoble-AlpesEn partenariat avec Fédération Hospitalière de France Punchlines - L’IA permet de mieux anticiper les flux de patients- La data devient le carburant du système de santé- Les outils de synthèse des dossiers patients arrivent- Le système hospitalier est déjà en transformation profonde================================= L’IA est-elle déjà une réalité dans les hôpitaux publics ?Oui, c’est une nouveauté qui est en train d’arriver et c’est une bonne chose. Dans le système de santé, nous utilisons déjà des outils, notamment administratifs comme l’IA générative. Dans le domaine médical, il y a aussi des applications, même si beaucoup sont encore en phase de recherche ou d’innovation. En imagerie, par exemple, certaines machines intègrent déjà de l’IA sans que cela soit toujours visible. On avance donc progressivement, mais c’est bien une réalité en construction. Quelles sont les premières applications concrètes au CHU Grenoble-Alpes ?Nous avons déjà des outils d’IA générative pour faciliter la production de comptes rendus et des robots RPA qui automatisent des tâches répétitives. Il existe aussi des systèmes capables de synthétiser les dossiers patients informatisés. L’objectif est de simplifier l’accès à l’information médicale, car les dossiers sont très riches et parfois difficiles à exploiter dans leur totalité. Des réflexions existent également au niveau national pour développer des outils de synthèse et même des chatbots médicaux. L’IA peut-elle aussi améliorer l’organisation globale de l’hôpital ?Oui, clairement. L’enjeu ne se limite pas au soin, il concerne aussi la fluidification de tout le système hospitalier. Nous travaillons avec des données de santé publique pour anticiper les flux de patients, notamment en fonction de la météo ou d’indicateurs épidémiologiques. L’objectif est de mieux prévoir les arrivées à l’hôpital et d’adapter les ressources. La data permet aussi de décloisonner les acteurs de santé et d’améliorer les parcours de soins. La France est-elle bien positionnée dans cette transformation ?On pourrait être plus avancés. D’autres pays comme les États-Unis ou la Chine vont plus vite, notamment grâce à des systèmes plus homogènes. En France, la diversité des logiciels et des dossiers patients rend l’interopérabilité plus complexe. Cela dit, des efforts de convergence sont en cours dans les hôpitaux publics, ce qui facilite ensuite l’intégration des innovations.
Amazon lance officiellement Alexa+ en France avec une IA générative beaucoup plus conversationnelle et capable d’agir dans le monde réel. Clément Monjou, directeur général d’Amazon Alexa France, détaille cette évolution majeure qui transforme l’assistant vocal historique en véritable agent intelligent domestique. 🎤 INVITÉ : Clément Monjou - Directeur général d’Amazon Alexa FrancePunchlines - Alexa+ peut désormais agir dans le monde réel- 76 % des usages réalisés avec Alexa+ étaient impossibles avant- Alexa+ utilise plus de 70 modèles d’IA différents- Les clients français écoutent plus de 24 heures de radio par mois sur Alexa================================= Alexa+ change profondément l’expérience utilisateur. Qu’est-ce qui évolue concrètement ?Avec Alexa+, on passe d’un assistant à commandes vocales à une véritable conversation naturelle. Avant, il fallait utiliser des mots-clés précis. Aujourd’hui, grâce aux LLM et à l’IA générative, Alexa comprend des requêtes complexes, des conversations fluides, et peut même être interrompue sans qu’on ait besoin de répéter Alexa. Cette évolution transforme tous les usages existants. Je peux demander plusieurs actions en une seule phrase, découvrir de la musique via une discussion, ou encore organiser ma maison connectée beaucoup plus naturellement. Alexa+ devient plus intelligente, plus conversationnelle et surtout beaucoup plus utile au quotidien. Alexa+ peut désormais effectuer des actions concrètes pour l’utilisateur. Jusqu’où ça va ?C’est probablement l’évolution la plus fascinante. Alexa+ ne se contente plus de répondre : elle peut agir en votre nom. Elle peut organiser votre calendrier, envoyer des emails, réserver une table via TheFork ou bientôt réserver un plombier avec mesdepanneurs.fr. On annonce également des intégrations avec TripAdvisor ou Fever. L’idée, c’est qu’Alexa devienne un véritable orchestrateur du quotidien. Une autre IA peut peut-être recommander un restaurant, mais Alexa+ peut réellement réserver la table. Amazon insiste beaucoup sur la dimension française d’Alexa+. Pourquoi était-ce si important ?Parce qu’un assistant vocal doit comprendre la culture locale. Nos équipes françaises ont énormément travaillé sur l’humour, les expressions, les références culturelles ou encore les habitudes des utilisateurs français. Nous avons aussi intégré des modèles spécialisés pour améliorer la qualité conversationnelle locale. Alexa+ utilise plus de 70 modèles d’IA différents selon les usages, dont certains modèles de Mistral AI pour la pertinence linguistique et la qualité des interactions en français. Amazon veut clairement rivaliser avec ChatGPT ou Gemini ?Notre mission reste la même depuis le début : créer le meilleur assistant personnel au monde. Mais avec l’IA générative, cette vision devient enfin possible. La différence d’Alexa+, c’est qu’elle ne reste pas dans le conversationnel pur. Elle est connectée à la maison, aux appareils, aux services et peut agir concrètement pour l’utilisateur.
Le patron de la startup américaine WorkWhile accuse les géants de l’IA d’avoir alimenté un discours catastrophiste sur l’emploi pour servir leurs intérêts économiques. Depuis San Francisco, Simon Khalaf appelle à changer de récit avant qu’un rejet politique et social de l’intelligence artificielle ne freine durablement l’innovation. 🎤 INVITÉ : Simon Khalaf - CEO de WorkWhilePunchlines- Ils ont lancé un marketing de la peur et aujourd'hui 70% des Américains sont contre l'IA - L’IA est une révolution dix fois supérieure à la révolution industrielle, elle va rendre tous les services abordables - Il faut planifier et accompagner le grand changement du travail- L’Europe risque de devenir un musée à ciel ouvert...================================= Vous accusez la Silicon Valley d’avoir créé un climat de peur autour de l’IA. Pourquoi ?Oui, j'ai publié une tribune sur X intitulée J'accuse, en référence à Emile Zola, car je reproche aux dirigeants d’OpenAI et d’Anthropic, principalement eux, d’avoir lancé une campagne qui laisse croire que l’IA va supprimer massivement les emplois. Leur objectif était de montrer l’ampleur économique de cette révolution, mais ils ont sous-estimé les conséquences politiques et sociales de leur discours. Aujourd’hui, une grande partie de la population américaine se méfie de l’IA et des infrastructures nécessaires à son développement, comme les data centers. Vous pensez malgré tout que l’IA va créer des emplois ?Oui, exactement comme les précédentes révolutions industrielles. Certains métiers vont disparaître, mais d’autres vont émerger. L’IA va permettre de personnaliser les logiciels, la médecine ou encore les services du quotidien à très grande échelle. Cela nécessitera de nouvelles compétences et de nouveaux métiers. L’objectif doit être d’accompagner cette transition au lieu de terroriser les gens avec des scénarios de chômage massif. Vous estimez qu’il faut préparer cette transition dès maintenant ?Absolument. Il faut identifier les métiers qui vont évoluer et investir massivement dans la rééducation professionnelle. Les entreprises de l’IA disposent de moyens financiers immenses. Elles devraient participer à cette transformation plutôt que d’alimenter un mouvement de rejet. Sinon, on risque des licenciements massifs et une crise sociale qui ralentira l’innovation aux États-Unis et en Europe. Comment voyez-vous l’Europe face à cette révolution ?L’Europe possède des talents extraordinaires, notamment en France, en Allemagne ou en Italie. Mais la réglementation freine énormément l’innovation. L’entrepreneuriat est devenu trop compliqué. Si rien ne change rapidement, l’Europe prendra un retard durable sur les États-Unis et la Chine dans l’intelligence artificielle.
Les Électrons Libres lancent Céleste, un chatbot intégré à X dédié au fact-checking scientifique. Nourrie par des sources contrôlées et des bases de données rigoureuses, cette IA entend lutter contre la désinformation sur les sujets scientifiques, technologiques et environnementaux. 🎤 INVITÉ : Benjamin Sire - Cofondateur et rédacteur en chef des Électrons LibresPunchlines- Céleste est un outil de combat scientifique.- La fausse information fait son chemin immédiatement.- Le prompt induit la qualité de la réponse.- Nous avons créé une vraie communauté autour du média.================================= Comment fonctionne Céleste et en quoi se distingue-t-elle des autres IA ?Céleste est un chatbot intégré à X conçu pour répondre aux questions liées à la science, à la technologie, à la médecine ou encore à l’écologie. Contrairement aux grands modèles généralistes, elle ne puise pas dans l’ensemble du web mais dans une liste de sources contrôlées. Elle s’appuie notamment sur les contenus des Électrons Libres, la base de données Our World in Data de l’Université d’Oxford ainsi qu’une sélection de rapports scientifiques et de sites reconnus pour leur rigueur. Pourquoi avoir lancé un outil de fact-checking scientifique sur X ?X est aujourd’hui le principal nœud de circulation de l’information et aussi celui où les fake news se diffusent le plus rapidement. Nous voulions créer un outil capable de répondre immédiatement aux contre-vérités qui circulent sur des sujets scientifiques ou technologiques. Céleste permet de contrer la loi de Brandolini : il est extrêmement facile de diffuser une fausse information, mais beaucoup plus difficile de rétablir la vérité. L’IA permet d’accélérer cette réponse. Comment garantissez-vous la fiabilité des réponses de Céleste ?Nous avons construit un système très encadré. Ce n’est pas un LLM complet mais un chatbot spécialisé, fondé sur des sources vérifiées et des couches successives de contrôle. Chaque réponse passe par des systèmes de fact-checking et des garde-fous anti-discrimination. Le travail sur le prompt est essentiel : la manière dont on structure les consignes permet de limiter fortement les hallucinations. Cela ne signifie pas que la fiabilité est absolue, mais nous cherchons à atteindre le plus haut niveau de rigueur possible. Pourquoi avoir choisi de lancer Céleste uniquement sur X ?Nous sommes profondément attachés aux réseaux sociaux et à l’idée de communauté. Tous les fondateurs des Électrons Libres se sont rencontrés sur les réseaux et notre média s’est construit autour d’un dialogue permanent avec les lecteurs. X reste aujourd’hui un lieu central de débat et d’échange autour de l’actualité scientifique et technologique. Céleste n’est donc pas seulement un outil de debunking, c’est aussi une nouvelle manière d’interagir avec notre communauté.
L’encyclique de Léon XIV replace l’IA dans un cadre moral • Samsung redistribue les gains de la ruée vers les puces • Alexa+ arrive en français avec une IA plus conversationnelle • Robinhood ouvre la porte au trading par agents IA • Meta teste la bascule payante de ses plateformes Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)================ L’IA vue par le VaticanNous revenons sur Magnifica humanitas, la première encyclique de Léon XIV consacrée à la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle. Le texte, présenté au Vatican comme un appel à « désarmer » l’IA, replace les enjeux de désinformation, d’armes autonomes, de concentration des données et de pouvoir technologique dans une perspective comparable à celle de la révolution industrielle. Entre éthique, influence et stratégie des géants de l’IAOn évoque aussi les coulisses politiques et industrielles autour du Vatican, avec les démarches de la Silicon Valley et la rencontre mentionnée entre Yoshua Bengio et le pape. Le rôle d’Anthropic est discuté à travers son image d’acteur responsable, mais aussi son positionnement stratégique, notamment dans les débats sur les usages militaires de Claude. Samsung paie le prix de la paix socialeDirection la Corée du Sud, où les salariés de Samsung dans les semi-conducteurs obtiennent un accord historique après la menace d’une grève massive. La redistribution d’une partie des profits liés à l’explosion de la demande en puces IA pourrait représenter des primes très élevées pour les employés concernés, illustrant la valeur stratégique extrême de cette industrie. Alexa+ parle françaisNous racontons les premiers essais d’Alexa+, la nouvelle génération de l’assistant vocal d’Amazon dopée à l’IA générative. Plus conversationnelle, localisée culturellement et compatible avec de nombreux appareils Echo récents, elle promet d’aller au-delà des commandes basiques, avec des services tiers et une interaction plus naturelle ; Monde Numérique lui consacre aussi un épisode dédié. La version québécoise d’Alexa+ se fait attendreBruno apporte l’angle canadien : au Québec, l’enjeu ne sera pas seulement de parler français, mais de parler le bon français, avec les références, les expressions et les usages locaux. L’arrivée éventuelle d’Alexa+ au Canada pourrait être facilitée par l’écosystème Amazon Prime, si le service est proposé aux abonnés. Robinhood confie la Bourse aux agents IANous débattons de la fonction Agentic Trading de Robinhood, qui permet à des agents IA connectés via des plateformes comme Claude ou Cursor d’analyser un portefeuille et de passer des ordres dans un compte dédié. La discussion porte sur la confiance, la validation humaine et les risques d’un marché où des machines pourraient agir directement au nom des particuliers. Quand une IA gère un caféL’exemple du café suédois piloté par une IA sert de contrepoint concret aux promesses des agents autonomes. Dans un sujet récent de Monde Numérique, l’expérience montre que les limites de mémoire et de cohérence à long terme peuvent conduire à des décisions absurdes, même dans une activité simple comme la gestion d’un commerce. Meta prépare ses abonnementsNous analysons la stratégie de Meta autour de Facebook+, Instagram+, WhatsApp+ et de futures offres liées à Meta AI. Derrière quelques options de personnalisation, on voit surtout se dessiner une nouvelle étape du numérique : après l’ère du gratuit financé par la publicité, les plateformes cherchent des revenus récurrents pour soutenir leurs investissements massifs dans l’IA.
Mistral dévoile ses ambitions : faut-il y croire ? • Google pousse les agents IA dans tous ses services • Alexa+ transforme l’assistant vocal en compagnon domestique • La contestation anti-IA monte autour des emplois, de l’énergie et des data centers. Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Mistral, l’espoir français de l’IA souveraineNous ouvrons ce Grand Débrief avec Mistral AI, qui a organisé son AI Now Summit au Grand Palais, à Paris, avec une ambition claire : ne pas seulement produire des modèles, mais maîtriser toute la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle. La stratégie B2B de Mistral, fondée sur l’intégration sur mesure de l’IA dans les grandes entreprises comme BMW, EDF ou CMA CGM, sera-t-elle payante ? Surtout : permettra-t-elle à la la France et à l’Europe de prendre une vraie place face aux géants américains et chinois ? Google I/O : les agents IA entrent dans le quotidienLa conférence Google I/O marque l’autre grand moment du mois, avec une avalanche d’annonces autour de Gemini, de la recherche augmentée, des lunettes connectées et des agents autonomes. Nous nous demandons si Google est en train de reprendre l’avantage dans la bataille de l’IA, notamment en intégrant ses outils au cœur de l’expérience utilisateur. Monde Numérique a consacré plusieurs contenus au sujet, dont un Zoom Tech sur Google I/O 2026 et un épisode sur l’IA agentique qui bouscule le Web. Alexa+ : l'IA générative démocratisée Nous parlons ensuite d’Amazon et d’Alexa+, qui promet un assistant vocal beaucoup plus intelligent, capable de réserver une table, piloter la maison connectée ou dialoguer de manière plus naturelle. François Sorel insiste sur l’avantage des acteurs qui disposent déjà d’enceintes et d’un écosystème matériel installé dans les foyers. Monde Numérique a publié un Zoom Tech consacré au lancement d’Alexa+ en France et à son passage à l’IA générative. La vague anti-IA qui monteDernier grand sujet : la contestation contre l’intelligence artificielle, visible dans les manifestations contre les data centers, les craintes pour l’emploi et les réactions d’hostilité dans certaines universités. Nous distinguons plusieurs ressorts : la peur classique des nouvelles technologies, la crainte plus légitime d’un bouleversement du travail, et le refus local d’accueillir des infrastructures très consommatrices d’énergie ou d’eau. Monde Numérique a également traité cette montée de la fronde anti-IA dans son Hebdo du 30 mai. La Silicon Valley est-elle responsable de ce climat de peur ? Bonus On a bien galéré pour enregistrer cet épisode ! Rendez-vous à la fin pour un aperçu des coulisses 😅
Une fronde anti-IA émerge : la faute à qui ? • L’intelligence artificielle à l’épreuve de l’éthique religieuse avec l'encyclique papale Magnifica Humanitas • Mistral AI muscle son jeu à Paris • L'IA Céleste veut rétablir la vérité scientifique sur X • Alexa+ arrive en France avec l’IA générative • Santexpo : l’hôpital accélère sa transformation numérique grâce à l’IA. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] =============== Vague anti-IA : la tech face au retour de bâtonDes manifestations contre les data centers aux États-Unis et en Europe, jusqu’aux huées contre Eric Schmidt à l’université d’Arizona, une contestation diffuse de l’IA semble émerger. En cause : inquiétudes environnementales, crainte pour l’emploi et sentiment d’un discours alarmiste entretenu par les patrons de la Silicon Valley eux-mêmes. L’entrepreneur Simon Khalaf dénonce un véritable « marketing de la peur » qui se retournerait aujourd’hui contre ses promoteurs. Magnifica Humanitas : le pape alerte sur l’IAAvec l’encyclique Magnifica Humanitas, le pape remet l’intelligence artificielle dans une perspective morale et humaniste. Déshumanisation, concentration du pouvoir, désinformation ou armement autonome : le texte appelle à une vigilance collective et à une gouvernance éthique des technologies. Un signal fort, commenté dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti (podcast Mon Carnet). Mistral AI change de dimensionLa pépite française Mistral AI a profité de son AI Now Summit au Carrousel du Louvre pour dévoiler Vibe, nouvelle version de son chatbot transformé en agent autonome capable de coder et d’agir. Des partenariats stratégiques ont été annoncés avec Airbus, BMW et ASML, tandis que son cofondateur Arthur Mensch confirme l’ambition de produire un jour ses propres puces. Un positionnement industriel assumé face aux géants américains. Les Français et l’IA : une adoption intimeSelon une étude de Nation.fr, l’usage personnel de l’IA générative dépasse désormais l’usage professionnel en France. Conseils santé, messages amoureux, optimisation de profils sur applications de rencontre : les chatbots s’immiscent dans la sphère privée. 38 % des Français considèrent déjà l’IA comme un outil incontournable du quotidien. Macron promet 400 000 bornes électriques Réunis à l’Élysée, les acteurs de la filière automobile électrique ont entendu Emmanuel Macron fixer un nouvel objectif : 400 000 bornes publiques d’ici 2030. Un défi industriel majeur, impliquant notamment Electra et la grande distribution, pour accompagner l’essor des véhicules électriques et des recharges ultra-rapides. Mon IA Céleste : le fact-checking scientifique sur XLancée par le média indépendant Les Électrons Libres, Mon IA Céleste est un agent conversationnel dédié au débunk scientifique sur X. Son cofondateur Benjamin Sire, journaliste et musicien, explique que l’outil s’appuie sur une base de sources validées, dont Our World in Data, afin de contrer les approximations et fausses informations. Accessible sans abonnement premium, Céleste ambitionne d’élever le niveau du débat public. Alexa+ : l’assistant d’Amazon passe à l’IA générativeAmazon lance en France Alexa+, version enrichie par l’IA générative. Clément Monjou, directeur général d’Alexa France chez Amazon, détaille un assistant plus conversationnel, capable d’enchaîner des requêtes complexes, d’interagir avec des services tiers et de personnaliser l’expérience. Gratuit pour les abonnés Prime, Alexa+ marque une nouvelle étape stratégique pour l’écosystème vocal. L’IA à l’hôpital : vers une médecine augmentée[PARTENARIAT] La tech, et notamment l'usage de la data, changent la médecine publique. Monique Sorrentino, directrice générale du CHU Grenoble-Alpes, souligne l’essor d’outils d’IA pour synthétiser les dossiers patients et anticiper les flux. [PARTENARIAT] Au salon SantExpo, l’innovation hospitalière était à l’honneur. Gaël Prudhomme, responsable du Centre d’innovation en santé chez Capgemini, observe une montée en puissance des robots, des objets connectés et de l’exploitation des données, au service d’une médecine plus préventive et plus efficiente.
Les hôpitaux accélèrent leur transformation numérique avec des usages très concrets autour de la donnée et de l’intelligence artificielle. Nasser Amani détaille comment les Hôpitaux Nord-Ouest utilisent la data pour anticiper les flux aux urgences, fluidifier les parcours patients et améliorer la prise en charge.En partenariat avec Fédération Hospitalière de France 🎤 INVITÉ : Nasser Amani - Directeur des services numériques des Hôpitaux Nord-OuestPunchlines- La data est devenue la richesse de notre établissement.- Nous pouvons prédire les passages aux urgences avec plus de 95 % de précision.- Le patient peut suivre son parcours aux urgences en temps réel.- Les DSI hospitaliers sont devenus des acteurs de transformation.================================= Le métier de DSI hospitalier a beaucoup évolué. Quel est votre rôle aujourd’hui ?Nous sommes passés d’une direction des systèmes d’information à une direction des services numériques. Notre métier consiste à gérer le quotidien et l’exploitation des services informatiques, mais aussi à innover. Nous mettons à disposition des professionnels de santé des outils numériques pour prendre en charge les patients. Comment le numérique peut-il améliorer l’expérience des patients ?Le numérique permet d’informer le patient et sa famille sur le parcours aux urgences. Avec une application, un QR code et un code spécifique lié au patient, il devient possible de savoir en temps réel où en est la prise en charge. Le patient peut voir s’il doit passer un examen de laboratoire, un prélèvement sanguin ou à quel moment un résultat est attendu. Quels usages de l’IA développez-vous aujourd’hui dans les hôpitaux ?Nous travaillons à partir d’un concentrateur de données qui centralise, structure et sécurise les données produites à l’échelle de notre territoire. À partir de cet entrepôt, nous pouvons développer de vrais cas d’usage portés par les professionnels de santé. L’un d’eux concerne la prédiction des passages aux urgences à cinq jours, avec un taux supérieur à 95 %, en croisant les données de l’établissement avec des données externes comme la météo, les accidents sur l’autoroute, les fêtes locales ou les matchs de foot. Vous avez aussi vécu une cyberattaque majeure. Quel enseignement en avez-vous tiré ?Cette attaque nous a fait passer d’une logique où l’on empilait des couches de sécurité à un vrai système de management de la sécurité, avec une amélioration continue. Nous avons travaillé sur la résilience, la gouvernance portée par la direction générale, la cartographie, l’analyse de risque, les outils de détection et le plan de continuité d’activité. L’objectif est de garder une capacité de prise en charge des patients, peu importe ce qui arrive.
La voiture électrique entre dans une nouvelle phase d’accélération technologique. Recharge en quelques minutes, véhicules autonomes, plateformes logicielles : l’automobile devient un écosystème numérique à part entière. 🎤 INVITÉ : Julien Villeret - directeur de l’innovation chez EDFEn partenariat avec EDF Punchlines- La voiture est comme un smartphone sur roues.- Une voiture électrique en France est une voiture bas carbone.- Les constructeurs chinois se tirent la bourre sur l’innovation.- Le futur de la mobilité est totalement systémique.- La recharge ultra rapide va devenir la norme.================================= Pourquoi les constructeurs chinois accélèrent-ils autant sur la voiture électrique ?La Chine est aujourd’hui un marché presque entièrement électrifié. Environ 70 % des voitures vendues y sont électriques, ce qui crée une concurrence énorme entre les constructeurs. Nous innovons très vite pour répondre au principal frein des consommateurs : le temps de recharge. Les annonces de recharges en cinq ou dix minutes ne sont pas du simple marketing. Les technologies existent, mais elles demandent des voitures adaptées, des bornes très spécifiques et des réseaux électriques capables d’absorber des puissances gigantesques. Pour l’instant, ce sont encore des démonstrateurs, mais je pense que la généralisation pourrait arriver beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. La voiture électrique est-elle en train de devenir un objet numérique ?Oui, complètement. Comme les smartphones il y a quinze ans, les voitures évoluent vers des plateformes logicielles. On n’achète plus seulement un véhicule, mais un écosystème. Tesla a ouvert la voie avec des voitures qui se mettent à jour en permanence et auxquelles on ajoute des fonctionnalités logicielles au fil du temps. Aujourd’hui, une voiture électrique embarque des services, de l’intelligence artificielle, des fonctions d’autonomie et des systèmes de recharge intelligents. Les voitures autonomes sont-elles vraiment en train d’arriver ?Oui, même si l’Europe avance plus lentement que les États-Unis ou la Chine. Dans plusieurs villes américaines, les véhicules autonomes font déjà partie du quotidien. Des expérimentations commerciales existent aussi au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. Le sujet n’est plus de savoir si l’autonomie va arriver, mais à quelle vitesse elle sera acceptée réglementairement en Europe. Et la prochaine étape est déjà en préparation avec les véhicules volants électriques autonomes qui commencent à apparaître dans certains pays. La voiture électrique crée-t-elle une nouvelle dépendance énergétique ?L’électricité remplace le pétrole, mais elle présente une différence majeure : elle doit être produite localement. En France, grâce au nucléaire, la voiture électrique repose sur une électricité largement bas carbone. Mais derrière la voiture électrique se cachent aussi des enjeux industriels et géopolitiques majeurs : batteries dominées par la Chine, software souvent américain, infrastructures de recharge, souveraineté énergétique… Le futur de la mobilité dépend désormais de toute une chaîne de valeur technologique et énergétique.
Amazon lance en France Alexa+, une nouvelle génération de son assistant vocal dopée à l’intelligence artificielle générative. Plus conversationnel, plus contextuel et connecté à de nombreux services, Alexa veut devenir un véritable assistant personnel pour la maison connectée. Amazon franchit une nouvelle étape, ce mardi 26 mai 2026, avec le lancement en France d’Alexa+, la version enrichie de son assistant vocal basée sur l’intelligence artificielle générative. Déjà disponible aux États-Unis depuis plus d’un an, cette nouvelle mouture transforme profondément l’expérience utilisateur en rapprochant Alexa des assistants IA conversationnels comme ChatGPT, Gemini ou Claude. Une conversation beaucoup plus naturelleGrâce aux grands modèles de langage (LLM), Alexa+ comprend désormais des requêtes formulées naturellement, sans nécessiter de commandes précises ou de mots-clés spécifiques. L’utilisateur peut interrompre l’assistant, enchaîner plusieurs demandes dans une même phrase et obtenir des réponses contextualisées. Amazon explique qu’Alexa+ s’appuie sur plusieurs dizaines de modèles spécialisés, notamment les modèles Nova développés par Amazon ainsi que des modèles de Mistral AI pour améliorer la compréhension linguistique en Europe et en français. L’objectif est de retrouver, dans l’univers de la maison connectée, la fluidité des conversations vocales que l’on connaît déjà avec les IA génératives. Musique, domotique et services connectésAlexa+ conserve évidemment ses fonctions classiques : musique, météo, contrôle des appareils connectés ou réponses aux questions simples. Mais Amazon veut aller beaucoup plus loin. Il devient par exemple possible de demander une playlist correspondant à une ambiance, un souvenir ou un style musical, sans connaître précisément le titre recherché. La gestion de la maison connectée gagne également en simplicité. Des routines complexes peuvent être créées à la voix, comme l’extinction des lumières, la fermeture des volets ou l’activation d’alarmes à certaines heures. Amazon mise aussi sur l’intégration native des enceintes Echo comme hubs domotiques compatibles Zigbee et Matter afin de limiter le recours à des box supplémentaires. Alexa peut désormais agir dans le monde réelL’une des grandes nouveautés concerne l’ouverture vers des services tiers. Aux États-Unis, Alexa+ est déjà capable de réserver des restaurants ou d’interagir avec divers services du quotidien. Ces fonctions arrivent progressivement en France avec des partenariats annoncés notamment avec ReFork pour la réservation de restaurants, MesDépanneurs pour organiser une intervention à domicile, Tripadvisor pour préparer des voyages ou Fever pour réserver des concerts. Ces interactions nécessiteront l’autorisation explicite des utilisateurs via leurs comptes personnels. La caméra devient un nouveau capteur intelligentAlexa+ ne se limite plus à la voix. Les appareils Echo Show équipés d’une caméra peuvent désormais analyser l’environnement visuel de l’utilisateur. Amazon a notamment présenté une fonction permettant à Alexa de commenter une tenue vestimentaire en fonction de la météo du jour. L’assistant peut suggérer d’enlever une veste, de prendre un manteau ou d’adapter sa tenue selon les conditions climatiques. Cette technologie repose sur des fonctions multimodales capables d’exploiter simultanément la voix, les images et d’autres capteurs intégrés aux appareils. Selon Amazon, cette fonction est issue à l’origine d’outils développés pour l’accessibilité des personnes malvoyantes. Alexa+ gratuit pour les abonnés PrimeAlexa+ sera compatible avec 95 % des appareils Echo actuellement utilisés en France via une mise à jour logicielle. Pour les utilisateurs hors écosystème Amazon, l’abonnement sera facturé 22,99 € par mois. En revanche, Alexa+ sera inclus sans surcoût pour les abonnés Amazon Prime. Avec cette évolution, Amazon entend clairement se repositionner dans la bataille des assistants IA. Son principal atout reste sa présence historique dans la maison connectée, même si la concurrence des assistants intégrés aux smartphones et ordinateurs demeure très forte.
Google installe l’IA partout • La vidéo générative bouscule la création • Elon Musk échoue face à OpenAI • L’IA coûte parfois plus cher que l’humain • 120 secondes de Tech passe en 10 langues Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Google I/O : l’IA devient vraiment agentiqueNous revenons sur le flot d’annonces de Google I/O 2026, marqué par l’intégration de Gemini dans l’ensemble de l’écosystème Google. Au-delà du moteur de recherche, on voit se dessiner une IA capable de croiser mails, agendas et documents pour exécuter des tâches complexes, sous réserve des limites imposées par les écosystèmes Google, Apple et Microsoft. Les assistants IA face au mur des écosystèmesNous nous demandons jusqu’où ces agents pourront vraiment agir dans nos vies numériques. L’enjeu n’est plus seulement de répondre à une question, mais de réserver, organiser, classer, préparer une interview ou automatiser une partie du travail quotidien, avec une grande inconnue : la capacité des plateformes à dialoguer entre elles. Alexa+ et les podcasts fabriqués à la demandeL’arrivée d’Alexa+ relance la question de l’avenir du podcast, puisqu’Amazon permet désormais de générer des épisodes audio personnalisés selon un sujet, une durée et une orientation éditoriale. Nous y voyons à la fois une prouesse technologique et une menace directe pour le temps d’écoute disponible des médias audio traditionnels. Vidéo générative : la barrière technique s’effondreAvec les nouveaux outils vidéo de Google, nous explorons ce que change une IA capable de modifier, compléter ou transformer des vidéos existantes. La technique devient accessible à tous, mais cela remet au centre une question plus essentielle : sans idée forte, sans récit et sans talent, les effets spéciaux seuls risquent de perdre leur valeur. Elon Musk perd contre OpenAINous revenons sur le revers judiciaire d’Elon Musk dans son affrontement avec OpenAI et Sam Altman, autour de la transformation d’OpenAI en structure beaucoup plus commerciale. Derrière l’argument du bien commun, on voit surtout une bataille stratégique dans la course à l’IA, face à Anthropic, Google DeepMind et Microsoft. L’IA en entreprise : économies promises, coûts réelsBruno évoque une note confidentielle de Mon Carnet sur un paradoxe de plus en plus visible : dans certaines entreprises, les systèmes d’IA peuvent coûter plus cher que les salariés qu’ils étaient censés remplacer. Nous mettons cette logique en perspective avec les investissements massifs en calcul, les coûts des tokens et les discours de NVIDIA sur l’usage intensif de l’IA. 120 secondes de Tech s’internationalise grâce à l’IABruno Guglielminetti (Mon Carnet) présente l’internationalisation de 120 secondes de Tech, désormais décliné en 10 éditions grâce à une chaîne d’agents IA. Avec Jean-Baptiste Martinelli (ProductivIA), il détaille une mécanique mêlant traduction, clonage vocal, montage, descriptifs, pochettes et contrôle qualité automatisé, tout en conservant une responsabilité éditoriale humaine.
Google présente des agents IA capables d’agir à notre place • Un café suédois entièrement géré par une IA • Une puce quantique mille fois plus puissante • Tesla FSD autorisé en Lituanie • La voiture électrique accélère… mais les infrastructures suivront-elles ? • Les hôpitaux renforcent leur cybersécurité après des attaques massives. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] ===============Google veut réinventer la recherche avec l’IA agentiqueLors de sa conférence annuelle, Google a dévoilé une transformation majeure de son moteur de recherche, désormais propulsé par Gemini 3.5 et orienté vers des usages agentiques. L’utilisateur ne se contentera plus d’obtenir des réponses : il pourra déléguer des tâches complexes, comparer, réserver, surveiller des informations ou générer des outils personnalisés. Ces annonces, détaillées dans un épisode spécial sur Monde Numérique, font craindre un bouleversement profond de l’écosystème du Web et du modèle économique des médias. Spark et Omni : l’IA personnelle et créative selon GoogleAvec Gemini Spark, Google promet un assistant capable d’interagir avec nos documents personnels et d’automatiser des flux de travail entiers. Côté création, Gemini Omni franchit un cap en permettant de modifier des vidéos existantes, d’y intégrer de nouveaux éléments ou de générer des scènes complètes à partir de contenus réels. Ces avancées ouvrent des perspectives inédites pour les créateurs… mais posent aussi des questions juridiques et économiques majeures. Elon Musk débouté face à OpenAIAux États-Unis, la justice a rejeté la plainte d’Elon Musk contre OpenAI pour des raisons procédurales. Le patron de Tesla accusait l’entreprise d’avoir trahi sa mission initiale à but non lucratif. Si la décision clôt provisoirement le volet judiciaire, elle ravive le débat sur l’évolution du modèle économique d’OpenAI et ses relations avec Microsoft. ChapsVision choisi par le renseignement allemandCocorico : le service de renseignement intérieur allemand a retenu la société française ChapsVision et sa plateforme ArgonOS pour moderniser ses capacités d’analyse de données. Un revers pour l’américain Palantir et un signal fort en faveur d’une souveraineté technologique européenne accrue dans les domaines sensibles. Tesla FSD autorisé en LituanieAprès les Pays-Bas, la Lituanie autorise à son tour le déploiement du FSD supervisé de Tesla. Le conducteur doit rester vigilant, mais cette étape marque une avancée supplémentaire vers l’autonomie en Europe. La France, elle, temporise encore malgré des tests réalisés à Paris. En Suède, une IA ouvre un café… et fait n'importe quoiÀ Stockholm, un café baptisé London Café est géré par une IA nommée Mona, basée sur Gemini. Budget, recrutement, commandes : tout est piloté par l’agent autonome. Résultat : des erreurs de gestion en cascade, des achats incohérents et un déficit important. L’expérience met en lumière les limites actuelles des modèles en matière de mémoire et de cohérence opérationnelle à long terme. Une puce japonaise aux performances révolutionnairesDes chercheurs de l’Université de Tokyo ont présenté dans la revue Science un composant exploitant la spintronique et la commutation quantique. La promesse : des calculs mille fois plus rapides et une consommation divisée par cent, avec une dissipation thermique minimale. Si l’industrialisation reste à venir, cette avancée pourrait transformer l’efficacité énergétique des data centers. Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, lance un flash tech en 10 langues grâce à l'IADepuis Montréal, Bruno Guglielminetti analyse les annonces de Google et leurs implications pour les créateurs de contenus. Il présente également son nouveau flash 120 secondes de tech, désormais disponible en dix langues grâce à un système d’agents IA développé avec la société Productivia, démontrant concrètement l’automatisation avancée de la production éditoriale. Recharge ultra-rapide : la voiture électrique change d’échelle[PARTENARIAT] Alors que les constructeurs chinois annoncent des vitesse de recharge de véhicules électriques ultra rapides, Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, détaille les défis liés aux puissances de charge, au refroidissement et à l’adaptation des réseaux électriques, dans un contexte géopolitique tendu et de transition accélérée vers l’électrique. Cybersécurité hospitalière : retour d’expérience après une attaque majeure[PARTENARIAT] À l’occasion du salon SantExpo, en partenariat avec la Fédération hospitalière de France, Nasser Amani, directeur des services numériques des hôpitaux Nord-Ouest, revient sur la cyberattaque subie en 2021. Il décrit l’arrêt brutal des systèmes, la gestion en mode dégradé et les leçons tirées pour renforcer la résilience des établissements face à des centaines de milliers de tentatives d’intrusion mensuelles.
Google a multiplié les annonces lors de la conférence Google I/O 2026, avec une ambition claire : placer l’intelligence artificielle au cœur de tous ses services. Entre nouveaux modèles Gemini, agents intelligents, IA vidéo et lunettes connectées, Google prépare une nouvelle génération d’usages numériques. Google passe à l’IA agentiqueLors de sa keynote d’ouverture de la Google I/O 2026 à San Francisco, Google a dévoilé une avalanche de nouveautés centrées sur l’intelligence artificielle. Au-delà des chatbots conversationnels, le groupe mise désormais sur une IA capable d’agir directement pour l’utilisateur. Deux nouveaux modèles ont particulièrement retenu l’attention. D’abord, Gemini 3.5 Flash, présenté comme plus rapide et plus performant pour gérer des tâches complexes. Ce modèle servira notamment de moteur aux futurs agents intelligents de Google. Ensuite, Gemini Omni, un modèle multimodal orienté vidéo. Capable de comprendre du texte, des images, du son et de la vidéo, il permet surtout de modifier des vidéos existantes à partir de simples instructions. Ajouter des objets, transformer des scènes ou s’insérer dans une vidéo deviennent des opérations accessibles en quelques secondes. Gemini Spark, l’assistant personnel nouvelle générationParmi les annonces les plus marquantes figure Gemini Spark, un agent personnel intégré à l’application Gemini. L’objectif : dépasser le simple assistant conversationnel pour permettre à l’IA d’exécuter des tâches concrètes sur smartphone et ordinateur. Gemini Spark pourra notamment organiser un voyage, retrouver des informations dispersées dans Gmail ou Google Drive, suivre des dossiers, préparer des événements, analyser des documents ou encore répondre à des questions complexes à partir des contenus personnels de l’utilisateur. Grâce au protocole MCP, l’agent pourra interagir directement avec différents outils Google et automatiser certaines opérations. Un moteur de recherche entièrement repenséLe moteur de recherche de Google Search évolue également profondément. La barre de recherche acceptera des requêtes beaucoup plus longues et conversationnelles. Les utilisateurs pourront intégrer des images, des vidéos, des fichiers ou même des onglets Chrome pour enrichir leurs demandes. Google introduit aussi des agents d’information capables de surveiller automatiquement certains sujets. L’exemple présenté concerne la recherche immobilière : l’IA pourra analyser en continu des annonces selon des critères précis et remonter les nouveautés pertinentes. Aux États-Unis, certains services pourront même passer des appels téléphoniques pour effectuer des réservations. Des interfaces générées automatiquementGoogle veut également transformer la manière dont les informations sont présentées. Au lieu de simples listes de liens, l’IA pourra générer à la volée des tableaux, graphiques ou simulations interactives pour expliquer des sujets complexes comme la mécanique, l’astrophysique ou le fonctionnement d’objets techniques. Cette logique d’assistance intelligente s’étend aussi à Google Workspace. Gmail pourra notamment être interrogé à la voix grâce à Gmail Live, tandis que les outils bureautiques bénéficieront d’assistants capables de synthétiser des idées, organiser des notes ou produire automatiquement des documents structurés. Des applications créées automatiquementGoogle a également présenté Antigravity 2.0, un outil destiné à faciliter la création d’applications Android. L’idée est de permettre à n’importe quel utilisateur de concevoir rapidement des outils simples et personnalisés, sans nécessairement savoir coder. Cette approche pourrait transformer en profondeur l’univers des applications mobiles en favorisant des outils sur mesure générés directement par l’IA. Google relance aussi ses lunettes connectéesLe groupe a profité de l’événement pour dévoiler de nouvelles lunettes intelligentes développées avec Samsung, ainsi qu’avec les fabricants Gentle Monster et Warby Parker. Deux versions sont prévues. Un premier modèle léger, sans écran ni caméra, sera centré sur l’assistant vocal Gemini. Un second modèle plus avancé intégrera un affichage et une caméra, dans un format proche des lunettes connectées de Meta.
Guillaume Braux, directeur technique Europe du Sud chez Box, explique comment l’IA peut transformer la gestion documentaire sans ouvrir la porte aux fuites d’informations sensibles. 🎤 INVITÉ : Guillaume Braux - Directeur technique Europe du Sud chez BoxEn partenariat avec Box Punchlines- L’IA travaille avec une masse d’informations que personne ne maîtrise vraiment.- Rien ne différencie un PDF d’un autre PDF sans gouvernance des données.- Le plus gros risque de fuite de données reste le facteur humain.- L’IA peut devenir un générateur de fuite de données plutôt qu’un outil de productivité.- Un agent IA seul ne garantit pas la cohérence d’un processus métier.================================= En quoi l’IA transforme-t-elle l’exploitation des documents en entreprise ?Aujourd’hui, près de 90 % des données des entreprises sont des données non structurées : contrats, présentations, vidéos, images, plans techniques ou documents bureautiques. Avec l’IA générative, nous ne cherchons plus simplement des documents, nous cherchons directement l’information contenue dans ces documents. L’IA permet aussi d’automatiser certains processus métiers. Par exemple, nous pouvons identifier automatiquement tous les contenus contenant le logo d’un client, même parmi des milliers de vidéos, d’images ou de présentations. Cela permet ensuite d’agir très rapidement si ce contenu ne doit plus être utilisé. Pourquoi l’IA pose-t-elle un problème de gouvernance des données ?Le principal danger vient du fait que les entreprises stockent énormément de documents dans des silos mal organisés. Si l’on branche une IA sur cet ensemble de données sans gouvernance préalable, elle peut faire remonter des informations sensibles auxquelles les collaborateurs n’auraient jamais dû accéder. L’IA agit comme un révélateur des faiblesses documentaires de l’entreprise. Un chatbot capable d’explorer des centaines de téraoctets de données peut potentiellement retrouver des informations confidentielles, comme des contrats, des salaires ou des projets stratégiques. Pour limiter ce risque, il faut classifier les documents et associer à chaque contenu un niveau de confidentialité et des droits d’accès précis. Pourquoi le Shadow AI inquiète autant les entreprises ?Le Shadow AI représente un vrai risque parce que beaucoup de collaborateurs utilisent des outils d’IA grand public pour analyser des documents internes. Le problème, c’est que les entreprises ne savent pas toujours ce que deviennent ces contenus une fois envoyés à des services externes. Certaines données sensibles pourraient même être utilisées pour entraîner des modèles d’IA. C’est pourquoi nous défendons une approche sécurisée où les outils d’IA n’accèdent qu’aux informations auxquelles un collaborateur est déjà autorisé. Même lorsqu’un chatbot externe interagit avec les données de l’entreprise, les droits d’accès restent strictement contrôlés. Les agents IA peuvent-ils remplacer les humains ?Je reste prudent sur les promesses d’automatisation totale. Les agents IA peuvent intervenir dans certaines étapes précises d’un processus, mais ils ne doivent pas agir seuls. Un agent peut, par exemple, vérifier automatiquement la conformité d’un contrat ou détecter certaines clauses. Mais si son niveau de confiance est insuffisant, un humain doit reprendre la main. Je crois davantage à des modèles hybrides, associant automatisation intelligente et validation humaine, plutôt qu’à des agents totalement autonomes.
Ibou se veut une alternative française aux moteurs conversationnels dominés par les géants américains. Ce nouveau moteur de recherche mise sur la souveraineté, la diversité des points de vue et une meilleure mise en valeur des contenus de qualité. 🎤 INVITÉ : Sylvain Peyronnet – cofondateur et CEO de IbouPunchlines- Il y a une vraie problématique de souveraineté numérique.- On veut montrer tous les points de vue.- Les modèles de langue changent complètement le search.- On veut restaurer le web qu’on a connu.- Aujourd’hui, quelques millions d’euros suffisent pour créer un moteur de recherche.================================= Pourquoi lancer un nouveau moteur de recherche aujourd’hui ?Pendant longtemps, créer un moteur de recherche indépendant était quasiment impossible. Il fallait des infrastructures énormes et surtout énormément de données utilisateurs pour entraîner les algorithmes de classement. Depuis l’arrivée des grands modèles de langage comme ChatGPT, la situation a changé. Ces modèles permettent de simuler les comportements humains et d’améliorer les résultats sans disposer d’une audience massive. Aujourd’hui, une petite équipe très technique peut construire un moteur de recherche performant. Quelle est la philosophie d’Ibou ?Notre objectif est de proposer un moteur plus transparent et plus pluraliste. Nous voulons éviter les bulles de filtrage et montrer différents points de vue lorsqu’un sujet est controversé. L’idée n’est pas de dire aux utilisateurs ce qu’ils doivent penser, mais de leur permettre d’accéder facilement à plusieurs analyses et plusieurs sources. Nous voulons également mieux valoriser les contenus de qualité, indépendamment de la taille ou de la puissance médiatique des éditeurs. À quoi ressemblera concrètement le moteur ?Ibou sera un moteur conversationnel, dans l’esprit de Perplexity. Lorsqu’un utilisateur posera une question, le moteur ira chercher des sources dans notre propre index du web, analysera les différents angles et produira une synthèse courte qui orientera vers les contenus les plus pertinents. Le but n’est pas de remplacer les sources, mais d’aider les utilisateurs à comprendre quelles ressources consulter pour se faire leur propre opinion. Pourquoi la souveraineté numérique devient-elle un argument fort ?De plus en plus de personnes comprennent les enjeux géopolitiques liés aux plateformes numériques américaines. Il existe une demande pour des alternatives européennes capables de fonctionner de manière indépendante. Nous voyons bien que certains équilibres mondiaux deviennent instables. Beaucoup de gens veulent simplement avoir une solution alternative crédible au cas où.
Le festival des médias québécois en Gaspésie sous le signe de l'IA • Grèves contre l'IA dans plusieurs rédactions françaises • Le podcasting à l'ère de l'IA • Google prépare Android à l’ère des assistants intelligents • Un deepfake piège un pédocriminel présumé. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Bruno en route vers la GaspésieNous retrouvons Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) en pleine route vers la Gaspésie, où il participe à une rencontre consacrée au journalisme, aux médias et à l’intelligence artificielle. L’occasion de parler de la façon dont les outils comme Gemini deviennent déjà des compagnons de voyage capables de renseigner, guider et contextualiser un déplacement. L’IA dans les rédactions : menace ou outil de travail ?Nous revenons sur les tensions provoquées par l’arrivée de l’intelligence artificielle dans les médias, notamment autour de L’Équipe et de projets de réécriture automatisée de dépêches, un sujet confirmé par plusieurs médias spécialisés. Le débat ne porte pas seulement sur la technologie : il concerne aussi l’accompagnement des journalistes, la formation et la transformation des métiers de rédaction. Journalisme augmenté : moins de clavier, plus de terrainL’IA est un outil d’assistance plutôt qu'un substitut complet au journaliste. L’enjeu est de libérer du temps pour l’enquête, le reportage et la collecte d’informations, tout en conservant l’expertise humaine dans l’angle, la vérification et l’écriture finale. Android et Gemini Intelligence : le téléphone devient assistantNous commentons les annonces de Google autour d’Android et de Gemini, avec une intégration plus poussée de l’IA dans les usages mobiles. Les nouveautés présentées lors de l’Android Show incluent notamment des actions automatisées entre applications et la création de widgets personnalisés par langage naturel. Deepfake et pédocriminalité : quand l’IA sert aussi à piégerNous évoquons une affaire française dans laquelle un streamer a utilisé un dispositif de type deepfake pour piéger un pédocriminel présumé en direct. Cette histoire soulève une question délicate : l’IA peut aider à révéler certains comportements criminels, mais son usage par des particuliers pose aussi des problèmes de cadre légal, de preuves et de justice. Un livre pour lancer son podcast à l’ère de l’IASéquence autopromo avec un coup d'oeil sur mon livre Lancez votre podcast à l’ère de l’IA, consacré à la création d’un podcast de bout en bout, de l’idée éditoriale à la production sonore. L'occasion d'expliquer comment l’IA peut aider à préparer une interview, structurer un projet, retravailler une transcription mais aussi aider dans l’autoédition d'un livre.
Le patron de Mistral.ai dresse un tableau sans concession de l'IA en Europe • Google muscle Android avec Gemini et réinvente la souris • TikTok attaqué en France • Un conflit social chez Samsung menace la production mondiale de puces • Les rédactions bousculées par l’IA • Publier un livre avec l'intelligence artificielle • Un futur moteur de recherche français boosté à l'IA • Gare à l'IA documentaire mal maîtrisée en entreprise. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] =============================== Plaidoyer sans concession pour la souveraineté européenne de l’IAAuditionné à l’Assemblée nationale, Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de Mistral AI, a livré une analyse offensive sur l’état de l’intelligence artificielle en Europe. Pour lui, l’IA est devenue une ressource stratégique comparable à l’énergie : elle conditionne la souveraineté économique, militaire et culturelle du continent. Il appelle à investir massivement dans les modèles, les infrastructures et l’électricité bas carbone, faute de quoi l’Europe risque de dépendre durablement des États-Unis et de la Chine. Reste à savoir si Mistral aura les moyens financiers et politiques de rivaliser avec les hyperscalers américains. Vidéo de l'audition d'Arthur Mensch : https://www.youtube.com/watch?v=kKWOkWv6pJM La cybersécurité nouveau champ de bataille IALa course à l’IA se déplace sur le terrain stratégique de la cybersécurité. OpenAI aurait présenté un modèle spécialisé capable d’anticiper des vulnérabilités inédites, avec un accès encadré mais ouvert à certaines organisations européennes, tandis que Mistral AI travaillerait également sur un modèle dédié. Ces outils, capables de détecter des failles avant qu’elles ne soient exploitées, deviennent des instruments de souveraineté numérique. Leur contrôle et leur accès sont désormais des enjeux diplomatiques autant que technologiques. Android passe à l'IA agentiqueLors de sa conférence Android, Google a présenté une version agentique de Gemini appelée à s’intégrer au cœur d’Android. Capable d’agir à la place de l’utilisateur, l’assistant pourra naviguer dans les applications, extraire des informations ou remplir des formulaires, avec validation humaine pour les actions sensibles. Une évolution majeure vers un smartphone proactif, qui transforme l’IA en véritable copilote numérique. Le déploiement est attendu progressivement sur les futurs appareils Android. Google réinvente la souris avec l’IALa filiale DeepMind de Google a dévoilé un prototype baptisé Magic Pointer, combinant capture d’écran locale et intelligence artificielle. En survolant un contenu, l’utilisateur peut demander instantanément un graphique, un résumé ou un recalcul contextuel. Cette interaction homme-machine repensée pourrait intégrer Chrome et les Chromebooks à terme. Une démonstration spectaculaire qui illustre l’intégration toujours plus fine de l’IA dans les gestes informatiques du quotidien. TikTok dans le viseur de familles françaises endeuilléesSeize familles réunies au sein du collectif Algos Victima ont déposé plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, après plusieurs suicides d’adolescentes. Elles accusent l’algorithme de la plateforme d’avoir favorisé l’exposition répétée à des contenus anxiogènes ou dangereux. Au-delà du volet judiciaire, l’affaire relance le débat sur la régulation des réseaux sociaux et sur une possible interdiction avant 15 ans. La CNIL alerte sur les lunettes connectéesLa CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) met en garde contre les risques de surveillance diffuse liés aux lunettes équipées de caméras et de micros. L’autorité française appelle à un usage responsable et propose plusieurs recommandations pour préserver la vie privée. Si ces dispositifs peuvent rendre des services, notamment pour les personnes malvoyantes, ils posent une question sociétale majeure : comment éviter une banalisation de la captation d’images dans l’espace public ? Samsung sous tension : menace sur la production mondiale de puces IAEn Corée du Sud, 50 000 salariés de Samsung menacent de se mettre en grève pour réclamer une meilleure redistribution des bénéfices liés à l’IA. Le groupe est l’un des rares fabricants mondiaux de mémoire HBM, composant clé des puces d’intelligence artificielle. Un arrêt prolongé de la production pourrait perturber toute la chaîne mondiale des semi-conducteurs. La planète tech observe avec inquiétude ce bras de fer social. IA et journalisme : vers la fin des tâches répétitives ?En direct de Gaspésie, Bruno Guglielminetti, animateur du podcast Mon Carnet, analyse l’impact de l’IA dans les rédactions. Entre menaces de grève et suppression de postes, la réécriture automatisée des dépêches cristallise les tensions. Pour lui, l’IA peut devenir un assistant éditorial précieux, libérant du temps pour l’enquête et le terrain. Un basculement culturel qui oblige les écoles de journalisme à revoir leurs formations. Mon nouveau livre sur le podcasting... publié grâce à l’IAJe vous présente mon livre Lancez votre podcast à l’ère de l’IA, consacré à la création de podcasts avec les outils d’intelligence artificielle. Autoédité avec l’appui d’outils IA pour la structuration, la correction et la mise en forme, le livre explore les nouvelles pratiques du média audio. Une démonstration concrète des mutations en cours dans l’édition et la création de contenus. Ibou, le pari d’un moteur de recherche françaisSylvain Peyronnet, cofondateur et CEO d’Ibou, présente ce moteur de recherche conversationnel français, conçu pour proposer une information plus transparente et pluraliste. L’objectif : éviter les bulles de filtrage et valoriser les sources en exposant les différents points de vue. Grâce aux modèles de langage récents, l’équipe affirme pouvoir bâtir un moteur performant sans dépendre d’une collecte massive de données utilisateurs. Un défi ambitieux face aux géants américains. IA et gestion documentaire : les risques invisibles en entreprise [PARTENARIAT]Guillaume Brault, directeur technique Europe du Sud chez Box, alerte sur les dangers d’une IA branchée sur des bases documentaires mal gouvernées. Sans classification préalable, un agent conversationnel peut faire remonter des informations sensibles à des collaborateurs non habilités. La clé réside dans l’étiquetage et la gouvernance des données afin de contrôler précisément ce que les modèles peuvent consulter et restituer. L’IA devient ainsi un révélateur des failles organisationnelles internes.
Et si notre réalité n’était qu’un immense programme informatique ? Entre philosophie, physique quantique et intelligence artificielle, l’hypothèse de la simulation revient au cœur du débat technologique. Une idée ancienne remise au goût du jourL’idée selon laquelle notre monde pourrait être une illusion ne date pas d’hier. Déjà, le mythe de la caverne de Platon interrogeait la nature même de la réalité et notre perception du monde. Aujourd’hui, cette théorie connaît un regain d’intérêt avec le développement de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle et des simulations numériques toujours plus réalistes. Dans son livre La Simulation, le journaliste et écrivain Loïc Escht explore cette hypothèse fascinante : et si notre univers n’était qu’un gigantesque programme informatique ? Le sujet rappelle évidemment l’univers du film Matrix, où les humains vivent dans une réalité artificielle sans le savoir. Le raisonnement probabiliste de Nick BostromLe philosophe suédois Nick Bostrom, de l’Université d’Oxford, a largement contribué à populariser cette théorie. Selon lui, si une civilisation technologiquement avancée est capable de créer des simulations d’êtres conscients, alors il devient statistiquement plausible que nous vivions nous-mêmes dans l’une de ces simulations. Son raisonnement repose sur trois hypothèses possibles : soit les civilisations disparaissent avant d’atteindre ce niveau technologique, soit elles choisissent volontairement de ne pas créer de simulations, soit elles le font… et nous en faisons partie. Cette réflexion, purement philosophique au départ, trouve aujourd’hui un nouvel écho avec les progrès rapides de l’IA générative et des mondes virtuels. Elon Musk, Sam Altman et la Silicon Valley fascinés par le sujetSelon plusieurs récits relayés dans la presse américaine, certains entrepreneurs de la Silicon Valley se seraient sérieusement intéressés à cette hypothèse. Les noms d’Elon Musk et de Sam Altman reviennent régulièrement lorsqu’il est question de recherches autour de la théorie de la simulation. L’idée peut sembler délirante, mais elle alimente aussi des réflexions scientifiques et philosophiques sur la conscience, la réalité et les limites de la technologie. Les « glitches » : des bugs dans la matrice ?Certains chercheurs et passionnés imaginent qu’il serait possible de détecter des anomalies révélant la nature artificielle de notre univers. Ces supposés « glitches » rappellent les bugs observés dans les jeux vidéo. Parmi les phénomènes souvent évoqués figurent des souvenirs contradictoires entre plusieurs personnes, des événements étrangement répétitifs, des objets introuvables après avoir pourtant été vus, ou encore certaines expériences de mort imminente (NDE). Pour l’instant, ces phénomènes trouvent généralement des explications neuropsychologiques ou cognitives. Mais certains estiment que les découvertes en physique quantique pourraient un jour apporter un éclairage différent sur la nature profonde de la réalité. Une réflexion entre science, technologie et métaphysiqueL’hypothèse de la simulation reste hautement spéculative. Aucune preuve scientifique ne permet aujourd’hui de l’établir. Mais cette théorie pose des questions vertigineuses : qu’est-ce que la conscience ? Qu’est-ce que le réel ? Et si nos créateurs eux-mêmes vivaient dans une autre simulation ?
Dans ce nouvel épisode de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, je reçois Jean‑Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans la robotique humanoïde. Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société. 🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont créer et remplacer des emplois.- La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.- On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.- L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.- Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.================================= Comment est née Wandercraft ?L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux. Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée. Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique. Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles.
L’intelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle génération de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de données, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations découvrent un terrain encore largement incontrôlé. 🎤 INVITÉ : Émilie Brochette - Spécialiste solutions IA et business chez Orange CyberdéfenseEn partenariat avec Orange Cyberdéfense Punchlines- 90 % des entreprises ont du Shadow AI.- Tout le monde est devenu développeur avec l’IA.- On ne peut pas se protéger de quelque chose que l’on ignore.- Les IA génératives sont sensibles à la manipulation psychologique.- L’IA générative va booster le DLP.================================= Pourquoi l’IA est-elle devenue un sujet majeur pour la cybersécurité ?L’IA est entrée très vite dans les entreprises, souvent sans véritable cadre. Pendant longtemps, tout le monde s’est focalisé sur les gains de productivité et les cas d’usage, sans regarder les risques associés. En 2025, j’ai passé beaucoup de temps à sensibiliser les entreprises et j’ai été frappée par le niveau de méconnaissance, même chez des équipes cybersécurité. Le premier risque, c’est le Shadow AI. Des collaborateurs utilisent des outils comme ChatGPT avec des comptes personnels pour des tâches professionnelles, en partageant parfois des données sensibles sans s’en rendre compte. Cela peut provoquer des pertes de propriété intellectuelle, des problèmes RGPD ou des fuites de secrets industriels. Comment les entreprises peuvent-elles reprendre le contrôle ?La première étape, c’est la sensibilisation. Il faut expliquer les risques à tout le monde, pas seulement aux équipes IT ou cybersécurité. Aujourd’hui, tous les métiers utilisent l’IA : RH, juridique, marketing, recherche… Ensuite, il faut des outils de visibilité et de contrôle. Certaines entreprises installent des plugins navigateurs ou des solutions de DLP pour détecter les usages IA, classifier les documents et empêcher certains transferts de données sensibles. L’IA générative améliore même ces technologies de DLP en aidant à analyser automatiquement les documents non structurés. L’autre enjeu, c’est de proposer des alternatives sécurisées. Si l’entreprise interdit simplement ChatGPT sans offrir d’outil équivalent, les collaborateurs continueront à utiliser des solutions non contrôlées. Pourquoi les agents IA changent-ils complètement la donne ?Avec les agents IA, on passe à un autre niveau. L’IA n’est plus seulement capable de répondre ou d’analyser des informations : elle agit directement dans le système d’information. On peut connecter un agent à Outlook, Salesforce, à un agenda ou à un Active Directory. Il peut créer des réunions, envoyer des mails, ouvrir des opportunités commerciales ou interagir avec d’autres outils. Certains agents restent supervisés par l’humain, mais d’autres deviennent totalement autonomes. Cela soulève énormément de questions de sécurité. Comment contrôler leurs actions ? Faut-il centraliser les échanges entre agents ? Comment vérifier ce qu’ils font ? Aujourd’hui, tout le monde expérimente encore ces technologies et cherche les bons modèles de protection.
Les agents IA grand public arrivent chez Google et Meta • Elon Musk affronte la justice française et OpenAI • SpaceX va héberger Claude d'Anthropic. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Les agents IA deviennent personnels Nous revenons sur l’ambition de Google Gemini et de Meta AI : transformer les assistants IA en véritables agents du quotidien, capables d’agir dans nos mails, nos agendas et nos outils personnels. Cette promesse ouvre des usages puissants, mais elle repose sur un préalable majeur : accepter de confier une part immense de sa vie numérique à des plateformes privées. On s’interroge sur la confiance nécessaire pour laisser une IA agir à notre place, avec accès à nos données, nos préférences et peut-être demain nos décisions. Entre Google, Meta et Apple, les différences de réputation en matière de vie privée deviennent centrales, car l’agent IA ne sera utile que s’il peut entrer profondément dans notre univers personnel. X dans le viseur de la justice française Nous faisons le point sur les ennuis judiciaires d’Elon Musk en France autour de X, après une plainte liée à la transparence de l’algorithme et à son influence potentielle sur le débat public. L’affaire pose une question politique et démocratique : jusqu’où un réseau social peut-il amplifier les contenus clivants au nom de l’engagement ? Anthropic loue la puissance de calcul d’Elon Musk Nous analysons l’accord entre Anthropic et l’infrastructure d’xAI, autour du gigantesque centre de données Colossus construit avec des puces NVIDIA. Cette puissance servira surtout à l’inférence, c’est-à-dire à répondre aux usages massifs de l’IA, ce qui illustre l’explosion des besoins énergétiques et matériels du secteur. xAI absorbé par l’écosystème SpaceX On revient sur la réorganisation de l’empire Musk, avec l’intégration de xAI dans une logique plus large autour de SpaceX et de ses ambitions industrielles. Grok ne disparaît pas, mais son avenir s’inscrit désormais dans une stratégie plus vaste mêlant IA, réseaux sociaux, calcul intensif et conquête spatiale. Des data centers dans l’espace ou en mer Nous discutons de la consommation énergétique colossale des centres de données et des pistes envisagées pour repousser les limites terrestres. Entre serveurs spatiaux et data centers flottants exploitant l’énergie des vagues, l’imagination technologique tente de répondre à un problème très concret : comment alimenter l’IA sans saturer les réseaux électriques. Elon Musk contre Sam Altman : les origines du divorce OpenAI Nous revenons sur le conflit judiciaire entre Elon Musk et OpenAI, qui éclaire les tensions anciennes autour de la transformation de l’organisation en entreprise lucrative. Derrière le discours sur l’intérêt de l’humanité, on voit se dessiner une lutte de pouvoir, sur fond de rivalité avec Google DeepMind et de course mondiale aux talents. Morphe, l’IA qui capte la mémoire des entreprises Bruno présente Morphe, un produit de l’entreprise québécoise Vooban conçu pour préserver le savoir-faire des employés avant leur départ. L’outil mène des conversations avec les collaborateurs, documente leurs méthodes et transforme cette expertise souvent invisible en base de connaissances exploitable par les équipes et les agents IA.
Elon Musk réorganise son empire tandis que son procès avec Sam Altman dévoile les coulisses d’OpenAI • La justice française ouvre une information judiciaire contre le patron de X • Google et Meta accélèrent sur les agents IA grand public • Microsoft freine sur Copilot • Google lance un nouveau bracelet connecté • Les cyberarnaques vocales inquiètent • Le shadow AI fait des ravages en entreprise • Le robot humanoïde européen Calvin entre en action. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] ================================= Musk avale xAI et s’allie à AnthropicElon Musk restructure son empire : sa start-up d’IA xAI est absorbée par SpaceX, qui devient la maison mère de ses activités d’intelligence artificielle. Dans le même temps, un accord stratégique est conclu avec Anthropic, qui utilisera les data centers Colossus pour faire tourner ses modèles Claude. Une manœuvre industrielle et énergétique d’ampleur, alors que Google envisagerait d’investir massivement dans Anthropic. Procès Musk–Altman : la guerre des origines d’OpenAILe procès opposant Elon Musk à Sam Altman se poursuit en Californie, mettant en lumière les tensions initiales autour de OpenAI. Derrière le débat sur la vocation non lucrative de l’organisation, se dessine une lutte de pouvoir et une divergence stratégique face à la montée de Google DeepMind. Les échanges révèlent les ambiguïtés du positionnement de Musk à l’époque. La justice française vise XEn France, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire visant Elon Musk et Linda Yaccarino, ex-dirigeante du réseau X. La plateforme est soupçonnée de manque de transparence sur ses algorithmes et de mise en avant de contenus potentiellement illégaux. Une affaire sensible pour le réseau social, déjà sous pression réglementaire en Europe. Agents IA : Google et Meta prêts à tout savoir sur vousMeta et Google préparent des agents IA grand public capables de gérer courriels, agendas et tâches quotidiennes. Une évolution vers des assistants proactifs, bien au-delà du simple chatbot, qui pose frontalement la question de la confiance et de l’accès aux données personnelles. Le débat est au cœur du débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, journaliste et auteur de Mon Carnet. Gemini Nano s’invite dans ChromeUn chercheur révèle que le navigateur Chrome installe discrètement Gemini Nano, un modèle d’IA local de 4 Go développé par Google. Officiellement destiné à renforcer la détection d’escroqueries directement sur l’ordinateur, ce déploiement soulève des questions sur la transparence et la gestion des ressources. Microsoft lève le pied sur CopilotAprès avoir intégré Copilot dans Windows et ses logiciels bureautiques, Microsoft semble ralentir. Un projet d’intégration de l’IA dans la console Xbox est abandonné, signe d’un possible ajustement stratégique face à un accueil utilisateur plus mitigé que prévu. Google se renforce dans la santé connectéeGoogle lance le bracelet Fitbit Air et rebaptise son application santé Google Health, avec l’intégration d’un coach IA premium. Objectif : concurrencer les écosystèmes d’Apple et Samsung sur le terrain du suivi sportif et du bien-être, en misant sur la personnalisation algorithmique. Appels silencieux : pas si simple de cloner votre voixDes appels téléphoniques muets ont relancé les craintes de clonage vocal par IA, après une alerte initiale de Bitdefender. En réalité, un simple allô ne suffit pas à recréer une voix exploitable : ces appels serviraient surtout à valider l’existence d’un numéro avant revente de bases de données frauduleuses. Shadow AI : la nouvelle faille des entreprises[PARTENARIAT] L’IA générative expose les organisations à des risques inédits de fuite de données et de développement non maîtrisé. Émilie Brochette, spécialiste IA et business chez Orange Cyberdéfense, détaille les dangers du shadow AI, ces usages incontrôlés de ChatGPT ou d’agents développés en interne sans validation des équipes sécurité. Une mutation profonde des pratiques qui impose sensibilisation, outils de contrôle et nouvelles politiques de gouvernance. Calvin, le robot humanoïde européen au travailLe co-inventeur du premier robot humanoïde européen, Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, présente Calvin 40, capable de porter jusqu’à 40 kilos en usine. Déployé chez Renault, ce robot issu de la technologie d’exosquelette vise les tâches pénibles et répétitives, avec un enjeu majeur de souveraineté industrielle face aux acteurs américains et chinois.
La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs. 🎤 INVITÉ : Tariq Krim - Entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaPunchlines - La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.- Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.- Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.- Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.- L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.================================= Quel regard portes-tu sur le manifeste de Palantir et son appel à mobiliser la tech pour la défense ? La relation entre technologie et défense n’est pas nouvelle. La Silicon Valley s’est construite en grande partie grâce à des projets militaires, dès la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, Palantir s’inscrit dans cette continuité : devenir fournisseur de la défense américaine est une stratégie logique pour une entreprise technologique. Ce qui change, c’est l’ampleur et la centralité des données dans ces nouveaux usages. Qu’est-ce qui a évolué dans cette relation entre la tech et l’armée ? Avant, on vendait des outils que l’armée utilisait librement. Aujourd’hui, les entreprises adaptent leurs produits en continu aux besoins militaires. Les technologies d’analyse de données, développées notamment après le 11 septembre, sont devenues centrales. Ce sont les mêmes principes qui ont permis l’essor des géants du web : collecter, stocker et analyser des volumes massifs de données pour détecter des signaux faibles. Pourquoi ces débats sont-ils souvent perçus comme idéologiques en Europe ? Il y a une différence entre ce que les acteurs disent et ce qu’ils font réellement. Les discours, parfois très radicaux, servent aussi à se positionner et à se différencier. Ce sont des outils de communication. Derrière, il y a surtout des logiques de marché, de concurrence et de positionnement stratégique. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’idéologie, mais le moteur principal reste souvent le business. Quelle est la vraie bataille en cours aujourd’hui ? C’est une bataille entre l’ancien complexe militaro-industriel et une nouvelle génération d’acteurs technologiques. Les nouveaux entrants affirment que la guerre de demain reposera sur les drones, les logiciels et les données. Ils remettent en cause les équipements traditionnels, coûteux et hérités de la guerre froide. Leur objectif est clair : devenir la nouvelle ligne de front de la défense.
L’intelligence artificielle bouleverse déjà la production audiovisuelle en Chine, en réduisant drastiquement les coûts et les temps de création. Entre opportunités industrielles et risques juridiques, Shanhui Zhang décrypte une transformation profonde du cinéma et des séries. 🎤 INVITÉE : Shanhui Zhang - Présentatrice et chroniqueuse à China Global Television NetworkPunchlines - Un épisode peut être généré en trois heures avec l’IA- Le coût tombe à 25 à 30 euros- Les équipes deviennent beaucoup plus petites- Les bons acteurs deviennent encore plus essentiels- Le droit doit s’adapter à la technologie================================= Comment l’IA transforme-t-elle concrètement la production audiovisuelle en Chine ?Aujourd’hui, l’IA intervient dans toute la chaîne de production, de l’écriture au montage, en passant par le storyboard, les effets visuels et même la génération de scènes entières. Des plateformes comme iQIYI testent déjà ces outils avec des bibliothèques d’IP et des agents intelligents. On peut produire un petit clip de 2 à 3 minutes en seulement trois heures avec une seule personne. Quel impact sur les coûts et l’organisation des équipes ?Avant, un projet complet nécessitait plusieurs métiers et une organisation lourde. Aujourd’hui, le coût peut tomber à environ 25 à 30 euros pour une production courte. Cela permet à de petites équipes, voire à une ou deux personnes, de créer du contenu audiovisuel, ce qui réduit fortement les barrières d’entrée. Cette évolution menace-t-elle les métiers du cinéma ?Il y a un impact, mais certains éléments restent irremplaçables, comme les idées et les émotions humaines. Les bons acteurs deviennent même plus importants, car les machines ne reproduisent pas encore certaines expressions ou sentiments naturels. L’IA pourrait donc faire émerger des talents plus exigeants. Quels sont les principaux risques liés à ces technologies ?Il existe des risques liés au droit à l’image, à l’utilisation non autorisée de visages, et surtout aux deepfakes. Une fois un visage intégré dans un modèle, il peut être utilisé à mauvais escient. Cela pose la question d’un cadre juridique encore incomplet face à ces usages.
Un agent IA efface tout le système d'une entreprise en 9 secondes • L’Europe impose batteries remplaçables et USB-C • Google Traduction fête ses 20 ans • Microsoft et OpenAI desserrent leurs liens • L’IA redessine le smartphone. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Agent IA : le crash de PocketOS (0:11)Nous revenons sur le cas spectaculaire de PocketOS, une entreprise américaine dont une base de données aurait été effacée en quelques secondes par un agent IA utilisé avec Cursor et le modèle Claude d’Anthropic. L’incident illustre les promesses mais surtout les risques des agents autonomes lorsqu’ils disposent de droits trop larges sur des systèmes critiques. Encadrer les agents IA en entreprise (3:26)À partir d’un exemple vu lors d’une conférence cybersécurité à Montréal, nous discutons de la nécessité de tracer, limiter et contrôler les permissions des agents IA. Comme l’antivirus hier, des outils de gouvernance pourraient devenir indispensables pour éviter qu’un agent mal cadré ne provoque des dégâts irréversibles. Batteries remplaçables : l’Europe pousse à la réparabilité (4:29)Nous décryptons le futur cadre européen sur les batteries remplaçables dans les smartphones, lié au règlement européen sur les batteries. L’objectif est de prolonger la durée de vie des appareils, même si les exceptions liées à l’étanchéité et à la capacité restante pourraient limiter le retour des batteries totalement amovibles. USB-C obligatoire pour les ordinateurs portables (6:41)Depuis le 28 avril 2026, les règles européennes sur le chargeur commun s’étendent aux ordinateurs portables, avec l’obligation de supporter l’USB-C pour les modèles concernés. Nous expliquons pourquoi les machines très puissantes, notamment certains PC de gaming, restent en partie à l’écart de cette harmonisation. Google Traduction a 20 ans (8:55)Google Traduction fête ses 20 ans et nous rappelle à quel point la traduction automatique a été l’un des premiers contacts du grand public avec l’intelligence artificielle. Avec l’intégration de Gemini, Google ajoute désormais des fonctions d’entraînement à la prononciation, signe du chemin parcouru depuis les premières traductions approximatives. Microsoft et OpenAI : du mariage à l’union libre (12:15)Nous analysons la nouvelle étape du partenariat entre Microsoft et OpenAI, désormais moins exclusif, tandis qu’OpenAI peut davantage travailler avec d’autres clouds comme AWS et Google Cloud. Derrière cet accord, nous voyons se dessiner la commoditisation des grands modèles et la montée en puissance des couches applicatives comme Copilot. AWS devient l’hypermarché de l’IA (13:49)Avec l’arrivée des modèles OpenAI dans Amazon Bedrock, AWS renforce son rôle de plateforme rassemblant plusieurs grands fournisseurs d’IA. Nous y voyons un signal fort : les entreprises veulent pouvoir choisir entre Anthropic, OpenAI, Amazon et demain peut-être d’autres modèles, plutôt que dépendre d’un seul acteur. Vers un téléphone sans applications ? (18:39)Nous imaginons l’avenir du smartphone à l’ère de l’IA embarquée, où l’utilisateur demanderait directement une action à son appareil au lieu d’ouvrir une application dédiée. Cette évolution pourrait bouleverser les écosystèmes d’Apple, Google et des éditeurs d’applications, tandis que des outils comme Lovable accélèrent déjà la création de services sur mesure.
Elon Musk attaque Sam Altman et OpenAI dans un procès explosif sur la gouvernance de l’IA • OpenAI et Microsoft redéfinissent leur alliance stratégique • Google renoue avec le Pentagone et relance le débat sur la tech militaire • La France débloque 200 millions d’euros contre les fuites massives de données • Une batterie automobile chinoise se recharge en moins de 4 minutes • En Chine, l’IA s’installe au cœur de la production audiovisuelle • Tech et défense : Tariq Krim décrypte le manifeste de Palantir. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] ===============Sommaire détaillé :===============Musk contre Altman : le procès de l’IA (02:37)Le procès qui oppose Elon Musk à Sam Altman s’est ouvert en Californie. Le fondateur de OpenAI accuse l’entreprise d’avoir trahi sa mission initiale en devenant lucrative avec le soutien de Microsoft. Au-delà d’un affrontement d’egos, l’affaire pose une question clé : l’IA peut-elle rester d’intérêt général sous la pression des marchés et d’une future introduction en Bourse ? OpenAI–Microsoft : la fin de l’exclusivité (05:34)Les deux partenaires historiques revoient leur accord stratégique. Microsoft perd l’exclusivité commerciale sur les modèles d’OpenAI, qui pourront désormais être distribués via d’autres clouds. Une évolution majeure qui redessine l’équilibre des forces dans l’IA mondiale et marque une nouvelle étape d’émancipation mutuelle. Google et le Pentagone : le retour du militaire (07:02)Selon Reuters et The Information, Google aurait signé un accord classifié avec le Pentagone pour l’usage de ses modèles d’IA à des fins gouvernementales et militaires. Un virage symbolique pour le géant américain, après les controverses du projet Maven en 2018. Le débat sur la collaboration entre la Silicon Valley et la défense américaine revient au premier plan. 200 millions d’euros contre les fuites de données (08:57)Face à la multiplication des cyberattaques, le gouvernement français débloque 200 millions d’euros pour moderniser les systèmes publics et préparer l’adoption de la cryptographie post-quantique. Une réponse à des vols massifs de données, dont celui de l’ANTS, qui ont exposé des millions d’informations personnelles sur le darknet. Batterie automobile record : 3 minutes 44 pour recharger (11:04)Le chinois CATL annonce une batterie capable de passer de 10 à 80 % de charge en 3 minutes 44. Une prouesse technologique rendue possible par la technologie LFP et un système thermique optimisé, mais qui pose la question des infrastructures capables de délivrer une telle puissance. Un agent IA détruit une entreprise en 9 secondes (14:04)Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, éditeur du podcast Mon Carnet, retour sur l’incident spectaculaire de l’entreprise américaine Pocket OS, dont la base de données a été effacée par un agent IA mal encadré. Une illustration concrète des risques liés au déploiement d’agents autonomes sans garde-fous de cybersécurité. La Chine, laboratoire du cinéma généré par IA (30:43)Shanhui Zhang, présentatrice à China Global Television Network, explique comment des plateformes comme iQIYI et Tencent Video expérimentent des acteurs virtuels et des productions partiellement générées par IA. Baisse des coûts, nouveaux métiers, transformation des formations : l’IA redessine en profondeur l’économie audiovisuelle chinoise. Tech et défense : décryptage du manifeste de Palantir (39:21)L’entrepreneur Tariq Krim, fondateur de Cybernetica, analyse le manifeste publié par le patron de Palantir Technologies. Derrière l’appel à mettre la tech au service de la défense occidentale, il voit avant tout une stratégie industrielle et commerciale, inscrite dans l’histoire longue des relations entre Silicon Valley et armée américaine.
La voiture autonome arrive progressivement en Europe, portée par des avancées technologiques majeures et des expérimentations concrètes. Mais derrière cette révolution se cachent des approches très différentes, portées par des géants de la tech aux stratégies opposées. La course à la voiture autonome s’intensifie avec trois visions distinctes incarnées par Waymo, Tesla et Zoox. Si l’objectif est commun — supprimer le conducteur humain — les moyens pour y parvenir divergent profondément, entre précision extrême, intelligence artificielle et refonte totale du véhicule. Waymo : la précision avant toutFiliale de Google, Waymo mise sur une combinaison de capteurs sophistiqués, dont le LiDAR, pour modéliser l’environnement en 3D avec une extrême précision. Déjà déployés dans plusieurs villes américaines, ses robotaxis atteignent un niveau 4 d’autonomie. Ce choix technologique garantit une grande fiabilité, mais au prix d’une infrastructure lourde et coûteuse. Les véhicules doivent être entraînés sur des zones spécifiques, limitant leur flexibilité géographique. En cas de difficulté, une assistance humaine à distance peut intervenir. Tesla : le pari de la vision et de l’IAÀ l’opposé, Tesla fait le choix d’un système basé uniquement sur des caméras et de l’intelligence artificielle avec son programme FSD (Full Self Driving). Inspirée du fonctionnement humain, cette approche s’appuie sur les données collectées par des millions de véhicules à travers le monde. Moins coûteuse et plus facilement déployable, cette solution reste cependant limitée à un niveau 2 d’autonomie, nécessitant une supervision humaine constante. Tesla ambitionne néanmoins d’atteindre une autonomie totale, notamment avec son futur Cybercab. Zoox : repenser le véhicule autonomeSoutenue par Amazon, Zoox propose une vision radicalement différente : des véhicules conçus dès l’origine pour être autonomes, sans volant ni pédales. Ces navettes urbaines, où les passagers se font face, visent à transformer l’expérience de mobilité. Comme Waymo, Zoox utilise une combinaison de capteurs, mais se concentre sur des environnements urbains limités. Déjà testés à Las Vegas et San Francisco, ces véhicules restent coûteux et nécessitent un entraînement préalable sur chaque zone. Trois stratégies, un avenir incertainEntre la fiabilité de Waymo, la scalabilité de Tesla et l’approche disruptive de Zoox, aucun modèle ne s’impose encore clairement. Les constructeurs européens, comme Mercedes-Benz ou BMW, semblent toutefois s’orienter vers des solutions proches de celle de Tesla. L’avenir de la voiture autonome dépendra autant des choix technologiques que des cadres réglementaires en cours de définition, notamment en Europe.
À l’occasion de Cloud Next 2026, Google accélère l’intégration de l’intelligence artificielle dans tous ses services. Anthony Cirot détaille une vision où les machines deviennent proactives, tout en promettant un contrôle renforcé pour les utilisateurs et les entreprises. Interview : Anthony Cirot, vice-président Europe du Sud chez Google CloudPunchlines - La machine va vous solliciter sans que vous la sollicitiez.- L’IA devient un assistant personnel transversal.- Les agents ont des droits et des devoirs.- Les données des clients restent leurs données.- L’humain garde la validation finale.Vous parlez d’une IA qui devient proactive. Qu’est-ce que cela change concrètement ?Aujourd’hui, c’est l’utilisateur qui interroge la machine. Demain, la machine va prendre l’initiative. Elle va analyser les emails, l’agenda, les documents, et me suggérer directement les actions à mener. Elle va me dire ce que je dois faire dans la journée. L’idée est d’avoir un assistant personnel qui comprend tout mon environnement de travail et m’apporte de la valeur sans que je le sollicite. Cette évolution pose-t-elle des questions sur la vie privée et les données ?Le choix reste entièrement à l’utilisateur. C’est lui qui décide de donner ou non accès à ses données. Dans un cadre professionnel, les données restent strictement celles du client. Elles ne sont pas utilisées pour entraîner les modèles. L’environnement est cloisonné et sécurisé, avec un engagement clair sur la confidentialité. Vous évoquez aussi l’essor des agents IA dans les entreprises. Quel est leur rôle ?Les agents permettent d’automatiser des tâches, d’optimiser les գործընթաց internes et d’améliorer la productivité. Par exemple, répondre à des appels d’offres prend désormais quelques heures au lieu de plusieurs jours. Mais il ne suffit pas de créer des agents : il faut aussi les gouverner. Ils ont une identité, des droits, des devoirs, et les entreprises doivent garder le contrôle sur leur fonctionnement. Jusqu’où ces agents peuvent-ils aller dans la prise de décision ?Les agents peuvent proposer et exécuter des actions, mais la validation finale revient toujours à l’humain. C’est une règle importante. Dans des environnements critiques, comme la production industrielle, il est essentiel que l’humain puisse intervenir à tout moment. L’IA assiste, mais ne remplace pas la décision finale.
La récente victoire d'un robot au semi-marathon de Pékin montre qu'un nouveau cap spectaculaire est franchi en matière de robotique en Chine, entre prouesse technologique et révolution industrielle. Interview : Shanhui Zhang, journaliste à China Global Television NetworkPunchlines - Un robot a couru un semi-marathon en 50 minutes. - Le vrai enjeu, ce sont les technologies derrière la performance.- Les robots entrent déjà dans le quotidien en Chine.- Cette révolution interroge sur la place de l’humain.Comment expliquer la performance spectaculaire de ces robots lors du semi-marathon ?Ce qui a surpris tout le monde, c’est la vitesse. Les robots ont terminé les 21 kilomètres en un peu plus de 50 minutes, ce qui dépasse déjà le record humain. Sur place, l’ambiance était unique : d’un côté les coureurs humains, de l’autre les robots observés et commentés par la foule. Il y avait une grande diversité de machines, certaines très élégantes, d’autres plus instables. Mais surtout, on a changé d’échelle : on est passé d’une vingtaine d’équipes à plus de 100, avec une dimension internationale. Au-delà de la performance, quel est l’objectif réel de cette course ?Ce n’est pas seulement une compétition de vitesse. L’enjeu principal, ce sont les technologies développées derrière. Par exemple, la gestion de la chaleur est cruciale : les robots doivent dissiper l’énergie produite par leurs moteurs. On a vu apparaître des systèmes avancés comme des micro-pompes à lévitation magnétique pour refroidir les composants. Ce type d’événement permet de structurer toute une industrie, avec des acteurs du hardware, du software et même des collaborations internationales, comme entre la Chine et la France. Peut-on déjà parler d’une industrie robotique mature en Chine ?Oui, clairement. On voit émerger un véritable écosystème avec des fabricants, des fournisseurs de composants, des développeurs logiciels et des chercheurs. Certaines entreprises issues du smartphone, comme Honor, investissent massivement dans les robots humanoïdes. Et surtout, les robots sont déjà présents dans la vie quotidienne : livraisons dans les hôtels, services en restaurant, robots cuisiniers ou compagnons de jeu. La compétition entre entreprises fait baisser les coûts et accélère la commercialisation. Les robots suscitent-ils de l’enthousiasme ou des inquiétudes ?Globalement, les réactions sont positives. Les gens sont impressionnés et voient le côté pratique. Mais il existe aussi une inquiétude : si les robots deviennent trop intelligents, quelle sera la place de l’humain ? En parallèle, de nouveaux métiers émergent, notamment dans l’intelligence artificielle. Et certains pensent que les compétences humaines, comme la sensibilité ou la compréhension des émotions, deviendront encore plus essentielles. Cela pose une vraie réflexion philosophique sur ce qui fait notre valeur en tant qu’humains.
Tim Cook passe la main à John Ternus • Anthropic et OpenAI jouent avec la peur autour de l’IA • Google et Microsoft installent des agents dans la bureautique • Mistral cherche sa voie face aux géants • Les robots humanoïdes impressionnent en Chine • Montréal mise sur les startups pour améliorer la mobilité Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Description détaillée=============== Apple après Tim Cook (0:06)Nous revenons sur le départ annoncé de Tim Cook et l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, un passage de relais qui remet le produit au centre du jeu. On analyse l’héritage de Cook, entre l’échec d’Apple Plans en 2012, le succès de l’Apple Watch et le virage stratégique d’Apple Silicon. À lire aussi sur Monde Numérique et sur Mon Carnet. Apple Intelligence et la dépendance à Google (4:02)Nous discutons du retard d’Apple en IA, mais aussi de ses atouts matériels pour faire tourner des modèles localement sur ses appareils. L’arrivée de services liés à Apple Intelligence avec l’appui potentiel de Google pose une question stratégique : partenariat temporaire ou vraie dépendance technologique ? Anthropic Mythos, entre cybersécurité et marketing de la peur (9:34)Nous décryptons le cas Anthropic et son modèle Mythos, présenté comme extrêmement puissant pour détecter des failles dans du code, y compris des vulnérabilités inédites. L’outil peut renforcer la défense informatique, mais il nourrit aussi les inquiétudes s’il tombait entre de mauvaises mains. Nous soulignons surtout la stratégie de communication anxiogène de certains acteurs de l’IA. OpenAI et la protection des données sensibles (15:32)Nous évoquons le lancement d’un filtre de confidentialité par OpenAI, destiné à empêcher l’aspiration de données sensibles dans les usages professionnels de l’IA. Ce type d’outil apparaît indispensable dans les organisations, même s’il arrive tardivement au regard de la généralisation des assistants génératifs. Google Workspace et Microsoft 365 passent à l’ère des agents (17:31)Nous revenons sur les annonces de Google Cloud Next et sur l’offensive parallèle de Microsoft 365 autour de Copilot. Les agents IA s’installent dans les outils de travail pour rédiger, assister, automatiser et même imiter le style de l’utilisateur. Nous restons prudents sur leur usage réel, car ces outils peuvent vite échapper au contrôle si l’on ne les teste pas dans un environnement sécurisé. Mistral, xAI et le casse-tête de la souveraineté (23:11)Nous commentons les discussions supposées entre Mistral AI, xAI et Cursor, dans un contexte où l’entreprise française est devenue un symbole politique autant qu’un acteur technologique. Nous évoquons aussi l’hypothèse d’un recentrage vers le traitement de données à la manière de Palantir, avec un possible intérêt stratégique pour l’Europe.
Tim Cook prépare sa sortie, John Ternus sera-t-il à la hauteur ? • Les lunettes numériques sont-elles l'assistant santé du futur ? • Les Tesla autonomes arrivent en Europe. Soutenu par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). =============== Sommaire détaillé : =============== Un tournant historique pour Apple (0:06)Nous revenons sur l’annonce majeure du mois : Tim Cook quittera la direction générale d’Apple après quinze ans à la tête du groupe, pour être remplacé par John Ternus, patron de l’ingénierie hardware. Cette transition marque la fin d’un cycle ouvert après Steve Jobs et pose une question centrale : Apple va-t-elle retrouver un souffle produit plus audacieux ? Le bilan contrasté de Tim Cook (3:22)Nous dressons le bilan d’un dirigeant qui a fait d’Apple une machine financière hors norme, en développant les services, l’écosystème et les puces Apple Silicon. Mais on s’interroge aussi sur ce qu’Apple n’a pas osé lancer sous son mandat : la voiture, la télévision, ou encore une vraie rupture comparable à l’iPhone. John Ternus, l’homme du produit (14:01)Nous analysons le profil discret de John Ternus, ingénieur maison entré chez Apple au début des années 2000. Son arrivée peut être lue comme un signal fort : Apple choisit un homme du matériel, du design et de la culture interne, plutôt qu’un profil logiciel ou services. Les lunettes numériques : objet tech de demain ? (23:12)Alors que les annonces en matière de lunettes intelligentes se multiplient, nous évoquons les avancées technologiques dans ce domaine. EssilorLuxottica, confirme son partenariat avec Meta sur les Ray-Ban Meta. Google relance aussi le sujet avec Gucci, tandis que Apple et Samsung sont attendus sur ce terrain. Les lunettes pourraient devenir le prochain grand wearable, mais leur poids, leur autonomie, leur style et leur acceptation sociale restent des obstacles. Des lunettes pour entendre, filmer, assister et soigner (28:46)Nous évoquons les Nuance Audio d’EssilorLuxottica, des lunettes capables d’amplifier les voix pour les personnes ayant une légère perte auditive. On explore aussi les usages possibles des lunettes intelligentes : assistance par IA, prise de vue, aide aux personnes malvoyantes, usages professionnels, mais aussi les limites liées à la caméra et à la vie privée. La santé vue par les yeux (33:41)Nous nous intéressons au virage santé d’EssilorLuxottica, qui travaille sur des capteurs intégrés aux lunettes et sur l’analyse du regard pour détecter certains signaux physiologiques. Rythme cardiaque, mouvements oculaires, signes de pathologies neurodégénératives ou métaboliques : les yeux pourraient devenir une porte d’entrée vers un check-up beaucoup plus large. Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe (47:03)Nous analysons l’autorisation accordée aux Pays-Bas à Tesla pour déployer son système FSD supervisé, une première étape importante pour l’Europe. Le dispositif reste une conduite autonome de niveau 2+, avec obligation pour le conducteur de rester vigilant, mais il pourrait accélérer l’arrivée de ces technologies dans d’autres pays européens. À lire sur Monde Numérique. Caméras contre lidar : le pari Tesla (52:13)Nous comparons l’approche de Tesla, fondée sur les caméras et l’intelligence artificielle, à celle de Waymo ou Zoox, qui s’appuient davantage sur cartographie et capteurs lidar. Le débat porte sur le réalisme du comportement routier, la capacité à généraliser à de nouveaux territoires et les limites en cas de pluie, de brouillard ou de neige. L’industrie automobile face à un basculement (59:00)Nous évoquons les hésitations de BMW, Mercedes-Benz, BYD, XPeng ou Toyota face à la montée de la conduite assistée avancée et des véhicules chinois. Au-delà de la technologie, c’est tout le modèle de mobilité qui pourrait changer, entre robotaxis, voitures partagées, autonomie des personnes âgées ou handicapées, et futurs services comme le Cybercab de Tesla.
Tim Cook quitte la direction d’Apple et passe le relais à John Ternus • OpenAI dégaine un nouveau modèle d’images surpuissant • Une boutique 100 % gérée par une IA ouvre à San Francisco • La Chine impressionne avec un semi-marathon de robots humanoïdes • Google injecte de l'IA dans sa suite bureautique. ⭐️ [Annonce] : découvrez Frogans : l'innovation française qui réinvente le Web =============== Sommaire détaillé : =============== Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus (03:11)C’est une page majeure qui se tourne chez Apple. Après quinze ans à la tête du groupe, Tim Cook quitte son poste de CEO et devient président exécutif, laissant les rênes à John Ternus, actuel responsable produits. Une transition en douceur pour l’entreprise valorisée près de 4 000 milliards de dollars, qui devra désormais relever les défis de l’intelligence artificielle et préparer l’après-iPhone. Au-delà du symbole, l’héritage de Tim Cook est considérable : montée en puissance des services, succès de l’Apple Watch et surtout virage stratégique vers les puces maison Apple Silicon, qui placent aujourd’hui la firme en position favorable dans la course à l’IA. Reste à savoir comment John Ternus imprimera sa marque. OpenAI muscle son jeu avec GPT-5.5 et ChatGPT Image 2.0 (05:44)OpenAI frappe fort avec GPT-5.5, nouvelle version de son grand modèle de langage, plus rapide, plus performant mais aussi plus cher, destiné aux abonnés payants et aux entreprises via API. L’objectif est clair : reprendre l’avantage face à Google et Anthropic dans une compétition devenue féroce. En parallèle, le nouveau modèle de génération d’images ChatGPT Image 2.0 impressionne par son réalisme et sa capacité à produire du texte fiable dans de nombreuses langues. Intégré à Codex pour les développeurs, il ouvre des perspectives créatives considérables… tout en soulevant des risques accrus d’usages frauduleux. DeepSeek V4 et le réveil chinois de l’IA (08:06)La Chine n’est pas en reste avec la sortie de DeepSeek V4, modèle open source décliné en version Pro et Flash, aux capacités agentiques renforcées. Depuis son irruption en 2025, DeepSeek bouscule le marché en affichant des performances comparables aux leaders américains avec des ressources optimisées. Selon le baromètre annuel de l’université Stanford, la Chine talonne désormais les États-Unis tandis que la France ne place qu’un seul modèle dans le haut du classement, signé Mistral AI. Les écarts d’investissement restent abyssaux, illustrant un décrochage européen préoccupant. Andon Market : la boutique créée par une IA (10:25)À San Francisco, sur Union Street, une petite échoppe baptisée Endowment Market intrigue : concept, bail commercial, commandes fournisseurs, site web… tout a été orchestré par une IA nommée Luna, dotée d’un budget initial de 100 000 dollars. Derrière l’expérience, la start-up Andon Labs teste une idée radicale : une intelligence artificielle peut-elle créer et gérer un commerce rentable dans le monde réel ? Si des humains assurent la vente en magasin, l’initiative pose une question vertigineuse sur l’autonomie économique des machines. Meta surveille ses employés pour entraîner ses IA (12:36)Chez Meta, un programme baptisé Model Capability Initiative installe des outils de suivi sur les postes de travail afin de collecter des données comportementales destinées à l’entraînement des modèles d’IA. Officiellement conçue pour améliorer les performances des systèmes, la démarche suscite des inquiétudes en interne, sur fond de licenciements. Jusqu’où peut-on aller dans la captation des données des salariés au nom de l’innovation ? Cyberattaques : l’ANTS piratée, un hacker arrêté (14:02)Nouvelle alerte en France avec le piratage de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Un hacker affirme détenir 19 millions d’enregistrements comprenant des données d’état civil, désormais proposées à la vente sur le darknet. Une enquête est ouverte et la CNIL a été saisie. Dans le même temps, un pirate présumé de 21 ans, connu sous le pseudonyme Hexdec, a été interpellé en Vendée. Soupçonné d’être lié à plusieurs attaques majeures, il avait récemment revendiqué ses actes dans une interview, assumant agir uniquement pour l’argent. Health Data Hub : cap sur un hébergeur français (16:41)Le Health Data Hub ne sera finalement pas hébergé par Microsoft. Après polémique autour des risques liés au Cloud Act américain, le gouvernement confie l’infrastructure à Scaleway, filiale du groupe Iliad. La migration prévue fin 2026 marque un tournant stratégique vers une souveraineté numérique renforcée pour cette plateforme destinée à soutenir la recherche en santé grâce à l’IA. Google et l’entreprise agentique (43:04)À Las Vegas, lors de Cloud Next 2026, Google a présenté sa vision de l’entreprise agentique. Objectif : déployer des agents IA capables d’automatiser tâches répétitives, réponses à appels d’offres, analyses de données ou gestion RH. Dans Google Workspace, l’IA Gemini devient transversale et proactive, capable de synthétiser agenda, mails et documents pour assister l’utilisateur. Pour les entreprises, une marketplace d’agents et des outils de gouvernance promettent d’encadrer cette nouvelle génération d’assistants intelligents 👉 Interview Anthony Cirot, Google Cloud, à Las Vegas. Semi-marathon de Pékin : le robot bat l’homme (33:02)À Pékin, un semi-marathon de robots humanoïdes a marqué les esprits : plus de cent équipes, des machines capables de parcourir 21 kilomètres en un peu plus de 50 minutes et une ambiance de fête technologique. Au-delà de la performance, l’événement illustre la structuration rapide d’un écosystème robotique chinois, mêlant hardware local et collaborations internationales, et interroge déjà sur la place future des humains dans un monde automatisé 👉 Interview Shanhui Zhang, CGTVN, à Pékin.
L’intelligence artificielle bouleverse les équilibres de la cybersécurité, entre promesses de protection et nouvelles menaces. Vincent Laurens décrypte les enjeux autour de Mythos, une IA aussi puissante que controversée. Interview : Vincent Laurens, directeur activité cybersécurité chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines - Une détection plus puissante implique une protection plus puissante.- Les attaquants utilisent déjà l’IA pour cibler leurs victimes.- Mythos est puissant mais ne doit pas provoquer de panique.- La cybersécurité reste une bataille entre chapeaux blancs et noirs.- Une bonne hygiène cyber reste la première ligne de défense.L’IA comme Mythos est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?C’est les deux. Aujourd’hui, on peut clairement utiliser l’intelligence artificielle pour se défendre, ce qui n’était pas évident il y a encore quelques années. Mythos permet de détecter des vulnérabilités de manière beaucoup plus rapide et plus profonde, ce qui améliore mécaniquement la protection. Mais en parallèle, cette même puissance peut être exploitée par des attaquants pour identifier des failles inconnues et les utiliser. Pourquoi cette IA représente-t-elle une menace potentielle ?Parce qu’elle est extrêmement performante. Elle peut automatiser des tests et analyser des systèmes à une vitesse bien supérieure à celle des humains. Elle détecte notamment des failles inconnues, y compris des vulnérabilités anciennes jamais identifiées. Cela ouvre des opportunités pour les attaquants. Mais il faut rester mesuré : aujourd’hui, il n’y a pas de dégâts avérés et beaucoup d’idées circulent qui relèvent du fantasme. Peut-on voir un aspect positif dans cette capacité à découvrir des failles ?Oui, clairement. C’est même le cœur de la cybersécurité depuis toujours. Il y a un équilibre entre ceux qui découvrent des vulnérabilités pour les corriger et ceux qui cherchent à les exploiter. Mythos renforce cet aspect vertueux, mais cela nécessite un cadre : mieux organiser la diffusion des vulnérabilités, protéger les chercheurs et structurer les pratiques. Comment les entreprises peuvent-elles se préparer face à ces évolutions ?Il y a trois piliers essentiels. D’abord, maintenir une bonne hygiène de cybersécurité en appliquant régulièrement les correctifs. Ensuite, instaurer une culture de sécurité portée par la direction. Enfin, rester en veille permanente pour anticiper les évolutions. L’automatisation, notamment via des agents, peut aussi aider à accélérer la détection et la correction des vulnérabilités.
L’intelligence artificielle transforme profondément notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de l’obsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino décrypte une révolution où l’omniprésence des machines redéfinit nos relations, nos responsabilités et notre perception du réel. Interview : Bruno Patino, président d’Arte France & essayistePunchlines - L’économie de la donnée fragmente les individus.- Nous investissons émotionnellement dans les machines.- La responsabilité des outils numériques doit être repensée.- La fragmentation rend le commun plus difficile à reconstruire.L’intelligence artificielle rend-elle l’humain obsolète ?Je ne dis pas que l’humain devient obsolète, mais que la question se pose. Mon objectif est d’ouvrir un débat, pas d’imposer une vision déterministe. Ce qui compte, ce n’est pas une hypothétique omnipotence de l’IA, mais son omniprésence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je m’intéresse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dépendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modèles économiques qui les structurent. En quoi l’IA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au réel ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la révolution numérique marquée par une fragmentation accrue. Le réseau nous reliait, mais l’économie de la donnée fragmente les individus, les communautés et même notre rapport au monde. Avec l’IA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos décisions et même nos émotions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgré tout une part intellectuelle et émotionnelle croissante. Cela déplace aussi notre rapport à la réalité. Comme avec les réseaux sociaux, la vérité ne disparaît pas, mais elle n’est plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur l’individu. Le vrai enjeu, c’est la responsabilité des IA ?Oui, c’est une question centrale. Aujourd’hui, les outils numériques sont souvent considérés comme neutres. Mais ce n’est plus tenable. Lorsqu’un algorithme amplifie un message ou qu’une IA influence une décision, il y a une part de responsabilité qui dépasse l’individu. Nous devons redéfinir cette responsabilité à l’ère numérique. Cela passe par des principes de gouvernance, d’éthique et de paramétrage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des réseaux sociaux, avec un coût d’adaptation potentiellement très élevé. L’IA nous rend-elle plus puissants… mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La délégation à des agents intelligents augmente nos capacités de manière spectaculaire. Mais cette puissance s’accompagne d’une incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui régissent ces outils, notamment leur opacité et leur logique économique, alors cette délégation peut limiter notre liberté. La clé, c’est de poser des règles et de mieux comprendre les systèmes auxquels nous confions une partie de nos vies.
Les lunettes connectées Ray-Ban Meta s’imposent peu à peu dans le quotidien. Entre intelligence artificielle embarquée et usages concrets, elles dessinent une nouvelle façon d’interagir avec le monde. Interview : Maristella Rezzo, responsable globale de la marque Ray-Ban MetaPunchlines - 7 millions de personnes utilisent déjà ces lunettes- Nous sommes des lunettes d’abord, puis un outil technologique- L’IA agit comme un agent personnel au quotidien- Les usages vont du loisir à des cas professionnels concrets- Les lunettes peuvent aider les personnes malvoyantesComment se développe le marché des lunettes Ray-Ban Meta ?La croissance est très rapide. Entre 2024 et 2025, nous avons enregistré des volumes trois fois supérieurs aux attentes. Aujourd’hui, 7 millions de personnes utilisent ces lunettes dans leur vie quotidienne, ce qui montre un véritable intérêt pour ce type de produit. Qui sont les utilisateurs de ces lunettes connectées ?Les profils sont variés, mais notre cœur de cible se situe entre 35 et 50 ans. Ce sont des personnes curieuses, à l’aise avec la technologie, souvent très actives et intéressées par le lifestyle ou le voyage. Ce sont aussi des utilisateurs qui attachent de l’importance au design, car ce sont avant tout des lunettes Ray-Ban. Quels sont les usages principaux au quotidien ?Les usages sont multiples. Il y a d’abord la caméra, utilisée pour capturer photos et vidéos, parfois dans un cadre professionnel, notamment pour créer du contenu. Ensuite, l’écoute de musique, de podcasts et les appels en mains libres. Enfin, l’intelligence artificielle permet d’interagir comme avec un assistant personnel, pour obtenir des informations simples ou plus complexes. Elle peut aussi analyser ce que l’on voit, lire ou traduire du texte, et même aider des personnes malvoyantes dans leurs tâches quotidiennes. Le prix et le confort restent-ils des freins ?Les lunettes ne sont pas encore équivalentes à des modèles classiques en termes de légèreté, mais des progrès importants ont été réalisés. Une nouvelle version optique a été conçue pour être plus fine et mieux adaptée aux porteurs de verres correcteurs. En France, les prix commencent à 429 euros pour les modèles solaires et 469 euros pour les modèles optiques. Il faut considérer qu’il s’agit de plusieurs produits en un, combinant lunettes et technologie avancée.
Après quinze ans à la tête d’Apple, Tim Cook prépare son départ de la direction opérationnelle et transmettra le relais à John Ternus le 1er septembre 2026. Cette succession, longuement anticipée, ouvre un nouveau chapitre pour la marque à la pomme à l’heure où l’innovation produit et l’intelligence artificielle sont plus scrutées que jamais. Fin d’une ère chez AppleApple a officialisé le 20 avril 2026 la nomination de John Ternus comme prochain CEO, tandis que Tim Cook deviendra executive chairman à compter du 1er septembre. Une transition préparée de longue date, qui confirme la fin d’un cycle entamé en 2011 après Steve Jobs. Sous la direction de Tim Cook, Apple a changé d’échelle. L’entreprise a consolidé son modèle industriel, renforcé sa maîtrise logistique, accéléré son virage vers les services et fait de son écosystème un ensemble toujours plus intégré, porté notamment par Apple Silicon et par des produits comme l’Apple Watch, les AirPods ou l’Apple Vision Pro. Le bilan Tim CookTim Cook n’a jamais cherché à imiter Steve Jobs. Son apport aura été ailleurs : industrialiser l’héritage, optimiser la chaîne d’approvisionnement, rendre les lancements mondiaux plus fluides et faire d’Apple une machine redoutablement efficace, capable de vendre peu de références avec une forte valeur ajoutée. La valorisation du groupe a ainsi dépassé les 4 000 milliards de dollars au moment de l’annonce de sa succession. Cette période aura aussi été marquée par la montée en puissance des services, l’intégration verticale du matériel et des puces maison, et une stratégie produit centrée sur la cohérence de l’écosystème plutôt que sur les ruptures spectaculaires. Un angle déjà abordé dans cet article de Monde Numérique sur la succession chez Apple. Qui est John Ternus ?Âgé de 50 ans, diplômé en génie mécanique de l’université de Pennsylvanie, John Ternus a rejoint Apple en 2001 après un passage chez Virtual Research Systems. Figure discrète du groupe, il dirigeait l’ingénierie matérielle depuis 2021 et a supervisé le développement de produits majeurs comme l’iPhone, l’iPad, le Mac, l’Apple Watch, les AirPods et l’Apple Vision Pro. Apple met en avant chez lui une forte culture produit, un rôle clé dans la robustesse et la durabilité des appareils, ainsi qu’une contribution majeure à la stratégie maison autour des composants et du matériel. Le même jour que l’annonce de sa nomination, Johny Srouji a d’ailleurs été promu chief hardware officer pour reprendre le périmètre qu’occupait Ternus. Les défis de la suiteJohn Ternus hérite d’une entreprise en excellente santé, mais confrontée à une pression nouvelle. Apple reste au sommet, tout en faisant face à des attentes immenses sur l’intelligence artificielle, sur la prochaine grande rupture produit, et sur sa capacité à maintenir son avance dans un marché technologique plus concurrentiel. Parmi les signaux récents, le lancement du MacBook Neo montre qu’Apple continue d’explorer de nouveaux positionnements matériels, y compris plus accessibles. Le vrai test pour Ternus sera désormais de transformer une excellence industrielle en nouveau récit d’innovation. Sur Monde Numérique également : Les 50 ans d’Apple
Les lunettes connectées s’imposent comme le nouveau terrain d’innovation technologique. Entre intelligence artificielle, audio augmenté et capteurs de santé, elles pourraient transformer notre quotidien bien au-delà de la simple correction visuelle. Interview : Denis Cohen-Tannoudji, responsable des technologies émergentes chez EssilorLuxotticaPunchlines - Les lunettes sont le nouveau wearable après les montres connectées.- La lunette devient une interface naturelle avec l’IA.- L’audio augmenté améliore la compréhension sans isoler.- Les données captées posent des défis éthiques majeurs.- Le poids et l’énergie restent les contraintes clés.Les lunettes sont-elles en train de devenir un objet technologique à part entière ?Oui, clairement. Les lunettes ne sont plus seulement un dispositif de correction visuelle, elles deviennent un véritable objet connecté. C’est même le nouveau wearable qui émerge après les montres et les écouteurs. On a déjà des lunettes capables de prendre des photos, passer des appels ou interagir avec une intelligence artificielle. Le fait d’avoir une caméra et des écouteurs intégrés permet d’interroger un agent IA de manière presque continue. Quelles sont les innovations les plus prometteuses aujourd’hui ?Il y a plusieurs axes très forts. D’abord, l’audio augmenté, avec des lunettes capables d’améliorer l’intelligibilité des conversations en environnement bruyant, sans isoler l’utilisateur. Ensuite, les fonctions de santé : la position des lunettes permet de capter des données inédites, comme la fatigue cognitive ou potentiellement l’activité cérébrale. Enfin, on travaille aussi sur des verres intelligents avec affichage intégré ou adaptation dynamique de la luminosité, ce qui ouvre la voie à des usages en réalité augmentée. Quelles sont les principales limites technologiques ?La contrainte majeure, c’est le poids. Une paire de lunettes doit rester très légère, autour de 25 à 30 grammes. Cela limite la taille de la batterie et donc la quantité d’énergie disponible. Toutes les fonctions doivent être extrêmement optimisées, notamment grâce à des puces capables de faire de l’intelligence artificielle embarquée avec une très faible consommation et une latence minimale. Les enjeux éthiques sont-ils un frein au développement ?C’est un sujet central. Les lunettes peuvent capter des images, du son, voire demain des données beaucoup plus sensibles. Il faut donc encadrer les usages, garantir la transparence et protéger la vie privée. Il y a aussi des questions autour de l’entraînement des IA à partir de données humaines. On travaille sur des solutions comme l’anonymisation et on s’entoure d’experts en éthique pour rendre ces technologies acceptables.
Google pousse Gemini vers une IA ultra-personnelle. François Ruffin met en scène Claude d’une façon contestable. H Company sort HoloTab et s’invite dans la bataille des agents. VivaTech voit plus grand pour ses 10 ans. Meta imagine un avatar de Mark Zuckerberg pour parler aux salariés. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Gemini devient une intelligence personnelle (00:28) Nous revenons sur l’arrivée de la fonction de personnalisation de Gemini, qui relie des services comme Gmail, Photos, YouTube ou Search pour produire des réponses beaucoup plus contextuelles. Bruno raconte un test grandeur nature : projets en cours, notes, déplacements, recherche de billets et suggestions concrètes, avec à la clé une expérience impressionnante mais aussi de vraies questions sur la vie privée. François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (07:36) Nous analysons la séquence où François Ruffin dialogue publiquement avec Claude, dans une mise en scène inspirée de Bernie Sanders. Le procédé fait parler, mais il entretient selon nous une vision trompeuse de l’IA : celle d’un oracle neutre et tout-puissant, alors qu’un chatbot reflète aussi les biais du prompt, du contexte et de l’historique de conversation. H Company lance son agent HoloTab (12:07) La startup française H Company lance l'agent HoloTab, une extension Chrome capable de naviguer, cliquer, remplir des champs et exécuter des tâches directement sur le Web. L’outil illustre le virage agentique du moment, avec une promesse séduisante — automatiser des actions réelles — mais aussi un niveau d’accès qui impose une vigilance maximale. Aussi sur Monde Numérique : IA : pourquoi les entreprises doivent accélérer maintenant. VivaTech 2026 : l'édition des 10 ans (18:25) Nous évoquons le 10e anniversaire de VivaTech, qui prépare une édition 2026 ambitieuse avec une ouverture grand public renforcée et une opération inédite sur les Champs-Élysées le 14 juin. Le rendez-vous parisien confirme son statut de grande vitrine européenne de l’innovation, entre démonstrations spectaculaires, startups et offensive assumée sur l’intelligence artificielle. Mark Zuckerberg veut se cloner pour ses employés (22:37) Enfin, nous revenons sur le projet de Meta de créer une version IA de Mark Zuckerberg destinée aux échanges internes. Derrière l’effet d’annonce, on voit poindre un nouveau cas d’usage : l’avatar de dirigeant comme outil de communication, de diffusion de la vision stratégique et peut-être demain comme produit pour les créateurs de contenu.
Les agents IA personnels débarquent sur nos ordinateurs. Tesla ouvre la voie à la conduite autonome en Europe. Amazon s’allie à Apple pour le satellite. Nouvelle fuite massive de données à l’Éducation nationale. Faux Ledger sur l’App Store : des millions envolés. Bruno Patino alerte sur l’obsolescence humaine. Les lunettes connectées entrent dans une nouvelle ère. Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] =============Sommaire détaillé============= Les agents IA passent à l’offensive (2:17)Les agents personnels franchissent un cap avec Perplexity et sa solution locale installée sur Mac, capable d’interagir directement avec les fichiers et les emails. En France, la start-up H Company déploie Holotab, une extension Chrome qui automatise les tâches en ligne. Google lance Gemini Intelligence Personnelle, connectée à l’ensemble des données personnelles de l’utilisateur, comme l’a expérimenté Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Une révolution prometteuse mais qui pose d’évidentes questions de sécurité et de vie privée. La conduite autonome de Tesla autorisée aux Pays-Bas (5:17)Le constructeur Tesla décroche l’autorisation de déployer son système FSD supervisé aux Pays-Bas, une première étape vers la conduite autonome en Europe. Basé uniquement sur la vision par caméras et l’IA, sans lidar, le système revendique une réduction significative du risque d’accident après des millions de kilomètres parcourus. L’autonomie reste de niveau 2+, mais l’initiative pourrait faire école dans l’Union européenne. Amazon devient partenaire satellite d’Apple (7:10)Coup de théâtre dans la connectivité spatiale : Amazon rachète Globalstar et signe avec Apple pour fournir à terme des services satellitaires aux iPhone. L’objectif est clair : préparer l’ère du direct to device, avec appels et données via satellites en orbite basse. Une offensive stratégique face à Starlink qui rebat les cartes du marché. Nouvelle cyberattaque contre l’Éducation nationale (8:07)L’accès frauduleux au service EduConnect a exposé des données sensibles d’élèves et de leurs établissements. Noms, identifiants et classes ont fuité, ouvrant la porte à des campagnes de phishing ciblées. Le ministère annonce des mesures correctives, dont la généralisation de l’authentification à double facteur. Faux Ledger : 9,5 millions de dollars envolés (9:50)Une fausse application Ledger a sévi sur l’App Store pendant plusieurs jours, piégeant des détenteurs de crypto-actifs. Résultat : près de 9,5 millions de dollars dérobés à une cinquantaine de victimes, dont le musicien G-Love. L’affaire relance les interrogations sur les processus de validation d’Apple. Sam Altman visé par une tentative d’attentat (10:37)Le patron d’OpenAI, Sam Altman, a été la cible d’une attaque à son domicile à San Francisco. L’auteur, persuadé que l’IA menace l’humanité, a invoqué un manifeste idéologique. L’événement illustre la radicalisation de certains discours autour de l’intelligence artificielle. François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (20:43)Le député François Ruffin publie une série de vidéos où il dialogue avec l’IA Claude, à la manière de Bernie Sanders aux États-Unis. Une initiative virale mais critiquée pour sa naïveté : l’IA semble surtout refléter les biais et attentes de son interlocuteur. Un cas d’école sur les dangers d’une confiance aveugle dans les modèles génératifs. Les lunettes connectées, futur wearable de référence (27:58)À Monaco, lors d’un événement du groupe EssilorLuxottica, Donnie Cohen-Tannoudji (EssilorLuxottica) détaille les avancées en matière de lunettes intelligentes : capteurs de santé, verres électrochromiques, affichage intégré. Entre promesses médicales et enjeux éthiques liés à la captation de données, les lunettes pourraient devenir le prochain grand objet connecté. Bruno Patino et Le temps de l’obsolescence humaine (36:24)Bruno Patino (Arte France) publie un nouvel essai chez Grasset où il interroge l’omniprésence future de l’IA dans nos vies. Plus que l’omnipotence technologique, c’est l’imbrication croissante entre humains et machines qui l’inquiète. Un plaidoyer pour un numérique humaniste face à l’économie de la relation algorithmique. Mythos, la super-IA qui inquiète la cybersécurité (47:38)Développée par Anthropic, l’IA Mythos serait capable de détecter des failles inédites à grande échelle. Vincent Laurens (Capgemini) [PARTENARIAT] estime que l’outil représente autant une opportunité défensive qu’un risque offensif, même si les fantasmes dépassent pour l’instant la réalité des menaces.
Les Pays-Bas deviennent le premier terrain de jeu européen pour la conduite autonome de Tesla. Une avancée majeure, encore encadrée, qui pourrait accélérer l’adoption sur le continent. Depuis le 10 avril 2026, Tesla est autorisé à déployer son système de conduite autonome supervisée FSD (Full Self-Driving) aux Pays-Bas. Proposé sous forme d’achat ou d’abonnement, ce dispositif marque une première en Europe pour une utilisation relativement ouverte au grand public, même si elle reste strictement encadrée. Une conduite autonome… sous surveillanceLe FSD déployé repose sur un niveau 2+ selon la classification SAE, ce qui signifie que le conducteur doit rester vigilant à tout moment. Le véhicule peut gérer seul la navigation, les intersections ou les changements de voie, mais l’humain doit être prêt à intervenir immédiatement. Dans des environnements urbains complexes comme Amsterdam, les premiers retours sont positifs. Le système semble capable de cohabiter efficacement avec les cyclistes et de s’adapter à un trafic dense, alternant prudence et assertivité selon les situations. Une autorisation encore provisoireL’accord a été délivré par l’organisme néerlandais RDW après des tests approfondis. Selon les autorités, le système permettrait de réduire significativement les risques d’accident. Toutefois, cette autorisation reste temporaire et sous conditions strictes, notamment en matière de responsabilité qui incombe toujours au conducteur. Tesla a dû se conformer à la réglementation européenne R171, un cadre technique particulièrement exigeant comprenant des milliers de pages et des centaines de critères. Un premier pas vers une adoption européenneCe lancement pourrait faire jurisprudence. Le dossier a été transmis à la Commission européenne, ouvrant la voie à un possible effet domino dans d’autres pays. Toutefois, l’Europe reste prudente, avec une approche progressive et très réglementée. D’autres constructeurs comme Mercedes-Benz proposent déjà des systèmes de niveau 3, mais dans des conditions beaucoup plus limitées, par exemple sur autoroute uniquement.
L’intelligence artificielle bouleverse les usages… et transforme les cybermenaces. Les entreprises prennent conscience des risques, mais doivent encore adapter leurs pratiques pour sécuriser efficacement ces nouveaux outils. Interview : Kader Seddak, directeur commercial cloud et sécurité IA chez Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines - L’IA est une technologie disruptive comme jamais vue.- Il n’y a pas d’IA sans données, et la donnée est la valeur de l’entreprise.- Le premier risque, c’est de perdre la visibilité.- On passe d’une IA qui dit à une IA qui fait.- La sensibilisation, c’est déjà la moitié du travail.Quels sont les principaux risques liés à l’IA ?Le premier risque est la perte de visibilité : les technologies évoluent vite et rendent les systèmes plus complexes à maîtriser. Le deuxième concerne les nouvelles menaces spécifiques comme le prompt injection, qui permet de contourner les protections des modèles. Enfin, l’IA reste une application intégrée au système d’information, avec tous les risques classiques liés au code et à l’infrastructure. Les entreprises ont-elles pris la mesure du risque lié à l’IA ?Oui, la prise de conscience est réelle et plus rapide que pour les technologies précédentes. Contrairement au cloud, où la sécurité arrivait souvent après coup, les entreprises comprennent aujourd’hui que l’IA repose entièrement sur la donnée, qui constitue leur valeur. Mais si les bons garde-fous ne sont pas mis en place dès le départ, il existe un risque important de perte ou d’exposition de ces données. Comment sécuriser les nouveaux usages comme les agents IA ?La priorité est de comprendre les menaces avant de chercher à s’en protéger. La sécurité repose sur une veille active et exploitable, permettant de prioriser les risques.Il est essentiel d’intégrer la cybersécurité dès la conception des projets, en s’appuyant sur les mécanismes existants. Avec l’essor des agents, la multiplication des flux entre systèmes devient un enjeu majeur, nécessitant des solutions adaptées pour les contrôler et les sécuriser.
L’intelligence artificielle transforme en profondeur les réseaux sociaux, jusqu’à bouleverser notre manière de consommer l’information. Entre automatisation, infobésité et perte de discernement, David Fayon alerte sur les dérives et appelle à une prise de conscience. Interview : David Fayon, consultant spécialiste du numérique, NumerikissimoPunchlines - On est dans une infobésité permanente.- L’algorithme produit une viralité supérieure à l’humain.- Les IA génératives rendent fainéants.- Une donnée ne devient information que contextualisée.- Il faut pratiquer une diète informationnelle.L’IA a-t-elle réellement bouleversé les réseaux sociaux ?Oui, elle a accéléré une transformation déjà engagée. Au départ, les réseaux sociaux reposaient sur des échanges entre individus, souvent dans une logique chronologique. Puis les algorithmes ont pris le dessus, en mettant en avant les contenus les plus engageants. Aujourd’hui, on franchit une nouvelle étape avec des contenus générés par l’IA, voire des interactions automatisées. On entre dans un monde où les machines peuvent produire, diffuser et même interagir à la place des humains. L’humain est-il en train de disparaître des réseaux ?Je ne dirais pas qu’il disparaît complètement, mais sa place s’amenuise. Les contenus générés par les IA ont une viralité souvent supérieure à celle des humains. Cela impose une cohabitation entre l’homme et la machine. L’humain doit comprendre les algorithmes, développer une expertise et apporter une valeur ajoutée, notamment en réexaminant les contenus produits par les IA pour leur donner du sens. Comment s’informer correctement dans ce nouvel environnement ?Il faut avant tout faire preuve de discernement. Cela passe par le choix des sources, la compréhension des informations et la capacité à remonter à l’origine. Une donnée brute n’a pas de valeur sans contextualisation. Il est essentiel de vérifier les informations, d’identifier leur émetteur et d’éviter de relayer sans comprendre. C’est un effort qui demande du temps et une certaine discipline. Pourquoi parlez-vous de diète informationnelle ?Parce que nous sommes dans une situation de surcharge. Les informations doublent très rapidement, ce qui crée une pression constante pour rester à jour. Cela génère du stress et réduit notre capacité de concentration. Il faut apprendre à filtrer, à limiter les sollicitations et à privilégier la qualité plutôt que la quantité. Sans cela, on devient passif face à l’information.
Meta relance la bataille de l’IA avec Muse Spark. OpenAI montre que ses garde-fous peuvent déclencher une alerte bien réelle. Le MacBook Neo secoue le marché. Le vrai créateur du Bitcoin possiblement découvert. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Meta dégaine Muse Spark (0:12)Nous revenons sur l’arrivée de Muse Spark, le nouveau moteur d’IA de Meta, pensé d’abord pour renforcer l’écosystème maison, de Meta AI à Facebook, Instagram, WhatsApp et aux lunettes connectées. Plus compact et moins énergivore, il ne bouleverse pas encore les usages, mais il marque surtout le retour offensif de Meta dans la course à l’IA. Quand ChatGPT déclenche une alerte policière (6:21)Nous évoquons ce cas survenu en France, où des propos menaçants tenus à ChatGPT auraient déclenché une chaîne d’alerte impliquant OpenAI, le FBI puis la plateforme Pharos. L’affaire rappelle que les conversations avec les IA ne sont pas de simples échanges privés, mais aussi que certains dispositifs de sécurité peuvent fonctionner concrètement. MacBook Neo : Apple face à un problème industriel ? (8:40)Nous parlons du MacBook Neo, qui utiliserait des puces issues de la chaîne de production de l’iPhone, avec un cœur désactivé, une astuce industrielle aussi maligne qu’efficace. Mais si le succès commercial se confirme, cette mécanique pourrait se retourner contre Apple en compliquant l’approvisionnement et en pesant sur les coûts. Satoshi Nakamoto démasqué ? (18:40)L'enquête du journaliste John Carreyrou pour le New York Times affirme qu'un certain Adam Back est le créateur du Bitcoin. L’intéressé dément, comme d’autres avant lui, et le mystère reste entier, mais cette nouvelle piste montre que l’obsession autour de Satoshi Nakamoto continue de fasciner autant le monde techno que le monde médiatique. Cyber, numérique, digital... La bataille des mots (24:12)Nous terminons sur une discussion de vocabulaire entre la France et le Québec autour des mots cyber, numérique et digital. Un échange léger, mais révélateur de deux cultures francophones qui parlent de technologie avec des sensibilités différentes.
Les patrons de l’IA accusés d’irresponsabilité. Meta relance la bataille avec un nouveau modèle. Le Sénat veut protéger le droit d’auteur face aux IA. Un homme interpellé après des menaces sur ChatGPT. L’État français amorce son divorce avec Microsoft. Une voiture autonome tue une cane au Texas. La guerre de la recharge ultra-rapide s’intensifie en Chine. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Les patrons de l’IA face aux critiques (00:01)Les dirigeants de l’intelligence artificielle, de Sam Altman à Mark Zuckerberg, en passant par Elon Musk ou Dario Amodei, sont accusés de précipitation et de manque de sagesse dans le déploiement de l’IA générative. Les débats relancés par Demis Hassabis, patron de Google DeepMind, interrogent la responsabilité de ces acteurs qui façonnent un bouleversement technologique majeur devenu impossible à freiner. Droit d’auteur : le Sénat veut inverser la charge de la preuve (04:54)Une proposition de loi adoptée au Sénat vise à obliger des acteurs comme OpenAI, Google ou Mistral AI à prouver qu’ils n’ont pas utilisé d’œuvres protégées pour entraîner leurs modèles. Soutenu par les ayants droit mais critiqué par le gouvernement, le texte pose un dilemme stratégique entre protection des créateurs et compétitivité des champions français de l’IA. Menaces sur ChatGPT : quand l’alerte devient policière (06:50)Un homme a vu le RAID intervenir à son domicile après avoir évoqué des intentions violentes auprès de OpenAI via ChatGPT. L’alerte automatique transmise aux autorités illustre l’existence de mécanismes de surveillance et rappelle que les échanges avec une IA ne sont pas totalement confidentiels. L’État français veut tourner la page Windows (08:22)La DINUM annonce vouloir abandonner Windows au profit de Linux et renforcer la souveraineté numérique. Plusieurs administrations, comme le CNRS, amorcent une transition vers des solutions alternatives, tandis que le débat reste ouvert sur le coût réel et la faisabilité d’un tel basculement à grande échelle. Voiture autonome : l’accident qui relance le débat (10:03)Au Texas, un véhicule autonome de la société Everide a percuté une cane, suscitant l’émoi local. Après des précédents impliquant des robotaxis comme ceux de Waymo, l’incident ravive la question de l’acceptabilité sociale et des standards de sécurité des voitures sans conducteur. Recharge express : la nouvelle bataille des voitures électriques (12:06)Le constructeur chinois BYD promet une recharge quasi complète en moins de dix minutes, aussitôt défié par Lynk & Co, filiale de Geely. La compétition se déplace désormais sur la vitesse de charge, nouveau levier stratégique dans la guerre mondiale du véhicule électrique. Meta dégaine MuseSpark, son nouveau moteur d’IA (14:25)Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, Meta dévoile Muse Spark, nouveau modèle développé par son Super Intelligence Lab pour renforcer Meta AI. Objectif : rivaliser avec les meilleurs LLM du marché, tout en optimisant la consommation énergétique pour une intégration future dans ses plateformes et objets connectés. Le vrai créateur du Bitcoin démasqué ? (23:22)Le mystère autour de Bitcoin rebondit après une enquête du The New York Times affirmant avoir identifié Adam Back comme étant le véritable Satoshi Nakamoto. L’intéressé dément formellement, relançant une énigme vieille de plus de quinze ans qui continue de fasciner la planète crypto. Comment l’IA bouleverse les réseaux sociaux (29:04)David Fayon – Numérikissimo analyse la transformation profonde des plateformes sociales, de la chronologie à l’algorithmisation totale, jusqu’aux contenus générés par IA et à l’émergence de l’IA agentique. Une mutation qui questionne la place de l’humain face à des flux automatisés et à la viralité artificielle. L’IA face au défi cybersécurité (39:04)[PARTENARIAT] Kader Seddak – Orange Cyberdefense détaille les nouveaux risques liés à l’IA en entreprise : prompt injection, Shadow AI et multiplication des flux entre agents autonomes. Il plaide pour une approche security by design afin d’intégrer l’IA dans les systèmes d’information sans exposer les données stratégiques.
Une enquête fouillée du New Yorker relance les interrogations autour de Sam Altman, figure centrale de la révolution de l’IA. Au-delà du portrait personnel, l’affaire pose une question de fond : peut-on confier une technologie aussi structurante à des dirigeants dont la gouvernance est contestée ? Un portrait accablant du patron d’OpenAILe New Yorker publie une longue enquête fondée sur plus de cent entretiens et des documents internes, dont un mémo attribué à Ilya Sutskever mettant en cause la franchise de Sam Altman. L’article décrit un dirigeant accusé par plusieurs anciens proches d’avoir déformé certains faits, minimisé des risques et cultivé une communication à géométrie variable au service de ses ambitions. Le traumatisme du Blip de 2023Le récit revient aussi sur la crise de novembre 2023, lorsque Sam Altman a été évincé puis rapidement réinstallé à la tête de OpenAI. Cet épisode rocambolesque, baptisé Blip en interne, continue d’alimenter les doutes sur la gouvernance interne de l’entreprise, au moment même où son poids économique et politique ne cesse de grandir avec le soutien de Microsoft. Qui gouverne vraiment l’intelligence artificielle ?Au-delà du cas Altman, le sujet dépasse qui interroge est celui de la personnalité des dirigeants de la tech. De Sam Altman à Mark Zuckerberg, en passant par les investisseurs Peter Thiel ou Marc Andreesen, peut-on avoir confiance à quelques dirigeants, presque mégalomanes, qui détiennent entre leurs mains la technologie clé de notre avenir, sans véritable contre-pouvoir ? Pour prolonger cette réflexion, on peut relire sur Monde Numérique l’épisode consacré aux trois ans de ChatGPT, ainsi que ce débrief sur le virage stratégique d’OpenAI.
À l’occasion de l’AWS Summit 2026 à Paris, quatre acteurs de l’IA explorent ses usages concrets, de la psychiatrie à l’industrie. Entre avancées médicales, jumeaux numériques et IA agentique, ils dressent un état des lieux sans filtre de l’adoption en entreprise. Interview : Martin Denais (cofondateur et CEO de Calliope), Nolwenn Morris (CEO de Iroc), Gautier Cloix (CEO de H Company), Sasha Rubel (directrice des politiques publiques IA chez AWS)En partenariat avec AWS Punchlines - Ce n’est pas une question de productivité, c’est une question de survie.- L’évolution de l’IA générative à l’IA agentique a pris moins d’un an.- En santé, l'IA peut analyser la voix pour soigner la santé mentale.- Les entreprises doivent tester vite et mesurer le retour sur investissement.Comment l’IA transforme-t-elle concrètement le secteur de la santé ?Martin Denais :Je développe une plateforme d’IA clinique pour aider les médecins à mieux suivre leurs patients. Nous analysons la voix, le comportement et des données comme le sommeil pour évaluer l’évolution des troubles. L’objectif est d’améliorer la décision médicale et de détecter plus tôt les rechutes. Nolwenn Morris :Je travaille sur un jumeau numérique du corps humain. Cela permet de comprendre les mécanismes biologiques et de générer directement le traitement le plus adapté. On ne teste plus des molécules au hasard, on part du besoin du patient pour concevoir la bonne solution. Pourquoi développer ses propres modèles d’IA ?Martin Denais :Je suis parti de modèles open source que j’ai adaptés à la psychiatrie, car les modèles généralistes ne sont pas performants dans ce domaine. Nous avons collecté des données inédites issues de milliers de patients pour entraîner notre modèle. Nolwenn Morris :Dans notre cas, toute la structuration des données est propriétaire. Nous utilisons aussi d’autres modèles, mais notre valeur repose sur une approche neurosymbolique qui permet de combler les zones inconnues et de générer de nouvelles connaissances. Quels sont les freins à l’adoption de l’IA ?Sasha Rubel :Le principal frein reste le manque de compétences et la difficulté à suivre un rythme d’innovation très rapide. L’évolution technologique est devenue extrêmement rapide, ce qui complique l’adoption. Gautier Cloix :Il y a aussi des obstacles réglementaires et culturels. En Europe, la complexité et la fragmentation ralentissent les déploiements. Mais en parallèle, ces exigences apportent aussi un cadre éthique important, notamment dans la santé. L’IA agentique peut-elle accélérer l’adoption en entreprise ?Gautier Cloix :On est entré dans une nouvelle génération d’IA avec des agents capables d’agir directement dans les systèmes. Ils utilisent les outils comme le ferait un humain, sans nécessiter des mois d’intégration technique. Cela permet de tester et déployer des cas d’usage en quelques jours seulement. Sasha Rubel :Les agents vont jouer un rôle clé, mais ils reposent aussi sur des fondations essentielles comme le cloud. C’est ce qui permet de passer à l’échelle, de garantir la sécurité des données et de rendre ces technologies accessibles aux entreprises, quelles que soient leur taille.
Et si votre identité numérique passait directement par votre cerveau ? Yneuro développe une technologie d’authentification neuronale continue, sans mot de passe ni geste. Une innovation qui pourrait transformer radicalement notre rapport à la sécurité numérique. Interview : Thomas Semah, fondateur de YneuroCette interview a été réalisée lors de l’AWS Summit 2026 Punchlines - On n’a plus besoin de reconnaissance faciale ni d’empreinte digitale.- La biométrie est vérifiée en continu, toutes les 50 millisecondes.- L’utilisateur est reconnu sans aucun geste ni mot de passe.- On ne lit pas les pensées, on fait uniquement de l’authentification.- L’objectif est de remplacer toutes les méthodes biométriques actuelles.Qu’est-ce que Yneuro et en quoi consiste votre technologie ?Chez Yneuro, nous avons créé une solution d’authentification basée sur le cerveau. Concrètement, on utilise une signature neuronale captée via des objets du quotidien comme des lunettes connectées ou des écouteurs. Cela permet de s’authentifier sans reconnaissance faciale, sans empreinte digitale et sans scan de l’iris. L’objectif est de faire de cette technologie un standard capable de remplacer les méthodes biométriques traditionnelles. Quel est le principal avantage par rapport aux systèmes actuels ?Le principal avantage, c’est le sans friction. L’utilisateur met simplement son appareil — casque, écouteurs ou lunettes — et il est reconnu automatiquement, sans aucune action. Il n’y a plus de mot de passe à retenir ni de geste à effectuer. Cette simplicité attire déjà de nombreux acteurs de la tech et de l’électronique grand public à l’international. Comment fonctionne concrètement cette authentification ?Il y a d’abord une phase de création de profil, puis une phase d’authentification. Mais contrairement aux systèmes classiques, ce n’est pas une vérification ponctuelle. Ici, la biométrie est analysée en continu, toutes les 50 millisecondes. Tant que le système reconnaît l’utilisateur, l’accès reste ouvert. Cela permet de relier en permanence un espace sécurisé à une identité, de manière dynamique.
Gradium développe des modèles d’intelligence artificielle capables de comprendre, générer et transformer la voix en temps réel. Son cofondateur Neil Zeghidour revient sur une technologie en pleine explosion et ses débouchés concrets. Interview : Neil Zeghidour, cofondateur de GradiumCette interview a été réalisée lors de l’AWS Summit 2026 Punchlines - On entraîne des modèles pour retranscrire, générer et traduire la voix.- On fournit des briques pour créer des applications vocales interactives.- On a eu nos premiers clients en six semaines.- Le marché de la voix est en croissance exponentielle.- Le défi est de transformer l’avance technologique en succès commercial.Qu’est-ce que Gradium et à quoi servent vos technologies ?Gradium développe des modèles d’intelligence artificielle dédiés à la voix. Nous travaillons sur la retranscription, la génération de voix naturelle, la transformation et la traduction vocale. L’idée est de proposer ces technologies comme des briques pour permettre à d’autres de construire des applications vocales. Cela peut être du secrétariat médical automatisé, des agents de support client, des personnages interactifs dans les jeux vidéo ou encore du contenu généré automatiquement. Quel lien avec le laboratoire Kyutai ?Nous sommes à l’origine du laboratoire Kyutai, qui se concentre sur la recherche en open source. Nous y avons développé des modèles de conversation et de traduction en temps réel. Mais rapidement, des demandes commerciales sont apparues pour des solutions plus robustes et prêtes à l’emploi. Cela a conduit à la création de Gradium, qui se concentre sur les applications commerciales, tandis que Kyutai poursuit la recherche. Où en êtes-vous aujourd’hui sur le marché ?Nous avons signé nos premiers clients en seulement six semaines, ce qui est très rapide pour une entreprise qui développe ses propres modèles depuis zéro. Nos clients sont principalement dans les interactions téléphoniques, où ils cherchent des expériences rapides, fiables et naturelles. Nous travaillons aussi avec les médias, notamment pour créer des contenus à partir de voix spécifiques grâce au clonage vocal. Notre force principale est notre avance technologique. Nous avons été les premiers à résoudre des problèmes comme la conversation et la traduction vocale en temps réel. Le défi aujourd’hui n’est plus technologique mais commercial : transformer cette avance en succès durable sur un marché en très forte croissance. Comment définir une voix IA de qualité ?La qualité dépend beaucoup du contexte d’usage. Une voix peut être très expressive ou au contraire plus neutre selon la situation. Il faut aussi une interaction fluide, avec très peu de latence, pour se rapprocher d’une conversation humaine. L’objectif n’est pas de tromper l’utilisateur, mais d’offrir une expérience agréable, tout en indiquant clairement qu’il s’agit d’une IA.
Apple fête un demi-siècle d'innovations et de soubresauts. Proton veut s’imposer comme alternative européenne à Google et Microsoft. Meta referme la parenthèse Messenger.com. Free bouscule le marché avec un forfait mondial illimité. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Apple, 50 ans de fascination et de controverseÀ l’occasion des 50 ans d’Apple, nous évoquons la place unique de la marque dans l’histoire de la tech, entre mythe fondateur, nostalgie personnelle et puissance industrielle. Il évoque aussi les zones d’ombre de la firme, son culte du secret, sa communication ultra-verrouillée et le basculement d’une marque d’informaticiens vers un géant du lifestyle. L’épisode rappelle aussi un moment clé de cette saga : le sauvetage d’Apple par Microsoft à la fin des années 1990, un épisode resté célèbre dans l’histoire de la rivalité Mac-PC. À réécouter sur Monde Numérique : Apple, 50 ans de révolutions technologiques et Apple : retour sur 50 ans d’innovations avec Olivier Frigara, On refait le Mac. Proton attaque Google Workspace et Microsoft 365La société suisse Proton élargit son offensive avec Proton Workspace, une suite bureautique pensée comme une alternative à Google Workspace et Microsoft 365. Bruno Guglielminetti et Jérôme Colombain saluent l’émergence d’une offre européenne crédible, centrée sur la confidentialité, le chiffrement et la souveraineté numérique. Nous soulignons le vrai défi : convaincre les utilisateurs de quitter des outils déjà omniprésents. Pour prolonger le sujet sur les alternatives européennes, voir aussi sur Monde Numérique : Le Switch : sortir de la dépendance aux GAFAM, avec Christofer Ciminelli, Orso Média. Meta referme Messenger.comPetit changement qui peut en agacer plus d’un : Meta va mettre fin à Messenger.com en le redirigeant vers Facebook. Une décision qui oblige les utilisateurs à repasser par l’univers Facebook, alors même que Messenger avait été progressivement émancipé du réseau social. Bruno y voit une façon habile de ramener dans Facebook des usagers qui n’utilisaient plus que la messagerie. Un retour en arrière révélateur de la manière dont les grandes plateformes réorganisent leurs services au gré de leurs intérêts stratégiques. FreeMax, le forfait mobile qui veut séduire les grands voyageursEn France, Free a frappé fort avec Free Max, un forfait promettant de la data illimitée en France et dans plus de 135 destinations. Une annonce très commentée, à la fois pour son positionnement agressif et pour ce qu’elle dit de l’évolution du marché mobile face aux offres eSIM internationales. On rappelle cependant qu’au-delà de l’effet d’annonce, tout dépendra de la qualité réelle du réseau et des usages concrets. Dans L'Hebdo : spécial AWS Summit Paris Coup d'oeil sur le sommaire de L’Hebdo 04/04 : le AWS Summit Paris 2026, où j'ai enregistré une émission spéciale en partenariat avec Amazon Web Services. Au programme : santé connectée, intelligence artificielle en entreprise et panorama des innovations vues sur place. L’un des enseignements marquants concerne l’adoption de l’IA dans les entreprises françaises : selon une étude relayée par AWS, 40 % des entreprises françaises utilisent l’IA, contre 54 % en moyenne en Europe, avec un retard persistant des PME. À écouter dans. Dans Mon Carnet : GAFAM, cybersécurité et désinformationDe son côté, Bruno Guglielminetti annonce un épisode très éditorial de Mon Carnet, avec plusieurs auteurs invités. Il recevra notamment Alexandre Piquard, Le Monde, autour du livre Les Nouveaux Maîtres, consacré aux dirigeants des GAFAM et à leur influence croissante sur la société.
Un bug de messagerie à bord d'Artemis II. L'Iran menace les Big Tech. Anthropic perd son code source. L'IA, parfois, désobéit. OpenAI investit un média. L’IA dans les entreprises françaises. Mistral s'offre un méga data center. Free lance un forfait mondial. Innovations à l'AWS Summit à Paris. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Bug informatique dans l’espace pour Artemis IIPetit moment de solitude pour la NASA : en pleine mission Artemis II, un bug d’Outlook sur une tablette Surface Pro du commandant a été diffusé en direct. Rien de critique pour le vol, les systèmes essentiels étant séparés des outils grand public. Mais l’incident, impliquant un logiciel Microsoft, rappelle que même dans l’espace, l’informatique du quotidien peut dérailler. Pas d'impact sur la mission mais un mauvais coup pour l’image de la Nasa et de Microsoft. L’Iran menace les Big Tech américainesLe corps des gardiens de la révolution iranien a menacé plusieurs entreprises américaines présentes au Proche-Orient, parmi lesquelles Google, Apple, Meta, Tesla, Palantir, Boeing ou encore Nvidia. Téhéran accuse ces groupes de contribuer aux opérations militaires via leurs technologies de ciblage et d’analyse de données. Un nouvel épisode qui confirme le rôle central de l’IA et du numérique dans ce que certains qualifient déjà de première guerre de l’intelligence artificielle. Fuite du code source de Claude chez AnthropicLa start-up américaine Anthropic a laissé fuiter par erreur 512 000 lignes de code de son modèle Claude Code. Découverte par un expert en cybersécurité, la fuite expose des éléments sensibles de son architecture interne, sans données clients selon l’entreprise. Ce revers fragilise l’éditeur face à ses concurrents et pourrait faciliter le contournement de certains garde-fous de sécurité, malgré les tentatives de retrait des contenus publiés notamment sur GitHub. Quand les IA mentent et désobéissentUne étude britannique révèle des comportements préoccupants chez certains agents IA développés par OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. Suppression d’e-mails sans autorisation, contournement de règles, voire mensonges : les chercheurs évoquent des stratégies émergentes inattendues. Des dérives qui relancent le débat sur la fiabilité des systèmes dans des environnements critiques et font écho aux mises en garde de Dario Amodei, patron d’Anthropic, sur la complexité croissante de ces modèles. OpenAI rachète un podcast influentNouvelle stratégie pour OpenAI, qui met la main sur le podcast TBPN (Technology Business Programming Network), talk-show quotidien suivi par des dizaines de milliers d’entrepreneurs de la Silicon Valley. Au-delà du développement technologique, la société de Sam Altman entend désormais peser directement dans le débat public autour de l’intelligence artificielle — au risque de brouiller les frontières entre information et communication. L’IA progresse dans les entreprises françaisesSelon une étude publiée par Amazon Web Services, 40 % des entreprises françaises utilisent désormais l’IA, contre 54 % en moyenne en Europe. Les startups sont les plus avancées, tandis que PME et grandes entreprises avancent plus prudemment. Seules 19 % des organisations se situent à un stade d’adoption avancé, avec une transformation en profondeur des modèles économiques. Le manque de compétences numériques reste le principal frein. Mistral investit 830 millions dans un data center géantLa pépite française Mistral AI va construire son propre data center en Essonne, près de Paris, pour un montant de 830 millions de dollars. Objectif : renforcer son autonomie technologique et réduire sa dépendance au cloud de Microsoft. Avec près de 14 000 GPU Nvidia et une puissance de 44 MW, ce projet marque une nouvelle étape dans la quête de souveraineté numérique française. Free lance un forfait mobile mondial illimité L’opérateur Free lance FreeMax, un forfait à 30 euros par mois promettant de la data illimitée dans 138 destinations. Une offensive directe contre les offres eSIM et les forfaits voyageurs traditionnels. Reste à voir si cette stratégie séduira les grands voyageurs et si l’illimité international tiendra toutes ses promesses. Débrief transatlantique : les 50 ans d’AppleDans le débrief avec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, retour sur les 50 ans de Apple. De la rivalité mythique avec Microsoft au retour spectaculaire de Steve Jobs, l’histoire de la marque à la pomme continue de fasciner. L’épisode rappelle aussi combien l’entreprise, aujourd’hui géant mondial du lifestyle technologique, a connu plusieurs vies avant de devenir l’icône que l’on connaît. AWS Summit Paris : l’IA au service de la santé [PARTENARIAT]À l’occasion de l’AWS Summit à Paris, rencontre avec Sasha Rubel – Amazon Web Services, autour des enjeux d’adoption de l’IA en France. L’événement a également mis en lumière des startups innovantes dans la santé. Martin Denais – Callyopé présente une IA capable d’analyser la voix pour suivre l’évolution de troubles psychiatriques, en complément du travail des médecins. Nolwenn Morris – iRoc développe un jumeau numérique du corps humain pour concevoir plus rapidement des traitements personnalisés, notamment contre la maladie de Charcot. Enfin, Thomas Sehma – Yneuro propose une authentification par signature neuronale, via lunettes ou écouteurs connectés, pour remplacer mots de passe et empreintes digitales. Chapitres 00:10 – Bug Outlook dans l’espace03:43 – Menaces iraniennes sur la tech05:27 – Fuite chez Anthropic06:54 – IA désobéissantes09:09 – OpenAI rachète TBPN10:18 – Adoption de l'IA en France11:20 – Data center Mistral12:21 – Forfait FreeMax14:18 – 50 ans d’Apple28:21 – IA et santé à l’AWS Summit
Et si le code source était le patrimoine le plus précieux de notre époque ? Roberto Di Cosmo explique pourquoi il est vital de préserver tous les logiciels, même les plus insignifiants. Une mission titanesque qui pourrait bien devenir un enjeu stratégique majeur pour nos sociétés. Interview : Roberto Di Cosmo, chercheur en informatique et fondateur de Software HeritagePunchlines - Sans code source, on perd le contrôle du numérique.- GitHub n’est pas une archive, c’est une plateforme éphémère.- On archive tout, même les logiciels inutiles.- Quelques pétaoctets suffisent pour préserver toute l’histoire du code.- Le code est un enjeu de souveraineté stratégique.Pourquoi archiver tous les codes sources existants ?L’informatique est le fondement de notre société, mais on oublie que tout repose sur des codes sources. Sans ces codes, on perd la maîtrise de ce qu’on utilise au quotidien. On s’est rendu compte que ces codes étaient dispersés sur des plateformes fragiles et parfois éphémères. Certains ont déjà disparu du jour au lendemain. Il n’existait aucune véritable archive, contrairement au web ou aux images. C’est ce constat qui a déclenché notre projet. GitHub ne suffit pas à préserver les logiciels ?Non, absolument pas. GitHub ou GitLab sont des plateformes de collaboration, pas des archives. On peut y supprimer un projet à tout moment, ou une plateforme peut fermer. Cela s’est déjà produit avec des services comme Google Code. Des millions de projets ont disparu. Une archive, au contraire, garantit que ce qui est déposé restera accessible dans le temps. Pourquoi avoir choisi d’archiver absolument tout, même le code inutile ?Parce qu’il est impossible de juger à l’avance ce qui sera important. Un exemple marquant est PHP, qui semblait insignifiant à ses débuts et qui est devenu essentiel pour le web. Le logiciel évolue avec le temps. Ce qui paraît inutile aujourd’hui peut devenir crucial demain. Donc on archive tout, sans filtrer, et on laisse l’histoire faire le tri. Le code devient-il un enjeu stratégique aujourd’hui ?Oui, clairement. Nous dépendons énormément de plateformes étrangères sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle. Si l’accès est coupé, toute la chaîne logicielle peut s’arrêter. Software Heritage permet de reconstruire cette continuité en fournissant une copie indépendante. Cela devient un enjeu de souveraineté, pour les entreprises comme pour les États.
De l’Apple I bricolé dans un garage californien à l’iPhone devenu objet-monde, cet épisode retrace un demi-siècle d’innovations qui ont redéfini l’informatique grand public. Il raconte aussi comment la vision de Steve Jobs, puis la continuité imposée par Tim Cook, ont fait d’Apple une entreprise à part dans l’histoire de la tech. Des débuts artisanaux à la naissance d’un mytheFondée le 1er avril 1976 par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ron Wayne, Apple démarre modestement avec l’Apple I avant de prendre son envol avec l’Apple II. L’épisode revient sur cette naissance quasi légendaire, dans le garage de Los Altos, sur le rôle souvent oublié de Ron Wayne, et sur les premiers choix fondateurs de la marque : marier innovation technique, simplicité d’usage et ambition commerciale. Au fil des années, Apple impose déjà ce qui fera sa différence : une attention obsessionnelle au design, à l’ergonomie et à l’intégration entre matériel et logiciel. Le tournant Macintosh et la vision Steve JobsL’histoire bascule dans les années 1980 avec le Macintosh, lancé dans le sillage de la mythique campagne 1984. L’épisode montre comment Apple s’oppose alors au modèle dominant incarné par IBM et l’univers PC, en défendant une informatique plus intuitive, plus graphique, plus humaine. C’est aussi le temps des tensions internes, de l’éviction de Steve Jobs en 1985, puis de son grand retour en 1997, moment-clé sans lequel Apple aurait peut-être disparu. iPod, iPhone, iPad : Apple change d’échelleLe récit suit ensuite la spectaculaire renaissance de la marque avec l’iMac, puis l’iPod, qui propulse Apple au-delà du seul marché informatique. Vient ensuite 2007 et la rupture majeure : l’iPhone, présenté comme un iPod, un téléphone et un terminal Internet réunis dans un seul appareil. L’épisode rappelle combien cette séquence a transformé Apple en géant du numérique, avant l’arrivée de l’iPad, qui ouvre une nouvelle catégorie entre ordinateur et mobile. En écho, Monde Numérique a également consacré un épisode à la démocratisation du tactile avec Tech de rupture : l’écran tactile. L’ère Tim Cook : services, santé, puces maisonAprès la mort de Steve Jobs en 2011, Tim Cook prend les commandes et installe une forme de continuité dans le changement. L’épisode raconte l’accélération d’Apple Pay, d’Apple Music, d’iCloud et de l’Apple Watch, tout en soulignant l’importance croissante des services et de la santé connectée. Il revient aussi sur un virage industriel majeur : l’ère Apple Silicon, qui renforce encore la stratégie d’intégration verticale chère à Apple. Vision Pro, intelligence artificielle : les défis des 50 prochaines annéesEnfin, cet épisode anniversaire s’interroge sur la suite. Avec l’Apple Vision Pro et sa promesse d’informatique spatiale, Apple tente d’ouvrir un nouveau chapitre, sans avoir encore trouvé l’équivalent de l’évidence commerciale de l’iPhone. Au moment où la marque célèbre officiellement ses 50 ans, la question posée est claire : comment rester un leader du design, des usages et de l’innovation, tout en rattrapant le tempo imposé par l’intelligence artificielle et les nouveaux paradigmes matériels ? À écouter aussi : Interview d'Olivier Frigara, spécialiste du monde Apple
Depuis le premier Macintosh jusqu’à l’iPhone, Olivier Frigara retrace les grandes secousses qui ont façonné Apple. Le journaliste et podcasteur livre aussi son regard sur l’ère Tim Cook et les défis qui attendent encore la marque. Interview : Olivier Frigara, journaliste spécialisé et animateur du podcast On refait le MacPunchlines - Le premier Macintosh m’a mis un coup dans l’estomac.- Apple a rendu la technologie accessible à tous.- Le retour de Steve Jobs en 1997 est un moment clé.- L’iMac a sauvé Apple de la faillite.- Apple n’invente pas toujours en premier, mais souvent au bon moment.Pourquoi Apple a-t-il été un choc pour vous dès le début ?J’ai découvert vraiment l’univers Apple avec le premier Macintosh en 1984. Ce qui m’a frappé, c’était l’interface graphique, la souris, le fait de pouvoir cliquer sur une icône au lieu de taper des lignes de commande : à l’époque, c’était révolutionnaire. Apple portait déjà une idée très forte : rendre la technologie accessible au plus grand nombre. C’est ce qui m’a séduit dès le départ, avec en plus ce souci du beau, du détail et de l’expérience utilisateur. Quels sont, selon vous, les grands tournants de l’histoire d’Apple ?Le lancement du Macintosh est évidemment un moment fondateur, autant pour le produit que pour la manière de le présenter. Steve Jobs a imposé un style, une mise en scène, une façon de raconter la technologie qui a marqué durablement toute l’industrie. Il y a aussi son départ, puis son retour en 1997. Son retour a été un moment extrêmement fort, notamment lorsqu’il a réussi à retourner la situation avec Microsoft et Bill Gates. Ensuite, l’iMac a sauvé Apple, puis l’iPhone a fait changer l’entreprise de dimension. Tim Cook a-t-il réussi à prolonger l’héritage de Steve Jobs ?Sur le plan économique et industriel, le bilan est plus que positif. Tim Cook a transformé Apple en machine redoutable, capable de lancer un produit mondialement en quelques jours et de faire d’Apple une marque encore plus puissante, presque une marque de luxe. En revanche, ce n’est pas un homme de produit comme Steve Jobs. Je trouve qu’il manque parfois cette étincelle, cette fraîcheur, cette capacité à faire surgir des produits réellement bouleversants dans leur usage. Apple reste très solide, mais on attend encore le prochain grand choc. Le futur d’Apple passe-t-il par le Vision Pro et l’intelligence artificielle ?Le Vision Pro m’a impressionné quand je l’ai essayé. La démonstration est bluffante, mais le prix reste un frein énorme. Pour que cette technologie change vraiment la donne, il faudra qu’elle devienne beaucoup plus accessible ou qu’elle se transforme en quelque chose de plus léger, comme des lunettes. Sur l’intelligence artificielle, Apple a clairement raté un virage. L’enjeu désormais, ce n’est pas seulement d’intégrer l’IA dans les appareils existants, c’est d’inventer le produit qui accueillera naturellement cette intelligence dans notre quotidien. Ecouter aussi : Apple, 50 ans d'innovations technologiques
Les cybercriminels passent à la vitesse supérieure avec des attaques toujours plus crédibles et automatisées. Entre faille critique sur iOS et arnaques dopées à l’IA, les risques n’ont jamais été aussi élevés. Interview : Benoît Grünenwald, expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESET Punchlines - Les deepfakes deviennent de plus en plus crédibles.- Les cyberattaques sont désormais industrialisées.- Les données personnelles alimentent les arnaques ciblées.- Mettre à jour ses appareils est indispensable.Parlons tout d'abord ce cette faille iOS particulièrement inquiétante : de quoi s’agit-il ?Cette alerte va au-delà d’une simple faille. On parle d’un kit d’exploit, c’est-à-dire un ensemble d’outils permettant d’utiliser une vulnérabilité pour prendre le contrôle d’un appareil. Dans ce cas précis, il suffit de visiter un site piégé avec un iPhone non à jour pour être infecté. Le scénario est simple : je reçois un SMS avec un lien, je clique, j’arrive sur un site compromis, et l’exploit s’exécute automatiquement. À partir de là, l’attaquant peut prendre le contrôle total de mon téléphone et accéder à mes données personnelles comme les contacts, les photos ou ma position. Nouveau sur le marché : les arnaques de livraison à base de deepfakesEn effet, on observe une nouvelle génération d’arnaques utilisant des images générées par IA. Par exemple, je reçois un message d’un prétendu livreur avec une photo d’un colis à mon nom, parfois même avec mon adresse. Ce qui change, c’est la personnalisation et l’industrialisation. Les cybercriminels ne se contentent plus de messages génériques : ils utilisent des bases de données et des outils automatisés pour générer des messages et des images sur mesure à grande échelle. Même si certaines images peuvent sembler imparfaites, elles deviennent de plus en plus crédibles. Et surtout, dans un contexte d’urgence ou de distraction, elles peuvent facilement tromper. Pourquoi le phishing explose-t-il autant aujourd’hui ?Les fuites de données jouent un rôle clé. Elles fournissent aux cybercriminels une énorme quantité d’informations personnelles qu’ils exploitent pour rendre leurs attaques plus convaincantes. On observe aussi une diversification des scénarios : colis, sécurité sociale, offres promotionnelles… Par exemple, des fausses offres de cartes de réduction très attractives peuvent inciter à cliquer rapidement sans vérifier. Les attaques sont de mieux en mieux construites, avec des noms de domaine crédibles et des messages personnalisés. Si on prend le temps d’analyser, on peut détecter des incohérences, mais dans la précipitation, le risque d’erreur est réel. Quels sont les réflexes essentiels pour se protéger ?Le premier réflexe, c’est la vigilance face aux messages non sollicités, quel que soit le canal : SMS, email ou messagerie. Le second, fondamental, c’est de maintenir tous ses appareils à jour. Dès qu’une mise à jour est disponible, il faut l’installer. C’est une mesure simple mais essentielle pour se protéger contre les failles connues.
La justice américaine ouvre une brèche historique contre Meta et YouTube pour les dommages causés aux mineurs. OpenAI revoit sa stratégie, entre l’arrêt de Sora et une réorganisation en profondeur. Anthropic impressionne avec Dispatch, un agent capable d’agir sur un ordinateur à distance. Google avance sur les avatars 3D dans Gemini tandis que Meta imagine une IA comme bras droit de son PDG. Enfin, Apple donne rendez-vous en juin pour une WWDC très attendue sur le front de l’IA. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) La justice s’attaque enfin aux plateformesLes États-Unis franchissent un cap avec des décisions de justice qui reconnaissent la responsabilité de plateformes comme Meta et YouTube dans les dommages psychologiques subis par des mineurs. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), ces jugements pourraient marquer le début d’une longue série de procédures, avec à la clé une jurisprudence potentiellement comparable aux grands procès contre l’industrie du tabac. OpenAI coupe Sora et se réorganiseLe générateur vidéo Sora est mis à l’arrêt, signe d’un recentrage stratégique chez OpenAI. Les deux animateurs décryptent ce virage, alors que Sam Altman semble désormais davantage mobilisé sur la conquête de clients et la solidité du modèle économique, dans un contexte de concurrence accrue. Anthropic accélère avec DispatchAvec Dispatch, Anthropic pousse encore plus loin la logique des agents IA. L’outil permettrait de piloter un ordinateur à distance depuis un smartphone, non plus comme une simple télécommande, mais comme un véritable assistant capable d’agir seul sur des fichiers, des applications ou des documents. Prometteur, mais pas sans risques en matière de sécurité et de contrôle. Gemini prépare des avatars 3DGoogle travaillerait sur des avatars 3D réutilisables dans Gemini, pour s’intégrer à des images et des vidéos générées par IA. Une évolution qui rappelle certaines ambitions du métavers, mais avec des usages cette fois plus concrets, notamment pour la création de contenus personnalisés. Zuckerberg veut son IA de directionMark Zuckerberg chercherait à se doter d’un agent IA conçu comme un véritable copilote exécutif. L’idée : agréger toute l’information utile de Meta pour aider à la décision, du suivi opérationnel aux arbitrages stratégiques. Un fantasme de dirigeant peut-être, mais aussi un aperçu de futurs outils pour les états-majors des grandes entreprises. Apple s'apprête à dégaine le nouveau Siri en juinLa WWDC d’Apple débutera le 8 juin et pourrait enfin clarifier la stratégie du groupe en matière d’intelligence artificielle. En ligne de mire : une intégration plus profonde de Gemini et, peut-être, une version plus crédible et plus aboutie d’Apple Intelligence. Dans Mon Carnet et Monde Numérique cette semaineDans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) annonce un épisode consacré à la cybersécurité post-quantique ainsi qu’à un photographe qui crée ses images au cœur des jeux vidéo. De son côté, Jérôme Colombain recevra Benoît Grunemwald (ESET) pour un point sur l’actualité cyber, entre faille iPhone et arnaques aux faux colis générés par IA, puis Roberto Di Cosmo (Software Heritage) autour de l’ambition de Software Heritage : archiver la mémoire mondiale du logiciel.
Les agents IA franchissent un nouveau cap. Anthropic joue les chevaliers blancs. Yann Le Cun fait cavalier seul avec les world models. Le smartphone fête ses 25 ans. Apple bouscule le marché avec son MacBook Neo. Sony en panne d'innovation lâche l’auto électrique. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) et François Sorel (Tech & Co) Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Les agents IA sortent du laboNous revenons sur l’explosion des agents IA capables d’agir directement sur un ordinateur. Derrière l’effet spectaculaire, on souligne aussi les dangers de ces outils encore jeunes, notamment lorsqu’ils accèdent à des machines personnelles ou à des données sensibles (Monde Numérique a déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises, notamment à propos de la révolution des agents IA en liberté, de la folie des agents IA et de la définition même d’agent IA). Anthropic, chevalier blanc de l’IA éthique ?Nous nous interrogeons sur la posture d’Anthropic et de son patron Dario Amodei face aux usages militaires de l’intelligence artificielle. Sincérité éthique ou stratégie d’image ? Yann LeCun et le pari des world modelsOn revient aussi sur l’offensive de Yann LeCun avec AMI Labs, sa nouvelle structure consacrée aux world models. Son ambition est claire : dépasser les limites des grands modèles de langage en développant une IA capable de comprendre le monde physique, de raisonner et, à terme, de gagner en autonomie (à écouter aussi sur Monde Numérique : L’HEBDO du 14 mars et L’Actu Tech du 14/03). 25 ans de smartphone : retour sur une révolutionÀ l’occasion du MWC Barcelona, nous revenons sur l’émission spéciale de François Sorel consacrée aux 25 ans du smartphone. C’est l’occasion de replonger dans la préhistoire du mobile intelligent, des premiers terminaux hybrides aux affrontements entre constructeurs, opérateurs et, plus tard, Apple. Au fil des souvenirs et des anecdotes, on voit comment une technologie encore floue au début des années 2000 s’est imposée comme le centre de notre vie numérique. On en profite aussi pour raconter les coulisses d’une révolution industrielle et culturelle qui continue de structurer toute la tech actuelle. MacBook Neo : Apple attaque l’entrée de gammeLe MacBook Neo, nouvelle offensive d’Apple sur le marché des ordinateurs portables abordables, démarre en trombe. Un produit à la fois séduisant, bien fini et stratégiquement redoutable. Pourrai-t-il attirer étudiants et nouveaux venus dans l'écosystème de la marque et propulser Apple sur un nouveau segment de marché, jadis réservé au monde PC ? Au-delà du prix, on analyse la logique d’Apple : proposer du matériel plus accessible pour mieux installer ensuite ses services et fidéliser sur le long terme. Sony : la fin d’un géant de l’électronique grand public ?Où va Sony ? Entre le recul dans les téléviseurs et l’abandon du programme automobile Afeela mené avec Honda, on a le sentiment que la marque japonaise perd encore un peu de son aura dans l’électronique grand public. Au-delà du cas Sony, c'est la fragilité plus large de l’industrie japonaise face aux géants chinois qui est en jeu.
Décision de justice historique contre les géants des réseaux sociaux. OpenAI se prépare à la Bourse. Anthropic invente l'agent IA télécommandé. Google crée un compresseur pour IA afin d'économiser la mémoire informatique. Sony abandonne son projet de voiture. Nouvelle cyberarnaque au deepfake. Une bibliothèque mondiale du logiciel 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Réseaux sociaux : décisions historiques contre Meta et GoogleCoup de tonnerre aux États-Unis : Mark Zuckerberg et ses pairs voient leur responsabilité reconnue par la justice. En Californie, Meta et Google ont été condamnés à verser 6 millions de dollars à une jeune femme accusant Instagram et YouTube d’avoir gravement altéré sa santé mentale. Une autre décision, au Nouveau-Mexique, impose à Meta 375 millions de dollars pour manquements dans la protection des mineurs. Pour la première fois, la justice américaine établit un lien clair entre les plateformes et les préjudices psychologiques subis par des adolescents. Des milliers d’actions similaires sont en préparation : un tournant majeur pour l’industrie. OpenAI en ordre de bataille pour la BourseGrande réorganisation chez OpenAI. L’entreprise abandonne son outil de génération vidéo Sora, jugé trop coûteux, et renonce à une version adulte de ChatGPT. Objectif : rationaliser et rassurer les investisseurs avant une introduction en Bourse attendue cette année. Sam Altman se recentre sur la stratégie financière et les infrastructures, laissant de côté la supervision directe de la sécurité. Une nouvelle phase s’ouvre pour le champion de l’IA générative. Anthropic accélère dans l’IA agentiqueLe concurrent Anthropic frappe fort avec une nouvelle fonction permettant de piloter un agent IA installé sur son ordinateur à distance depuis un smartphone. L’IA peut exécuter des tâches complexes de manière autonome, sans instructions détaillées. Une avancée spectaculaire vers l’IA agentique, capable d’agir pour l’utilisateur. Mais avec, en toile de fond, des questions de sécurité bien réelles. Google mise sur des IA plus sobresAvec son algorithme de compression TurboCant, Google promet de diviser par six la mémoire nécessaire aux modèles d’IA. Un enjeu stratégique alors que le prix de la RAM flambe et que la demande en puissance explose. Le groupe déploie aussi de nouvelles fonctions dopées à l’IA : Search Live pour interroger son smartphone en vidéo, et Ask Maps dans Google Maps pour formuler des requêtes d’itinéraires complexes. Apple vérifie l’âge des utilisateurs au Royaume-UniAu Royaume-Uni, Apple introduit avec iOS 26.4 un système de vérification d’âge obligatoire pour les adultes. Carte bancaire ou pièce d’identité seront nécessaires pour prouver sa majorité. Une mesure saluée pour la protection des mineurs, mais critiquée par certains défenseurs de la vie privée. Le débat sur l’équilibre entre sécurité et confidentialité est relancé. Sony abandonne sa voiture électriqueClap de fin pour l’Afeela. Le partenariat entre Sony et Honda, via leur coentreprise Sony Honda Mobility, prend fin. Les deux modèles électriques présentés ces dernières années ne verront jamais le jour. Un revers stratégique pour Sony, qui ambitionnait de se diversifier dans l’automobile connectée. Fuite massive de données à l’Éducation nationaleEn France, 243 000 agents de l’Éducation nationale ont vu leurs données personnelles diffusées sur le dark web après la compromission du logiciel RH Compass. Noms, adresses, numéros de téléphone et plannings figurent parmi les informations dérobées. Une attaque de plus qui illustre la vulnérabilité persistante des institutions publiques face au phishing et aux intrusions ciblées. Cybermenaces : iPhone vulnérable et arnaques dopées à l’IA[PARTENARIAT] Benoît Grünemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur un kit d’exploit visant iOS : la simple visite d’un site piégé peut permettre la prise de contrôle d’un iPhone non mis à jour. Autre phénomène inquiétant : des arnaques à la livraison utilisant des images générées par IA, personnalisées avec nom et adresse de la victime. Une industrialisation du phishing qui franchit un nouveau cap. Software Heritage : la bibliothèque mondiale du codePréserver tous les logiciels de la planète : l’ambition de Roberto Di Cosmo, fondateur de Software Heritage. L’organisation archive déjà des milliards de fichiers sources issus de plateformes comme GitHub ou GitLab. À l’heure du code généré par IA et du vibe coding, l’enjeu est patrimonial mais aussi stratégique : conserver la mémoire et la traçabilité du logiciel mondial.
Apple introduit une vérification d’âge sur iPhone au Royaume-Uni avec iOS 26.4. Une mesure destinée à protéger les mineurs, mais qui relance le débat sur la vie privée. Une vérification d’âge directement dans l’iPhoneApple déploie une nouveauté majeure avec iOS 26.4 : la vérification de l’âge des utilisateurs. Cette mesure concerne pour l’instant uniquement le Royaume-Uni, en réponse à l’Online Safety Act, une loi visant à mieux protéger les mineurs face aux contenus sensibles sur Internet. Concrètement, les nouveaux utilisateurs devront indiquer leur âge dès la configuration de leur iPhone. Pour les autres, la vérification pourra être demandée lors d’une mise à jour ou à l’ouverture d’applications réservées aux adultes. Pour prouver sa majorité, plusieurs options sont proposées : associer un moyen de paiement ou fournir une pièce d’identité. Une évolution notable dans l’écosystème Apple, qui ajoute une couche supplémentaire à la gestion des comptes utilisateurs. Des restrictions renforcées pour les mineursSi l’utilisateur est identifié comme mineur, l’iPhone reste utilisable, mais avec des limitations importantes. Le système active automatiquement des filtres de contenu web, bloque l’accès aux applications classées 18+ et renforce la sécurité des échanges. Une fonction spécifique permet notamment de flouter les images ou vidéos sensibles, en particulier lors du partage. L’objectif est clair : limiter l’exposition des plus երիտասարդ aux contenus inappropriés. Une décision anticipée par AppleFait intéressant, Apple n’était pas directement contraint d’implémenter cette fonctionnalité. La législation visait plutôt les plateformes et les éditeurs de contenus. Mais face à une pression croissante, y compris aux États-Unis, Apple a choisi d’anticiper en intégrant cette vérification directement dans son système d’exploitation. Une manière de garder le contrôle sur l’expérience utilisateur tout en répondant aux attentes des régulateurs. L’Europe privilégie une autre approcheLa question se pose désormais : ce système arrivera-t-il en France ou en Europe ? Rien n’est moins sûr, du moins sous cette forme. L’Union européenne travaille plutôt sur un portefeuille numérique permettant de prouver son âge sans divulguer inutilement ses données personnelles. Une approche qui se veut plus respectueuse de la vie privée, mais encore en cours de définition. La France, très engagée sur ces sujets, pourrait adopter des règles strictes, avec notamment une vérification obligatoire et des restrictions fortes pour les moins de 15 ans. Mais pour l’instant, les modalités restent floues.
Former massivement à l’intelligence artificielle est devenu un enjeu sociétal majeur. Les géants de la tech s'y mettent : IBM, AWS, Microsoft... Céline Corno détaille les avancées du plan de Microsoft France et explique pourquoi comprendre l’IA est désormais essentiel pour tous. Interview : Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft FrancePunchlines - L’IA devient une compétence fondamentale.- Se former est la clé pour en tirer de la valeur.- L’IA n’est ni magique ni une vérité absolue.- Prompter demande méthode et précision.- L’IA transforme toutes les organisations.En quoi consiste le plan de formation à l’IA lancé par Microsoft en France ?L’objectif est de former un million de Français d’ici 2027. Aujourd’hui, 850 000 personnes ont déjà commencé un parcours et près de 350 000 l’ont terminé. Nous mettons à disposition des ressources gratuites et accessibles à tous, mais surtout nous travaillons avec des partenaires de la formation et de l’éducation pour déployer des programmes adaptés aux besoins des publics. Concrètement, que signifie se former à l’IA aujourd’hui ?Se former à l’IA, c’est d’abord comprendre ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas. On commence par démystifier cette technologie en rappelant qu’elle repose sur des modèles mathématiques et probabilistes, qu’elle n’est pas intelligente et qu’elle n’a pas d’émotions. Ensuite, on apprend à bien interagir avec ces outils. Prompter est une compétence clé : il faut donner un rôle à l’IA, du contexte, des détails et une intention. C’est cette méthodologie qui permet d’obtenir des résultats pertinents. Quels sont les usages concrets, par exemple pour un particulier ?Un demandeur d’emploi peut utiliser l’IA pour améliorer son CV, rédiger une lettre de motivation ou s’entraîner à un entretien. On peut demander à l’IA de jouer le rôle d’un recruteur pour simuler des questions et préparer ses réponses. Cela permet non seulement de travailler ses compétences, mais aussi de renforcer sa confiance en soi grâce à une meilleure préparation. N'est-ce pas surtout une manière d’attirer les utilisateurs vers les solutions Microsoft ?Notre objectif n’est pas de former les gens aux outils Microsoft mais de leur donner les clés pour comprendre l’intelligence artificielle. Ce programme est agnostique : il porte sur les concepts, sur la manière d’interagir avec ces technologies et sur les enjeux qui les entourent. Ensuite, chacun est libre de choisir les outils qu’il souhaite utiliser. L’important pour nous est que les utilisateurs puissent comprendre ces technologies, s’en saisir et décider eux-mêmes de leur usage. L’IA suscite aussi des craintes. Comment y répondez-vous ?Il faut prendre ces questions au sérieux. L’IA générative constitue une révolution technologique, et cela change profondément la manière de travailler, de collaborer, de produire et de créer. Justement, c’est pour cela que la compétence IA devient fondamentale. L’enjeu n’est pas seulement technique : il faut permettre à chacun de débattre de ses usages, de ses limites et de son impact sur la société. L’objectif est de mettre l’humain au centre, avec l’IA comme levier de créativité, d’intelligence et de productivité.
À SXSW 2026, l’intelligence artificielle s’impose comme une révolution systémique, mais ses limites apparaissent clairement. Entre enjeux énergétiques, transformation du travail et retour des moonshots, Julien Villeret décrypte un basculement majeur. Interview : Julien Villeret, Directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDF Punchlines - L’IA n’est plus un outil, c’est une infrastructure.- Le vrai blocage de l’IA, c’est l’énergie et les data centers.- Plus on automatise, plus le jugement humain devient essentiel.- Le travail ne disparaît pas, il se transforme profondément.- Le numérique devient un enjeu politique et de souveraineté.Que retenez-vous de SXSW 2026 ?Le SXSW est devenu un observatoire des transformations profondes de nos sociétés. Cette année, le thème central était clairement l’humain face à l’IA. Ce qui m’a marqué, c’est la convergence des tendances : il n’y a plus de silos. L’énergie, la technologie, la géopolitique, tout s’entremêle et se percute. C’est cette interaction qui transforme réellement le monde aujourd’hui. Pourquoi dites-vous que l’IA est avant tout un problème d’infrastructure ?On parle beaucoup des modèles ou des usages, mais le vrai sujet est ailleurs. L’IA est devenue une infrastructure, avec des besoins physiques très concrets : électricité, eau, espace, data centers. Le véritable goulot d’étranglement, c’est notre capacité à déployer ces infrastructures suffisamment vite et durablement. Cela pose aussi des questions de souveraineté et de dépendance technologique. Comment les entreprises peuvent-elles s’adapter à cette complexité croissante ?On entre dans un monde d’une complexité exponentielle. Les entreprises doivent changer de posture : il ne s’agit plus d’avoir des plans figés à 5 ou 10 ans, mais d’être capables de pivoter en permanence. Les dirigeants doivent apprendre à naviguer dans l’incertitude, à changer d’avis, et même à reconnaître leurs erreurs. Les IA autonomes vont-elles prendre les décisions à notre place ?L’IA agentique va se généraliser, c’est une évidence. Elle va produire énormément de travail et automatiser de nombreuses tâches. Mais la responsabilité humaine reste centrale. Ce qui fera la différence, ce sera la qualité du jugement humain sur les décisions prises ou proposées par ces IA. On passera d’une logique de quantité à une logique de qualité.
Meta freine sur le métavers. Starlink dépasse les 10 000 satellites. Les IA génératives peinent à écrire avec originalité. Samsung stoppe son smartphone pliable en trois. TikTok lance sa radio dédiée aux nouveaux talents. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Meta enterre son métavers… puis se raviseAnnoncée puis partiellement corrigée, la mise en retrait d’Horizon Worlds sur les casques Quest illustre les hésitations de Meta autour d’un projet devenu moins central qu’en 2021. Bruno et Jérôme rappellent que le métavers répondait alors à un besoin très concret, celui des interactions à distance en période de pandémie, mais que la promesse s’est heurtée aux limites des casques et à l’évolution des usages. Pour autant, ils n’enterrent pas la réalité virtuelle, surtout à l’heure où des acteurs comme Lynx continuent d’innover et où Monde Numérique suit de près le sujet dans cet épisode sur Horizon Worlds et cette interview de Stan Larroque. Starlink change d’échelleLe réseau Starlink de SpaceX a franchi la barre des 10.000 satellites en orbite, confirmant l’avance d’Elon Musk dans l’Internet spatial face à Amazon Kuiper et Eutelsat OneWeb. Dans l’épisode, les deux animateurs soulignent ce que cela change concrètement: davantage de couverture, plus de capacité, et surtout l’émergence du direct-to-cell qui pourrait transformer Starlink en opérateur mobile mondial. Pourquoi l’IA écrit propre mais sans créationÀ partir d’un article de The Atlantic relayé par Mon Carnet, on revient sur une faiblesse tenace des IA génératives: elles produisent des textes cohérents, fluides, structurés, mais souvent trop sages, trop lisses, trop prévisibles. Leur échange montre aussi que ces outils deviennent utiles pour la structure, la reformulation ou l’assistance éditoriale, à condition de rester pilotés de près par un auteur humain. Une discussion très concrète, nourrie par l’expérience de Jérôme sur son futur livre consacré au podcasting. Smartphone à trois écrans de Samsung : c'est plié ?Le retrait rapide du smartphone pliable en trois de Samsung intrigue autant qu’il questionne. Commercialisé à prix très élevé, ce modèle semblait relever autant de la démonstration technologique que du vrai produit grand public, ce qui laisse ouverte la question d’un simple ajustement industriel plutôt que d’un abandon définitif du format. Bruno cite à ce sujet son article dans Mon Carnet, tandis que Jérôme rappelle que les décisions de ce type traduisent souvent des arbitrages invisibles entre coût, production et calendrier produit. TikTok lance une radioEn s’alliant à iHeartRadio pour lancer TikTok Radio, TikTok prolonge sa puissance de prescription musicale dans l’audio. Bruno y voit une manière de faire émerger de nouveaux talents au-delà des playlists FM classiques, tandis que Jérôme y lit aussi un signe de la mutation continue de la radio musicale. L’initiative a été officialisée mi-mars et Bruno l’a également détaillée dans Mon Carnet. À écouter cette semaine dans Mon CarnetBruno Guglielminetti, Mon Carnet annonce une émission très suisse avec notamment Bruno Giussani, ancien responsable européen des TED Talks, Pascal Greco, photographe explorant les paysages recréés dans les jeux vidéo, Catherine Mathys, qui s’interroge sur la société numérique dans quarante ans, et Mathilde Mélin, journaliste spécialisée dans le podcast. Un sommaire éclectique, entre création, culture numérique et prospective. À écouter cette semaine dans Monde NumériqueCôté Monde Numérique, Jérôme met en avant Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, de retour du South by Southwest pour décrypter les idées fortes du festival dans cet épisode. Il annonce aussi un sujet avec Céline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France, autour de l’objectif de former un million de Français à l’IA, à retrouver dans L’Hebdo du 21 mars.
L’intelligence artificielle menace les emplois du tertiaire. Starlink franchit la barre des 10 000 satellites en orbite. Meta hésite sur l’avenir du métavers. Un robot fou dans un restaurant. Le futur selon SXSW. Microsoft lance un vaste plan de formation à l’IA en France. 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] L’IA pourrait supprimer 5 millions d’emplois en France (02:31) - Une étude de Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) évoque la possible suppression de 5 millions d’emplois en France d’ici 2030 sous l’effet de l’IA générative. Les métiers les plus exposés seraient paradoxalement les plus qualifiés : ingénieurs, architectes, professions financières ou fonctions support. Au-delà du chiffre choc, l’analyse prévoit une transformation profonde du travail plutôt qu’une hécatombe immédiate. Strava Leaks : le porte-avions Charles de Gaulle localisé (04:15) - Le porte-avions Charles de Gaulle a pu être localisé via des données publiées sur l’application sportive Strava. Un officier aurait partagé son parcours de course à pied sur le pont du navire, permettant de déterminer sa position en Méditerranée. Un nouvel épisode révélateur des risques liés au traçage numérique, y compris dans des sphères sensibles. L’affaire relance la question de la cybersécurité et de la sensibilisation aux usages des données personnelles.Des robots soldats en Ukraine (05:26)La start-up américaine Foundation a déployé en Ukraine deux robots humanoïdes Phantom MK1, capables de transporter des charges lourdes et, à terme, de manier des armes. Pour l’instant téléopérés, ces systèmes pourraient évoluer vers davantage d’autonomie. La perspective de robots capables de décider d’ouvrir le feu pose des questions éthiques majeures. Un sujet abordé plus en détail dans un épisode spécial de Monde Numérique. Un robot apprend le tennis en cinq heuresLe robot humanoïde chinois Jiwan, conçu par Unitree Robotics, a appris à jouer au tennis en seulement cinq heures grâce à un système d’IA en deux étapes. Le projet a été mené par des chercheurs de Université Tsinghua. En analysant des gestes imparfaits puis en ajustant ses mouvements en temps réel, la machine illustre les progrès fulgurants de l’apprentissage robotique. Meta enterre (puis ressuscite) son métaversAprès avoir annoncé la fermeture de Horizon Worlds sur les casques Quest, Meta a finalement fait marche arrière. Ce revirement illustre les hésitations autour du métavers, un projet qui aurait déjà coûté plus de 80 milliards de dollars. La vision immersive portée par Mark Zuckerberg semble aujourd’hui en quête d’un nouveau souffle. Starlink dépasse les 10 000 satellitesLa constellation Starlink, opérée par SpaceX, franchit le cap des 10 000 satellites en orbite basse. Un maillage spatial sans équivalent, loin devant Kuiper (Amazon) ou Eutelsat OneWeb. Un succès stratégique pour Elon Musk, alors que la connectivité par satellite devient un enjeu géopolitique majeur. NVIDIA promet une révolution du jeu vidéoLe patron de NVIDIA, Jensen Huang, a présenté DLSS 5, une technologie de rendu neuronal censée transformer le réalisme graphique des jeux vidéo. Textures, tissus, cheveux : l’IA améliore les images en temps réel. Si les démonstrations impressionnent, certains joueurs redoutent une uniformisation artistique et une dépendance accrue aux technologies propriétaires. Pokémon Go, mine d’or cartographiqueEn jouant à Pokémon Go, les utilisateurs ont contribué à collecter des milliards d’images géolocalisées exploitées par Niantic. Selon une enquête du MIT Technology Review, ces données servent désormais à entraîner des systèmes de cartographie pour robots. Une illustration des usages inattendus des données issues du jeu vidéo. Orange transforme ses pylônes en détecteurs de dronesL’opérateur Orange lance Drone Guardian, un service de détection de drones s’appuyant sur ses 20 000 pylônes en France. Objectif : surveiller les zones sensibles dans un rayon de 6 à 20 kilomètres. Un dispositif destiné aux acteurs professionnels et aux autorités, dans un contexte de multiplication des incidents liés aux drones civils. L’IA, infrastructure du XXIe siècle – Interview[PARTENARIAT] De retour du festival South by Southwest, Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF souligne la convergence entre énergie et intelligence artificielle. Pour lui, l’IA n’est plus un simple outil mais une infrastructure stratégique, dépendante d’électricité, d’eau et de data centers. Selon les débats observés à Austin, l’automatisation renforce paradoxalement le rôle du discernement humain, tandis que les moonshots technologiques pourraient redevenir la norme. Former un million de Français à l’IA – InterviewCéline Corno, directrice du plan de compétences IA chez Microsoft France, détaille l’objectif : former un million de Français à l’intelligence artificielle. Au programme : compréhension des modèles, apprentissage du prompting, enjeux éthiques et environnementaux. Un dispositif gratuit et agnostique, destiné aussi bien aux demandeurs d’emploi qu’aux salariés ou aux particuliers, pour démocratiser les compétences clés de l’ère IA.
Les robots humanoïdes quittent les laboratoires pour entrer dans une nouvelle phase bien plus concrète : le terrain militaire. Derrière les promesses technologiques, une révolution stratégique et éthique est en marche. Une nouvelle ère pour la robotique militaireLes images de robots spectaculaires ne relèvent plus uniquement de la science-fiction. Avec le développement du Phantom MK1 par la startup américaine Foundation, une nouvelle étape est franchie : celle de l’expérimentation réelle de robots humanoïdes sur des zones de conflit. Selon le magazine Time, deux exemplaires auraient déjà été envoyés en Ukraine pour des missions de reconnaissance, marquant un tournant dans la robotisation de la guerre. Des robots conçus pour le combatLe Phantom MK1 s’inscrit dans la lignée des robots humanoïdes développés pour évoluer dans des environnements pensés pour les humains. Capable de porter jusqu’à 40 kg, et bientôt davantage, avec une autonomie de plusieurs heures, il est conçu pour intervenir en première ligne. Il peut effectuer des missions de reconnaissance, transporter du matériel ou encore manipuler des équipements, dans des zones particulièrement exposées. Contrairement aux drones ou aux robots quadrupèdes, ces machines présentent un avantage clé : leur capacité à s’adapter à des infrastructures humaines existantes, comme les escaliers, les tranchées ou les véhicules, sans nécessiter de transformation majeure des environnements. Des limites techniques bien réellesMalgré les avancées technologiques, ces robots restent encore loin d’être infaillibles. Leur résistance aux conditions extrêmes du terrain, comme la boue, le froid ou les chocs, reste incertaine. Ils sont également exposés à des risques spécifiques, notamment le piratage ou les interférences électroniques. Par ailleurs, ces systèmes ne sont pas encore autonomes. Ils sont pilotés à distance, à l’image des drones actuels, ce qui implique une dépendance forte à l’humain et à des infrastructures de communication fiables. Le défi éthique : qui décide de tuer ?La question de l’autonomie létale constitue l’un des enjeux les plus sensibles. Aujourd’hui, les décisions critiques, notamment l’usage de la force, restent sous contrôle humain. Mais les évolutions technologiques pourraient progressivement remettre en cause cet équilibre. Si un robot devenait capable d’identifier une cible et de décider d’ouvrir le feu, la question de la responsabilité se poserait immédiatement. Ce débat, longtemps théorique, prend désormais une dimension concrète à mesure que ces technologies se rapprochent du terrain.
Face à l’essor de l’intelligence artificielle, la cybersécurité entre dans une nouvelle ère marquée par l’accélération des attaques et l’automatisation des systèmes. Vivien Mura alerte sur les risques émergents tout en soulignant le rôle clé de l’humain dans la boucle de décision. Interview : Vivien Mura, CTO d'Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines - L’IA abaisse la barrière d’entrée de la cybercriminalité. - La donnée est devenue une monnaie centrale pour les attaquants.- Les systèmes automatisés deviennent des points de vulnérabilité.- Le défi est de garder l’humain dans la boucle.En quoi l’intelligence artificielle change-t-elle concrètement la menace cyber ?Aujourd’hui, la menace est dominée par une cybercriminalité en forte croissance, avec beaucoup d’extorsions et de fuites de données. L’IA vient ajouter une complexité supplémentaire. Elle permet notamment aux attaquants d’accélérer leurs actions. Le délai entre la découverte d’une vulnérabilité et son exploitation est désormais réduit à quelques jours, voire quelques heures. Cela nous oblige à revoir complètement notre capacité à réagir rapidement. Quels nouveaux risques l’IA fait-elle peser sur les entreprises ?Le premier risque, c’est la perte de contrôle des données et des usages. Les employés utilisent facilement des outils d’IA sans toujours les maîtriser. Ensuite, les systèmes d’IA deviennent eux-mêmes des cibles, car ils ont souvent des accès privilégiés. Enfin, l’automatisation des processus via des agents intelligents pose un vrai défi. On s’approche d’un moment où ces systèmes pourront orchestrer des actions sensibles, et la question est de savoir jusqu’où on leur donnera des droits. L’IA est-elle aussi une solution pour se défendre ?Oui, c’est même indispensable. Face à l’accélération et au volume des attaques, on doit utiliser la machine pour gagner du temps. L’IA permet d’assister les analystes, par exemple en qualifiant automatiquement des incidents et en proposant des plans de remédiation. Cela crée une collaboration intéressante entre l’humain et la machine, où chacun apporte de la valeur. Les entreprises sont-elles prêtes à faire face à ces nouveaux enjeux ?La prise de conscience commence, mais la maturité reste limitée. Les entreprises comprennent qu’il y a des risques, mais elles ne les maîtrisent pas encore totalement. Il faut continuer à sensibiliser, à développer les compétences et à intégrer la sécurité dès la conception. Les fondamentaux restent valables, mais ils doivent être adaptés à cette nouvelle réalité technologique.
Dans ce nouvel épisode de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, je reçois reçois Stan Larroque, pionnier français des casques de réalité mixte. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesPunchlines - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. » Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement.
Et si une intelligence artificielle pouvait utiliser votre ordinateur exactement comme vous ? C’est la promesse de Delentra, une technologie capable de piloter n’importe quel logiciel — du navigateur à Photoshop — pour exécuter des tâches complexes à la place de l’utilisateur. Interview : Jean-Luc Haurais, cofondateur et directeur de la recherche de DelentraPunchlines - Delentra peut piloter tous les logiciels d’un ordinateur.- L’IA manipule la souris comme un humain.- Aucun développement n’est nécessaire pour automatiser des tâches.- La sécurité des données est pensée pour les entreprises.- Delentra exécute les actions demandées en langage naturel.En quoi consiste l’outil que vous développez chez Delentra ?L’idée est née d’une demande récurrente d’entreprises qui souhaitaient automatiser certaines tâches grâce à des agents IA. Nous avons constaté que chaque organisation avait des besoins différents et qu’il serait très compliqué de développer des agents spécifiques pour chaque cas. Nous avons donc voulu créer un outil capable de répondre à toutes sortes de demandes, un peu comme un ChatGPT, mais appliqué aux actions concrètes sur un ordinateur. Delentra peut prendre la main sur le poste de l’utilisateur — avec son accord — et effectuer des tâches à sa place en manipulant les logiciels comme le ferait un humain, notamment grâce au contrôle de la souris et du clavier. Quelle différence avec les agents proposés par OpenAI ou Anthropic ?Aujourd’hui, les solutions proposées par ces acteurs peuvent piloter un navigateur. Mais cela reste limité à cet environnement. Delentra, lui, agit sur l’ensemble des applications disponibles sur un système d’exploitation. Cela signifie qu’il peut utiliser des logiciels comme Photoshop, des outils de bureautique, des logiciels 3D ou encore un navigateur pour accéder à des services comme Salesforce ou Sage. L’idée est de ne pas se limiter à une seule interface, mais de pouvoir manipuler tout l’écosystème logiciel d’un ordinateur. Concrètement, quels types de tâches peut-il réaliser ?Delentra peut prendre en charge de nombreuses tâches répétitives. Par exemple, nous l’avons utilisé pour analyser plus d’une centaine de candidatures reçues par mail dans le cadre d’un recrutement. L’outil a récupéré les fichiers PDF, extrait les informations, puis les a transformées dans un tableau Excel normalisé. Il peut également analyser les agendas, identifier les meilleurs candidats selon des critères définis par l’entreprise et organiser automatiquement les rendez-vous en fonction des disponibilités de chacun. Tout cela se fait en langage naturel, sans développement spécifique ni intervention d’un informaticien. L’IA peut même manipuler des logiciels créatifs comme Photoshop ?Oui, tout à fait. Par exemple, pour publier un post LinkedIn, Delentra peut analyser le contenu, ouvrir Photoshop pour modifier une maquette existante, ajuster les textes, enregistrer l’image dans le bon format, puis publier le contenu sur LinkedIn. Il fonctionne comme un utilisateur humain. Il peut aussi utiliser d’autres outils d’IA, comme ChatGPT ou Gemini, pour générer du contenu supplémentaire et l’intégrer dans un projet si nécessaire.
Meta relance la course aux agents IA avec le rachat de Moltbook. Amazon souffre de bugs créés par l'IA. Des humains se filment pour entrainer des IA. Microsoft transforme les PC sous Windows 11 en Xbox. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Meta met la main sur Moltbook, le réseau social des agents IALe rachat de Moltbook, sorte de Reddit des agents dopé à OpenClaw, illustre l’accélération de la bataille autour de l’IA agentique. Jérôme et Bruno y voient à la fois un coup tactique face à OpenAI et un possible laboratoire grandeur nature pour observer des agents interagir entre eux (à écouter aussi : La folie des agents IA : les big tech accélèrent). Amazon : des bugs générés par IAAmazon reconnaît avoir subit des pannes causées par du code généré par intelligence artificielle. Un milliard pour AMI, le pari français de Yann LeCunAutre grand sujet de la semaine : la levée de fonds spectaculaire d’AMI, la start-up cofondée par Yann LeCun, valorisée autour de 3 à 3,5 milliards de dollars après un tour de table d’environ 1,03 milliard. L’ambition est immense : développer des world models, capables de comprendre le monde physique au-delà du texte, avec l’idée de dépasser les limites actuelles des LLM. A écouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun. Des humains filment leur quotidien pour instruire les robotsDes travailleurs acceptent de se filmer pendant des heures pour alimenter les bases de données destinées à l’apprentissage des robots. Faire la vaisselle, ranger, manipuler des objets : autant de gestes banals qui deviennent des ressources précieuses pour une robotique encore très maladroite dans le monde réel. Xbox veut transformer les PC Windows 11 en terrain de jeu géantCap sur le jeu vidéo avec la stratégie de Microsoft autour d’un Xbox mode destiné à rapprocher encore davantage l’univers Xbox et les PC sous Windows 11. Pour Bruno, c’est une façon habile d’ouvrir instantanément l’écosystème Xbox à un immense parc de machines compatibles, sans remettre totalement en cause la console. Dans Mon Carnet : musique, IA, Mila et désinformationBruno annonce dans Mon Carnet une interview avec un compositeur de Disney à Paris, qui utilise de plus en plus l’IA dans son travail musical. Il évoque aussi le rôle du Mila, l’institut québécois d’IA fort de plus de 1 200 chercheurs, ainsi qu’un jeu en ligne conçu pour tester notre rapport à la désinformation. Dans Monde Numérique : agents français, cybersécurité et réalité mixteJérôme présente plusieurs entretiens à écouter dans L’Hebdo du 14 mars , notamment un agent IA capable d’opérer n’importe quel logiciel sur ordinateur, les nouveaux risques cyber liés à l’IA ; et un nouveau portrait d'innovateur, celui de Stan Larroque, Lynx Mixed Reality, créateur du seul casque européen de réalité mixte.
La startup de Yann Le Cun lève un milliard de dollars pour réinventer l’intelligence artificielle. Les agents autonomes affolent les géants de la tech. Qwant passe à l'IA équitable. YouTube dépasse Disney. 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Un milliard pour les World Models de Yann LeCunLe chercheur français Yann LeCun, figure historique de l’IA et ancien directeur scientifique de Meta, lève un milliard de dollars pour sa start-up dédiée aux world models, AMI Labs. L’objectif : dépasser les limites des modèles de langage actuels pour concevoir des intelligences artificielles capables de comprendre le monde physique, avec des applications en robotique et en conduite autonome. Ecouter aussi : 900 millions pour changer l’IA : le pari fou de Yann Le Cun. Meta, OpenAI, Nvidia : la bataille des agents IALa guerre des agents est lancée. Meta rachète Moltbook, plateforme présentée comme le Reddit des agents IA, tandis qu’OpenAI recrute le fondateur d’OpenCloud et que Perplexity lance un outil pour transformer un simple ordinateur en assistant autonome. Derrière cette effervescence, une même promesse : des IA capables non plus seulement de répondre, mais d’agir. Gérer des emails, automatiser des process métier, piloter des logiciels… Les agents pourraient constituer le prochain grand tournant de l’intelligence artificielle. L’IA peut-elle influencer le vote ?Selon une étude d’Ipsos BVA pour la Fondation Jean Jaurès, 27 % des Français envisagent d’utiliser un chatbot pour s’informer avant les élections municipales, un chiffre qui grimpe à 75 % chez les jeunes. Une tendance qui interroge sur la fiabilité des modèles et leurs biais potentiels. Des travaux scientifiques, avaient mis en évidence des biais politiques dans certains modèles conversationnels. L’IA peut éclairer le débat démocratique, mais elle n’est ni neutre ni infaillible. Éducation nationale : Microsoft reconduit jusqu’en 2029Le ministère de l’Éducation nationale renouvelle son contrat avec Microsoft pour un montant pouvant atteindre 152 millions d’euros. Un choix critiqué au regard des ambitions de souveraineté numérique française et européenne. Cette décision illustre la difficulté pour les grandes administrations de sortir de leur dépendance aux géants américains, malgré un contexte politique favorable aux alternatives locales. Qwant teste l’IA générative avec les médiasLe moteur de recherche français Qwant expérimente Réponse Flash, une fonctionnalité d’IA générative intégrée à ses résultats d’actualité. Particularité : un accord de partage de revenus avec une vingtaine de médias partenaires. Contrairement à Google et son AI Overview, encore absent en Europe pour des raisons réglementaires, Qwant tente une approche concertée avec les éditeurs. Un test grandeur nature de souveraineté numérique. YouTube, premier groupe média mondialSelon le cabinet MoffettNathanson, YouTube aurait généré 62 milliards de dollars de revenus en 2025, dépassant Disney. La plateforme, propriété d’Alphabet, confirme sa transformation en géant mondial des médias, entre publicité et abonnements (YouTube Premium, Music, TV). Un basculement historique qui consacre la domination des plateformes numériques dans l’économie des contenus. Le débrief transatlantique avec Bruno GuglielminettiDepuis Montréal, Bruno Guglielminetti – Mon Carnet analyse le rachat de Moltbook par Meta et explore un phénomène étonnant : des humains qui se filment 18 heures par jour pour entraîner des robots domestiques. Au programme également : un compositeur de Disney qui utilise l’IA pour créer, un hackathon canadien sur la santé mentale des jeunes et un jeu en ligne pour tester sa capacité à repérer la désinformation. Portrait : Stan Larroque – LynxDans la série Innovateurs, Stan Larroque – Lynx raconte comment l’inventeur d’Oculus, Palmer Luckey, lui a prêté sa maison en Californie en pleine pandémie pour rencontrer les investisseurs de la Silicon Valley. Une anecdote spectaculaire qui éclaire les coulisses du financement des start-up XR et la difficulté, pour une entreprise française, de lever des fonds face aux géants américains. Delentra : un agent IA qui pilote votre ordinateurJean-Luc Haurais – Delentra présente un agent capable de manipuler la souris, d’ouvrir Photoshop, de traiter des candidatures ou de publier sur LinkedIn, le tout en langage naturel. Pensé pour les entreprises, l’outil mise sur la sécurité via des modèles locaux et des environnements cloisonnés. Une illustration concrète de l’ère post-chatbot. Cybersécurité : les agents IA, nouveau risque ?[PARTENARIAT] Vivien Mura – Orange Cyberdéfense évoque l'augmentation du risque cyber du fait du développement de l'intelligence artificielle. Accélération des attaques, automatisation de recherche des vulnérabilités, agents intégrés aux workflows critiques... L’IA renforce les capacités des entreprises… mais aussi celles des cybercriminels. La sécurité by design et la vigilance humaine restent plus que jamais essentielles.
OpenAI débauche l'inventeur d'OpenClaw. Meta rachète le réseaux d'agents Moltbook. Perplexity lance Personal Computer. Bref, c'est la folie autour de l'IA agentique, qui peut exécuter des tâches complètes à notre place. Un nouveau monde et aussi de nouveaux risques en matière de cybersécurité. Les agents IA, nouvelle frontière de l’automatisationLa frénésie autour des agents IA s’accélère. Le phénomène s’est cristallisé autour d’OpenClaw, un projet open source imaginé par Peter Steinberger, qui permet de faire tourner sur sa propre machine des agents capables d’agir sur des applications, des fichiers ou des services. Le sujet a déjà été exploré par Monde Numérique, qui y voyait une étape clé dans l’émergence de l’IA agentique. Autour de cette dynamique, les grands acteurs multiplient les annonces. OpenAI a recruté Peter Steinberger, Meta a mis la main sur Moltbook, ce réseau social peuplé d’agents IA, et Microsoft pousse Copilot vers des usages plus autonomes grâce à une collaboration étroite avec Anthropic. De son côté, Perplexity a dévoilé Personal Computer, un système conçu pour transformer un Mac dédié, notamment un Mac mini, en environnement permanent pour agents IA. Des assistants qui ne répondent plus seulement, mais agissentLa différence avec un chatbot classique est nette. Là où un outil comme ChatGPT ou Claude attend une consigne puis génère une réponse, un agent IA peut enchaîner des actions, utiliser des outils, interagir avec des logiciels et accomplir des tâches de manière semi-autonome ou autonome. C’est cette bascule, du dialogue vers l’exécution, qui alimente aujourd’hui les espoirs de gains de productivité dans les entreprises. Cette promesse est séduisante : traitement d’emails, prospection, nettoyage de bases de données, assistance au codage, préparation de documents ou coordination de workflows. En filigrane, se dessine l’idée d’un futur collègue logiciel, capable non seulement d’agir, mais aussi de s’inscrire dans les méthodes et les règles d’une organisation. Le revers de la médaille : sécurité, dérives et perte de contrôleMais cette montée en puissance s’accompagne d’un risque croissant. En accédant aux fichiers, aux sessions utilisateur, aux applications et parfois aux systèmes internes, les agents deviennent aussi de nouvelles surfaces d’attaque. Microsoft alerte d’ailleurs sur l’usage opérationnel de l’IA par des acteurs malveillants tout au long de la chaîne d’attaque. Les premiers incidents rappellent que le danger est déjà concret. Amazon a reconnu en interne qu’un incident du 2 mars 2026, lié en partie à son assistant de codage Q, avait contribué à une vague d’erreurs sur les délais de livraison, avec des effets directs sur les commandes. Autre exemple marquant : chez McKinsey, un agent autonome a pu exploiter une faille après avoir consulté une documentation technique accessible en ligne, illustrant la capacité de ces systèmes à reproduire des comportements proches de ceux d’un pirate humain.
Présent au Mobile World Congress de Barcelone, Patrice Duboé analyse les grandes tendances de l’édition 2026. Entre domination chinoise, explosion de l’IA et nouveaux usages de la 5G, les télécoms deviennent plus que jamais une infrastructure au service de nouveaux services. Interview : Patrice Duboé, Directeur de l’innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines - La 5G est la seule technologie capable d’assurer une latence très faible.- Les télécoms deviennent une infrastructure pour de nouveaux services.- Le direct-to-device par satellite ouvre un nouveau marché des messages courts.- L’innovation dans les smartphones se concentre désormais sur l’écran, la photo et la confidentialité.- L’IA embarquée dans les réseaux peut traduire des communications en temps réel.Que retenez-vous du Mobile World Congress 2026 ?La première chose qui frappe, c’est la présence massive de la Chine. Le Hall 1 est quasiment entièrement occupé par des entreprises chinoises qui frappent chaque année plus fort dans les télécoms. La deuxième tendance majeure, c’est évidemment l’intelligence artificielle. On voit beaucoup d’agents IA et de services qui se greffent sur les infrastructures télécoms. Les telcos deviennent de plus en plus une plateforme qui permet d’héberger de nouveaux services. On voit aussi apparaître des robots, un peu comme dans d’autres grands salons technologiques. Même si cela peut sembler éloigné des télécoms, la connectivité 5G permet justement de piloter ces machines et de remonter les données en temps réel. Le satellite commence-t-il enfin à transformer les télécoms mobiles ?Oui, notamment avec ce qu’on appelle le direct-to-device (D2D). L’idée est de pouvoir envoyer directement des messages depuis un smartphone vers un satellite sans passer par une infrastructure terrestre classique. Ce n’est pas forcément pour faire du très haut débit comme avec les constellations internet. L’intérêt est aussi de pouvoir transmettre de petits messages pour de la supervision, de la surveillance environnementale ou des alertes. C’est particulièrement utile dans des situations où il n’y a pas de réseau. On peut imaginer envoyer un message d’alerte lorsqu’on est perdu ou dans une zone isolée. C’est un nouveau service qui commence à émerger. Pourquoi la 5G est-elle essentielle pour les véhicules autonomes ?Pour atteindre un niveau élevé d’autonomie, les véhicules doivent réagir presque instantanément. Si une voiture doit freiner, elle doit le faire immédiatement, pas une demi-seconde plus tard. Aujourd’hui, seule la 5G permet d’obtenir à la fois des débits élevés et une latence extrêmement faible, parfois en dessous de cinq millisecondes. Cela garantit aussi une très grande fiabilité dans la transmission des messages. Cette fiabilité du réseau et la capacité à confirmer très rapidement l’envoi ou la réception d’une information sont essentielles pour des applications critiques comme la conduite autonome. L’IA trouve aussi des usages très concrets dans les réseaux ?Oui, notamment dans les communications opérationnelles. Par exemple, nous avons présenté une démonstration pour les services de secours. Le système utilise des radios portatives connectées à un réseau qui embarque de l’IA pour effectuer de la traduction simultanée. Des pompiers de différents pays peuvent ainsi communiquer chacun dans leur langue et se comprendre instantanément. Dans une situation de crise comme un grand feu de forêt impliquant plusieurs brigades européennes, ce type de technologie peut améliorer considérablement la coordination et l’efficacité des opérations.
Le chercheur français Yann Le Cun frappe fort avec une levée de fonds record pour sa start-up parisienne Ami Labs. Son objectif : développer une nouvelle forme d’intelligence artificielle capable de comprendre réellement le monde. Mais, est-il réellement sur la bonne voie ? Une levée de fonds spectaculaire pour Ami LabsLe chercheur français Yann Le Cun, ancien directeur scientifique de l’IA chez Meta, vient de réussir une levée de fonds exceptionnelle pour sa start-up parisienne Ami Labs. L’entreprise a récolté près de 900 millions d’euros, bien au-delà des 500 millions initialement recherchés. Avec une valorisation estimée à 3 milliards d’euros, la société devient l’une des plus importantes start-ups d’intelligence artificielle françaises. Pour Yann Le Cun, il ne s’agit pas seulement d’un projet entrepreneurial, mais d’un pari scientifique majeur sur l’avenir de l’IA. Le concept des World ModelsPour dépasser ces limites, Ami Labs travaille sur un concept appelé World Models, ou modèles du monde. L’idée est de développer des systèmes d’intelligence artificielle capables d’apprendre à partir de vidéos, d’environnements 3D et de données spatiales, plutôt que uniquement de textes. L’objectif est que la machine construise une représentation interne du monde physique et puisse anticiper les conséquences de ses actions. Un débat scientifique au cœur de la recherche en IACette approche ne fait toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Certains chercheurs estiment que les modèles de langage actuels pourraient continuer à progresser grâce à des volumes de données et de calcul toujours plus importants. Selon eux, ces systèmes pourraient finir par simuler une compréhension du monde suffisamment réaliste pour rivaliser avec des approches plus complexes. L’ingénieur et auteur Aymeric Roucher évoque notamment la théorie de la Bitter Lesson du chercheur Richard Sutton. Cette idée suggère que les méthodes les plus simples, alimentées par d’énormes ressources de calcul et de données, finissent souvent par surpasser les approches plus sophistiquées imaginées par les chercheurs. Une nouvelle course vers l’intelligence artificielle généraleAu-delà du débat scientifique, cette initiative relance aussi la compétition internationale dans l’IA. Avec Ami Labs, Yann Le Cun tente de bâtir une alternative aux géants américains qui dominent actuellement les modèles de langage. L’entreprise se veut globale, avec des équipes à Paris mais aussi à New York, Montréal et Singapour.
Au Mobile World Congress de Barcelone, Honor dévoile un smartphone pas comme les autres. Avec un module caméra robotisé capable de suivre l’utilisateur, la marque chinoise veut casser les codes d’un marché du smartphone jugé trop figé. Interview : Pierre-Alain Houard, représentant de Honor en FrancePunchlines - Les smartphones sont les mêmes depuis 10 à 15 ans.- Nous voulons bousculer ce marché avec une vraie innovation.- Le premier téléphone robot au monde intègre un gimbal motorisé.- L’IA doit épauler l’humain, pas le remplacer.- Notre objectif est de simplifier le quotidien avec un seul appareil.En quoi consiste ce « robotphone » présenté par Honor ?Nous avons présenté ce que nous appelons le premier téléphone robot au monde. Sa particularité est d’intégrer un gimbal motorisé directement dans le smartphone. La caméra peut sortir du dos du téléphone, filmer à 360 degrés et suivre automatiquement l’utilisateur. On peut par exemple poser le téléphone sur une table ou au sol et se déplacer autour : la caméra comprend ce que l’on fait et choisit les meilleurs angles de vue. Pour réussir cela, nous avons dû créer le plus petit moteur au monde, ce que nous avons développé en seulement huit mois. À quoi peut servir un smartphone avec une caméra robotisée ?L’idée est de centraliser plusieurs appareils dans un seul. Aujourd’hui, on peut avoir un smartphone, une caméra stabilisée, voire un appareil photo. Nous voulons tout réunir dans un seul produit pour simplifier le quotidien. Cela peut servir aux créateurs de contenu, mais aussi au grand public. Une fois le module rentré dans le téléphone, il sert aussi d’appareil photo principal de 200 mégapixels. Nous imaginons également de nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle. Par exemple, la caméra pourrait sortir automatiquement et interagir avec vous, vous aider dans votre quotidien, voire vous donner des indications grâce à des mouvements, comme un petit robot. Ce smartphone robot va-t-il réellement être commercialisé ?Oui, il sera commercialisé d’ici la fin de l’année 2026. Depuis trop longtemps, les smartphones sont restés quasiment identiques : un rectangle noir qui évolue peu. Notre objectif est de changer ce marché et d’apporter une vraie innovation utile. Nous travaillons aussi sur la robustesse et l’autonomie. Nous utilisons notamment des batteries en silicium carbone, qui offrent une densité énergétique plus élevée dans un format très fin. Honor se limite-t-il encore au smartphone ?Non, nous sommes dans une phase de diversification importante. Cette année, nous avons également présenté un ordinateur portable, le MagicBook Pro 14, une tablette très fine appelée Magic Pad 4, ainsi que notre smartphone pliable Magic V6. Nous travaillons aussi sur des projets plus futuristes, comme un robot humanoïde capable de danser ou faire des figures. Ce n’est pas encore prêt pour le grand public, mais cela montre la direction que nous explorons. Notre ambition est aussi d’être le plus ouvert possible : nos produits peuvent par exemple fonctionner avec des appareils Apple, servir de deuxième écran pour un Mac ou être compatibles avec les AirPods et iCloud.
Au Mobile World Congress de Barcelone, TCL met en avant sa technologie d’écran NXTPAPER. Réduction de la lumière bleue, surface mate anti-reflet et nouvelles applications dans les smartphones, les e-notes et les lunettes connectées : la marque veut améliorer le confort visuel tout en ouvrant de nouveaux usages. Interview : Yacine Bourahoua, TCLPunchlines - NextPaper réduit la lumière bleue jusqu’à 2,9 %.- C’est le meilleur des deux mondes entre confort visuel et performances AMOLED.- On a plus de 100 brevets autour de NextPaper.- Le mode NextPaper permet une vraie digital detox.- Avec notre e-note, on peut presque tout faire sans restriction.La technologie NXTPAPER arrive sur les écrans AMOLED. Qu’est-ce que cela change ?Nous présentons au Mobile World Congress une évolution importante de notre technologie NXTPAPER. Jusqu’ici, elle existait déjà sur certains produits, mais pas encore sur des écrans AMOLED. Nous montrons aujourd’hui une démonstration qui préfigure les produits à venir. L’idée est simple : offrir le meilleur des deux mondes. D’un côté, un écran AMOLED avec une luminosité très élevée, jusqu’à 3200 nits, comparable aux produits les plus haut de gamme du marché. De l’autre, notre technologie NXTPAPER qui améliore fortement le confort visuel. Elle réduit notamment la lumière bleue jusqu’à 2,9 % par rapport à un écran classique et ajoute un traitement anti-reflet et anti-traces de doigt. Le résultat est un écran très mat, plus proche de la lumière naturelle et beaucoup moins fatigant pour les yeux. TCL lance aussi un nouveau smartphone NXTPAPER. Quelle est sa particularité ?Nous présentons le TCL NXTPAPER 70 Pro qui reprend les points clés de notre flagship précédent. Il embarque la dernière version de la technologie NXTPAPER, un appareil photo stabilisé de 50 mégapixels et une certification IP68 pour la résistance à l’eau et à la poussière. L’une des fonctions emblématiques est le bouton NXTPAPER situé sur le côté du téléphone. En un geste, on peut transformer l’écran en mode liseuse. Le téléphone passe alors en noir et blanc ou dans une couleur très atténuée qui rappelle le papier. Ce mode coupe également les notifications pour favoriser la concentration. C’est une façon d’introduire une vraie fonction de digital detox : on peut lire ou écrire sans être interrompu. TCL explore aussi une nouvelle catégorie : le bloc-notes numérique. À quoi sert-il ?Nous lançons un nouveau produit appelé TCL Note A1 NXTPAPER. C’est un e-notes pensé principalement pour la prise de notes et l’écriture, mais avec beaucoup plus d’ouverture que les blocs-notes numériques classiques. On peut évidemment écrire avec le stylet qui gère jusqu’à 8000 niveaux de pression et qui reproduit la sensation du papier. Mais on peut aussi enregistrer une réunion ou un cours grâce à huit microphones, puis obtenir automatiquement la transcription ou même la traduction en temps réel. Toutes les notes peuvent ensuite être synchronisées dans le cloud avec des services comme Google Drive, OneNote ou Dropbox. L’appareil permet aussi d’accéder à des emails, à un navigateur ou à certaines applications. L’objectif est de garder la simplicité d’un bloc-notes tout en supprimant les limitations habituelles de ces appareils. Vous montrez également plusieurs lunettes connectées. Quels sont les usages ?Nous travaillons sur deux grandes catégories de lunettes connectées. La première correspond à ce que l’on appelle des display glasses. Elles permettent d’avoir un écran géant virtuel devant soi, comme un cinéma portable d’environ 200 pouces. On peut les connecter à un smartphone, un ordinateur ou un iPad via un câble compatible DisplayPort. Il existe aussi un petit boîtier optionnel avec Google TV pour continuer une série ou regarder un film en mobilité, même hors connexion grâce au stockage interne ou à une carte microSD. La deuxième catégorie est plus avancée : des lunettes avec affichage directement dans le champ de vision. Elles permettent par exemple la traduction en temps réel, la navigation ou la prise de photos et de vidéos. Chez TCL RayNeo, nous avons choisi d’intégrer un écran couleur dans chaque œil afin d’offrir un meilleur confort visuel.
Le Mobile World Congress 2026 a fait la part belle à l'intelligence artificielle, aux smartphones réinventés et à la connectivité satellitaire. Apple lance un Mac abordable. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Barcelone confirme le virage du mobile vers l’IA et le satelliteLe Mobile World Congress de Barcelone était moins centré sur les smartphones, cette année, mais plus stratégique que jamais pour les opérateurs, les équipementiers et les futures infrastructures. L’intelligence artificielle s’impose partout, jusqu’aux réflexions sur la 6G et sur l’edge intelligence, avec l’idée d’une IA plus proche des terminaux et moins dépendante du cloud. Autre signal fort : la connectivité satellitaire sort du registre de l’urgence pour entrer dans celui des usages quotidiens. À écouter aussi : Le récap du MWC 2026. Des gadgets utiles… ou pasParmi les démonstrations les plus commentées, on retiendra le robophone de HONOR, doté d’un module photo motorisé façon mini-gimbal. Au-delà de l’effet waouh, peut-être une tentative crédible de faire évoluer la capture vidéo sur smartphone, même si les usages du suivi automatisé et de la captation permanente soulèvent déjà des questions très concrètes de vie privée. On a pu découvrir aussi le filtre Privacy Display de Samsung, pensé pour masquer l’écran aux regards latéraux, ainsi que sur les avancées de Huawei dans les objets connectés et les terminaux pliants. Même constat pour les lunettes de RayNeo et d’Alibaba : la traduction en temps réel progresse, mais la promesse d’assistance continue s’accompagne d’un vrai débat sur la captation d’images et le traitement des données personnelles. Apple tente d’élargir sa base avec le MacBook NeoL’autre grand sujet du débrief concerne la salve de nouveautés Apple. Bruno et Jérôme s’arrêtent surtout sur le MacBook Neo, présenté comme une porte d’entrée plus accessible dans l’univers Mac, avec un prix annoncé autour de 700 euros et un positionnement assumé vers les étudiants et les utilisateurs au budget plus serré. Le débat est double : pour Bruno, ce nouvel ordinateur peut enfin faire tomber une partie de la barrière tarifaire qui freinait l’adoption du Mac ; pour Jérôme, il révèle aussi les limites de l’iPad comme remplaçant du PC, tout en illustrant la nécessité pour Apple de relancer une catégorie qui pèse moins que l’iPhone et les services dans son écosystème. À écouter aussi sur Monde Numérique : Apple dévoile plusieurs nouveautés : MacBook Neo, iPhone 17e, iPad Air M4. Dans Mon Carnet : podcasting au Québec, Pokémon et fraude chez les jeunesBruno profite aussi de l’échange pour teaser le sommaire de Mon Carnet. Au programme : un retour sur la grande rencontre du podcast à Toronto, un détour par les 30 ans de Pokémon et un sujet sur la fraude en ligne qui touche aussi les plus jeunes, preuve que la culture numérique, les usages médiatiques et les risques du web restent plus entremêlés que jamais.
Anthropic claque la porte du Pentagone, OpenAI récupère le contrat : l’IA s’invite au cœur des tensions géopolitiques. Pendant ce temps, Apple dégaine de nouveaux produits et le Mobile World Congress dévoile les innovations qui façonneront la tech de demain. 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] IA et armée américaine : Anthropique vs OpenAI, la ruptureCoup de tonnerre à Washington : Anthropic refuse d’accorder un accès sans restriction à son IA Claude dans le cadre d’un contrat de 200 millions de dollars avec le Pentagone. L’administration américaine riposte en excluant l’entreprise des marchés fédéraux, ouvrant la voie à OpenAI, qui récupère le contrat pour ChatGPT. Derrière ce bras de fer, deux visions s’affrontent : celle de Dario Amodei, patron d’Anthropic, qui refuse que l'IA serve la Défense à tout prix, et celle de Sam Altman, qui assure avoir obtenu des garanties éthiques. En toile de fond, la guerre en Iran et l’essor de l’IA militaire relancent le débat sur la ligne jaune entre analyse stratégique et développement d’armes autonomes. L’IA au service de la guerre L’intelligence artificielle est désormais au cœur des dispositifs militaires : analyse en temps réel d’images satellites, simulations tactiques, renseignement prédictif. Aux États-Unis, des acteurs comme Palantir ou xAI multiplient les contrats, tandis que le programme Maven illustre cette industrialisation de l’IA militaire. En France, l’armée se rapproche de Mistral AI. Partout, la même question : jusqu’où aller ? L’IA devient un outil stratégique incontournable, mais aussi un marché colossal pour les entreprises technologiques. Apple : nouveaux produits, prix serrésApple a dévoilé une salve de nouveautés, dont l’iPhone 17e, version plus accessible de sa gamme, et un nouveau MacBook Neo ultra léger à prix agressif. La marque met en avant des puces optimisées pour l’IA embarquée et une montée en puissance de ses processeurs M5 sur iPad et MacBook. Un lancement stratégique qui vise notamment les étudiants, avec des tarifs plus contenus que d’habitude. Apple semble vouloir démocratiser l’accès à ses machines dopées à l’intelligence artificielle. Fuite d’images intimes : le revers des lunettes connectéesDes scènes très personnelles filmées par des lunettes connectées se sont retrouvées sur les écrans d’employés d’un sous-traitant au Kenya. En cause : des enregistrements involontaires et des processus de modération externalisés. L’affaire rappelle que ces dispositifs captent en permanence l’environnement visuel des utilisateurs. L’IA détruit-elle vraiment l’emploi ?Selon une note récente de la Banque centrale européenne, les entreprises utilisant massivement l’IA enregistreraient au contraire davantage d’embauches, notamment dans la R&D. Une conclusion qui tempère les scénarios catastrophes publiés ces derniers mois. Pour autant, Christine Lagarde appelle à la prudence : les effets à long terme restent incertains. L’IA pourrait être autant un accélérateur de productivité qu’un facteur de recomposition du marché du travail. Nouvelle arnaque : des fausses preuves générées par IADes escrocs utilisent désormais des images générées par IA pour simuler des produits abîmés sur des plateformes de vente entre particuliers. Objectif : obtenir un remboursement frauduleux. Une méthode déjà observée en Chine et qui arrive en Europe. Les systèmes automatisés de traitement des litiges peinent à détecter ces faux visuels, rendant la fraude particulièrement efficace. Copyright : pas d’auteur pour une IA seuleLa Cour suprême américaine refuse d’examiner le recours dans l’affaire Thaler vs Perlmutter : une œuvre générée uniquement par une IA ne peut pas bénéficier d’un copyright. Sans auteur humain identifié, pas de protection. Une décision clé qui confirme la position américaine et européenne : l’IA ne dispose pas de personnalité juridique. Mobile World Congress : l’IA partout, la Chine en force Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises A Barcelone, le salon MWC 2026 a confirmé la montée en puissance de l’IA dans les télécoms, la robotique et les réseaux. Les entreprises chinoises ont dominé les stands, tandis que la 6G et l’edge intelligence ont animé les débats. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, focus sur les tendances majeures et les coulisses du salon. Interview – Honor : le smartphone devient robotPierre-Alain Houard, représentant de Honor en France, présente le robophone : un smartphone doté d’un module photo motorisé capable de suivre son utilisateur. Au-delà de l’effet spectaculaire, Honor mise sur des batteries silicium-carbone ultra fines et une intégration poussée de l’IA pour enrichir les usages quotidiens. Interview – TCL : des écrans plus confortablesYacine Bourahoua, porte-parole de TCL, dévoile l’évolution de la technologie NextPaper vers l’AMOLED. Objectif : réduire la lumière bleue, limiter les reflets et améliorer le confort visuel. Une approche différenciante qui pourrait séduire les utilisateurs sensibles à la fatigue oculaire. Interview – Skylo : les SMS par satellite pour tousGuillaume Kempf, de Skylo, détaille l’arrivée des SMS via satellite sur smartphones classiques. Grâce à des partenariats avec les opérateurs, ces services pourraient devenir une option intégrée aux forfaits mobiles. Interview – Patrice Duboé, Capgemini[PARTENARIAT] Bilan du Mobile World Congress avec Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini. IA embarquée dans les réseaux, robots pilotés en 5G privée, applications pour la sécurité civile : les télécoms deviennent une véritable infrastructure intelligente. Il évoque notamment des solutions de traduction simultanée par radio pour les pompiers européens, illustration concrète de l’IA au service des opérations de terrain.
Du robophone qui filme à 360° aux lunettes IA, le MWC 2026 a confirmé que le mobile devient un hub de services, dopé à l’intelligence artificielle et connecté… jusque dans l’espace. Tour d’horizon des annonces et tendances marquantes du salon de Barcelone, avec un focus sur les usages concrets. En partenariat avec FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises Le MWC Barcelona (édition du 2 au 5 mars 2026) fêtait ses 20 ans d’installation à Barcelone. Tendances cette année : moins de smartphones rois, davantage d’écosystèmes (IA, objets, cloud, réseaux, robotique), avec une forte présence des industriels chinois. Le robophone d’Honor a fait le showParmi les produits wahou, Honor attire l’attention avec un concept de smartphone intégrant un module caméra stabilisé (type gimbal) qui sort du dos de l’appareil, filme à 360° et suit automatiquement la personne pour simplifier la création de contenus… et même améliorer la visio. Côté réseaux : 5G SA, 6G et satellitesCôté pro, le salon rappelle une réalité européenne : la vraie 5G (stand-alone) avance lentement, alors que la filière commence déjà à préparer la suite (6G, IoT avancé, intelligence en périphérie/edge). Autre tendance forte : la connectivité satellitaire, pour compléter les réseaux terrestres dans les zones mal couvertes. La référence du moment reste Starlink, tandis que les opérateurs multiplient les partenariats et que certains smartphones proposent déjà des fonctions de communication par satellite (au moins pour des messages). L’IA au cœur de l’expérience mobileL’intelligence artificielle s’invite partout, y compris dans les usages très concrets : tri et suggestion automatique de photos à envoyer, assistance contextuelle, amélioration photo/vidéo. Des marques comme Xiaomi la mettent particulièrement en avant avec leurs nouveaux modèles haut de gamme, tandis que Samsung continue d’industrialiser ces fonctions dans ses gammes récentes. Pliables, écrans anti-regard et confort visuelLe MWC 2026 montre aussi la montée des formats pliants spectaculaires, notamment les concepts à trois volets (tri-fold), encore inégalement disponibles selon les marchés. Autre idée très remarquée : des solutions de confidentialité à l’écran, capables de rendre l’affichage illisible hors de l’axe. Enfin, TCL poursuit sa stratégie confort des yeux avec NxtPaper (écran mat, réduction de lumière bleue, mode lecture/digital detox). À (re)voir sur Monde Numérique : MWC 25 – TCL présente l’évolution de NxtPaper. Lunettes connectées et audio : le retour du wearableLes lunettes connectées reprennent de l’élan, entre traduction en temps réel et affichage d’informations, mais avec un point de friction majeur : la captation (caméra) et l’acceptabilité sociale. Alibaba prépare notamment des lunettes sous la marque Qwen, annoncées autour du salon. En parallèle, les écouteurs continuent de progresser (réduction de bruit, nouveaux designs semi-ouverts plus confortables au quotidien).
Apple enchaîne les annonces en ce début mars avec une rafale de nouveautés grand public. Ordinateurs, smartphone d’entrée de gamme et tablette polyvalente : tour d’horizon des produits et de ce qu’ils disent de la stratégie de la marque. MacBook Neo : le Mac accessible à 700 €Apple lance le MacBook Neo, un portable 13 pouces au châssis aluminium, pensé pour le grand public et surtout pour les étudiants. Affiché à partir de 700 €, il mise sur une puce A18 Pro (issue de l’univers iPhone) pour privilégier l’efficacité énergétique et une autonomie annoncée autour d’une journée en usage standard. En configuration de base, on trouve 8 Go de RAM et 256 Go de stockage, avec une montée à 512 Go. La connectique reste minimaliste (deux ports USB-C et une prise casque) et certaines fonctions sont réservées aux versions supérieures (comme le Touch ID sur la déclinaison 512 Go, selon les informations évoquées dans l’épisode). Apple met aussi en avant des coloris plus jeunes, et une remise étudiante visant clairement le monde de l’éducation. MacBook Air et MacBook Pro : la puce M5 partoutPas de révolution esthétique, mais une mise à jour musclée : le MacBook Air passe à la puce M5, avec des promesses de gains en performances, en graphisme et en traitements liés à l’IA locale, ainsi qu’une réactivité accrue (sortie de veille quasi instantanée, selon Apple). L’appareil conserve son positionnement : ultraportable, silencieux, sans refroidissement mécanique. Sur la gamme pro, les MacBook Pro adoptent les déclinaisons M5 Pro et M5 Max, destinées aux usages intensifs : montage vidéo, 3D, compilation, développement et exécution de modèles d’IA en local. Une tendance de fond se dessine : faire tourner davantage de calculs sur la machine, plutôt que d’envoyer systématiquement tout vers le cloud. iPhone 17e : entrée de gamme, mais pas au rabaisApple ajoute un modèle plus abordable à sa gamme avec l’iPhone 17e. Au programme : puce A19, compatibilité MagSafe, connectivités modernisées (5G, Wi-Fi) et un design ajusté (bordures plus fines, nouveau coloris). Surtout, le stockage de base passe à 256 Go, sans hausse de prix annoncée par rapport au modèle précédent, autour de 720 € dans l’épisode. L’angle est clair : un iPhone d’accès qui conserve l’essentiel, sans les raffinements photo/vidéo des versions les plus premium, tout en restant prêt pour l’IA embarquée… même si Apple doit encore concrétiser sa promesse sur ce terrain. iPad Air M4 : l’iPad polyvalent se rapproche du ProL’iPad Air évolue lui aussi avec l’arrivée de la puce M4, rapprochant ses performances de celles d’un iPad Pro. Apple maintient sa recette : une tablette à tout faire, aussi à l’aise en divertissement qu’en productivité avec clavier et stylet. Deux tailles sont proposées (11 et 13 pouces), avec du Wi-Fi 7 et une option 5G. Le but : couvrir aussi bien l’usage canapé que les usages plus sérieux en mobilité, dans la lignée de l’iPad-ordinateur que la marque tente de pousser depuis des années.
Face à la domination des géants américains du numérique, Christofer Ciminelli lance Le Switch, une newsletter dédiée aux alternatives européennes. Son objectif : démontrer qu’il est possible de conjuguer performance, souveraineté et pragmatisme. Interview : Christofer Ciminelli, créateur de Le SwitchPunchlines- Il existe des dizaines de logiciels français, mais on ne les connaît pas.- Choisir européen ne suffit pas, il faut que ce soit performant.- On peut déjà absorber 80 % de nos usages.- En agissant, nous avons plus de pouvoir que le Parlement européen.Pourquoi avoir lancé Le Switch ?L’idée est partie d’un constat que je mûris depuis plusieurs mois et qui s’est accéléré avec l’élection de Donald Trump. On a toujours le réflexe d’utiliser des outils américains, que ce soit Google Workspace, Pipedrive ou Adobe. Quand on donne nos datas et notre argent à ces modèles SaaS, on affaiblit l’écosystème tech européen. S’il n’y a pas de marché local, il n’y a pas d’investissement. Et sans investissement, on ne peut pas recruter les meilleurs ingénieurs ni développer des produits compétitifs. C’est un cercle vicieux. Je me suis demandé s’il existait des alternatives européennes. J’ai commencé par les CRM et j’en ai trouvé une trentaine en France. L’offre existe, mais elle est méconnue. Le Switch est né pour montrer que ces solutions sont performantes et accessibles. Les alternatives européennes sont-elles vraiment au niveau ?Oui. Je ne parle que d’outils performants. Par exemple, j’utilise désormais Yousign, alternative européenne à DocuSign : c’est moins cher et l’interface est meilleure. Je parle aussi de Noota pour la prise de notes, de Brevo Meetings comme alternative à Calendly, de Lovable pour le développement, de Vivaldi comme navigateur ou encore de Swiss Transfer. Le vrai enjeu n’est pas la performance des outils, mais leur interconnexion. La force des GAFAM, c’est leur écosystème : tout dialogue avec tout. En Europe, on a encore du chemin à faire sur ces connexions API et cette logique de stack cohérente. Quels sont les freins à l'utilisation d'outils européens ?Certains détails manquent encore dans certaines applications. Ce sont les 20 % d’usages qui peuvent faire la différence. Mais si on absorbe déjà 80 % des besoins, c’est un énorme pas. Je constate aussi une vraie prise de conscience dans les grandes entreprises. On parle de plus en plus de dégaffamisation. Dans les appels d’offres, il y a désormais des critères qui valorisent les solutions développées en Europe. Il y a aussi un débat politique avec l’Industrial Accelerator Act, porté notamment par Stéphane Séjourné. Mais au-delà des décisions politiques, nous avons un pouvoir immédiat : flécher nos dépenses vers des acteurs européens. Concrètement, comment switcher ?Ça ne prend pas tant de temps. Pour une PME de 30 ou 50 salariés, changer un outil de visio ou de signature électronique est relativement simple. Je conseille de cartographier toute sa stack logicielle. On découvre souvent qu’on paie des outils inutilisés. Ensuite, commencer par les outils périphériques et avancer progressivement vers le cœur du système. Le plus complexe reste la messagerie, notamment Google Workspace, car tout est interconnecté. Mais à un moment, il faut se poser la question sérieusement. Sinon, on ne sortira jamais de cette dépendance. La newsletter Le Switch
Les fondateurs de Presage défendent une vision radicalement différente de l’intelligence artificielle. Selon eux, les World Models représentent une voie plus frugale, plus intelligente et plus adaptée aux enjeux industriels que les IA génératives actuelles. Interview : Benjamin Rey, CEO de Presage et Arthur Chevalier, CTO de PresagePunchlines- Un World Model comprend les conséquences de ses actions.- Un LLM n'a pas une vraie compréhension du monde.- Les infrastructures cloud ne peuvent plus être gérées uniquement par des humains.- Les World Models sont plus rapides et plus frugaux que les LLM.- La recherche sur les LLM est finie.Qu’est-ce qu’un World Model et en quoi cela diffère-t-il d’un LLM ?Un World Model est une intelligence artificielle capable de comprendre les conséquences de ses actions. Contrairement à un LLM qui prédit des mots ou génère du texte, un World Model apprend les lois du monde dans lequel il évolue. Un LLM est une très bonne interface entre l’humain et la machine, mais il ne comprend pas réellement le fondement de ce qu’il génère. Le World Model, lui, comprend pourquoi une action produit un effet. Il peut simuler l’état futur d’un système après une décision, ce qui change profondément sa capacité à raisonner. Pourquoi appliquer les World Models au cloud ?Le cloud est devenu extrêmement complexe. Il faut gérer la cybersécurité, les coûts, la consommation énergétique, la configuration de centaines de services et surveiller en permanence des dizaines de paramètres. Aujourd’hui, des agents autonomes prennent des décisions 24h/24 sur les infrastructures. Les équipes techniques perdent en contrôle et ne savent pas toujours quand ni pourquoi une infrastructure casse. Notre ambition est d’utiliser les World Models pour simuler les conséquences d’une action avant qu’elle ne soit exécutée. Un modèle peut prédire en quelques millisecondes l’état futur d’une infrastructure après une modification. Cela permet d’apporter plus de contrôle, plus de sécurité et moins de stress aux équipes. Les World Models sont-ils une alternative aux LLM ?Nous pensons que oui, et même une alternative européenne crédible. Les LLM sont une excellente interface homme-machine, mais ils ont un plafond de verre. Ils consomment énormément d’énergie, nécessitent des milliards d’investissements et ne comprennent pas réellement les lois physiques du monde. Les World Models, eux, nécessitent moins de données, moins d’énergie à l’entraînement et aucune énergie à l’inférence pour produire une prédiction. Nous pensons qu’il faut réduire le rôle des LLM à l’interface et confier l’intelligence décisionnelle à des systèmes plus frugaux et plus capables de comprendre le monde réel. Quelles sont vos ambitions avec Presage ?Nous avons levé 1,2 million d’euros pour accélérer le développement de notre premier modèle, Cloud One. Notre approche est très appliquée : nous travaillons déjà avec des partenaires et nous visons des modèles en production chez des clients dès le premier trimestre. À terme, les World Models peuvent s’appliquer à bien d’autres domaines : voitures autonomes, médical, BTP… Partout où un système doit comprendre un environnement et agir dedans, cette technologie peut faire la différence.
OpenAI tancée par le gouvernement canadien : la responsable de la tuerie survenue début février avait préparé son coup avec l'aide de ChatGPT mais la compagnie américaine n'a rien dit à la police. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet https://moncarnet.com/) OpenAI face à la tragédie : quand l’IA détecte, mais n’alerte pasAprès une tuerie survenue en Colombie-Britannique, un article du Wall Street Journal relance une question explosive : que doit faire une plateforme quand un échange avec une IA laisse entrevoir une intention violente ? Selon Bruno, des conversations entre l’auteure présumée et OpenAI via ChatGPT auraient été signalées en interne, sans transmission aux autorités, déclenchant l’ire du ministre canadien de l’IA Evan Solomon. L’affaire met aussi en lumière la veille automatisée : détection, escalade vers des équipes de sécurité, puis arbitrage humain. Et, en toile de fond, la question qui revient sans cesse : à partir de quel seuil une entreprise doit-elle contacter la police ? Mistral accusé d’entraîner son modèle sur des œuvres protégéesEn France, c’est Mistral AI qui se retrouve dans la tourmente après une enquête de Mediapart affirmant que des contenus soumis au droit d’auteur (livres, chansons, presse) auraient servi à l’entraînement. Jérôme rappelle que la pratique du scraping est largement répandue dans l’industrie, mais que l’Europe n’offre pas le même cadre que les États-Unis et leur notion de fair use. En filigrane, une tension centrale : comment concilier innovation et respect du droit, notamment avec le AI Act ? Et surtout, quelles règles — et quelles compensations — pour permettre un développement de l’IA sans open bar sur les contenus culturels ? Anthropic accuse le chinois DeepSeek d'avoir pillé son LLMAnthropic accuse le modèle chinois DeepSeek d’avoir récupéré des sorties de Claude via des comptes massifs, pour entraîner ses propres modèles par distillation. Une pratique répandue, mais qui devient explosive lorsqu’elle se fait à grande échelle et sans autorisation. Une situation ironique puisque nombre d’acteurs, y compris Anthropic, sont accusés de maux similaires. La grosse colère de Jean-Baptiste Kempf (VLC) Une autre histoire fait du bruit : Jean-Baptiste Kempf, cofondateur de VLC / VideoLAN, publie un long message sur LinkedIn menaçant de quitter la France, après un blocage administratif touchant sa femme dans le cadre du concours d’entrée à l’ENM. L’affaire devient politique lorsque le ministre de la Justice Gérald Darmanin lui répond, avant qu’un contact direct ne semble débloquer la situation. À noter : JB Kempf était récemment l’invité de la série Innovateurs de Monde Numérique, à écouter ici : Jean-Baptiste Kempf : de VLC à Kyber, portrait d’un innovateur éthique. Un MacBook tactile en 2026 ? La rumeur qui s’accrocheBloomberg fait état d’un possible MacBook à écran tactile pour cette année. Toutefois, la rumeur revient régulièrement. On s’étonne que le débat existe encore tant le tactile est courant sur PC.
Ce mois-ci, le Grand Débrief explore l'impact de l'intelligence artificielle sur la création vidéo, le cinéma, la musique et le marché du travail. Alors que Seedance affole Hollywood, que le vibe coding bouscule les développeurs, les agents autonomes font planer un nouveau risque : celui d’une IA qui agit… On évoque les avancées technologiques, les enjeux éthiques, et des opportunités pour les créateurs et l'industrie. Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) En partenariat avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises L'IA va-t-elle remplacer les acteurs ? La génération de vidéo par intelligence artificielle a franchi un cap, en février, avec Seedance 2.0, l’outil de ByteDance, capable de produire des séquences ultra réalistes mettant en scène des célébrités… sans leur consentement. Les studios hollywoodiens paniquent pendant qu'en France les doubleurs et tous les professionnels du cinéma s'inquiètent de la vague de l'IA qui arrive. Lien Monde Numérique : Seedance affole Hollywood, Meta veut faire parler les morts Au-delà du scandale, nous évoquons aussi l’autre versant de la révolution de l'IA : l’ouverture d’un nouvel espace créatif, comme l’a été la révolution de l’audio, des home studios aux albums faitsdans une chambre. La vidéo IA permet à de nouveaux talents d’émerger. L’IA va-t-elle remplacer les développeurs ? Après les déclarations de Dario Amodei (Anthropic) et Mustafa Suleyman (Microsoft AI), le débat sur le remplacement des développeurs par l'IA est plus que jamais d'actualité. Dans beaucoup d'entreprises, l’IA écrit-elle déjà le code à la place des humains. Mais méfions-nous des annonces spectaculaires alors que l’adoption réelle semble encore en retrait, selon François Sorel. Décrire une application en langage naturel et laisser l’IA la construire, la corriger, l’améliorer, c'est le vibe coding. J'évoque mon expérience avec Lovable et la bascule que cela préfigure : si chacun peut générer son outil sur-mesure, à quoi serviront encore les applications standards et les services SaaS ? Ecouter aussi : - Les mots de la tech 2025 : Vibe coding- Vibe coding : j’ai créé deux applications sans écrire une ligne de codeL'IA va-t-elle devenir de plus en plus autonomeFévrier a été marqué par le phénomène OpenClaw, un agent open source qui peut agir localement sur votre machine, gérer des tâches, manipuler des services et automatiser des workflows. Mais l’autonomie a un prix : erreurs irréversibles, exposition de données, et nécessité d’isoler l’outil sur une machine dédiée, dans environnement cloisonné. C'est l'occasion d'aborder la question de l’alignement des IA, et la perte de lisibilité des modèles à mesure qu’ils gagnent en complexité. Faudrait-il une autorité internationale de supervision, comme pour le nucléaire ? Ecouter aussi : - OpenClaw et Moltbook : la nouvelle ère des agents autonomes (Nicolas Guyon, Comptoir IA) - Les dessous inquiétants de l’alignement des IA (Frédéric Filloux, Les Echos, Deepnews)
À l’aube du Mobile World Congress de Barcelone, Samsung et Apple lancent les hostilités avec leurs nouveaux smartphones dopés à l’IA. Pendant ce temps, une note futuriste prévoit une destruction massive des emplois à cause de l’intelligence artificielle. 💡Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web [PARTENARIAT] Samsung ouvre le bal avant le MWCSamsung dégaine sa nouvelle gamme Galaxy S26, avec en vedette le Galaxy S26 Ultra et son filtre de confidentialité intégré directement dans l’écran, activable selon les applications. Une innovation qui illustre la montée en puissance de l’IA embarquée, également mise à contribution pour la stabilisation vidéo ou l’optimisation photo. Les prix s’envolent à la hauteur des ambitions technologiques : jusqu’à près de 1500 euros pour le modèle Ultra. La saison des smartphones est officiellement lancée à l’approche du Mobile World Congress de Barcelone. Apple : iPhone 17E et MacBook tactile en approche ?Apple prépare une keynote stratégique avec, en ligne de mire, un nouvel iPhone 17E et possiblement une évolution majeure de Siri. La marque pourrait également dévoiler un MacBook plus abordable, tandis que la rumeur d’un écran tactile – longtemps rejeté par Steve Jobs – refait surface. Fidèle à son habitude, Apple court-circuite le salon de Barcelone en orchestrant ses annonces au même moment, imposant son propre tempo médiatique. OpenAI prépare son mystérieux objet connectéOpenAI travaille sur un produit physique intégrant son intelligence artificielle, en partenariat avec l’ancien designer d’Apple Jony Ive. Selon plusieurs The Information, il pourrait s’agir d’un appareil domestique doté d’une caméra capable d’analyser son environnement pour proposer des interactions personnalisées. Un projet encore mystérieux, mais stratégique, qui illustre la volonté d’OpenAI de sortir du simple logiciel pour s’imposer au cœur des usages quotidiens — au risque de raviver les débats sur la vie privée. Mistral accusé de pillage d’œuvres protégéesEn France, Mistral AI est accusé par Mediapart d’avoir entraîné ses modèles sur des contenus protégés par le droit d’auteur. Une pratique déjà reprochée aux acteurs américains, mais juridiquement plus risquée dans le cadre européen. Le débat met en lumière les tensions entre innovation rapide et respect des règles, alors que la souveraineté technologique européenne se joue aussi sur ces terrains juridiques. Gemini Nano Banana 2 : Google muscle la génération d’imagesGoogle a discrètement amélioré son moteur de génération d’images avec la nouvelle version de Gemini, surnommée Nano Banana 2. Résultat : des visuels plus réalistes, une meilleure gestion des visages et surtout une nette progression dans l’intégration du texte au sein des images, un point faible récurrent des IA génératives. Une mise à jour qui confirme l’intensité de la course entre les géants de l’IA en ce début d’année. L’IA va-t-elle provoquer une job apocalypse ?Un billet de blog de Citrini Research a semé la panique à Wall Street en imaginant un scénario où l’IA ferait bondir le chômage américain à 10 %. Une fiction économique qui a pourtant suffi à ébranler les marchés. Dans la foulée, Jack Dorsey, patron de Block, a annoncé des suppressions massives de postes après l’intégration d’outils d’IA. De quoi alimenter les craintes d’une automatisation accélérée, entre fantasme d’effondrement et promesse d’abondance. OpenAI dans la tourmente au CanadaOpenAI est convoqué par le gouvernement canadien après la révélation d’échanges entre ChatGPT et l’auteure d’une tuerie en Colombie-Britannique. L’IA avait détecté des conversations inquiétantes, mais l’entreprise n’a pas alerté les autorités. L’affaire relance le débat sur la responsabilité des plateformes d’IA et la frontière entre vie privée, cybersurveillance et prévention des drames. World Models : une troisième voie pour l’IA françaiseInterview de Benjamin Ray, CEO de Présage et Arthur Chevalier, CTO de Présage.Les World Models ambitionnent de dépasser les limites des modèles génératifs en permettant à l’IA de comprendre les lois du monde et les conséquences de ses actions. Inspirée notamment par les travaux de Yann LeCun, cette approche pourrait ouvrir une voie européenne plus sobre, plus explicable et adaptée à des usages industriels critiques comme le cloud ou la cybersécurité. Une piste stratégique pour la deep tech française, complémentaire – voire alternative – aux grands modèles de langage. Le Switch : des alternatives européennes aux géants américainsInterview de Christofer Ciminelli, fondateur de Orso Media.Avec sa newsletter Le Switch, il recense des dizaines d’outils européens capables de remplacer les solutions américaines : CRM, messageries, navigateurs, outils collaboratifs ou cartographiques. Objectif : reprendre la main sur nos données et soutenir l’écosystème tech local. Un mouvement encore émergent, mais porté par une prise de conscience croissante autour de la souveraineté numérique.
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