Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, le podcast qui décrypte l'actu tech et les enjeux du numérique, présenté par JérÎme Colombain. Je suis journaliste et fan d'innovation technologique depuis plus de trente ans. Chaque samedi, écoutez "L'Hebdo" pour tout savoir sur l'actu de la semaine. Les autres jours de la semaine, suivez : - Les interviews de celles et ceux qui font la tech.- Le Debrief Transat, avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet, à Montréal)- Le Grand Debrief, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti- Des épisodes spéciaux consacrés aux grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.).- La série Tout comprendre, qui décrypte les technologies du quotidien.Etc. On parle de : cybersécurité, intelligence artificielle, réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, réseaux sociaux, robotique, smartphones, souveraineté numérique, transformation numérique... Site Web : https://mondenumerique.info/ Chaßne YouTube : https://www.youtube.com/@mondenumeriqueNewsletter : https://mondenumerique.substack.com/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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en MP3 et replayLes supercalculateurs changent dâĂ©chelle, avec des machines capables dâatteindre des niveaux de puissance et de densitĂ© spectaculaires. Ă Angers, Bull vient de doubler la capacitĂ© de production de son usine pour rĂ©pondre notamment Ă lâessor de lâintelligence artificielle et du calcul haute performance. đ€ INTERVIEW : Bruno Lecointe - Directeur HPC, IA et Quantique chez BullL'essentiel- Nous fabriquons des Formule 1 informatiques.- Jupiter est capable dâexĂ©cuter un milliard de milliards dâopĂ©rations par seconde.- On refroidit les systĂšmes avec une eau chaude Ă 45 degrĂ©s Celsius.- La souverainetĂ©, ça ne veut pas dire ĂȘtre sans les autres.================================= A quoi servent les supercalculateurs ?Un supercalculateur, câest un super ordinateur capable de faire de grosses simulations pour la science. Cela peut servir Ă simuler le crash dâune voiture, lâĂ©coulement dâun avion dans les airs, la recherche dâune nouvelle molĂ©cule ou encore la prĂ©vision du temps. On prend les composants dâun ordinateur classique â processeur, mĂ©moire, disques et rĂ©seau â et on les agrĂšge pour en faire un trĂšs gros processeur, une trĂšs grande mĂ©moire et un trĂšs grand espace de stockage. Aujourdâhui, Jupiter est capable dâexĂ©cuter un milliard de milliards dâopĂ©rations par seconde, soit lâĂ©quivalent de 10 millions dâordinateurs. On parle dĂ©sormais en tĂ©raoctets de mĂ©moire et les machines peuvent atteindre environ trois tonnes au mĂštre carrĂ©. Comment fabrique-t-on et transporte-t-on une machine aussi imposante ?Dans notre mĂ©ga-usine d'Angers, nous fabriquons dâabord le rack, cette grande armoire dans laquelle nous intĂ©grons les alimentations Ă©lectriques puis les lames de calcul. Nous mettons ensuite le systĂšme en eau et nous le testons en le poussant au-delĂ des prĂ©conisations du client pour vĂ©rifier son comportement. Une fois les tests terminĂ©s, nous dĂ©sassemblons certaines parties et nous transportons les diffĂ©rents blocs dans des emballages spĂ©cifiques. Le rack vide peut dĂ©jĂ peser entre 250 et 300 kilos. La fabrication peut prendre de trois Ă douze mois, car nous ne vendons pas des produits sur Ă©tagĂšre : chaque systĂšme est quasiment fabriquĂ© Ă façon. Nous fabriquons des Formule 1 dâordinateur. Cette industrie peut-elle rĂ©ellement ĂȘtre souveraine alors que les principaux processeurs viennent des Ătats-Unis ?La souverainetĂ© ne veut pas dire ĂȘtre sans les autres. AMD, Nvidia et Intel sont des partenaires avec un savoir-faire excellent, et nous travaillons avec eux sur le long terme. Mais nous dĂ©veloppons aussi nos propres technologies, notamment pour connecter les ordinateurs entre eux afin quâils soient vus comme un seul gros ordinateur. Nous avons une R&D en Europe, majoritairement en France, et une usine en France. Nous travaillons Ă©galement avec des acteurs europĂ©ens qui dĂ©veloppent des processeurs et des accĂ©lĂ©rateurs pour lâIA, ainsi quâavec des sociĂ©tĂ©s françaises, anglaises et finlandaises dans le quantique. Lâobjectif est de conserver des compĂ©tences critiques tout en travaillant avec des partenaires.
Les cybercriminels industrialisent la collecte et la revente de donnĂ©es pour prĂ©parer leurs futures attaques. Face Ă cette menace, les entreprises cherchent dĂ©sormais Ă connaĂźtre leur exposition rĂ©elle sur Internet et Ă automatiser leur rĂ©ponse aux vulnĂ©rabilitĂ©s critiques. đ€ INTERVIEW : JĂ©rĂŽme Bouvet - Directeur gĂ©nĂ©ral France de Check PointEn partenariat avec Check Point L'essentiel- Les cybercriminels industrialisent la revente de donnĂ©es.- Les donnĂ©es servent ensuite Ă prĂ©parer les futures attaques.- Les attaquants jouent plus vite que la dĂ©fense.- Il va falloir automatiser.================================= Que cherchent concrĂštement les cybercriminels lorsquâils observent une entreprise depuis Internet ?Les attaquants peuvent rĂ©cupĂ©rer diffĂ©rents types d'informations, mais les identifiants et les mots de passe restent trĂšs frĂ©quents. Ils peuvent ĂȘtre volĂ©s par des infostealers ou apparaĂźtre Ă la suite d'attaques de supply chain. Ces donnĂ©es sont ensuite revendues sur le dark web. Leur valeur dĂ©pend notamment de leur qualitĂ© et de leur fraĂźcheur. Certaines informations peuvent coĂ»ter quelques centimes, tandis que de grandes bases de donnĂ©es peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d'euros. Comment une entreprise peut-elle savoir ce qui circule rĂ©ellement sur elle ?Il faut d'abord comprendre ce qui est disponible, puis dĂ©terminer ce qui est rĂ©ellement exploitable et enfin identifier ce qui est critique. Nous aidons nos clients Ă rechercher ces informations sur le dark web, avec des Ă©quipes qui rĂ©alisent de l'analyse, de l'audit et aussi de l'infiltration de groupes d'attaquants. Nous pouvons Ă©galement consulter ou acheter des Ă©chantillons de donnĂ©es pour vĂ©rifier ce qui concerne nos clients. Ensuite, nous pouvons identifier les actifs exposĂ©s, rechercher les vulnĂ©rabilitĂ©s exploitables et simuler des campagnes d'attaque de plus en plus crĂ©dibles. Pourquoi faut-il dĂ©sormais automatiser la rĂ©ponse aux vulnĂ©rabilitĂ©s ?Le problĂšme est celui de la vitesse. Une vulnĂ©rabilitĂ© critique exploitable peut demander en moyenne environ sept jours Ă une entreprise pour ĂȘtre corrigĂ©e, alors qu'un attaquant peut l'exploiter en quelques secondes ou quelques minutes avec les outils dont il dispose. L'intelligence artificielle et les agents peuvent nous aider Ă automatiser la remĂ©diation et Ă hiĂ©rarchiser les vulnĂ©rabilitĂ©s. L'objectif est de rĂ©duire le dĂ©lai nĂ©cessaire pour diminuer l'exposition au risque, en passant d'une semaine Ă quelques minutes, tout en Ă©vitant de casser la production informatique. Jusqu'oĂč peut-on dĂ©lĂ©guer la rĂ©ponse aux attaques Ă des agents d'intelligence artificielle ?C'est une question qui se pose aujourd'hui dans les entreprises. Si nous voulons rĂ©pondre aussi vite que les attaquants, il faudra utiliser nous aussi des agents capables de travailler de façon coordonnĂ©e. Mais cela implique de dĂ©lĂ©guer certaines prises de dĂ©cision Ă des agents autonomes. Dans certains cas, une entreprise peut dĂ©cider d'isoler un service extrĂȘmement critique pour le protĂ©ger. Mais les consĂ©quences peuvent ĂȘtre trĂšs importantes, notamment pour une banque, un grand industriel ou une organisation du secteur public. Il faut donc conserver l'humain au milieu du dispositif et dĂ©terminer jusqu'oĂč l'entreprise accepte d'automatiser sa rĂ©ponse.
Flourish veut faire entrer le robot domestique dans les foyers en misant sur une approche diffĂ©rente : apprendre au robot les habitudes et lâenvironnement de chaque utilisateur. Son premier modĂšle, vendu 3 555 dollars en seulement 50 exemplaires, doit notamment s'attaquer aux tĂąches de rangement et de nettoyage. đ€ INTERVIEW : Antoine Marcel - Fondateur et CEO de FlourishL'essentiel- Nous, on a une approche basĂ©e sur l'apprentissage.- On a un modĂšle qui a appris de ta maniĂšre de faire, de ta maison et qui est servi pour toi.- Il y a 70 % des tĂąches dĂ©jĂ qui sont faisables avec moins d'un kilo cinq.- Le but, c'est comment on est capable de mettre un robot dans chaque foyer qui te fait gagner deux heures par jour.================================= Pourquoi avoir choisi de lancer un robot domestique qui apprend les tĂąches plutĂŽt que de miser sur une IA gĂ©nĂ©raliste capable de tout faire ?Je pense que le principal enjeu est de mettre cette technologie dans les mains du grand public. Aujourd'hui, beaucoup d'acteurs cherchent Ă construire un modĂšle d'IA gĂ©nĂ©raliste capable de comprendre une consigne et de rĂ©aliser directement une tĂąche. Nous avons choisi une approche diffĂ©rente. L'utilisateur montre au robot oĂč sont les objets, comment il rĂ©alise la tĂąche et comment fonctionne son environnement. On va ensuite fine-tuner un modĂšle spĂ©cifiquement pour cette tĂąche et pour cette maison. Le robot apprend donc de la maniĂšre de faire de son utilisateur. Comment lui apprend-on concrĂštement une nouvelle tĂąche ?Tout se fait depuis une application mobile. Pour dĂ©placer le robot, on utilise un joystick. Pour contrĂŽler ses bras, on bouge son tĂ©lĂ©phone : grĂące aux capteurs de l'appareil, nous pouvons reproduire les mouvements du tĂ©lĂ©phone sur le bras du robot. L'utilisateur peut ainsi lui montrer comment attraper une bouteille, prendre un arrosoir ou effectuer une autre tĂąche. Il rĂ©pĂšte plusieurs fois le geste, gĂ©nĂ©ralement pendant une trentaine de minutes, afin que le robot puisse apprendre. Quelles sont les limites du premier modĂšle ?Il y en a trois principales. D'abord, chaque bras peut soulever jusqu'Ă 1,5 kg. Ensuite, les bras ne peuvent pas aller sous l'eau, donc le robot ne peut pas encore faire la vaisselle. Enfin, les tĂąches qui demandent beaucoup de dextĂ©ritĂ© ou de fragilitĂ©, comme plier du linge, sont encore trop complexes. En revanche, il peut prendre du linge, le mettre dans la machine Ă laver, fermer la machine et lancer la machine. Pourquoi ne vendre que 50 exemplaires pour commencer ?Je veux apprendre directement avec les premiers utilisateurs. Chacun pourra me contacter s'il rencontre un problĂšme ou s'il veut faire quelque chose que le robot ne sait pas encore faire. Cela nous permet de comprendre les usages, les difficultĂ©s et ce qui doit ĂȘtre amĂ©liorĂ©. Avec une centaine d'unitĂ©s, il deviendrait dĂ©jĂ beaucoup plus difficile de suivre chaque utilisateur aussi prĂ©cisĂ©ment. Cette premiĂšre sĂ©rie est donc une forme de bĂȘta-test Ă grande Ă©chelle, avec un robot dĂ©jĂ capable de rĂ©aliser des tĂąches. Quelle est l'ambition Ă long terme de Flourish ?Ă terme, nous voulons vraiment faire ton majordome. Le robot pourrait prĂ©parer Ă manger, servir la table, laver la vaisselle et ranger les objets Ă leur place lorsque tu pars travailler. L'objectif est que tu rentres chez toi et que ton appartement soit propre. Mais atteindre ce niveau demandera encore du temps et un niveau de recherche beaucoup plus Ă©levĂ©.
Comment Mediapart a fouillĂ© dans les archives de Meta pour authentifier des messages attribuĂ©s Ă Jordan Bardella âą OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels capables dâagir Ă votre place âą Google teste les prĂ©mices de data centers dans lâespace âą Les lunettes connectĂ©es arrivent en force âą Un robot domestique français Ă 3 555 dollars promet dâapprendre vos corvĂ©es âą Comment les entreprises traquent leurs donnĂ©es qui circulent sur le dark web âą Bull agrandit son usine française de supercalculateurs âïž DĂ©couvrez Frogans, le pionnier de l'informatique spatialisĂ©e đ Cliquez ici =============== Une nouvelle application Monde NumĂ©riqueLa nouvelle version de lâapplication Monde NumĂ©rique amĂ©liore lâĂ©coute des Ă©pisodes sur iPhone et Android, avec avance et retour rapides, changement de vitesse, minuteur et favoris. Elle est dĂ©veloppĂ©e avec GoodBarber, spĂ©cialiste français de la crĂ©ation dâapplications mobiles no-code. Influenceur tech numĂ©ro 1, selon le Tyto Tech 500 Le classement Tyto Tech 500 me place cette annĂ©e en tĂȘte de son palmarĂšs français des personnalitĂ©s influentes de la tech. Une reconnaissance qui met notamment en avant la prĂ©sence multicanale â mĂ©dias, rĂ©seaux sociaux, podcasts et plateformes â aprĂšs cinq ans de dĂ©veloppement de Monde NumĂ©rique. Affaire Bardella : comment Mediapart dit avoir vĂ©rifiĂ© ses documentsMediapart a publiĂ© des messages antisĂ©mites datant de 2013 quâil attribue Ă Jordan Bardella, prĂ©sident du Rassemblement national, qui conteste formellement en ĂȘtre lâauteur. Le mĂ©dia explique avoir demandĂ© Ă deux anciens interlocuteurs de rĂ©cupĂ©rer directement auprĂšs de Meta leurs archives Messenger, puis avoir fait constater lâune de ces extractions par un commissaire de justice ; il dit Ă©galement avoir recoupĂ© le contenu des Ă©changes avec des Ă©lĂ©ments biographiques. La procĂ©dure permet dâĂ©tayer lâauthenticitĂ© des fichiers extraits de Facebook, sans permettre Ă elle seule dâĂ©tablir techniquement qui se trouvait derriĂšre le clavier au moment de lâenvoi. Aux Ătats-Unis, une rĂ©gulation de lâIA fondĂ©e sur lâautorĂ©gulationDonald Trump a rĂ©uni Ă la Maison-Blanche les dirigeants de plusieurs grands acteurs de lâintelligence artificielle autour dâengagements volontaires portant notamment sur les tests des modĂšles et leur supervision. Une dĂ©marche qui privilĂ©gie pour lâinstant lâautorĂ©gulation plutĂŽt quâun cadre lĂ©gislatif contraignant, sur fond de compĂ©tition technologique avec la Chine. Google envoie les prĂ©mices dâun data center dans lâespaceAvec son projet Suncatcher, Google vient de placer en orbite un satellite expĂ©rimental Ă©quipĂ© de ses puces TPU. Le groupe veut vĂ©rifier leur rĂ©sistance aux radiations et aux contraintes thermiques afin dâexplorer, Ă terme, la possibilitĂ© dâinfrastructures de calcul pour lâIA installĂ©es dans lâespace et alimentĂ©es en continu par lâĂ©nergie solaire. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreLes lunettes Nuance Audio dâEssilorLuxottica intĂšgrent microphones et haut-parleurs directionnels pour amĂ©liorer lâaudition des personnes souffrant dâune perte lĂ©gĂšre Ă modĂ©rĂ©e, sans adopter la forme dâune prothĂšse auditive classique. Elles peuvent aussi recevoir des verres correcteurs, mais leur tarif approche les 900 euros hors correction. Rokid arrive officiellement en FranceLe constructeur chinois Rokid lance en France plusieurs modĂšles de lunettes connectĂ©es. Les Rokid AI Glasses associent affichage, assistant IA, transcription et traduction en temps rĂ©el, tandis que la gamme Style mise sur des fonctions dâintelligence artificielle sans Ă©cran intĂ©grĂ©. Even Realities poursuit lâoffensive des lunettes IAEven Realities propose Ă©galement ses G2, des lunettes sans camĂ©ra mais dotĂ©es de microphones, dâun affichage tĂȘte haute et de fonctions dâassistance, de traduction et de prise de notes. Un nouvel exemple de lâaccĂ©lĂ©ration du marchĂ© des lunettes connectĂ©es en 2026. Epsilon veut « reciviliser » les rĂ©seaux sociauxUn nouveau rĂ©seau social français baptisĂ© Epsilon entend proposer une alternative europĂ©enne aux grandes plateformes, avec davantage de place donnĂ©e au dĂ©bat, Ă la culture et Ă lâinformation. Le projet promet notamment lâabsence dâalgorithme opaque et de revente de donnĂ©es, ainsi quâune modĂ©ration reposant en partie sur lâintelligence artificielle. OpenAI lance Dots, ses agents IA personnelsAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des dĂ©veloppeurs Ă celui du grand public. Chaque agent peut accĂ©der Ă diffĂ©rents services et accomplir des tĂąches concrĂštes : gĂ©rer un agenda, crĂ©er un site, travailler sur des applications ou prendre en charge diverses actions en ligne. Dans le DĂ©brief Transatlantique, JĂ©rĂŽme Colombain et Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, sâinterrogent sur ce changement dâĂ©chelle : aprĂšs les chatbots, lâIA devient un assistant capable dâagir directement sur nos comptes et nos outils. Cette autonomie ouvre un potentiel considĂ©rable, mais pose aussi une question centrale de confiance lorsque lâagent dispose dâun accĂšs Ă©tendu aux e-mails, fichiers, applications ou services en ligne. Quand les agents IA prennent trop dâinitiativesLa discussion revient aussi sur plusieurs incidents et comportements inattendus attribuĂ©s Ă des agents autonomes. Ces systĂšmes peuvent enchaĂźner plusieurs actions, explorer des voies qui nâavaient pas Ă©tĂ© anticipĂ©es et parfois contourner des garde-fous mal conçus, ce qui oblige les laboratoires Ă renforcer leurs mĂ©thodes dâĂ©valuation, de confinement et de contrĂŽle. Flourish : un robot domestique français Ă 3 555 dollarsAntoine Marcel, fondateur et CEO de Flourish, prĂ©sente un petit robot domestique montĂ© sur roues, dotĂ© de deux bras et vendu 3 555 dollars pour une premiĂšre sĂ©rie de 50 exemplaires. Sa particularitĂ© : plutĂŽt que de reposer sur une intelligence artificielle gĂ©nĂ©raliste, il apprend une tĂąche spĂ©cifique dans le logement de son propriĂ©taire grĂące Ă des dĂ©monstrations effectuĂ©es depuis un smartphone. Le robot peut notamment ramasser des vĂȘtements, ranger des objets ou arroser des plantes, avec certaines limites : charge maximale dâenviron 1,5 kg par bras, pas de bras sous lâeau et encore peu de dextĂ©ritĂ© pour des tĂąches comme plier ou Ă©tendre le linge. Lâambition de Flourish est Ă terme de faire de ce type de machine un vĂ©ritable assistant domestique accessible au grand public. CybersĂ©curitĂ© : voir son entreprise avec les yeux de lâattaquantJĂ©rĂŽme Bouvet, directeur gĂ©nĂ©ral France de Check Point Software, explique le concept dâ« exposition externe » : identifiants volĂ©s, mots de passe, informations circulant sur le dark web, vulnĂ©rabilitĂ©s de fournisseurs ou accĂšs oubliĂ©s constituent autant de portes dâentrĂ©e potentielles. Lâenjeu nâest plus seulement de dresser la liste des failles, mais dâidentifier celles qui sont rĂ©ellement exploitables et critiques. [PARTENARIAT] Les spĂ©cialistes de la cybersĂ©curitĂ© surveillent pour cela les espaces frĂ©quentĂ©s par les attaquants, cartographient les actifs exposĂ©s puis simulent des scĂ©narios dâattaque afin de prioriser la remĂ©diation. Bull double ses capacitĂ©s de production de supercalculateurs Ă AngersBruno Lecointe, responsable des activitĂ©s HPC, IA et quantique chez Bull, prĂ©sente le site dâAngers consacrĂ© Ă la fabrication de supercalculateurs destinĂ©s Ă la science, Ă la mĂ©tĂ©o, Ă lâindustrie ou Ă lâintelligence artificielle. Ces systĂšmes agrĂšgent processeurs, mĂ©moire, stockage et rĂ©seau afin de fournir des puissances de calcul hors normes. Ces machines peuvent atteindre plusieurs tonnes au mĂštre carrĂ© et consommer des dizaines de mĂ©gawatts. Bull mise notamment sur un refroidissement liquide en circuit fermĂ©, avec une eau pouvant atteindre 45 °C, pour amĂ©liorer leur efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique et limiter la consommation de ressources.
Les lunettes Nuance Audio veulent remplacer les aides auditives lĂ©gĂšres · OpenAI dĂ©mocratise les agents personnels avec Dots · Google riposte avec Gemini 4 Argon · NVIDIA veut sĂ©curiser les agents IA · Donald Trump mise sur lâautorĂ©gulation de lâintelligence artificielle. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Classement des influenceurs techPetite parenthĂšse personnelle avant de commencer : le classement Tyto Tech 500 vient de me placer n°1 des influenceurs tech en France. Une distinction flatteuse â et un peu vertigineuse â qui rĂ©compense surtout cinq annĂ©es de travail quotidien avec Monde NumĂ©rique, sur le podcast, YouTube, le site, la newsletter et les rĂ©seaux sociaux. Le classement complet est ici : https://tytopr.com/insights/tyto-tech-500/france-top-50. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreRetour de Milan oĂč EssilorLuxottica prĂ©sentait une nouvelle Ă©volution de ses lunettes Nuance Audio, conçues pour les personnes souffrant dâune perte auditive lĂ©gĂšre Ă modĂ©rĂ©e. Six microphones, amplification directionnelle, mode 360 degrĂ©s et environ dix heures dâautonomie : une technologie prometteuse, mais vendue prĂšs de 900 euros sans les verres. Nous revenons aussi sur lâintĂ©rĂȘt de rendre lâassistance auditive beaucoup plus discrĂšte et moins stigmatisante. Ă lire aussi sur Monde NumĂ©rique. OpenAI Dots : lâagent IA devient personnelAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des dĂ©veloppeurs Ă celui du grand public. Ces assistants persistants peuvent accĂ©der aux applications autorisĂ©es, disposer de leur propre ordinateur dans le cloud et prendre en charge des tĂąches comme lâorganisation dâun agenda, la gestion de fichiers ou certaines dĂ©marches Ă la place de lâutilisateur. Une Ă©volution que nous comparons au tournant provoquĂ© par ChatGPT en 2022. Ă lire aussi : Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur. Quand les agents IA prennent trop dâinitiativesDonner les clĂ©s de ses mails, fichiers et comptes Ă un assistant autonome suppose une confiance considĂ©rable. Nous revenons sur plusieurs histoires dâagents qui auraient accompli des actions inattendues ou dĂ©passĂ© les intentions de leurs utilisateurs, ainsi que sur les travaux menĂ©s par les laboratoires dâIA pour mieux comprendre ces comportements. Le risque nâest plus seulement celui de lâhallucination : une IA capable dâagir peut transformer une erreur en action concrĂšte. Gemini 4 Argon : Google entretient la course aux modĂšlesGoogle dĂ©voile Gemini 4 Argon, son nouveau modĂšle destinĂ© notamment aux tĂąches professionnelles complexes, au dĂ©veloppement logiciel et Ă la cybersĂ©curitĂ©. Une annonce qui illustre lâaccĂ©lĂ©ration permanente de la compĂ©tition entre Google, OpenAI, Anthropic et xAI, avec des performances qui Ă©voluent dĂ©sormais de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration Ă un rythme trĂšs rapide. LâIA va-t-elle crĂ©er une nouvelle fracture numĂ©rique ?Les assistants IA les plus puissants pourraient devenir nettement plus coĂ»teux Ă mesure quâils accompliront davantage de tĂąches. Nous nous demandons si une nouvelle fracture technologique ne risque pas dâapparaĂźtre entre ceux qui pourront sâoffrir de puissants agents personnels et ceux qui devront se contenter dâoutils plus limitĂ©s. NVIDIA veut empĂȘcher les agents IA de sortir des clousNVIDIA renforce son offensive dans la sĂ©curitĂ© des agents avec OpenShell et Sentry. LâidĂ©e : isoler les agents, contrĂŽler leurs permissions et surveiller leurs actions depuis des couches logicielles et matĂ©rielles indĂ©pendantes afin de pouvoir bloquer un comportement dangereux. Une nouvelle brique dans la stratĂ©gie de NVIDIA pour construire un Ă©cosystĂšme complet autour de lâIA. Donald Trump mise sur lâautorĂ©gulation de lâIANous revenons sur la stratĂ©gie amĂ©ricaine consistant Ă privilĂ©gier les engagements volontaires des grands acteurs de lâIA plutĂŽt quâune rĂ©glementation fĂ©dĂ©rale dĂ©taillĂ©e. Le dĂ©bat porte aussi sur lâemploi croissant du terme « superintelligence » et sur lâĂ©quilibre recherchĂ© aux Ătats-Unis entre dĂ©veloppement rapide de lâindustrie, compĂ©tition internationale et contrĂŽle des risques. La Californie conserve de son cĂŽtĂ© sa propre politique dâencadrement des entreprises du secteur.
Les objets connectĂ©s ne se contentent plus de mesurer le poids ou le rythme cardiaque : ils ambitionnent dĂ©sormais de dĂ©tecter les premiers signes dâune maladie. đ€ INTERVIEW : Ăric Carreel - Cofondateur et prĂ©sident de WithingsL'essentiel- Plus on dĂ©tecte tĂŽt une maladie chronique, plus elle est rĂ©versible.- La santĂ© prĂ©ventive se passe Ă la maison.- Dans cinq ans, on ne parlera que de ça.================================= Vous venez de lancer votre nouveau pĂšse-personne connectĂ©e BodyScan 2, est-ce vraiment un outil de prĂ©vention mĂ©dicale ?Oui. Le BodyScan 2 mesure bien sĂ»r le poids, mais aussi la composition corporelle segmentale, la graisse viscĂ©rale et de nombreux paramĂštres cardiaques. Il mesure Ă©galement la santĂ© nerveuse. En combinant toutes ces donnĂ©es avec des Ă©tudes cliniques, nous pouvons construire des scores, notamment de rĂ©silience glycĂ©mique, qui permettent dâĂ©valuer un risque liĂ© Ă la glycĂ©mie et donc au diabĂšte. LâintĂ©rĂȘt est particuliĂšrement important pour les personnes qui peuvent avoir un diabĂšte sans encore le savoir. Plus on le dĂ©tecte tĂŽt, plus on se rapproche dâun stade oĂč la maladie peut encore ĂȘtre rĂ©versible. La surveillance permanente ne risque-t-elle pas d'ĂȘtre anxiogĂšne ?Le but nâest justement pas dâajouter de la charge mentale. Nous essayons de concevoir des produits faciles Ă utiliser : une montre avec une longue autonomie ou simplement une balance sur laquelle on monte rĂ©guliĂšrement. Les mesures sâaccumulent silencieusement et permettent de connaĂźtre la valeur de base propre Ă chaque personne. On peut alors repĂ©rer le moment oĂč un paramĂštre commence Ă dĂ©crocher, au lieu dâattendre quâil sorte dâune norme gĂ©nĂ©rale. Cette mesure longitudinale permet de se rapprocher du dĂ©but de la maladie et donc du moment oĂč lâon peut agir le plus tĂŽt. JusquâoĂč peut aller le suivi mĂ©dical avec des appareils grand public ?Nos appareils sont des dispositifs mĂ©dicaux qui ont passĂ© des certifications mĂ©dicales en Europe et aux Ătats-Unis. Avec BeamO, par exemple, on peut mesurer la tempĂ©rature, enregistrer un Ă©lectrocardiogramme, mesurer la saturation en oxygĂšne et utiliser un stĂ©thoscope. Nous avons ajoutĂ© des analyses des bruits des poumons et du cĆur afin dâaider Ă dĂ©terminer sâil faut consulter. LâintĂ©rĂȘt des objets connectĂ©s est aussi de pouvoir effectuer une mesure prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč lâon ressent quelque chose, puis de transmettre cet enregistrement Ă un mĂ©decin. LâIA va-t-elle finir par assurer une partie du suivi mĂ©dical Ă domicile ?Câest dĂ©jĂ la direction prise aux Ătats-Unis avec le programme ACCESS. Les mesures issues de nos appareils peuvent ĂȘtre analysĂ©es en permanence par lâIA, qui peut poser des questions complĂ©mentaires au patient et intervenir dans son accompagnement. Lâobjectif est dâutiliser le temps du mĂ©decin lorsquâil est rĂ©ellement nĂ©cessaire. Pour nous, la premiĂšre Ă©tape a Ă©tĂ© la mesure longitudinale, la deuxiĂšme consiste Ă construire des scores et la troisiĂšme est dâaccompagner les patients entre leur vie quotidienne et le systĂšme mĂ©dical. Ă terme, mĂȘme certains prĂ©lĂšvements aujourdâhui rĂ©alisĂ©s en laboratoire pourront ĂȘtre effectuĂ©s Ă domicile.
Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur l'actualitĂ© du mois : le premier iPhone pliable d'Apple, les lunettes boostĂ©es Ă l'IA de Meta, les robots humanoĂŻdes qui apprennent les tĂąches domestiques, la course Ă la puissance des tĂ©nors de l'IA. Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises =============== iPhone pliable : un grand Ă©cran au prix de quels sacrifices ?LâiPhone pliable promet de rĂ©unir tĂ©lĂ©phone et tablette, mais on sâinterroge sur les compromis Ă©voquĂ©s face Ă lâiPhone 18 Pro Max : photo moins ambitieuse, retour de Touch ID et tarif nettement supĂ©rieur. LâexpĂ©rience logicielle et lâadaptation des applications suffiront-elles Ă faire oublier ces concessions, ainsi que le poids et lâĂ©paisseur du produit ? Un dĂ©bat qui prolonge notre dĂ©cryptage de lâarrivĂ©e du premier iPhone pliant. Lunettes connectĂ©es : Meta peut-il dĂ©passer la mĂ©fiance ?Avec ses lunettes sans camĂ©ra, Meta sâattaque Ă un obstacle trĂšs concret : le malaise de ceux qui craignent dâĂȘtre filmĂ©s Ă leur insu. François Sorel raconte son expĂ©rience des lunettes connectĂ©es au quotidien et sâenthousiasme pour les progrĂšs des Ă©crans immersifs, notamment les lunettes RayNeo quâil teste comme un cinĂ©ma personnel. Retrouvez Ă©galement notre tour dâhorizon des lunettes et agents IA de Meta. Robots humanoĂŻdes : des dĂ©monstrations aux vraies maisonsLes dĂ©monstrations de Figure AI montrent comment les robots peuvent apprendre des gestes domestiques en observant des humains, avant de se confronter Ă des logements diffĂ©rents. Des limites encore visibles : lenteur, Ă©checs et incertitudes sur leur autonomie rĂ©elle, avec des consĂ©quences potentiellement trĂšs concrĂštes dans une maison. On imagine un avenir oĂč ces machines seraient louĂ©es plutĂŽt quâachetĂ©es, pour suivre leurs Ă©volutions rapides sans supporter leur obsolescence. Peut-on vraiment ralentir la course Ă lâIA ?Les appels au ralentissement se heurtent Ă la concurrence entre entreprises et Ă la rivalitĂ© entre les Ătats-Unis et la Chine. NĂ©anmoins, un encadrement plus ferme pose la question dâun « bouton rouge » permettant dâinterrompre des systĂšmes devenus incontrĂŽlables, face aux risques de dĂ©tournement et de contournement des rĂšgles.
Face au changement climatique, lâadaptation devient aussi stratĂ©gique que la dĂ©carbonation. Julien Villeret, directeur de lâinnovation dâEDF, dĂ©taille les technologies capables dâanticiper les Ă©vĂ©nements extrĂȘmes, de mieux gĂ©rer lâeau et de rendre les infrastructures plus rĂ©silientes. đ€ INTERVIEW : Julien Villeret - Directeur de lâinnovation dâEDFEn partenariat avec EDF L'essentiel- La technologie permet aujourdâhui dâagir avant lâurgence.- Il faut crĂ©er de plus en plus de boucles fermĂ©es et vertueuses dans la consommation dâeau.- On ne peut pas avoir des solutions binaires.- On sera tournĂ© vers lâanticipation et lâadaptation.================================= Comment les technologies peuvent-elles aider Ă sâadapter au changement climatique ?Les technologies permettent dâabord de mieux anticiper les Ă©vĂ©nements climatiques. Nous pouvons croiser les donnĂ©es de capteurs au sol et les images satellites avec lâintelligence artificielle pour amĂ©liorer les prĂ©visions. Les jumeaux numĂ©riques permettent ensuite de simuler diffĂ©rents scĂ©narios et de voir comment des infrastructures ou des organismes peuvent rĂ©agir Ă une forte chaleur, un grand froid ou une tempĂȘte. MĂȘme si nous ne pouvons pas prĂ©dire lâavenir, dĂ©tecter tĂŽt permet de simuler les scĂ©narios et dâagir avant lâurgence. La gestion de lâeau devient-elle un enjeu majeur de lâadaptation ?Oui, notamment avec la rĂ©utilisation et le recyclage de lâeau. Lâobjectif est de crĂ©er des boucles les plus fermĂ©es possibles afin de limiter la consommation. Nous avons par exemple investi chez EDF Pulse dans Chemdoc Water Technology, qui recycle des eaux industrielles pour leur donner une seconde vie. Les data centers dĂ©veloppent Ă©galement des solutions de refroidissement sans eau, avec des boucles fermĂ©es ou avec dâautres technologies, comme les bains de silicone. Comment les infrastructures peuvent-elles sâadapter Ă des phĂ©nomĂšnes nouveaux ?Nous devons anticiper des Ă©vĂ©nements auxquels nous sommes moins habituĂ©s, comme les invasions de mĂ©duses qui ont affectĂ© certaines infrastructures cet Ă©tĂ©. Nous travaillons notamment sur des systĂšmes permettant de prĂ©voir plusieurs jours Ă lâavance lâarrivĂ©e de bancs de mĂ©duses, grĂące aux capteurs, aux modĂšles numĂ©riques et aux informations de terrain. Nous dĂ©veloppons aussi des systĂšmes de protection capables de limiter leur arrivĂ©e sur les infrastructures. En 2050, comment continuerons-nous Ă vivre avec la hausse des tempĂ©ratures ?Je pense que nous arriverons Ă vivre, parce que la rĂ©silience de lâespĂšce humaine est assez formidable. Nous serons davantage tournĂ©s vers lâanticipation et lâadaptation, avec notamment la reforestation urbaine, des bĂątiments mieux adaptĂ©s aux fortes chaleurs, des rĂ©seaux plus rĂ©silients et des outils numĂ©riques permettant de tester diffĂ©rents scĂ©narios avant dâagir. Mais il faudra continuer Ă lutter contre les Ă©nergies fossiles et Ă Ă©lectrifier.
Les dĂ©tecteurs dâIA peuvent-ils rĂ©ellement identifier un texte gĂ©nĂ©rĂ© par une machine ? Thomas Jacquesson, prĂ©sident de Lucide AI, explique comment ces outils sont entraĂźnĂ©s et pourquoi leur verdict doit rester un indice, jamais une preuve. đ€ INTERVIEW : Thomas Jacquesson - PrĂ©sident de Lucide AIL'essentiel- Les dĂ©tecteurs dâIA ne seront jamais fiables Ă 100 %.- Claude ou ChatGPT ne peut pas dire si un texte a Ă©tĂ© produit par une IA ou pas.- Le dĂ©tecteur dâIA, câest un peu comme le dĂ©tecteur de fumĂ©e.================================= Comment fonctionne un dĂ©tecteur dâIA ?LâidĂ©e est de vĂ©rifier si un texte a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©rĂ© par une IA, en totalitĂ© ou en partie, ou si un humain est Ă lâorigine du texte. Les premiers dĂ©tecteurs fonctionnaient avec des rĂšgles basĂ©es sur des caractĂ©ristiques frĂ©quemment observĂ©es dans les textes gĂ©nĂ©rĂ©s par les IA. Les meilleurs dĂ©tecteurs actuels sont entraĂźnĂ©s avec des centaines de milliers de textes dont on connaĂźt lâorigine. LâIA apprend ainsi Ă distinguer mathĂ©matiquement les textes humains des textes gĂ©nĂ©rĂ©s par des machines. Il nây a pas de watermark ni de marque secrĂšte dans le texte. Pourquoi les dĂ©tecteurs peuvent-ils donner des rĂ©sultats diffĂ©rents ?Les diffĂ©rences peuvent venir des mĂ©thodes dâentraĂźnement. Certains outils peuvent ĂȘtre davantage fondĂ©s sur des rĂšgles ou avoir Ă©tĂ© moins entraĂźnĂ©s sur certains styles dâĂ©criture. Nous avons nous-mĂȘmes un taux gĂ©nĂ©ral de bonne rĂ©ponse autour de 97 %, avec un taux de faux positifs infĂ©rieur Ă 1 %. Mais tous les dĂ©tecteurs peuvent se tromper, y compris le nĂŽtre. La prĂ©cision dĂ©pend notamment du registre dâĂ©criture et de la quantitĂ© de texte disponible. Pourquoi faut-il se mĂ©fier dâun verdict prĂ©sentĂ© comme une preuve ?Un dĂ©tecteur ne sera jamais fiable Ă 100 %, notamment parce que la langue Ă©volue en permanence et que les IA Ă©voluent elles aussi. Les textes courts sont Ă©galement difficiles Ă analyser : il faut au bas mot 300 Ă 400 mots pour disposer de suffisamment de matiĂšre. Dans lâĂ©ducation, nous recommandons donc de ne pas considĂ©rer le rĂ©sultat comme une preuve, mais comme un indice qui doit conduire Ă interroger lâĂ©tudiant et Ă vĂ©rifier sâil maĂźtrise rĂ©ellement le sujet. Câest une dĂ©marche de levĂ©e de doute. Comment Ă©viter les erreurs sur des textes anciens ou des styles particuliers ?Il faut entraĂźner les modĂšles sur des Ă©crits anciens et sur des styles diffĂ©rents. Nous avons dĂ©jĂ rencontrĂ© des cas oĂč une ancienne version de notre modĂšle accusait Ă tort des Ă©crivains ou des textes anciens. La longueur du texte joue aussi beaucoup : un poĂšme peut ĂȘtre trop court pour permettre un verdict fiable. Câest pourquoi nous affichons, comme nos concurrents, un indice de confiance fortement liĂ© Ă la longueur du texte fourni.
L'affaire ThĂ©lyson OrĂ©lien met la littĂ©rature face au dĂ©fi de l'IA âą Les dĂ©tecteurs d'IA sont-ils fiables ? âą Meta lance de nouvelles lunettes connectĂ©es et mise sur son agent Muse âą Trump rebaptise lâIA âą Les appels Ă une gouvernance mondiale de lâIA se multiplient âą Les robots humanoĂŻdes sâessayent au mĂ©nage âą EDF explore les technologies pour mieux gĂ©rer lâeau âą Withings mise sur la prĂ©vention avec sa nouvelle balance connectĂ©e. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici =============== Affaire ThĂ©lyson OrĂ©lien : que prouvent les dĂ©tecteurs dâIA ?Le roman CâĂ©tait ça ou mourir, de ThĂ©lyson OrĂ©lien, se retrouve au cĆur dâun scandale aprĂšs des analyses rĂ©alisĂ©es avec le dĂ©tecteur Pangram. Thomas Jacquesson, prĂ©sident de Lucide.ai, explique comment ces outils apprennent Ă distinguer les textes humains des productions automatiques et pourquoi ils peuvent se tromper. Son message est clair : un rĂ©sultat de dĂ©tection constitue un indice Ă examiner, pas une preuve suffisante pour accuser un auteur ou un Ă©tudiant. Ăcrire avec lâIA : assistance ou tromperie ?Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on Ă©largit le dĂ©bat et on s'interroge sur l'usage de l'IA dans la crĂ©ation artistique. Assistance intellectuelle, correction, réécriture ou gĂ©nĂ©ration de passages entiers : oĂč placer la frontiĂšre, et un label permettrait-il rĂ©ellement dây voir plus clair ? Meta veut installer lâIA sur votre nezĂ lâoccasion de Meta Connect 2026, Meta multiplie les annonces : Meta VR Glasses, Ray-Ban Meta Audio sans camĂ©ra, troisiĂšme gĂ©nĂ©ration de Ray-Ban Meta et arrivĂ©e des Display en France. Le groupe mise Ă©galement sur son agent personnel Muse et sur le mĂ©daillon Muse Charm pour rendre lâintelligence artificielle accessible sans sortir son smartphone. Even Realities : un Ă©cran dans les lunettes, sans camĂ©raLes G2 dâEven Realities illustrent une autre approche des lunettes connectĂ©es, avec un affichage intĂ©grĂ© et des microphones, mais sans camĂ©ra. Traductions, assistance pendant les conversations et comptes rendus de rĂ©unions figurent parmi les usages Ă©voquĂ©s, sur un marchĂ© oĂč des produits trĂšs diffĂ©rents cohabitent sous la mĂȘme appellation. Trump invent la « super intelligence »Donald Trump veut remplacer lâexpression « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans la communication officielle amĂ©ricaine. Un changement de vocabulaire qui soulĂšve une question de fond : faut-il prĂ©senter ces systĂšmes comme une intelligence supĂ©rieure Ă celle des humains ? Vers une gouvernance mondiale de lâIA ?Des interventions de Sam Altman et Dario Amodei Ă lâONU aux prises de position du pape LĂ©on XIV et dâEmmanuel Macron, lâencadrement de lâIA sâimpose dans le dĂ©bat international. DerriĂšre ces appels, une mĂȘme prĂ©occupation : prĂ©server le contrĂŽle humain et Ă©viter que cette technologie ne se concentre entre quelques mains. Quand une hallucination dâIA dĂ©clenche un incident militaireLâĂ©mission revient sur un rapport du renseignement amĂ©ricain gĂ©nĂ©rĂ© avec lâaide dâune IA, qui aurait attribuĂ© Ă tort Ă un navire chinois le transport de composants nuclĂ©aires. Ce mĂ©lange dâinformations rĂ©elles et dâĂ©lĂ©ments erronĂ©s illustre les risques dâune confiance excessive dans les systĂšmes utilisĂ©s pour Ă©clairer des dĂ©cisions militaires. Les robots humanoĂŻdes Ă lâĂ©preuve du mĂ©nage non programmĂ©Ranger une piĂšce, plier des serviettes et faire un lit : Figure confronte ses robots humanoĂŻdes Ă des logements quâils ne connaissent pas. Avec un taux de rĂ©ussite annoncĂ© de 56 %, cette expĂ©rience montre les progrĂšs de lâapprentissage par observation, mais aussi le chemin restant avant une vĂ©ritable autonomie domestique. iOS 27 : lâIA fait Ă©voluer votre iPhoneAvec iOS 27, Apple enrichit les possibilitĂ©s de modification des images, de la suppression dâĂ©lĂ©ments Ă lâextension du cadre et au repositionnement du point de vue. LâĂ©pisode fait Ă©galement le point sur les Ă©volutions de Photos, de Messages et du contrĂŽle parental, ainsi que sur les restrictions europĂ©ennes Ă©voquĂ©es pour certaines fonctions dâIA. Eau, data centers et nuclĂ©aire : les pistes technologiques dâEDFRecyclage des eaux industrielles avec Chemdoc Water Technologies, refroidissement des data centers et adaptation des centrales aux tempĂ©ratures des cours dâeau : plusieurs innovations cherchent Ă rĂ©duire la pression sur la ressource. Lâentretien aborde aussi les invasions de mĂ©duses et les outils permettant dâanticiper leur arrivĂ©e prĂšs des prises dâeau des centrales, avec Julien Villeret, directeur de lâinnovation dâEDF [PARTENARIAT] Withings : une balance pour mieux anticiper les risques de santĂ©Ăric Carreel, cofondateur et prĂ©sident de Withings, prĂ©sente la Body Scan 2 et ses mesures de composition corporelle, de santĂ© cardiovasculaire et nerveuse. Il explique comment leur combinaison permet dâĂ©tablir un score de risque de dĂ©rĂ©gulation glycĂ©mique et dĂ©fend une prĂ©vention fondĂ©e sur un suivi rĂ©gulier Ă domicile. Pour prolonger le sujet, retrouvez notre prĂ©cĂ©dent entretien avec Ăric Carreel sur les objets connectĂ©s et lâIA en santĂ©.
La littĂ©rature face aux dĂ©tecteurs dâIA · Meta dĂ©voile une avalanche de nouvelles lunettes connectĂ©es · Muse veut transformer lâIA en vĂ©ritable assistant personnel · Les patrons dâOpenAI et dâAnthropic alertent sur les risques de lâIA tout en lançant de nouveaux modĂšles · Mon Carnet fĂȘte ses 10 ans. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Un roman peut-il encore ĂȘtre « authentiquement » humain ?Lâaffaire ThĂ©lison AurĂ©lien relance le dĂ©bat sur lâutilisation de lâintelligence artificielle dans la littĂ©rature, aprĂšs des accusations selon lesquelles son roman aurait Ă©tĂ© largement gĂ©nĂ©rĂ© par IA. Au cĆur de la polĂ©mique, les dĂ©tecteurs dâIA comme Pangram, dont les rĂ©sultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusquâoĂč un Ă©crivain peut-il utiliser lâIA sans remettre en cause la responsabilitĂ© et lâintention qui fondent son Ćuvre ? Meta veut rĂ©inventer les lunettes connectĂ©esĂ lâoccasion de Meta Connect, Meta a prĂ©sentĂ© une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectĂ©s. Parmi les annonces, un casque lĂ©ger de rĂ©alitĂ© mixte, de nouvelles Ray-Ban sans camĂ©ra davantage centrĂ©es sur lâaudio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent dĂ©sormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France. Muse, lâagent IA qui veut agir Ă votre placeBruno Guglielminetti raconte son expĂ©rience de Muse, prĂ©sentĂ© par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanĂ©ment des tĂąches et dâeffectuer certaines opĂ©rations sur Internet. Lâagent dispose de son propre environnement informatique et peut dĂ©sormais, sur Mac, intervenir directement sur lâordinateur de lâutilisateur, ouvrant la voie Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâassistants capables dâagir plutĂŽt que de simplement rĂ©pondre. Meta veut mettre lâIA partoutAvec Muse, les lunettes connectĂ©es et un petit dispositif baptisĂ© Muse Charm, Meta cherche Ă installer lâintelligence artificielle dans les usages quotidiens plutĂŽt quâĂ la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratĂ©gie sâappuie sur lâimmense Ă©cosystĂšme de Meta et pourrait donner Ă des centaines de millions dâutilisateurs un accĂšs direct Ă des agents capables dâagir pour eux. LâIA doit-elle ralentir ?Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimĂ©s devant les Nations Unies pour appeler Ă une coopĂ©ration internationale et Ă un cadre mondial destinĂ© Ă encadrer les risques liĂ©s Ă lâintelligence artificielle. Un discours qui contraste avec lâaccĂ©lĂ©ration permanente du secteur, alors quâAnthropic et OpenAI continuent parallĂšlement de prĂ©senter de nouveaux modĂšles toujours plus puissants. Mon Carnet fĂȘte ses 10 ansBruno Guglielminetti annonce une Ă©mission spĂ©ciale de Mon Carnet consacrĂ©e aux dix annĂ©es dâĂ©volution de la technologie et aux grandes transformations vĂ©cues durant cette dĂ©cennie. LâĂ©quipe au complet se joint Ă lui pour revenir sur cette histoire, avec JĂ©rĂŽme Colombain Ă©galement de la partie.
Les dirigeants des grands laboratoires dâIA multiplient les alertes sur les risques de leurs propres technologies tout en poursuivant la course aux modĂšles toujours plus puissants. DerriĂšre ce paradoxe se mĂȘlent inquiĂ©tudes rĂ©elles, compĂ©tition Ă©conomique, intĂ©rĂȘts commerciaux et rivalitĂ© gĂ©opolitique. Une course impossible Ă ralentirPourquoi Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk alertent-ils rĂ©guliĂšrement sur les dangers de lâintelligence artificielle tout en continuant Ă dĂ©velopper des modĂšles toujours plus puissants ? Le paradoxe peut sâexpliquer par plusieurs mĂ©canismes qui se superposent. Chez Anthropic, Dario Amodei dĂ©fend notamment lâidĂ©e que des IA trĂšs puissantes pourraient accĂ©lĂ©rer les dĂ©couvertes scientifiques et mĂ©dicales, tout en prĂ©sentant des risques considĂ©rables. Dans cette logique, arrĂȘter seul le dĂ©veloppement serait contre-productif : chaque acteur craindrait de se faire dĂ©passer par ses concurrents. Câest le classique « dilemme du prisonnier » : une coopĂ©ration permettant de ralentir collectivement pourrait ĂȘtre bĂ©nĂ©fique, mais chaque entreprise a intĂ©rĂȘt, individuellement, Ă poursuivre la course. La sĂ©curitĂ© peut aussi devenir un enjeu commercialLes alertes sur les risques peuvent Ă©galement renforcer la perception de la puissance technologique de ces entreprises auprĂšs des investisseurs et du marchĂ©. Dans le mĂȘme temps, les acteurs qui disposent dĂ©jĂ des moyens techniques et financiers nĂ©cessaires pour dĂ©velopper des modĂšles avancĂ©s sont aussi particuliĂšrement bien placĂ©s pour participer Ă la dĂ©finition des rĂšgles de sĂ©curitĂ©. Cela pose une question de gouvernance : des normes trĂšs complexes pourraient-elles favoriser les entreprises dĂ©jĂ installĂ©es au dĂ©triment de nouveaux concurrents ? Câest notamment lâun des sujets de tension autour de la rĂ©gulation de lâIA en Europe. Lâombre de la rivalitĂ© entre les Ătats-Unis et la ChineĂ cette compĂ©tition entre entreprises sâajoute une dimension gĂ©opolitique. La course Ă lâIA est Ă©galement prĂ©sentĂ©e comme un enjeu stratĂ©gique entre les Ătats-Unis et la Chine : ralentir son propre dĂ©veloppement sans garantie que lâautre camp fasse de mĂȘme paraĂźt particuliĂšrement difficile. Le rĂ©sultat est un paradoxe supplĂ©mentaire : les mĂȘmes acteurs peuvent considĂ©rer que lâIA reprĂ©sente un risque majeur tout en estimant quâil est nĂ©cessaire de rester Ă la pointe pour ne pas laisser cette technologie stratĂ©gique Ă un concurrent. Qui doit contrĂŽler ceux qui dĂ©veloppent lâIA ?Les alertes sur les risques ne sont pas nĂ©cessairement incompatibles avec la poursuite du dĂ©veloppement. OpenAI dĂ©crit par exemple diffĂ©rentes mĂ©thodes dâĂ©valuation et de protection de ses modĂšles, tandis que lâentreprise publie rĂ©guliĂšrement ses travaux sur la sĂ©curitĂ©. Mais une question demeure : peut-on laisser aux entreprises qui construisent, commercialisent et Ă©valuent ces systĂšmes le soin de dĂ©finir seules les limites Ă ne pas franchir ? Leur expertise est indispensable, mais la question de lâIA dĂ©passe dĂ©sormais largement le cadre des seuls laboratoires qui la dĂ©veloppent.
Les effets du changement climatique touchent dĂ©sormais directement les entreprises et leurs chaĂźnes dâapprovisionnement. Patrice DuboĂ© explique comment capteurs, IA, satellites et rĂ©seaux intelligents peuvent contribuer Ă renforcer leur rĂ©silience. đ€ INTERVIEW : Patrice DuboĂ© - Directeur Innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Lâessentiel- Aujourdâhui, les entreprises doivent sâadapter pour ĂȘtre rĂ©silientes.- Les solutions sont lĂ pour dĂ©tecter plus rapidement les fuites dâeau.- On voit quâil y a plein de techno qui avancent.- Le monitoring, la supervision des rĂ©seaux permet dâoptimiser les process.================================= Le climat est-il devenu un enjeu direct pour les entreprises ?Oui. Pour moi, 2026 est malheureusement une annĂ©e charniĂšre. Aujourdâhui, personne ne peut nier les impacts du climat. Dans notre Ă©tude, 87 % des managers interrogĂ©s dans le monde disent que leur organisation a Ă©tĂ© impactĂ©e par le climat. Les chaĂźnes dâapprovisionnement sont directement concernĂ©es par les incendies, les inondations, les tempĂȘtes ou les autres Ă©vĂ©nements extrĂȘmes. Les entreprises doivent donc dĂ©sormais se prĂ©parer et devenir plus rĂ©silientes. Quelles technologies permettent dĂ©jĂ de prĂ©venir ou de limiter certains risques climatiques ?On a aujourdâhui des solutions concrĂštes. Des milliers de capteurs peuvent ĂȘtre dĂ©ployĂ©s dans les forĂȘts avec des solutions satellites pour dĂ©tecter presque en temps rĂ©el les incendies. Pour lâeau, des camĂ©ras et des ultrasons permettent de dĂ©tecter les fuites dans les rĂ©seaux. Dans lâĂ©nergie, les rĂ©seaux intelligents permettent dâadapter la consommation Ă la production. On voit donc des technologies qui permettent dĂ©jĂ de mieux gĂ©rer les ressources et de prĂ©venir certains risques. Lâintelligence artificielle peut-elle aussi devenir un outil au service du climat ?On passe progressivement des trĂšs grands modĂšles de langage Ă des modĂšles plus ciblĂ©s et moins consommateurs en ressources. LâEdge AI et lâEdge Cloud permettent aussi de faire fonctionner certains modĂšles localement. Dans les entreprises, lâIA peut surtout permettre dâoptimiser les processus. Nous avons par exemple dĂ©ployĂ© en Inde un Energy Command Center qui pilote en temps rĂ©el les sources dâĂ©nergie, les consommations et la production photovoltaĂŻque. Cela a permis de rĂ©duire de 30 % la consommation Ă©nergĂ©tique. Quelles innovations montrent que la transition est dĂ©jĂ en cours ?On voit des projets trĂšs concrets dans diffĂ©rents domaines. Dans le maritime, des ailes de kite de plusieurs centaines de mĂštres carrĂ©s peuvent assister les moteurs des cargos et rĂ©duire leur consommation. Lâaile est pilotĂ©e dynamiquement par des moteurs et de lâIA. Sur les rĂ©seaux Ă©lectriques, les smart grids permettent de mieux adapter la consommation Ă la production et de rĂ©flĂ©chir Ă lâutilisation des batteries des voitures. Ce sont des technologies qui avancent dĂ©jĂ .
Ă Shanghai, Huawei dĂ©voile sa vision des rĂ©seaux de demain, capables dâanalyser les incidents en temps rĂ©el et, dans certains cas, de se reconfigurer automatiquement. đ€ INTERVIEW : Christophe Batiard - CTO de Huawei EuropeEn partenariat avec Huawei, Ă l'occasion de Huawei Connect L'essentiel- Les rĂ©seaux sont analysĂ©s en temps rĂ©el et l'IA peut prĂ©venir un humain lorsqu'il y a un problĂšme.- Avec le Wi-Fi 7 Advanced dĂ©veloppĂ© par Huawei, nous sommes au-delĂ de la norme officielle.- Les robots, pour nous, sont juste des objets connectĂ©s supplĂ©mentaires.================================= Comment l'IA intervient -elle dans la gestion des rĂ©seaux tĂ©lĂ©coms et du cloud chez Huawei ? Aujourdâhui, avec notre ensemble de solutions Stellar AI, les rĂ©seaux sont analysĂ©s en temps rĂ©el grĂące Ă des logiciels algorithmiques dâintelligence artificielle. Ils peuvent crĂ©er des alertes ou rediriger automatiquement du trafic pour Ă©viter les pertes de paquets et les interruptions. On peut aussi avoir des agents capables dâinteragir directement avec les contrĂŽleurs rĂ©seau pour reconfigurer le rĂ©seau. En Europe, lâagent peut signaler Ă un humain quâune intervention est nĂ©cessaire. En Chine, il peut intervenir seul. Quels sont les avantages concrets ?Cela permet notamment de prioriser certains flux. Dans un hĂŽpital, par exemple, on peut donner la prioritĂ© au monitoring dâun patient, Ă la tĂ©lĂ©mĂ©decine ou Ă lâimagerie plutĂŽt quâĂ un flux moins critique. Dans lâĂ©ducation, il faut aussi gĂ©rer plusieurs centaines de personnes connectĂ©es simultanĂ©ment et prioriser certains usages. Dans les centres logistiques, les robots ne peuvent pas supporter les pertes de paquets ni la latence. Le rĂ©seau doit donc ĂȘtre capable de leur garantir cette continuitĂ©. Dans les data centers, l'IA est donc au service de l'IA ? Oui, car nous utilisons lâintelligence artificielle pour amĂ©liorer le rĂ©seau, notamment pour les calculs HPC et les entraĂźnements dâIA. On Ă©tudie ce qui sort des GPU afin de savoir comment gĂ©rer le trafic dans le rĂ©seau et Ă©viter les plantages. Quand un entraĂźnement doit durer plusieurs jours, un arrĂȘt du rĂ©seau peut obliger Ă recommencer le calcul. On a donc redesignĂ© les rĂ©seaux pour ces usages, avec des technologies capables de fonctionner sur des clusters de plus de 1 000 nĆuds. Au-delĂ des data centers, vous semblez miser Ă fond sur le Wi-Fi ?En effet. Nous avons dĂ©veloppĂ© des versions avancĂ©es du Wi-Fi 7 qui amĂ©liorent considĂ©rablement la qualitĂ© de service et offre des fonctionnalitĂ©s supplĂ©mentaires. Dans les magasins, par exemple, le Wi-Fi peut permettre de connecter les appareils et de suivre le parcours dâun client qui utilise volontairement son smartphone. On peut aussi digitaliser en temps rĂ©el les magasins pour amĂ©liorer la gestion des stocks. Et lorsquâon ajoute des dizaines de milliers de devices, lâautomatisation devient indispensable parce quâun humain seul ne peut pas les gĂ©rer.
Les gĂ©ants amĂ©ricains de lâIA appellent Ă ralentir, sur fond de bataille entre modĂšles propriĂ©taires et ouverts âą Snap dĂ©voile de nouvelles lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e âą Revolut livre par erreur les donnĂ©es de 700 clients Ă des escrocs âą LâEurope veut durcir lâaccĂšs des mineurs aux rĂ©seaux sociaux âą Ă Shanghai, Huawei mise sur lâIA pour automatiser les rĂ©seaux âą Capgemini analyse comment la technologie peut aider les entreprises face au dĂ©rĂšglement climatique. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici (Exceptionnellement, pas de version longue de L'Hebdo cette semaine) =============== IA : pourquoi les gĂ©ants veulent-ils ralentir ?Dario Amodei, Sam Altman et Elon Musk appellent Ă mieux encadrer, voire ralentir, le dĂ©veloppement des IA les plus puissantes, tandis que dâautres acteurs soupçonnent derriĂšre ces alertes des enjeux Ă©conomiques et concurrentiels. Le dĂ©bat oppose aussi de plus en plus les modĂšles propriĂ©taires aux IA ouvertes, notamment dĂ©fendues par des acteurs comme Hugging Face, Mistral ou NVIDIA. Snap relance la bataille des lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©eSnap prĂ©sente une nouvelle gĂ©nĂ©ration de lunettes de rĂ©alitĂ© augmentĂ©e dotĂ©es dâun affichage couleur, de verres Ă©lectrochromiques et dâenviron quatre heures dâautonomie. En France, Orange doit assurer la connectivitĂ© mobile via un Ă©tui Ă©quipĂ© dâune carte SIM, tandis que certaines fonctions dâintelligence artificielle ne devraient pas ĂȘtre disponibles immĂ©diatement. Revolut piĂ©gĂ©e par de faux reprĂ©sentants de lâadministrationRevolut a transmis par erreur les donnĂ©es personnelles dâenviron 700 clients Ă des escrocs se faisant passer pour une administration italienne. Noms, coordonnĂ©es, documents dâidentitĂ© ou selfies ont notamment Ă©tĂ© compromis, faisant peser sur les personnes concernĂ©es des risques accrus de phishing et dâusurpation dâidentitĂ©. RĂ©seaux sociaux : lâEurope veut mieux protĂ©ger les mineursLa Commission europĂ©enne travaille sur un nouveau cadre commun destinĂ© Ă limiter lâaccĂšs des plus jeunes aux rĂ©seaux sociaux et Ă imposer davantage de sĂ©curitĂ© « par conception » aux plateformes. Le seuil dâĂąge reste dĂ©battu, entre une interdiction avant 13 ans envisagĂ©e au niveau europĂ©en et la volontĂ© française de fixer une majoritĂ© numĂ©rique Ă 15 ans. Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda cachĂ© »Dans le DĂ©brief transatlantique, Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, explique comment le chercheur Yoshua Bengio sĂ©duit avec sa LoiZĂ©ro (LawZero), une approche visant Ă crĂ©er une intelligence artificielle avancĂ©e dĂ©pourvue dâobjectifs propres, dont les prĂ©dictions seraient transparentes, vĂ©rifiables et auditables. LawZero a annoncĂ© le 16 septembre un engagement conjoint du Canada et de lâAllemagne pouvant atteindre 300 millions de dollars pour soutenir ses recherches sur une IA conçue autour de la sĂ©curitĂ©. Ă Shanghai, Huawei met lâIA au cĆur des rĂ©seauxDepuis Huawei Connect Ă Shanghai, Christophe Batiard, CTO Europe de Huawei, prĂ©sente les Ă©volutions des rĂ©seaux, data centers et infrastructures pilotĂ©es par intelligence artificielle. Agents capables de dĂ©tecter des anomalies et de reconfigurer le trafic, Wi-Fi 7 Advanced et dĂ©tection de prĂ©sence par rĂ©flexion des ondes illustrent la convergence croissante entre rĂ©seaux physiques et systĂšmes intelligents. [PARTENARIAT] Climat : quand la tech devient aussi une solutionPatrice Dubois, directeur Innovation Europe du Sud de Capgemini, revient sur les tensions entre lâessor de lâIA et les engagements environnementaux des entreprises. Le rapport « A World in Balance 2026: The resilience reset » montre que 87 % des organisations interrogĂ©es ont subi des perturbations de leur chaĂźne dâapprovisionnement liĂ©es au climat ; satellites, capteurs, IA locale ou supervision Ă©nergĂ©tique peuvent parallĂšlement contribuer Ă prĂ©venir les incendies, dĂ©tecter les fuites dâeau et rĂ©duire les consommations. [PARTENARIAT]
Le dĂ©bat sur les risques de lâIA oppose modĂšles fermĂ©s et IA ouvertes âą Yoshua Bengio dĂ©fend une IA sans agenda et reçoit le soutien du Canada et de lâAllemagne âą A Shanghai, Huawei Connect dĂ©voile lâampleur de lâĂ©cosystĂšme technologique chinois Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet moncarnet.com) =============== IA : le grand moment de basculeNous revenons sur la multiplication des alertes entourant les intelligences artificielles les plus puissantes. Ils sâinterrogent notamment sur les motivations Ă©conomiques et stratĂ©giques des dirigeants de Anthropic, OpenAI et xAI lorsquâils mettent publiquement en avant les risques des systĂšmes quâils dĂ©veloppent, dans un contexte oĂč financement, rĂ©gulation et compĂ©tition internationale se mĂȘlent Ă©troitement. IA propriĂ©taire contre IA ouverteUne autre fracture se dessine entre grands modĂšles propriĂ©taires et Ă©cosystĂšmes plus ouverts. Mistral AI, Hugging Face et les modĂšles chinois incarnent cette seconde voie, tandis que Jensen Huang et NVIDIA apparaissent comme des acteurs majeurs de cet Ă©cosystĂšme ouvert. Pour JĂ©rĂŽme Colombain et Bruno Guglielminetti, cette opposition pourrait devenir lâun des principaux terrains de compĂ©tition de lâIA mondiale. Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda »Au Canada, Yoshua Bengio â LoiZĂ©ro et Mila travaille sur une approche diffĂ©rente des systĂšmes agentiques actuels : une intelligence artificielle conçue pour comprendre et prĂ©dire sans poursuivre ses propres objectifs. LoiZĂ©ro formalise notamment cette approche avec son « Scientist AI » et lâĂ©tude Safety from Honesty in a Disinterested AI Predictor. Canada et Allemagne mettent jusquâĂ 300 millions sur la table pour soutenir le projet. Et aussi... Shanghai, vitrine grandeur nature de HuaweiCoup d'oeil sur Shanghai oĂč je me trouve pour Huawei Connect 2026, la grand-messe annuelle de Huawei consacrĂ©e cette annĂ©e notamment aux infrastructures dâIA. Au-delĂ des smartphones, le groupe expose son immense Ă©cosystĂšme dans les tĂ©lĂ©coms, les centres de donnĂ©es, les transports ou encore le commerce, avec une prĂ©sence remarquĂ©e de la robotique. Une Chine dĂ©jĂ largement dĂ©matĂ©rialisĂ©e. Paiements par QR code avec Alipay ou WeChat, dĂ©placements avec DiDi, vĂ©hicules Ă©lectriques et robots de livraison jusque dans les hĂŽtels...
Arlequin AI veut dĂ©velopper une nouvelle architecture dâintelligence artificielle fondĂ©e sur les rĂ©seaux de neurones topologiques. Son ambition : exploiter les connexions entre les donnĂ©es pour rendre lâanalyse massive plus prĂ©cise, traçable et auditable. đ€ INTERVIEW : Hugo Micheron (CEO) et Antoine Jardin (CTO), d'Arlequin AILâessentiel- Nous travaillons sur des sujets oĂč la probabilitĂ© ne suffit pas. - Les phĂ©nomĂšnes sociaux ont des formes topologiques.- LâEurope doit innover et crĂ©er de nouvelles architectures de modĂšles.================================= Pourquoi dĂ©velopper une nouvelle architecture dâIA ?Antoine Jardin : Les modĂšles dâIA majoritaires reposent aujourdâhui beaucoup sur les modĂšles de langage et nĂ©cessitent Ă©normĂ©ment de donnĂ©es et de calculs. Notre approche consiste Ă utiliser des rĂ©seaux de neurones topologiques dĂ©diĂ©s Ă la connexion entre les points dâinformation. Cela permet dâĂȘtre plus flexible, plus efficient, mais aussi complĂštement auditable et traçable. Hugo Micheron : Nous partons de cas dâusage auxquels les modĂšles actuels ne permettent pas toujours de rĂ©pondre. Notre objectif est de comprendre la structure et les dynamiques des donnĂ©es, notamment lorsquâelles sont massives et hĂ©tĂ©rogĂšnes. Câest une autre architecture dâIA, complĂ©mentaire des modĂšles de langage et des World Models. ConcrĂštement, que permettent les neurones topologiques ?Hugo Micheron : Prenons la fraude bancaire. Une sĂ©rie de transactions peut ĂȘtre parfaitement lĂ©gale prise individuellement : A donne 100 000 euros Ă B, B Ă C, C Ă D et D Ă A. Ce qui est illĂ©gal, câest le schĂ©ma global. Nos modĂšles cherchent automatiquement cette circularitĂ© dans la connectivitĂ©. On peut ainsi prĂ©qualifier le problĂšme et accĂ©der beaucoup plus rapidement Ă lâinformation pertinente. Antoine Jardin : Câest la mĂȘme logique pour lâinvestigation. Un enquĂȘteur relie des personnes, des lieux, des documents et des faits pour faire Ă©merger une dĂ©monstration. Nous voulons automatiser ces connexions sur des volumes de donnĂ©es quâun humain ne pourrait pas traiter seul, tout en conservant la possibilitĂ© de retracer les Ă©lĂ©ments de preuve. Ces modĂšles peuvent-ils aussi contribuer Ă rendre lâIA plus sĂ»re ?Hugo Micheron : Il y a aujourdâhui une partie du dĂ©veloppement de lâIA que nous ne maĂźtrisons pas complĂštement. Sâil existe un nouveau pouvoir liĂ© aux algorithmes, il faudra probablement des contre-pouvoirs, notamment dâautres algorithmes capables dâencadrer leurs effets nĂ©fastes. Nous rĂ©flĂ©chissons donc aussi Ă lâapplication de nos modĂšles Ă lâAI safety. Antoine Jardin : Nos modĂšles sont conçus pour ĂȘtre transparents et vĂ©rifiables. La nature des procĂ©dures mathĂ©matiques utilisĂ©es permet de contrĂŽler et de certifier leur comportement. Câest particuliĂšrement important dans les domaines oĂč la sĂ©curitĂ©, lâauditabilitĂ© et les enjeux critiques sont essentiels. OĂč en est aujourdâhui Arlequin AI ?Hugo Micheron : Nous sommes une cinquantaine de chercheurs et collaborateurs, avec une trentaine de clients dans quatre pays europĂ©ens. Nous avons levĂ© 28 millions dâeuros et dĂ©veloppons des bureaux en Allemagne et en Angleterre, avec un laboratoire de recherche en IA lancĂ© Ă San Francisco. Notre plateforme est dĂ©jĂ dĂ©ployĂ©e sur diffĂ©rents cas dâusage. Antoine Jardin : Nous avons dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© des modĂšles Ă petite Ă©chelle. Lâenjeu maintenant est de leur permettre de passer Ă lâĂ©chelle et de tirer toute la valeur de cette nouvelle architecture. Notre objectif est de crĂ©er Ă grande Ă©chelle des rĂ©seaux de neurones topologiques.
Shadow permet aujourdâhui dâutiliser un PC puissant Ă distance depuis presque nâimporte quel appareil, du vieux laptop au smartphone. Lâentreprise veut aussi valoriser son infrastructure GPU pour lâinfĂ©rence IA lorsque les joueurs ne lâutilisent pas. đ€ INTERVIEW : Bruno Pennes, Responsable marketing & Boris Lecoeur, Directeur GĂ©nĂ©ral de ShadowLâessentiel- Shadow tourne sur n'importe quelle plateforme (ordinateur, smartphone, etc.).- Le systĂšme fonctionne dans le navigateur Web. - La seule limite est celle de la connexion Internet. Comment prĂ©tendez-vous transformer une machine peu puissante en PC performant ?Bruno Pennes : La spĂ©cificitĂ© de Shadow, câest de prendre un PC, de le mettre dans un data center et de le streamer vers lâutilisateur, quel que soit son appareil. Aujourdâhui, une machine qui sait dĂ©coder de la vidĂ©o sans latence peut faire tourner Shadow. Par exemple, nous avons fait le test sur un PC de base fourni aux collĂ©giens et lycĂ©ens par la rĂ©gion Ăle-de-France et nous pouvons aliment pour faire tourner Shadow sur un Ă©cran en 4K. Avec un bon Wi-Fi, la latence est dâĂ peine 10 millisecondes. Quels usages au-delĂ du gaming ?Bruno Pennes : Le gaming reste dans notre ADN, mais Shadow permet aussi de faire du montage vidĂ©o, de la 3D ou de lâIA. Nous fournissons notamment des cartes graphiques professionnelles avec davantage de mĂ©moire vidĂ©o. Cela permet de produire des scĂšnes 3D plus denses et de charger des modĂšles dâIA plus importants. Lâutilisateur peut aussi installer ses propres outils et retrouver un vĂ©ritable environnement Windows. Vous utilisez Ă©galement l'infrastructures de Shadow pour lâIA. De quelle maniĂšre ?Boris Lecoeur : Nous venons du cloud gaming et cela reste un ADN trĂšs fort. Mais depuis le rachat par Octave Klaba et Synfonium en 2021, nous sommes entrĂ©s dans une phase plus industrielle et technologique. Les gamers utilisent massivement notre infrastructure entre 18 heures et 23 heures. Mais, le reste de la journĂ©e, elle est beaucoup moins utilisĂ©e. Nous pouvons donc valoriser cette infrastructure en faisant tourner principalement des workloads dâinfĂ©rence IA. Nous pouvons adapter lâutilisation de nos infrastructures en fonction des horaires et des rĂ©gions du monde. Site officiel : https://shadow.tech/fr/
Apocalypse par lâIA : IA : faut-il croire les semeurs de peur ? âą Apple lance lâiPhone Duo pliant âą OpenAI bat un record en maths âą Meta dĂ©voile son agent Muse âą Revolut teste le paiement par IA âą Mistral lĂšve 3 milliards âą Faux dĂ©part pour la brosse Ă dents Dyson âą Shadow ressuscite les vieux PC par le cloud âą Arlequin AI invente les neurones topologiques âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici =============== LâiPhone Duo, le pliant selon AppleApple dĂ©voile son premier iPhone pliant, lâiPhone Duo : Ă©cran interne de 7,6 pouces, format compact et prix Ă partir de 2 339 euros. Une prouesse de design, mais aussi une machine Ă compromis face aux iPhone 18 Pro, notamment sur la photo et lâabandon de Face ID au profit de Touch ID. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on se demande si Apple peut enfin faire dĂ©coller un marchĂ© des smartphones pliants encore marginal. Ă Ă©couter aussi : le DĂ©brief Transatlantique consacrĂ© au nouvel iPhone pliant. Quand lâApple Watch se souvient Ă votre placeApple prĂ©sente aussi Live Rewind et Siri Recap, deux fonctions destinĂ©es Ă retrouver les derniĂšres secondes dâune conversation ou Ă rĂ©sumer les Ă©changes dâune journĂ©e. Des usages qui rapprochent lâApple Watch des appareils et applications de prise de notes automatique, avec des questions Ă©videntes de confidentialitĂ© â et une disponibilitĂ© europĂ©enne qui nâest pas prĂ©vue au lancement. OpenAI sâattaque Ă lâun des grands problĂšmes des mathĂ©matiquesOpenAI annonce quâun systĂšme dâIA interne a produit une solution au problĂšme dâexistence et de rĂ©gularitĂ© de Navier-Stokes, lâun des cĂ©lĂšbres « problĂšmes du millĂ©naire », accompagnĂ©e dâune formalisation dans Lean. Lâannonce a aussitĂŽt suscitĂ© un dĂ©bat sur la proximitĂ© avec des travaux mathĂ©matiques concurrents ; OpenAI affirme, aprĂšs enquĂȘte, que les travaux de Buckmaster nâont pas pu influencer son systĂšme. Meta lance Muse, son agent IA personnelMeta passe du chatbot Ă lâagent avec Muse, capable dâenvoyer des e-mails, prĂ©parer des voyages ou rĂ©aliser des achats. Lâagent fonctionne dans une machine virtuelle dĂ©diĂ©e, Muse Secure VM, avec un second agent de contrĂŽle baptisĂ© Sentinel ; Meta prĂ©cise notamment quâune confirmation humaine est requise pour les actions sensibles comme lâenvoi dâun e-mail ou un achat. Muse commence son dĂ©ploiement aux Ătats-Unis. En France, lâIA commence Ă payerRevolut et Visa annoncent avoir rĂ©alisĂ© en France un premier paiement sĂ©curisĂ© en conditions rĂ©elles initiĂ© par un assistant alimentĂ© par lâIA. LâexpĂ©rience vise Ă prĂ©parer un futur oĂč des agents pourraient rechercher un produit et prendre en charge une partie croissante de lâacte dâachat, tout en conservant des mĂ©canismes dâautorisation et de sĂ©curitĂ©. Mistral lĂšve 3 milliards et muscle ses infrastructuresMistral AI annonce une levĂ©e de 3 milliards dâeuros destinĂ©e notamment Ă renforcer ses capacitĂ©s dâinfrastructure en Europe. Au-delĂ de la course aux modĂšles, la pĂ©pite française affirme ainsi une stratĂ©gie dâIA souveraine reposant aussi sur les capacitĂ©s dâinfĂ©rence et les infrastructures europĂ©ennes. Faux dĂ©part pour la brosse Ă dents CameraJet de DysonĂ peine lancĂ©e, la Dyson CameraJet, Ă©tonnante brosse Ă dents Ă©quipĂ©e dâune camĂ©ra et dâun systĂšme de jet interdentaire pilotĂ© par machine learning, se retrouve indisponible. Dyson met officiellement en avant une rupture de stock, tandis que des premiers utilisateurs ont signalĂ© des dysfonctionnements ; la marque reconnaĂźt des problĂšmes sur certains premiers exemplaires sans les relier au retrait commercial Ă©voquĂ© dans lâĂ©mission. Au BrĂ©sil, un lycĂ©en met une IA contre le rĂ©chauffement des villesĂ Palmas, le lycĂ©en de 16 ans Isaac Carvalho Borges a dĂ©veloppĂ© un outil dâintelligence artificielle destinĂ© Ă repĂ©rer les micro-Ăźlots de chaleur urbains Ă partir notamment de donnĂ©es satellites, de tempĂ©rature et de vĂ©gĂ©tation. Son projet, rĂ©compensĂ© par un prix de 12 500 dollars, doit ĂȘtre proposĂ© en open source et gratuitement aux organismes publics locaux (source). « LâIA pourrait tous nous tuer » : que valent ces alertes ?La dĂ©mission de Jacob Coxon dâAnthropic remet brutalement les risques existentiels de lâIA au centre du dĂ©bat : lâancien chercheur dâOpenAI et dâAnthropic accuse les grands laboratoires de foncer vers une superintelligence capable de sâamĂ©liorer elle-mĂȘme. Evan Hubinger, responsable de lâAlignment Science chez Anthropic, Ă©voque de son cĂŽtĂ© une probabilitĂ© supĂ©rieure Ă 10 % que lâIA puisse provoquer la disparition de lâhumanitĂ© dans la dĂ©cennie. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, nous examinons les scĂ©narios envisagĂ©s â perte de contrĂŽle, cyberattaques ou dĂ©tournements biologiques â mais aussi le paradoxe de chercheurs qui alertent tout en travaillant au dĂ©veloppement de systĂšmes toujours plus puissants. Shadow veut remplacer votre vieux PC par le cloudShadow PC propose de transformer un Mac, un vieux PC ou mĂȘme une machine trĂšs modeste en ordinateur Windows puissant grĂące au streaming depuis ses data centers. Bruno Pennes, responsable marketing de Shadow, fait la dĂ©monstration dâusages allant du gaming Ă Blender, au montage vidĂ©o et Ă lâIA, tout en rappelant la principale contrainte du systĂšme : une connexion Internet stable et une latence suffisamment faible. Arlequin AI veut inventer une troisiĂšme voie pour lâIAAprĂšs les LLM et les « world models », Arlequin AI mise sur les rĂ©seaux de neurones topologiques, conçus pour analyser les connexions entre de grandes masses de donnĂ©es complexes. Hugo Micheron, CEO et cofondateur dâArlequin AI, et Antoine Jardin, CTO et cofondateur dâArlequin AI, expliquent comment cette architecture peut notamment dĂ©tecter des schĂ©mas de fraude, rendre les analyses traçables et proposer des systĂšmes plus auditables ; la startup vient de lever 28 millions dâeuros pour accĂ©lĂ©rer cette approche (Ă©couter aussi : Arlequin AI sur Monde NumĂ©rique).
Cette semaine : un iPhone pliant Ă prĂšs de 2 000 dollars, lâintelligence artificielle menacerait lâhumanitĂ©, Meta lance son agent IA, des tĂ©lĂ©viseurs LG soupçonnĂ©s de surveiller leurs utilisateurs⊠Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Apple dĂ©voile son premier iPhone pliantApple prĂ©sente enfin son premier smartphone pliant, aprĂšs plusieurs annĂ©es de dĂ©veloppement. JĂ©rĂŽme Colombain et Bruno Guglielminetti analysent le design de lâappareil, son format portefeuille, son prix, ses compromis photographiques, lâabandon du Face ID et son positionnement face aux Galaxy Fold et Pixel Fold. Une keynote trĂšs codifiĂ©e pour John TernusPour sa premiĂšre grande prĂ©sentation Ă la tĂȘte dâApple, John Ternus reprend presque Ă lâidentique les codes de Tim Cook et les recettes des anciennes keynotes. Les deux chroniqueurs regrettent un manque de personnalitĂ© et dâeffet de surprise, face notamment aux spectaculaires prĂ©sentations de NVIDIA. IA : sommes-nous vraiment face Ă un risque existentiel ?Plusieurs anciens spĂ©cialistes de lâIA tirent la sonnette dâalarme, notamment autour du risque que des systĂšmes de plus en plus autonomes Ă©chappent au contrĂŽle humain. JĂ©rĂŽme Colombain et Bruno Guglielminetti distinguent les scĂ©narios de type « Terminator » des dangers plus concrets liĂ©s aux cyberattaques, aux usages malveillants et Ă la concentration du pouvoir technologique. Meta veut confier notre vie Ă un agent IAAvec Muse, Meta veut franchir une nouvelle Ă©tape en proposant un agent capable dâanticiper les besoins de ses utilisateurs et dâagir Ă leur place. Mais lâaccĂšs Ă une telle quantitĂ© dâinformations personnelles ravive immĂ©diatement les inquiĂ©tudes sur la confidentialitĂ© et la confiance envers Meta. Mistral change dâĂ©chelleLa pĂ©pite française Mistral poursuit son ascension avec une nouvelle levĂ©e de 3 milliards dâeuros, portant sa valorisation Ă plus de 21 milliards. Lâentreprise veut notamment investir massivement dans les capacitĂ©s de calcul et les infrastructures nĂ©cessaires au dĂ©veloppement de lâIA, au risque de sâĂ©loigner de son ambition initiale de rivaliser directement avec les modĂšles les plus puissants. La Chine fabrique un robot⊠avec des robotsLe constructeur chinois Xpeng prĂ©sente Iron, un robot humanoĂŻde dont environ 80 % de la fabrication aurait Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par des robots industriels. Une dĂ©monstration spectaculaire qui ouvre une nouvelle Ă©tape dans lâautomatisation industrielle et pose dĂ©jĂ la question du jour oĂč les machines pourront concevoir et produire elles-mĂȘmes leurs successeurs. LG face aux inquiĂ©tudes sur la vie privĂ©eLes tĂ©lĂ©viseurs connectĂ©s LG sont au cĆur dâun nouveau dĂ©bat autour de la collecte de donnĂ©es et de la surveillance des usages. Les deux chroniqueurs reviennent sur les inquiĂ©tudes suscitĂ©es par les fonctions de reconnaissance automatique du contenu et sur la difficultĂ©, pour les fabricants, de restaurer la confiance des utilisateurs.
Apple franchit enfin le pas du smartphone pliable avec lâiPhone Duo, un modĂšle Ă grand Ă©cran pensĂ© pour le multitĂąche. La firme en profite aussi pour renouveler ses iPhone Pro, ses AirPods et ses Apple Watch, avec plusieurs fonctions qui restent indisponibles dans lâUnion europĂ©enne. LâiPhone pliable devient rĂ©alitĂ©AprĂšs des annĂ©es de rumeurs, Apple entre officiellement sur le marchĂ© des smartphones pliants avec lâiPhone Duo. Son format « passeport » associe un Ă©cran externe de 5,4 pouces Ă une dalle intĂ©rieure de 7,6 pouces, soit un affichage sensiblement plus grand que celui de lâiPhone Pro Max. Lâenjeu dĂ©passe le simple changement de format : une fois ouvert, lâiPhone peut afficher deux applications cĂŽte Ă cĂŽte, faciliter le glisser-dĂ©poser de contenus et proposer une utilisation plus proche dâune petite tablette. iOS a Ă©tĂ© adaptĂ© Ă cette nouvelle ergonomie, avec une interface capable de suivre les transformations de lâĂ©cran. Lâappareil est Ă©galement compatible avec lâApple Pencil, une premiĂšre pour un iPhone. Apple mise par ailleurs sur une finition antireflet pour amĂ©liorer la lisibilitĂ© et rendre la pliure moins visible. Un iPhone hors norme⊠et hors de prixLâiPhone Duo embarque deux appareils photo arriĂšre de 48 mĂ©gapixels, une camĂ©ra frontale sous lâĂ©cran et une puce A20 Pro. Apple annonce jusquâĂ 44 heures de lecture vidĂ©o sur lâĂ©cran externe et 31 heures sur lâĂ©cran intĂ©rieur. Quelques concessions subsistent : pas de Face ID, remplacĂ© par Touch ID intĂ©grĂ© au bouton latĂ©ral, pas de carte SIM physique et toujours une interrogation sur le poids, qui nâa pas encore Ă©tĂ© communiquĂ©. Le prix dĂ©marre Ă 2 000 dollars, soit environ 2 339 euros en France selon la configuration. La version 2 To atteint 3 839 euros. La commercialisation est annoncĂ©e pour le 23 octobre. Les iPhone 18 Pro misent sur lâIAApple a Ă©galement prĂ©sentĂ© les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, Ă©quipĂ©s de la puce A20 Pro gravĂ©e en 2 nm. La nouvelle gĂ©nĂ©ration de Siri, baptisĂ©e Siri AI, gagne en capacitĂ©s dâinteraction, mais son arrivĂ©e en Europe reste repoussĂ©e. Apple confirme par ailleurs de nouvelles fonctions photographiques destinĂ©es aux utilisateurs avancĂ©s, avec notamment un vĂ©ritable mode Pro permettant de contrĂŽler manuellement plusieurs paramĂštres. Certaines fonctions resteront elles aussi indisponibles dans lâUnion europĂ©enne. Les prix dĂ©marrent Ă 1 479 euros pour lâiPhone 18 Pro et 1 629 euros pour le Pro Max. La nouvelle version dâiOS 27 doit arriver le 22 octobre. AirPods et Apple Watch complĂštent la gammeApple renouvelle Ă©galement ses AirPods avec une cinquiĂšme gĂ©nĂ©ration proposant une rĂ©duction de bruit amĂ©liorĂ©e, une commutation automatique vers le mode Transparence et la traduction en temps rĂ©el. Le prix annoncĂ© est de 149 euros, avec une disponibilitĂ© le 22 septembre. CĂŽtĂ© montres, les nouvelles Apple Watch Series 12 et Ultra 4 renforcent les fonctions liĂ©es Ă la santĂ© et au sport. Apple met notamment en avant lâanalyse des donnĂ©es par intelligence artificielle et une fonction baptisĂ©e « audio-intelligence », capable notamment de reconnaĂźtre certains sons ou de transcrire une conversation directement sur la montre. Apple assure que ces fonctions audio sont conçues pour prĂ©server la confidentialitĂ©, sans transmission des enregistrements vers ses serveurs.
En partant dâune rĂ©flexion sur les prothĂšses, Didier Vançon a dĂ©veloppĂ©, seul, une main robotique capable de reproduire avec prĂ©cision de nombreux mouvements de la main humaine. đ€ INTERVIEW : Didier Vançon - Inventeur indĂ©pendantL'essentiel- Avec 24 degrĂ©s de libertĂ©, cette main est au niveau de ce qui se fait de mieux.- Elle peut servir de prothĂšse ou pour les robots humanoĂŻdes dans l'industrie ou l'espace.- Le but est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associĂ©es.================================= Comment vous est venue lâidĂ©e de dĂ©velopper cette main robotique ?Tout est parti dâune Ă©mission de tĂ©lĂ©vision, Lego Masters, en 2021. Jây ai vu un candidat avec une prothĂšse en Lego et je me suis demandĂ© comment il commandait cette main. En me renseignant, jâai dĂ©couvert les systĂšmes de captation myoĂ©lectriques utilisĂ©s notamment pour les prothĂšses. Je me suis rendu compte quâils pouvaient ĂȘtre peu fiables et quâils demandaient beaucoup dâentraĂźnement pour dissocier les contractions musculaires. Il pouvait aussi y avoir une latence importante. Je me suis donc demandĂ© sâil nâexistait pas une autre façon de faire. Le soir mĂȘme, jâai eu lâidĂ©e dâun nouveau systĂšme de captation, non invasif, capable de reproduire les mouvements doigt par doigt avec une prise en main instantanĂ©e. Jâai dĂ©veloppĂ© ce capteur en deux mois. Comme les bras biomĂ©caniques disponibles Ă©taient coĂ»teux et assez limitĂ©s en termes de mouvements, jâai finalement dĂ©cidĂ© de dĂ©velopper ma propre main pour tester les capacitĂ©s de mon systĂšme. Vous avez poussĂ© trĂšs loin la reproduction de la biomĂ©canique de la main humaine. Pourquoi cette volontĂ© de reproduire ses mouvements avec autant de prĂ©cision ?Je voulais aller trĂšs loin dans la reproduction des mouvements humains. Certains considĂšrent quâune pince suffit pour prendre un objet, mais ce nâĂ©tait pas ma philosophie. Pour une prothĂšse, je voulais notamment une acceptation visuelle et psychologique : je ne voulais pas quâun patient ait lâimpression dâavoir une simple pince. Je voulais que la main soit la plus naturelle possible et quâelle puisse reproduire les mouvements de la main opposĂ©e. Jâai donc Ă©tudiĂ© Ă©normĂ©ment la biomĂ©canique et la cinĂ©matique, notamment lâarticulation Ă la base du pouce et son autorotation. Jâai Ă©galement travaillĂ© sur la redirection des phalanges vers la tabatiĂšre anatomique et sur le mouvement des mĂ©tacarpes. Lâobjectif Ă©tait que les doigts puissent rĂ©ellement sâenglober autour dâun objet, comme une main humaine. Ă quoi cette main pourrait-elle servir demain ?Le prototype est dĂ©sormais principalement destinĂ© Ă la robotique humanoĂŻde, mĂȘme si les technologies dĂ©veloppĂ©es peuvent aussi servir dans le domaine des prothĂšses. Je pense quâelle peut avoir des applications dans le domaine mĂ©nager, industriel ou spatial. Avec un gant permettant de commander la main Ă distance, un opĂ©rateur pourrait manipuler des objets dans des zones Ă risque avec une dextĂ©ritĂ© proche de la sienne. Dans lâespace, on pourrait mĂȘme imaginer envoyer un robot sur Mars et le piloter depuis la Terre comme un avatar. Jâai aussi dĂ©veloppĂ© un logiciel permettant de commander la main avec diffĂ©rents systĂšmes, notamment un mode avatar utilisant un gant Ă©quipĂ© de douze capteurs pour diriger le bras en temps rĂ©el. Vous cherchez dĂ©sormais Ă commercialiser le prototype plutĂŽt quâĂ rejoindre une entreprise. OĂč en ĂȘtes-vous ?Jâai dĂ©voilĂ© le projet il y a un peu plus dâune semaine. Mon objectif est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associĂ©es, notamment les logiciels dĂ©veloppĂ©s pour rĂ©aliser cette main. Les premiers retours sont essentiellement mĂ©diatiques, mais le projet commence Ă faire son chemin. Une personne de Foundation Robotics sâest notamment montrĂ©e intĂ©ressĂ©e et mâa proposĂ© un emploi. Mais je ne cherche pas un emploi : je cherche Ă vendre la main et les connaissances. Une partie de la technologie est brevetĂ©e, mais les brevets coĂ»tent cher. Je protĂšge donc aussi le mĂ©canisme en gardant lâintĂ©rieur de la main secret et en fonctionnant comme une boĂźte noire. Je ne montrerai lâintĂ©rieur quâĂ des personnes rĂ©ellement intĂ©ressĂ©es et susceptibles de mâaider Ă protĂ©ger et dĂ©velopper la technologie. đ§ Ecouter sur votre app de podcast
LâĂ©tĂ© a Ă©tĂ© marquĂ© par une sĂ©rie de cyberattaques. Pour Benoit Grunemwald, expert cybersĂ©curitĂ© chez ESET, la faille humaine, les accĂšs Ă distance et les mauvaises pratiques de sĂ©curitĂ© constituent des portes dâentrĂ©e privilĂ©giĂ©es pour les cybercriminels. đ€ INTERVIEW : Benoit Grunemwald - Expert cybersĂ©curitĂ© chez ESETEn partenariat avec ESET L'essentiel- Les cybercriminels travaillent sur lâingĂ©nierie sociale, câest-Ă -dire la faille humaine.- On ne se demande pas si on va ĂȘtre attaquĂ©, on doit se demander quand est-ce quâon va ĂȘtre attaquĂ©.- La question, câest combien de temps est-ce que je vais mettre pour le dĂ©tecter ?- Le gestionnaire de mots de passe, câest notre sauveur, câest un peu le GPS du numĂ©rique.================================= LâĂ©tĂ© a Ă©tĂ© marquĂ© par une sĂ©rie dâattaques contre la DGFIP, lâĂducation nationale, Tchap, lâINSEE ou encore le secteur de la santĂ©. Est-ce quâil y a un lien entre toutes ces attaques ?Il y a un lien, mais il nây a pas de fatalitĂ©. Nos sociĂ©tĂ©s se numĂ©risent, en France comme dans le reste de lâOccident, et cette numĂ©risation crĂ©e des vulnĂ©rabilitĂ©s et des portes dâentrĂ©e. On ouvre notamment des accĂšs pour travailler Ă distance, que ce soit pour les agents de lâĂtat ou dans les entreprises privĂ©es. Si ces portes sont mal sĂ©curisĂ©es, elles peuvent ĂȘtre utilisĂ©es par des cybercriminels pour rentrer dans les systĂšmes. Les attaquants sont-ils vraiment des gĂ©nies techniques ?Pas forcĂ©ment. Certains groupes sont surtout malins et misent sur la ruse, la malice et lâingĂ©nierie sociale plutĂŽt que sur lâanalyse de code ou le dĂ©veloppement de logiciels malveillants. Ils peuvent notamment rĂ©cupĂ©rer ou acheter des identifiants, des mots de passe ou des codes MFA issus de prĂ©cĂ©dentes compromissions, puis utiliser ces accĂšs pour entrer dans les systĂšmes. Pourquoi lâhumain reste-t-il une faille aussi importante ?MĂȘme une authentification multifacteur peut ĂȘtre contournĂ©e si lâutilisateur est manipulĂ©. Les cybercriminels peuvent multiplier les demandes de confirmation jusquâĂ ce quâune personne finisse par accepter, parfois par lassitude. La cybersĂ©curitĂ© repose donc aussi sur la formation, les procĂ©dures et lâorganisation de lâentreprise ou de lâadministration. Comment mieux se protĂ©ger face aux fuites de donnĂ©es ?Il faut dâabord avoir une bonne hygiĂšne numĂ©rique. Jâutilise plusieurs catĂ©gories dâadresses e-mail selon les usages, et un gestionnaire de mots de passe permet dâavoir de bons mots de passe partout. Il faut aussi considĂ©rer que quelquâun peut rĂ©ussir Ă entrer dans un systĂšme : lâobjectif est alors de dĂ©tecter rapidement un comportement anormal et de bloquer lâattaque. Lâintelligence artificielle peut aider Ă analyser de trĂšs grandes quantitĂ©s de donnĂ©es et Ă repĂ©rer ces comportements suspects.
OpenAI dĂ©voile GPT-6 Astra, une IA capable dâagir directement sur un ordinateur âą Une panne gĂ©ante rĂ©vĂšle lâinterdĂ©pendance des gĂ©ants de lâIA âą Tesla lance son Cybercab sans volant ni pĂ©dales âą Ă lâIFA, la tech multiplie les nouveautĂ©s, jusquâĂ une brosse Ă dents avec camĂ©ra âą John Ternus succĂšde Ă Tim Cook Ă la tĂȘte dâApple âą ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous la surveillance renforcĂ©e du DSA âą Le Tamagotchi revient sous forme de bague âą BenoĂźt Grunemwald dĂ©crypte la vague de cyberattaques âą Boris Walbaum appelle Ă rĂ©inventer lâĂ©cole face Ă lâIA âą Didier Vançon dĂ©voile une main robotique inventĂ©e Ă la maison. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== 03:13 â GPT-6 Astra, la nouvelle arme dâOpenAIOpenAI dĂ©voile GPT-6 Astra, son nouveau modĂšle capable non seulement de rĂ©pondre Ă des questions, mais aussi dâutiliser de maniĂšre autonome un ordinateur et des logiciels pour accomplir des tĂąches complexes. Cette montĂ©e en puissance de lâIA agentique sâaccompagne dâinquiĂ©tudes : Astra est le premier modĂšle dâOpenAI Ă atteindre le niveau « Critical » en cybersĂ©curitĂ©, avec des capacitĂ©s permettant notamment de dĂ©couvrir des vulnĂ©rabilitĂ©s inconnues. 08:02 â Anthropic et Google ripostent dans la course Ă lâIALa concurrence accĂ©lĂšre avec les nouveaux modĂšles Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1 dâAnthropic, tandis que Google Gemini mise sur Gemini 3.8 Flash. Programmation, raisonnement, agents autonomes et cybersĂ©curitĂ© deviennent les principaux terrains dâaffrontement entre les laboratoires. 09:43 â La panne qui fait vaciller plusieurs IA Ă la foisChatGPT, Claude, Gemini et Grok connaissent simultanĂ©ment des perturbations, illustrant la dĂ©pendance des acteurs de lâIA Ă des infrastructures de calcul communes. Lâincident pose une question stratĂ©gique : derriĂšre la diversitĂ© apparente des services, quelques infrastructures peuvent devenir des points de dĂ©faillance majeurs. 11:33 â Le Cybercab de Tesla prend enfin la routeTesla lance au Texas ses premiers Cybercabs commerciaux : deux places, aucune pĂ©dale et aucun volant, avec une conduite autonome reposant notamment sur des camĂ©ras. Cette arrivĂ©e sur route ouverte marque une Ă©tape importante pour la voiture autonome, mĂȘme si le dĂ©ploiement fait dĂ©jĂ lâobjet dâun examen des autoritĂ©s amĂ©ricaines de sĂ©curitĂ© routiĂšre. Ă retrouver Ă©galement dans le DĂ©brief Transat de Monde NumĂ©rique consacrĂ© au Cybercab. 16:48 â IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectĂ©e et Wi-Fi 8Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, tour dâhorizon des nouveautĂ©s de lâIFA de Berlin. Retour de Packard Bell, nouveaux PC, Ă©cosystĂšme maison-voiture de Xiaomi et premiĂšres apparitions de produits anticipant le Wi-Fi 8 : la rentrĂ©e high-tech dĂ©marre fort. 23:47 â Dyson met une camĂ©ra dans une brosse Ă dentsDyson dĂ©voile CameraJet, une Ă©tonnante brosse Ă dents dotĂ©e dâune micro-camĂ©ra qui repĂšre les espaces interdentaires et dĂ©clenche un jet ciblĂ© de bain de bouche. Lâutilisateur peut mĂȘme observer lâintĂ©rieur de sa bouche en direct depuis lâapplication MyDyson. 26:26 â John Ternus succĂšde Ă Tim Cook chez AppleChangement dâĂ©poque chez Apple : John Ternus prend les commandes du groupe Ă la veille dâun nouveau rendez-vous produits annoncĂ© pour le 9 septembre. Une succession particuliĂšrement scrutĂ©e aprĂšs les longues annĂ©es de direction de Tim Cook. 28:23 â ChatGPT, Reddit et Roblox sous surveillance renforcĂ©e en EuropeLa Commission europĂ©enne fait entrer ChatGPT, Reddit et Roblox dans le rĂ©gime renforcĂ© du Digital Services Act aprĂšs le franchissement du seuil des 45 millions dâutilisateurs mensuels dans lâUnion. Les trois services devront notamment Ă©valuer et limiter davantage les risques systĂ©miques liĂ©s aux contenus illicites, aux mineurs, aux droits fondamentaux et aux processus Ă©lectoraux. DĂ©cision de la Commission europĂ©enne. 29:09 â Quand les chatbots relaient la propagande russeUne enquĂȘte de Reporters sans frontiĂšres montre que plusieurs assistants IA peuvent aller chercher et restituer des contenus issus de mĂ©dias dâĂtat russes pourtant sanctionnĂ©s dans lâUnion europĂ©enne. Une dĂ©monstration des nouveaux enjeux liĂ©s Ă lâaccĂšs Ă lâinformation par les agents conversationnels. 30:54 â Le Tamagotchi revient⊠à votre doigtTrente ans aprĂšs son lancement, le Tamagotchi se transforme en bague. Bandai miniaturise son animal virtuel dans un appareil de seulement 28 mm dotĂ© dâun Ă©cran couleur, que lâon porte au doigt pour continuer Ă nourrir et surveiller sa crĂ©ature numĂ©rique. 34:14 â Cyberattaques : pourquoi lâhumain reste la principale failleBenoĂźt Grunemwald, expert cybersĂ©curitĂ© chez ESET, analyse les attaques et fuites de donnĂ©es qui ont marquĂ© les derniĂšres semaines. Identifiants volĂ©s, fatigue face aux demandes de double authentification et ingĂ©nierie sociale alimentent une vĂ©ritable Ă©conomie circulaire du cybercrime ; il recommande notamment de segmenter ses adresses e-mail et dâutiliser un gestionnaire de mots de passe. [PARTENARIAT] 42:54 â Faut-il rĂ©inventer lâĂ©cole Ă cause de lâIA ?Boris Walbaum, prĂ©sident et fondateur de Forward College, estime que lâintelligence artificielle oblige Ă revoir profondĂ©ment le modĂšle Ă©ducatif. Auteur dâĂducation.IA, il dĂ©fend une Ă©cole qui dĂ©veloppe Ă la fois la comprĂ©hension des machines, lâesprit critique, lâintelligence sociale et la capacitĂ© Ă apprendre grĂące aux relations humaines. 52:29 â La main robotique conçue dans un garageDidier Vançon, inventeur indĂ©pendant, prĂ©sente UM1-Evo, une main robotique pensĂ©e pour reproduire au plus prĂšs la dextĂ©ritĂ© humaine, notamment les mouvements complexes du pouce. Initialement imaginĂ©e dans une logique de prothĂšse, elle vise dĂ©sormais surtout les robots humanoĂŻdes et pourrait servir dans lâindustrie, les environnements dangereux ou lâespace ; son crĂ©ateur travaille aussi sur un gant proprioceptif capable de transmettre toucher, pression et position. đ§ Ecouter sur votre app de podcast
Le robotaxi de Tesla ouvre une nouvelle Ăšre automobile · Musk alerte sur la faim Ă©nergĂ©tique de l'IA · Les nouveautĂ©s de l'IFA 2026 · Dyson filme dĂ©sormais vos dents · Apple change de patron · ChatGPT Reddit et Roblox passent sous le DSA · Pasqal accĂ©lĂšre aux Ătats Unis · Lake America apparait Google Maps · Une Ă©tude bouscule les idĂ©es reçues sur les Ă©crans · Tamagotchi revient au doigt. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cybercab : Elon Musk ouvre un nouveau chapitre de la voiture autonomeLe Cybercab de Tesla, sans volant ni pĂ©dales, symbolise le passage du robotaxi de la dĂ©monstration Ă la circulation rĂ©elle, avec une approche reposant sur les camĂ©ras et lâintelligence artificielle plutĂŽt que sur le lidar. Quarante cinq vĂ©hicules ont Ă©tĂ© mis en circulation dans plusieurs villes du Texas. Un nouveau paradigme automobile. La France va tester la conduite autonome de TeslaPas de Cybercab en France, pour l'instant, mais le Gouvernement va autoriser la conduite autonome par FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Le ministre des transport Philippe Tabarot l'a annoncĂ© aprĂšs s'ĂȘtre entretenu en visioconfĂ©rence avec Elon Musk mercredi 2 septembre. De sosn cĂŽtĂ© Waymo se positionne en Europe. La bataille rĂ©glementaire ne fait que commencer. Elon Musk veut moins de rĂšglementation et plus d'Ă©lectricitĂ© pour l'IA Devant des responsables du G20, Elon Musk plaide pour davantage de centres de donnĂ©es tout en prĂ©venant que leur dĂ©veloppement se heurte dĂ©jĂ aux limites de la production Ă©lectrique. Aux Ătats-Unis, la course Ă lâIA attise les tensions locales autour de lâĂ©lectricitĂ© et de lâeau, tandis quâen Europe les acteurs du secteur dĂ©noncent des procĂ©dures trop longues et des rĂ©glementations jugĂ©es susceptibles de ralentir lâinnovation. IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectĂ©e et Wi-Fi 8Ă IFA Berlin, Acer relance Packard Bell avec des ordinateurs accessibles, pendant que Samsung renforce Ă©galement son offre de portables abordables. Xiaomi pousse son Ă©cosystĂšme Human Car Home et sa gamme Mijia pour la maison connectĂ©e, tandis que les premiĂšres annonces autour du Wi-Fi 8 et les dĂ©monstrations de robots humanoĂŻdes prĂ©figurent les prochaines tendances technologiques. Dyson : une brosse Ă dents avec camĂ©raDyson se lance dans lâhygiĂšne bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse Ă©lectrique Ă 479 euros associant camĂ©ra, analyse des espaces entre les dents et jet interdentaire. Lâapplication permet mĂȘme de regarder en direct lâintĂ©rieur de sa bouche, une dĂ©bauche technologique impressionnante dont le prix et les comparaisons mises en avant par Dyson invitent nĂ©anmoins Ă garder un regard critique. John Ternus prend les commandes dâAppleDepuis le 1er septembre, John Ternus succĂšde Ă Tim Cook Ă la tĂȘte dâApple, quelques jours seulement avant une keynote trĂšs attendue. Lâoccasion de revenir sur le bilan spectaculaire de Cook, de lâApple Watch au dĂ©veloppement des puces maison en passant par lâĂ©chec relatif du Vision Pro, mais aussi sur la premiĂšre prise de parole de Ternus sur X, qui rappelle le poids persistant du rĂ©seau dans la communication des dirigeants. Ă Ă©couter aussi : Apple : Tim Cook passe la main Ă John Ternus. ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous le DSAAvec plus de 45 millions dâutilisateurs europĂ©ens, ChatGPT et OpenAI, Reddit et Roblox entrent dans une catĂ©gorie rĂ©glementaire europĂ©enne qui renforce leurs obligations face aux contenus illicites, aux risques pour les mineurs et Ă la dĂ©sinformation. Dans le mĂȘme temps, une enquĂȘte de Reporters sans frontiĂšres montre que plusieurs agents IA peuvent restituer des contenus issus de mĂ©dias russes sanctionnĂ©s dans lâUnion europĂ©enne, Meta AI Ă©tant le seul outil testĂ© Ă avoir systĂ©matiquement refusĂ©. Pasqal engrange les dollars L'entreprise française Pasqal, spĂ©cialiste des ordinateurs quantiques Ă atomes neutres, poursuit son expansion avec de nouveaux moyens financiers et une offensive sur le marchĂ© amĂ©ricain. Une Ă©tape majeure pour une entreprise issue de la recherche française, prĂ©sentĂ©e comme lâun des rares acteurs hexagonaux capables de jouer dans la cour mondiale du quantique. Lake America : quand la politique redessine les cartes numĂ©riquesLe changement de nom amĂ©ricain dâune partie du lac Ontario en Lake America provoque des rĂ©percussions immĂ©diates dans les services cartographiques. Google Maps puis Apple Maps adaptent leur affichage en fonction du pays de consultation, tandis que MapQuest profite de la polĂ©mique au Canada pour retrouver temporairement une visibilitĂ© inattendue. Ăcrans et adolescents : une Ă©tude finlandaise bouscule les idĂ©es reçuesLâĂ©tude PANIC a suivi 260 jeunes pendant huit ans et observe une association entre davantage de temps dâĂ©cran dĂ©clarĂ© et de meilleures performances sur certaines mesures cognitives Ă lâadolescence. Les chercheurs ne dĂ©montrent toutefois aucun lien de cause Ă effet : la nature des activitĂ©s numĂ©riques et lâĂ©quilibre avec le sommeil, lâactivitĂ© physique et les autres dimensions de la vie quotidienne restent essentiels. Tamagotchi revient⊠sous forme de bagueTrente ans aprĂšs le phĂ©nomĂšne original, Bandai miniaturise encore son animal virtuel et transforme le Tamagotchi en bague. MĂȘme principe quâautrefois : nourrir et surveiller une petite crĂ©ature numĂ©rique qui rĂ©clame rĂ©guliĂšrement de lâattention, avec cette fois la nostalgie comme puissant argument commercial. Les rendez-vous de la semaineDans Mon Carnet, StĂ©phane Ricoul â Mon Carnet abandonne cette saison le commentaire dâactualitĂ© pour proposer une sĂ©rie de fictions technologiques dans lâesprit de Black Mirror et des anciens radioromans. De son cĂŽtĂ©, Monde NumĂ©rique retrouve son rythme de rentrĂ©e avec LâHebdo, notamment autour de lâĂ©ducation et de lâIA, de la cybersĂ©curitĂ© avec BenoĂźt Grunemwald â ESET, ainsi que dâune Ă©tonnante main robotique dĂ©veloppĂ©e pendant plusieurs annĂ©es par un inventeur indĂ©pendant.
Lâintelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusquâĂ la finalitĂ© de lâapprentissage. Pour Boris Walbaum, lâĂ©cole doit dĂ©sormais miser davantage sur la pensĂ©e critique, les relations humaines et la comprĂ©hension des technologies. đ€ INTERVIEW : Boris Walbaum - PrĂ©sident et fondateur de Forward College, auteur de « EDUCATION.AI »L'essentiel :- LâIA met Ă mal notre modĂšle dâĂ©ducation.- Pourquoi apprendre, sâil y a des machines qui font tout mieux que nous ?- La relation sociale est le carburant de lâapprentissage.- LâIA est une super opportunitĂ© pour rĂ©inventer l'Ă©cole.================================= Quel est l'impact concret de lâIA sur lâĂ©ducation aujourd'hui ?LâIA met Ă mal notre modĂšle dâĂ©ducation, dâabord parce quâelle facilite massivement la triche. Si on laisse les enfants lâutiliser comme ils le souhaitent, ils prennent des raccourcis. Or, dans lâĂ©ducation et lâeffort, il nây a pas de raccourci. Mais la remise en cause va plus loin : lorsque des machines peuvent passer des concours trĂšs difficiles, plus rapidement et avec de meilleures notes, il faut se demander ce quâil faut encore apprendre et pourquoi apprendre. Nous devons donc repenser la mission mĂȘme de lâĂ©ducation. Quelles compĂ©tences lâĂ©cole doit-elle privilĂ©gier Ă lâĂšre de lâIA ?Il faut dâabord apprendre Ă interagir avec les machines : comprendre la technologie, savoir comment elle fonctionne, quand elle est pertinente et quelles opportunitĂ©s elle ouvre. Mais il faut aussi savoir interagir avec les autres humains, crĂ©er des contacts, travailler en Ă©quipe, Ă©couter, crĂ©er de la confiance. Lâintelligence sociale et lâintelligence Ă©motionnelle sont fondamentales. Cela ne signifie pas abandonner les compĂ©tences intellectuelles. Au contraire : lâIA est un amplificateur. Pour bien lâutiliser, il faut de la rigueur, savoir poser des questions et exercer son esprit critique. Le mĂ©tier dâenseignant doit-il lui aussi changer ?Oui. Le rĂŽle du professeur doit ĂȘtre moins centrĂ© sur la transmission du savoir et davantage sur la capacitĂ© Ă crĂ©er lâĂ©tincelle et Ă entretenir lâappĂ©tit dâapprendre. La relation sociale est le carburant de lâapprentissage. La classe inversĂ©e est une piste : le cours peut ĂȘtre travaillĂ© Ă la maison et la classe devenir le lieu de lâapprofondissement, des Ă©changes et du travail collectif. LâIA peut alors servir dâoutil dâentraĂźnement personnalisĂ©, mais elle ne remplace pas la relation avec le professeur et les autres Ă©lĂšves. Apprendre lâIA l'IA Ă l'Ă©cole, comme l'annonce le Gouvernement, est-il une bonne idĂ©e ?Câest une bonne idĂ©e, trĂšs clairement, mais ce nâest pas une rĂ©volution. LâIA, elle, est une rĂ©volution. On a fait un pas alors quâil faut faire un marathon. Il faut apprendre aux Ă©lĂšves Ă comprendre comment fonctionne cette technologie, ce quâelle peut faire et dans quelles situations elle nâest pas pertinente. Mais le chantier est beaucoup plus vaste : il concerne lâensemble de notre modĂšle Ă©ducatif et notre capacitĂ© Ă prĂ©parer les gĂ©nĂ©rations qui arrivent au monde du travail de demain.
On dĂ©briefe l'actu de l'Ă©tĂ© avec François Sorel et Bruno Guglielminetti : Des agents IA franchissent les barriĂšres de sĂ©curitĂ©, la France accumule les cyberattaques, Meta revoit sa copie pour protĂ©ger les mineurs, la Chine Ă©blouit avec ses robots humanoĂŻdes, Samsung et Google relancent la guerre du smartphone pliant, les lunettes connectĂ©es ravivent la peur de la surveillance. Des agents IA qui passent Ă lâattaqueEn juillet, des agents expĂ©rimentaux dâOpenAI ont franchi leurs barriĂšres de test pour sâattaquer Ă Hugging Face, tandis que dâautres incidents impliquant notamment Anthropic. ScĂ©nario de science-fiction catastrophe ou sur les risque liĂ©s Ă lâIA ou expĂ©rimentations salutaires ? Monde NumĂ©rique avait dĂ©jĂ consacrĂ© un dĂ©cryptage Ă ces agents IA devenus incontrĂŽlables. Cyberattaques : la France en mode gruyĂšre numĂ©riqueDGFiP, Ăducation nationale, IntermarchĂ©, SFR ou encore Bloctel : les attaques et fuites de donnĂ©es se sont multipliĂ©es pendant lâĂ©tĂ©, jusquâĂ donner lâimpression dâune vulnĂ©rabilitĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ©e. La transparence accrue rend dĂ©sormais les incidents plus visibles, mais cela tĂ©moigne aussi de vraies faiblesses structurelles liĂ©es Ă des systĂšmes vieillissants, au tĂ©lĂ©travail et Ă une hygiĂšne numĂ©rique encore insuffisante. Monde NumĂ©rique est dĂ©jĂ revenu en dĂ©tail sur cette vague de cyberattaques frappant les services publics et les entreprises françaises. Mineurs et rĂ©seaux sociaux : Meta change de stratĂ©gieEn France, le projet visant Ă interdire les rĂ©seaux sociaux aux moins de 15 ans a Ă©tĂ© stoppĂ©, tandis quâaux Ătats-Unis Meta a choisi un accord massif avec de nombreux Ătats et promet de nouvelles limitations pour les mineurs sur Facebook et Instagram, dont une durĂ©e quotidienne plafonnĂ©e et un couvre-feu nocturne. Ecouter aussi : Ă©pisode consacrĂ© au rĂšglement conclu par Meta et aux nouvelles protections annoncĂ©es pour les jeunes. Robots humanoĂŻdes : la Chine accĂ©lĂšreLes Jeux mondiaux des robots humanoĂŻdes organisĂ©s en Chine au mois d'aoĂ»t ont offert des images parfois spectaculaires et parfois franchement cocasses, mais derriĂšre les chutes et les records se joue une vĂ©ritable bataille industrielle. Les robots chinois dominent dĂ©jĂ la partie mĂ©canique et progressent dans les tĂąches de service, dâentretien ou de manufacture, tandis que lâautonomie et lâintelligence restent le principal verrou Ă faire sauter. Cette avance rĂ©pond aussi Ă un enjeu dĂ©mographique et de pĂ©nurie future de main-dâĆuvre. Ecouter Ă©galement : lâanalyse de la domination chinoise dans les robots humanoĂŻdes. Samsung et Google face au futur iPhone pliantLes nouveaux pliants de Samsung et Google relancent la bataille des formats, alors que les rumeurs autour dâun premier modĂšle pliant dâApple deviennent de plus en plus insistantes Ă lâapproche de la keynote de septembre. François Sorel est sĂ©duit par les formats plus compacts tandis que Bruno Guglielminetti, aprĂšs avoir testĂ© les deux approches, prĂ©fĂšre le Pixel pour un usage hybride entre tĂ©lĂ©phone et tablette de travail. Le sujet a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© dans Monde NumĂ©rique Ă travers les tests des nouveaux smartphones pliables de Google et Samsung. Lunettes connectĂ©es : innovation ou machine Ă surveillerLes lunettes de Meta deviennent plus discrĂštes et plus ambitieuses, mais leur capacitĂ© Ă filmer en permanence fait ressurgir le traumatisme des Google Glass et les inquiĂ©tudes sur la vie privĂ©e. Au-delĂ de la captation elle-mĂȘme, le dĂ©bat porte surtout sur la diffusion des images, la reconnaissance faciale et la possibilitĂ© dâidentifier les personnes croisĂ©es sans leur consentement, avec le risque que des restrictions lĂ©gales ou logicielles deviennent rapidement nĂ©cessaires. Monde NumĂ©rique sâest dĂ©jĂ penchĂ© sur les lunettes connectĂ©es et les nouvelles questions de surveillance quâelles soulĂšvent. CHAPITRES00:00 Sommaire 03:22 Intro avec François Sorel et Bruno Guglielminetti 04:56 Des agents IA incontrĂŽlables : faut-il sâinquiĂ©ter ? 14:51 Cyberattaques : la France est-elle devenue une passoire ? 23:40 Mineurs et rĂ©seaux sociaux : Meta change les rĂšgles 40:25 Chine : les robots humanoĂŻdes entrent en compĂ©tition 49:40 Quand les humains entraĂźnent les robots Ă les remplacer 54:22 Smartphones pliants : Samsung, Google et bientĂŽt Apple ? 58:36 Lunettes connectĂ©es : innovation ou menace pour la vie privĂ©e ? 1:05:06 Conclusion
Le Debrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) : Meta va rĂ©duire le temps d'Ă©cran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaĂźt une adoption de lâIA plus lente que prĂ©vu · Nvidia vise Hugging Face pour prĂšs de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de lâIA · Elon Musk prĂ©pare une Starbase gĂ©ante en Louisiane. =============== Meta paie pour sortir du procĂšs des mineursMeta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dĂ©penses annexes, pour mettre fin au procĂšs amĂ©ricain lâaccusant dâavoir favorisĂ© la dĂ©pendance des mineurs Ă Instagram et Facebook. Lâaccord prĂ©voit notamment des limites dâutilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mĂ©canismes addictifs resteraient largement inchangĂ©s pour les adultes ; son adoption dĂ©finitive doit encore ĂȘtre validĂ©e par la juge. Le procĂšs a aussi mis en lumiĂšre lâĂ©chec de la fonction Take a Break et les rĂ©ticences internes Ă imposer des mesures plus contraignantes. Ă réécouter Ă©galement dans le prĂ©cĂ©dent Debrief Transat consacrĂ© au procĂšs Meta. Sam Altman admet que la rĂ©volution IA prend du tempsSam Altman, OpenAI, reconnaĂźt dans une longue interview accordĂ©e au podcasteur David Senra que lâadoption de lâintelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite quâespĂ©rĂ©. Le patron dâOpenAI admet lui-mĂȘme conserver de vieux rĂ©flexes informatiques et estime que lâIA nâa toujours pas connu son « moment iPhone », faute dâune interface vĂ©ritablement Ă©vidente. Il dĂ©fend parallĂšlement le maintien du contrĂŽle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste portĂ© notamment par Dario Amodei, Anthropic, un dĂ©bat dĂ©jĂ abordĂ© dans Monde NumĂ©rique autour du « marketing de la peur » de lâIA. Plaud One veut mettre lâIA dans nos oreillesPLAUD dĂ©voile Plaud One, des Ă©couteurs accompagnĂ©s dâun boĂźtier connectĂ© en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accĂšs Ă un agent dâintelligence artificielle sans dĂ©pendre en permanence dâun smartphone. Ce type de wearable pourrait prĂ©figurer une nouvelle interface avec lâIA, mais pose aussi une question majeure de vie privĂ©e lorsquâun appareil est susceptible dâĂ©couter et de mĂ©moriser une grande partie de la journĂ©e. Canada Ătats Unis le bras de fer atteint lâĂ©lectroniqueLe conflit commercial entre le Canada et les Ătats-Unis menace dĂ©sormais certains Ă©quipements Ă©lectroniques fabriquĂ©s aux Ătats-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % Ă©voquĂ©s Ă partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et mĂȘme certains cĂąbles pourraient ĂȘtre concernĂ©s, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs nĂ©gociations. Bill Gates veut protĂ©ger certains emplois des IABill Gates alerte Ă son tour sur les consĂ©quences Ă©conomiques et sociales de lâintelligence artificielle et dĂ©fend lâidĂ©e dâune supervision internationale. Il propose notamment de prĂ©server certains mĂ©tiers exigeant Ă©coute et sensibilitĂ© humaines et remet sur la table le principe dâune taxation de lâautomatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommĂ©s par lâIA. Une rĂ©flexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© discutĂ©e dans un prĂ©cĂ©dent Debrief Transat. Nvidia convoite Hugging Face pour prĂšs de 13 milliardsNvidia envisage dans lâĂ©pisode une opĂ©ration de prĂšs de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme dâIA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les dĂ©veloppeurs. LâopĂ©ration consacrerait lâimportance stratĂ©gique de lâopen source pour Nvidia mais pose aussi la question de lâindĂ©pendance dâun Ă©cosystĂšme ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrĂŽle de gĂ©ants amĂ©ricains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu ClĂ©ment Delangue, Hugging Face, dans Monde NumĂ©rique. Cyberattaques françaises les victimes rĂ©clament des comptesAprĂšs le piratage touchant la Direction gĂ©nĂ©rale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes prĂ©parent une action collective pour obtenir rĂ©paration, notamment aprĂšs des tentatives dâarnaque et des dĂ©penses engagĂ©es pour mieux protĂ©ger leurs donnĂ©es. Le gouvernement doit Ă©galement examiner les responsabilitĂ©s tandis que lâĂducation nationale a dĂ» interrompre plusieurs outils aprĂšs une autre attaque, perturbant la prĂ©paration de la rentrĂ©e. Le dossier avait Ă©tĂ© dĂ©taillĂ© la semaine prĂ©cĂ©dente dans Cyberattaques en France lâĂtat pris en dĂ©faut. Time distingue les cent figures qui façonnent lâIALe TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman Ă Elon Musk en passant par les dirigeants dâAnthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la prĂ©sence de JoĂ«lle Pineau, dĂ©sormais Ă Cohere aprĂšs son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagĂ© dans une approche diffĂ©rente autour de lâIA physique. JoĂ«lle Pineau avait Ă©galement Ă©tĂ© reçue dans Monde NumĂ©rique lorsquâelle dirigeait la recherche scientifique de Meta. Elon Musk bĂątit une Starbase gĂ©ante en LouisianeSpaceX prĂ©pare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncĂ© de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagĂ©s en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la dĂ©mesure des ambitions dâElon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liĂ©es Ă la multiplication des lancements. LâĂ©pisode oppose avec humour ce projet Ă lâannonce Ă©voquĂ©e dâun parc dâattractions Dragon Ball en rĂ©gion parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines. Les smartphones pliables cherchent encore leur format idĂ©alBruno teste le nouveau pliable de Google, prĂ©sentĂ© dans lâĂ©mission comme le Pixel 11 Pro Fold, quâil juge nettement plus lĂ©ger et agrĂ©able que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prĂȘtĂ© au futur modĂšle pliable dâApple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait dĂ©jĂ fait lâobjet dâune prise en main dans un prĂ©cĂ©dent Debrief Transat. Les voitures connectĂ©es aspirent toujours plus de donnĂ©esBruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrĂ©e au rapport Les risques et enjeux Ă©thiques des vĂ©hicules connectĂ©s publiĂ© par la Commission de lâĂ©thique en science et en technologie du QuĂ©bec. Le document sâintĂ©resse Ă lâampleur des donnĂ©es captĂ©es par les vĂ©hicules et aux faiblesses dâun cadre rĂ©glementaire encore mal adaptĂ© aux enjeux de vie privĂ©e, de surveillance et de sĂ©curitĂ©.
La tech amĂ©ricaine redĂ©finit les rĂšgles du jeu militaire en plaçant les donnĂ©es et lâIA au cĆur des stratĂ©gies de dĂ©fense. DerriĂšre les discours idĂ©ologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens gĂ©ants et nouveaux acteurs. đ€ INVITĂ : Tariq Krim - Entrepreneur du numĂ©rique, crĂ©ateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaRediffusion du 6 mai 2026 Punchlines - La Silicon Valley a toujours Ă©tĂ© liĂ©e Ă la dĂ©fense.- Demain, la guerre sera une guerre de donnĂ©es et de logiciels.- Les outils dâanalyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mĂȘmes technologies.- Les manifestes idĂ©ologiques sont aussi des arguments commerciaux.- LâIA permet dĂ©sormais de construire soi-mĂȘme ses outils dâanalyse.================================= đ€ INTERVIEW : Tariq Krim â Entrepreneur, fondateur de CyberneticaL'essentiel- La Silicon Valley travaille avec la dĂ©fense amĂ©ricaine depuis ses origines.- Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.- La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.- Avec l'IA gĂ©nĂ©rative, la souverainetĂ© ne concerne plus seulement les donnĂ©es mais aussi les mĂ©thodes de travail.================================= Pourquoi le manifeste de Palantir suscite-t-il autant de rĂ©actions ?Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la dĂ©fense amĂ©ricaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillĂ© avec l'Ătat amĂ©ricain. Palantir s'inscrit dans cette continuitĂ©. Ă mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idĂ©ologique qu'un argumentaire commercial destinĂ© Ă convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles Ă la dĂ©fense. En quoi l'arrivĂ©e de l'IA gĂ©nĂ©rative change-t-elle la donne pour Palantir ?Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de donnĂ©es afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA gĂ©nĂ©rative transforme profondĂ©ment ce modĂšle. Des outils comme Claude peuvent permettre Ă chacun de construire ses propres systĂšmes d'analyse. C'est une Ă©volution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche dĂ©sormais Ă proposer une plateforme complĂšte oĂč l'IA guide les dĂ©cisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la dĂ©fense. La vĂ©ritable bataille se joue-t-elle entre les Ătats ou entre les industriels ?Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrĂšte entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systĂšmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnĂ©es grĂące aux donnĂ©es, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se prĂ©sentent comme les nouveaux dĂ©fenseurs des intĂ©rĂȘts amĂ©ricains et cherchent Ă prendre la place des industriels historiques. L'Europe peut-elle dĂ©velopper une alternative crĂ©dible ?Les compĂ©tences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de dĂ©velopper des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples Ă utiliser et immĂ©diatement opĂ©rationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaĂźt : il ne s'agit plus seulement de protĂ©ger les donnĂ©es, mais aussi les mĂ©thodes de travail et le savoir-faire que les modĂšles apprennent auprĂšs de leurs utilisateurs.
Les mots de passe ne suffisent plus Ă protĂ©ger nos comptes en ligne. Cet Ă©pisode explique comment fonctionne lâauthentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Pourquoi le mot de passe ne suffit plusUn mot de passe peut ĂȘtre devinĂ©, dĂ©robĂ© lors dâune fuite de donnĂ©es ou rĂ©cupĂ©rĂ© grĂące Ă une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsquâun mĂȘme mot de passe est rĂ©utilisĂ© sur plusieurs services : une technique appelĂ©e « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volĂ©s sur de nombreux comptes. Lâauthentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplĂ©mentaire. Elle combine plusieurs Ă©lĂ©ments : quelque chose que lâon connaĂźt, comme un mot de passe ; quelque chose que lâon possĂšde, comme un smartphone ou une clĂ© de sĂ©curitĂ© ; et Ă©ventuellement quelque chose que lâon est, comme une empreinte digitale ou un visage. Plusieurs mĂ©thode de double authentificationPar SMS - La mĂ©thode la plus connue consiste Ă recevoir un code par SMS aprĂšs avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnĂ©rable au dĂ©tournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi quâau phishing. Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator gĂ©nĂšrent de leur cĂŽtĂ© des codes temporaires, gĂ©nĂ©ralement renouvelĂ©s toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent mĂȘme sans connexion Internet sur le tĂ©lĂ©phone et Ă©vitent les faiblesses liĂ©es au rĂ©seau mobile. Ils peuvent nĂ©anmoins ĂȘtre interceptĂ©s si lâutilisateur les saisit sur un faux site. Par notification renforcĂ©e sur mobile - Plus pratique, cette mĂ©thode consiste Ă utiliser une application fiable dĂ©jĂ installĂ©e sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre gĂ©nĂ©rĂ© alĂ©atoirement. Cette mĂ©thode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent Ă multiplier les demandes jusquâĂ ce que lâutilisateur en accepte une par lassitude. Comment sĂ©curiser ses comptes ?Toutes les mĂ©thodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. Lâajout dâun code SMS amĂ©liore nettement la sĂ©curitĂ©, tandis quâune application dâauthentification offre une protection plus robuste. Pour aller plus loin, les clĂ©s de sĂ©curitĂ© et les systĂšmes dâauthentification rĂ©sistants au phishing apportent une protection supplĂ©mentaire. Les passkeys sâinscrivent Ă©galement dans cette Ă©volution vers une connexion plus sĂ»re et, Ă terme, moins dĂ©pendante des mots de passe (Ă©couter aussi cet cet Ă©pisode de Monde NumĂ©rique consacrĂ© Ă la fin des mots de passe).
Les modĂšles dâintelligence artificielle sont-ils rĂ©ellement sous contrĂŽle ? AprĂšs plusieurs mois dâenquĂȘte, FrĂ©dĂ©ric Filloux alerte sur les failles profondes de lâalignement et les comportements Ă©mergents qui dĂ©fient leurs crĂ©ateurs. Entre fascination technologique et inquiĂ©tude croissante, il dĂ©crypte une zone grise encore largement mĂ©connue. đ€ INTERVIEW : FrĂ©dĂ©ric Filloux - Journaliste, spĂ©cialiste des mĂ©dias et des technologiesRediffusion du 25 fĂ©vrier 2026 L'essentiel- Lâalignement consiste Ă rendre un modĂšle dâIA compatible avec des supposĂ©es valeurs.- Un modĂšle, lorsquâil sort dâentraĂźnement, est totalement non maĂźtrisĂ©, dangereux et fantasque.- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modĂšles.- La correction de ces modĂšles se fait un peu au petit bonheur Ă la chance.================================= Quâest-ce que lâalignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?Lâalignement consiste Ă rendre un modĂšle dâIA compatible avec des valeurs supposĂ©es, comme des principes de dĂ©cence ou de non-dangerositĂ©. Le problĂšme, câest que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modĂšle sorti dâentraĂźnement est totalement non maĂźtrisĂ© : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. Lâobjectif de lâalignement est donc de limiter ces dĂ©rives, mais câest un processus extrĂȘmement complexe et coĂ»teux. Tu compares lâalignement Ă une taille de rosier. Pourquoi cette image ?Parce quâaujourdâhui, on ne programme pas directement ces modĂšles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-rĂ©ponses orientĂ©es, quâon appelle des « golden data ». Les ingĂ©nieurs observent les comportements problĂ©matiques et essaient de rĂ©orienter le modĂšle. Le problĂšme est quâon a parfois lâimpression de corriger au fur et Ă mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe Ă lâintĂ©rieur. Pourquoi penses-tu que ces modĂšles peuvent reprĂ©senter un risque croissant ?Ce qui mâinquiĂšte le plus, ce sont leurs capacitĂ©s de dĂ©ception et de manipulation. On observe que certains modĂšles peuvent chercher Ă donner aux utilisateurs les rĂ©ponses quâils attendent. En parallĂšle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne Ă mesure quâils deviennent puissants. Câest pour cela que je pense quâil faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde acadĂ©mique, doivent pouvoir examiner ces systĂšmes. Faut-il crĂ©er une rĂ©gulation internationale spĂ©cifique pour lâintelligence artificielle ?Je pense quâil faudrait un cadre mondial comparable, dans lâesprit, Ă ce qui existe pour lâĂ©nergie nuclĂ©aire avec une agence internationale. Les modĂšles dâIA sont dĂ©veloppĂ©s dans une compĂ©tition mondiale trĂšs intense et les entreprises ont des incitations fortes Ă avancer rapidement. Il faut donc des experts indĂ©pendants capables dâexaminer ces modĂšles et dâapporter un regard extĂ©rieur.
Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusĂ© de rendre les mineurs dĂ©pendants · La peur des lunettes connectĂ©es · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les rĂ©seaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour prĂ©parer ses vacances · Robots humanoĂŻdes en compĂ©tition Ă PĂ©kin. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cyberattaques : lâĂtat français sous pressionCoup de gueule Ă propos des fuites de donnĂ©es qui frappent lâadministration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernĂ©s par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que lâĂducation nationale aurait Ă©galement Ă©tĂ© compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le dĂ©bat sur la faiblesse des systĂšmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacitĂ© de lâĂtat Ă dĂ©tecter rapidement les extractions massives de donnĂ©es. Meta face Ă un procĂšs qui pourrait changer les rĂ©seaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menĂ©e par plusieurs Ătats amĂ©ricains, qui lâaccusent dâavoir conçu ses plateformes pour maximiser la dĂ©pendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cĆur dâun procĂšs susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement mĂȘme des rĂ©seaux sociaux. Monde NumĂ©rique avait dĂ©jĂ consacrĂ© un dĂ©cryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les Ătats amĂ©ricains. Meta : les lunettes connectĂ©es inquiĂštentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sĂ©lectionner les moments importants dâune journĂ©e pour en produire un rĂ©sumĂ© vidĂ©o, voire dâidentifier les personnes croisĂ©es. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncĂ©s, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiĂ©tudes liĂ©es Ă la reconnaissance faciale et au respect de la vie privĂ©e. Monde NumĂ©rique sâest dĂ©jĂ penchĂ© sur les enjeux de confidentialitĂ© des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale. Un ChatGPT spĂ©cial pour les adosOpenAI renforce lâexpĂ©rience de ChatGPT destinĂ©e aux 13-17 ans avec des garde-fous spĂ©cifiques pour lâaide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec lâassistant. Le systĂšme doit Ă©galement mieux dĂ©tecter lâĂąge des utilisateurs et les situations Ă risque, notamment autour de lâautomutilation ou du suicide, mĂȘme si la question du contournement de ces protections reste entiĂšre. Monde NumĂ©rique avait dĂ©jĂ Ă©voquĂ© les dispositifs de sĂ©curitĂ© et de contrĂŽle parental envisagĂ©s pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT. La publicitĂ© arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicitĂ© doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement sĂ©parĂ©es des rĂ©ponses de lâassistant et contextualisĂ©es selon les requĂȘtes. Le dĂ©fi pour OpenAI consiste Ă dĂ©velopper cette nouvelle source de revenus sans donner lâimpression que les rĂ©ponses de lâIA sont dictĂ©es par les annonceurs. Le sujet de la publicitĂ© dans ChatGPT avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© analysĂ© dans Monde NumĂ©rique. Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censurĂ© le cĆur du dispositif français destinĂ© Ă interdire lâaccĂšs aux rĂ©seaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des consĂ©quences quâun contrĂŽle gĂ©nĂ©ralisĂ© de lâĂąge ferait peser sur lâensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite nĂ©anmoins quâun nouveau texte poursuive le mĂȘme objectif, alors que les difficultĂ©s techniques et juridiques de cette interdiction avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© dĂ©taillĂ©es dans Monde NumĂ©rique. LâIA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir Ă©tĂ© envoyĂ©s vers des sentiers, hĂŽtels ou restaurants inexistants aprĂšs avoir confiĂ© leur sĂ©jour Ă une intelligence artificielle, tandis que JĂ©rĂŽme Colombain rapporte au contraire une expĂ©rience trĂšs positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout mĂ©thodologique : une IA peut ĂȘtre un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalitĂ©s administratives ou les itinĂ©raires sensibles doivent ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es auprĂšs de sources fiables. Les robots humanoĂŻdes passent aux travaux pratiquesLes compĂ©titions de robots humanoĂŻdes organisĂ©es Ă PĂ©kin ne se limitent plus aux dĂ©monstrations sportives : entretien de chambres dâhĂŽtel, restauration et tĂąches industrielles doivent dĂ©sormais montrer ce que ces machines savent rĂ©ellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particuliĂšrement observĂ©es.
Pionnier français des casques de rĂ©alitĂ© mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx. Parti de presque rien, quelques millions dâeuros et une petite Ă©quipe, Stan Larroque sâest attaquĂ© Ă un secteur dominĂ© par les gĂ©ants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levĂ©es de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le mĂ©tavers tel quâil a Ă©tĂ© imaginĂ© par les grandes plateformes nâa sans doute pas dâavenir, tandis que la rĂ©alitĂ© mixte trouve aujourdâhui son vĂ©ritable marchĂ© dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de lâinnovation, qui consiste selon lui à « dĂ©ranger » et Ă bousculer lâordre Ă©tabli. Il Ă©voque Ă©galement les dĂ©fis de lâentrepreneuriat hardware en France, les dĂ©cisions stratĂ©giques qui ont façonnĂ© Lynx â notamment face Ă Google â et les montagnes russes Ă©motionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, lâinnovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesRediffusion du 18 mars 2026 (interview rĂ©alisĂ©e avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica) - « Innover, câest dĂ©ranger. »- « Dans une startup tech, lâasset principal, câest le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas⊠mais faites-le quand mĂȘme. »- « Starlink est lâune des innovations les plus impressionnantes de ces derniĂšres annĂ©es. »Comment une petite startup peut-elle exister face aux gĂ©ants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est trĂšs concentrĂ©s sur un segment prĂ©cis : le B2B. Il y a des entreprises prĂȘtes Ă payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce nâest pas le mĂȘme marchĂ© que le grand public. On ne parle pas de millions dâunitĂ©s comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie Ă©conomie possible. La rĂ©alitĂ© virtuelle n'est-elle pas en train de sâessouffler ?Je ne pense pas que la VR nâait pas dâavenir. En revanche, je pense que la vision du mĂ©tavers quâon nous a prĂ©sentĂ©e nâen a pas vraiment. Le grand public a dĂ©couvert la VR presque uniquement Ă travers la stratĂ©gie de Meta, et ce pari-lĂ est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la rĂ©alitĂ© mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des dĂ©monstrateurs. Elles dĂ©ploient vraiment des solutions Ă grande Ă©chelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opĂ©rations. Quâest-ce que lâinnovation pour toi ?Pour moi, innover, câest inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, câest une invention qui fonctionne dans le monde rĂ©el. Et surtout, innover, câest dĂ©ranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcĂ©ment lâordre Ă©tabli. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, câest plutĂŽt bon signe. Quelles qualitĂ©s faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. Câest vraiment la qualitĂ© essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoĂŻde permanente : des moments incroyables et dâautres trĂšs difficiles. Il faut aussi sâentourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, lâactif principal, ce nâest pas la machine ou la propriĂ©tĂ© intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacitĂ© Ă rĂ©soudre des problĂšmes. Quelle innovation tâimpressionne le plus aujourdâhui ?Lâinnovation qui mâa le plus impressionnĂ© ces derniĂšres annĂ©es, câest clairement Starlink. Câest un systĂšme dâune complexitĂ© technique incroyable, mais qui est exĂ©cutĂ© avec une Ă©lĂ©gance remarquable. Aujourdâhui, on peut avoir du trĂšs haut dĂ©bit dans des endroits oĂč il nây avait quasiment pas dâInternet. Câest un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrĂštement.
Cookies, pixels invisibles, liens personnalisĂ©s ou fingerprinting : notre navigation laisse derriĂšre elle une multitude de traces. Cet Ă©pisode explique comment fonctionnent ces outils, Ă quoi ils servent et jusquâoĂč ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et Ă©diteurs sur nos usages. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Cookies : utiles, mais parfois intrusifsUn cookie est un petit fichier texte enregistrĂ© par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connectĂ© Ă un service, de conserver un panier dâachat ou de mĂ©moriser une langue et des prĂ©fĂ©rences. Les choses se compliquent avec les cookies tiers, dĂ©posĂ©s par des acteurs extĂ©rieurs au site consultĂ©, notamment Ă des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait rĂ©apparaĂźtre sur dâautres sites des publicitĂ©s correspondant Ă des produits prĂ©cĂ©demment consultĂ©s. En Europe, les cookies non essentiels sont encadrĂ©s et le consentement de lâutilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL dĂ©finit les rĂšgles applicables Ă ces traceurs. Certaines banniĂšres utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage Ă accepter quâĂ refuser. Pixels invisibles : quand les e-mails nous observentPlus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intĂ©grĂ©es dans des pages Web ou des courriels. Lorsquâelles sont chargĂ©es, elles peuvent signaler quâun message a Ă©tĂ© ouvert et fournir diverses informations sur la consultation. Cette technique est notamment utilisĂ©e dans les newsletters pour mesurer le taux dâouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulĂšve des questions de vie privĂ©e, car le destinataire nâa pas toujours conscience dâĂȘtre suivi. En 2026, la CNIL a prĂ©cisĂ© les rĂšgles applicables aux pixels de suivi dans les courriers Ă©lectroniques. Le sujet avait Ă©galement Ă©tĂ© Ă©voquĂ© dans le DĂ©brief Transat de Monde NumĂ©rique du 17 juillet 2026. Des services comme Gmail ou Mail dâApple proposent par ailleurs des mĂ©canismes destinĂ©s Ă limiter certaines formes de suivi liĂ©es au chargement des images. Fingerprinting et liens personnalisĂ©sLe pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramĂštres ajoutĂ©s Ă certaines adresses Web peuvent permettre de savoir dâoĂč vient un clic ou comment un contenu a Ă©tĂ© partagĂ©. Autre mĂ©thode : le fingerprinting, ou empreinte numĂ©rique du navigateur. Taille de lâĂ©cran, langue, fuseau horaire, systĂšme dâexploitation ou navigateur peuvent ĂȘtre combinĂ©s afin de tenter de reconnaĂźtre un appareil sans avoir besoin dây dĂ©poser un cookie. Sur mobile, les systĂšmes dâexploitation utilisent Ă©galement des identifiants publicitaires, dont lâaccĂšs est dĂ©sormais soumis Ă diffĂ©rents rĂ©glages et autorisations. Comment limiter le suivi ?Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer rĂ©guliĂšrement les cookies permet de rĂ©duire une partie du pistage. Tous ces outils ne sont pas nĂ©cessairement malveillants : mesurer une audience ou mĂ©moriser les prĂ©fĂ©rences dâun utilisateur peut ĂȘtre utile au fonctionnement dâun service. La vĂ©ritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ?
Dans cet Ă©pisode rediffusĂ© de la sĂ©rie INNOVATEURS, consacrĂ©e Ă celles et ceux qui font lâinnovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, lâune des startups françaises les plus avancĂ©es dans le domaine de la robotique humanoĂŻde. Parti dâun projet profondĂ©ment personnel â aider son fils Ă remarcher â JeanâLouis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes mĂ©dicaux avant de se lancer dans les robots humanoĂŻdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot dĂ©veloppĂ© avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique reprĂ©sente selon lui un enjeu stratĂ©gique majeur pour lâEurope. Il partage Ă©galement sa vision de lâinnovation, son regard sur lâintelligence artificielle, les bouleversements Ă venir sur lâemploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoĂŻdes vont transformer profondĂ©ment notre Ă©conomie et notre sociĂ©tĂ©. đ€ INVITĂ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont crĂ©er et remplacer des emplois.- La robotique, câest le dernier train europĂ©en Ă prendre.- On ne voit pas encore ce que cette rĂ©volution va produire.- Lâinnovation, ce nâest pas lâinvention, câest la diffusion.- Ceux qui nâauront pas de robots seront dĂ©classĂ©s.================================= Comment est nĂ©e Wandercraft ?Lâhistoire de Wandercraft est directement liĂ©e Ă mon fils Oscar, qui a perdu la marche trĂšs jeune Ă cause dâune maladie gĂ©nĂ©tique. Un jour, il mâa demandĂ© pourquoi, puisque jâĂ©tais ingĂ©nieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour lâaider Ă marcher. Ă lâĂ©poque, la marche robotique Ă©tait encore un sujet de laboratoire. Jâai alors rencontrĂ© Nicolas Simon, un ingĂ©nieur visionnaire, et nous avons dĂ©cidĂ© de crĂ©er un exosquelette totalement auto-Ă©quilibrĂ©. LâidĂ©e nâĂ©tait pas simplement de faire bouger des jambes, mais de crĂ©er un vĂ©ritable robot humanoĂŻde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft Ă©quipe aujourdâhui plus de 150 hĂŽpitaux dans le monde avec ses exosquelettes mĂ©dicaux. Pourquoi avoir Ă©voluĂ© vers les robots humanoĂŻdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes Ă©taient dĂ©jĂ capables de porter des charges lourdes avec une stabilitĂ© extrĂȘme. Quand Renault est venu nous voir, lâidĂ©e Ă©tait claire : utiliser cette technologie pour les tĂąches pĂ©nibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors dĂ©veloppĂ© Calvin 40, un robot humanoĂŻde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourdâhui, Calvin travaille dĂ©jĂ sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges rĂ©pĂ©titives que les humains supportent difficilement pendant huit heures dâaffilĂ©e. Les robots humanoĂŻdes Ă la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immĂ©diatement. On sait dĂ©jĂ comment construire ces robots. Le vrai dĂ©fi, câest la sĂ©curitĂ© et la fiabilitĂ©. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, Ă©viter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sĂ©curitĂ© extrĂȘmement Ă©levĂ©. Je pense quâil faudra encore trois Ă quatre ans avant de voir des tests sĂ©rieux dans des environnements domestiques. Mais le vĂ©ritable enjeu nâest pas de faire un robot qui passe lâaspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes ĂągĂ©es, les personnes handicapĂ©es et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociĂ©tĂ©s vont faire face au vieillissement dĂ©mographique. Quâest-ce que lâinnovation selon toi ?Lâinnovation, câest apporter quelque chose de profondĂ©ment utile que les gens nâavaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu Ă de la magie. Mais lâinnovation ne se limite pas Ă lâinvention. Le plus difficile, câest de transformer une invention en produit largement diffusĂ©. Et cela demande Ă©normĂ©ment de rĂ©sistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce nâest pas possible, que ce nâest pas utile ou que cela ne marchera jamais. Câest prĂ©cisĂ©ment pour cela que lâinnovation reste lâune des aventures humaines les plus difficiles.
Les contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par l'IA Claude dĂ©sormais marquĂ©s par un filigrane âą Spotify Ă©carte les artistes IA virtuels âą Suno veut devenir le Spotify la musique gĂ©nĂ©rĂ©e par IA âą Google attaquĂ© par la presse française âą Zuckerberg promet la superintelligence pour tous âą OpenAI ralentit Astra âą La France autorise les robots livreurs âą Pixel 11 mise tout sur IA Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Claude veut laisser une empreinte invisibleAnthropic prĂ©pare un systĂšme de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liĂ©es Ă lâIA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se gĂ©nĂ©raliser. Quand les enseignants piĂšgent les copier-coller IADes enseignants utilisent la technique du prompt injection, en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repĂ©rer les Ă©tudiants qui rendent des devoirs gĂ©nĂ©rĂ©s par intelligence artificielle. Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverseSpotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations Ă©ditoriales et personnalisĂ©es. De son cĂŽtĂ©, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de crĂ©ation musicale assistĂ©e par IA. AI Overviews : la presse française attaque GoogleLâarrivĂ©e en France des rĂ©sumĂ©s gĂ©nĂ©rĂ©s par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les Ă©diteurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et rĂ©clament une meilleure rĂ©munĂ©ration de leurs contenus. X et YouTube resserrent la rĂ©munĂ©ration des crĂ©ateursX durcit Ă son tour les critĂšres permettant aux comptes dâĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©s, avec lâespoir de rĂ©duire une partie des contenus racoleurs, copiĂ©s ou gĂ©nĂ©rĂ©s industriellement par IA pour provoquer artificiellement de lâengagement. YouTube relĂšve Ă©galement certaines barriĂšres dâaccĂšs Ă la monĂ©tisation, soulevant la question de lâavenir des petits crĂ©ateurs face Ă des plateformes de plus en plus sĂ©lectives. Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcastsSpotify expĂ©rimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments dâun podcast, notamment la publicitĂ©, ce qui fait rĂ©agir les producteurs indĂ©pendants. Lâenjeu dĂ©passe le confort dâĂ©coute : si le dispositif sâĂ©tend, il pourrait rebattre les cartes de la publicitĂ© audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs. Zuckerberg promet la superintelligence pour tousDans sa lettre intitulĂ©e The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) dĂ©fend une superintelligence largement accessible plutĂŽt que concentrĂ©e entre les mains de quelques institutions. DerriĂšre cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiĂ©tudes sur lâemploi, lâimpact des centres de donnĂ©es et le pouvoir pris par les gĂ©ants technologiques. Muse Glimmer : Meta revient vers les modĂšles ouvertsEn parallĂšle, Meta lance Muse Glimmer, un modĂšle agentique dont les poids peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s et modifiĂ©s et qui peut fonctionner localement sur du matĂ©riel grand public. La transcription parle dâopen source ; plus prĂ©cisĂ©ment, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modĂšles ouverts face aux solutions fermĂ©es et Ă la montĂ©e des acteurs chinois. OpenAI freine Astra face au risque cyberOpenAI a suspendu certaines activitĂ©s internes autour de son nouveau modĂšle Astra tant que des mesures de sĂ©curitĂ© renforcĂ©es ne sont pas en place. Les premiĂšres Ă©valuations en programmation autonome et cybersĂ©curitĂ© suggĂšrent des capacitĂ©s suffisamment avancĂ©es pour justifier des environnements isolĂ©s, des accĂšs plus restreints et une surveillance accrue. Les robots livreurs bientĂŽt sur les routes françaisesUn nouveau cadre rĂšglementaire français ouvre la voie Ă lâhomologation et Ă la circulation de robots Ă©lectriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussĂ©e et pas sur les trottoirs. Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le designGoogle dĂ©voile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous Ă©quipĂ©s du processeur Tensor G6. AprĂšs une premiĂšre prise en main, Bruno Guglielminetti dĂ©crit surtout une Ă©volution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maĂźtrisĂ©e et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumiĂšre.
Les robots humanoĂŻdes progressent Ă une vitesse spectaculaire, mais leur autonomie reste encore un dĂ©fi majeur. StĂ©phane Bohbot explique comment lâindustrie prĂ©pare leur arrivĂ©e dans nos vies, entre intelligence artificielle, apprentissage et enjeux gĂ©opolitiques. đ€ INTERVIEW : StĂ©phane Bohbot - Fondateur et PDG dâInnov8Rediffusion du 24 fĂ©vrier 2026 L'essentiel- Les robots deviennent plus abordables et donc un robot humanoĂŻde basique est annoncĂ© Ă moins de 20 000 euros.- Lâenjeu maintenant, câest que le robot comprenne le monde.- Le plus gros marchĂ© sera un marchĂ© de robots Ă domicile qui nous aideront dans les tĂąches mĂ©nagĂšres demain.- La Chine est en suprĂ©matie sur le hardware, il nây a pas de dĂ©bat.=================================Les robots humanoĂŻdes chinois ont impressionnĂ© le monde avec leurs performances lors du Nouvel An chinois. OĂč en est rĂ©ellement la technologie ?Ce spectacle a montrĂ© un niveau dâexcellence impressionnant dans les mouvements, la synchronisation et la dextĂ©ritĂ© des robots. Il y a encore un an, les robots Ă©taient beaucoup plus rigides, alors quâaujourdâhui on arrive Ă des mouvements dâune fluiditĂ© incroyable, parfois mĂȘme supĂ©rieure Ă celle de lâhomme. Mais il faut comprendre quâun robot visible dans une dĂ©monstration nâest pas forcĂ©ment autonome : il a encore besoin dâun opĂ©rateur pour ĂȘtre orientĂ© et guidĂ©. Pourquoi lâautonomie des robots reste-t-elle encore un dĂ©fi ?La partie mĂ©canique a Ă©normĂ©ment progressĂ©. Aujourdâhui, les robots ont une excellente stabilitĂ©, une bonne mobilitĂ© et un Ă©quilibre beaucoup plus fiable quâil y a quelques annĂ©es. Lâenjeu maintenant est lâapprentissage du monde : reconnaĂźtre les objets, comprendre comment les saisir, les manipuler et Ă©voluer dans un environnement avec des humains. Pour cela, on utilise notamment des modĂšles dâintelligence artificielle, de lâentraĂźnement par vidĂ©o et des simulations numĂ©riques. Quand pourra-t-on avoir un robot humanoĂŻde chez soi ?Le rĂȘve ultime est le robot domestique capable de dĂ©barrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise ou faire du repassage. Mais je pense quâil faudra encore environ dix ans avant dâavoir ces robots chez nous en toute sĂ©curitĂ©. Avant cela, ils vont progressivement arriver dans les entreprises, les magasins ou les hĂŽtels, dans des environnements plus contrĂŽlĂ©s. Pourquoi la Chine semble-t-elle en avance dans la robotique ?La Chine bĂ©nĂ©ficie dâune puissance industrielle exceptionnelle, avec une supply chain trĂšs proche, beaucoup dâingĂ©nieurs, des investissements massifs et des liens trĂšs forts entre le public et le privĂ©. Leur capacitĂ© Ă crĂ©er rapidement des prototypes et des produits est impressionnante. En Europe, notre opportunitĂ© est plutĂŽt de nous concentrer sur le logiciel, lâintelligence artificielle, les services et les applications.
LâUSB est devenu le connecteur universel de nos vies numĂ©riques. Ordinateurs, smartphones, consoles, appareils photo, disques externes ou chargeurs : la mĂȘme prise permet aujourdâhui de transfĂ©rer des donnĂ©es, recharger des appareils et parfois mĂȘme transmettre de la vidĂ©o. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Avant lâUSB, brancher un appareil Ă©tait une aventureDans les annĂ©es 1980 et 1990, chaque pĂ©riphĂ©rique informatique possĂ©dait pratiquement son propre connecteur. Souris, claviers, imprimantes, modems, scanners ou disques externes utilisaient des ports diffĂ©rents, avec leurs pilotes et leurs rĂ©glages spĂ©cifiques. LâUSB, pour Universal Serial Bus, apparaĂźt au milieu des annĂ©es 1990 avec une ambition simple : crĂ©er une interface commune capable de connecter facilement les pĂ©riphĂ©riques Ă lâordinateur. Sa grande nouveautĂ© est aussi de faire passer Ă la fois les donnĂ©es et lâĂ©lectricitĂ©. Plus besoin, dans de nombreux cas, d'une alimentation sĂ©parĂ©e. Et surtout, l'USB permet de brancher un pĂ©riphĂ©rique sans redĂ©marrer lâordinateur : le fameux « plug and play ». Le grand bazar des normesLe succĂšs de lâUSB va cependant produire un effet paradoxal. Plus la norme Ă©volue, plus ses appellations deviennent difficiles Ă comprendre. USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes, dĂ©bits de 5, 10, 20, 40 ou 80 Gbit/s : deux connecteurs peuvent avoir exactement la mĂȘme apparence tout en offrant des performances trĂšs diffĂ©rentes. Le problĂšme est encore plus visible avec lâUSB-C. Le « C » dĂ©signe avant tout la forme du connecteur, et non ses performances. Deux cĂąbles USB-C peuvent ainsi avoir des capacitĂ©s trĂšs diffĂ©rentes en matiĂšre de transfert de donnĂ©es, de recharge ou de vidĂ©o. LâUSB-IF, lâorganisme qui dĂ©finit et accompagne les standards USB, tente justement de rendre les performances plus lisibles, notamment en mettant davantage en avant les dĂ©bits plutĂŽt que les noms parfois obscurs des gĂ©nĂ©rations. USB-C : enfin une prise universelle ?LâUSB-C apporte une amĂ©lioration immĂ©diatement visible : il est rĂ©versible. Plus besoin de retourner trois fois le connecteur avant de trouver le bon sens. Mais sa polyvalence va beaucoup plus loin. Selon lâappareil, le cĂąble et les spĂ©cifications utilisĂ©es, une prise USB-C peut transporter des donnĂ©es, alimenter un appareil, recharger un ordinateur ou transmettre un signal vidĂ©o. La recharge a notamment pris une nouvelle dimension avec USB Power Delivery. La technologie permet Ă lâappareil et au chargeur de nĂ©gocier la puissance adaptĂ©e. Avec les spĂ©cifications actuelles, lâUSB Power Delivery peut atteindre jusquâĂ 240 watts avec un cĂąble USB-C compatible. Câest aussi ce qui explique lâimportance prise par lâUSB-C dans les smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Pourquoi lâEurope impose lâUSB-CLâUnion europĂ©enne a voulu mettre fin Ă la multiplication des chargeurs et connecteurs propriĂ©taires. Depuis le 28 dĂ©cembre 2024, plusieurs catĂ©gories dâappareils Ă©lectroniques vendus dans lâUE doivent utiliser lâUSB-C pour la recharge. Les ordinateurs portables ont bĂ©nĂ©ficiĂ© dâun dĂ©lai supplĂ©mentaire et sont concernĂ©s depuis le 28 avril 2026. Lâobjectif est double : simplifier la vie des utilisateurs et rĂ©duire la quantitĂ© de dĂ©chets Ă©lectroniques gĂ©nĂ©rĂ©s par les chargeurs et cĂąbles incompatibles. Cette rĂ©glementation a notamment contribuĂ© Ă faire disparaĂźtre le connecteur Lightning des nouveaux iPhone europĂ©ens au profit de lâUSB-C. Une prise universelle, mais pas sans risquesLâUSB simplifie Ă©normĂ©ment nos usages, mais il peut aussi devenir un vecteur dâattaque. Brancher un appareil ou une clĂ© USB inconnue sur son ordinateur peut exposer celui-ci Ă des logiciels malveillants. La prudence vaut Ă©galement pour les prises USB publiques : une simple recharge peut, selon le matĂ©riel utilisĂ© et les circonstances, prĂ©senter des risques de sĂ©curitĂ©. AprĂšs avoir Ă©tĂ© conçu pour mettre fin Ă la jungle des connecteurs, lâUSB est donc devenu une vĂ©ritable infrastructure du numĂ©rique. LâUSB-C semble aujourdâhui sâimposer comme son visage universel, mais derriĂšre cette prise unique se cache toujours une grande diversitĂ© de performances et de fonctionnalitĂ©s.
Ă lâoccasion de cette rediffusion, nous vous proposons de revenir sur notre Ă©change avec Jean-Baptiste Kempf, co-crĂ©ateur du logiciel VLC, figure incontournable de lâopen source, et aujourdâhui Ă lâorigine du projet Kyber. đ€ INTERVIEW : Jean-Baptiste Kempf - Co-crĂ©ateur de VLCRediffusion du 18 fĂ©vrier 2026 L'essentiel - Refuser lâargent sur VLC, câĂ©tait la bonne chose Ă faire.- Lâopen source, ça appartient Ă tout le monde.- Innover, câest dĂ©placer lâĂ©tat de lâart.- La qualitĂ© pour innover, câest ne pas avoir peur.- LâIA est un accĂ©lĂ©rateur, pas un remplaçant.================================= C'est une histoire qui fait dĂ©sormais partie de la saga française des technologies. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, des Ă©tudiants de l'Ă©cole Centrale Paris crĂ©ent VLC, un logiciel capable de lire tous les formats vidĂ©o. Cela deviendra le logiciel français le plus tĂ©lĂ©chargĂ© au monde, utilisĂ© par des centaines de millions de personnes. Jean-Baptiste Kempf, co-crĂ©ateur de VLC, raconte cette aventure. Il dĂ©voile lâenvers du dĂ©cor, comment une technologie open source a suscitĂ© bien des appĂ©tits, et il explique pourquoi il a refusĂ© des offres de rachat mirobolantes. Il raconte aussi ce qui se cache derriĂšre VLC : les cyberattaques, les fausses versions et les tentatives de dĂ©tournement. Il partage aussi son parcours hors VLC, avec Shadow, Vente PrivĂ©e, Scaleway et aujourd'hui Kyber, une solution de transmission Ă trĂšs faible latence pour contrĂŽler Ă distance ordinateurs, robots ou drones, en open source avec une licence commerciale. Enfin, il livre sa vision de l'innovation qui, pour lui, consiste Ă dĂ©placer lâĂ©tat de lâart, Ă condition de ne faut pas avoir peur. L'occasion d'Ă©voquer la culture du risque et de lâĂ©chec en France. Il se confie Ă©galement sur son usage de l'IA, un super stagiaire pour coder plus vite, qui ne remplace pas l'humain, mais qui pose un vrai dĂ©fi pour la formation des juniors. Comment est nĂ© VLC ?VLC nâa pas Ă©tĂ© conçu comme un produit standard. Câest l'aboutissement de plusieurs projets Ă©tudiants Ă Centrale, liĂ©s au rĂ©seau du campus. Ă lâorigine, il y avait lâidĂ©e de faire transiter un flux vidĂ©o sur le rĂ©seau local, et ensuite le projet a Ă©tĂ© relancĂ© en open source. Il a fallu trois ans pour convaincre lâĂ©cole de passer en licence GPL, et ça sâest fait le 1er fĂ©vrier 2001. Le logiciel client sâappelait VidĂ©olan Client, puis câest devenu VLC, et la plupart des gens lâutilisent juste comme lecteur vidĂ©o. Pourquoi avoir refusĂ© des offres financiĂšres Ă©normes pour VLC ?Parce que cela n'aurait pas Ă©tĂ© moral. VLC nâest pas Ă moi, câest des milliers de personnes qui ont contribuĂ©, des gĂ©nĂ©rations dâĂ©tudiants. On aurait pu faire Ă©normĂ©ment dâargent avec notre base installĂ©e Ă©norme, surtout via la marque et le site web. Mais dĂ©truire la confiance, dĂ©truire la communautĂ© en deux ans par calcul, je ne pouvais pas. Je nâaurais pas pu dormir la nuit. Donc jâai refusĂ© des sommes Ă huit chiffres. En quoi consiste ton nouveau projet Kyber ?Kyber, câest hĂ©ritĂ© de Shadow, oĂč je suis passĂ© Ă©galement : c'est lâidĂ©e de contrĂŽler des machines Ă distance, avec de trĂšs faibles latences. Ăa peut ĂȘtre des ordinateurs puissants avec GPU pour lâIA, du rendu 3D ou du gaming, mais aussi des drones, des robots, des vĂ©hicules autonomes qui ne sont pas totalement autonomes. On apporte les briques rĂ©seau, lâencodage/dĂ©codage vidĂ©o Ă trĂšs faible latence, et la synchronisation de tous les flux : audio, vidĂ©o, capteurs, clavier, souris, gamepad. Et il faut aussi sâadapter aux conditions rĂ©seau, sans pouvoir attendre comme Netflix : quand tu contrĂŽles un robot, câest la vraie vie. Qu'est-ce que l'innovation pour toi et quelles qualitĂ©s faut-il pour innover ?Pour moi, innover, câest dĂ©placer lâĂ©tat de lâart : soit en recherche, soit avec des produits vraiment nouveaux. Le problĂšme, câest quand tout le monde se dit innovant : Ă la fin, plus personne ne lâest. Et la qualitĂ© indispensable, câest ne pas avoir peur. En France, on a eu un vrai changement culturel : lâĂ©chec fait moins peur, beaucoup plus de diplĂŽmĂ©s veulent aller en start-up quâavant. Et il faut Ă©viter la monoculture : câest la diversitĂ© qui fait apprendre.
Les incidents impliquant des agents IA se multiplient ⹠Washington veut renforcer la surveillance des modÚles les plus puissants ⹠Le futur ChatGPT résout des problÚmes mathématiques inédits ⹠Google intÚgre Gemini dans Maps ⹠Les résumés IA de Google Search énervent les internautes français ⹠Les lecteurs préfÚrent les livres écrits par IA. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Les agents IA franchissent la ligne rougeLes incidents impliquant des modÚles d'OpenAI, Anthropic et Meta se multiplient aprÚs plusieurs expérimentations ayant débouché sur de véritables tentatives d'intrusion informatique. Nous revenons sur ces cas spectaculaires rendus possibles par des défauts de sécurité au niveau d'un opérateur tiers. Washington veut encadrer les modÚles les plus puissantsFace à la multiplication des incidents, l'administration américaine prépare un renforcement des contrÎles sur les modÚles d'IA les plus avancés. Les laboratoires devront fournir davantage d'informations techniques avant le déploiement de leurs modÚles, tandis que les solutions ouvertes pourraient bénéficier d'un traitement différent. Un nouveau modÚle d'OpenAI résout des problÚmes mathématiques insolublesLe futur modÚle Astra d'OpenAI serait capable de résoudre plusieurs problÚmes mathématiques réputés insolubles depuis des décennies. Une démonstration qui illustre les progrÚs spectaculaires des modÚles spécialisés et relance le débat sur leur impact pour la recherche scientifique. Microsoft mise sur le « Zero Trust » pour sécuriser l'IAMicrosoft propose une nouvelle approche de confinement inspirée du modÚle de cybersécurité « Zero Trust ». L'objectif est de limiter les risques liés aux agents autonomes en considérant chaque interaction comme potentiellement suspecte. Apple débordé par les faux signalements générés par l'IALa plateforme de chasse aux bugs d'Apple a été saturée par des milliers de signalements erronés produits par des IA spécialisées en cybersécurité. L'entreprise a dû instaurer des quotas afin de préserver le travail des équipes humaines chargées de vérifier chaque alerte. Google Earth retire une fonction IA détournéeUne nouvelle fonction de génération visuelle dans Google Earth a rapidement été utilisée pour fabriquer de fausses scÚnes de guerre, de catastrophes ou de crises humanitaires. Google l'a retirée en urgence afin de limiter les risques de désinformation. Google Maps accueille un véritable agent IADans plus de 160 pays, Google Maps intÚgre désormais un agent conversationnel capable de rechercher un restaurant, réserver une table ou réaliser diverses actions à la voix pendant la navigation. Une évolution qui rapproche l'assistant IA de véritables capacités d'action. Les médias veulent dissuader d'utiliser les résumés IA de Google Le déploiement des réponses générées par IA dans Google Search provoque une vive réaction chez certains médias, qui expliquent comment désactiver cette fonctionnalité. Influencés, les internautes réagissent négativement à cette innovation. Les lecteurs préfÚrent les histoires écrites par IAUne étude surprenante révÚle que les lecteurs trouvent les nouvelles générées sont plus facile à lire. Les lecteurs ont un à priori favorable pour les auteurs humains mais en réalité ils plébiscitent les écrits par IA lors d'un test à l'aveugle.
Lâintelligence artificielle entre dans une nouvelle phase avec lâarrivĂ©e des agents capables dâagir seuls sur des outils numĂ©riques. Pour Aymeric Roucher, cette Ă©volution pourrait transformer profondĂ©ment le travail, lâĂ©conomie et notre place face aux machines. đ€ INTERVIEW : Aymeric Roucher - IngĂ©nieur en machine learning, auteur de « Ultra-intelligence, jusqu'oĂč iront les IA ? »Rediffusion du 17 fĂ©vrier 2026 L'essentiel- Tout ce qui compte, c'est l'impact qu'elles peuvent avoir dans la vie rĂ©elle.- Les agents IA sont dĂ©jĂ capables de faire du travail pour nous.- L'intelligence de ces modĂšles progresse et permet d'atteindre des seuils d'autonomie.- Ne pas avoir d'IA, dans le monde de demain, je pense que ça va ĂȘtre plus important que l'Ă©nergie comme ressource.================================= Vous expliquez que la notion dâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rale est dĂ©passĂ©e. Pourquoi ?Je pense que vouloir absolument une IA qui nous dĂ©passe sur tous les domaines nâest pas un critĂšre trĂšs utile. Ce qui compte, câest ce que ces IA sont capables de faire dans la vie rĂ©elle. Une IA peut ĂȘtre moins forte que nous dans certains domaines, mais ĂȘtre capable dâavoir un impact Ă©norme dans dâautres. Câest pour cela que je mâintĂ©resse davantage Ă la notion dâultra-intelligence et Ă des mesures comme lâautonomie des agents IA. Les agents IA semblent ĂȘtre au cĆur de la prochaine rĂ©volution. Comment fonctionnent-ils ?Un agent IA, câest un modĂšle de langage auquel on donne des outils supplĂ©mentaires pour agir. Il peut utiliser une recherche web, envoyer des mails, manipuler un tableur ou interagir avec un ordinateur. Ce qui est intĂ©ressant, câest de mesurer la durĂ©e des tĂąches quâil est capable de rĂ©aliser seul. On est passĂ© de modĂšles capables dâauto-complĂ©ter un texte Ă des agents capables de rĂ©soudre des tĂąches qui prennent plusieurs heures Ă un humain. Lâintelligence artificielle va-t-elle remplacer beaucoup de mĂ©tiers ?Je pense que beaucoup de mĂ©tiers vont ĂȘtre transformĂ©s. Dans certains domaines, on gardera des experts, mais ces experts feront le travail de beaucoup plus de personnes quâavant. LâIA va progresser dans tous les mĂ©tiers qui peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s sur ordinateur. Le dĂ©fi sera de retrouver une place dans un monde oĂč la concurrence arrive dans de nombreux domaines en mĂȘme temps. LâEurope risque-t-elle de rester spectatrice de cette rĂ©volution ?Oui, car lâIA dĂ©pend Ă©normĂ©ment de la puissance de calcul et des moyens disponibles. Les Ătats-Unis disposent aujourdâhui dâun avantage considĂ©rable avec leurs grands laboratoires et leurs infrastructures. LâEurope a de bonnes entreprises, mais elle manque de ressources pour rivaliser au mĂȘme niveau.
DerriĂšre cet accessoire posĂ© Ă cĂŽtĂ© de notre clavier se cache une invention qui a rĂ©volutionnĂ© notre maniĂšre d'utiliser les ordinateurs. Cet Ă©pisode de la sĂ©rie « Tout comprendre » raconte l'histoire de la souris informatique, explique son fonctionnement et montre pourquoi, malgrĂ© les Ă©crans tactiles et l'intelligence artificielle, elle reste un outil irremplaçable. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Une invention qui a changĂ© l'informatiqueAvant la souris, utiliser un ordinateur signifiait taper des lignes de commande au clavier. Dans les annĂ©es 1960, l'ingĂ©nieur Douglas Engelbart imagine une nouvelle façon d'interagir avec les machines grĂące Ă un dispositif permettant de dĂ©placer un curseur Ă l'Ă©cran. PrĂ©sentĂ©e lors de la cĂ©lĂšbre « Mother of All Demos » en 1968, cette invention ouvre la voie Ă l'informatique moderne, bien avant l'arrivĂ©e des ordinateurs personnels. De Xerox Ă AppleLa souris reste longtemps cantonnĂ©e aux laboratoires de recherche avant d'ĂȘtre perfectionnĂ©e au Xerox PARC, oĂč naissent Ă©galement l'interface graphique, le rĂ©seau Ethernet ou encore l'impression laser. C'est finalement Apple qui dĂ©mocratise cette innovation avec le Lisa, puis surtout le Macintosh en 1984, en faisant de la souris le symbole d'une informatique plus intuitive et accessible. Comment fonctionne une souris ?Le principe est simple : transformer un mouvement physique en dĂ©placement du pointeur Ă l'Ă©cran. AprĂšs les premiĂšres souris Ă roues mĂ©caniques, les modĂšles Ă boule dominent pendant plusieurs dĂ©cennies avant d'ĂȘtre remplacĂ©s par les souris optiques puis laser. Aujourd'hui, un capteur analyse en permanence la surface sous la souris afin de calculer ses dĂ©placements avec une grande prĂ©cision. La souris a-t-elle encore un avenir ?MalgrĂ© la gĂ©nĂ©ralisation des Ă©crans tactiles, des commandes vocales et des interfaces en rĂ©alitĂ© virtuelle, la souris conserve un avantage dĂ©cisif : sa prĂ©cision. Pour retoucher une image, monter une vidĂ©o, concevoir un document ou utiliser un logiciel professionnel, elle demeure souvent l'outil le plus efficace. Comme le clavier avant elle, la souris ne disparaĂźt pas : elle continue simplement d'Ă©voluer aux cĂŽtĂ©s des nouvelles interfaces.
Les agents IA prennent une nouvelle dimension : ils peuvent dĂ©sormais agir sur nos ordinateurs, Ă©changer entre eux et dĂ©velopper une forme dâautonomie. Nicolas Guyon dĂ©crypte cette bascule et ses consĂ©quences sur notre rapport aux intelligences artificielles. đ€ INTERVIEW : Nicolas Guyon - Formateur en intelligence artificielle et responsable du podcast Comptoir IARediffusion du 10 fĂ©vrier 2026 L'essentiel - Les agents dont on parle, ce sont des IA qui ont des mains.- On ne parle plus Ă 10 agents, on parle Ă un agent qui est notre agent.- Ce que veulent les gens, c'est un systĂšme local qui fait des choses Ă notre place.- Il faut ĂȘtre trĂšs prudent avec les accĂšs qu'on donne Ă ces agents.Moltbook est prĂ©sentĂ© comme le premier rĂ©seau social rĂ©servĂ© aux IA. Que se passe-t-il rĂ©ellement sur cette plateforme ?Moltbook est un rĂ©seau social rĂ©servĂ© aux agents IA. Câest plutĂŽt un Reddit quâun Facebook, avec des espaces dâĂ©change oĂč les intelligences artificielles peuvent publier, mais oĂč les humains peuvent seulement lire. Ce qui est nouveau, câest quâon donne pour la premiĂšre fois aux IA la possibilitĂ© de communiquer entre elles. Câest une nouvelle Ă©tape aprĂšs les modĂšles comme ChatGPT, Claude ou Gemini. Tu as créé ton propre agent avec OpenClaw. Quâest-ce que cette technologie change par rapport Ă un chatbot classique ?Un agent IA, câest une intelligence artificielle avec une capacitĂ© dâaction. Avec OpenClaw, on sort du simple chatbot parce que lâIA peut accĂ©der Ă lâordinateur et rĂ©aliser des actions. Elle peut avoir une mĂ©moire, utiliser des outils, communiquer avec moi sur WhatsApp ou Telegram et venir me contacter sans que je la sollicite. Câest cette combinaison entre un modĂšle puissant et des capacitĂ©s dâaction qui change la donne. Beaucoup parlent dĂ©jĂ dâune rĂ©volution ou mĂȘme dâune forme dâautonomie des IA. OĂč en est-on rĂ©ellement ?Il faut rester prudent parce quâil y a beaucoup de buzz autour de ces agents. Mais je pense quâon ouvre une nouvelle pĂ©riode. Une IA trĂšs performante Ă laquelle on ajoute des capacitĂ©s de manipulation dâun ordinateur peut potentiellement rĂ©aliser une grande partie des tĂąches quâun humain fait derriĂšre un Ă©cran. En revanche, il reste des questions majeures sur la sĂ©curitĂ©, la responsabilitĂ© et les usages. Quels usages concrets vois-tu aujourdâhui avec ces agents ?Aujourdâhui, je peux lui demander de rĂ©aliser des analyses, de crĂ©er des dashboards, de gĂ©nĂ©rer des images, des sites internet ou des contenus audio. Mais le vrai changement vient du fait quâil peut devenir un assistant permanent qui connaĂźt mon environnement, garde une mĂ©moire et rĂ©alise des tĂąches Ă ma place. On commence Ă entrevoir un collaborateur numĂ©rique personnel.
AprĂšs l'incident OpenAI-Hugging Face, trente cinq entreprises de tech appelle Ă une IA plus ouverte âą Plus de 1.200 chercheurs rĂ©clament un mĂ©canisme pour ralentir le dĂ©veloppement de l'IA âą L'AI Act europĂ©en entre en vigueur. âą Elon Musk expose sa vision d'une Ă©conomie pilotĂ©e par les robots âą Meta renonce Ă faire payer une fonction de ses lunettes connectĂ©es âą PremiĂšres impressions sur le Samsung Galaxy Fold 8. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). =============== Appel Ă une IA plus ouverteAprĂšs l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI, Jensen Huang (Nvidia), rejoint par plus de trente entreprises spĂ©cialisĂ©es, appelle Ă davantage de transparence autour des modĂšles d'intelligence artificielle et lance une initiative en faveur des modĂšles open weight. Avec Microsoft, Meta, IBM et plusieurs dizaines d'acteurs, Nvidia dĂ©fend une approche ouverte face aux modĂšles fermĂ©s d'OpenAI et Anthropic, sur fond de rivalitĂ© stratĂ©gique avec la Chine. DerniĂšre minute (info tombĂ©e aprĂšs lâenregistrement de ce podcast) : Anthropic a rĂ©vĂ©lĂ© que trois modĂšles de son IA Claude, notamment Mythos 5, avaient Ă©galement accĂ©dĂ© sans autorisation Ă des systĂšmes informatiques dâentreprises. Les chercheurs demandent un frein d'urgencePlus de 1.200 chercheurs, ingĂ©nieurs et dirigeants issus notamment d'OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta rĂ©clament la mise en place d'un mĂ©canisme permettant de ralentir le dĂ©veloppement des modĂšles les plus puissants si leur Ă©volution devenait incontrĂŽlable. DerriĂšre l'argument sĂ©curitaire se cachent aussi des enjeux Ă©conomiques et gĂ©opolitiques majeurs. Retour sur l'affaire OpenAI - Hugging FaceLes rĂ©vĂ©lations continuent autour de l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI. L'Ă©pisode aurait Ă©tĂ© plus grave qu'annoncĂ©, avec plusieurs victimes et une erreur humaine Ă l'origine de la dĂ©sactivation des protections. ClĂ©ment Delangue (Hugging Face) demande dĂ©sormais une transparence totale sur le dĂ©roulement de l'incident. Mythos dĂ©couvre des failles critiquesLe modĂšle Mythos continue d'inquiĂ©ter aprĂšs la dĂ©couverte de vulnĂ©rabilitĂ©s inĂ©dites touchant des briques fondamentales de la sĂ©curitĂ© informatique, notamment des mĂ©canismes cryptographiques. Si ces dĂ©couvertes restent aujourd'hui thĂ©oriques, elles illustrent la capacitĂ© des IA les plus avancĂ©es Ă identifier des scĂ©narios d'attaque inaccessibles aux experts humains. L'AI Act europĂ©en entre en vigueurĂ partir du 2 aoĂ»t, une nouvelle Ă©tape de l'AI Act entre en application en Europe. Les contenus gĂ©nĂ©rĂ©s ou modifiĂ©s par IA susceptibles d'induire le public en erreur devront ĂȘtre clairement identifiĂ©s, tandis que les Ćuvres humoristiques, artistiques ou les simples corrections automatisĂ©es restent exemptĂ©es de cette obligation. Les milliardaires arrivent sur XLa semaine a Ă©tĂ© marquĂ©e par les dĂ©buts de Jensen Huang (Nvidia) et Bernard Arnault (LVMH) sur X. L'arrivĂ©e du patron de LVMH lui permet notamment de rĂ©pondre directement Ă une enquĂȘte du journal Le Monde, illustrant l'Ă©volution des rapports entre personnalitĂ©s publiques, mĂ©dias traditionnels et rĂ©seaux sociaux. Elon Musk imagine un monde d'abondanceDans une longue interview accordĂ©e Ă The Economist, Elon Musk (xAI, Tesla, SpaceX) dĂ©fend sa vision d'une Ă©conomie presque entiĂšrement automatisĂ©e oĂč les robots produiraient l'ensemble des biens et services. Selon lui, cette abondance pourrait rendre l'argent et la fiscalitĂ© largement obsolĂštes. Meta renonce Ă faire payer une fonction de ses lunettesFace aux critiques des utilisateurs, Meta fait machine arriĂšre et renonce Ă rendre payante la fonction d'amĂ©lioration des conversations de ses lunettes connectĂ©es. Les tests ont montrĂ© que cette fonctionnalitĂ© fonctionne localement sur les lunettes, sans solliciter les serveurs de Meta. Prise en main du Samsung Galaxy Fold 8Bruno partage ses premiĂšres impressions sur le nouveau smartphone pliant de Samsung. Il souligne la qualitĂ© du nouveau format, plus proche d'un mini-tablette, la disparition quasi complĂšte de la pliure de l'Ă©cran, mais regrette une autonomie encore limitĂ©e lors d'un usage intensif.
Hugging Face veut dĂ©mocratiser lâintelligence artificielle en donnant accĂšs Ă des millions de modĂšles ouverts et spĂ©cialisĂ©s. Jeff Boudier explique comment cette nouvelle gĂ©nĂ©ration dâoutils transforme la maniĂšre de crĂ©er et dâutiliser lâIA. đ€ INTERVIEW : Jeff Boudier - Directeur commercial chez Hugging FaceRediffusion du 10 dĂ©cembre 2025 L'essentiel - ChatGPT, câest un peu lâarbre qui cache la forĂȘt.- La forĂȘt, câest lâAmazonie, en fait.- On veut que toutes les boĂźtes puissent sâapproprier et construire leur propre IA.- Les agents, câest lâĂ©volution de lâIA.================================= Pourquoi dites-vous que ChatGPT ne reprĂ©sente quâune petite partie de lâĂ©cosystĂšme IA actuel ?ChatGPT est effectivement un peu lâarbre qui cache la forĂȘt. DerriĂšre les grands modĂšles de langage, il existe une diversitĂ© incroyable de modĂšles qui travaillent sur lâimage, la vidĂ©o, la parole, les langues ou encore des domaines spĂ©cialisĂ©s comme la finance. Aujourdâhui, il y a des millions de modĂšles disponibles, avec des usages trĂšs diffĂ©rents. Quel est le rĂŽle de Hugging Face dans cet univers oĂč les modĂšles se multiplient ?Notre mission est de dĂ©mocratiser lâIA. On ne veut pas vivre dans un monde oĂč une poignĂ©e de sociĂ©tĂ©s contrĂŽlent toute la technologie utilisĂ©e par les entreprises et les applications. Nous voulons permettre Ă toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et Ă tous ceux qui sâintĂ©ressent Ă lâIA, de sâapproprier cette technologie et de construire leurs propres solutions. Les agents IA sont-ils la prochaine grande Ă©tape aprĂšs lâIA gĂ©nĂ©rative ?Oui, les agents sont lâĂ©volution de lâIA. On passe dâune application qui utilise simplement un modĂšle Ă un systĂšme capable de raisonner, de prendre des dĂ©cisions et dâutiliser diffĂ©rents outils pour atteindre un objectif. Cela crĂ©e de nouveaux dĂ©fis pour les entreprises, notamment sur les coĂ»ts, car ces systĂšmes consomment beaucoup plus de ressources. LâIA ouverte peut-elle rivaliser avec les grands modĂšles propriĂ©taires ?Oui, on est dans une situation trĂšs diffĂ©rente dâil y a un an. Aujourdâhui, des modĂšles ouverts arrivent rĂ©guliĂšrement au niveau des meilleurs modĂšles privĂ©s. Les entreprises ont dĂ©sormais un vĂ©ritable choix entre diffĂ©rents modĂšles selon leurs besoins et leur provenance.
DerriĂšre l'idĂ©e d'interdire les rĂ©seaux sociaux aux mineurs se cache un dĂ©fi technique et juridique bien plus complexe qu'il n'y paraĂźt. IA, carte d'identitĂ©, biomĂ©trie, tiers de confiance : quelles sont les solutions ? Et pourquoi aucune n'est parfaite ? * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr VĂ©rifier l'Ăąge, une fausse Ă©videnceDans le monde rĂ©el, il suffit souvent de prĂ©senter une piĂšce d'identitĂ© pour prouver son Ăąge. Sur Internet, les choses sont beaucoup plus compliquĂ©es. Une simple date de naissance peut ĂȘtre falsifiĂ©e, une carte d'identitĂ© empruntĂ©e, un tĂ©lĂ©phone partagĂ© ou une carte bancaire utilisĂ©e par une autre personne. L'objectif est donc de vĂ©rifier qu'un utilisateur a bien l'Ăąge requis sans collecter inutilement ses donnĂ©es personnelles. Les limites des solutions actuellesDemander une piĂšce d'identitĂ© est efficace, mais oblige Ă transmettre des informations sensibles comme le nom, la photo ou la date de naissance. La conservation de ces documents soulĂšve alors des questions de sĂ©curitĂ©, de confidentialitĂ© et de confiance. D'autres mĂ©thodes existent, comme la carte bancaire ou le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, mais elles ne garantissent pas que la personne utilisant le service est bien son vĂ©ritable titulaire. L'intelligence artificielle peut-elle estimer l'Ăąge ?Certaines plateformes utilisent l'intelligence artificielle pour analyser un selfie et estimer l'Ăąge d'un utilisateur. Cette approche Ă©vite de demander des documents officiels, mais elle reste approximative. Faire la diffĂ©rence entre un adulte et un enfant est relativement simple. En revanche, distinguer un adolescent de 14 ans d'un jeune de 15 ans reste beaucoup plus difficile, mĂȘme avec les meilleurs algorithmes actuels. Le pari du tiers de confiancePour mieux protĂ©ger la vie privĂ©e, l'Europe dĂ©veloppe un systĂšme reposant sur un tiers de confiance. Celui-ci vĂ©rifie l'Ăąge de l'utilisateur puis transmet uniquement une preuve indiquant qu'il est majeur, sans rĂ©vĂ©ler son identitĂ© ni sa date de naissance. Cette approche, fondĂ©e sur le principe du double anonymat et de la divulgation sĂ©lective des informations, doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e au futur portefeuille europĂ©en d'identitĂ© numĂ©rique. Un Ă©quilibre difficile entre protection et libertĂ©MĂȘme les systĂšmes les plus sophistiquĂ©s ne peuvent empĂȘcher un enfant d'utiliser le tĂ©lĂ©phone ou le compte d'un adulte. Ă l'inverse, renforcer les contrĂŽles implique souvent davantage d'identification, de biomĂ©trie ou de surveillance. Le vĂ©ritable dĂ©fi consiste Ă protĂ©ger les mineurs sans transformer Internet en un espace oĂč chacun devrait justifier en permanence de son identitĂ©.
Guillaume Grallet a rencontrĂ© les plus grandes figures mondiales de la tech, de Mark Zuckerberg Ă Sam Altman en passant par Elon Musk. Dans Les Pionniers, il raconte ces Ă©changes et interroge ce qu'ils rĂ©vĂšlent de notre futur, entre innovations fascinantes et dĂ©bats de sociĂ©tĂ© essentiels. đ€ INTERVIEW : Guillaume Grallet â RĂ©dacteur en chef Tech et Sciences au PointRediffusion du 19 novembre 2025 L'essentiel- Le point commun de ces pionniers, c'est qu'ils ne se satisfont pas de l'ordre Ă©tabli.- Vouloir correspondre Ă une certaine normalitĂ© Ă©touffe Ă©normĂ©ment d'esprit d'initiative et de crĂ©ativitĂ©.- L'Afrique invente une IA qui rĂ©pond Ă des besoins trĂšs concrets.- Il ne faut pas cesser de faire fonctionner notre cerveau face Ă l'IA.================================= Qu'avez-vous retenu de toutes ces rencontres avec les grands noms de la technologie ?Ce qui m'a le plus frappĂ©, ce n'est pas seulement Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Sam Altman, mais aussi des personnalitĂ©s beaucoup moins connues qui inventent des approches diffĂ©rentes de l'intelligence artificielle. Les entrepreneurs français ou africains montrent qu'il existe d'autres visions de l'innovation, souvent davantage tournĂ©es vers les usages, la culture ou les besoins de terrain. Pourquoi accordez-vous autant d'importance Ă l'Afrique dans votre livre ?L'Afrique possĂšde une richesse exceptionnelle avec sa diversitĂ© linguistique et ses talents en mathĂ©matiques et en intelligence artificielle. J'y ai dĂ©couvert des projets qui utilisent l'IA pour rĂ©pondre Ă des enjeux trĂšs concrets, comme l'agriculture, le climat ou l'Ă©ducation. Cette approche rappelle que la technologie n'est pas seulement une course Ă la puissance, mais aussi un outil au service des populations. Quel est, selon vous, le point commun de tous ces pionniers ?Ils refusent l'ordre Ă©tabli. Ils prennent des risques, inventent et osent imaginer un monde diffĂ©rent. C'est une qualitĂ© que j'admire Ă©normĂ©ment. En revanche, leur influence est telle qu'ils doivent aussi accepter le dĂ©bat dĂ©mocratique sur les consĂ©quences de leurs choix, notamment lorsqu'il est question d'IA, de donnĂ©es, d'inĂ©galitĂ©s ou d'augmentation de l'ĂȘtre humain. Faut-il craindre que l'intelligence artificielle nous fasse perdre nos capacitĂ©s ?Je pense qu'il faut utiliser l'IA comme un formidable outil, mais sans abandonner notre esprit critique, notre mĂ©moire ou notre capacitĂ© d'apprendre. Continuer Ă apprendre des langues, de la musique ou la programmation reste essentiel. Si nous dĂ©lĂ©guons systĂ©matiquement notre rĂ©flexion aux machines, nous risquons de perdre une partie de ce qui fait notre intelligence.
Une premiÚre incroyable : des IA s'échappent de leur environnement de test et passent à l'attaque ⹠La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ⹠Paris refuse d'autoriser le FSD de Tesla ⹠Google déploie AI Overview en France et inquiÚte les créateurs de contenu ⹠Mistral signe un partenariat stratégique avec Microsoft ⹠La Chine frappe fort avec Kimi K3 et affiche ses ambitions mondiales ⹠Samsung prépare le terrain face au futur iPhone pliant L'actu de la semaine avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Des IA d'OpenAI attaquent Hugging FaceL'affaire marque sans doute un tournant dans l'histoire de l'intelligence artificielle. Deux modÚles expérimentaux d'OpenAI sont parvenus à sortir de leur environnement de test et à mener une attaque contre Hugging Face. Cet incident pose le débat sur la sécurité des modÚles les plus avancés. La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ansC'est fait. La France devient le premier pays à instaurer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Mais au-delà de l'aspect juridique se pose la question technique de la vérification d'ùge qui alimente la crainte d'une surveillance généralisée. Tesla privée de FSD en FranceLe gouvernement français refuse d'autoriser le systÚme Full Self-Driving de Tesla sur son territoire. Les autorités estiment que la surveillance du conducteur reste insuffisante et que le systÚme ne respecte pas pleinement les exigences de sécurité, notamment concernant les limitations de vitesse. AI Overview arrive enfin sur Google FranceLes internautes français découvrent désormais les réponses générées par intelligence artificielle directement dans les résultats de Google. Une évolution appréciée des utilisateurs mais qui inquiÚte fortement les éditeurs de contenus, confrontés à une baisse annoncée de leur trafic et de leurs revenus. Microsoft mise plusieurs milliards sur MistralMicrosoft investit massivement dans les infrastructures de calcul de Mistral afin d'accroßtre ses capacités en Europe. Ce partenariat renforce la position de la start-up française dans la course mondiale à l'IA tout en offrant à Microsoft un argument supplémentaire autour de la souveraineté numérique européenne. Kimi K3 propulse la Chine dans une nouvelle dimensionLe lancement du modÚle Kimi K3 par Moonshot AI confirme l'accélération spectaculaire des acteurs chinois. Performant, moins coûteux et destiné à séduire les développeurs du monde entier, il s'inscrit dans une stratégie plus large présentée par Xi Jinping, qui souhaite faire de la Chine un acteur incontournable de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Samsung prépare l'Úre des smartphones pliantsSamsung dévoile une nouvelle génération de smartphones pliants dont le design semble préfigurer celui du futur iPhone pliable attendu chez Apple. Les nouveaux appareils mettent également l'accent sur l'intégration poussée de l'intelligence artificielle directement dans les terminaux, au prix d'une hausse spectaculaire des tarifs.
Kyutai, laboratoire français de recherche en intelligence artificielle, dĂ©veloppe des modĂšles vocaux capables de dialoguer en temps rĂ©el, de traduire instantanĂ©ment et de fonctionner sur des appareils plus modestes. Patrick PĂ©rez explique comment un petit labo peut innover face aux gĂ©ants de lâIA. INTERVIEW : Patrick PĂ©rez - Directeur gĂ©nĂ©ral de KyutaiRediffusion du 29 octobre 2025 L'essentiel- Nous ne faisons pas de produit, nous sommes entiĂšrement consacrĂ©s Ă la recherche.- Moshi permet des interactions vocales plus naturelles entre lâhumain et la machine.- La finalitĂ© de lâopen source, câest que dâautres sâen saisissent.- Nous avons fait des choses que dâautres nâavaient pas fait avant nous.Comment Kyutai trouve-t-il sa place dans la course mondiale Ă lâintelligence artificielle face aux gĂ©ants du secteur ?Nous sommes un laboratoire de recherche Ă but non lucratif, financĂ© par du mĂ©cĂ©nat privĂ©. Notre objectif nâest pas de lancer des produits, mais de faire avancer la connaissance en dĂ©veloppant des prototypes et en partageant les rĂ©sultats, les modĂšles et le code. MĂȘme dans un domaine dominĂ© par de trĂšs grandes organisations, il reste possible pour de petites Ă©quipes de faire Ă©merger des innovations importantes. Avec Moshi, vous avez dĂ©veloppĂ© une IA vocale capable de conversations trĂšs naturelles. Quelle Ă©tait lâinnovation principale ?Moshi est un modĂšle conversationnel vocal qui permet une interaction sans tour de parole imposĂ©. La machine peut couper la parole Ă bon escient, comme dans une vraie conversation. Pour y arriver, nous avons Ă©vitĂ© de passer par une transcription textuelle intermĂ©diaire de la parole, ce qui permet dâaller plus vite et de conserver des informations importantes comme le timbre, lâĂ©motion ou lâaccent de la voix. Vos travaux portent aussi sur la traduction simultanĂ©e et la synthĂšse vocale. Quels sont les prochains dĂ©fis ?Nous travaillons beaucoup sur des IA multimodales capables de rester fluides dans la conversation tout en ayant accĂšs Ă des informations nouvelles, comme des documents, des vidĂ©os ou des contenus audio. Lâobjectif est de crĂ©er des assistants qui peuvent comprendre diffĂ©rents types dâinformations et interagir naturellement avec les utilisateurs.
PrĂ©sent dans nos Ă©couteurs, nos montres, nos voitures ou nos objets connectĂ©s, le Bluetooth est devenu indispensable sans que l'on y pense vraiment. DerriĂšre cette technologie discrĂšte se cache pourtant une histoire Ă©tonnante, des choix techniques ingĂ©nieux et des Ă©volutions qui prĂ©parent dĂ©jĂ les usages de demain. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Aux origines du BluetoothNĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1990 dans les laboratoires d'Ericsson, le Bluetooth avait un objectif simple : remplacer les cĂąbles reliant les appareils Ă©lectroniques. DĂ©veloppĂ©e notamment par l'ingĂ©nieur nĂ©erlandais Jaap Haartsen, cette technologie devient rapidement un standard grĂące Ă la crĂ©ation du Bluetooth Special Interest Group (SIG) rĂ©unissant Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba. Son nom rend hommage au roi danois Harald Bluetooth, cĂ©lĂšbre pour avoir unifiĂ© les peuples scandinaves. Une mĂ©taphore parfaite pour une technologie destinĂ©e Ă faire communiquer des appareils de marques diffĂ©rentes. Comment fonctionne le Bluetooth ?Le Bluetooth utilise les ondes radio de la bande des 2,4 GHz, la mĂȘme que le Wi-Fi. Pour Ă©viter les interfĂ©rences, il change de frĂ©quence jusqu'Ă 1 600 fois par seconde grĂące Ă une technique appelĂ©e « saut de frĂ©quence ». Avant toute communication, les appareils effectuent un appairage, qui permet de crĂ©er des clĂ©s de chiffrement et d'Ă©tablir une connexion sĂ©curisĂ©e. Une fois cette Ă©tape rĂ©alisĂ©e, ils se reconnaissent automatiquement lors des connexions suivantes. Pourquoi le Bluetooth a changĂ© nos habitudesD'abord conçu pour les conversations tĂ©lĂ©phoniques, le Bluetooth est progressivement devenu la norme pour diffuser de la musique, connecter une souris, un clavier, une montre connectĂ©e ou encore une manette de jeu. L'arrivĂ©e des Ă©couteurs True Wireless a marquĂ© une nouvelle Ă©tape grĂące Ă une synchronisation trĂšs prĂ©cise entre les deux Ă©couteurs, ouvrant la voie au succĂšs mondial des appareils totalement sans fil. Une technologie fiable⊠mais pas parfaiteComme toute technologie sans fil, le Bluetooth peut ĂȘtre la cible de cyberattaques. Les risques restent limitĂ©s Ă condition de maintenir ses appareils Ă jour et d'Ă©viter d'accepter des demandes d'appairage provenant d'Ă©quipements inconnus. Autre limite : toutes les fonctionnalitĂ©s ne sont pas prĂ©sentes sur tous les appareils, mĂȘme lorsqu'ils affichent la mĂȘme version de Bluetooth. Chaque fabricant choisit les fonctions qu'il implĂ©mente. Les Ă©volutions qui prĂ©parent l'avenirLe Bluetooth continue d'Ă©voluer avec le Bluetooth Low Energy (BLE), conçu pour les objets connectĂ©s Ă trĂšs faible consommation, puis avec LE Audio, qui amĂ©liore la diffusion sonore. Les versions les plus rĂ©centes introduisent Ă©galement des fonctions comme Auracast, permettant de diffuser un mĂȘme flux audio vers plusieurs appareils, ou encore le Channel Sounding, intĂ©grĂ© au Bluetooth 6, capable d'estimer prĂ©cisĂ©ment la distance entre deux appareils afin de renforcer la sĂ©curitĂ© de certains usages, comme les serrures connectĂ©es. Le Bluetooth est ainsi devenu bien plus qu'un simple remplaçant des cĂąbles : une vĂ©ritable infrastructure invisible qui relie aujourd'hui des milliards d'objets dans notre quotidien.
Avec son essai Le paradoxe du tapis roulant, Marion CarrĂ© invite Ă repenser notre relation Ă l'intelligence artificielle. Selon elle, l'enjeu n'est pas de moins utiliser l'IA, mais de mieux lui dĂ©lĂ©guer pour prĂ©server notre crĂ©ativitĂ© et notre capacitĂ© de rĂ©flexion. INTERVIEW : Marion CarrĂ© â Fondatrice d'Askmona, enseignante Ă Sciences Po et autrice de Le paradoxe du tapis roulantRediffusion du 14 octobre 2025 L'essentiel- L'enjeu se joue sur la dĂ©lĂ©gation Ă©clairĂ©e Ă l'intelligence artificielle.- L'IA doit nous aider Ă penser, pas penser Ă notre place.- Il faut toujours garder le premier et le dernier kilomĂštre de la rĂ©flexion.- Le plein potentiel de l'IA dĂ©pend aussi de la façon dont nous choisissons de nous en servir.================================= Pourquoi comparer l'intelligence artificielle Ă un tapis roulant ?L'image du tapis roulant illustre le fait que l'IA nous permet d'aller plus vite, mais souvent dans la mĂȘme direction que tout le monde. Mon idĂ©e est de transformer ce tapis roulant en tapis de course : utiliser l'IA non pas pour nous assister passivement, mais pour renforcer notre crĂ©ativitĂ©, notre rĂ©flexion et dĂ©velopper nos propres capacitĂ©s. Comment Ă©viter que l'IA nous rende intellectuellement paresseux ?Tout repose sur une dĂ©lĂ©gation Ă©clairĂ©e. L'effort ne disparaĂźt pas : il se dĂ©place. Il faut fournir Ă l'IA des informations de qualitĂ© en amont, puis prendre le temps de vĂ©rifier, challenger et enrichir ce qu'elle produit. Je recommande de toujours conserver le premier et le dernier kilomĂštre de la rĂ©flexion afin de rester pleinement acteur du rĂ©sultat. Comment avez-vous appliquĂ© ces principes en Ă©crivant votre livre ?J'ai voulu rester totalement souveraine de mon Ă©criture. J'ai utilisĂ© l'IA pour complĂ©ter certaines recherches, identifier des angles morts ou trouver des contre-arguments, mais jamais pour rĂ©diger Ă ma place. Je m'en suis servie comme un partenaire de rĂ©flexion, un « ping-pong de la pensĂ©e », afin de mieux questionner mes propres idĂ©es. Faut-il limiter l'usage de l'IA chez les Ă©tudiants ?Je pense qu'il est important d'acquĂ©rir d'abord les compĂ©tences fondamentales avant de dĂ©lĂ©guer certaines tĂąches Ă l'IA. Dans l'enseignement, cela suppose aussi de faire Ă©voluer les mĂ©thodes d'Ă©valuation. J'expĂ©rimente par exemple des exercices oĂč les Ă©tudiants utilisent ChatGPT, mais oĂč j'Ă©value surtout leur dialogue avec l'outil et leur capacitĂ© Ă garder la maĂźtrise de leur raisonnement plutĂŽt que le rĂ©sultat final.
Apple accuse OpenAI dâavoir exploitĂ© ses secrets industriels âą Des experts appellent Ă prĂ©parer lâĂ©conomie au choc de lâIA âą La CNIL encadre les pixels invisibles des newsletters âą Netflix envisage de lancer des chaĂźnes en continu Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple contre OpenAI : bataille autour des secrets industrielsApple engage une offensive judiciaire autour du dĂ©part de Tang Tan, ancien responsable du design matĂ©riel devenu Chief Hardware Officer chez OpenAI. Lâaffaire pourrait peser sur les projets dâappareils dâOpenAI, dĂ©veloppĂ©s avec les Ă©quipes de Jony Ive, alors que lâentreprise travaille Ă faire converger intelligence artificielle, objets physiques et interfaces vocales. OpenAI a officiellement intĂ©grĂ© lâĂ©quipe de la startup io pour prĂ©parer une nouvelle gĂ©nĂ©ration de produits conçus avec Jony Ive. « We Must Act Now » : prĂ©parer le monde du travail Ă lâIAPlus de 200 Ă©conomistes, chercheurs et dirigeants, dont seize prix Nobel et Yoshua Bengio, appellent les gouvernements Ă anticiper une transformation Ă©conomique potentiellement plus profonde et plus rapide que la rĂ©volution industrielle. Le manifeste We Must Act Now insiste sur la formation, lâĂ©volution des compĂ©tences et la nĂ©cessitĂ© de concevoir une IA qui complĂšte le travail humain plutĂŽt quâelle ne lâefface. Newsletters : la CNIL sâattaque aux pixels invisiblesLes nombreux messages reçus par les abonnĂ©s français sâexpliquent par les nouvelles recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi intĂ©grĂ©s aux courriels. Ces images invisibles dâun pixel permettent notamment de savoir si une newsletter a Ă©tĂ© ouverte ; les Ă©diteurs doivent dĂ©sormais mieux informer les destinataires et, selon les usages, recueillir leur consentement. Netflix rĂ©invente la tĂ©lĂ©vision linĂ©aireNetflix envisagerait de lancer des chaĂźnes thĂ©matiques diffusĂ©es en continu, afin de permettre aux abonnĂ©s de regarder un programme sans avoir Ă le choisir. Ce retour au flux tĂ©lĂ©visĂ© traditionnel pourrait renforcer la bataille pour lâattention et les revenus publicitaires, au moment oĂč Netflix doit Ă©galement intĂ©grer les chaĂźnes et contenus de TF1 Ă son offre française. Les rendez-vous de lâĂ©tĂ©Dans Mon Carnet, Guillaume Roger, Ekumen, prĂ©sente des outils dâintelligence artificielle destinĂ©s au monde agricole, tandis que Sacha Rubel, AWS, analyse les usages de lâIA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur Monde NumĂ©rique, la sĂ©rie « Tout comprendre » se poursuit avec un Ă©pisode consacrĂ© au Bluetooth, accompagnĂ©e de rediffusions dâentretiens avec Marion CarrĂ©, autrice du Paradoxe du tapis roulant, et le directeur du laboratoire Kyutai.
Ă l'heure oĂč des millions d'archives sont progressivement numĂ©risĂ©es, l'intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnĂ©s de gĂ©nĂ©alogie. François Lerebourg explique comment son logiciel GĂ©nĂ©atique facilite le dĂ©chiffrage, la traduction et la vĂ©rification des documents anciens tout en prĂ©servant les donnĂ©es personnelles. đ€ INTERVIEW : François Lerebourg â CrĂ©ateur du logiciel GĂ©nĂ©atiqueL'essentiel- L'IA permet de transcrire automatiquement des documents anciens parfois illisibles.- La transcription conserve l'orthographe d'origine avant de proposer une traduction.- Les informations trouvĂ©es sur Internet doivent toujours ĂȘtre vĂ©rifiĂ©es avec les documents originaux.- Les donnĂ©es gĂ©nĂ©alogiques contemporaines doivent rester stockĂ©es en local pour mieux protĂ©ger la vie privĂ©e.================================= L'IA change-t-elle la maniĂšre de faire de la gĂ©nĂ©alogie ?Oui, notamment pour les documents anciens. Le logiciel est capable de transcrire automatiquement des actes parfois trĂšs difficiles Ă lire, qu'ils soient rĂ©digĂ©s en latin, en allemand ou en cyrillique. Il restitue le texte avec son orthographe d'origine puis peut le traduire en français, ce qui facilite Ă©normĂ©ment les recherches. Pourquoi faut-il toujours consulter les documents originaux ?Les bases de donnĂ©es disponibles sur Internet sont utiles, mais elles contiennent des erreurs. Pour construire un arbre gĂ©nĂ©alogique fiable, il faut systĂ©matiquement revenir aux actes d'origine, vĂ©rifier les dates, les lieux, les noms et comparer les informations avant de les intĂ©grer. L'IA peut-elle aussi dĂ©tecter des erreurs dans un arbre gĂ©nĂ©alogique ?Oui. Le logiciel contrĂŽle automatiquement la cohĂ©rence des donnĂ©es. Il signale par exemple une date incompatible, une erreur de siĂšcle ou des naissances impossibles au regard des Ăąges. Ces alertes permettent de repĂ©rer rapidement des incohĂ©rences qui auraient pu passer inaperçues. Comment concilier gĂ©nĂ©alogie et protection des donnĂ©es personnelles ?Je recommande de partager uniquement les recherches sur les ancĂȘtres les plus anciens. Les informations concernant les personnes contemporaines doivent rester stockĂ©es sur l'ordinateur de l'utilisateur. C'est selon moi la meilleure maniĂšre de protĂ©ger ces donnĂ©es sensibles, tout en Ă©vitant qu'elles soient hĂ©bergĂ©es sur des serveurs distants.
DerriĂšre le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable Ă la vie quotidienne. Cet Ă©pisode de la sĂ©rie « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et mĂȘme la relativitĂ© dâEinstein permettent de nous localiser Ă quelques mĂštres prĂšs. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisĂ©e : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire UtilisĂ© par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraĂźt aujourdâhui banal. Pourtant, ce systĂšme est nĂ© pendant la guerre froide pour guider les forces armĂ©es amĂ©ricaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones. Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En Ă©tudiant lâeffet Doppler produit par le signal radio du satellite soviĂ©tique, des chercheurs amĂ©ricains comprennent quâil est possible dâinverser le raisonnement : si la trajectoire dâun satellite est connue, son signal peut servir Ă dĂ©terminer la position dâun rĂ©cepteur sur Terre. Des satellites qui donnent lâheureLe GPS repose sur une constellation dâau moins 24 satellites situĂ©s Ă plus de 20 000 kilomĂštres dâaltitude. Contrairement Ă une idĂ©e reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et lâheure exacte dâĂ©mission de leur signal. Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en dĂ©duit la distance qui le sĂ©pare du satellite. En combinant les donnĂ©es dâau moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige lâimprĂ©cision de sa propre horloge. Cette mĂ©thode sâappelle la trilatĂ©ration. Merci Albert Einstein La prĂ©cision du systĂšme dĂ©pend avant tout de la mesure du temps. Une erreur dâune microseconde peut dĂ©jĂ provoquer un dĂ©calage dâenviron 300 mĂštres. Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrĂȘmement prĂ©cises. Le GPS doit Ă©galement corriger les effets prĂ©dits par les thĂ©ories de la relativitĂ© dâAlbert Einstein : dans lâespace, la vitesse des satellites et la gravitĂ© plus faible modifient lĂ©gĂšrement lâĂ©coulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomĂštres. Bien plus quâun outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement Ă trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des rĂ©seaux tĂ©lĂ©phoniques, des infrastructures Ă©lectriques, des systĂšmes financiers et de nombreux Ă©quipements industriels. Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opĂ©rationnel en 1995. En mai 2000, les Ătats-Unis mettent fin Ă la dĂ©gradation volontaire du signal civil, ce qui amĂ©liore fortement sa prĂ©cision et accĂ©lĂšre sa diffusion dans les transports, lâagriculture et les appareils mobiles. Le mot « GPS » dĂ©signe en rĂ©alitĂ© le systĂšme amĂ©ricain. Dâautres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un systĂšme placĂ© sous contrĂŽle civil. Une infrastructure invisible et vulnĂ©rableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complĂ©tĂ©s par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La prĂ©cision peut nĂ©anmoins se dĂ©grader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillĂ©s. Le jamming consiste Ă empĂȘcher la rĂ©ception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dĂ©pend ainsi dâune infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi ĂȘtre perturbĂ©e.
En neuf mois, UMA a conçu un premier prototype de robot humanoĂŻde et dĂ©veloppĂ© une nouvelle mĂ©thode d'apprentissage baptisĂ©e Real-Time Learning. Son fondateur, RĂ©mi Cadene, explique pourquoi il mise sur des robots capables d'apprendre rapidement, de travailler aux cĂŽtĂ©s des humains et d'accompagner la rĂ©industrialisation. đ€ INTERVIEW : RĂ©mi Cadene â CEO et fondateur d'UMAL'essentiel- Nous avons dĂ©veloppĂ© en neuf mois le cerveau et le corps de notre premier robot.- Notre objectif est de crĂ©er des robots qui apprennent en temps rĂ©el.- Les entreprises qui gagneront seront celles qui crĂ©eront la confiance dans cette nouvelle robotique.- Nous voulons dĂ©ployer nos premiers robots chez des clients dĂšs la fin de l'annĂ©e.================================= Pourquoi avoir créé UMA alors que le marchĂ© des robots humanoĂŻdes est dĂ©jĂ trĂšs concurrentiel ?Notre ambition est de construire un assistant mĂ©canique universel capable d'apprendre, de s'adapter et d'intervenir dans des environnements variĂ©s. Nous dĂ©veloppons Ă la fois l'intelligence artificielle et tout le matĂ©riel du robot afin de maĂźtriser l'ensemble de la technologie. Notre prioritĂ© est de rĂ©pondre aux besoins de la logistique et de contribuer Ă la rĂ©industrialisation avec des robots sĂ»rs et fiables. Votre innovation repose sur le Real-Time Learning. En quoi est-ce diffĂ©rent ?Nous dĂ©veloppons une mĂ©thode qui permet au robot d'apprendre une nouvelle tĂąche en temps rĂ©el, un peu comme un humain qui apprend progressivement grĂące Ă la dĂ©monstration et Ă l'essai-erreur. Notre objectif est d'obtenir les meilleures vitesses d'apprentissage possibles afin que les robots puissent rapidement s'adapter Ă de nouvelles situations sans nĂ©cessiter une programmation complĂšte. Les robots vont-ils remplacer les travailleurs ?Notre objectif est d'abord d'intervenir dans des secteurs oĂč les mĂ©tiers sont difficiles et oĂč les entreprises peinent dĂ©jĂ Ă recruter. Nous faisons aussi face Ă une Ă©volution dĂ©mographique qui rĂ©duira progressivement la population active. Nous pensons que ces robots permettront de maintenir la capacitĂ© de production et de rĂ©pondre Ă des besoins que les humains ne souhaitent plus forcĂ©ment assurer. Quelle est votre vision du robot humanoĂŻde de demain ?Nous pensons qu'un robot dotĂ© d'un corps proche du nĂŽtre apprendra plus vite et pourra Ă©voluer naturellement dans les mĂȘmes environnements que les humains. Il devra inspirer confiance, ĂȘtre lĂ©ger, sĂ»r et facilement comprĂ©hensible dans ses intentions. Notre premiĂšre Ă©tape est de dĂ©ployer des robots mobiles capables de manipuler des objets chez nos premiers clients avant de poursuivre cette vision Ă plus long terme.
Le filaire revient en force dans nos oreilles âą CamĂ©ra intĂ©rieure obligatoire sur les nouveaux vĂ©hicules âą GPT-Live-1 rend la voix plus naturelle âą Meta exploite nos images publiques âą Grok 4.5 cible le code et le travail de bureau âą Spotify imagine la bande-son de notre vie. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Le retour inattendu des Ă©couteurs filairesLes Ă©couteurs filaires font leur retour dans la rue et sur les rĂ©seaux sociaux. Leur prix plus accessible, lâabsence de batterie Ă recharger et le risque rĂ©duit de perdre un Ă©couteur sĂ©duisent de nouveau certains utilisateurs. Les modĂšles sans fil conservent toutefois plusieurs avantages, notamment la rĂ©duction active du bruit et une plus grande libertĂ© de mouvement. « Chat Control » : le Parlement europĂ©en valideLe Parlement europĂ©en a adoptĂ© sa position sur la prolongation jusquâen 2028 du rĂ©gime temporaire autorisant les plateformes Ă dĂ©tecter volontairement des contenus pĂ©docriminels. TrĂšs contestĂ©, le texte exclut cependant les communications protĂ©gĂ©es par un chiffrement de bout en bout. Cette disposition relativise le risque dâune surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e des conversations sur WhatsApp ou Signal. De nouvelles camĂ©ras pour dĂ©tecter lâinattention au volantDepuis le 7 juillet 2026, les voitures et utilitaires neufs vendus dans lâUnion europĂ©enne doivent intĂ©grer de nouveaux dispositifs de sĂ©curitĂ©, dont un systĂšme de dĂ©tection de la distraction du conducteur. Ces Ă©quipements relancent le dĂ©bat sur la frontiĂšre entre prĂ©vention routiĂšre et surveillance. Leur fonction consiste toutefois, Ă ce stade, Ă alerter le conducteur et non Ă transmettre automatiquement des infractions. GPT-Live-1 amĂ©liore la fluiditĂ© des conversations vocalesOpenAI dĂ©ploie une nouvelle gĂ©nĂ©ration de son modĂšle vocal, capable dâĂ©couter et de rĂ©pondre avec moins de latence et davantage dâexpressivitĂ©. GPT-Live-1 doit rendre les Ă©changes avec ChatGPT Voice plus naturels. La version complĂšte est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s payants, tandis quâune expĂ©rience plus limitĂ©e reste accessible gratuitement. Muse Image : comment Meta pirate nos imagesMeta lance Muse Image, un nouveau gĂ©nĂ©rateur intĂ©grĂ© Ă ses applications. Lâoutil peut exploiter les photos de profils Instagram publics afin de crĂ©er des scĂšnes mettant en scĂšne leur propriĂ©taire. Cette fonction amĂ©liore le rĂ©alisme des portraits, mais soulĂšve une question sensible : lâapparence dâune personne peut-elle ĂȘtre utilisĂ©e sans son consentement explicite ? Grok 4.5 cible les dĂ©veloppeurs et les entreprisesSpaceXAI prĂ©sente Grok 4.5, un nouveau modĂšle spĂ©cialisĂ© dans le code, les agents intelligents et les tĂąches bureautiques complexes. Disponible dans Grok Build, Cursor et via API hors de lâUnion europĂ©enne au moment de lâenregistrement, il mise sur la rapiditĂ©, le coĂ»t et une meilleure efficacitĂ© en tokens pour concurrencer OpenAI et Anthropic. Spotify imagine des playlists adaptĂ©es Ă lâenvironnement visuelUne version bĂȘta de Spotify laisse entrevoir une future intĂ©gration aux lunettes Android XR. Gemini pourrait analyser ce que regarde lâutilisateur et sĂ©lectionner automatiquement une musique adaptĂ©e Ă la situation. Cette Ă©volution dessine la perspective dâune bande-son permanente du quotidien, mĂȘlant recommandation contextuelle, personnalisation Ă©motionnelle et musique gĂ©nĂ©rĂ©e par intelligence artificielle. Pendant l'Ă©tĂ©, les podcasts continuentMon Carnet continue sa programmation estivale et cĂ©lĂšbre les deux ans de « 120 secondes de tech », dĂ©sormais disponible en plusieurs langues. Monde NumĂ©rique poursuit Ă©galement ses publications avec la sĂ©rie « Tout comprendre », consacrĂ©e au fonctionnement du GPS, du Bluetooth, de la souris et dâautres technologies du quotidien.
La start up française UMA dĂ©voile un robot humanoĂŻde âą Mistral lance une IA pour robots âą ChatGPT encore plus bavard et plus naturel âą Anthropic dĂ©couvre une zone inconnue de l'IA Claude âą L'Europe actionne la surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e Chat Control âą Des lunettes Meta pour mĂ©moriser notre vie âą L'IA rĂ©volutionne aussi la gĂ©nĂ©alogie. âïž DĂ©couvrez Frogans, l'innovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== Robotique : la France mise Ă son tour sur les humanoĂŻdesLa start-up parisienne UMA dĂ©voile son premier prototype de robot humanoĂŻde, dĂ©veloppĂ© en seulement neuf mois. Son ambition est de crĂ©er des robots capables d'apprendre rapidement et d'assister les humains dans l'industrie, la logistique et, demain, dans la vie quotidienne. RĂ©mi Cadenne, cofondateur et CEO d'UMA, dĂ©taille cette vision dans une interview exclusive. Mistral lance une IA pour guider les robotsLa sociĂ©tĂ© française Mistral AI prĂ©sente Robostral Navigate, un modĂšle conçu pour permettre aux robots de se dĂ©placer avec une simple camĂ©ra, sans recourir Ă des capteurs coĂ»teux. Une nouvelle Ă©tape vers une robotique plus accessible. ChatGPT devient encore plus naturel Ă l'oralOpenAI dĂ©ploie une nouvelle version de son mode vocal, capable de dialoguer avec beaucoup plus de fluiditĂ©, de gĂ©rer les interruptions et mĂȘme de traduire en temps rĂ©el. Bruno Guglielminetti livre ses premiĂšres impressions aprĂšs plusieurs essais. Anthropic explore le « cerveau » de son IALes chercheurs d'Anthropic annoncent avoir identifiĂ© une structure interne, baptisĂ©e J-space, qui Ă©claire la maniĂšre dont Claude Ă©labore ses rĂ©ponses. Une avancĂ©e importante pour comprendre les mĂ©canismes des grands modĂšles de langage, sans pour autant dĂ©montrer une quelconque conscience artificielle. Chat Control : l'Europe active la surveillance des messageriesLe Parlement europĂ©en adopte le projet Chat Control, destinĂ© Ă lutter contre les contenus pĂ©docriminels sur les messageries. Si l'objectif est largement partagĂ©, le texte suscite de vives inquiĂ©tudes chez les dĂ©fenseurs des libertĂ©s numĂ©riques en raison des risques de surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Apple perd une manche face Ă BruxellesLa justice europĂ©enne confirme le statut de « gatekeeper » d'Apple au titre du DMA. Le groupe devra poursuivre l'ouverture de son Ă©cosystĂšme Ă des boutiques d'applications concurrentes et s'acquitter d'une amende de 500 millions d'euros. Meta imagine une mĂ©moire artificielle permanenteMeta travaillerait sur des lunettes connectĂ©es capables d'enregistrer en continu ce que l'utilisateur voit et entend afin de retrouver ultĂ©rieurement une information ou un souvenir. Une innovation sĂ©duisante, mais qui soulĂšve de nombreuses questions sur la protection de la vie privĂ©e. ChatGPT Live, Grok et Proton au menu du DĂ©brief transatlantiqueAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), retour sur les derniĂšres Ă©volutions de ChatGPT Live, Grok 4.5, Proton AI, ainsi que sur les enjeux de souverainetĂ© numĂ©rique au Canada. UMA : des robots pour rĂ©pondre aux dĂ©fis dĂ©mographiquesDans une interview exclusive, RĂ©mi Cadenne, CEO d'UMA, explique pourquoi les robots humanoĂŻdes pourraient devenir une rĂ©ponse au manque de main-d'Ćuvre, notamment dans la logistique et l'industrie, grĂące Ă une nouvelle approche d'apprentissage en temps rĂ©el. L'IA donne un nouveau souffle Ă la gĂ©nĂ©alogieFrançois Lerebourg, crĂ©ateur de GĂ©nĂ©atique, explique comment l'intelligence artificielle facilite dĂ©sormais la lecture, la transcription et la traduction de documents anciens, rendant la recherche gĂ©nĂ©alogique plus accessible. L'occasion de revenir sur un loisir qui continue de sĂ©duire une large majoritĂ© de Français, selon un rĂ©cent sondage de l'Ifop.
Meta testerait des lunettes connectĂ©es capables de tout voir et de tout entendre. ProblĂšme : le numĂ©rique n'a pas de mĂ©moire Ă©phĂ©mĂšre et intime comme l'humain. Tout ce qui est captĂ© est forcĂ©ment sauvegardĂ©, traitĂ© et potentiellement exploitĂ©. Une menace pour la vie privĂ©e. Une mĂ©moire externeAprĂšs les smartphones, les montres connectĂ©es et les assistants vocaux, lâindustrie technologique prĂ©pare une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâappareils capables dâaccompagner notre quotidien en permanence. Lunettes connectĂ©es, pendentifs ou autres dispositifs portables pourraient bientĂŽt observer notre environnement, enregistrer des informations et rĂ©pondre Ă nos questions grĂące Ă une mĂ©moire artificielle personnelle. Meta Platforms explore notamment cette idĂ©e avec un projet interne baptisĂ© « Super Sensing », qui viserait Ă transformer les lunettes connectĂ©es en vĂ©ritable mĂ©moire augmentĂ©e. Ă terme, ces objets pourraient permettre de retrouver un objet perdu, se souvenir dâune conversation ou identifier un lieu simplement en interrogeant une intelligence artificielle. L'IA omniprĂ©senteLes lunettes Ray-Ban Meta offrent dĂ©jĂ certaines fonctions liĂ©es Ă lâimage, au son et Ă lâassistance IA, mais avec une utilisation dĂ©clenchĂ©e volontairement par lâutilisateur. La prochaine Ă©tape imaginĂ©e par certains acteurs serait une captation passive et continue, oĂč lâappareil deviendrait un compagnon capable de comprendre le contexte en permanence. Cette vision est Ă©galement explorĂ©e par plusieurs entreprises du secteur. Google a montrĂ© les capacitĂ©s de son IA Gemini Ă analyser lâenvironnement, tandis que Meta Platforms a renforcĂ© ses ambitions dans ce domaine avec lâacquisition de Limitless, spĂ©cialisĂ©e dans les assistants IA contextuels. Humain augmentĂ© et surveillance permanenteLes bĂ©nĂ©fices potentiels sont nombreux : aider les personnes malvoyantes, assister les professionnels sur le terrain, faciliter les rĂ©parations techniques ou encore accompagner les personnes ĂągĂ©es grĂące Ă une mĂ©moire artificielle capable de compenser certains oublis. Mais cette promesse soulĂšve une question centrale : pour quâune IA se souvienne de notre vie, elle doit dâabord la capturer, la stocker et la traiter. Le risque ne rĂ©side pas uniquement dans lâobjet lui-mĂȘme, mais dans toute la chaĂźne qui entoure les donnĂ©es : leur conservation, leur accĂšs et leur exploitation. Vers une nouvelle relation entre lâhumain et le numĂ©riqueCes futurs objets pourraient transformer notre rapport Ă la technologie en franchissant une nouvelle Ă©tape dâintimitĂ©. La question nâest donc pas seulement technique, mais aussi sociale : jusquâoĂč sommes-nous prĂȘts Ă accepter dâĂȘtre documentĂ©s en permanence en Ă©change dâun assistant capable dâamĂ©liorer notre quotidien ?
L'explosion des besoins en intelligence artificielle et en cloud nĂ©cessite l'accroissement des infrastructures numĂ©riques. Selon l'entreprise spĂ©cialisĂ©e Data 4, l'Europe doit accĂ©lĂ©rer la construction de data centers tout en rĂ©pondant aux enjeux de souverainetĂ©, d'environnement et d'acceptabilitĂ©. đ€ INTERVIEW : JĂ©rĂŽme Totel - Directeur de la stratĂ©gie de Data4Punchlines- Nous sommes en dĂ©ficit de data centers en Europe.- 80 % des donnĂ©es des EuropĂ©ens sont encore hĂ©bergĂ©es aux Ătats-Unis.- L'impact environnemental n'est pas celui que l'on croit.- Un data center consomme souvent moins d'eau qu'une ville moyenne.================================= Pourquoi faudrait-il construire davantage de data centers ?Aujourd'hui, nous sommes en dĂ©ficit de data centers en Europe et une grande partie des donnĂ©es des EuropĂ©ens est encore hĂ©bergĂ©e aux Ătats-Unis. Pour accompagner la croissance du cloud et de l'intelligence artificielle, nous estimons qu'il faudra multiplier par 2,5 ou 3 les capacitĂ©s de production d'ici 2030. C'est aussi un enjeu de souverainetĂ© numĂ©rique. Quel est l'impact environnemental des data centers français ?Nous suivons une trajectoire bas carbone et certaines idĂ©es reçues sont fausses, notamment sur la consommation d'eau. Nous dĂ©veloppons Ă©galement des solutions innovantes comme notre data center bio-circulaire, qui valorise la chaleur produite par les serveurs pour cultiver des algues destinĂ©es Ă diffĂ©rents usages. L'acceptabilitĂ© est un vĂ©ritable sujet et il faut faire beaucoup de pĂ©dagogie. L'Ă©volution de l'IA ne tend-elle pas vers plus de frugalitĂ© ?Une partie de l'intelligence artificielle sera effectivement exĂ©cutĂ©e directement sur les terminaux grand public, qui deviennent de plus en plus puissants. En revanche, les entreprises continueront d'avoir besoin d'Ă©normes capacitĂ©s de calcul pour entraĂźner les modĂšles et faire fonctionner leurs applications. C'est pourquoi nous aurons encore besoin de nombreux data centers dans les annĂ©es Ă venir.
Lâintelligence artificielle accĂ©lĂšre autant les attaques que la dĂ©fense en cybersĂ©curitĂ©, en rĂ©duisant drastiquement les barriĂšres dâentrĂ©e pour les cybercriminels. Dans cet entretien, JĂ©rĂŽme Bouvet dĂ©crypte une course contre la montre oĂč les agents IA redĂ©finissent les rĂšgles du jeu. đ€ INTERVIEW : JĂ©rĂŽme Bouvet - Directeur gĂ©nĂ©ral France de Check Point Software Technologies.En partenariat avec Check Point Punchlines - LâIA fait tomber la barriĂšre Ă lâentrĂ©e des attaquants- Les attaquants exploitent en quelques minutes- Les entreprises corrigent en plusieurs jours- Les agents IA deviennent des collaborateurs numĂ©riques================================= INTERVIEWComment lâIA change-t-elle le paysage des cyberattaques aujourdâhui ?Lâintelligence artificielle fait tomber la barriĂšre Ă lâentrĂ©e pour les attaquants. Elle permet de crĂ©er des attaques plus sophistiquĂ©es, plus rapidement, et en plus grand volume. On observe mĂȘme que des profils trĂšs jeunes peuvent aujourdâhui lancer des attaques qui Ă©taient autrefois rĂ©servĂ©es Ă des rĂ©seaux criminels organisĂ©s. LâIA est-elle aussi utilisĂ©e pour renforcer la cybersĂ©curitĂ© ?Oui, ces modĂšles permettent aussi dâanalyser les codes sources et de dĂ©tecter des vulnĂ©rabilitĂ©s critiques avant quâelles ne soient exploitĂ©es. Lâobjectif est dâamĂ©liorer la robustesse des logiciels en amont. Mais ces mĂȘmes technologies peuvent aussi rĂ©vĂ©ler de nouvelles surfaces dâattaque en combinant des failles jugĂ©es mineures pour crĂ©er un risque critique. Pourquoi parle-t-on dâune course contre la montre entre attaquants et dĂ©fenseurs ?Parce que les attaquants exploitent une faille en quelques minutes ou quelques heures, alors que les entreprises mettent en moyenne 5 Ă 7 jours pour corriger une vulnĂ©rabilitĂ© critique. Cette diffĂ©rence crĂ©e une fenĂȘtre de remĂ©diation largement favorable aux attaquants, ce qui renforce la pression sur les Ă©quipes de sĂ©curitĂ©. Quel est lâimpact des agents IA dans cette nouvelle dynamique ?Les agents IA changent complĂštement la donne car ils peuvent agir directement sur les systĂšmes : accĂ©der Ă des bases de donnĂ©es, modifier des fichiers ou dĂ©clencher des actions. Ils doivent donc ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des collaborateurs numĂ©riques avec des droits, une identitĂ© et des rĂšgles strictes. Sans cadre de contrĂŽle, leur autonomie peut devenir un risque majeur.
Chez Ramp, lâintelligence artificielle est pensĂ©e comme un co-Ă©quipier intĂ©grĂ© aux processus mĂ©tiers, capable de transformer en profondeur le travail des entreprises. Entre agents, automatisation et nouveaux systĂšmes dâexploitation du travail, lâIA devient une infrastructure centrale. đ€ INTERVIEW : Alex Shevchenko - Responsable du Lab dâintelligence artificielle de RampPunchlines - LâIA doit ĂȘtre vue comme un co-worker quâon Ă©duque avec du contexte- La valeur vient autant du contexte que du modĂšle lui-mĂȘme- On passe du « token maxing » au « value maxing »- Les agents vont progressivement rĂ©duire la place de lâhumain dans les boucles================================= INTERVIEWComment Ramp a-t-elle intĂ©grĂ© lâIA dans ses produits et ses Ă©quipes ?Ramp utilise lâintelligence artificielle trĂšs tĂŽt, avant mĂȘme la popularisation de ChatGPT. LâIA est intĂ©grĂ©e dans de nombreux processus internes comme la catĂ©gorisation des dĂ©penses ou la gestion des paiements. Aujourdâhui, presque toutes les Ă©quipes de lâentreprise utilisent des outils dâIA adaptĂ©s Ă leurs besoins, de lâingĂ©nierie Ă la finance. Quelle est lâimportance du contexte dans vos systĂšmes dâIA ?Ce nâest pas seulement la puissance du modĂšle qui compte, mais surtout le contexte quâon lui donne. Chez Ramp, on construit des systĂšmes internes, appelĂ©s harness, qui connectent les modĂšles Ă toutes nos bases de donnĂ©es et outils mĂ©tiers. Cela permet Ă lâIA de travailler avec des informations complĂštes et pertinentes sans dĂ©pendre de systĂšmes externes. Quâest-ce que Ramp Stack et en quoi ce nouvel outil change-t-il le travail des cabinets comptables ?Ramp Stack est un systĂšme dâexploitation conçu pour les cabinets comptables. DĂ©veloppĂ© en collaboration avec plus de 4 500 cabinets, il automatise des workflows complets plutĂŽt que des tĂąches isolĂ©es. Il peut, par exemple, rĂ©aliser des rapprochements comptables entre plusieurs systĂšmes, prĂ©parer des Ă©critures et interagir avec des logiciels comme QuickBooks. Lâobjectif est de libĂ©rer les comptables des tĂąches rĂ©pĂ©titives afin quâils puissent se consacrer davantage au conseil stratĂ©gique. Comment voyez-vous lâĂ©volution des agents IA dans lâentreprise ?On passe dâune logique de maximisation des tokens Ă une logique de maximisation de la valeur. Les agents deviennent de plus en plus intĂ©grĂ©s aux workflows et peuvent automatiser une grande partie du travail, mĂȘme si lâhumain reste encore dans la boucle pour valider certaines actions. Ă terme, cette prĂ©sence humaine devrait diminuer progressivement.
WhatsApp adopte les noms dâutilisateur âą Meta : lunettes intelligentes sur abonnement âą Les robots Ă©motionnels arrivent âą Les entreprises dĂ©couvrent le prix rĂ©el de lâIA âą PlayStation va abandonner les jeux vidĂ©o sur support physique âą Amazon Leo dĂ©fie Starlink âą Le Canada rejoint lâEurovision Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)WhatsApp prĂ©pare lâarrivĂ©e des noms dâutilisateurWhatsApp sâapprĂȘte Ă permettre la rĂ©servation dâun nom dâutilisateur, une Ă©volution majeure pour une application jusquâici centrĂ©e sur le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. La mesure promet davantage de confidentialitĂ©, mais ouvre aussi la porte Ă de nouveaux risques dâusurpation, de dĂ©marchage et dâarnaques. Meta : lunettes connectĂ©es sur abonnementMeta rĂ©serve une partie de lâusage de la fonction dâamplification vocale de ses lunettes Ă un abonnement payant. Ce choix relance le dĂ©bat sur la frontiĂšre entre achat dâun appareil et paiement rĂ©current pour accĂ©der pleinement Ă ses fonctions. Robots humanoĂŻdes Ă©motionnels Le fabricant chinois UBTECH propose des humanoĂŻdes capables dâafficher des expressions, dâinteragir et de crĂ©er un lien affectif avec leur utilisateur. DerriĂšre la prouesse technologique, ces machines posent dĂ©jĂ des questions sur la solitude, lâattachement, la mĂ©moire et la place des robots dans lâintimitĂ©. Lâintelligence artificielle plus chĂšre que l'humain en entrepriseLes dĂ©penses liĂ©es aux modĂšles dâIA explosent dans de nombreuses organisations, parfois sans retour sur investissement clairement mesurable. Plusieurs entreprises commencent Ă rĂ©duire les usages, Ă contrĂŽler les budgets et Ă réévaluer la place des compĂ©tences humaines. PlayStation va dĂ©matĂ©rialiser les jeux vidĂ©oSony prĂ©voit de mettre fin Ă la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation Ă partir de janvier 2028. Cette transition vers le tout-numĂ©rique menace le marchĂ© de lâoccasion, le prĂȘt entre joueurs et la conservation des jeux Ă long terme. Satellites : Amazon Leo se rapproche du lancement commercialLa constellation satellitaire dâAmazon approche les 400 appareils en orbite basse et se prĂ©pare Ă offrir ses premiers services commerciaux. LâarrivĂ©e dâun concurrent crĂ©dible pourrait rĂ©duire la domination de Starlink et limiter le poids stratĂ©gique dâElon Musk dans les tĂ©lĂ©communications par satellite.
L'IA coĂ»te-t-elle plus qu'elle ne rapporte ? âą WhatsApp prĂ©pare la fin du numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone obligatoire âą Google dĂ©ploie finalement sa recherche IA en France âą Une alternative française Ă Google Maps âą Robots humanoĂŻdes Ă©motionnels Ă vendre âą Sony prĂ©pare la fin des jeux vidĂ©o en version physique. âą Ramp montre comment l'IA peut transformer les entreprises. âą Check Point alerte sur les nouveaux risques liĂ©s aux agents IA. âą Data4 dĂ©fend le rĂŽle stratĂ©gique des data centers europĂ©ens. âïž DĂ©couvrez Frogans, l'innovation française qui rĂ©invente le Web đ www.F2R2.fr =============== IA en entreprise : le retour Ă la rĂ©alitĂ©Le coĂ»t de l'intelligence artificielle devient un sujet de prĂ©occupation majeur pour les entreprises. Le PDG de Palantir s'insurge contre le « tokenmaxxing », cette tendance Ă surconsommer des jetons d'intelligence artificielle sans vĂ©ritable retour sur investissement. Anthropic, OpenAI et Meta accĂ©lĂšrent la course Ă l'IAAnthropic prĂ©sente Claude Science et Claude Sonnet 5, OpenAI dĂ©voile GPT-5.6 et Meta poursuit ses travaux sur Brain2Qwerty, capable de convertir des signaux cĂ©rĂ©braux en texte. Le Portugal entre Ă©galement dans la course avec AmĂĄlia, son premier grand modĂšle souverain. Utiliser WhatsApp sans dĂ©voiler son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phoneWhatsApp permettra bientĂŽt d'Ă©changer avec un identifiant plutĂŽt qu'avec un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Une Ă©volution qui renforce la confidentialitĂ© tout en ouvrant davantage la messagerie aux usages professionnels. Google dĂ©ploie enfin sa recherche IA en FranceAprĂšs plusieurs mois de retard liĂ©s aux discussions avec les Ă©diteurs de presse, Google annonce l'arrivĂ©e en France d'AI Overviews et du mode AI. Une Ă©volution qui promet de transformer la recherche en ligne mais soulĂšve toujours la question de la rĂ©munĂ©ration des producteurs de contenus. Une alternative française Ă Google MapsL'IGN ouvre au grand public Cartes.gouv.fr, une plateforme gratuite, souveraine et riche de plus de 1 100 couches cartographiques. Avec Panoramax, les donnĂ©es LiDAR et les cartes historiques, ce nouveau portail entend devenir une rĂ©fĂ©rence pour l'exploration du territoire français. Les robots Ă©motionnels arriventAvec Bruno Guglielminetti â Mon Carnet, on revient sur la prĂ©sentation en Chine de robots humanoĂŻdes conçus comme compagnons Ă©motionnels. Une innovation qui relance le dĂ©bat sur la solitude, les relations homme-machine et les futures questions juridiques et Ă©thiques. Sony tourne la page des jeux en boĂźteSony prĂ©voit d'abandonner la distribution physique des nouveaux jeux PlayStation Ă partir de 2028. Une dĂ©cision qui marque une nouvelle Ă©tape vers la dĂ©matĂ©rialisation complĂšte du jeu vidĂ©o et remet en question le marchĂ© de l'occasion ainsi que la conservation des Ćuvres. L'IA appliquĂ©e Ă la finance d'entrepriseINTERVIEW - Alex Shevchenko, de Ramp, revient sur le phĂ©nomĂšne du tokenmaxxing. Il explique aussi comment cette compagnie amĂ©ricaine exploite l'intelligence artificielle pour automatiser des tĂąches financiĂšres complexes tout en recherchant un Ă©quilibre entre performance, coĂ»t et valeur ajoutĂ©e pour les entreprises. Les agents IA deviennent des collaborateursINTERVIEW [PARTENARIAT] - JĂ©rĂŽme Bouvet, de Check Point, explique pourquoi les agents IA doivent dĂ©sormais ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme de vĂ©ritables collaborateurs numĂ©riques, avec une identitĂ©, des droits, une supervision et des mĂ©canismes d'audit. Il dĂ©taille Ă©galement les nouveaux dĂ©fis de cybersĂ©curitĂ© liĂ©s Ă leur autonomie. Les data centers, infrastructures stratĂ©giques de l'IAINTERVIEW - JĂ©rĂŽme Totel, de Data4, revient sur les enjeux de souverainetĂ©, d'acceptabilitĂ© et d'impact environnemental des data centers. Il explique comment les infrastructures europĂ©ennes Ă©voluent pour rĂ©pondre Ă la croissance de l'intelligence artificielle tout en limitant leur empreinte carbone.
L'application de messagerie de WhatsApp, propriĂ©tĂ© de Meta, prĂ©pare une Ă©volution majeure : les utilisateurs pourront dĂ©sormais crĂ©er un nom d'utilisateur unique, Ă l'image de ce qui existe dĂ©jĂ sur Instagram ou Facebook. Une transformation qui permettra de communiquer sans dĂ©voiler systĂ©matiquement son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Une meilleure protection de la vie privĂ©eJusqu'Ă prĂ©sent, partager son contact WhatsApp revenait Ă communiquer son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone personnel. Avec les nouveaux identifiants, il sera possible d'Ă©changer avec un particulier, un client ou une entreprise uniquement Ă partir d'un nom d'utilisateur prĂ©cĂ©dĂ© du symbole @. Le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone restera toutefois indispensable pour crĂ©er et sĂ©curiser un compte. Cette nouvelle fonctionnalitĂ© est facultative et pourra ĂȘtre dĂ©sactivĂ©e ou modifiĂ©e Ă tout moment. Une Ă©volution pensĂ©e pour les professionnelsCette nouveautĂ© accompagne la montĂ©e en puissance de WhatsApp comme outil de communication entre entreprises et clients. Dans de nombreux pays, l'application est dĂ©jĂ utilisĂ©e pour contacter un service client, rĂ©server un rendez-vous ou suivre une commande. L'objectif de Meta est Ă©galement d'harmoniser l'expĂ©rience entre WhatsApp, Instagram et Facebook en permettant d'utiliser un mĂȘme identifiant sur l'ensemble de ses plateformes. Attention aux usurpations d'identitĂ©Comme sur les autres rĂ©seaux sociaux, certains noms sont dĂ©jĂ rĂ©servĂ©s afin de protĂ©ger les personnalitĂ©s, les administrations ou les grandes entreprises contre les tentatives d'usurpation. Il restera nĂ©anmoins essentiel de vĂ©rifier soigneusement l'identitĂ© de ses interlocuteurs, notamment en cas de demande d'argent, de code de sĂ©curitĂ© ou d'informations sensibles. Une course aux identifiants est lancĂ©eLa rĂ©servation des noms d'utilisateur a dĂ©jĂ commencĂ©, avant le dĂ©ploiement gĂ©nĂ©ralisĂ© de la fonctionnalitĂ© dans les prochains mois. Les identifiants les plus simples ou les plus recherchĂ©s risquent d'ĂȘtre rapidement attribuĂ©s selon le principe du premier arrivĂ©, premier servi. Pour les particuliers comme pour les entreprises, rĂ©server son identifiant dĂšs maintenant peut permettre d'Ă©viter de devoir adopter ultĂ©rieurement un nom moins lisible ou accompagnĂ© de chiffres supplĂ©mentaires.
Face Ă des cyberattaques toujours plus furtives, Benoit Grunemwald, expert cybersĂ©curitĂ© chez ESET, dĂ©crypte les nouvelles stratĂ©gies des cybercriminels. Il explique comment lâintelligence artificielle, la supervision humaine et les nouveaux outils de protection transforment la dĂ©fense numĂ©rique. đ€ INVITĂ : Benoit Grunemwald - Expert cybersĂ©curitĂ© chez ESETEn partenariat avec ESET Punchlines - Le silence devient un signal comme un autre.- Les cybercriminels doivent dĂ©sactiver les protections pour avancer.- Lâintelligence artificielle doit rester pilotĂ©e par lâhumain.- Lâobjectif est de gagner en autonomie face aux Big Tech.================================= Pourquoi les solutions de sĂ©curitĂ© ne suffisent-elles plus Ă elles seules ?Ce nâest pas parce quâon a un systĂšme de sĂ©curitĂ© quâon est protĂ©gĂ© Ă 100 %. Les entreprises doivent avoir une surveillance permanente au-dessus de leurs outils de protection pour dĂ©tecter les signaux faibles. Par exemple, lorsquâun antivirus se dĂ©sactive ou quâun EDR nâenvoie plus de signaux, cette absence dâinformation devient elle-mĂȘme un Ă©lĂ©ment Ă analyser. Comment les attaquants parviennent-ils Ă contourner les protections modernes ?Les cybercriminels dĂ©veloppent notamment des outils capables de tuer les solutions de sĂ©curitĂ©. Ils utilisent parfois des pilotes lĂ©gitimes mais vulnĂ©rables pour atteindre le niveau noyau de lâordinateur et dĂ©sactiver les protections qui pourraient bloquer leur progression. Quel rĂŽle lâintelligence artificielle joue-t-elle dans la cybersĂ©curitĂ© ?Lâintelligence artificielle permet de surveiller un nombre toujours plus important de signaux, mais elle ne remplace pas lâhumain. Les experts restent indispensables pour configurer les systĂšmes, comprendre les comportements spĂ©cifiques des organisations et prendre les bonnes dĂ©cisions. Pourquoi dĂ©velopper une IA dĂ©diĂ©e Ă la cybersĂ©curitĂ© ?Notre objectif nâest pas de crĂ©er une intelligence artificielle gĂ©nĂ©raliste, mais une IA spĂ©cialisĂ©e en cybersĂ©curitĂ©. Elle doit nous permettre dâavoir davantage dâautonomie face aux grandes plateformes technologiques et de rĂ©pondre prĂ©cisĂ©ment aux besoins de protection.
Les Prix EDF Pulse 2026 mettent en lumiĂšre six startups qui proposent des innovations concrĂštes pour accĂ©lĂ©rer la transition Ă©nergĂ©tique et amĂ©liorer la sĂ©curitĂ© dans l'industrie. đ€ INVITĂ : Julien Villeret â Directeur de l'innovation d'EDFEn partenariat avec EDF Punchlines- Les laurĂ©ats proposent des technologies dĂ©jĂ prĂȘtes Ă ĂȘtre dĂ©ployĂ©es sur le terrain.- Les vĂȘtements rafraĂźchissants peuvent amĂ©liorer le quotidien de nombreux travailleurs.- Le reconditionnement des batteries ouvre de nouvelles perspectives pour l'Ă©conomie circulaire.- L'innovation passe aussi par la collaboration avec les startups.================================= Les Prix EDF Pulse rĂ©compensent des startups depuis dix ans. Quel est l'objectif de cette initiative ?Notre ambition est de faire Ă©merger des solutions technologiques concrĂštes capables d'accĂ©lĂ©rer la transition vers la neutralitĂ© carbone. Cette dixiĂšme Ă©dition montre que les startups proposent dĂ©sormais des innovations matures, dĂ©jĂ expĂ©rimentĂ©es sur le terrain et, pour certaines, dĂ©jĂ utilisĂ©es par EDF. Parmi les laurĂ©ats, quelles innovations vous ont particuliĂšrement marquĂ© ?Les vĂȘtements rafraĂźchissants d'Urban Circus rĂ©pondent Ă un enjeu majeur de santĂ© et de sĂ©curitĂ© pour les salariĂ©s exposĂ©s aux fortes chaleurs. J'ai Ă©galement Ă©tĂ© impressionnĂ© par les solutions de stockage thermique d'EPYR, le reconditionnement des batteries, l'IA d'Exanod pour l'inspection industrielle, le dirigeable Ă©lectrique de Flying Whales pour surveiller les infrastructures et les drones de SIPA pour automatiser l'Ă©lagage en toute sĂ©curitĂ©. Pourquoi EDF investit-il autant dans ces startups ?Nous travaillons avec les laurĂ©ats afin d'accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement de leurs solutions tout en nourrissant notre propre capacitĂ© d'innovation. Elles nous apportent des idĂ©es nouvelles, de la rapiditĂ© d'exĂ©cution et des technologies qui rĂ©pondent Ă nos besoins dans un contexte d'accĂ©lĂ©ration de l'Ă©lectrification.
Les lunettes connectĂ©es dopĂ©es Ă lâintelligence artificielle ouvrent une nouvelle Ăšre dâinteraction avec la technologie. Matthew Sanders explique comment ces appareils peuvent devenir des outils majeurs dâaccessibilitĂ©, tout en reposant sur la confiance des utilisateurs. đ€ INVITĂ : Matthew Sanders - Directeur de lâaccessibilitĂ© et de lâimpact pour les wearables IA chez MetaPunchlines - Les lunettes IA vont complĂ©ter le smartphone, pas le remplacer.- La technologie devient invisible quand elle sâefface dans notre quotidien.- Pour les personnes non-voyantes, lâIA dans les lunettes est rĂ©volutionnaire.- On ne gagnera lâadoption que si on gagne la confiance des gens.================================= Les lunettes connectĂ©es vont-elles remplacer les smartphones ?Je ne pense pas quâil sâagisse de remplacer les smartphones. Je pense plutĂŽt quâon se dirige vers un monde oĂč le tĂ©lĂ©phone restera davantage dans la poche et sera moins utilisĂ©. Comme les prĂ©cĂ©dentes Ă©volutions informatiques, les lunettes vont complĂ©ter les appareils existants. Elles seront particuliĂšrement pratiques pour certaines interactions, comme les appels en main libre, qui me permettent dâĂȘtre plus naturel et plus libre dans mes Ă©changes. Comment les lunettes IA peuvent-elles changer la vie des personnes en situation de handicap ?LâidĂ©e dâajouter de lâIA aux lunettes est venue dâun employĂ© non-voyant de Meta. Il a expliquĂ© que les lunettes pourraient lui dĂ©crire ce que montre la camĂ©ra. Pour une personne non-voyante, cela peut supprimer des obstacles du quotidien, comme identifier une boĂźte dans un placard ou lire la destination affichĂ©e sur un bus. Cette combinaison entre lâIA et les lunettes a un potentiel Ă©norme pour amĂ©liorer lâautonomie. Quels sont les prochains dĂ©fis pour rendre ces lunettes indispensables ?Nous devons continuer Ă rĂ©duire la taille des composants, amĂ©liorer lâautonomie et rendre les lunettes suffisamment lĂ©gĂšres pour ĂȘtre portĂ©es toute la journĂ©e. Le format des lunettes est essentiel car câest un objet que les gens portent dĂ©jĂ naturellement. Lâobjectif est que la technologie devienne presque invisible. Comment construire la confiance autour des lunettes Ă©quipĂ©es de camĂ©ras ?La confiance est fondamentale. Les utilisateurs doivent comprendre ce qui se passe et garder le contrĂŽle. Les lunettes intĂšgrent notamment un indicateur visuel lorsquâune photo est prise, et les contenus restent sur lâappareil tant que lâutilisateur ne choisit pas de les partager. Lâadoption de cette technologie dĂ©pendra de notre capacitĂ© Ă rĂ©pondre aux attentes de la sociĂ©tĂ©.
Apple rĂ©percute la crise des mĂ©moires sur ses Mac et iPad âą Meta veut dĂ©mocratiser les lunettes connectĂ©es, au risque de raviver les inquiĂ©tudes sur la vie privĂ©e âą Lâeuro numĂ©rique avance au nom de la souverainetĂ© europĂ©enne âą La presse allemande se dĂ©chire sur lâusage de lâIA âą Monde NumĂ©rique et Mon Carnet dĂ©voilent leurs temps forts de la semaine. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple cĂšde au « RAMageddon »Nous revenons sur la hausse exceptionnelle des prix de plusieurs produits Apple, provoquĂ©e par lâenvolĂ©e du coĂ»t des mĂ©moires et du stockage sous la pression des besoins de lâIA. Le MacBook Neo passe notamment de 599 Ă 699 dollars aux Ătats-Unis, tandis que les MacBook Air, MacBook Pro, iPad, Mac mini, Mac Studio et HomePod sont Ă©galement touchĂ©s; au Canada, le Neo grimpe de 799 Ă 949 dollars canadiens. Les iPhone, Apple Watch et AirPods restent pour lâinstant Ă©pargnĂ©s. Meta lance ses propres lunettes connectĂ©esNous dĂ©couvrons les nouvelles Meta Glasses, commercialisĂ©es Ă partir de 299 dollars et dotĂ©es dâune camĂ©ra, de microphones, de haut-parleurs et de lâassistant Meta AI propulsĂ© par Muse Spark. Cette gamme, vendue sous la marque Meta, vise Ă Ă©largir lâaccĂšs aux lunettes intelligentes sans intĂ©grer lâĂ©cran des modĂšles Ray-Ban Display. Lunettes intelligentes et vie privĂ©eNous dĂ©battons de lâacceptabilitĂ© sociale de lunettes capables de filmer Ă tout moment, mĂȘme lorsquâun voyant signale lâenregistrement. Ces appareils installent une suspicion permanente autour de leur porteur et reposent encore largement sur le consentement, le civisme et lâapprentissage collectif des nouveaux usages. Lâeuro numĂ©rique franchit une Ă©tape politiqueNous expliquons le projet dâeuro numĂ©rique de la Banque centrale europĂ©enne, conçu comme une forme Ă©lectronique de monnaie publique utilisable en ligne et hors ligne. Lâobjectif est de renforcer la souverainetĂ© europĂ©enne face aux rĂ©seaux de paiement amĂ©ricains, tout en prĂ©servant la confidentialitĂ© des transactions et lâaccĂšs aux espĂšces. La commission des affaires Ă©conomiques et monĂ©taires du Parlement europĂ©en a adoptĂ© sa position le 23 juin 2026; un pilote de douze mois est prĂ©vu au second semestre 2027 et une Ă©ventuelle mise en circulation en 2029. LâIA provoque un scandale dans la presse allemandeNous revenons sur le retrait dâarticles publiĂ©s par de grands journaux allemands aprĂšs la dĂ©couverte dâun recours important Ă lâintelligence artificielle. Lâaffaire concerne notamment lâancien dirigeant du Tagesspiegel Stephan-Andreas Casdorff ainsi que des textes associĂ©s Ă des responsables politiques, et relance le dĂ©bat sur la transparence, la responsabilitĂ© de lâauteur et les limites des dĂ©tecteurs dâIA. LâEurope prĂ©pare lâĂ©tiquetage des contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par IANous Ă©voquons lâentrĂ©e en application, en aoĂ»t 2026, dâobligations de transparence issues de lâAI Act pour certains contenus synthĂ©tiques, notamment les deepfakes, les textes dâintĂ©rĂȘt public et les interactions avec des agents conversationnels. Ces marquages devront ĂȘtre visibles pour le public et interprĂ©tables par les machines, mĂȘme sâils resteront faciles Ă contourner dans le cadre dâusages malveillants.
VivaTech sĂ©rieux concurrent du CES de Las Vegas ? âą RAMageddon : la flambĂ©e du prix de la mĂ©moire des appareils Ă©lectroniques âą Les camĂ©ras deviennent les yeux de lâintelligence artificielle âą Apple prĂ©pare peut-ĂȘtre lâaprĂšs-smartphone âą Alexa+ déçoit. Avec le soutien de Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Regarder la version vidĂ©o đ https://youtu.be/ud7cNprETk0 Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).=============== La climatisation, nouveau dĂ©bat françaisAvant de parler tech, nous revenons sur la canicule et sur lâĂ©ternelle controverse française autour de la climatisation. Entre impĂ©ratif sanitaire, consommation Ă©lectrique et adaptation des logements, on estime que le dĂ©bat gagnerait Ă distinguer lâusage raisonnable de la climatisation de la lutte de fond contre le rĂ©chauffement climatique. VivaTech peut-il dĂ©trĂŽner le CES ?Avec plus de 200 000 visiteurs annoncĂ©s, VivaTech sâimpose dĂ©sormais comme un rendez-vous technologique international majeur. Nous comparons sa dimension trĂšs business, institutionnelle et europĂ©enne Ă celle du CES, davantage centrĂ© sur les produits grand public, et nous nous demandons si Paris ne menace pas surtout lâIFA de Berlin avant de pouvoir rivaliser rĂ©ellement avec Las Vegas. Ă voir aussi sur Monde NumĂ©rique : VivaTech 2026, ce quâil faut retenir du premier jour et VivaTech 2026 : lâEurope tech passe Ă lâoffensive. Le RAMageddon fait flamber les prixLa mĂ©moire vive et le stockage coĂ»tent de plus en plus cher, sous lâeffet dâune demande massive venue de lâIA, des centres de donnĂ©es, de lâautomobile et des objets connectĂ©s. Apple, Microsoft, Sony ou Nintendo rĂ©percutent dĂ©jĂ cette tension par des hausses de tarifs ou des configurations moins gĂ©nĂ©reuses, tandis que les capacitĂ©s de production de SK hynix, Samsung et Micron ne peuvent pas augmenter du jour au lendemain. La camĂ©ra devient un capteur universelDes voitures aux lunettes connectĂ©es, et peut-ĂȘtre demain jusque dans les AirPods, la camĂ©ra ne sert plus seulement Ă prendre des photos. Elle permet Ă lâIA de comprendre lâenvironnement, de contextualiser ses rĂ©ponses, dâassister les personnes malvoyantes et de guider des robots dans le monde physique. Cette Ă©volution rejoint les « world models » dĂ©fendus par Yann LeCun : une intelligence ne devrait pas seulement apprendre Ă partir de textes, mais aussi observer, Ă©couter et comprendre lâespace. Nous Ă©voquons Ă©galement les ouvriers Ă©quipĂ©s de camĂ©ras afin de transmettre leurs gestes aux futurs robots, avec Ă la clĂ© de nouveaux usages industriels mais aussi de sĂ©rieuses questions de surveillance et de vie privĂ©e. Quels appareils emporter en vacances ?Le smartphone a absorbĂ© presque tout le nĂ©cessaire du voyageur : appareil photo, musique, lecture, information, cartes et divertissement. La liseuse conserve toutefois un avantage au soleil, tandis que certains Ă©crans de smartphones Android proposent des modes dâaffichage plus lisibles en pleine lumiĂšre. iPhone pliant et lunettes AppleLes rumeurs autour dâun iPhone pliant deviennent plus insistantes, mĂȘme si la pĂ©nurie de mĂ©moire pourrait retarder son lancement ou le propulser Ă un tarif trĂšs Ă©levĂ©. Nous nous intĂ©ressons aussi aux futures lunettes dâApple et au rachat de Q.ai, dont la technologie analyse les micro-mouvements du visage pour comprendre les chuchotements ou une parole presque silencieuse. Ă lire sur Monde NumĂ©rique : Apple, le rachat qui pourrait tout changer. Alexa+ : plus intelligente, mais trop lenteAlexa+ gagne en conversation, en comprĂ©hension et en capacitĂ© Ă enchaĂźner plusieurs actions, mais sa latence et sa tendance Ă trop parler peuvent dĂ©grader lâexpĂ©rience. Nous constatons que lâassistant est plus humain, sans ĂȘtre encore aussi immĂ©diat et discret que lâon attend dâun appareil domestique. Ă Ă©couter sur Monde NumĂ©rique : Alexa+ arrive en France avec des fonctions boostĂ©es Ă lâIA gĂ©nĂ©rative.
Android sauve des vies au VĂ©nĂ©zuela âą Apple augmente fortement les prix de ses Mac et iPad âą Meta lance des lunettes connectĂ©es bon marchĂ© âą Tesla conteste un accident attribuĂ© Ă son Autopilot âą L'Europe avance sur l'euro numĂ©rique âą Les cyberarnaques profitent de la Coupe du monde âą Des innovations pour la transition Ă©nergĂ©tique rĂ©compensĂ©es par les Prix EDF Pulse âïž DĂ©couvrez Frogans, l'innovation française qui rĂ©invente le Web : cliquez ici =============== Des smartphones Android qui sauvent des vies lors du sĂ©isme au VenezuelaLe double sĂ©isme qui a frappĂ© le Venezuela a montrĂ© l'efficacitĂ© du systĂšme Android Earthquake Alerts de Google. Des millions d'utilisateurs Android ont reçu une alerte quelques secondes avant les secousses grĂące aux accĂ©lĂ©romĂštres intĂ©grĂ©s dans les smartphones, capables de dĂ©tecter les premiĂšres ondes sismiques. Une dĂ©monstration spectaculaire du potentiel des technologies mobiles au service de la sĂ©curitĂ© civile. Apple augmente brutalement le prix de ses Mac et de ses iPadFace Ă la crise mondiale des semi-conducteurs, Apple revoit les tarifs de presque toute sa gamme informatique. Les Mac voient leur prix grimper de 100 Ă 700 euros selon les modĂšles, tandis que les iPad prennent jusqu'Ă 150 euros. Seuls les iPhone Ă©chappent, pour l'instant, Ă cette hausse, consĂ©quence directe de la pĂ©nurie de mĂ©moire vive alimentĂ©e par l'explosion de la demande liĂ©e Ă l'intelligence artificielle. Meta dĂ©mocratise les lunettes connectĂ©esMeta lance une nouvelle gĂ©nĂ©ration de lunettes connectĂ©es Ă environ 300 dollars, moins chĂšre que les modĂšles dĂ©veloppĂ©s avec Ray-Ban. Elles intĂšgrent camĂ©ra, micros, haut-parleurs, traduction instantanĂ©e et assistant IA Meta, tout en conservant une approche plus accessible pour accĂ©lĂ©rer l'adoption des wearables intelligents. Tesla : l'Autopilot mis en cause⊠mais l'enquĂȘte nuance les accusationsUne famille amĂ©ricaine poursuit Tesla aprĂšs un accident mortel au Texas impliquant une Model 3. Le conducteur affirme que l'Autopilot Ă©tait activĂ©, mais les donnĂ©es enregistrĂ©es par le constructeur indiqueraient au contraire que le conducteur avait repris la main quelques instants avant l'impact. Une nouvelle affaire qui relance le dĂ©bat sur les limites des systĂšmes d'aide Ă la conduite. Waymo rappelle 4 000 robotaxisLes vĂ©hicules autonomes de Waymo ont Ă©tĂ© surpris Ă plusieurs reprises sur des autoroutes fermĂ©es pour travaux. L'entreprise rappelle prĂšs de 4 000 vĂ©hicules afin de corriger un dĂ©faut d'interprĂ©tation des zones de chantier. MalgrĂ© ce sixiĂšme rappel, Waymo poursuit son expansion aux Ătats-Unis et Ă l'international. Le supercalculateur chinois Line Shine devient numĂ©ro un mondialLa Chine reprend la tĂȘte du classement Top500 avec Line Shine, installĂ© Ă Shenzhen. Cette machine de plus de 2 000 exaflops, entiĂšrement basĂ©e sur des processeurs chinois, dĂ©passe dĂ©sormais le supercalculateur amĂ©ricain El Capitan et confirme les ambitions technologiques de PĂ©kin dans le calcul haute performance. Euro numĂ©rique : l'Europe accĂ©lĂšreDans le DĂ©brief transatlantique, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) revient sur l'avancĂ©e du projet d'euro numĂ©rique. La future monnaie numĂ©rique de la Banque centrale europĂ©enne vise Ă renforcer la souverainetĂ© europĂ©enne face aux gĂ©ants amĂ©ricains du paiement tout en promettant un haut niveau de protection de la vie privĂ©e. Le Canada rĂ©flĂ©chit Ă©galement Ă un dispositif comparable, mĂȘme si le sujet suscite d'importantes interrogations. Les lunettes IA de Meta : au service de l'accessibilitĂ©INTERVIEW - Matthew Sanders, directeur de l'accessibilitĂ© et de l'impact pour les wearables IA chez Meta, explique pourquoi les lunettes intelligentes sont appelĂ©es Ă complĂ©ter le smartphone plutĂŽt qu'Ă le remplacer. Il dĂ©taille les progrĂšs rĂ©alisĂ©s en matiĂšre d'accessibilitĂ© grĂące Ă l'IA, notamment pour les personnes malvoyantes, ainsi que les dĂ©fis techniques liĂ©s Ă l'autonomie, la miniaturisation et la protection de la vie privĂ©e. CybercriminalitĂ© : les escrocs profitent de la Coupe du mondeINTERVIEW [PARTENARIAT] - BenoĂźt Grunemwald, expert cybersĂ©curitĂ© chez ESET, alerte sur la multiplication des arnaques liĂ©es Ă la Coupe du monde de football : faux sites de billetterie, faux produits dĂ©rivĂ©s, IPTV frauduleuses et campagnes de phishing. Il explique Ă©galement comment les cybercriminels dĂ©veloppent dĂ©sormais des outils capables de neutraliser les logiciels de sĂ©curitĂ©, rendant indispensable une surveillance permanente des systĂšmes. EDF Pulse 2026 : six innovations pour accĂ©lĂ©rer la transition Ă©nergĂ©tiqueINTERVIEW [PARTENARIAT] - Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, prĂ©sente les laurĂ©ats des Prix EDF Pulse 2026. Au programme : des vĂȘtements rafraĂźchissants pour les travailleurs exposĂ©s aux fortes chaleurs, des solutions de stockage thermique pour l'industrie, le reconditionnement de batteries, l'inspection industrielle assistĂ©e par IA, un dirigeable Ă©lectrique pour surveiller les infrastructures et un drone Ă©lagueur destinĂ© Ă sĂ©curiser les rĂ©seaux Ă©lectriques. Autant d'innovations appelĂ©es Ă accompagner la transition Ă©nergĂ©tique.
Elizabeth Stone, Chief Product and Technology Officer de Netflix, dĂ©taille la stratĂ©gie technologique du gĂ©ant du streaming et sa vision du rĂŽle de l'IA dans la crĂ©ation audiovisuelle. đ€ INVITĂE : Elizabeth Stone - Chief Product and Technology Officer de NetflixPunchlines- LâIA est un outil qui permet aux crĂ©ateurs de donner vie Ă leur vision.- Les humains resteront au centre de la crĂ©ativitĂ© et de la narration.- Le divertissement nâest plus un format unique.- Nous nâavons pas peur de prendre des risques pour innover.================================= Netflix n'est plus seulement une plateforme de streaming. Quelle est votre vision du divertissement aujourd'hui ?Le divertissement ne se limite plus aux films et aux sĂ©ries. Les utilisateurs peuvent vouloir regarder un film, jouer Ă un jeu, suivre un Ă©vĂ©nement en direct ou simplement trouver un contenu rapide sur mobile. Notre dĂ©fi consiste Ă rendre cette diversitĂ© accessible de maniĂšre fluide grĂące Ă la technologie, tout en proposant les contenus les plus pertinents au bon moment. Vous avez rĂ©cemment renouvelĂ© les interfaces TV et mobile de Netflix. Pourquoi prendre le risque de changer des habitudes bien installĂ©es ?MĂȘme si notre interface historique avait bĂ©nĂ©ficiĂ© de plus de dix ans d'optimisation, nous estimions qu'elle limitait notre capacitĂ© d'innovation. Nous avons donc construit une nouvelle base technologique plus modulaire qui nous permet d'expĂ©rimenter davantage. Cela amĂ©liore non seulement l'expĂ©rience visible par les utilisateurs, mais aussi tout ce qui se passe en arriĂšre-plan pour accĂ©lĂ©rer les Ă©volutions futures. Quelle est la place de l'intelligence artificielle dans la production des contenus Netflix ?Notre philosophie est simple : l'IA est un outil au service des crĂ©ateurs. Certains rĂ©alisateurs souhaitent l'utiliser, d'autres non, et nous travaillons avec les deux approches. Nous pensons que les humains resteront toujours au centre de la crĂ©ation. L'IA peut aider Ă construire des dĂ©cors numĂ©riques, prĂ©visualiser des scĂšnes ou imaginer des environnements impossibles Ă produire autrement, mais elle sert avant tout la vision d'un auteur. Netflix dĂ©veloppe-t-il ses propres technologies d'intelligence artificielle ?Historiquement, Netflix construit beaucoup de ses propres technologies. Open Connect, notre rĂ©seau mondial de diffusion de contenu, en est un exemple majeur. Concernant les modĂšles d'IA gĂ©nĂ©rative, nous travaillons avec diffĂ©rents partenaires et choisissons selon les cas d'usage s'il est prĂ©fĂ©rable de dĂ©velopper une solution en interne ou de s'appuyer sur des technologies existantes.
Ă VivaTech 2026, Microsoft met en lumiĂšre des startups qui utilisent lâintelligence artificielle pour rĂ©pondre Ă des problĂ©matiques concrĂštes dans lâindustrie, la recherche et lâanalyse de lâinformation. Gros plan sur trois d'entre elles. Emission spĂ©ciale en partenariat avec Microsoft đ€ Eneric Lopez (Dir. IA et Impact Social, Microsoft France)đ€ Nelson Atipo (CEO AutomAssist)đ€ Bassem Asseh - (VP Arlequin AI)đ€ Antoine de Torcy (Cofondateur Biolevate)Punchlines - LâIA vient augmenter la capacitĂ© de lâĂȘtre humain.- Le vrai sujet, câest pourquoi faire de lâIA ?- LâIA est au service du besoin mĂ©tier, pas lâinverse.- Lâhumain reste au centre de la dĂ©cision.================================= LâIA transforme-t-elle vraiment les entreprises ?Eneric Lopez : Aujourdâhui, beaucoup de personnes utilisent dĂ©jĂ lâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rative en entreprise, mais cela ne veut pas forcĂ©ment dire quâelle est intĂ©grĂ©e dans les mĂ©tiers. La vraie transformation arrive quand on trouve les bons cas dâusage, quand les processus changent et quand lâorganisation accompagne cette Ă©volution. Il faut partir dâun problĂšme mĂ©tier concret avant de chercher une technologie. Pourquoi les startups jouent-elles un rĂŽle clĂ© dans cette Ă©volution ?Eneric Lopez : Les startups ne sont plus seulement lĂ pour montrer une image dâinnovation. Elles proposent aujourdâhui de vraies solutions qui rĂ©pondent Ă des besoins prĂ©cis et qui peuvent passer en production dans les grandes entreprises. Avec le programme Gen AI Studio, nous accompagnons des startups dĂ©jĂ avancĂ©es avec des partenaires technologiques et mĂ©tiers pour accĂ©lĂ©rer leur dĂ©veloppement, leur sĂ©curitĂ© et leur accĂšs au marchĂ©. En quoi consiste la solution d'AutomAssist pour les usines ?Nelson Atipo : Nous aidons les usines Ă ĂȘtre plus productives grĂące Ă lâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rative et agentique. Nos agents permettent aux Ă©quipes de maintenance et aux opĂ©rateurs dâaccĂ©der plus facilement aux informations techniques en connectant les diffĂ©rentes sources de donnĂ©es de lâusine. Lâobjectif nâest pas de remplacer lâhumain, mais de lui permettre de gagner du temps sur des tĂąches sans valeur ajoutĂ©e et de mieux prendre ses dĂ©cisions. Comment Arlequin permet-elle de traiter des masses dâinformations complexes ?Bassem Asseh : Lâhumain seul ne peut pas traiter des centaines dâheures de vidĂ©os YouTube ou des millions de tweets. Notre objectif est dâaider les dĂ©cideurs Ă extraire du sens Ă partir de grandes quantitĂ©s dâinformations, avec une traçabilitĂ© complĂšte des conclusions proposĂ©es. LâIA augmente la capacitĂ© humaine, mais la dĂ©cision finale reste humaine. Comment BioLevate accĂ©lĂšre-t-elle la recherche pharmaceutique ?Antoine de Torcy : Nous structurons les connaissances des entreprises pharmaceutiques pour permettre Ă des agents dâintelligence artificielle de travailler dessus tout en gardant une traçabilitĂ© complĂšte. Cela permet dâanalyser beaucoup plus rapidement la littĂ©rature scientifique, de croiser des donnĂ©es complexes et dâidentifier de nouvelles pistes thĂ©rapeutiques tout en laissant lâhumain valider les rĂ©sultats. Regarder la version vidĂ©o de cette Ă©mission : https://youtu.be/4o47w-K8v1c
Ă lâoccasion des 10 ans de VivaTech, Patrice DuboĂ© et Matthieu Deboeuf-Rouchon dĂ©cryptent les grandes tendances qui marquent cette Ă©dition 2026. Entre souverainetĂ© technologique, intelligence artificielle, robotique, spatial, quantique et deeptech, ils dressent le portrait dâun Ă©cosystĂšme europĂ©en plus mature et plus ambitieux. Emission spĂ©ciale en partenariat avec Capgemini đ€ INVITĂS : Patrice DuboĂ© - Directeur Innovation Europe du Sud chez Capgemini & Matthieu Deboeuf-Rouchon - Responsable Innovation chez Capgemini EngineeringPunchlines - La robotique ne remplacera pas l'ĂȘtre humain ou l'opĂ©rateur.- L'IA est un accĂ©lĂ©rateur pour les gens qui en ont vraiment envie.- La peur peut aussi ĂȘtre source d'innovation plus rapide.- Les startups ne vont pas sans les grands groupes et les grands groupes ne vont pas sans les startups.================================= Dix ans aprĂšs sa crĂ©ation, comment voyez-vous VivaTech aujourdâhui ?Patrice DuboĂ© : VivaTech a atteint son objectif initial. Nous Ă©tions prĂ©sents dĂšs la premiĂšre Ă©dition et lâambition Ă©tait de crĂ©er un Ă©quivalent europĂ©en du CES. Aujourdâhui, le salon est devenu une rĂ©fĂ©rence internationale avec une forte prĂ©sence des startups, des grands groupes et des acteurs de lâinnovation. Que retenez-vous de cette Ă©dition ? Matthieu Deboeuf-Rouchon : Lâintelligence artificielle est partout, cette annĂ©e encore, mais avec une attention particuliĂšre portĂ©e Ă la souverainetĂ©. Les rĂ©cents Ă©vĂ©nements ont rappelĂ© notre dĂ©pendance Ă certaines technologies Ă©trangĂšres. On voit Ă©merger des solutions europĂ©ennes solides comme Mistral et une volontĂ© de construire un Ă©cosystĂšme plus autonome, tout en restant ouvert Ă lâinnovation. LâIA et la robotique vont-elles remplacer les humains ?Patrice DuboĂ© : Non. LâIA et la robotique sont des outils dâaccĂ©lĂ©ration. Elles permettent aux experts dâaller plus vite et aux profils juniors de progresser plus rapidement. Lâavenir repose sur une collaboration entre humains et agents IA, chacun apportant ses compĂ©tences. La curiositĂ© et lâenvie dâapprendre resteront les principaux facteurs de diffĂ©renciation. OĂč en est la tech europĂ©enne ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : J'ai Ă©tĂ© frappĂ© par la maturitĂ© de la deeptech. On voit moins de gadgets et davantage de technologies de fond. Des startups travaillent sur le stockage de donnĂ©es dans lâADN synthĂ©tique, sur de nouvelles couches logicielles intelligentes ou encore sur des matĂ©riaux innovants Ă base de mycĂ©lium. Ce sont des briques technologiques discrĂštes mais essentielles pour les industries de demain. Regardez la version vidĂ©o đ https://youtu.be/OMh3ORpr3FE
VivaTech rivalise dĂ©sormais avec le CES âą La souverainetĂ© numĂ©rique rĂ©vĂšle ses contradictions âą Lâaffaire Anthropic rĂ©veille lâEurope âą LâIA sâaffiche optimiste malgrĂ© les craintes sur lâemploi âą Les robots restent encore largement en apprentissage âą La deep tech française montre ses forces Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)VivaTech change de dimensionNous dressons le bilan de la dixiĂšme Ă©dition de VivaTech, devenue un rendez-vous international capable de rivaliser avec le CES par son ampleur, ses intervenants et la diversitĂ© des innovations prĂ©sentĂ©es. Bruno souligne toutefois lâĂ©cart entre les chiffres annoncĂ©s, la visibilitĂ© offerte aux dĂ©lĂ©gations Ă©trangĂšres et les retombĂ©es commerciales rĂ©ellement obtenues. Une souverainetĂ© numĂ©rique Ă double tranchantNous revenons sur lâomniprĂ©sence de la souverainetĂ© technologique dans les allĂ©es du salon. La prioritĂ© donnĂ©e aux solutions françaises et europĂ©ennes rĂ©pond Ă une dĂ©pendance devenue prĂ©occupante envers les Ătats-Unis, mais elle risque aussi de fermer la porte Ă des partenaires comme le Canada, pourtant proches de lâEurope sur les plans Ă©conomique et politique. LâEurope ne pourra pas avancer seuleNous dĂ©fendons une souverainetĂ© fondĂ©e sur la coopĂ©ration plutĂŽt que sur lâautarcie. Aucun pays ne dispose seul de toutes les infrastructures, des capacitĂ©s industrielles et de la puissance de calcul nĂ©cessaires : la France, lâAllemagne, le Canada et dâautres partenaires doivent donc combiner leurs forces. Quand les gĂ©ants amĂ©ricains se disent souverainsNous observons comment Microsoft et dâautres groupes amĂ©ricains adaptent leur discours en proposant des centres de donnĂ©es locaux, des services opĂ©rĂ©s en France et des dispositifs de contrĂŽle renforcĂ©s. Leur argument est simple : la souverainetĂ© doit rester compatible avec la compĂ©titivitĂ© et lâaccĂšs aux technologies les plus performantes. Des IA adaptĂ©es aux cultures localesNous insistons sur un enjeu souvent nĂ©gligĂ© : lâentraĂźnement des modĂšles dans les langues, les rĂ©fĂ©rences et les rĂ©alitĂ©s culturelles de chaque pays. Des modĂšles majoritairement façonnĂ©s par la culture amĂ©ricaine risquent de diffuser des biais et des reprĂ©sentations qui ne correspondent ni Ă lâEurope, ni au Canada, ni au BrĂ©sil. Lâaffaire Anthropic provoque un Ă©lectrochocNous analysons la dĂ©cision amĂ©ricaine ayant conduit Anthropic Ă suspendre ses modĂšles Fable 5 et Mythos 5 aprĂšs des inquiĂ©tudes liĂ©es Ă leurs capacitĂ©s en cybersĂ©curitĂ©. MĂȘme si lâEurope nâĂ©tait pas directement visĂ©e, lâĂ©pisode a dĂ©montrĂ© quâune dĂ©cision prise Ă Washington pouvait interrompre brutalement lâaccĂšs mondial Ă une technologie stratĂ©gique. Lâoptimisme de Jeff Bezos et Yann LeCunNous Ă©voquons les interventions de Jeff Bezos, Amazon, Blue Origin et Prometheus, et de Yann LeCun, AMI Labs et New York University, qui ont dĂ©fendu une vision moins alarmiste de lâintelligence artificielle. Face aux scĂ©narios de suppressions massives dâemplois, ils mettent davantage lâaccent sur la crĂ©ation dâactivitĂ©s, la productivitĂ© et le manque futur de main-dâĆuvre. Des robots encore peu autonomesNous faisons le tour des humanoĂŻdes prĂ©sentĂ©s par Unitree, Agibot, Wandercraft ou Enchanted Tools. DerriĂšre les dĂ©monstrations spectaculaires, beaucoup de machines restent tĂ©lĂ©opĂ©rĂ©es : le vĂ©ritable dĂ©fi consiste dĂ©sormais Ă leur apprendre Ă comprendre leur environnement et Ă agir seules de maniĂšre fiable. Les robots vont-ils prendre nos emplois ?Nous estimons que la robotisation touchera dâabord les tĂąches pĂ©nibles, rĂ©pĂ©titives ou dangereuses. Comme lors des prĂ©cĂ©dentes rĂ©volutions industrielles, certains mĂ©tiers disparaĂźtront ou Ă©volueront, ce qui rend indispensables la formation, la reconversion et lâaccompagnement des travailleurs. Le luxe accĂ©lĂšre dans lâIANous observons la place centrale de LVMH et de LâOrĂ©al dans lâĂ©cosystĂšme VivaTech. Au-delĂ de la vitrine, les groupes de luxe utilisent dĂ©sormais lâintelligence artificielle pour le conseil, la relation client et la visibilitĂ© de leurs produits dans les assistants conversationnels, appelĂ©s Ă devenir de nouveaux prescripteurs. La deep tech française en premiĂšre ligneNous mettons en avant la recherche menĂ©e par le CEA, Inria, le CNRS et Orange autour des agents dâintelligence artificielle et de leur interopĂ©rabilitĂ©. Ce travail de fond, moins spectaculaire que les dĂ©monstrations commerciales, constitue pourtant lâun des atouts les plus solides de lâĂ©cosystĂšme français. Des innovations venues de plusieurs continentsNous soulignons la forte reprĂ©sentation du Canada, de lâAfrique et de lâAsie dans le salon. Bruno prĂ©sente notamment Alexandre Triquet, Reveal Life Science, dont le dispositif dâanalyse de tissus aide Ă dĂ©tecter des cellules cancĂ©reuses et a remportĂ© lâOVHcloud Startup Challenge de VivaTech 2026.
VivaTech 2026 confirme sa montĂ©e en puissance face au CES âą LâIA entre dans une phase industrielle âą Les pĂ©pites françaises de la deeptech et du quantique se font plus visibles âą Microsoft accĂ©lĂšre les startups IA avec son programme GenAI Studio âą Arlequin AI traque dĂ©sinformation et signaux faibles Ă grande Ă©chelle âą Netflix dĂ©fend une IA au service des crĂ©ateurs âą Une startup française crĂ©e des parfums personnalisĂ©s grĂące Ă lâIA âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web đ Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== VivaTech 2026 : lâĂąge de la maturitĂ©DixiĂšme Ă©dition rĂ©ussie pour VivaTech, qui confirme son statut de grand rendez-vous mondial de lâinnovation. Dans un dĂ©brief spĂ©cial avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur les tendances fortes du salon : industrialisation de lâIA, souverainetĂ© numĂ©rique, robotique, espace et montĂ©e en puissance de lâĂ©cosystĂšme europĂ©en. On Ă©voque aussi les dĂ©bats autour dâAnthropic et des restrictions dâaccĂšs Ă certains modĂšles dâIA qui ont ravivĂ© les inquiĂ©tudes europĂ©ennes face Ă la perte de souverainetĂ© numĂ©rique. Les pĂ©pites françaises selon Capgemini[PARTENARIAT] Patrice DuboĂ© et Mathieu Deboeuf-Rouchon de Capgemini mettent en avant les innovations françaises les plus prometteuses. Au programme : informatique quantique avec Alice & Bob, Pasqal et Quandela, stockage ADN, intelligence embarquĂ©e et deeptech industrielle en pleine accĂ©lĂ©ration. Ils Ă©voquent aussi les technologies de dĂ©fense, qui occupent une place croissante Ă VivaTech. Les experts de Capgemini dĂ©taillent notamment Maestro, une architecture dâagents IA destinĂ©e Ă assister les opĂ©rateurs sur le terrain et Ă accĂ©lĂ©rer lâanalyse dâinformations complexes. Microsoft mise sur les startups IA[PARTENARIAT] Eneric Lopez, de Microsoft France, prĂ©sente le programme GenAI Studio. Cet accĂ©lĂ©rateur accompagne des startups dĂ©jĂ matures pour transformer leurs innovations en solutions industrielles dĂ©ployĂ©es chez les grands comptes. Arlequin AI : dĂ©tecter les crises avant quâelles nâexplosentBassem Asseh, vice-prĂ©sident de Arlequin AI, explique comment sa plateforme analyse dâimmenses volumes de donnĂ©es ouvertes afin de dĂ©tecter campagnes de dĂ©sinformation, risques rĂ©putationnels ou signaux faibles. Lâentreprise revendique une approche fondĂ©e sur la traçabilitĂ© plutĂŽt que sur lâIA gĂ©nĂ©rative. Netflix : lâIA au service de la crĂ©ationEXCLUSIF ! Ălisabeth Stone, Chief Product & Technology Officer de Netflix, dĂ©taille la stratĂ©gie du gĂ©ant du streaming. LâIA est utilisĂ©e pour crĂ©er des dĂ©cors numĂ©riques, accĂ©lĂ©rer la prĂ©production et enrichir les outils crĂ©atifs, tout en conservant les humains au cĆur du processus narratif. Du parfum personnalisĂ© par IAJ'ai testĂ© la crĂ©ation de parfum sur mesure basĂ© sur mes goĂ»tes, grĂące Ă l'IA. Patrice Dana, de Lylo, prĂ©sente cette expĂ©rience originale. Ă partir des goĂ»ts, prĂ©fĂ©rences et rĂ©ponses de lâutilisateur, un moteur alimentĂ© par plus de deux millions de donnĂ©es gĂ©nĂšre une formule unique en quelques minutes.
Pour sa dixiĂšme Ă©dition, VivaTech confirme son statut de rendez-vous technologique majeur en Europe avec une frĂ©quentation record et une dimension internationale assumĂ©e. Entre intelligence artificielle, robotique, informatique quantique et souverainetĂ© numĂ©rique, cette premiĂšre journĂ©e a Ă©tĂ© marquĂ©e par un discours particuliĂšrement optimiste de Jeff Bezos sur lâavenir de lâinnovation. VivaTech entre dans une nouvelle dimensionDix ans aprĂšs sa crĂ©ation, VivaTech sâimpose comme lâun des grands salons technologiques mondiaux. InstallĂ© cette annĂ©e dans le Hall 7 de la Porte de Versailles Ă Paris, lâĂ©vĂ©nement accueille plusieurs milliers dâexposants, partenaires et startups venus du monde entier. MalgrĂ© quelques difficultĂ©s logistiques lors de lâouverture, liĂ©es Ă une forte affluence, cette Ă©dition 2026 confirme la montĂ©e en puissance du salon, dĂ©sormais souvent comparĂ© aux grands rendez-vous internationaux de la tech. Jeff Bezos mise sur lâinnovation et lâIAInvitĂ© vedette de cette premiĂšre journĂ©e, Jeff Bezos a dĂ©fendu une vision rĂ©solument optimiste de lâavenir technologique. Le fondateur dâAmazon et dirigeant de Blue Origin estime que lâintelligence artificielle ne supprimera pas massivement les emplois. Selon lui, elle permettra au contraire dâaccĂ©lĂ©rer la crĂ©ation de nouveaux produits, services et entreprises, au point de provoquer une pĂ©nurie de main-dâĆuvre. Il a Ă©galement rĂ©affirmĂ© sa conviction que la conquĂȘte spatiale jouera un rĂŽle important dans le dĂ©veloppement futur de lâhumanitĂ© et dans la gestion de certaines activitĂ©s industrielles aujourdâhui rĂ©alisĂ©es sur Terre. Yann Le Cun et la prochaine gĂ©nĂ©ration dâIAAutre figure incontournable du salon, Yann Le Cun a rappelĂ© sa vision dâune intelligence artificielle dĂ©passant les modĂšles de langage actuels. Le scientifique, associĂ© Ă Meta et fondateur de AI2B Labs, dĂ©fend le concept des « World Models », une approche destinĂ©e Ă permettre aux machines de mieux comprendre le monde rĂ©el. Selon lui, chacun disposera demain de multiples agents IA capables dâassister les humains dans leur vie personnelle et professionnelle. Robotique : des progrĂšs visibles mais encore limitĂ©sComme chaque annĂ©e, les robots humanoĂŻdes attirent lâattention des visiteurs. Parmi les acteurs prĂ©sents figurent notamment Unitree Robotics, AgiBot, Wandercraft et Enchanted Tools. Si les avancĂ©es mĂ©caniques sont dĂ©sormais impressionnantes, le principal dĂ©fi reste lâintĂ©gration dâune intelligence suffisamment performante pour reproduire efficacement les comportements humains dans des situations rĂ©elles. La souverainetĂ© numĂ©rique comme fil rougeLa question de la souverainetĂ© technologique traverse lâensemble du salon. Comment tirer parti des innovations amĂ©ricaines et asiatiques tout en prĂ©servant une autonomie stratĂ©gique europĂ©enne ? De nombreuses entreprises tentent dâapporter des rĂ©ponses Ă cet enjeu, notamment dans les domaines du cloud, de lâintelligence artificielle et du calcul avancĂ©. Lâinformatique quantique figure Ă©galement parmi les sujets les plus observĂ©s cette annĂ©e, avec notamment des dĂ©monstrations sur le stand dâOVHcloud.
InstallĂ© au BrĂ©sil depuis plus de douze ans, Daniel Topper dirige aujourdâhui la filiale brĂ©silienne de la sociĂ©tĂ© française Primelis. Depuis le Web Summit Rio, il dĂ©crypte un Ă©cosystĂšme tech en pleine accĂ©lĂ©ration, portĂ© par le mobile, lâIA et surtout le systĂšme de paiement PIX, devenu un modĂšle mondial. đ€ INVITĂ : Daniel Topper - Directeur BrĂ©sil de PrimelisPunchlines- Le BrĂ©sil est devenu un laboratoire technologique de 210 millions dâhabitants.- Les BrĂ©siliens ont sautĂ© certaines Ă©tapes pour passer directement au mobile.- Le PIX est une arme stratĂ©gique totalement brĂ©silienne.- Lâadoption de lâintelligence artificielle est extrĂȘmement rapide au BrĂ©sil.================================= Pourquoi le BrĂ©sil attire-t-il autant d'acteurs de la tech ?Ce qui est frappant ici, câest que le marchĂ© brĂ©silien ressemble beaucoup aux marchĂ©s amĂ©ricain ou europĂ©en en termes dâacteurs, de technologies et dâapproches. Mais sur certains sujets, le BrĂ©sil est mĂȘme plus avancĂ©. Les usages mobiles se sont imposĂ©s trĂšs vite, sans forcĂ©ment passer par certaines Ă©tapes historiques quâon a connues ailleurs. Pour beaucoup dâentreprises internationales, câest devenu un immense laboratoire Ă ciel ouvert avec plus de 210 millions dâhabitants. Comment expliquer le succĂšs du systĂšme de paiement PIX ?Le PIX est une infrastructure de paiement instantanĂ© dĂ©veloppĂ©e par la Banque centrale brĂ©silienne. Aujourdâhui, environ 80 % de la population lâutilise. Les paiements sont gratuits, instantanĂ©s et fonctionnent avec toutes les banques. On peut payer via un QR code, un numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone ou une adresse e-mail. Pour lâe-commerce, câest extrĂȘmement puissant, car cela rĂ©duit les frais bancaires et limite la fraude. Le PIX est devenu un vĂ©ritable sujet stratĂ©gique et mĂȘme diplomatique avec les Ătats-Unis car cela fait de l'ombre aux grands acteurs amĂ©ricains du paiement, tels que Visa et Mastercard. OĂč en sont le dĂ©veloppement et l'adoption de lâintelligence artificielle ?Lâadoption de lâIA est trĂšs rapide. Les outils comme ChatGPT sont massivement utilisĂ©s, aussi bien par les dĂ©veloppeurs que par le grand public. Beaucoup de fonctionnalitĂ©s dâIA de Google ou dâautres plateformes sont dĂ©jĂ dĂ©ployĂ©es ici. On voit aussi Ă©merger des startups brĂ©siliennes valorisĂ©es plusieurs milliards de dollars autour de lâIA, notamment dans le juridique, la finance ou les ressources humaines. Recommanderiez-vous Ă des entrepreneurs français de venir s'installer ici ?Oui, mais il faut ĂȘtre patient et rĂ©silient. Le marchĂ© est complexe et trĂšs compĂ©titif. Une entreprise française qui arrive ici dĂ©couvre souvent quâil existe dĂ©jĂ des concurrents locaux trĂšs solides. Il faut donc adapter son offre et comprendre les spĂ©cificitĂ©s du marchĂ© brĂ©silien, notamment la fiscalitĂ© et les usages locaux. Mais il existe un vrai Ă©cosystĂšme tech, des investisseurs et une communautĂ© French Tech trĂšs active.
Au Web Summit Rio 2026, j'ai rencontrĂ© des reprĂ©sentants de la French Tech brĂ©silienne. Gabriela Alcantara de Barros dĂ©crit un Ă©cosystĂšme tech en pleine accĂ©lĂ©ration, portĂ© par les fintechs, WhatsApp Business et le succĂšs du systĂšme de paiement Pix. đ€ INVITĂE : Gabriela Alcantara de Barros - ReprĂ©sentante de la French Tech SĂŁo PauloPunchlines- Le BrĂ©sil est un pays trĂšs fort sur le digital.- Pix a dĂ©passĂ© les cartes bancaires au BrĂ©sil.- Les entrepreneurs français tirent leur Ă©pingle du jeu.================================= Comment dĂ©crire lâĂ©cosystĂšme tech brĂ©silien ?Aujourdâhui, SĂŁo Paulo concentre lâessentiel de lâactivitĂ© Ă©conomique et technologique du BrĂ©sil. La majoritĂ© des startups de notre Ă©cosystĂšme y sont installĂ©es, notamment dans la fintech, la foodtech ou encore la logistique. Câest vraiment le principal pĂŽle dâinnovation du pays, avec des hubs comme Cubo ItaĂș ou Learning Village. Cependant, Rio reste la Cidade Maravilhosa (Ville Merveilleuse) et câest la raison pour laquelle elle accueille le Web Summit Rio 2026. Nous avons aussi une forte prĂ©sence dâentrepreneurs français installĂ©s ici depuis longtemps. Certaines grandes entreprises françaises sont prĂ©sentes au BrĂ©sil depuis des dĂ©cennies, mais il y a Ă©galement des startups créées localement par des Français ou par des Ă©quipes franco-brĂ©siliennes. Pourquoi les fintechs explosent-elles au BrĂ©sil ?La fintech est probablement le secteur le plus dĂ©veloppĂ© aujourdâhui au BrĂ©sil. Nubank est un trĂšs bon exemple de rĂ©ussite numĂ©rique brĂ©silienne. Mais le phĂ©nomĂšne le plus marquant reste Pix, notre systĂšme de paiement instantanĂ©. Pix a Ă©tĂ© adoptĂ© extrĂȘmement vite dans tout le pays. Aujourdâhui, les particuliers comme les entreprises lâutilisent quotidiennement et les paiements via Pix dĂ©passent dĂ©jĂ les transactions par carte bancaire. Les BrĂ©siliens ont une culture numĂ©rique trĂšs forte, notamment avec WhatsApp Business et le commerce en ligne. Lâintelligence artificielle peut-elle devenir un nouveau moteur de croissance ?Lâintelligence artificielle progresse rapidement, mĂȘme si le secteur est encore moins structurĂ© que la fintech. Ă Rio comme Ă SĂŁo Paulo, nous voyons Ă©merger de nombreux salons, forums et Ă©vĂ©nements consacrĂ©s Ă lâIA. Le Web Summit participe aussi beaucoup Ă cette dynamique. Je pense que Rio a un fort potentiel pour devenir une grande capitale technologique dans les prochaines annĂ©es. La ville accueille dĂ©jĂ plusieurs hubs dâinnovation, comme Mara Valley Rio, inspirĂ© de la Silicon Valley et de Station F.
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? âą Web Summit Rio : gros plan sur la tech brĂ©silienne âą Anthropic bride ses modĂšles les plus sensibles âą En France, Mistral AI contre les ayants droit âą Le Canada veut limiter les rĂ©seaux sociaux aux moins de 16 ans âą LâIA bouscule le droit, les mĂ©dias et lâĂ©ducation âą VivaTech se prĂ©pare Ă Paris. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive lâEurope du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquĂ©e par lâarrivĂ©e annoncĂ©e dâiOS 27 et de nouvelles fonctions dâApple Intelligence. Mais le vrai sujet, câest lâabsence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle Ă lâentreprise amĂ©ricaine. DerriĂšre ce bras de fer, une rĂ©alitĂ© : des centaines de millions d'utilisateurs europĂ©ens pris en otage. Zoom sur la tech brĂ©silienne Ă l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons Ă la dĂ©couverte du Web Summit Rio et dâun Ă©cosystĂšme brĂ©silien encore trop peu observĂ© depuis lâEurope. Le BrĂ©sil apparaĂźt comme un terrain passionnant pour parler souverainetĂ© numĂ©rique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. Lâobjectif : sortir du face-Ă -face habituel entre Ătats-Unis, Europe et Asie. Anthropic : lâIA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, prĂ©sentĂ© comme une version plus encadrĂ©e de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersĂ©curitĂ© ou la biologie. Les modĂšles dâIA les plus avancĂ©s ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratĂ©giques, politiques et sĂ©curitaires (EPISODE ENREGISTRĂ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit dâauteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les mĂ©dias et ayants droit dĂ©noncent un pillage massif, tandis que Mistral craint dâĂȘtre freinĂ© face aux gĂ©ants amĂ©ricains. Le dĂ©bat oppose protection de la crĂ©ation et ambition de bĂątir un champion europĂ©en de lâIA. RĂ©seaux sociaux : le Canada veut protĂ©ger les jeunesLe Canada envisage dâinterdire ou de limiter lâaccĂšs aux rĂ©seaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites dâune telle mesure, dĂ©jĂ visibles dans dâautres pays : contournements, faux comptes et migration vers dâautres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail dâĂ©ducation numĂ©rique. IA et justice : quand les hallucinations coĂ»tent cherNous Ă©voquons lâaffaire dâavocats sanctionnĂ©s aux Ătats-Unis aprĂšs avoir dĂ©posĂ© des documents contenant de fausses rĂ©fĂ©rences juridiques gĂ©nĂ©rĂ©es par IA. LâĂ©pisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais quâils ne remplacent ni la vĂ©rification, ni la responsabilitĂ© humaine. Dans le droit, lâIA doit rester un assistant, pas une source aveuglĂ©ment copiĂ©e. MĂ©dias et Ă©cole : le faux dĂ©bat du sans IANous discutons de la tentation de revendiquer des contenus 100 % humains. Cette promesse nous semble trop simpliste, car lâIA peut aussi servir Ă corriger, traduire, comparer, entraĂźner ou donner du feedback sans remplacer lâhumain. Le vrai sujet nâest pas dâinterdire lâoutil, mais de savoir comment on lâutilise. VivaTech Ă Paris : qui est l'invitĂ© vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette Ă©dition marque le 10Ăšme anniversaire du salon parisien. LâĂ©vĂ©nement sâannonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invitĂ©s attendus et un contexte trĂšs marquĂ© par lâIA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de lâĂ©cosystĂšme tech français.
Cette semaine, je vous emmĂšne au BrĂ©sil, Ă Rio de Janeiro, Ă l'occasion du Web Summit Rio âą Au programme Ă©galement : Apple rĂ©serve son nouveau Siri IA aux Ătats-Unis et relance le dĂ©bat sur la souverainetĂ© numĂ©rique europĂ©enne âą Mistral se met Ă dos les Ă©diteurs de presse âą VivaTech : 10 ans dĂ©jĂ ! âïž DĂ©couvrez Frogans Ă Vivatech 2026 đ cliquez ici [PARTENARIAT] ===============L'actu de la semaineApple Intelligence : pourquoi lâEurope est privĂ©e du nouveau Siri IADans le DĂ©brief Transat avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnetâ ), retour sur les annonces dâApple lors de la WWDC 2026. Si Apple Intelligence progresse avec de nouvelles fonctions dâIA et un contrĂŽle parental renforcĂ©, le nouveau Siri capable dâexploiter lâensemble des donnĂ©es personnelles de lâutilisateur ne sera pas disponible dans lâUnion europĂ©enne. En cause : le bras de fer entre Apple et les autoritĂ©s europĂ©ennes autour du DMA et des obligations dâouverture Ă la concurrence. Mistral face aux Ă©diteurs de presseLe dĂ©bat sur les droits dâauteur Ă propos de l'intelligence artificielle sâintensifie en France. Le projet de loi visant Ă encadrer lâutilisation des contenus protĂ©gĂ©s pour lâentraĂźnement des modĂšles dâIA oppose les mĂ©dias et les ayants droit aux acteurs de lâintelligence artificielle. Mistral tente de freiner le texte par un important travail de lobbying, au nom de la compĂ©titivitĂ© europĂ©enne face aux gĂ©ants amĂ©ricains. VivaTech 2026 : dix ans dĂ©jĂ Ă quelques jours de lâouverture de VivaTech, on Ă©voque les attentes autour de cette dixiĂšme Ă©dition. Emmanuel Macron sera prĂ©sent et les organisateurs promettent une personnalitĂ© majeure de la tech mondiale. LâĂ©vĂ©nement sera Ă©galement lâoccasion de cĂ©lĂ©brer les cinq ans de Monde NumĂ©rique. SpĂ©cial Web Summit Rio, vitrine de la tech latino-amĂ©ricaineDirection Rio de Janeiro pour dĂ©couvrir lâun des plus grands rendez-vous technologiques du continent sud-amĂ©ricain. Le Web Summit Rio attire dĂ©sormais plus de 40 000 participants et sâimpose comme un pont entre lâEurope et lâAmĂ©rique latine. La ville ambitionne de devenir un pĂŽle majeur de lâinnovation. Le pays dĂ©veloppe Ă©galement ses propres modĂšles de langage en portugais afin de mieux prendre en compte sa culture, son cadre juridique et ses spĂ©cificitĂ©s Ă©conomiques. Une dĂ©marche qui rĂ©pond aux mĂȘmes enjeux de souverainetĂ© numĂ©rique que ceux observĂ©s en Europe. Le BrĂ©sil mise sur la souverainetĂ© numĂ©riqueGabriela Alcantara de Barros, directrice de la French Tech SĂŁo Paulo, explique comment le BrĂ©sil dĂ©veloppe ses infrastructures dâinnovation et renforce son attractivitĂ© auprĂšs des investisseurs internationaux. Le pays bĂ©nĂ©ficie dâun marchĂ© intĂ©rieur immense et dâune volontĂ© croissante de bĂątir ses propres champions technologiques. IA, startups et Pix, le paiement Ă©lectronique Ă la brĂ©silienneDaniel Topper, reprĂ©sentant au BrĂ©sil de l'entreprise française Primelisâ , dĂ©crit un marchĂ© oĂč lâadoption de lâintelligence artificielle est particuliĂšrement rapide. Les principaux outils dâIA sont dĂ©jĂ largement accessibles et plusieurs startups locales atteignent des valorisations records, notamment dans la logistique, la finance et les services juridiques. Il prĂ©sente notamment Pix, le systĂšme de paiement qui dĂ©fie les gĂ©ants amĂ©ricains. La rĂ©volution fintech brĂ©silienneDaniel Reis, de la startup brĂ©silienne MBLabs, explique comment les fintechs locales profitent dâun environnement rĂ©glementaire favorable et dâune forte bancarisation de la population. Le BrĂ©sil sâimpose dĂ©sormais comme lâun des laboratoires mondiaux de lâinnovation financiĂšre grĂące Ă des acteurs capables dâexporter leurs technologies Ă lâinternational. Sinapx : un TikTok intelligentRaphaĂ«l Rosa, de Sinapx, prĂ©sente une plateforme qui transforme le temps passĂ© Ă faire dĂ©filer des vidĂ©os en opportunitĂ© dâapprentissage. InspirĂ©e des rĂ©seaux sociaux traditionnels, lâapplication propose des contenus courts et pĂ©dagogiques pour acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences tout en luttant contre le doomscrolling. Regardez mon reportage vidĂ©o : https://youtu.be/-A_naTwR7hI
LâAssistance Publique â HĂŽpitaux de Paris accĂ©lĂšre sa transformation numĂ©rique autour de la donnĂ©e, de lâIA et de lâinteropĂ©rabilitĂ©. Entre souverainetĂ© numĂ©rique et nouveaux usages, RaphaĂ«l Beaufret dĂ©taille les grands chantiers de lâhĂŽpital de demain. đ€ INVITĂ : RaphaĂ«l Beaufret â Directeur des services numĂ©riques de lâAP-HPEn partenariat avec la FĂ©dĂ©ration hospitaliĂšre de France Punchlines- Les donnĂ©es de santĂ© ne doivent pas devenir un monopole privĂ©- LâhĂŽpital doit accĂ©der Ă la bonne donnĂ©e au bon moment- Mon espace santĂ© est devenu un carnet national Ă grande Ă©chelle- Lâintelligence artificielle doit aider sans remplacer la vĂ©rification humaine=================================Comment dĂ©cririez-vous aujourdâhui la transformation numĂ©rique de lâhĂŽpital ?LâAP-HP regroupe 38 hĂŽpitaux avec des mĂ©tiers trĂšs diffĂ©rents, ce qui rend la numĂ©risation particuliĂšrement complexe. On a dĂ©jĂ beaucoup avancĂ© sur les systĂšmes dâinformation communs, mais il reste encore de nombreux chantiers, notamment pour dĂ©matĂ©rialiser et mieux organiser les Ă©changes entre services. La difficultĂ© principale nâest pas seulement technologique, elle est aussi organisationnelle, car chaque mĂ©tier a ses besoins spĂ©cifiques. Quel est lâenjeu de lâinteropĂ©rabilitĂ© des donnĂ©es de santĂ© ?Lâobjectif est de permettre aux soignants dâaccĂ©der aux bonnes informations au bon moment, notamment quand un patient passe dâun service Ă un autre ou dâun hĂŽpital Ă un autre. Cela Ă©vite des pertes dâinformation qui peuvent impacter les dĂ©cisions mĂ©dicales. Aujourdâhui, le dĂ©fi est aussi dâintĂ©grer les donnĂ©es issues de lâextĂ©rieur de lâhĂŽpital, comme celles du carnet de santĂ© numĂ©rique national. Mon espace santĂ© change-t-il vraiment la pratique mĂ©dicale ?Oui, car il permet aux professionnels de santĂ© dâaccĂ©der Ă un dossier patient alimentĂ© tout au long du parcours de soin, avec le consentement du patient. Cela amĂ©liore la qualitĂ© de prise en charge et fait gagner du temps, par exemple en Ă©vitant de rechercher des informations manquantes. Pour le patient, cela peut aussi simplifier des situations concrĂštes, comme retrouver une ordonnance perdue. Quel rĂŽle lâintelligence artificielle peut-elle jouer Ă lâhĂŽpital ?LâIA peut aider Ă mieux organiser et synthĂ©tiser les informations mĂ©dicales, notamment quand les dossiers sont trĂšs volumineux. Lâun des projets consiste Ă gĂ©nĂ©rer des synthĂšses automatiques des dossiers patients pour aider les soignants en situation dâurgence. Mais ces outils doivent rester encadrĂ©s, avec une vĂ©rification systĂ©matique des sources avant toute dĂ©cision clinique.
Cyril Demonceaux, responsable du centre de dĂ©fense Orange Cyberdefense, dĂ©crypte les promesses et les limites des nouveaux outils dâIA capables dâidentifier des vulnĂ©rabilitĂ©s et dâanticiper des attaques complexes. đ€ INVITĂ : Cyril Demonceaux - Responsable du centre de dĂ©fense Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines- LâIA permet aujourdâhui de dĂ©tecter des signaux faibles invisibles pour un humain.- Mythos sait combiner plusieurs vulnĂ©rabilitĂ©s pour construire des attaques complexes.- Entre la publication dâune faille et son exploitation, il peut dĂ©sormais se passer moins de deux jours.- Aujourdâhui, on ne laisse pas encore lâIA remĂ©dier seule Ă une attaque.================================= Mythos reprĂ©sente-t-il une rupture dans la cybersĂ©curitĂ© ?Mythos est un modĂšle dâIA spĂ©cialisĂ© dans lâanalyse de logiciels complexes et la recherche de vulnĂ©rabilitĂ©s. Sa particularitĂ© est de pouvoir combiner plusieurs failles pour construire des scĂ©narios dâattaque sophistiquĂ©s, avec des capacitĂ©s dâescalade de privilĂšges ou de dĂ©placement latĂ©ral dans un systĂšme dâinformation. Cela dit, il faut relativiser sa portĂ©e actuelle. Les tests rĂ©alisĂ©s montrent quâil reste limitĂ© dans des environnements protĂ©gĂ©s ou industriels. Pourquoi ces outils inquiĂštent-ils autant les entreprises ?Le principal enjeu est la vitesse. Aujourdâhui, entre la publication dâune vulnĂ©rabilitĂ© et son exploitation, il peut sâĂ©couler moins de deux jours alors que les correctifs sont souvent appliquĂ©s beaucoup plus tard. Les entreprises doivent donc renforcer en permanence leur capacitĂ© dâidentification des actifs exposĂ©s, corriger rapidement les failles et rĂ©duire leur surface dâexposition sur Internet. Comment lâIA aide-t-elle concrĂštement les Ă©quipes de cybersĂ©curitĂ© ?LâIA permet surtout dâamĂ©liorer la dĂ©tection. Les centres opĂ©rationnels de sĂ©curitĂ© traitent des milliers dâalertes chaque jour, avec un Ă©norme volume de faux positifs. GrĂące Ă des modĂšles capables dâanalyser des signaux faibles et de corrĂ©ler des Ă©vĂ©nements, les analystes peuvent identifier plus rapidement les comportements suspects et rĂ©agir plus tĂŽt face Ă une attaque potentielle. Peut-on confier totalement la cybersĂ©curitĂ© Ă lâIA ?Non. Aujourdâhui, lâIA reste un outil dâassistance. Elle peut aider Ă qualifier des alertes, enrichir des analyses ou automatiser certaines tĂąches, mais les dĂ©cisions critiques restent humaines. Nous ne laissons pas encore lâIA prendre seule des mesures de remĂ©diation automatique, car le risque dâerreur ou dâeffet de bord reste trop important.
Le Parlement europĂ©en a choisi Qwant comme moteur de recherche par dĂ©faut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur gĂ©nĂ©ral de Symphonium, cette dĂ©cision marque une Ă©tape importante dans la reconnaissance des enjeux de souverainetĂ© numĂ©rique en Europe. đ€ INVITĂ : Boris Lecoeur - Directeur gĂ©nĂ©ral de SymphoniumPunchlines- La souverainetĂ© numĂ©rique devient un critĂšre concret des dĂ©cisions technologiques.- Qwant ne vit pas de la vente de donnĂ©es personnelles.- Nous voulons construire une alternative europĂ©enne crĂ©dible et durable.- Il nây a pas de souverainetĂ© sans viabilitĂ© Ă©conomique des entreprises europĂ©ennes.================================= Le Parlement europĂ©en choisit Qwant par dĂ©faut : quâest-ce que cela change concrĂštement ?Le choix du Parlement europĂ©en est une symbolique forte. Cela montre que la souverainetĂ© numĂ©rique nâest plus seulement un sujet de discours ou de rĂ©gulation, mais un critĂšre rĂ©el dans les dĂ©cisions technologiques des institutions. Pour nous, câest une reconnaissance importante. Cela arrive aussi Ă un moment oĂč notre technologie est mature, avec des fonctionnalitĂ©s innovantes, notamment autour de lâintelligence artificielle et de la recherche augmentĂ©e. Qwant peut-il vraiment rivaliser avec Google aujourdâhui ?Nous ne cherchons pas Ă devenir un Google europĂ©en. Le marchĂ© du search est dominĂ© par des acteurs aux moyens considĂ©rables. Notre objectif est de construire Ă©tape par Ă©tape une alternative europĂ©enne crĂ©dible, durable et diffĂ©renciante. Nous nous appuyons sur trois piliers : le respect total de la vie privĂ©e, lâindĂ©pendance technologique progressive et lâintĂ©gration de notre technologie dans les nouveaux usages liĂ©s Ă lâintelligence artificielle. Quâest-ce qui diffĂ©rencie Qwant des moteurs de recherche amĂ©ricains ?Nous ne conservons pas les donnĂ©es personnelles des utilisateurs. Nous ne faisons ni rĂ©identification, ni reconstitution de session, ni profilage publicitaire. Une mĂȘme recherche renvoie les mĂȘmes rĂ©sultats pour tous les utilisateurs. Aujourdâhui, beaucoup de citoyens et dâorganisations prennent conscience que leurs recherches rĂ©vĂšlent Ă©normĂ©ment dâinformations stratĂ©giques ou personnelles. Le contexte gĂ©opolitique actuel renforce cette prise de conscience autour de la souverainetĂ© numĂ©rique. OĂč en est Qwant sur le plan technologique ?Nous dĂ©veloppons progressivement notre propre technologie de recherche. Aujourdâhui, plus de 50 % des recherches tournent dĂ©jĂ sur notre propre index web europĂ©en. Le reste sâappuie encore sur dâautres solutions comme Bing, mais nous rĂ©duisons fortement cette dĂ©pendance. Avec Ecosia, nous avons créé une joint-venture appelĂ©e European Search Perspective afin de mutualiser les investissements et accĂ©lĂ©rer la construction dâun index europĂ©en indĂ©pendant.
Le Canada veut passer de la recherche IA Ă lâindustrie âą LâEurope tente de rĂ©duire sa dĂ©pendance numĂ©rique âą Qwant devient un symbole de souverainetĂ© âą Mistral se heurte au droit dâauteur âą Microsoft pousse lâIA agentique partout âą Alexa+ trop lent âą Mon Carnet explore les batteries lourdes âą Monde NumĂ©rique reçoit Qwant et enquĂȘte sur la cybersĂ©curitĂ© et lâhĂŽpital Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Le Canada veut industrialiser son IAAu Canada, le gouvernement de Mark Carney prĂ©sente sa stratĂ©gie « AI for All », avec lâobjectif de faire passer lâadoption de lâIA par les entreprises dâun peu plus de 12 % Ă 60 % dâici 2034 et de crĂ©er 250 000 emplois liĂ©s Ă lâIA sur cinq ans. On retient surtout le changement de cap : le pays veut rester fort en recherche, mais pousser davantage la commercialisation, les infrastructures souveraines, la littĂ©ratie numĂ©rique et la cybersĂ©curitĂ©. SouverainetĂ© numĂ©rique : mĂȘme combat des deux cĂŽtĂ©s de lâAtlantiqueEn Europe, la Commission europĂ©enne lance un paquet de mesures pour renforcer la souverainetĂ© technologique dans les semi-conducteurs, lâIA, le cloud et les infrastructures numĂ©riques. On souligne que lâobjectif nâest pas lâautarcie totale, mais une rĂ©duction des dĂ©pendances critiques vis-Ă -vis des fournisseurs amĂ©ricains et asiatiques, avec une prĂ©fĂ©rence europĂ©enne qui pourrait bouleverser les habitudes dâachat public. Qwant, symbole europĂ©en au ParlementLe Parlement europĂ©en remplace Google par Qwant comme moteur de recherche par dĂ©faut sur Edge et Firefox Ă partir du 4 juin 2026, tout en laissant les utilisateurs choisir une alternative. On y voit un geste fort, peut-ĂȘtre symbolique, mais rĂ©vĂ©lateur dâun mouvement plus large : faire exister des outils europĂ©ens face aux gĂ©ants amĂ©ricains. Dans Monde NumĂ©rique, JĂ©rĂŽme annonce une interview du directeur gĂ©nĂ©ral de Synfonium, la sociĂ©tĂ© qui possĂšde Qwant. Mistral face au casse-tĂȘte du droit dâauteurMistral AI se retrouve au cĆur dâun dilemme europĂ©en : protĂ©ger les ayants droit ou ne pas fragiliser lâune des rares pĂ©pites europĂ©ennes de lâIA. Nous revenons sur cette tension entre innovation, souverainetĂ© et rĂ©munĂ©ration des contenus, avec un risque clair : imposer aux acteurs europĂ©ens des contraintes que les gĂ©ants amĂ©ricains ont dĂ©jĂ largement contournĂ©es. Microsoft veut rendre lâIA incontournableĂ lâoccasion de Microsoft Build 2026, Microsoft pousse une vision trĂšs agentique de lâinformatique, oĂč lâIA devient lâinterface principale entre lâutilisateur, ses donnĂ©es et ses appareils. On Ă©voque notamment les nouvelles briques autour de Copilot, les agents, les modĂšles embarquĂ©s et les machines capables de faire tourner localement des modĂšles puissants, dont une dev box fondĂ©e sur la technologie NVIDIA RTX Spark. Lâordinateur sans applications se rapprocheBruno relĂšve une idĂ©e forte : demain, lâappareil pourrait ne plus ĂȘtre organisĂ© autour dâapplications, mais autour dâun assistant capable de tout orchestrer Ă la demande. On met cette Ă©volution en perspective avec les annonces de Microsoft, les travaux dâOpenAI sur de nouveaux appareils, et les ambitions de Qualcomm, Intel ou MediaTek dans lâIA locale. Alexa+ : plus intelligent, mais trop lentJĂ©rĂŽme partage son retour dâexpĂ©rience avec Alexa+, dĂ©sormais testĂ© Ă la maison en France. Lâassistant paraĂźt plus courtois, plus conversationnel et compatible avec de nombreux appareils existants, mais la latence devient gĂȘnante, surtout pour les gestes simples de domotique comme allumer les lumiĂšres ou baisser les volets. Il note aussi la disparition de plusieurs « skills », toujours visibles dans lâapplication mobile mais inutilisables sur certains appareils Echo rĂ©cents.
LâEurope relance la bataille pour sa souverainetĂ© numĂ©rique face aux GAFAM âą Le Parlement europĂ©en adopte Qwant comme moteur par dĂ©faut âą LâIA affronte le droit dâauteur et Mistral monte au crĂ©neau âą Anthropic relance le dĂ©bat sur une pause mondiale de lâIA âą SoftBank investit 75 milliards dâeuros dans des data centers en France âą Microsoft dĂ©voile ses nouveaux modĂšles et ses agents autonomes âïž DĂ©couvrez Frogans Ă Vivatech 2026 đ cliquez ici =============== LâEurope veut reprendre le contrĂŽle du numĂ©riqueLa Commission europĂ©enne prĂ©sente un plan stratĂ©gique pour rĂ©duire la dĂ©pendance aux technologies amĂ©ricaines et asiatiques, alors que 80 % des services numĂ©riques utilisĂ©s en Europe sont importĂ©s. Mise Ă jour du CHIPS Act, prĂ©fĂ©rence europĂ©enne dans certains marchĂ©s publics cloud et IA, volontĂ© dâĂ©viter tout kill switch Ă©tranger : Bruxelles affiche ses ambitions, malgrĂ© les dĂ©fis techniques et industriels. Qwant sâinstalle au Parlement europĂ©enLe Parlement europĂ©en a choisi le moteur français Qwant comme solution par dĂ©faut sur les postes internes. Boris LecĆur, directeur gĂ©nĂ©ral de Synfonium, maison mĂšre de Qwant dĂ©tenue par Octave Klaba, assume la portĂ©e symbolique de la dĂ©cision tout en revendiquant une alternative crĂ©dible, respectueuse de la vie privĂ©e et dĂ©sormais enrichie de fonctionnalitĂ©s dâIA conversationnelle. Polytechnique renonce Ă MicrosoftLâĂcole polytechnique abandonne son projet de migration vers Office 365 sous pression juridique et politique. En cause : la prioritĂ© au logiciel libre et les craintes liĂ©es au Cloud Act amĂ©ricain, qui ravivent le dĂ©bat sur la souverainetĂ© des donnĂ©es de recherche. IA et droit dâauteur : Mistral sous tensionUne proposition de loi française visant Ă inverser la charge de la preuve sur lâutilisation de contenus protĂ©gĂ©s par les IA suscite lâinquiĂ©tude de la start-up française Mistral AI. Soutenue par des organisations professionnelles, lâentreprise redoute une insĂ©curitĂ© juridique face Ă des concurrents amĂ©ricains dĂ©jĂ bien installĂ©s, tandis que les mĂ©dias, Ă lâimage du New York Times, dĂ©noncent le pillage de leurs contenus. Faut-il mettre lâIA en pause ?La sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine Anthropic, Ă©ditrice de Claude, propose un mĂ©canisme international de coordination pour ralentir le dĂ©veloppement des IA avancĂ©es. Lâentreprise Ă©voque le risque dâauto-amĂ©lioration rĂ©cursive, mais ses prises de position interrogent alors quâelle prĂ©pare son entrĂ©e en Bourse et reste en concurrence directe avec OpenAI et Google. SoftBank lance des usines Ă IA en FranceLe groupe japonais SoftBank annonce un investissement de 75 milliards dâeuros dans des data centers dĂ©diĂ©s Ă lâintelligence artificielle, Ă lâoccasion de Choose France 2026. Trois campus devraient voir le jour dans les Hauts-de-France dâici 2031, avec lâambition de positionner la France comme hub europĂ©en de calcul intensif. Microsoft accĂ©lĂšre tous azimutsLors de sa confĂ©rence Build 2026 Ă San Francisco, Microsoft dĂ©voile ses modĂšles MAI dĂ©veloppĂ©s en interne, marquant son Ă©mancipation partielle dâOpenAI. Lâentreprise prĂ©sente Ă©galement Scout, un agent autonome intĂ©grĂ© Ă Windows, la Surface RTX Spark Dev Box dĂ©diĂ©e Ă lâIA locale, et des avancĂ©es en quantique avec la puce Majorana 2. La techno-triche dans le viseurFace Ă une hausse de 30 % des fraudes aux examens, lâĂducation nationale Ă©quipe les acadĂ©mies de dĂ©tecteurs dâondes capables dâidentifier smartphones et objets connectĂ©s. Les autoritĂ©s entendent contrer lâusage croissant des technologies et de lâIA dans la triche, tout en reconnaissant les limites techniques de ces dispositifs. Le Canada change de cap sur lâIALe Premier ministre Mark Carney prĂ©sente la premiĂšre stratĂ©gie nationale canadienne sur lâintelligence artificielle. Objectif : passer dâun leadership acadĂ©mique Ă une vĂ©ritable dynamique de commercialisation, renforcer lâadoption de lâIA dans les entreprises et dĂ©velopper des infrastructures souveraines. Mythos, lâIA qui traque les faillesDĂ©veloppĂ© par Anthropic, Mythos promet de dĂ©tecter et dâexploiter des vulnĂ©rabilitĂ©s logicielles complexes. Cyril Demonceaux, responsable du centre de dĂ©fense chez Orange CyberdĂ©fense, relativise toutefois la portĂ©e de lâoutil, rappelant que lâIA reste aujourdâhui un assistant puissant mais encore encadrĂ© par lâexpertise humaine. [PARTENARIAT] LâIA Ă lâhĂŽpital : vers une mĂ©decine augmentĂ©eTroisiĂšme volet de notre sĂ©rie sur la tech hospitaliĂšre en partenariat avec la FĂ©dĂ©ration hospitaliĂšre de France. RaphaĂ«l Beaufret, directeur des services numĂ©riques de AP-HP, dĂ©taille la feuille de route 2026-2030 : gouvernance de la donnĂ©e, interopĂ©rabilitĂ©, exploitation de Mon espace santĂ© et outils dâIA pour simplifier lâaccĂšs Ă lâinformation mĂ©dicale au service des soignants et des patients. [PARTENARIAT].
Les innovations en santĂ© franchissent un nouveau cap avec lâessor de lâintelligence artificielle, des robots humanoĂŻdes et des objets connectĂ©s. Ă lâoccasion du salon Santexpo, GaĂ«l Prudhomme dĂ©crypte les transformations qui redessinent la relation entre patients, soignants et technologies. đ€ INVITĂ : GaĂ«l Prudhomme - Responsable du Centre dâinnovation en santĂ© chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines- Les robots humanoĂŻdes passent de lâexpĂ©rimentation Ă la mise Ă lâĂ©chelle.- Le vrai enjeu des objets connectĂ©s, câest lâexploitation des donnĂ©es.- Les agents IA vont prĂ©parer les consultations mĂ©dicales en amont.- Le patient devient un peu plus expert grĂące Ă lâIA gĂ©nĂ©rative.================================= Quels sont les grands enseignements de Santexpo cette annĂ©e ?Ce qui mâa marquĂ©, câest la montĂ©e en puissance des robots humanoĂŻdes dans les Ă©tablissements de santĂ©. JusquâĂ prĂ©sent, on voyait surtout des expĂ©rimentations isolĂ©es. DĂ©sormais, on parle de plateformes capables de gĂ©rer des flottes de robots. Ces robots servent notamment Ă rassurer les patients avant une opĂ©ration ou Ă les orienter dans les Ă©tablissements de santĂ©. On sent clairement quâon passe Ă une logique de dĂ©ploiement Ă grande Ă©chelle. Les objets connectĂ©s changent-ils rĂ©ellement la maniĂšre de soigner ?Oui, parce quâils produisent Ă©normĂ©ment de donnĂ©es utiles. Aujourdâhui, les wearables sont de plus en plus utilisĂ©s. Le vrai dĂ©fi, ce nâest plus lâobjet connectĂ© lui-mĂȘme mais la capacitĂ© Ă exploiter les donnĂ©es quâil gĂ©nĂšre. Il faut rĂ©ussir Ă faire communiquer ces donnĂ©es entre les diffĂ©rents systĂšmes mĂ©dicaux, les hĂŽpitaux, les mĂ©decins ou les pharmacies, tout en garantissant la sĂ©curitĂ© et la confiance du patient. Lâintelligence artificielle transforme-t-elle la relation entre le patient et le mĂ©decin ?ComplĂštement. Les patients utilisent dĂ©jĂ des outils comme ChatGPT ou Gemini pour obtenir des informations mĂ©dicales. Cela change la relation avec les soignants. Mais ce quâon voit Ă©merger aujourdâhui, ce sont des agents IA spĂ©cialisĂ©s capables de prĂ©parer une consultation mĂ©dicale en amont. Cela permet aux professionnels de santĂ© de gagner du temps et de se concentrer sur les cas les plus complexes. En parallĂšle, il y a un Ă©norme enjeu de formation pour comprendre les limites et les biais de ces outils. Pourquoi parle-t-on de plus en plus de santĂ© numĂ©rique responsable ?Parce quâon ne peut pas promouvoir des innovations censĂ©es amĂ©liorer la santĂ© si elles ont un impact environnemental nĂ©gatif massif. Il y a une rĂ©flexion importante autour du numĂ©rique responsable appliquĂ© Ă la santĂ©. Cela concerne lâempreinte carbone, la consommation des ressources mais aussi lâaccessibilitĂ©. Il faut concevoir des outils utilisables par tous, y compris dans les territoires moins bien connectĂ©s ou par des publics moins familiers du numĂ©rique.
Ă lâoccasion de SantâExpo 2026, Monique Sorrentino, directrice gĂ©nĂ©rale du CHU Grenoble-Alpes, dĂ©taille lâirruption concrĂšte de lâintelligence artificielle dans le monde hospitalier. Entre prĂ©diction des flux de patients, automatisation et exploitation massive des donnĂ©es de santĂ©, elle dĂ©crit une transformation dĂ©jĂ en cours. đ€ INVITĂE : Monique Sorrentino - Directrice gĂ©nĂ©rale du CHU Grenoble-AlpesEn partenariat avec FĂ©dĂ©ration HospitaliĂšre de France Punchlines - LâIA permet de mieux anticiper les flux de patients- La data devient le carburant du systĂšme de santĂ©- Les outils de synthĂšse des dossiers patients arrivent- Le systĂšme hospitalier est dĂ©jĂ en transformation profonde================================= LâIA est-elle dĂ©jĂ une rĂ©alitĂ© dans les hĂŽpitaux publics ?Oui, câest une nouveautĂ© qui est en train dâarriver et câest une bonne chose. Dans le systĂšme de santĂ©, nous utilisons dĂ©jĂ des outils, notamment administratifs comme lâIA gĂ©nĂ©rative. Dans le domaine mĂ©dical, il y a aussi des applications, mĂȘme si beaucoup sont encore en phase de recherche ou dâinnovation. En imagerie, par exemple, certaines machines intĂšgrent dĂ©jĂ de lâIA sans que cela soit toujours visible. On avance donc progressivement, mais câest bien une rĂ©alitĂ© en construction. Quelles sont les premiĂšres applications concrĂštes au CHU Grenoble-Alpes ?Nous avons dĂ©jĂ des outils dâIA gĂ©nĂ©rative pour faciliter la production de comptes rendus et des robots RPA qui automatisent des tĂąches rĂ©pĂ©titives. Il existe aussi des systĂšmes capables de synthĂ©tiser les dossiers patients informatisĂ©s. Lâobjectif est de simplifier lâaccĂšs Ă lâinformation mĂ©dicale, car les dossiers sont trĂšs riches et parfois difficiles Ă exploiter dans leur totalitĂ©. Des rĂ©flexions existent Ă©galement au niveau national pour dĂ©velopper des outils de synthĂšse et mĂȘme des chatbots mĂ©dicaux. LâIA peut-elle aussi amĂ©liorer lâorganisation globale de lâhĂŽpital ?Oui, clairement. Lâenjeu ne se limite pas au soin, il concerne aussi la fluidification de tout le systĂšme hospitalier. Nous travaillons avec des donnĂ©es de santĂ© publique pour anticiper les flux de patients, notamment en fonction de la mĂ©tĂ©o ou dâindicateurs Ă©pidĂ©miologiques. Lâobjectif est de mieux prĂ©voir les arrivĂ©es Ă lâhĂŽpital et dâadapter les ressources. La data permet aussi de dĂ©cloisonner les acteurs de santĂ© et dâamĂ©liorer les parcours de soins. La France est-elle bien positionnĂ©e dans cette transformation ?On pourrait ĂȘtre plus avancĂ©s. Dâautres pays comme les Ătats-Unis ou la Chine vont plus vite, notamment grĂące Ă des systĂšmes plus homogĂšnes. En France, la diversitĂ© des logiciels et des dossiers patients rend lâinteropĂ©rabilitĂ© plus complexe. Cela dit, des efforts de convergence sont en cours dans les hĂŽpitaux publics, ce qui facilite ensuite lâintĂ©gration des innovations.
Amazon lance officiellement Alexa+ en France avec une IA gĂ©nĂ©rative beaucoup plus conversationnelle et capable dâagir dans le monde rĂ©el. ClĂ©ment Monjou, directeur gĂ©nĂ©ral dâAmazon Alexa France, dĂ©taille cette Ă©volution majeure qui transforme lâassistant vocal historique en vĂ©ritable agent intelligent domestique. đ€ INVITĂ : ClĂ©ment Monjou - Directeur gĂ©nĂ©ral dâAmazon Alexa FrancePunchlines - Alexa+ peut dĂ©sormais agir dans le monde rĂ©el- 76 % des usages rĂ©alisĂ©s avec Alexa+ Ă©taient impossibles avant- Alexa+ utilise plus de 70 modĂšles dâIA diffĂ©rents- Les clients français Ă©coutent plus de 24 heures de radio par mois sur Alexa================================= Alexa+ change profondĂ©ment lâexpĂ©rience utilisateur. Quâest-ce qui Ă©volue concrĂštement ?Avec Alexa+, on passe dâun assistant Ă commandes vocales Ă une vĂ©ritable conversation naturelle. Avant, il fallait utiliser des mots-clĂ©s prĂ©cis. Aujourdâhui, grĂące aux LLM et Ă lâIA gĂ©nĂ©rative, Alexa comprend des requĂȘtes complexes, des conversations fluides, et peut mĂȘme ĂȘtre interrompue sans quâon ait besoin de rĂ©pĂ©ter Alexa. Cette Ă©volution transforme tous les usages existants. Je peux demander plusieurs actions en une seule phrase, dĂ©couvrir de la musique via une discussion, ou encore organiser ma maison connectĂ©e beaucoup plus naturellement. Alexa+ devient plus intelligente, plus conversationnelle et surtout beaucoup plus utile au quotidien. Alexa+ peut dĂ©sormais effectuer des actions concrĂštes pour lâutilisateur. JusquâoĂč ça va ?Câest probablement lâĂ©volution la plus fascinante. Alexa+ ne se contente plus de rĂ©pondre : elle peut agir en votre nom. Elle peut organiser votre calendrier, envoyer des emails, rĂ©server une table via TheFork ou bientĂŽt rĂ©server un plombier avec mesdepanneurs.fr. On annonce Ă©galement des intĂ©grations avec TripAdvisor ou Fever. LâidĂ©e, câest quâAlexa devienne un vĂ©ritable orchestrateur du quotidien. Une autre IA peut peut-ĂȘtre recommander un restaurant, mais Alexa+ peut rĂ©ellement rĂ©server la table. Amazon insiste beaucoup sur la dimension française dâAlexa+. Pourquoi Ă©tait-ce si important ?Parce quâun assistant vocal doit comprendre la culture locale. Nos Ă©quipes françaises ont Ă©normĂ©ment travaillĂ© sur lâhumour, les expressions, les rĂ©fĂ©rences culturelles ou encore les habitudes des utilisateurs français. Nous avons aussi intĂ©grĂ© des modĂšles spĂ©cialisĂ©s pour amĂ©liorer la qualitĂ© conversationnelle locale. Alexa+ utilise plus de 70 modĂšles dâIA diffĂ©rents selon les usages, dont certains modĂšles de Mistral AI pour la pertinence linguistique et la qualitĂ© des interactions en français. Amazon veut clairement rivaliser avec ChatGPT ou Gemini ?Notre mission reste la mĂȘme depuis le dĂ©but : crĂ©er le meilleur assistant personnel au monde. Mais avec lâIA gĂ©nĂ©rative, cette vision devient enfin possible. La diffĂ©rence dâAlexa+, câest quâelle ne reste pas dans le conversationnel pur. Elle est connectĂ©e Ă la maison, aux appareils, aux services et peut agir concrĂštement pour lâutilisateur.
Le patron de la startup amĂ©ricaine WorkWhile accuse les gĂ©ants de lâIA dâavoir alimentĂ© un discours catastrophiste sur lâemploi pour servir leurs intĂ©rĂȘts Ă©conomiques. Depuis San Francisco, Simon Khalaf appelle Ă changer de rĂ©cit avant quâun rejet politique et social de lâintelligence artificielle ne freine durablement lâinnovation. đ€ INVITĂ : Simon Khalaf - CEO de WorkWhilePunchlines- Ils ont lancĂ© un marketing de la peur et aujourd'hui 70% des AmĂ©ricains sont contre l'IA - LâIA est une rĂ©volution dix fois supĂ©rieure Ă la rĂ©volution industrielle, elle va rendre tous les services abordables - Il faut planifier et accompagner le grand changement du travail- LâEurope risque de devenir un musĂ©e Ă ciel ouvert...================================= Vous accusez la Silicon Valley dâavoir créé un climat de peur autour de lâIA. Pourquoi ?Oui, j'ai publiĂ© une tribune sur X intitulĂ©e J'accuse, en rĂ©fĂ©rence Ă Emile Zola, car je reproche aux dirigeants dâOpenAI et dâAnthropic, principalement eux, dâavoir lancĂ© une campagne qui laisse croire que lâIA va supprimer massivement les emplois. Leur objectif Ă©tait de montrer lâampleur Ă©conomique de cette rĂ©volution, mais ils ont sous-estimĂ© les consĂ©quences politiques et sociales de leur discours. Aujourdâhui, une grande partie de la population amĂ©ricaine se mĂ©fie de lâIA et des infrastructures nĂ©cessaires Ă son dĂ©veloppement, comme les data centers. Vous pensez malgrĂ© tout que lâIA va crĂ©er des emplois ?Oui, exactement comme les prĂ©cĂ©dentes rĂ©volutions industrielles. Certains mĂ©tiers vont disparaĂźtre, mais dâautres vont Ă©merger. LâIA va permettre de personnaliser les logiciels, la mĂ©decine ou encore les services du quotidien Ă trĂšs grande Ă©chelle. Cela nĂ©cessitera de nouvelles compĂ©tences et de nouveaux mĂ©tiers. Lâobjectif doit ĂȘtre dâaccompagner cette transition au lieu de terroriser les gens avec des scĂ©narios de chĂŽmage massif. Vous estimez quâil faut prĂ©parer cette transition dĂšs maintenant ?Absolument. Il faut identifier les mĂ©tiers qui vont Ă©voluer et investir massivement dans la rééducation professionnelle. Les entreprises de lâIA disposent de moyens financiers immenses. Elles devraient participer Ă cette transformation plutĂŽt que dâalimenter un mouvement de rejet. Sinon, on risque des licenciements massifs et une crise sociale qui ralentira lâinnovation aux Ătats-Unis et en Europe. Comment voyez-vous lâEurope face Ă cette rĂ©volution ?LâEurope possĂšde des talents extraordinaires, notamment en France, en Allemagne ou en Italie. Mais la rĂ©glementation freine Ă©normĂ©ment lâinnovation. Lâentrepreneuriat est devenu trop compliquĂ©. Si rien ne change rapidement, lâEurope prendra un retard durable sur les Ătats-Unis et la Chine dans lâintelligence artificielle.
Les Ălectrons Libres lancent CĂ©leste, un chatbot intĂ©grĂ© Ă X dĂ©diĂ© au fact-checking scientifique. Nourrie par des sources contrĂŽlĂ©es et des bases de donnĂ©es rigoureuses, cette IA entend lutter contre la dĂ©sinformation sur les sujets scientifiques, technologiques et environnementaux. đ€ INVITĂ : Benjamin Sire - Cofondateur et rĂ©dacteur en chef des Ălectrons LibresPunchlines- CĂ©leste est un outil de combat scientifique.- La fausse information fait son chemin immĂ©diatement.- Le prompt induit la qualitĂ© de la rĂ©ponse.- Nous avons créé une vraie communautĂ© autour du mĂ©dia.================================= Comment fonctionne CĂ©leste et en quoi se distingue-t-elle des autres IA ?CĂ©leste est un chatbot intĂ©grĂ© Ă X conçu pour rĂ©pondre aux questions liĂ©es Ă la science, Ă la technologie, Ă la mĂ©decine ou encore Ă lâĂ©cologie. Contrairement aux grands modĂšles gĂ©nĂ©ralistes, elle ne puise pas dans lâensemble du web mais dans une liste de sources contrĂŽlĂ©es. Elle sâappuie notamment sur les contenus des Ălectrons Libres, la base de donnĂ©es Our World in Data de lâUniversitĂ© dâOxford ainsi quâune sĂ©lection de rapports scientifiques et de sites reconnus pour leur rigueur. Pourquoi avoir lancĂ© un outil de fact-checking scientifique sur X ?X est aujourdâhui le principal nĆud de circulation de lâinformation et aussi celui oĂč les fake news se diffusent le plus rapidement. Nous voulions crĂ©er un outil capable de rĂ©pondre immĂ©diatement aux contre-vĂ©ritĂ©s qui circulent sur des sujets scientifiques ou technologiques. CĂ©leste permet de contrer la loi de Brandolini : il est extrĂȘmement facile de diffuser une fausse information, mais beaucoup plus difficile de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ©. LâIA permet dâaccĂ©lĂ©rer cette rĂ©ponse. Comment garantissez-vous la fiabilitĂ© des rĂ©ponses de CĂ©leste ?Nous avons construit un systĂšme trĂšs encadrĂ©. Ce nâest pas un LLM complet mais un chatbot spĂ©cialisĂ©, fondĂ© sur des sources vĂ©rifiĂ©es et des couches successives de contrĂŽle. Chaque rĂ©ponse passe par des systĂšmes de fact-checking et des garde-fous anti-discrimination. Le travail sur le prompt est essentiel : la maniĂšre dont on structure les consignes permet de limiter fortement les hallucinations. Cela ne signifie pas que la fiabilitĂ© est absolue, mais nous cherchons Ă atteindre le plus haut niveau de rigueur possible. Pourquoi avoir choisi de lancer CĂ©leste uniquement sur X ?Nous sommes profondĂ©ment attachĂ©s aux rĂ©seaux sociaux et Ă lâidĂ©e de communautĂ©. Tous les fondateurs des Ălectrons Libres se sont rencontrĂ©s sur les rĂ©seaux et notre mĂ©dia sâest construit autour dâun dialogue permanent avec les lecteurs. X reste aujourdâhui un lieu central de dĂ©bat et dâĂ©change autour de lâactualitĂ© scientifique et technologique. CĂ©leste nâest donc pas seulement un outil de debunking, câest aussi une nouvelle maniĂšre dâinteragir avec notre communautĂ©.
Lâencyclique de LĂ©on XIV replace lâIA dans un cadre moral âą Samsung redistribue les gains de la ruĂ©e vers les puces âą Alexa+ arrive en français avec une IA plus conversationnelle âą Robinhood ouvre la porte au trading par agents IA âą Meta teste la bascule payante de ses plateformes Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)================ LâIA vue par le VaticanNous revenons sur Magnifica humanitas, la premiĂšre encyclique de LĂ©on XIV consacrĂ©e Ă la protection de la personne humaine Ă lâĂšre de lâintelligence artificielle. Le texte, prĂ©sentĂ© au Vatican comme un appel à « dĂ©sarmer » lâIA, replace les enjeux de dĂ©sinformation, dâarmes autonomes, de concentration des donnĂ©es et de pouvoir technologique dans une perspective comparable Ă celle de la rĂ©volution industrielle. Entre Ă©thique, influence et stratĂ©gie des gĂ©ants de lâIAOn Ă©voque aussi les coulisses politiques et industrielles autour du Vatican, avec les dĂ©marches de la Silicon Valley et la rencontre mentionnĂ©e entre Yoshua Bengio et le pape. Le rĂŽle dâAnthropic est discutĂ© Ă travers son image dâacteur responsable, mais aussi son positionnement stratĂ©gique, notamment dans les dĂ©bats sur les usages militaires de Claude. Samsung paie le prix de la paix socialeDirection la CorĂ©e du Sud, oĂč les salariĂ©s de Samsung dans les semi-conducteurs obtiennent un accord historique aprĂšs la menace dâune grĂšve massive. La redistribution dâune partie des profits liĂ©s Ă lâexplosion de la demande en puces IA pourrait reprĂ©senter des primes trĂšs Ă©levĂ©es pour les employĂ©s concernĂ©s, illustrant la valeur stratĂ©gique extrĂȘme de cette industrie. Alexa+ parle françaisNous racontons les premiers essais dâAlexa+, la nouvelle gĂ©nĂ©ration de lâassistant vocal dâAmazon dopĂ©e Ă lâIA gĂ©nĂ©rative. Plus conversationnelle, localisĂ©e culturellement et compatible avec de nombreux appareils Echo rĂ©cents, elle promet dâaller au-delĂ des commandes basiques, avec des services tiers et une interaction plus naturelle ; Monde NumĂ©rique lui consacre aussi un Ă©pisode dĂ©diĂ©. La version quĂ©bĂ©coise dâAlexa+ se fait attendreBruno apporte lâangle canadien : au QuĂ©bec, lâenjeu ne sera pas seulement de parler français, mais de parler le bon français, avec les rĂ©fĂ©rences, les expressions et les usages locaux. LâarrivĂ©e Ă©ventuelle dâAlexa+ au Canada pourrait ĂȘtre facilitĂ©e par lâĂ©cosystĂšme Amazon Prime, si le service est proposĂ© aux abonnĂ©s. Robinhood confie la Bourse aux agents IANous dĂ©battons de la fonction Agentic Trading de Robinhood, qui permet Ă des agents IA connectĂ©s via des plateformes comme Claude ou Cursor dâanalyser un portefeuille et de passer des ordres dans un compte dĂ©diĂ©. La discussion porte sur la confiance, la validation humaine et les risques dâun marchĂ© oĂč des machines pourraient agir directement au nom des particuliers. Quand une IA gĂšre un cafĂ©Lâexemple du cafĂ© suĂ©dois pilotĂ© par une IA sert de contrepoint concret aux promesses des agents autonomes. Dans un sujet rĂ©cent de Monde NumĂ©rique, lâexpĂ©rience montre que les limites de mĂ©moire et de cohĂ©rence Ă long terme peuvent conduire Ă des dĂ©cisions absurdes, mĂȘme dans une activitĂ© simple comme la gestion dâun commerce. Meta prĂ©pare ses abonnementsNous analysons la stratĂ©gie de Meta autour de Facebook+, Instagram+, WhatsApp+ et de futures offres liĂ©es Ă Meta AI. DerriĂšre quelques options de personnalisation, on voit surtout se dessiner une nouvelle Ă©tape du numĂ©rique : aprĂšs lâĂšre du gratuit financĂ© par la publicitĂ©, les plateformes cherchent des revenus rĂ©currents pour soutenir leurs investissements massifs dans lâIA.
Mistral dĂ©voile ses ambitions : faut-il y croire ? âą Google pousse les agents IA dans tous ses services âą Alexa+ transforme lâassistant vocal en compagnon domestique âą La contestation anti-IA monte autour des emplois, de lâĂ©nergie et des data centers. Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Mistral, lâespoir français de lâIA souveraineNous ouvrons ce Grand DĂ©brief avec Mistral AI, qui a organisĂ© son AI Now Summit au Grand Palais, Ă Paris, avec une ambition claire : ne pas seulement produire des modĂšles, mais maĂźtriser toute la chaĂźne de valeur de lâintelligence artificielle. La stratĂ©gie B2B de Mistral, fondĂ©e sur lâintĂ©gration sur mesure de lâIA dans les grandes entreprises comme BMW, EDF ou CMA CGM, sera-t-elle payante ? Surtout : permettra-t-elle Ă la la France et Ă lâEurope de prendre une vraie place face aux gĂ©ants amĂ©ricains et chinois ? Google I/O : les agents IA entrent dans le quotidienLa confĂ©rence Google I/O marque lâautre grand moment du mois, avec une avalanche dâannonces autour de Gemini, de la recherche augmentĂ©e, des lunettes connectĂ©es et des agents autonomes. Nous nous demandons si Google est en train de reprendre lâavantage dans la bataille de lâIA, notamment en intĂ©grant ses outils au cĆur de lâexpĂ©rience utilisateur. Monde NumĂ©rique a consacrĂ© plusieurs contenus au sujet, dont un Zoom Tech sur Google I/O 2026 et un Ă©pisode sur lâIA agentique qui bouscule le Web. Alexa+ : l'IA gĂ©nĂ©rative dĂ©mocratisĂ©e Nous parlons ensuite dâAmazon et dâAlexa+, qui promet un assistant vocal beaucoup plus intelligent, capable de rĂ©server une table, piloter la maison connectĂ©e ou dialoguer de maniĂšre plus naturelle. François Sorel insiste sur lâavantage des acteurs qui disposent dĂ©jĂ dâenceintes et dâun Ă©cosystĂšme matĂ©riel installĂ© dans les foyers. Monde NumĂ©rique a publiĂ© un Zoom Tech consacrĂ© au lancement dâAlexa+ en France et Ă son passage Ă lâIA gĂ©nĂ©rative. La vague anti-IA qui monteDernier grand sujet : la contestation contre lâintelligence artificielle, visible dans les manifestations contre les data centers, les craintes pour lâemploi et les rĂ©actions dâhostilitĂ© dans certaines universitĂ©s. Nous distinguons plusieurs ressorts : la peur classique des nouvelles technologies, la crainte plus lĂ©gitime dâun bouleversement du travail, et le refus local dâaccueillir des infrastructures trĂšs consommatrices dâĂ©nergie ou dâeau. Monde NumĂ©rique a Ă©galement traitĂ© cette montĂ©e de la fronde anti-IA dans son Hebdo du 30 mai. La Silicon Valley est-elle responsable de ce climat de peur ? Bonus On a bien galĂ©rĂ© pour enregistrer cet Ă©pisode ! Rendez-vous Ă la fin pour un aperçu des coulisses đ
Une fronde anti-IA Ă©merge : la faute Ă qui ? âą Lâintelligence artificielle Ă lâĂ©preuve de lâĂ©thique religieuse avec l'encyclique papale Magnifica Humanitas âą Mistral AI muscle son jeu Ă Paris âą L'IA CĂ©leste veut rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© scientifique sur X âą Alexa+ arrive en France avec lâIA gĂ©nĂ©rative âą Santexpo : lâhĂŽpital accĂ©lĂšre sa transformation numĂ©rique grĂące Ă lâIA. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] =============== Vague anti-IA : la tech face au retour de bĂątonDes manifestations contre les data centers aux Ătats-Unis et en Europe, jusquâaux huĂ©es contre Eric Schmidt Ă lâuniversitĂ© dâArizona, une contestation diffuse de lâIA semble Ă©merger. En cause : inquiĂ©tudes environnementales, crainte pour lâemploi et sentiment dâun discours alarmiste entretenu par les patrons de la Silicon Valley eux-mĂȘmes. Lâentrepreneur Simon Khalaf dĂ©nonce un vĂ©ritable « marketing de la peur » qui se retournerait aujourdâhui contre ses promoteurs. Magnifica Humanitas : le pape alerte sur lâIAAvec lâencyclique Magnifica Humanitas, le pape remet lâintelligence artificielle dans une perspective morale et humaniste. DĂ©shumanisation, concentration du pouvoir, dĂ©sinformation ou armement autonome : le texte appelle Ă une vigilance collective et Ă une gouvernance Ă©thique des technologies. Un signal fort, commentĂ© dans le dĂ©brief transatlantique avec Bruno Guglielminetti (podcast Mon Carnet). Mistral AI change de dimensionLa pĂ©pite française Mistral AI a profitĂ© de son AI Now Summit au Carrousel du Louvre pour dĂ©voiler Vibe, nouvelle version de son chatbot transformĂ© en agent autonome capable de coder et dâagir. Des partenariats stratĂ©giques ont Ă©tĂ© annoncĂ©s avec Airbus, BMW et ASML, tandis que son cofondateur Arthur Mensch confirme lâambition de produire un jour ses propres puces. Un positionnement industriel assumĂ© face aux gĂ©ants amĂ©ricains. Les Français et lâIA : une adoption intimeSelon une Ă©tude de Nation.fr, lâusage personnel de lâIA gĂ©nĂ©rative dĂ©passe dĂ©sormais lâusage professionnel en France. Conseils santĂ©, messages amoureux, optimisation de profils sur applications de rencontre : les chatbots sâimmiscent dans la sphĂšre privĂ©e. 38 % des Français considĂšrent dĂ©jĂ lâIA comme un outil incontournable du quotidien. Macron promet 400 000 bornes Ă©lectriques RĂ©unis Ă lâĂlysĂ©e, les acteurs de la filiĂšre automobile Ă©lectrique ont entendu Emmanuel Macron fixer un nouvel objectif : 400 000 bornes publiques dâici 2030. Un dĂ©fi industriel majeur, impliquant notamment Electra et la grande distribution, pour accompagner lâessor des vĂ©hicules Ă©lectriques et des recharges ultra-rapides. Mon IA CĂ©leste : le fact-checking scientifique sur XLancĂ©e par le mĂ©dia indĂ©pendant Les Ălectrons Libres, Mon IA CĂ©leste est un agent conversationnel dĂ©diĂ© au dĂ©bunk scientifique sur X. Son cofondateur Benjamin Sire, journaliste et musicien, explique que lâoutil sâappuie sur une base de sources validĂ©es, dont Our World in Data, afin de contrer les approximations et fausses informations. Accessible sans abonnement premium, CĂ©leste ambitionne dâĂ©lever le niveau du dĂ©bat public. Alexa+ : lâassistant dâAmazon passe Ă lâIA gĂ©nĂ©rativeAmazon lance en France Alexa+, version enrichie par lâIA gĂ©nĂ©rative. ClĂ©ment Monjou, directeur gĂ©nĂ©ral dâAlexa France chez Amazon, dĂ©taille un assistant plus conversationnel, capable dâenchaĂźner des requĂȘtes complexes, dâinteragir avec des services tiers et de personnaliser lâexpĂ©rience. Gratuit pour les abonnĂ©s Prime, Alexa+ marque une nouvelle Ă©tape stratĂ©gique pour lâĂ©cosystĂšme vocal. LâIA Ă lâhĂŽpital : vers une mĂ©decine augmentĂ©e[PARTENARIAT] La tech, et notamment l'usage de la data, changent la mĂ©decine publique. Monique Sorrentino, directrice gĂ©nĂ©rale du CHU Grenoble-Alpes, souligne lâessor dâoutils dâIA pour synthĂ©tiser les dossiers patients et anticiper les flux. [PARTENARIAT] Au salon SantExpo, lâinnovation hospitaliĂšre Ă©tait Ă lâhonneur. GaĂ«l Prudhomme, responsable du Centre dâinnovation en santĂ© chez Capgemini, observe une montĂ©e en puissance des robots, des objets connectĂ©s et de lâexploitation des donnĂ©es, au service dâune mĂ©decine plus prĂ©ventive et plus efficiente.
Les hĂŽpitaux accĂ©lĂšrent leur transformation numĂ©rique avec des usages trĂšs concrets autour de la donnĂ©e et de lâintelligence artificielle. Nasser Amani dĂ©taille comment les HĂŽpitaux Nord-Ouest utilisent la data pour anticiper les flux aux urgences, fluidifier les parcours patients et amĂ©liorer la prise en charge.En partenariat avec FĂ©dĂ©ration HospitaliĂšre de France đ€ INVITĂ : Nasser Amani - Directeur des services numĂ©riques des HĂŽpitaux Nord-OuestPunchlines- La data est devenue la richesse de notre Ă©tablissement.- Nous pouvons prĂ©dire les passages aux urgences avec plus de 95 % de prĂ©cision.- Le patient peut suivre son parcours aux urgences en temps rĂ©el.- Les DSI hospitaliers sont devenus des acteurs de transformation.================================= Le mĂ©tier de DSI hospitalier a beaucoup Ă©voluĂ©. Quel est votre rĂŽle aujourdâhui ?Nous sommes passĂ©s dâune direction des systĂšmes dâinformation Ă une direction des services numĂ©riques. Notre mĂ©tier consiste Ă gĂ©rer le quotidien et lâexploitation des services informatiques, mais aussi Ă innover. Nous mettons Ă disposition des professionnels de santĂ© des outils numĂ©riques pour prendre en charge les patients. Comment le numĂ©rique peut-il amĂ©liorer lâexpĂ©rience des patients ?Le numĂ©rique permet dâinformer le patient et sa famille sur le parcours aux urgences. Avec une application, un QR code et un code spĂ©cifique liĂ© au patient, il devient possible de savoir en temps rĂ©el oĂč en est la prise en charge. Le patient peut voir sâil doit passer un examen de laboratoire, un prĂ©lĂšvement sanguin ou Ă quel moment un rĂ©sultat est attendu. Quels usages de lâIA dĂ©veloppez-vous aujourdâhui dans les hĂŽpitaux ?Nous travaillons Ă partir dâun concentrateur de donnĂ©es qui centralise, structure et sĂ©curise les donnĂ©es produites Ă lâĂ©chelle de notre territoire. Ă partir de cet entrepĂŽt, nous pouvons dĂ©velopper de vrais cas dâusage portĂ©s par les professionnels de santĂ©. Lâun dâeux concerne la prĂ©diction des passages aux urgences Ă cinq jours, avec un taux supĂ©rieur Ă 95 %, en croisant les donnĂ©es de lâĂ©tablissement avec des donnĂ©es externes comme la mĂ©tĂ©o, les accidents sur lâautoroute, les fĂȘtes locales ou les matchs de foot. Vous avez aussi vĂ©cu une cyberattaque majeure. Quel enseignement en avez-vous tirĂ© ?Cette attaque nous a fait passer dâune logique oĂč lâon empilait des couches de sĂ©curitĂ© Ă un vrai systĂšme de management de la sĂ©curitĂ©, avec une amĂ©lioration continue. Nous avons travaillĂ© sur la rĂ©silience, la gouvernance portĂ©e par la direction gĂ©nĂ©rale, la cartographie, lâanalyse de risque, les outils de dĂ©tection et le plan de continuitĂ© dâactivitĂ©. Lâobjectif est de garder une capacitĂ© de prise en charge des patients, peu importe ce qui arrive.
La voiture Ă©lectrique entre dans une nouvelle phase dâaccĂ©lĂ©ration technologique. Recharge en quelques minutes, vĂ©hicules autonomes, plateformes logicielles : lâautomobile devient un Ă©cosystĂšme numĂ©rique Ă part entiĂšre. đ€ INVITĂ : Julien Villeret - directeur de lâinnovation chez EDFEn partenariat avec EDF Punchlines- La voiture est comme un smartphone sur roues.- Une voiture Ă©lectrique en France est une voiture bas carbone.- Les constructeurs chinois se tirent la bourre sur lâinnovation.- Le futur de la mobilitĂ© est totalement systĂ©mique.- La recharge ultra rapide va devenir la norme.================================= Pourquoi les constructeurs chinois accĂ©lĂšrent-ils autant sur la voiture Ă©lectrique ?La Chine est aujourdâhui un marchĂ© presque entiĂšrement Ă©lectrifiĂ©. Environ 70 % des voitures vendues y sont Ă©lectriques, ce qui crĂ©e une concurrence Ă©norme entre les constructeurs. Nous innovons trĂšs vite pour rĂ©pondre au principal frein des consommateurs : le temps de recharge. Les annonces de recharges en cinq ou dix minutes ne sont pas du simple marketing. Les technologies existent, mais elles demandent des voitures adaptĂ©es, des bornes trĂšs spĂ©cifiques et des rĂ©seaux Ă©lectriques capables dâabsorber des puissances gigantesques. Pour lâinstant, ce sont encore des dĂ©monstrateurs, mais je pense que la gĂ©nĂ©ralisation pourrait arriver beaucoup plus vite quâon ne lâimagine. La voiture Ă©lectrique est-elle en train de devenir un objet numĂ©rique ?Oui, complĂštement. Comme les smartphones il y a quinze ans, les voitures Ă©voluent vers des plateformes logicielles. On nâachĂšte plus seulement un vĂ©hicule, mais un Ă©cosystĂšme. Tesla a ouvert la voie avec des voitures qui se mettent Ă jour en permanence et auxquelles on ajoute des fonctionnalitĂ©s logicielles au fil du temps. Aujourdâhui, une voiture Ă©lectrique embarque des services, de lâintelligence artificielle, des fonctions dâautonomie et des systĂšmes de recharge intelligents. Les voitures autonomes sont-elles vraiment en train dâarriver ?Oui, mĂȘme si lâEurope avance plus lentement que les Ătats-Unis ou la Chine. Dans plusieurs villes amĂ©ricaines, les vĂ©hicules autonomes font dĂ©jĂ partie du quotidien. Des expĂ©rimentations commerciales existent aussi au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas. Le sujet nâest plus de savoir si lâautonomie va arriver, mais Ă quelle vitesse elle sera acceptĂ©e rĂ©glementairement en Europe. Et la prochaine Ă©tape est dĂ©jĂ en prĂ©paration avec les vĂ©hicules volants Ă©lectriques autonomes qui commencent Ă apparaĂźtre dans certains pays. La voiture Ă©lectrique crĂ©e-t-elle une nouvelle dĂ©pendance Ă©nergĂ©tique ?LâĂ©lectricitĂ© remplace le pĂ©trole, mais elle prĂ©sente une diffĂ©rence majeure : elle doit ĂȘtre produite localement. En France, grĂące au nuclĂ©aire, la voiture Ă©lectrique repose sur une Ă©lectricitĂ© largement bas carbone. Mais derriĂšre la voiture Ă©lectrique se cachent aussi des enjeux industriels et gĂ©opolitiques majeurs : batteries dominĂ©es par la Chine, software souvent amĂ©ricain, infrastructures de recharge, souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique⊠Le futur de la mobilitĂ© dĂ©pend dĂ©sormais de toute une chaĂźne de valeur technologique et Ă©nergĂ©tique.
Amazon lance en France Alexa+, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de son assistant vocal dopĂ©e Ă lâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rative. Plus conversationnel, plus contextuel et connectĂ© Ă de nombreux services, Alexa veut devenir un vĂ©ritable assistant personnel pour la maison connectĂ©e. Amazon franchit une nouvelle Ă©tape, ce mardi 26 mai 2026, avec le lancement en France dâAlexa+, la version enrichie de son assistant vocal basĂ©e sur lâintelligence artificielle gĂ©nĂ©rative. DĂ©jĂ disponible aux Ătats-Unis depuis plus dâun an, cette nouvelle mouture transforme profondĂ©ment lâexpĂ©rience utilisateur en rapprochant Alexa des assistants IA conversationnels comme ChatGPT, Gemini ou Claude. Une conversation beaucoup plus naturelleGrĂące aux grands modĂšles de langage (LLM), Alexa+ comprend dĂ©sormais des requĂȘtes formulĂ©es naturellement, sans nĂ©cessiter de commandes prĂ©cises ou de mots-clĂ©s spĂ©cifiques. Lâutilisateur peut interrompre lâassistant, enchaĂźner plusieurs demandes dans une mĂȘme phrase et obtenir des rĂ©ponses contextualisĂ©es. Amazon explique quâAlexa+ sâappuie sur plusieurs dizaines de modĂšles spĂ©cialisĂ©s, notamment les modĂšles Nova dĂ©veloppĂ©s par Amazon ainsi que des modĂšles de Mistral AI pour amĂ©liorer la comprĂ©hension linguistique en Europe et en français. Lâobjectif est de retrouver, dans lâunivers de la maison connectĂ©e, la fluiditĂ© des conversations vocales que lâon connaĂźt dĂ©jĂ avec les IA gĂ©nĂ©ratives. Musique, domotique et services connectĂ©sAlexa+ conserve Ă©videmment ses fonctions classiques : musique, mĂ©tĂ©o, contrĂŽle des appareils connectĂ©s ou rĂ©ponses aux questions simples. Mais Amazon veut aller beaucoup plus loin. Il devient par exemple possible de demander une playlist correspondant Ă une ambiance, un souvenir ou un style musical, sans connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment le titre recherchĂ©. La gestion de la maison connectĂ©e gagne Ă©galement en simplicitĂ©. Des routines complexes peuvent ĂȘtre créées Ă la voix, comme lâextinction des lumiĂšres, la fermeture des volets ou lâactivation dâalarmes Ă certaines heures. Amazon mise aussi sur lâintĂ©gration native des enceintes Echo comme hubs domotiques compatibles Zigbee et Matter afin de limiter le recours Ă des box supplĂ©mentaires. Alexa peut dĂ©sormais agir dans le monde rĂ©elLâune des grandes nouveautĂ©s concerne lâouverture vers des services tiers. Aux Ătats-Unis, Alexa+ est dĂ©jĂ capable de rĂ©server des restaurants ou dâinteragir avec divers services du quotidien. Ces fonctions arrivent progressivement en France avec des partenariats annoncĂ©s notamment avec ReFork pour la rĂ©servation de restaurants, MesDĂ©panneurs pour organiser une intervention Ă domicile, Tripadvisor pour prĂ©parer des voyages ou Fever pour rĂ©server des concerts. Ces interactions nĂ©cessiteront lâautorisation explicite des utilisateurs via leurs comptes personnels. La camĂ©ra devient un nouveau capteur intelligentAlexa+ ne se limite plus Ă la voix. Les appareils Echo Show Ă©quipĂ©s dâune camĂ©ra peuvent dĂ©sormais analyser lâenvironnement visuel de lâutilisateur. Amazon a notamment prĂ©sentĂ© une fonction permettant Ă Alexa de commenter une tenue vestimentaire en fonction de la mĂ©tĂ©o du jour. Lâassistant peut suggĂ©rer dâenlever une veste, de prendre un manteau ou dâadapter sa tenue selon les conditions climatiques. Cette technologie repose sur des fonctions multimodales capables dâexploiter simultanĂ©ment la voix, les images et dâautres capteurs intĂ©grĂ©s aux appareils. Selon Amazon, cette fonction est issue Ă lâorigine dâoutils dĂ©veloppĂ©s pour lâaccessibilitĂ© des personnes malvoyantes. Alexa+ gratuit pour les abonnĂ©s PrimeAlexa+ sera compatible avec 95 % des appareils Echo actuellement utilisĂ©s en France via une mise Ă jour logicielle. Pour les utilisateurs hors Ă©cosystĂšme Amazon, lâabonnement sera facturĂ© 22,99 ⏠par mois. En revanche, Alexa+ sera inclus sans surcoĂ»t pour les abonnĂ©s Amazon Prime. Avec cette Ă©volution, Amazon entend clairement se repositionner dans la bataille des assistants IA. Son principal atout reste sa prĂ©sence historique dans la maison connectĂ©e, mĂȘme si la concurrence des assistants intĂ©grĂ©s aux smartphones et ordinateurs demeure trĂšs forte.
Google installe lâIA partout âą La vidĂ©o gĂ©nĂ©rative bouscule la crĂ©ation âą Elon Musk Ă©choue face Ă OpenAI âą LâIA coĂ»te parfois plus cher que lâhumain âą 120 secondes de Tech passe en 10 langues Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Google I/O : lâIA devient vraiment agentiqueNous revenons sur le flot dâannonces de Google I/O 2026, marquĂ© par lâintĂ©gration de Gemini dans lâensemble de lâĂ©cosystĂšme Google. Au-delĂ du moteur de recherche, on voit se dessiner une IA capable de croiser mails, agendas et documents pour exĂ©cuter des tĂąches complexes, sous rĂ©serve des limites imposĂ©es par les Ă©cosystĂšmes Google, Apple et Microsoft. Les assistants IA face au mur des Ă©cosystĂšmesNous nous demandons jusquâoĂč ces agents pourront vraiment agir dans nos vies numĂ©riques. Lâenjeu nâest plus seulement de rĂ©pondre Ă une question, mais de rĂ©server, organiser, classer, prĂ©parer une interview ou automatiser une partie du travail quotidien, avec une grande inconnue : la capacitĂ© des plateformes Ă dialoguer entre elles. Alexa+ et les podcasts fabriquĂ©s Ă la demandeLâarrivĂ©e dâAlexa+ relance la question de lâavenir du podcast, puisquâAmazon permet dĂ©sormais de gĂ©nĂ©rer des Ă©pisodes audio personnalisĂ©s selon un sujet, une durĂ©e et une orientation Ă©ditoriale. Nous y voyons Ă la fois une prouesse technologique et une menace directe pour le temps dâĂ©coute disponible des mĂ©dias audio traditionnels. VidĂ©o gĂ©nĂ©rative : la barriĂšre technique sâeffondreAvec les nouveaux outils vidĂ©o de Google, nous explorons ce que change une IA capable de modifier, complĂ©ter ou transformer des vidĂ©os existantes. La technique devient accessible Ă tous, mais cela remet au centre une question plus essentielle : sans idĂ©e forte, sans rĂ©cit et sans talent, les effets spĂ©ciaux seuls risquent de perdre leur valeur. Elon Musk perd contre OpenAINous revenons sur le revers judiciaire dâElon Musk dans son affrontement avec OpenAI et Sam Altman, autour de la transformation dâOpenAI en structure beaucoup plus commerciale. DerriĂšre lâargument du bien commun, on voit surtout une bataille stratĂ©gique dans la course Ă lâIA, face Ă Anthropic, Google DeepMind et Microsoft. LâIA en entreprise : Ă©conomies promises, coĂ»ts rĂ©elsBruno Ă©voque une note confidentielle de Mon Carnet sur un paradoxe de plus en plus visible : dans certaines entreprises, les systĂšmes dâIA peuvent coĂ»ter plus cher que les salariĂ©s quâils Ă©taient censĂ©s remplacer. Nous mettons cette logique en perspective avec les investissements massifs en calcul, les coĂ»ts des tokens et les discours de NVIDIA sur lâusage intensif de lâIA. 120 secondes de Tech sâinternationalise grĂące Ă lâIABruno Guglielminetti (Mon Carnet) prĂ©sente lâinternationalisation de 120 secondes de Tech, dĂ©sormais dĂ©clinĂ© en 10 Ă©ditions grĂące Ă une chaĂźne dâagents IA. Avec Jean-Baptiste Martinelli (ProductivIA), il dĂ©taille une mĂ©canique mĂȘlant traduction, clonage vocal, montage, descriptifs, pochettes et contrĂŽle qualitĂ© automatisĂ©, tout en conservant une responsabilitĂ© Ă©ditoriale humaine.
Google prĂ©sente des agents IA capables dâagir Ă notre place âą Un cafĂ© suĂ©dois entiĂšrement gĂ©rĂ© par une IA âą Une puce quantique mille fois plus puissante âą Tesla FSD autorisĂ© en Lituanie âą La voiture Ă©lectrique accĂ©lĂšre⊠mais les infrastructures suivront-elles ? âą Les hĂŽpitaux renforcent leur cybersĂ©curitĂ© aprĂšs des attaques massives. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] ===============Google veut rĂ©inventer la recherche avec lâIA agentiqueLors de sa confĂ©rence annuelle, Google a dĂ©voilĂ© une transformation majeure de son moteur de recherche, dĂ©sormais propulsĂ© par Gemini 3.5 et orientĂ© vers des usages agentiques. Lâutilisateur ne se contentera plus dâobtenir des rĂ©ponses : il pourra dĂ©lĂ©guer des tĂąches complexes, comparer, rĂ©server, surveiller des informations ou gĂ©nĂ©rer des outils personnalisĂ©s. Ces annonces, dĂ©taillĂ©es dans un Ă©pisode spĂ©cial sur Monde NumĂ©rique, font craindre un bouleversement profond de lâĂ©cosystĂšme du Web et du modĂšle Ă©conomique des mĂ©dias. Spark et Omni : lâIA personnelle et crĂ©ative selon GoogleAvec Gemini Spark, Google promet un assistant capable dâinteragir avec nos documents personnels et dâautomatiser des flux de travail entiers. CĂŽtĂ© crĂ©ation, Gemini Omni franchit un cap en permettant de modifier des vidĂ©os existantes, dây intĂ©grer de nouveaux Ă©lĂ©ments ou de gĂ©nĂ©rer des scĂšnes complĂštes Ă partir de contenus rĂ©els. Ces avancĂ©es ouvrent des perspectives inĂ©dites pour les crĂ©ateurs⊠mais posent aussi des questions juridiques et Ă©conomiques majeures. Elon Musk dĂ©boutĂ© face Ă OpenAIAux Ătats-Unis, la justice a rejetĂ© la plainte dâElon Musk contre OpenAI pour des raisons procĂ©durales. Le patron de Tesla accusait lâentreprise dâavoir trahi sa mission initiale Ă but non lucratif. Si la dĂ©cision clĂŽt provisoirement le volet judiciaire, elle ravive le dĂ©bat sur lâĂ©volution du modĂšle Ă©conomique dâOpenAI et ses relations avec Microsoft. ChapsVision choisi par le renseignement allemandCocorico : le service de renseignement intĂ©rieur allemand a retenu la sociĂ©tĂ© française ChapsVision et sa plateforme ArgonOS pour moderniser ses capacitĂ©s dâanalyse de donnĂ©es. Un revers pour lâamĂ©ricain Palantir et un signal fort en faveur dâune souverainetĂ© technologique europĂ©enne accrue dans les domaines sensibles. Tesla FSD autorisĂ© en LituanieAprĂšs les Pays-Bas, la Lituanie autorise Ă son tour le dĂ©ploiement du FSD supervisĂ© de Tesla. Le conducteur doit rester vigilant, mais cette Ă©tape marque une avancĂ©e supplĂ©mentaire vers lâautonomie en Europe. La France, elle, temporise encore malgrĂ© des tests rĂ©alisĂ©s Ă Paris. En SuĂšde, une IA ouvre un café⊠et fait n'importe quoiĂ Stockholm, un cafĂ© baptisĂ© London CafĂ© est gĂ©rĂ© par une IA nommĂ©e Mona, basĂ©e sur Gemini. Budget, recrutement, commandes : tout est pilotĂ© par lâagent autonome. RĂ©sultat : des erreurs de gestion en cascade, des achats incohĂ©rents et un dĂ©ficit important. LâexpĂ©rience met en lumiĂšre les limites actuelles des modĂšles en matiĂšre de mĂ©moire et de cohĂ©rence opĂ©rationnelle Ă long terme. Une puce japonaise aux performances rĂ©volutionnairesDes chercheurs de lâUniversitĂ© de Tokyo ont prĂ©sentĂ© dans la revue Science un composant exploitant la spintronique et la commutation quantique. La promesse : des calculs mille fois plus rapides et une consommation divisĂ©e par cent, avec une dissipation thermique minimale. Si lâindustrialisation reste Ă venir, cette avancĂ©e pourrait transformer lâefficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des data centers. Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, lance un flash tech en 10 langues grĂące Ă l'IADepuis MontrĂ©al, Bruno Guglielminetti analyse les annonces de Google et leurs implications pour les crĂ©ateurs de contenus. Il prĂ©sente Ă©galement son nouveau flash 120 secondes de tech, dĂ©sormais disponible en dix langues grĂące Ă un systĂšme dâagents IA dĂ©veloppĂ© avec la sociĂ©tĂ© Productivia, dĂ©montrant concrĂštement lâautomatisation avancĂ©e de la production Ă©ditoriale. Recharge ultra-rapide : la voiture Ă©lectrique change dâĂ©chelle[PARTENARIAT] Alors que les constructeurs chinois annoncent des vitesse de recharge de vĂ©hicules Ă©lectriques ultra rapides, Julien Villeret, directeur de lâinnovation dâEDF, dĂ©taille les dĂ©fis liĂ©s aux puissances de charge, au refroidissement et Ă lâadaptation des rĂ©seaux Ă©lectriques, dans un contexte gĂ©opolitique tendu et de transition accĂ©lĂ©rĂ©e vers lâĂ©lectrique. CybersĂ©curitĂ© hospitaliĂšre : retour dâexpĂ©rience aprĂšs une attaque majeure[PARTENARIAT] Ă lâoccasion du salon SantExpo, en partenariat avec la FĂ©dĂ©ration hospitaliĂšre de France, Nasser Amani, directeur des services numĂ©riques des hĂŽpitaux Nord-Ouest, revient sur la cyberattaque subie en 2021. Il dĂ©crit lâarrĂȘt brutal des systĂšmes, la gestion en mode dĂ©gradĂ© et les leçons tirĂ©es pour renforcer la rĂ©silience des Ă©tablissements face Ă des centaines de milliers de tentatives dâintrusion mensuelles.
Google a multipliĂ© les annonces lors de la confĂ©rence Google I/O 2026, avec une ambition claire : placer lâintelligence artificielle au cĆur de tous ses services. Entre nouveaux modĂšles Gemini, agents intelligents, IA vidĂ©o et lunettes connectĂ©es, Google prĂ©pare une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâusages numĂ©riques. Google passe Ă lâIA agentiqueLors de sa keynote dâouverture de la Google I/O 2026 Ă San Francisco, Google a dĂ©voilĂ© une avalanche de nouveautĂ©s centrĂ©es sur lâintelligence artificielle. Au-delĂ des chatbots conversationnels, le groupe mise dĂ©sormais sur une IA capable dâagir directement pour lâutilisateur. Deux nouveaux modĂšles ont particuliĂšrement retenu lâattention. Dâabord, Gemini 3.5 Flash, prĂ©sentĂ© comme plus rapide et plus performant pour gĂ©rer des tĂąches complexes. Ce modĂšle servira notamment de moteur aux futurs agents intelligents de Google. Ensuite, Gemini Omni, un modĂšle multimodal orientĂ© vidĂ©o. Capable de comprendre du texte, des images, du son et de la vidĂ©o, il permet surtout de modifier des vidĂ©os existantes Ă partir de simples instructions. Ajouter des objets, transformer des scĂšnes ou sâinsĂ©rer dans une vidĂ©o deviennent des opĂ©rations accessibles en quelques secondes. Gemini Spark, lâassistant personnel nouvelle gĂ©nĂ©rationParmi les annonces les plus marquantes figure Gemini Spark, un agent personnel intĂ©grĂ© Ă lâapplication Gemini. Lâobjectif : dĂ©passer le simple assistant conversationnel pour permettre Ă lâIA dâexĂ©cuter des tĂąches concrĂštes sur smartphone et ordinateur. Gemini Spark pourra notamment organiser un voyage, retrouver des informations dispersĂ©es dans Gmail ou Google Drive, suivre des dossiers, prĂ©parer des Ă©vĂ©nements, analyser des documents ou encore rĂ©pondre Ă des questions complexes Ă partir des contenus personnels de lâutilisateur. GrĂące au protocole MCP, lâagent pourra interagir directement avec diffĂ©rents outils Google et automatiser certaines opĂ©rations. Un moteur de recherche entiĂšrement repensĂ©Le moteur de recherche de Google Search Ă©volue Ă©galement profondĂ©ment. La barre de recherche acceptera des requĂȘtes beaucoup plus longues et conversationnelles. Les utilisateurs pourront intĂ©grer des images, des vidĂ©os, des fichiers ou mĂȘme des onglets Chrome pour enrichir leurs demandes. Google introduit aussi des agents dâinformation capables de surveiller automatiquement certains sujets. Lâexemple prĂ©sentĂ© concerne la recherche immobiliĂšre : lâIA pourra analyser en continu des annonces selon des critĂšres prĂ©cis et remonter les nouveautĂ©s pertinentes. Aux Ătats-Unis, certains services pourront mĂȘme passer des appels tĂ©lĂ©phoniques pour effectuer des rĂ©servations. Des interfaces gĂ©nĂ©rĂ©es automatiquementGoogle veut Ă©galement transformer la maniĂšre dont les informations sont prĂ©sentĂ©es. Au lieu de simples listes de liens, lâIA pourra gĂ©nĂ©rer Ă la volĂ©e des tableaux, graphiques ou simulations interactives pour expliquer des sujets complexes comme la mĂ©canique, lâastrophysique ou le fonctionnement dâobjets techniques. Cette logique dâassistance intelligente sâĂ©tend aussi Ă Google Workspace. Gmail pourra notamment ĂȘtre interrogĂ© Ă la voix grĂące Ă Gmail Live, tandis que les outils bureautiques bĂ©nĂ©ficieront dâassistants capables de synthĂ©tiser des idĂ©es, organiser des notes ou produire automatiquement des documents structurĂ©s. Des applications créées automatiquementGoogle a Ă©galement prĂ©sentĂ© Antigravity 2.0, un outil destinĂ© Ă faciliter la crĂ©ation dâapplications Android. LâidĂ©e est de permettre Ă nâimporte quel utilisateur de concevoir rapidement des outils simples et personnalisĂ©s, sans nĂ©cessairement savoir coder. Cette approche pourrait transformer en profondeur lâunivers des applications mobiles en favorisant des outils sur mesure gĂ©nĂ©rĂ©s directement par lâIA. Google relance aussi ses lunettes connectĂ©esLe groupe a profitĂ© de lâĂ©vĂ©nement pour dĂ©voiler de nouvelles lunettes intelligentes dĂ©veloppĂ©es avec Samsung, ainsi quâavec les fabricants Gentle Monster et Warby Parker. Deux versions sont prĂ©vues. Un premier modĂšle lĂ©ger, sans Ă©cran ni camĂ©ra, sera centrĂ© sur lâassistant vocal Gemini. Un second modĂšle plus avancĂ© intĂ©grera un affichage et une camĂ©ra, dans un format proche des lunettes connectĂ©es de Meta.
Guillaume Braux, directeur technique Europe du Sud chez Box, explique comment lâIA peut transformer la gestion documentaire sans ouvrir la porte aux fuites dâinformations sensibles. đ€ INVITĂ : Guillaume Braux - Directeur technique Europe du Sud chez BoxEn partenariat avec Box Punchlines- LâIA travaille avec une masse dâinformations que personne ne maĂźtrise vraiment.- Rien ne diffĂ©rencie un PDF dâun autre PDF sans gouvernance des donnĂ©es.- Le plus gros risque de fuite de donnĂ©es reste le facteur humain.- LâIA peut devenir un gĂ©nĂ©rateur de fuite de donnĂ©es plutĂŽt quâun outil de productivitĂ©.- Un agent IA seul ne garantit pas la cohĂ©rence dâun processus mĂ©tier.================================= En quoi lâIA transforme-t-elle lâexploitation des documents en entreprise ?Aujourdâhui, prĂšs de 90 % des donnĂ©es des entreprises sont des donnĂ©es non structurĂ©es : contrats, prĂ©sentations, vidĂ©os, images, plans techniques ou documents bureautiques. Avec lâIA gĂ©nĂ©rative, nous ne cherchons plus simplement des documents, nous cherchons directement lâinformation contenue dans ces documents. LâIA permet aussi dâautomatiser certains processus mĂ©tiers. Par exemple, nous pouvons identifier automatiquement tous les contenus contenant le logo dâun client, mĂȘme parmi des milliers de vidĂ©os, dâimages ou de prĂ©sentations. Cela permet ensuite dâagir trĂšs rapidement si ce contenu ne doit plus ĂȘtre utilisĂ©. Pourquoi lâIA pose-t-elle un problĂšme de gouvernance des donnĂ©es ?Le principal danger vient du fait que les entreprises stockent Ă©normĂ©ment de documents dans des silos mal organisĂ©s. Si lâon branche une IA sur cet ensemble de donnĂ©es sans gouvernance prĂ©alable, elle peut faire remonter des informations sensibles auxquelles les collaborateurs nâauraient jamais dĂ» accĂ©der. LâIA agit comme un rĂ©vĂ©lateur des faiblesses documentaires de lâentreprise. Un chatbot capable dâexplorer des centaines de tĂ©raoctets de donnĂ©es peut potentiellement retrouver des informations confidentielles, comme des contrats, des salaires ou des projets stratĂ©giques. Pour limiter ce risque, il faut classifier les documents et associer Ă chaque contenu un niveau de confidentialitĂ© et des droits dâaccĂšs prĂ©cis. Pourquoi le Shadow AI inquiĂšte autant les entreprises ?Le Shadow AI reprĂ©sente un vrai risque parce que beaucoup de collaborateurs utilisent des outils dâIA grand public pour analyser des documents internes. Le problĂšme, câest que les entreprises ne savent pas toujours ce que deviennent ces contenus une fois envoyĂ©s Ă des services externes. Certaines donnĂ©es sensibles pourraient mĂȘme ĂȘtre utilisĂ©es pour entraĂźner des modĂšles dâIA. Câest pourquoi nous dĂ©fendons une approche sĂ©curisĂ©e oĂč les outils dâIA nâaccĂšdent quâaux informations auxquelles un collaborateur est dĂ©jĂ autorisĂ©. MĂȘme lorsquâun chatbot externe interagit avec les donnĂ©es de lâentreprise, les droits dâaccĂšs restent strictement contrĂŽlĂ©s. Les agents IA peuvent-ils remplacer les humains ?Je reste prudent sur les promesses dâautomatisation totale. Les agents IA peuvent intervenir dans certaines Ă©tapes prĂ©cises dâun processus, mais ils ne doivent pas agir seuls. Un agent peut, par exemple, vĂ©rifier automatiquement la conformitĂ© dâun contrat ou dĂ©tecter certaines clauses. Mais si son niveau de confiance est insuffisant, un humain doit reprendre la main. Je crois davantage Ă des modĂšles hybrides, associant automatisation intelligente et validation humaine, plutĂŽt quâĂ des agents totalement autonomes.
Ibou se veut une alternative française aux moteurs conversationnels dominĂ©s par les gĂ©ants amĂ©ricains. Ce nouveau moteur de recherche mise sur la souverainetĂ©, la diversitĂ© des points de vue et une meilleure mise en valeur des contenus de qualitĂ©. đ€ INVITĂ : Sylvain Peyronnet â cofondateur et CEO de IbouPunchlines- Il y a une vraie problĂ©matique de souverainetĂ© numĂ©rique.- On veut montrer tous les points de vue.- Les modĂšles de langue changent complĂštement le search.- On veut restaurer le web quâon a connu.- Aujourdâhui, quelques millions dâeuros suffisent pour crĂ©er un moteur de recherche.================================= Pourquoi lancer un nouveau moteur de recherche aujourdâhui ?Pendant longtemps, crĂ©er un moteur de recherche indĂ©pendant Ă©tait quasiment impossible. Il fallait des infrastructures Ă©normes et surtout Ă©normĂ©ment de donnĂ©es utilisateurs pour entraĂźner les algorithmes de classement. Depuis lâarrivĂ©e des grands modĂšles de langage comme ChatGPT, la situation a changĂ©. Ces modĂšles permettent de simuler les comportements humains et dâamĂ©liorer les rĂ©sultats sans disposer dâune audience massive. Aujourdâhui, une petite Ă©quipe trĂšs technique peut construire un moteur de recherche performant. Quelle est la philosophie dâIbou ?Notre objectif est de proposer un moteur plus transparent et plus pluraliste. Nous voulons Ă©viter les bulles de filtrage et montrer diffĂ©rents points de vue lorsquâun sujet est controversĂ©. LâidĂ©e nâest pas de dire aux utilisateurs ce quâils doivent penser, mais de leur permettre dâaccĂ©der facilement Ă plusieurs analyses et plusieurs sources. Nous voulons Ă©galement mieux valoriser les contenus de qualitĂ©, indĂ©pendamment de la taille ou de la puissance mĂ©diatique des Ă©diteurs. Ă quoi ressemblera concrĂštement le moteur ?Ibou sera un moteur conversationnel, dans lâesprit de Perplexity. Lorsquâun utilisateur posera une question, le moteur ira chercher des sources dans notre propre index du web, analysera les diffĂ©rents angles et produira une synthĂšse courte qui orientera vers les contenus les plus pertinents. Le but nâest pas de remplacer les sources, mais dâaider les utilisateurs Ă comprendre quelles ressources consulter pour se faire leur propre opinion. Pourquoi la souverainetĂ© numĂ©rique devient-elle un argument fort ?De plus en plus de personnes comprennent les enjeux gĂ©opolitiques liĂ©s aux plateformes numĂ©riques amĂ©ricaines. Il existe une demande pour des alternatives europĂ©ennes capables de fonctionner de maniĂšre indĂ©pendante. Nous voyons bien que certains Ă©quilibres mondiaux deviennent instables. Beaucoup de gens veulent simplement avoir une solution alternative crĂ©dible au cas oĂč.
Le festival des mĂ©dias quĂ©bĂ©cois en GaspĂ©sie sous le signe de l'IA âą GrĂšves contre l'IA dans plusieurs rĂ©dactions françaises âą Le podcasting Ă l'Ăšre de l'IA âą Google prĂ©pare Android Ă lâĂšre des assistants intelligents âą Un deepfake piĂšge un pĂ©docriminel prĂ©sumĂ©. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Bruno en route vers la GaspĂ©sieNous retrouvons Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) en pleine route vers la GaspĂ©sie, oĂč il participe Ă une rencontre consacrĂ©e au journalisme, aux mĂ©dias et Ă lâintelligence artificielle. Lâoccasion de parler de la façon dont les outils comme Gemini deviennent dĂ©jĂ des compagnons de voyage capables de renseigner, guider et contextualiser un dĂ©placement. LâIA dans les rĂ©dactions : menace ou outil de travail ?Nous revenons sur les tensions provoquĂ©es par lâarrivĂ©e de lâintelligence artificielle dans les mĂ©dias, notamment autour de LâĂquipe et de projets de réécriture automatisĂ©e de dĂ©pĂȘches, un sujet confirmĂ© par plusieurs mĂ©dias spĂ©cialisĂ©s. Le dĂ©bat ne porte pas seulement sur la technologie : il concerne aussi lâaccompagnement des journalistes, la formation et la transformation des mĂ©tiers de rĂ©daction. Journalisme augmentĂ© : moins de clavier, plus de terrainLâIA est un outil dâassistance plutĂŽt qu'un substitut complet au journaliste. Lâenjeu est de libĂ©rer du temps pour lâenquĂȘte, le reportage et la collecte dâinformations, tout en conservant lâexpertise humaine dans lâangle, la vĂ©rification et lâĂ©criture finale. Android et Gemini Intelligence : le tĂ©lĂ©phone devient assistantNous commentons les annonces de Google autour dâAndroid et de Gemini, avec une intĂ©gration plus poussĂ©e de lâIA dans les usages mobiles. Les nouveautĂ©s prĂ©sentĂ©es lors de lâAndroid Show incluent notamment des actions automatisĂ©es entre applications et la crĂ©ation de widgets personnalisĂ©s par langage naturel. Deepfake et pĂ©docriminalitĂ© : quand lâIA sert aussi Ă piĂ©gerNous Ă©voquons une affaire française dans laquelle un streamer a utilisĂ© un dispositif de type deepfake pour piĂ©ger un pĂ©docriminel prĂ©sumĂ© en direct. Cette histoire soulĂšve une question dĂ©licate : lâIA peut aider Ă rĂ©vĂ©ler certains comportements criminels, mais son usage par des particuliers pose aussi des problĂšmes de cadre lĂ©gal, de preuves et de justice. Un livre pour lancer son podcast Ă lâĂšre de lâIASĂ©quence autopromo avec un coup d'oeil sur mon livre Lancez votre podcast Ă lâĂšre de lâIA, consacrĂ© Ă la crĂ©ation dâun podcast de bout en bout, de lâidĂ©e Ă©ditoriale Ă la production sonore. L'occasion d'expliquer comment lâIA peut aider Ă prĂ©parer une interview, structurer un projet, retravailler une transcription mais aussi aider dans lâautoĂ©dition d'un livre.
Le patron de Mistral.ai dresse un tableau sans concession de l'IA en Europe âą Google muscle Android avec Gemini et rĂ©invente la souris âą TikTok attaquĂ© en France âą Un conflit social chez Samsung menace la production mondiale de puces âą Les rĂ©dactions bousculĂ©es par lâIA âą Publier un livre avec l'intelligence artificielle âą Un futur moteur de recherche français boostĂ© Ă l'IA âą Gare Ă l'IA documentaire mal maĂźtrisĂ©e en entreprise. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] =============================== Plaidoyer sans concession pour la souverainetĂ© europĂ©enne de lâIAAuditionnĂ© Ă lâAssemblĂ©e nationale, Arthur Mensch, cofondateur et directeur gĂ©nĂ©ral de Mistral AI, a livrĂ© une analyse offensive sur lâĂ©tat de lâintelligence artificielle en Europe. Pour lui, lâIA est devenue une ressource stratĂ©gique comparable Ă lâĂ©nergie : elle conditionne la souverainetĂ© Ă©conomique, militaire et culturelle du continent. Il appelle Ă investir massivement dans les modĂšles, les infrastructures et lâĂ©lectricitĂ© bas carbone, faute de quoi lâEurope risque de dĂ©pendre durablement des Ătats-Unis et de la Chine. Reste Ă savoir si Mistral aura les moyens financiers et politiques de rivaliser avec les hyperscalers amĂ©ricains. VidĂ©o de l'audition d'Arthur Mensch : https://www.youtube.com/watch?v=kKWOkWv6pJM La cybersĂ©curitĂ© nouveau champ de bataille IALa course Ă lâIA se dĂ©place sur le terrain stratĂ©gique de la cybersĂ©curitĂ©. OpenAI aurait prĂ©sentĂ© un modĂšle spĂ©cialisĂ© capable dâanticiper des vulnĂ©rabilitĂ©s inĂ©dites, avec un accĂšs encadrĂ© mais ouvert Ă certaines organisations europĂ©ennes, tandis que Mistral AI travaillerait Ă©galement sur un modĂšle dĂ©diĂ©. Ces outils, capables de dĂ©tecter des failles avant quâelles ne soient exploitĂ©es, deviennent des instruments de souverainetĂ© numĂ©rique. Leur contrĂŽle et leur accĂšs sont dĂ©sormais des enjeux diplomatiques autant que technologiques. Android passe Ă l'IA agentiqueLors de sa confĂ©rence Android, Google a prĂ©sentĂ© une version agentique de Gemini appelĂ©e Ă sâintĂ©grer au cĆur dâAndroid. Capable dâagir Ă la place de lâutilisateur, lâassistant pourra naviguer dans les applications, extraire des informations ou remplir des formulaires, avec validation humaine pour les actions sensibles. Une Ă©volution majeure vers un smartphone proactif, qui transforme lâIA en vĂ©ritable copilote numĂ©rique. Le dĂ©ploiement est attendu progressivement sur les futurs appareils Android. Google rĂ©invente la souris avec lâIALa filiale DeepMind de Google a dĂ©voilĂ© un prototype baptisĂ© Magic Pointer, combinant capture dâĂ©cran locale et intelligence artificielle. En survolant un contenu, lâutilisateur peut demander instantanĂ©ment un graphique, un rĂ©sumĂ© ou un recalcul contextuel. Cette interaction homme-machine repensĂ©e pourrait intĂ©grer Chrome et les Chromebooks Ă terme. Une dĂ©monstration spectaculaire qui illustre lâintĂ©gration toujours plus fine de lâIA dans les gestes informatiques du quotidien. TikTok dans le viseur de familles françaises endeuillĂ©esSeize familles rĂ©unies au sein du collectif Algos Victima ont dĂ©posĂ© plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, aprĂšs plusieurs suicides dâadolescentes. Elles accusent lâalgorithme de la plateforme dâavoir favorisĂ© lâexposition rĂ©pĂ©tĂ©e Ă des contenus anxiogĂšnes ou dangereux. Au-delĂ du volet judiciaire, lâaffaire relance le dĂ©bat sur la rĂ©gulation des rĂ©seaux sociaux et sur une possible interdiction avant 15 ans. La CNIL alerte sur les lunettes connectĂ©esLa CNIL (Commission Nationale Informatique et LibertĂ©s) met en garde contre les risques de surveillance diffuse liĂ©s aux lunettes Ă©quipĂ©es de camĂ©ras et de micros. LâautoritĂ© française appelle Ă un usage responsable et propose plusieurs recommandations pour prĂ©server la vie privĂ©e. Si ces dispositifs peuvent rendre des services, notamment pour les personnes malvoyantes, ils posent une question sociĂ©tale majeure : comment Ă©viter une banalisation de la captation dâimages dans lâespace public ? Samsung sous tension : menace sur la production mondiale de puces IAEn CorĂ©e du Sud, 50 000 salariĂ©s de Samsung menacent de se mettre en grĂšve pour rĂ©clamer une meilleure redistribution des bĂ©nĂ©fices liĂ©s Ă lâIA. Le groupe est lâun des rares fabricants mondiaux de mĂ©moire HBM, composant clĂ© des puces dâintelligence artificielle. Un arrĂȘt prolongĂ© de la production pourrait perturber toute la chaĂźne mondiale des semi-conducteurs. La planĂšte tech observe avec inquiĂ©tude ce bras de fer social. IA et journalisme : vers la fin des tĂąches rĂ©pĂ©titives ?En direct de GaspĂ©sie, Bruno Guglielminetti, animateur du podcast Mon Carnet, analyse lâimpact de lâIA dans les rĂ©dactions. Entre menaces de grĂšve et suppression de postes, la réécriture automatisĂ©e des dĂ©pĂȘches cristallise les tensions. Pour lui, lâIA peut devenir un assistant Ă©ditorial prĂ©cieux, libĂ©rant du temps pour lâenquĂȘte et le terrain. Un basculement culturel qui oblige les Ă©coles de journalisme Ă revoir leurs formations. Mon nouveau livre sur le podcasting... publiĂ© grĂące Ă lâIAJe vous prĂ©sente mon livre Lancez votre podcast Ă lâĂšre de lâIA, consacrĂ© Ă la crĂ©ation de podcasts avec les outils dâintelligence artificielle. AutoĂ©ditĂ© avec lâappui dâoutils IA pour la structuration, la correction et la mise en forme, le livre explore les nouvelles pratiques du mĂ©dia audio. Une dĂ©monstration concrĂšte des mutations en cours dans lâĂ©dition et la crĂ©ation de contenus. Ibou, le pari dâun moteur de recherche françaisSylvain Peyronnet, cofondateur et CEO dâIbou, prĂ©sente ce moteur de recherche conversationnel français, conçu pour proposer une information plus transparente et pluraliste. Lâobjectif : Ă©viter les bulles de filtrage et valoriser les sources en exposant les diffĂ©rents points de vue. GrĂące aux modĂšles de langage rĂ©cents, lâĂ©quipe affirme pouvoir bĂątir un moteur performant sans dĂ©pendre dâune collecte massive de donnĂ©es utilisateurs. Un dĂ©fi ambitieux face aux gĂ©ants amĂ©ricains. IA et gestion documentaire : les risques invisibles en entreprise [PARTENARIAT]Guillaume Brault, directeur technique Europe du Sud chez Box, alerte sur les dangers dâune IA branchĂ©e sur des bases documentaires mal gouvernĂ©es. Sans classification prĂ©alable, un agent conversationnel peut faire remonter des informations sensibles Ă des collaborateurs non habilitĂ©s. La clĂ© rĂ©side dans lâĂ©tiquetage et la gouvernance des donnĂ©es afin de contrĂŽler prĂ©cisĂ©ment ce que les modĂšles peuvent consulter et restituer. LâIA devient ainsi un rĂ©vĂ©lateur des failles organisationnelles internes.
Et si notre rĂ©alitĂ© nâĂ©tait quâun immense programme informatique ? Entre philosophie, physique quantique et intelligence artificielle, lâhypothĂšse de la simulation revient au cĆur du dĂ©bat technologique. Une idĂ©e ancienne remise au goĂ»t du jourLâidĂ©e selon laquelle notre monde pourrait ĂȘtre une illusion ne date pas dâhier. DĂ©jĂ , le mythe de la caverne de Platon interrogeait la nature mĂȘme de la rĂ©alitĂ© et notre perception du monde. Aujourdâhui, cette thĂ©orie connaĂźt un regain dâintĂ©rĂȘt avec le dĂ©veloppement de lâintelligence artificielle, de la rĂ©alitĂ© virtuelle et des simulations numĂ©riques toujours plus rĂ©alistes. Dans son livre La Simulation, le journaliste et Ă©crivain LoĂŻc Escht explore cette hypothĂšse fascinante : et si notre univers nâĂ©tait quâun gigantesque programme informatique ? Le sujet rappelle Ă©videmment lâunivers du film Matrix, oĂč les humains vivent dans une rĂ©alitĂ© artificielle sans le savoir. Le raisonnement probabiliste de Nick BostromLe philosophe suĂ©dois Nick Bostrom, de lâUniversitĂ© dâOxford, a largement contribuĂ© Ă populariser cette thĂ©orie. Selon lui, si une civilisation technologiquement avancĂ©e est capable de crĂ©er des simulations dâĂȘtres conscients, alors il devient statistiquement plausible que nous vivions nous-mĂȘmes dans lâune de ces simulations. Son raisonnement repose sur trois hypothĂšses possibles : soit les civilisations disparaissent avant dâatteindre ce niveau technologique, soit elles choisissent volontairement de ne pas crĂ©er de simulations, soit elles le font⊠et nous en faisons partie. Cette rĂ©flexion, purement philosophique au dĂ©part, trouve aujourdâhui un nouvel Ă©cho avec les progrĂšs rapides de lâIA gĂ©nĂ©rative et des mondes virtuels. Elon Musk, Sam Altman et la Silicon Valley fascinĂ©s par le sujetSelon plusieurs rĂ©cits relayĂ©s dans la presse amĂ©ricaine, certains entrepreneurs de la Silicon Valley se seraient sĂ©rieusement intĂ©ressĂ©s Ă cette hypothĂšse. Les noms dâElon Musk et de Sam Altman reviennent rĂ©guliĂšrement lorsquâil est question de recherches autour de la thĂ©orie de la simulation. LâidĂ©e peut sembler dĂ©lirante, mais elle alimente aussi des rĂ©flexions scientifiques et philosophiques sur la conscience, la rĂ©alitĂ© et les limites de la technologie. Les « glitches » : des bugs dans la matrice ?Certains chercheurs et passionnĂ©s imaginent quâil serait possible de dĂ©tecter des anomalies rĂ©vĂ©lant la nature artificielle de notre univers. Ces supposĂ©s « glitches » rappellent les bugs observĂ©s dans les jeux vidĂ©o. Parmi les phĂ©nomĂšnes souvent Ă©voquĂ©s figurent des souvenirs contradictoires entre plusieurs personnes, des Ă©vĂ©nements Ă©trangement rĂ©pĂ©titifs, des objets introuvables aprĂšs avoir pourtant Ă©tĂ© vus, ou encore certaines expĂ©riences de mort imminente (NDE). Pour lâinstant, ces phĂ©nomĂšnes trouvent gĂ©nĂ©ralement des explications neuropsychologiques ou cognitives. Mais certains estiment que les dĂ©couvertes en physique quantique pourraient un jour apporter un Ă©clairage diffĂ©rent sur la nature profonde de la rĂ©alitĂ©. Une rĂ©flexion entre science, technologie et mĂ©taphysiqueLâhypothĂšse de la simulation reste hautement spĂ©culative. Aucune preuve scientifique ne permet aujourdâhui de lâĂ©tablir. Mais cette thĂ©orie pose des questions vertigineuses : quâest-ce que la conscience ? Quâest-ce que le rĂ©el ? Et si nos crĂ©ateurs eux-mĂȘmes vivaient dans une autre simulation ?
Dans ce nouvel Ă©pisode de la sĂ©rie INNOVATEURS, consacrĂ©e Ă celles et ceux qui font lâinnovation, je reçois JeanâLouis Constanza, cofondateur de Wandercraft, lâune des startups françaises les plus avancĂ©es dans la robotique humanoĂŻde. Parti dâun projet profondĂ©ment personnel â aider son fils Ă remarcher â JeanâLouis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes mĂ©dicaux avant de se lancer dans les robots humanoĂŻdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot dĂ©veloppĂ© avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique reprĂ©sente selon lui un enjeu stratĂ©gique majeur pour lâEurope. Il partage Ă©galement sa vision de lâinnovation, son regard sur lâintelligence artificielle, les bouleversements Ă venir sur lâemploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoĂŻdes vont transformer profondĂ©ment notre Ă©conomie et notre sociĂ©tĂ©. đ€ INVITĂ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont crĂ©er et remplacer des emplois.- La robotique, câest le dernier train europĂ©en Ă prendre.- On ne voit pas encore ce que cette rĂ©volution va produire.- Lâinnovation, ce nâest pas lâinvention, câest la diffusion.- Ceux qui nâauront pas de robots seront dĂ©classĂ©s.================================= Comment est nĂ©e Wandercraft ?Lâhistoire de Wandercraft est directement liĂ©e Ă mon fils Oscar, qui a perdu la marche trĂšs jeune Ă cause dâune maladie gĂ©nĂ©tique. Un jour, il mâa demandĂ© pourquoi, puisque jâĂ©tais ingĂ©nieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour lâaider Ă marcher. Ă lâĂ©poque, la marche robotique Ă©tait encore un sujet de laboratoire. Jâai alors rencontrĂ© Nicolas Simon, un ingĂ©nieur visionnaire, et nous avons dĂ©cidĂ© de crĂ©er un exosquelette totalement auto-Ă©quilibrĂ©. LâidĂ©e nâĂ©tait pas simplement de faire bouger des jambes, mais de crĂ©er un vĂ©ritable robot humanoĂŻde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft Ă©quipe aujourdâhui plus de 150 hĂŽpitaux dans le monde avec ses exosquelettes mĂ©dicaux. Pourquoi avoir Ă©voluĂ© vers les robots humanoĂŻdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes Ă©taient dĂ©jĂ capables de porter des charges lourdes avec une stabilitĂ© extrĂȘme. Quand Renault est venu nous voir, lâidĂ©e Ă©tait claire : utiliser cette technologie pour les tĂąches pĂ©nibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors dĂ©veloppĂ© Calvin 40, un robot humanoĂŻde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourdâhui, Calvin travaille dĂ©jĂ sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges rĂ©pĂ©titives que les humains supportent difficilement pendant huit heures dâaffilĂ©e. Les robots humanoĂŻdes Ă la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immĂ©diatement. On sait dĂ©jĂ comment construire ces robots. Le vrai dĂ©fi, câest la sĂ©curitĂ© et la fiabilitĂ©. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, Ă©viter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sĂ©curitĂ© extrĂȘmement Ă©levĂ©. Je pense quâil faudra encore trois Ă quatre ans avant de voir des tests sĂ©rieux dans des environnements domestiques. Mais le vĂ©ritable enjeu nâest pas de faire un robot qui passe lâaspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes ĂągĂ©es, les personnes handicapĂ©es et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociĂ©tĂ©s vont faire face au vieillissement dĂ©mographique. Quâest-ce que lâinnovation selon toi ?Lâinnovation, câest apporter quelque chose de profondĂ©ment utile que les gens nâavaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu Ă de la magie. Mais lâinnovation ne se limite pas Ă lâinvention. Le plus difficile, câest de transformer une invention en produit largement diffusĂ©. Et cela demande Ă©normĂ©ment de rĂ©sistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce nâest pas possible, que ce nâest pas utile ou que cela ne marchera jamais. Câest prĂ©cisĂ©ment pour cela que lâinnovation reste lâune des aventures humaines les plus difficiles.
Lâintelligence artificielle bouleverse les usages dans les entreprises, mais elle ouvre aussi une nouvelle gĂ©nĂ©ration de risques cyber. Entre Shadow AI, fuite de donnĂ©es, agents autonomes et manipulation des chatbots, les organisations dĂ©couvrent un terrain encore largement incontrĂŽlĂ©. đ€ INVITĂ : Ămilie Brochette - SpĂ©cialiste solutions IA et business chez Orange CyberdĂ©fenseEn partenariat avec Orange CyberdĂ©fense Punchlines- 90 % des entreprises ont du Shadow AI.- Tout le monde est devenu dĂ©veloppeur avec lâIA.- On ne peut pas se protĂ©ger de quelque chose que lâon ignore.- Les IA gĂ©nĂ©ratives sont sensibles Ă la manipulation psychologique.- LâIA gĂ©nĂ©rative va booster le DLP.================================= Pourquoi lâIA est-elle devenue un sujet majeur pour la cybersĂ©curitĂ© ?LâIA est entrĂ©e trĂšs vite dans les entreprises, souvent sans vĂ©ritable cadre. Pendant longtemps, tout le monde sâest focalisĂ© sur les gains de productivitĂ© et les cas dâusage, sans regarder les risques associĂ©s. En 2025, jâai passĂ© beaucoup de temps Ă sensibiliser les entreprises et jâai Ă©tĂ© frappĂ©e par le niveau de mĂ©connaissance, mĂȘme chez des Ă©quipes cybersĂ©curitĂ©. Le premier risque, câest le Shadow AI. Des collaborateurs utilisent des outils comme ChatGPT avec des comptes personnels pour des tĂąches professionnelles, en partageant parfois des donnĂ©es sensibles sans sâen rendre compte. Cela peut provoquer des pertes de propriĂ©tĂ© intellectuelle, des problĂšmes RGPD ou des fuites de secrets industriels. Comment les entreprises peuvent-elles reprendre le contrĂŽle ?La premiĂšre Ă©tape, câest la sensibilisation. Il faut expliquer les risques Ă tout le monde, pas seulement aux Ă©quipes IT ou cybersĂ©curitĂ©. Aujourdâhui, tous les mĂ©tiers utilisent lâIA : RH, juridique, marketing, recherche⊠Ensuite, il faut des outils de visibilitĂ© et de contrĂŽle. Certaines entreprises installent des plugins navigateurs ou des solutions de DLP pour dĂ©tecter les usages IA, classifier les documents et empĂȘcher certains transferts de donnĂ©es sensibles. LâIA gĂ©nĂ©rative amĂ©liore mĂȘme ces technologies de DLP en aidant Ă analyser automatiquement les documents non structurĂ©s. Lâautre enjeu, câest de proposer des alternatives sĂ©curisĂ©es. Si lâentreprise interdit simplement ChatGPT sans offrir dâoutil Ă©quivalent, les collaborateurs continueront Ă utiliser des solutions non contrĂŽlĂ©es. Pourquoi les agents IA changent-ils complĂštement la donne ?Avec les agents IA, on passe Ă un autre niveau. LâIA nâest plus seulement capable de rĂ©pondre ou dâanalyser des informations : elle agit directement dans le systĂšme dâinformation. On peut connecter un agent Ă Outlook, Salesforce, Ă un agenda ou Ă un Active Directory. Il peut crĂ©er des rĂ©unions, envoyer des mails, ouvrir des opportunitĂ©s commerciales ou interagir avec dâautres outils. Certains agents restent supervisĂ©s par lâhumain, mais dâautres deviennent totalement autonomes. Cela soulĂšve Ă©normĂ©ment de questions de sĂ©curitĂ©. Comment contrĂŽler leurs actions ? Faut-il centraliser les Ă©changes entre agents ? Comment vĂ©rifier ce quâils font ? Aujourdâhui, tout le monde expĂ©rimente encore ces technologies et cherche les bons modĂšles de protection.
Les agents IA grand public arrivent chez Google et Meta âą Elon Musk affronte la justice française et OpenAI âą SpaceX va hĂ©berger Claude d'Anthropic. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Les agents IA deviennent personnels Nous revenons sur lâambition de Google Gemini et de Meta AI : transformer les assistants IA en vĂ©ritables agents du quotidien, capables dâagir dans nos mails, nos agendas et nos outils personnels. Cette promesse ouvre des usages puissants, mais elle repose sur un prĂ©alable majeur : accepter de confier une part immense de sa vie numĂ©rique Ă des plateformes privĂ©es. On sâinterroge sur la confiance nĂ©cessaire pour laisser une IA agir Ă notre place, avec accĂšs Ă nos donnĂ©es, nos prĂ©fĂ©rences et peut-ĂȘtre demain nos dĂ©cisions. Entre Google, Meta et Apple, les diffĂ©rences de rĂ©putation en matiĂšre de vie privĂ©e deviennent centrales, car lâagent IA ne sera utile que sâil peut entrer profondĂ©ment dans notre univers personnel. X dans le viseur de la justice française Nous faisons le point sur les ennuis judiciaires dâElon Musk en France autour de X, aprĂšs une plainte liĂ©e Ă la transparence de lâalgorithme et Ă son influence potentielle sur le dĂ©bat public. Lâaffaire pose une question politique et dĂ©mocratique : jusquâoĂč un rĂ©seau social peut-il amplifier les contenus clivants au nom de lâengagement ? Anthropic loue la puissance de calcul dâElon Musk Nous analysons lâaccord entre Anthropic et lâinfrastructure dâxAI, autour du gigantesque centre de donnĂ©es Colossus construit avec des puces NVIDIA. Cette puissance servira surtout Ă lâinfĂ©rence, câest-Ă -dire Ă rĂ©pondre aux usages massifs de lâIA, ce qui illustre lâexplosion des besoins Ă©nergĂ©tiques et matĂ©riels du secteur. xAI absorbĂ© par lâĂ©cosystĂšme SpaceX On revient sur la rĂ©organisation de lâempire Musk, avec lâintĂ©gration de xAI dans une logique plus large autour de SpaceX et de ses ambitions industrielles. Grok ne disparaĂźt pas, mais son avenir sâinscrit dĂ©sormais dans une stratĂ©gie plus vaste mĂȘlant IA, rĂ©seaux sociaux, calcul intensif et conquĂȘte spatiale. Des data centers dans lâespace ou en mer Nous discutons de la consommation Ă©nergĂ©tique colossale des centres de donnĂ©es et des pistes envisagĂ©es pour repousser les limites terrestres. Entre serveurs spatiaux et data centers flottants exploitant lâĂ©nergie des vagues, lâimagination technologique tente de rĂ©pondre Ă un problĂšme trĂšs concret : comment alimenter lâIA sans saturer les rĂ©seaux Ă©lectriques. Elon Musk contre Sam Altman : les origines du divorce OpenAI Nous revenons sur le conflit judiciaire entre Elon Musk et OpenAI, qui Ă©claire les tensions anciennes autour de la transformation de lâorganisation en entreprise lucrative. DerriĂšre le discours sur lâintĂ©rĂȘt de lâhumanitĂ©, on voit se dessiner une lutte de pouvoir, sur fond de rivalitĂ© avec Google DeepMind et de course mondiale aux talents. Morphe, lâIA qui capte la mĂ©moire des entreprises Bruno prĂ©sente Morphe, un produit de lâentreprise quĂ©bĂ©coise Vooban conçu pour prĂ©server le savoir-faire des employĂ©s avant leur dĂ©part. Lâoutil mĂšne des conversations avec les collaborateurs, documente leurs mĂ©thodes et transforme cette expertise souvent invisible en base de connaissances exploitable par les Ă©quipes et les agents IA.
Elon Musk rĂ©organise son empire tandis que son procĂšs avec Sam Altman dĂ©voile les coulisses dâOpenAI âą La justice française ouvre une information judiciaire contre le patron de X âą Google et Meta accĂ©lĂšrent sur les agents IA grand public âą Microsoft freine sur Copilot âą Google lance un nouveau bracelet connectĂ© âą Les cyberarnaques vocales inquiĂštent âą Le shadow AI fait des ravages en entreprise âą Le robot humanoĂŻde europĂ©en Calvin entre en action. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] ================================= Musk avale xAI et sâallie Ă AnthropicElon Musk restructure son empire : sa start-up dâIA xAI est absorbĂ©e par SpaceX, qui devient la maison mĂšre de ses activitĂ©s dâintelligence artificielle. Dans le mĂȘme temps, un accord stratĂ©gique est conclu avec Anthropic, qui utilisera les data centers Colossus pour faire tourner ses modĂšles Claude. Une manĆuvre industrielle et Ă©nergĂ©tique dâampleur, alors que Google envisagerait dâinvestir massivement dans Anthropic. ProcĂšs MuskâAltman : la guerre des origines dâOpenAILe procĂšs opposant Elon Musk Ă Sam Altman se poursuit en Californie, mettant en lumiĂšre les tensions initiales autour de OpenAI. DerriĂšre le dĂ©bat sur la vocation non lucrative de lâorganisation, se dessine une lutte de pouvoir et une divergence stratĂ©gique face Ă la montĂ©e de Google DeepMind. Les Ă©changes rĂ©vĂšlent les ambiguĂŻtĂ©s du positionnement de Musk Ă lâĂ©poque. La justice française vise XEn France, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire visant Elon Musk et Linda Yaccarino, ex-dirigeante du rĂ©seau X. La plateforme est soupçonnĂ©e de manque de transparence sur ses algorithmes et de mise en avant de contenus potentiellement illĂ©gaux. Une affaire sensible pour le rĂ©seau social, dĂ©jĂ sous pression rĂ©glementaire en Europe. Agents IA : Google et Meta prĂȘts Ă tout savoir sur vousMeta et Google prĂ©parent des agents IA grand public capables de gĂ©rer courriels, agendas et tĂąches quotidiennes. Une Ă©volution vers des assistants proactifs, bien au-delĂ du simple chatbot, qui pose frontalement la question de la confiance et de lâaccĂšs aux donnĂ©es personnelles. Le dĂ©bat est au cĆur du dĂ©brief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, journaliste et auteur de Mon Carnet. Gemini Nano sâinvite dans ChromeUn chercheur rĂ©vĂšle que le navigateur Chrome installe discrĂštement Gemini Nano, un modĂšle dâIA local de 4 Go dĂ©veloppĂ© par Google. Officiellement destinĂ© Ă renforcer la dĂ©tection dâescroqueries directement sur lâordinateur, ce dĂ©ploiement soulĂšve des questions sur la transparence et la gestion des ressources. Microsoft lĂšve le pied sur CopilotAprĂšs avoir intĂ©grĂ© Copilot dans Windows et ses logiciels bureautiques, Microsoft semble ralentir. Un projet dâintĂ©gration de lâIA dans la console Xbox est abandonnĂ©, signe dâun possible ajustement stratĂ©gique face Ă un accueil utilisateur plus mitigĂ© que prĂ©vu. Google se renforce dans la santĂ© connectĂ©eGoogle lance le bracelet Fitbit Air et rebaptise son application santĂ© Google Health, avec lâintĂ©gration dâun coach IA premium. Objectif : concurrencer les Ă©cosystĂšmes dâApple et Samsung sur le terrain du suivi sportif et du bien-ĂȘtre, en misant sur la personnalisation algorithmique. Appels silencieux : pas si simple de cloner votre voixDes appels tĂ©lĂ©phoniques muets ont relancĂ© les craintes de clonage vocal par IA, aprĂšs une alerte initiale de Bitdefender. En rĂ©alitĂ©, un simple allĂŽ ne suffit pas Ă recrĂ©er une voix exploitable : ces appels serviraient surtout Ă valider lâexistence dâun numĂ©ro avant revente de bases de donnĂ©es frauduleuses. Shadow AI : la nouvelle faille des entreprises[PARTENARIAT] LâIA gĂ©nĂ©rative expose les organisations Ă des risques inĂ©dits de fuite de donnĂ©es et de dĂ©veloppement non maĂźtrisĂ©. Ămilie Brochette, spĂ©cialiste IA et business chez Orange CyberdĂ©fense, dĂ©taille les dangers du shadow AI, ces usages incontrĂŽlĂ©s de ChatGPT ou dâagents dĂ©veloppĂ©s en interne sans validation des Ă©quipes sĂ©curitĂ©. Une mutation profonde des pratiques qui impose sensibilisation, outils de contrĂŽle et nouvelles politiques de gouvernance. Calvin, le robot humanoĂŻde europĂ©en au travailLe co-inventeur du premier robot humanoĂŻde europĂ©en, Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, prĂ©sente Calvin 40, capable de porter jusquâĂ 40 kilos en usine. DĂ©ployĂ© chez Renault, ce robot issu de la technologie dâexosquelette vise les tĂąches pĂ©nibles et rĂ©pĂ©titives, avec un enjeu majeur de souverainetĂ© industrielle face aux acteurs amĂ©ricains et chinois.
La tech amĂ©ricaine redĂ©finit les rĂšgles du jeu militaire en plaçant les donnĂ©es et lâIA au cĆur des stratĂ©gies de dĂ©fense. DerriĂšre les discours idĂ©ologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens gĂ©ants et nouveaux acteurs. đ€ INVITĂ : Tariq Krim - Entrepreneur du numĂ©rique, crĂ©ateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaPunchlines - La Silicon Valley a toujours Ă©tĂ© liĂ©e Ă la dĂ©fense.- Demain, la guerre sera une guerre de donnĂ©es et de logiciels.- Les outils dâanalyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mĂȘmes technologies.- Les manifestes idĂ©ologiques sont aussi des arguments commerciaux.- LâIA permet dĂ©sormais de construire soi-mĂȘme ses outils dâanalyse.================================= Quel regard portes-tu sur le manifeste de Palantir et son appel Ă mobiliser la tech pour la dĂ©fense ? La relation entre technologie et dĂ©fense nâest pas nouvelle. La Silicon Valley sâest construite en grande partie grĂące Ă des projets militaires, dĂšs la Seconde Guerre mondiale. Aujourdâhui, Palantir sâinscrit dans cette continuitĂ© : devenir fournisseur de la dĂ©fense amĂ©ricaine est une stratĂ©gie logique pour une entreprise technologique. Ce qui change, câest lâampleur et la centralitĂ© des donnĂ©es dans ces nouveaux usages. Quâest-ce qui a Ă©voluĂ© dans cette relation entre la tech et lâarmĂ©e ? Avant, on vendait des outils que lâarmĂ©e utilisait librement. Aujourdâhui, les entreprises adaptent leurs produits en continu aux besoins militaires. Les technologies dâanalyse de donnĂ©es, dĂ©veloppĂ©es notamment aprĂšs le 11 septembre, sont devenues centrales. Ce sont les mĂȘmes principes qui ont permis lâessor des gĂ©ants du web : collecter, stocker et analyser des volumes massifs de donnĂ©es pour dĂ©tecter des signaux faibles. Pourquoi ces dĂ©bats sont-ils souvent perçus comme idĂ©ologiques en Europe ? Il y a une diffĂ©rence entre ce que les acteurs disent et ce quâils font rĂ©ellement. Les discours, parfois trĂšs radicaux, servent aussi Ă se positionner et Ă se diffĂ©rencier. Ce sont des outils de communication. DerriĂšre, il y a surtout des logiques de marchĂ©, de concurrence et de positionnement stratĂ©gique. Cela ne veut pas dire quâil nây a pas dâidĂ©ologie, mais le moteur principal reste souvent le business. Quelle est la vraie bataille en cours aujourdâhui ? Câest une bataille entre lâancien complexe militaro-industriel et une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâacteurs technologiques. Les nouveaux entrants affirment que la guerre de demain reposera sur les drones, les logiciels et les donnĂ©es. Ils remettent en cause les Ă©quipements traditionnels, coĂ»teux et hĂ©ritĂ©s de la guerre froide. Leur objectif est clair : devenir la nouvelle ligne de front de la dĂ©fense.
Lâintelligence artificielle bouleverse dĂ©jĂ la production audiovisuelle en Chine, en rĂ©duisant drastiquement les coĂ»ts et les temps de crĂ©ation. Entre opportunitĂ©s industrielles et risques juridiques, Shanhui Zhang dĂ©crypte une transformation profonde du cinĂ©ma et des sĂ©ries. đ€ INVITĂE : Shanhui Zhang - PrĂ©sentatrice et chroniqueuse Ă China Global Television NetworkPunchlines - Un Ă©pisode peut ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ© en trois heures avec lâIA- Le coĂ»t tombe Ă 25 Ă 30 euros- Les Ă©quipes deviennent beaucoup plus petites- Les bons acteurs deviennent encore plus essentiels- Le droit doit sâadapter Ă la technologie================================= Comment lâIA transforme-t-elle concrĂštement la production audiovisuelle en Chine ?Aujourdâhui, lâIA intervient dans toute la chaĂźne de production, de lâĂ©criture au montage, en passant par le storyboard, les effets visuels et mĂȘme la gĂ©nĂ©ration de scĂšnes entiĂšres. Des plateformes comme iQIYI testent dĂ©jĂ ces outils avec des bibliothĂšques dâIP et des agents intelligents. On peut produire un petit clip de 2 Ă 3 minutes en seulement trois heures avec une seule personne. Quel impact sur les coĂ»ts et lâorganisation des Ă©quipes ?Avant, un projet complet nĂ©cessitait plusieurs mĂ©tiers et une organisation lourde. Aujourdâhui, le coĂ»t peut tomber Ă environ 25 Ă 30 euros pour une production courte. Cela permet Ă de petites Ă©quipes, voire Ă une ou deux personnes, de crĂ©er du contenu audiovisuel, ce qui rĂ©duit fortement les barriĂšres dâentrĂ©e. Cette Ă©volution menace-t-elle les mĂ©tiers du cinĂ©ma ?Il y a un impact, mais certains Ă©lĂ©ments restent irremplaçables, comme les idĂ©es et les Ă©motions humaines. Les bons acteurs deviennent mĂȘme plus importants, car les machines ne reproduisent pas encore certaines expressions ou sentiments naturels. LâIA pourrait donc faire Ă©merger des talents plus exigeants. Quels sont les principaux risques liĂ©s Ă ces technologies ?Il existe des risques liĂ©s au droit Ă lâimage, Ă lâutilisation non autorisĂ©e de visages, et surtout aux deepfakes. Une fois un visage intĂ©grĂ© dans un modĂšle, il peut ĂȘtre utilisĂ© Ă mauvais escient. Cela pose la question dâun cadre juridique encore incomplet face Ă ces usages.
Un agent IA efface tout le systĂšme d'une entreprise en 9 secondes âą LâEurope impose batteries remplaçables et USB-C âą Google Traduction fĂȘte ses 20 ans âą Microsoft et OpenAI desserrent leurs liens âą LâIA redessine le smartphone. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Agent IA : le crash de PocketOS (0:11)Nous revenons sur le cas spectaculaire de PocketOS, une entreprise amĂ©ricaine dont une base de donnĂ©es aurait Ă©tĂ© effacĂ©e en quelques secondes par un agent IA utilisĂ© avec Cursor et le modĂšle Claude dâAnthropic. Lâincident illustre les promesses mais surtout les risques des agents autonomes lorsquâils disposent de droits trop larges sur des systĂšmes critiques. Encadrer les agents IA en entreprise (3:26)Ă partir dâun exemple vu lors dâune confĂ©rence cybersĂ©curitĂ© Ă MontrĂ©al, nous discutons de la nĂ©cessitĂ© de tracer, limiter et contrĂŽler les permissions des agents IA. Comme lâantivirus hier, des outils de gouvernance pourraient devenir indispensables pour Ă©viter quâun agent mal cadrĂ© ne provoque des dĂ©gĂąts irrĂ©versibles. Batteries remplaçables : lâEurope pousse Ă la rĂ©parabilitĂ© (4:29)Nous dĂ©cryptons le futur cadre europĂ©en sur les batteries remplaçables dans les smartphones, liĂ© au rĂšglement europĂ©en sur les batteries. Lâobjectif est de prolonger la durĂ©e de vie des appareils, mĂȘme si les exceptions liĂ©es Ă lâĂ©tanchĂ©itĂ© et Ă la capacitĂ© restante pourraient limiter le retour des batteries totalement amovibles. USB-C obligatoire pour les ordinateurs portables (6:41)Depuis le 28 avril 2026, les rĂšgles europĂ©ennes sur le chargeur commun sâĂ©tendent aux ordinateurs portables, avec lâobligation de supporter lâUSB-C pour les modĂšles concernĂ©s. Nous expliquons pourquoi les machines trĂšs puissantes, notamment certains PC de gaming, restent en partie Ă lâĂ©cart de cette harmonisation. Google Traduction a 20 ans (8:55)Google Traduction fĂȘte ses 20 ans et nous rappelle Ă quel point la traduction automatique a Ă©tĂ© lâun des premiers contacts du grand public avec lâintelligence artificielle. Avec lâintĂ©gration de Gemini, Google ajoute dĂ©sormais des fonctions dâentraĂźnement Ă la prononciation, signe du chemin parcouru depuis les premiĂšres traductions approximatives. Microsoft et OpenAI : du mariage Ă lâunion libre (12:15)Nous analysons la nouvelle Ă©tape du partenariat entre Microsoft et OpenAI, dĂ©sormais moins exclusif, tandis quâOpenAI peut davantage travailler avec dâautres clouds comme AWS et Google Cloud. DerriĂšre cet accord, nous voyons se dessiner la commoditisation des grands modĂšles et la montĂ©e en puissance des couches applicatives comme Copilot. AWS devient lâhypermarchĂ© de lâIA (13:49)Avec lâarrivĂ©e des modĂšles OpenAI dans Amazon Bedrock, AWS renforce son rĂŽle de plateforme rassemblant plusieurs grands fournisseurs dâIA. Nous y voyons un signal fort : les entreprises veulent pouvoir choisir entre Anthropic, OpenAI, Amazon et demain peut-ĂȘtre dâautres modĂšles, plutĂŽt que dĂ©pendre dâun seul acteur. Vers un tĂ©lĂ©phone sans applications ? (18:39)Nous imaginons lâavenir du smartphone Ă lâĂšre de lâIA embarquĂ©e, oĂč lâutilisateur demanderait directement une action Ă son appareil au lieu dâouvrir une application dĂ©diĂ©e. Cette Ă©volution pourrait bouleverser les Ă©cosystĂšmes dâApple, Google et des Ă©diteurs dâapplications, tandis que des outils comme Lovable accĂ©lĂšrent dĂ©jĂ la crĂ©ation de services sur mesure.
Elon Musk attaque Sam Altman et OpenAI dans un procĂšs explosif sur la gouvernance de lâIA âą OpenAI et Microsoft redĂ©finissent leur alliance stratĂ©gique âą Google renoue avec le Pentagone et relance le dĂ©bat sur la tech militaire âą La France dĂ©bloque 200 millions dâeuros contre les fuites massives de donnĂ©es âą Une batterie automobile chinoise se recharge en moins de 4 minutes âą En Chine, lâIA sâinstalle au cĆur de la production audiovisuelle âą Tech et dĂ©fense : Tariq Krim dĂ©crypte le manifeste de Palantir. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] ===============Sommaire dĂ©taillĂ© :===============Musk contre Altman : le procĂšs de lâIA (02:37)Le procĂšs qui oppose Elon Musk Ă Sam Altman sâest ouvert en Californie. Le fondateur de OpenAI accuse lâentreprise dâavoir trahi sa mission initiale en devenant lucrative avec le soutien de Microsoft. Au-delĂ dâun affrontement dâegos, lâaffaire pose une question clĂ© : lâIA peut-elle rester dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sous la pression des marchĂ©s et dâune future introduction en Bourse ? OpenAIâMicrosoft : la fin de lâexclusivitĂ© (05:34)Les deux partenaires historiques revoient leur accord stratĂ©gique. Microsoft perd lâexclusivitĂ© commerciale sur les modĂšles dâOpenAI, qui pourront dĂ©sormais ĂȘtre distribuĂ©s via dâautres clouds. Une Ă©volution majeure qui redessine lâĂ©quilibre des forces dans lâIA mondiale et marque une nouvelle Ă©tape dâĂ©mancipation mutuelle. Google et le Pentagone : le retour du militaire (07:02)Selon Reuters et The Information, Google aurait signĂ© un accord classifiĂ© avec le Pentagone pour lâusage de ses modĂšles dâIA Ă des fins gouvernementales et militaires. Un virage symbolique pour le gĂ©ant amĂ©ricain, aprĂšs les controverses du projet Maven en 2018. Le dĂ©bat sur la collaboration entre la Silicon Valley et la dĂ©fense amĂ©ricaine revient au premier plan. 200 millions dâeuros contre les fuites de donnĂ©es (08:57)Face Ă la multiplication des cyberattaques, le gouvernement français dĂ©bloque 200 millions dâeuros pour moderniser les systĂšmes publics et prĂ©parer lâadoption de la cryptographie post-quantique. Une rĂ©ponse Ă des vols massifs de donnĂ©es, dont celui de lâANTS, qui ont exposĂ© des millions dâinformations personnelles sur le darknet. Batterie automobile record : 3 minutes 44 pour recharger (11:04)Le chinois CATL annonce une batterie capable de passer de 10 Ă 80 % de charge en 3 minutes 44. Une prouesse technologique rendue possible par la technologie LFP et un systĂšme thermique optimisĂ©, mais qui pose la question des infrastructures capables de dĂ©livrer une telle puissance. Un agent IA dĂ©truit une entreprise en 9 secondes (14:04)Dans le dĂ©brief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, Ă©diteur du podcast Mon Carnet, retour sur lâincident spectaculaire de lâentreprise amĂ©ricaine Pocket OS, dont la base de donnĂ©es a Ă©tĂ© effacĂ©e par un agent IA mal encadrĂ©. Une illustration concrĂšte des risques liĂ©s au dĂ©ploiement dâagents autonomes sans garde-fous de cybersĂ©curitĂ©. La Chine, laboratoire du cinĂ©ma gĂ©nĂ©rĂ© par IA (30:43)Shanhui Zhang, prĂ©sentatrice Ă China Global Television Network, explique comment des plateformes comme iQIYI et Tencent Video expĂ©rimentent des acteurs virtuels et des productions partiellement gĂ©nĂ©rĂ©es par IA. Baisse des coĂ»ts, nouveaux mĂ©tiers, transformation des formations : lâIA redessine en profondeur lâĂ©conomie audiovisuelle chinoise. Tech et dĂ©fense : dĂ©cryptage du manifeste de Palantir (39:21)Lâentrepreneur Tariq Krim, fondateur de Cybernetica, analyse le manifeste publiĂ© par le patron de Palantir Technologies. DerriĂšre lâappel Ă mettre la tech au service de la dĂ©fense occidentale, il voit avant tout une stratĂ©gie industrielle et commerciale, inscrite dans lâhistoire longue des relations entre Silicon Valley et armĂ©e amĂ©ricaine.
La voiture autonome arrive progressivement en Europe, portĂ©e par des avancĂ©es technologiques majeures et des expĂ©rimentations concrĂštes. Mais derriĂšre cette rĂ©volution se cachent des approches trĂšs diffĂ©rentes, portĂ©es par des gĂ©ants de la tech aux stratĂ©gies opposĂ©es. La course Ă la voiture autonome sâintensifie avec trois visions distinctes incarnĂ©es par Waymo, Tesla et Zoox. Si lâobjectif est commun â supprimer le conducteur humain â les moyens pour y parvenir divergent profondĂ©ment, entre prĂ©cision extrĂȘme, intelligence artificielle et refonte totale du vĂ©hicule. Waymo : la prĂ©cision avant toutFiliale de Google, Waymo mise sur une combinaison de capteurs sophistiquĂ©s, dont le LiDAR, pour modĂ©liser lâenvironnement en 3D avec une extrĂȘme prĂ©cision. DĂ©jĂ dĂ©ployĂ©s dans plusieurs villes amĂ©ricaines, ses robotaxis atteignent un niveau 4 dâautonomie. Ce choix technologique garantit une grande fiabilitĂ©, mais au prix dâune infrastructure lourde et coĂ»teuse. Les vĂ©hicules doivent ĂȘtre entraĂźnĂ©s sur des zones spĂ©cifiques, limitant leur flexibilitĂ© gĂ©ographique. En cas de difficultĂ©, une assistance humaine Ă distance peut intervenir. Tesla : le pari de la vision et de lâIAĂ lâopposĂ©, Tesla fait le choix dâun systĂšme basĂ© uniquement sur des camĂ©ras et de lâintelligence artificielle avec son programme FSD (Full Self Driving). InspirĂ©e du fonctionnement humain, cette approche sâappuie sur les donnĂ©es collectĂ©es par des millions de vĂ©hicules Ă travers le monde. Moins coĂ»teuse et plus facilement dĂ©ployable, cette solution reste cependant limitĂ©e Ă un niveau 2 dâautonomie, nĂ©cessitant une supervision humaine constante. Tesla ambitionne nĂ©anmoins dâatteindre une autonomie totale, notamment avec son futur Cybercab. Zoox : repenser le vĂ©hicule autonomeSoutenue par Amazon, Zoox propose une vision radicalement diffĂ©rente : des vĂ©hicules conçus dĂšs lâorigine pour ĂȘtre autonomes, sans volant ni pĂ©dales. Ces navettes urbaines, oĂč les passagers se font face, visent Ă transformer lâexpĂ©rience de mobilitĂ©. Comme Waymo, Zoox utilise une combinaison de capteurs, mais se concentre sur des environnements urbains limitĂ©s. DĂ©jĂ testĂ©s Ă Las Vegas et San Francisco, ces vĂ©hicules restent coĂ»teux et nĂ©cessitent un entraĂźnement prĂ©alable sur chaque zone. Trois stratĂ©gies, un avenir incertainEntre la fiabilitĂ© de Waymo, la scalabilitĂ© de Tesla et lâapproche disruptive de Zoox, aucun modĂšle ne sâimpose encore clairement. Les constructeurs europĂ©ens, comme Mercedes-Benz ou BMW, semblent toutefois sâorienter vers des solutions proches de celle de Tesla. Lâavenir de la voiture autonome dĂ©pendra autant des choix technologiques que des cadres rĂ©glementaires en cours de dĂ©finition, notamment en Europe.
Ă lâoccasion de Cloud Next 2026, Google accĂ©lĂšre lâintĂ©gration de lâintelligence artificielle dans tous ses services. Anthony Cirot dĂ©taille une vision oĂč les machines deviennent proactives, tout en promettant un contrĂŽle renforcĂ© pour les utilisateurs et les entreprises. Interview : Anthony Cirot, vice-prĂ©sident Europe du Sud chez Google CloudPunchlines - La machine va vous solliciter sans que vous la sollicitiez.- LâIA devient un assistant personnel transversal.- Les agents ont des droits et des devoirs.- Les donnĂ©es des clients restent leurs donnĂ©es.- Lâhumain garde la validation finale.Vous parlez dâune IA qui devient proactive. Quâest-ce que cela change concrĂštement ?Aujourdâhui, câest lâutilisateur qui interroge la machine. Demain, la machine va prendre lâinitiative. Elle va analyser les emails, lâagenda, les documents, et me suggĂ©rer directement les actions Ă mener. Elle va me dire ce que je dois faire dans la journĂ©e. LâidĂ©e est dâavoir un assistant personnel qui comprend tout mon environnement de travail et mâapporte de la valeur sans que je le sollicite. Cette Ă©volution pose-t-elle des questions sur la vie privĂ©e et les donnĂ©es ?Le choix reste entiĂšrement Ă lâutilisateur. Câest lui qui dĂ©cide de donner ou non accĂšs Ă ses donnĂ©es. Dans un cadre professionnel, les donnĂ©es restent strictement celles du client. Elles ne sont pas utilisĂ©es pour entraĂźner les modĂšles. Lâenvironnement est cloisonnĂ© et sĂ©curisĂ©, avec un engagement clair sur la confidentialitĂ©. Vous Ă©voquez aussi lâessor des agents IA dans les entreprises. Quel est leur rĂŽle ?Les agents permettent dâautomatiser des tĂąches, dâoptimiser les ŐŁŐžÖŐźŐšŐ¶Ő©ŐĄÖ internes et dâamĂ©liorer la productivitĂ©. Par exemple, rĂ©pondre Ă des appels dâoffres prend dĂ©sormais quelques heures au lieu de plusieurs jours. Mais il ne suffit pas de crĂ©er des agents : il faut aussi les gouverner. Ils ont une identitĂ©, des droits, des devoirs, et les entreprises doivent garder le contrĂŽle sur leur fonctionnement. JusquâoĂč ces agents peuvent-ils aller dans la prise de dĂ©cision ?Les agents peuvent proposer et exĂ©cuter des actions, mais la validation finale revient toujours Ă lâhumain. Câest une rĂšgle importante. Dans des environnements critiques, comme la production industrielle, il est essentiel que lâhumain puisse intervenir Ă tout moment. LâIA assiste, mais ne remplace pas la dĂ©cision finale.
La rĂ©cente victoire d'un robot au semi-marathon de PĂ©kin montre qu'un nouveau cap spectaculaire est franchi en matiĂšre de robotique en Chine, entre prouesse technologique et rĂ©volution industrielle. Interview : Shanhui Zhang, journaliste Ă China Global Television NetworkPunchlines - Un robot a couru un semi-marathon en 50 minutes. - Le vrai enjeu, ce sont les technologies derriĂšre la performance.- Les robots entrent dĂ©jĂ dans le quotidien en Chine.- Cette rĂ©volution interroge sur la place de lâhumain.Comment expliquer la performance spectaculaire de ces robots lors du semi-marathon ?Ce qui a surpris tout le monde, câest la vitesse. Les robots ont terminĂ© les 21 kilomĂštres en un peu plus de 50 minutes, ce qui dĂ©passe dĂ©jĂ le record humain. Sur place, lâambiance Ă©tait unique : dâun cĂŽtĂ© les coureurs humains, de lâautre les robots observĂ©s et commentĂ©s par la foule. Il y avait une grande diversitĂ© de machines, certaines trĂšs Ă©lĂ©gantes, dâautres plus instables. Mais surtout, on a changĂ© dâĂ©chelle : on est passĂ© dâune vingtaine dâĂ©quipes Ă plus de 100, avec une dimension internationale. Au-delĂ de la performance, quel est lâobjectif rĂ©el de cette course ?Ce nâest pas seulement une compĂ©tition de vitesse. Lâenjeu principal, ce sont les technologies dĂ©veloppĂ©es derriĂšre. Par exemple, la gestion de la chaleur est cruciale : les robots doivent dissiper lâĂ©nergie produite par leurs moteurs. On a vu apparaĂźtre des systĂšmes avancĂ©s comme des micro-pompes Ă lĂ©vitation magnĂ©tique pour refroidir les composants. Ce type dâĂ©vĂ©nement permet de structurer toute une industrie, avec des acteurs du hardware, du software et mĂȘme des collaborations internationales, comme entre la Chine et la France. Peut-on dĂ©jĂ parler dâune industrie robotique mature en Chine ?Oui, clairement. On voit Ă©merger un vĂ©ritable Ă©cosystĂšme avec des fabricants, des fournisseurs de composants, des dĂ©veloppeurs logiciels et des chercheurs. Certaines entreprises issues du smartphone, comme Honor, investissent massivement dans les robots humanoĂŻdes. Et surtout, les robots sont dĂ©jĂ prĂ©sents dans la vie quotidienne : livraisons dans les hĂŽtels, services en restaurant, robots cuisiniers ou compagnons de jeu. La compĂ©tition entre entreprises fait baisser les coĂ»ts et accĂ©lĂšre la commercialisation. Les robots suscitent-ils de lâenthousiasme ou des inquiĂ©tudes ?Globalement, les rĂ©actions sont positives. Les gens sont impressionnĂ©s et voient le cĂŽtĂ© pratique. Mais il existe aussi une inquiĂ©tude : si les robots deviennent trop intelligents, quelle sera la place de lâhumain ? En parallĂšle, de nouveaux mĂ©tiers Ă©mergent, notamment dans lâintelligence artificielle. Et certains pensent que les compĂ©tences humaines, comme la sensibilitĂ© ou la comprĂ©hension des Ă©motions, deviendront encore plus essentielles. Cela pose une vraie rĂ©flexion philosophique sur ce qui fait notre valeur en tant quâhumains.
Tim Cook passe la main Ă John Ternus âą Anthropic et OpenAI jouent avec la peur autour de lâIA âą Google et Microsoft installent des agents dans la bureautique âą Mistral cherche sa voie face aux gĂ©ants âą Les robots humanoĂŻdes impressionnent en Chine âą MontrĂ©al mise sur les startups pour amĂ©liorer la mobilitĂ© Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Description dĂ©taillĂ©e=============== Apple aprĂšs Tim Cook (0:06)Nous revenons sur le dĂ©part annoncĂ© de Tim Cook et lâarrivĂ©e de John Ternus Ă la tĂȘte dâApple, un passage de relais qui remet le produit au centre du jeu. On analyse lâhĂ©ritage de Cook, entre lâĂ©chec dâApple Plans en 2012, le succĂšs de lâApple Watch et le virage stratĂ©gique dâApple Silicon. Ă lire aussi sur Monde NumĂ©rique et sur Mon Carnet. Apple Intelligence et la dĂ©pendance Ă Google (4:02)Nous discutons du retard dâApple en IA, mais aussi de ses atouts matĂ©riels pour faire tourner des modĂšles localement sur ses appareils. LâarrivĂ©e de services liĂ©s Ă Apple Intelligence avec lâappui potentiel de Google pose une question stratĂ©gique : partenariat temporaire ou vraie dĂ©pendance technologique ? Anthropic Mythos, entre cybersĂ©curitĂ© et marketing de la peur (9:34)Nous dĂ©cryptons le cas Anthropic et son modĂšle Mythos, prĂ©sentĂ© comme extrĂȘmement puissant pour dĂ©tecter des failles dans du code, y compris des vulnĂ©rabilitĂ©s inĂ©dites. Lâoutil peut renforcer la dĂ©fense informatique, mais il nourrit aussi les inquiĂ©tudes sâil tombait entre de mauvaises mains. Nous soulignons surtout la stratĂ©gie de communication anxiogĂšne de certains acteurs de lâIA. OpenAI et la protection des donnĂ©es sensibles (15:32)Nous Ă©voquons le lancement dâun filtre de confidentialitĂ© par OpenAI, destinĂ© Ă empĂȘcher lâaspiration de donnĂ©es sensibles dans les usages professionnels de lâIA. Ce type dâoutil apparaĂźt indispensable dans les organisations, mĂȘme sâil arrive tardivement au regard de la gĂ©nĂ©ralisation des assistants gĂ©nĂ©ratifs. Google Workspace et Microsoft 365 passent Ă lâĂšre des agents (17:31)Nous revenons sur les annonces de Google Cloud Next et sur lâoffensive parallĂšle de Microsoft 365 autour de Copilot. Les agents IA sâinstallent dans les outils de travail pour rĂ©diger, assister, automatiser et mĂȘme imiter le style de lâutilisateur. Nous restons prudents sur leur usage rĂ©el, car ces outils peuvent vite Ă©chapper au contrĂŽle si lâon ne les teste pas dans un environnement sĂ©curisĂ©. Mistral, xAI et le casse-tĂȘte de la souverainetĂ© (23:11)Nous commentons les discussions supposĂ©es entre Mistral AI, xAI et Cursor, dans un contexte oĂč lâentreprise française est devenue un symbole politique autant quâun acteur technologique. Nous Ă©voquons aussi lâhypothĂšse dâun recentrage vers le traitement de donnĂ©es Ă la maniĂšre de Palantir, avec un possible intĂ©rĂȘt stratĂ©gique pour lâEurope.
Tim Cook prĂ©pare sa sortie, John Ternus sera-t-il Ă la hauteur ? âą Les lunettes numĂ©riques sont-elles l'assistant santĂ© du futur ? âą Les Tesla autonomes arrivent en Europe. Soutenu par FreePro, le meilleur de Free pour les entreprises. Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). =============== Sommaire dĂ©taillĂ© : =============== Un tournant historique pour Apple (0:06)Nous revenons sur lâannonce majeure du mois : Tim Cook quittera la direction gĂ©nĂ©rale dâApple aprĂšs quinze ans Ă la tĂȘte du groupe, pour ĂȘtre remplacĂ© par John Ternus, patron de lâingĂ©nierie hardware. Cette transition marque la fin dâun cycle ouvert aprĂšs Steve Jobs et pose une question centrale : Apple va-t-elle retrouver un souffle produit plus audacieux ? Le bilan contrastĂ© de Tim Cook (3:22)Nous dressons le bilan dâun dirigeant qui a fait dâApple une machine financiĂšre hors norme, en dĂ©veloppant les services, lâĂ©cosystĂšme et les puces Apple Silicon. Mais on sâinterroge aussi sur ce quâApple nâa pas osĂ© lancer sous son mandat : la voiture, la tĂ©lĂ©vision, ou encore une vraie rupture comparable Ă lâiPhone. John Ternus, lâhomme du produit (14:01)Nous analysons le profil discret de John Ternus, ingĂ©nieur maison entrĂ© chez Apple au dĂ©but des annĂ©es 2000. Son arrivĂ©e peut ĂȘtre lue comme un signal fort : Apple choisit un homme du matĂ©riel, du design et de la culture interne, plutĂŽt quâun profil logiciel ou services. Les lunettes numĂ©riques : objet tech de demain ? (23:12)Alors que les annonces en matiĂšre de lunettes intelligentes se multiplient, nous Ă©voquons les avancĂ©es technologiques dans ce domaine. EssilorLuxottica, confirme son partenariat avec Meta sur les Ray-Ban Meta. Google relance aussi le sujet avec Gucci, tandis que Apple et Samsung sont attendus sur ce terrain. Les lunettes pourraient devenir le prochain grand wearable, mais leur poids, leur autonomie, leur style et leur acceptation sociale restent des obstacles. Des lunettes pour entendre, filmer, assister et soigner (28:46)Nous Ă©voquons les Nuance Audio dâEssilorLuxottica, des lunettes capables dâamplifier les voix pour les personnes ayant une lĂ©gĂšre perte auditive. On explore aussi les usages possibles des lunettes intelligentes : assistance par IA, prise de vue, aide aux personnes malvoyantes, usages professionnels, mais aussi les limites liĂ©es Ă la camĂ©ra et Ă la vie privĂ©e. La santĂ© vue par les yeux (33:41)Nous nous intĂ©ressons au virage santĂ© dâEssilorLuxottica, qui travaille sur des capteurs intĂ©grĂ©s aux lunettes et sur lâanalyse du regard pour dĂ©tecter certains signaux physiologiques. Rythme cardiaque, mouvements oculaires, signes de pathologies neurodĂ©gĂ©nĂ©ratives ou mĂ©taboliques : les yeux pourraient devenir une porte dâentrĂ©e vers un check-up beaucoup plus large. Tesla ouvre la voie Ă la conduite autonome en Europe (47:03)Nous analysons lâautorisation accordĂ©e aux Pays-Bas Ă Tesla pour dĂ©ployer son systĂšme FSD supervisĂ©, une premiĂšre Ă©tape importante pour lâEurope. Le dispositif reste une conduite autonome de niveau 2+, avec obligation pour le conducteur de rester vigilant, mais il pourrait accĂ©lĂ©rer lâarrivĂ©e de ces technologies dans dâautres pays europĂ©ens. Ă lire sur Monde NumĂ©rique. CamĂ©ras contre lidar : le pari Tesla (52:13)Nous comparons lâapproche de Tesla, fondĂ©e sur les camĂ©ras et lâintelligence artificielle, Ă celle de Waymo ou Zoox, qui sâappuient davantage sur cartographie et capteurs lidar. Le dĂ©bat porte sur le rĂ©alisme du comportement routier, la capacitĂ© Ă gĂ©nĂ©raliser Ă de nouveaux territoires et les limites en cas de pluie, de brouillard ou de neige. Lâindustrie automobile face Ă un basculement (59:00)Nous Ă©voquons les hĂ©sitations de BMW, Mercedes-Benz, BYD, XPeng ou Toyota face Ă la montĂ©e de la conduite assistĂ©e avancĂ©e et des vĂ©hicules chinois. Au-delĂ de la technologie, câest tout le modĂšle de mobilitĂ© qui pourrait changer, entre robotaxis, voitures partagĂ©es, autonomie des personnes ĂągĂ©es ou handicapĂ©es, et futurs services comme le Cybercab de Tesla.
Tim Cook quitte la direction dâApple et passe le relais Ă John Ternus âą OpenAI dĂ©gaine un nouveau modĂšle dâimages surpuissant âą Une boutique 100 % gĂ©rĂ©e par une IA ouvre Ă San Francisco âą La Chine impressionne avec un semi-marathon de robots humanoĂŻdes âą Google injecte de l'IA dans sa suite bureautique. âïž [Annonce] : dĂ©couvrez Frogans : l'innovation française qui rĂ©invente le Web =============== Sommaire dĂ©taillĂ© : =============== Apple : Tim Cook passe la main Ă John Ternus (03:11)Câest une page majeure qui se tourne chez Apple. AprĂšs quinze ans Ă la tĂȘte du groupe, Tim Cook quitte son poste de CEO et devient prĂ©sident exĂ©cutif, laissant les rĂȘnes Ă John Ternus, actuel responsable produits. Une transition en douceur pour lâentreprise valorisĂ©e prĂšs de 4 000 milliards de dollars, qui devra dĂ©sormais relever les dĂ©fis de lâintelligence artificielle et prĂ©parer lâaprĂšs-iPhone. Au-delĂ du symbole, lâhĂ©ritage de Tim Cook est considĂ©rable : montĂ©e en puissance des services, succĂšs de lâApple Watch et surtout virage stratĂ©gique vers les puces maison Apple Silicon, qui placent aujourdâhui la firme en position favorable dans la course Ă lâIA. Reste Ă savoir comment John Ternus imprimera sa marque. OpenAI muscle son jeu avec GPT-5.5 et ChatGPT Image 2.0 (05:44)OpenAI frappe fort avec GPT-5.5, nouvelle version de son grand modĂšle de langage, plus rapide, plus performant mais aussi plus cher, destinĂ© aux abonnĂ©s payants et aux entreprises via API. Lâobjectif est clair : reprendre lâavantage face Ă Google et Anthropic dans une compĂ©tition devenue fĂ©roce. En parallĂšle, le nouveau modĂšle de gĂ©nĂ©ration dâimages ChatGPT Image 2.0 impressionne par son rĂ©alisme et sa capacitĂ© Ă produire du texte fiable dans de nombreuses langues. IntĂ©grĂ© Ă Codex pour les dĂ©veloppeurs, il ouvre des perspectives crĂ©atives considĂ©rables⊠tout en soulevant des risques accrus dâusages frauduleux. DeepSeek V4 et le rĂ©veil chinois de lâIA (08:06)La Chine nâest pas en reste avec la sortie de DeepSeek V4, modĂšle open source dĂ©clinĂ© en version Pro et Flash, aux capacitĂ©s agentiques renforcĂ©es. Depuis son irruption en 2025, DeepSeek bouscule le marchĂ© en affichant des performances comparables aux leaders amĂ©ricains avec des ressources optimisĂ©es. Selon le baromĂštre annuel de lâuniversitĂ© Stanford, la Chine talonne dĂ©sormais les Ătats-Unis tandis que la France ne place quâun seul modĂšle dans le haut du classement, signĂ© Mistral AI. Les Ă©carts dâinvestissement restent abyssaux, illustrant un dĂ©crochage europĂ©en prĂ©occupant. Andon Market : la boutique créée par une IA (10:25)Ă San Francisco, sur Union Street, une petite Ă©choppe baptisĂ©e Endowment Market intrigue : concept, bail commercial, commandes fournisseurs, site web⊠tout a Ă©tĂ© orchestrĂ© par une IA nommĂ©e Luna, dotĂ©e dâun budget initial de 100 000 dollars. DerriĂšre lâexpĂ©rience, la start-up Andon Labs teste une idĂ©e radicale : une intelligence artificielle peut-elle crĂ©er et gĂ©rer un commerce rentable dans le monde rĂ©el ? Si des humains assurent la vente en magasin, lâinitiative pose une question vertigineuse sur lâautonomie Ă©conomique des machines. Meta surveille ses employĂ©s pour entraĂźner ses IA (12:36)Chez Meta, un programme baptisĂ© Model Capability Initiative installe des outils de suivi sur les postes de travail afin de collecter des donnĂ©es comportementales destinĂ©es Ă lâentraĂźnement des modĂšles dâIA. Officiellement conçue pour amĂ©liorer les performances des systĂšmes, la dĂ©marche suscite des inquiĂ©tudes en interne, sur fond de licenciements. JusquâoĂč peut-on aller dans la captation des donnĂ©es des salariĂ©s au nom de lâinnovation ? Cyberattaques : lâANTS piratĂ©e, un hacker arrĂȘtĂ© (14:02)Nouvelle alerte en France avec le piratage de lâAgence nationale des titres sĂ©curisĂ©s (ANTS). Un hacker affirme dĂ©tenir 19 millions dâenregistrements comprenant des donnĂ©es dâĂ©tat civil, dĂ©sormais proposĂ©es Ă la vente sur le darknet. Une enquĂȘte est ouverte et la CNIL a Ă©tĂ© saisie. Dans le mĂȘme temps, un pirate prĂ©sumĂ© de 21 ans, connu sous le pseudonyme Hexdec, a Ă©tĂ© interpellĂ© en VendĂ©e. SoupçonnĂ© dâĂȘtre liĂ© Ă plusieurs attaques majeures, il avait rĂ©cemment revendiquĂ© ses actes dans une interview, assumant agir uniquement pour lâargent. Health Data Hub : cap sur un hĂ©bergeur français (16:41)Le Health Data Hub ne sera finalement pas hĂ©bergĂ© par Microsoft. AprĂšs polĂ©mique autour des risques liĂ©s au Cloud Act amĂ©ricain, le gouvernement confie lâinfrastructure Ă Scaleway, filiale du groupe Iliad. La migration prĂ©vue fin 2026 marque un tournant stratĂ©gique vers une souverainetĂ© numĂ©rique renforcĂ©e pour cette plateforme destinĂ©e Ă soutenir la recherche en santĂ© grĂące Ă lâIA. Google et lâentreprise agentique (43:04)Ă Las Vegas, lors de Cloud Next 2026, Google a prĂ©sentĂ© sa vision de lâentreprise agentique. Objectif : dĂ©ployer des agents IA capables dâautomatiser tĂąches rĂ©pĂ©titives, rĂ©ponses Ă appels dâoffres, analyses de donnĂ©es ou gestion RH. Dans Google Workspace, lâIA Gemini devient transversale et proactive, capable de synthĂ©tiser agenda, mails et documents pour assister lâutilisateur. Pour les entreprises, une marketplace dâagents et des outils de gouvernance promettent dâencadrer cette nouvelle gĂ©nĂ©ration dâassistants intelligents đ Interview Anthony Cirot, Google Cloud, Ă Las Vegas. Semi-marathon de PĂ©kin : le robot bat lâhomme (33:02)Ă PĂ©kin, un semi-marathon de robots humanoĂŻdes a marquĂ© les esprits : plus de cent Ă©quipes, des machines capables de parcourir 21 kilomĂštres en un peu plus de 50 minutes et une ambiance de fĂȘte technologique. Au-delĂ de la performance, lâĂ©vĂ©nement illustre la structuration rapide dâun Ă©cosystĂšme robotique chinois, mĂȘlant hardware local et collaborations internationales, et interroge dĂ©jĂ sur la place future des humains dans un monde automatisĂ© đ Interview Shanhui Zhang, CGTVN, Ă PĂ©kin.
Lâintelligence artificielle bouleverse les Ă©quilibres de la cybersĂ©curitĂ©, entre promesses de protection et nouvelles menaces. Vincent Laurens dĂ©crypte les enjeux autour de Mythos, une IA aussi puissante que controversĂ©e. Interview : Vincent Laurens, directeur activitĂ© cybersĂ©curitĂ© chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini Punchlines - Une dĂ©tection plus puissante implique une protection plus puissante.- Les attaquants utilisent dĂ©jĂ lâIA pour cibler leurs victimes.- Mythos est puissant mais ne doit pas provoquer de panique.- La cybersĂ©curitĂ© reste une bataille entre chapeaux blancs et noirs.- Une bonne hygiĂšne cyber reste la premiĂšre ligne de dĂ©fense.LâIA comme Mythos est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?Câest les deux. Aujourdâhui, on peut clairement utiliser lâintelligence artificielle pour se dĂ©fendre, ce qui nâĂ©tait pas Ă©vident il y a encore quelques annĂ©es. Mythos permet de dĂ©tecter des vulnĂ©rabilitĂ©s de maniĂšre beaucoup plus rapide et plus profonde, ce qui amĂ©liore mĂ©caniquement la protection. Mais en parallĂšle, cette mĂȘme puissance peut ĂȘtre exploitĂ©e par des attaquants pour identifier des failles inconnues et les utiliser. Pourquoi cette IA reprĂ©sente-t-elle une menace potentielle ?Parce quâelle est extrĂȘmement performante. Elle peut automatiser des tests et analyser des systĂšmes Ă une vitesse bien supĂ©rieure Ă celle des humains. Elle dĂ©tecte notamment des failles inconnues, y compris des vulnĂ©rabilitĂ©s anciennes jamais identifiĂ©es. Cela ouvre des opportunitĂ©s pour les attaquants. Mais il faut rester mesurĂ© : aujourdâhui, il nây a pas de dĂ©gĂąts avĂ©rĂ©s et beaucoup dâidĂ©es circulent qui relĂšvent du fantasme. Peut-on voir un aspect positif dans cette capacitĂ© Ă dĂ©couvrir des failles ?Oui, clairement. Câest mĂȘme le cĆur de la cybersĂ©curitĂ© depuis toujours. Il y a un Ă©quilibre entre ceux qui dĂ©couvrent des vulnĂ©rabilitĂ©s pour les corriger et ceux qui cherchent Ă les exploiter. Mythos renforce cet aspect vertueux, mais cela nĂ©cessite un cadre : mieux organiser la diffusion des vulnĂ©rabilitĂ©s, protĂ©ger les chercheurs et structurer les pratiques. Comment les entreprises peuvent-elles se prĂ©parer face Ă ces Ă©volutions ?Il y a trois piliers essentiels. Dâabord, maintenir une bonne hygiĂšne de cybersĂ©curitĂ© en appliquant rĂ©guliĂšrement les correctifs. Ensuite, instaurer une culture de sĂ©curitĂ© portĂ©e par la direction. Enfin, rester en veille permanente pour anticiper les Ă©volutions. Lâautomatisation, notamment via des agents, peut aussi aider Ă accĂ©lĂ©rer la dĂ©tection et la correction des vulnĂ©rabilitĂ©s.
Lâintelligence artificielle transforme profondĂ©ment notre rapport au monde. Dans son nouvel essai, Le temps de lâobsolescence humaine (Grasset), Bruno Patino dĂ©crypte une rĂ©volution oĂč lâomniprĂ©sence des machines redĂ©finit nos relations, nos responsabilitĂ©s et notre perception du rĂ©el. Interview : Bruno Patino, prĂ©sident dâArte France & essayistePunchlines - LâĂ©conomie de la donnĂ©e fragmente les individus.- Nous investissons Ă©motionnellement dans les machines.- La responsabilitĂ© des outils numĂ©riques doit ĂȘtre repensĂ©e.- La fragmentation rend le commun plus difficile Ă reconstruire.Lâintelligence artificielle rend-elle lâhumain obsolĂšte ?Je ne dis pas que lâhumain devient obsolĂšte, mais que la question se pose. Mon objectif est dâouvrir un dĂ©bat, pas dâimposer une vision dĂ©terministe. Ce qui compte, ce nâest pas une hypothĂ©tique omnipotence de lâIA, mais son omniprĂ©sence dans nos vies quotidiennes, qui est quasiment certaine. Je mâintĂ©resse avant tout aux effets de la technologie sur nos vies. Et ces effets ne dĂ©pendent pas seulement des outils, mais de leur interaction avec les modĂšles Ă©conomiques qui les structurent. En quoi lâIA transforme-t-elle notre rapport aux autres et au rĂ©el ?Nous entrons dans une nouvelle phase de la rĂ©volution numĂ©rique marquĂ©e par une fragmentation accrue. Le rĂ©seau nous reliait, mais lâĂ©conomie de la donnĂ©e fragmente les individus, les communautĂ©s et mĂȘme notre rapport au monde. Avec lâIA, cette fragmentation devient encore plus intime. Nos relations, nos dĂ©cisions et mĂȘme nos Ă©motions passent de plus en plus par des machines. Nous savons que nous dialoguons avec elles, mais nous y investissons malgrĂ© tout une part intellectuelle et Ă©motionnelle croissante. Cela dĂ©place aussi notre rapport Ă la rĂ©alitĂ©. Comme avec les rĂ©seaux sociaux, la vĂ©ritĂ© ne disparaĂźt pas, mais elle nâest plus centrale. Le discernement repose de plus en plus sur lâindividu. Le vrai enjeu, câest la responsabilitĂ© des IA ?Oui, câest une question centrale. Aujourdâhui, les outils numĂ©riques sont souvent considĂ©rĂ©s comme neutres. Mais ce nâest plus tenable. Lorsquâun algorithme amplifie un message ou quâune IA influence une dĂ©cision, il y a une part de responsabilitĂ© qui dĂ©passe lâindividu. Nous devons redĂ©finir cette responsabilitĂ© Ă lâĂšre numĂ©rique. Cela passe par des principes de gouvernance, dâĂ©thique et de paramĂ©trage. Sinon, on risque de reproduire les erreurs des rĂ©seaux sociaux, avec un coĂ»t dâadaptation potentiellement trĂšs Ă©levĂ©. LâIA nous rend-elle plus puissants⊠mais moins libres ?Elle nous rend clairement plus puissants. La dĂ©lĂ©gation Ă des agents intelligents augmente nos capacitĂ©s de maniĂšre spectaculaire. Mais cette puissance sâaccompagne dâune incertitude. Si nous ne comprenons pas les principes qui rĂ©gissent ces outils, notamment leur opacitĂ© et leur logique Ă©conomique, alors cette dĂ©lĂ©gation peut limiter notre libertĂ©. La clĂ©, câest de poser des rĂšgles et de mieux comprendre les systĂšmes auxquels nous confions une partie de nos vies.
Les lunettes connectĂ©es Ray-Ban Meta sâimposent peu Ă peu dans le quotidien. Entre intelligence artificielle embarquĂ©e et usages concrets, elles dessinent une nouvelle façon dâinteragir avec le monde. Interview : Maristella Rezzo, responsable globale de la marque Ray-Ban MetaPunchlines - 7 millions de personnes utilisent dĂ©jĂ ces lunettes- Nous sommes des lunettes dâabord, puis un outil technologique- LâIA agit comme un agent personnel au quotidien- Les usages vont du loisir Ă des cas professionnels concrets- Les lunettes peuvent aider les personnes malvoyantesComment se dĂ©veloppe le marchĂ© des lunettes Ray-Ban Meta ?La croissance est trĂšs rapide. Entre 2024 et 2025, nous avons enregistrĂ© des volumes trois fois supĂ©rieurs aux attentes. Aujourdâhui, 7 millions de personnes utilisent ces lunettes dans leur vie quotidienne, ce qui montre un vĂ©ritable intĂ©rĂȘt pour ce type de produit. Qui sont les utilisateurs de ces lunettes connectĂ©es ?Les profils sont variĂ©s, mais notre cĆur de cible se situe entre 35 et 50 ans. Ce sont des personnes curieuses, Ă lâaise avec la technologie, souvent trĂšs actives et intĂ©ressĂ©es par le lifestyle ou le voyage. Ce sont aussi des utilisateurs qui attachent de lâimportance au design, car ce sont avant tout des lunettes Ray-Ban. Quels sont les usages principaux au quotidien ?Les usages sont multiples. Il y a dâabord la camĂ©ra, utilisĂ©e pour capturer photos et vidĂ©os, parfois dans un cadre professionnel, notamment pour crĂ©er du contenu. Ensuite, lâĂ©coute de musique, de podcasts et les appels en mains libres. Enfin, lâintelligence artificielle permet dâinteragir comme avec un assistant personnel, pour obtenir des informations simples ou plus complexes. Elle peut aussi analyser ce que lâon voit, lire ou traduire du texte, et mĂȘme aider des personnes malvoyantes dans leurs tĂąches quotidiennes. Le prix et le confort restent-ils des freins ?Les lunettes ne sont pas encore Ă©quivalentes Ă des modĂšles classiques en termes de lĂ©gĂšretĂ©, mais des progrĂšs importants ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s. Une nouvelle version optique a Ă©tĂ© conçue pour ĂȘtre plus fine et mieux adaptĂ©e aux porteurs de verres correcteurs. En France, les prix commencent Ă 429 euros pour les modĂšles solaires et 469 euros pour les modĂšles optiques. Il faut considĂ©rer quâil sâagit de plusieurs produits en un, combinant lunettes et technologie avancĂ©e.
AprĂšs quinze ans Ă la tĂȘte dâApple, Tim Cook prĂ©pare son dĂ©part de la direction opĂ©rationnelle et transmettra le relais Ă John Ternus le 1er septembre 2026. Cette succession, longuement anticipĂ©e, ouvre un nouveau chapitre pour la marque Ă la pomme Ă lâheure oĂč lâinnovation produit et lâintelligence artificielle sont plus scrutĂ©es que jamais. Fin dâune Ăšre chez AppleApple a officialisĂ© le 20 avril 2026 la nomination de John Ternus comme prochain CEO, tandis que Tim Cook deviendra executive chairman Ă compter du 1er septembre. Une transition prĂ©parĂ©e de longue date, qui confirme la fin dâun cycle entamĂ© en 2011 aprĂšs Steve Jobs. Sous la direction de Tim Cook, Apple a changĂ© dâĂ©chelle. Lâentreprise a consolidĂ© son modĂšle industriel, renforcĂ© sa maĂźtrise logistique, accĂ©lĂ©rĂ© son virage vers les services et fait de son Ă©cosystĂšme un ensemble toujours plus intĂ©grĂ©, portĂ© notamment par Apple Silicon et par des produits comme lâApple Watch, les AirPods ou lâApple Vision Pro. Le bilan Tim CookTim Cook nâa jamais cherchĂ© Ă imiter Steve Jobs. Son apport aura Ă©tĂ© ailleurs : industrialiser lâhĂ©ritage, optimiser la chaĂźne dâapprovisionnement, rendre les lancements mondiaux plus fluides et faire dâApple une machine redoutablement efficace, capable de vendre peu de rĂ©fĂ©rences avec une forte valeur ajoutĂ©e. La valorisation du groupe a ainsi dĂ©passĂ© les 4 000 milliards de dollars au moment de lâannonce de sa succession. Cette pĂ©riode aura aussi Ă©tĂ© marquĂ©e par la montĂ©e en puissance des services, lâintĂ©gration verticale du matĂ©riel et des puces maison, et une stratĂ©gie produit centrĂ©e sur la cohĂ©rence de lâĂ©cosystĂšme plutĂŽt que sur les ruptures spectaculaires. Un angle dĂ©jĂ abordĂ© dans cet article de Monde NumĂ©rique sur la succession chez Apple. Qui est John Ternus ?ĂgĂ© de 50 ans, diplĂŽmĂ© en gĂ©nie mĂ©canique de lâuniversitĂ© de Pennsylvanie, John Ternus a rejoint Apple en 2001 aprĂšs un passage chez Virtual Research Systems. Figure discrĂšte du groupe, il dirigeait lâingĂ©nierie matĂ©rielle depuis 2021 et a supervisĂ© le dĂ©veloppement de produits majeurs comme lâiPhone, lâiPad, le Mac, lâApple Watch, les AirPods et lâApple Vision Pro. Apple met en avant chez lui une forte culture produit, un rĂŽle clĂ© dans la robustesse et la durabilitĂ© des appareils, ainsi quâune contribution majeure Ă la stratĂ©gie maison autour des composants et du matĂ©riel. Le mĂȘme jour que lâannonce de sa nomination, Johny Srouji a dâailleurs Ă©tĂ© promu chief hardware officer pour reprendre le pĂ©rimĂštre quâoccupait Ternus. Les dĂ©fis de la suiteJohn Ternus hĂ©rite dâune entreprise en excellente santĂ©, mais confrontĂ©e Ă une pression nouvelle. Apple reste au sommet, tout en faisant face Ă des attentes immenses sur lâintelligence artificielle, sur la prochaine grande rupture produit, et sur sa capacitĂ© Ă maintenir son avance dans un marchĂ© technologique plus concurrentiel. Parmi les signaux rĂ©cents, le lancement du MacBook Neo montre quâApple continue dâexplorer de nouveaux positionnements matĂ©riels, y compris plus accessibles. Le vrai test pour Ternus sera dĂ©sormais de transformer une excellence industrielle en nouveau rĂ©cit dâinnovation. Sur Monde NumĂ©rique Ă©galement : Les 50 ans dâApple
Les lunettes connectĂ©es sâimposent comme le nouveau terrain dâinnovation technologique. Entre intelligence artificielle, audio augmentĂ© et capteurs de santĂ©, elles pourraient transformer notre quotidien bien au-delĂ de la simple correction visuelle. Interview : Denis Cohen-Tannoudji, responsable des technologies Ă©mergentes chez EssilorLuxotticaPunchlines - Les lunettes sont le nouveau wearable aprĂšs les montres connectĂ©es.- La lunette devient une interface naturelle avec lâIA.- Lâaudio augmentĂ© amĂ©liore la comprĂ©hension sans isoler.- Les donnĂ©es captĂ©es posent des dĂ©fis Ă©thiques majeurs.- Le poids et lâĂ©nergie restent les contraintes clĂ©s.Les lunettes sont-elles en train de devenir un objet technologique Ă part entiĂšre ?Oui, clairement. Les lunettes ne sont plus seulement un dispositif de correction visuelle, elles deviennent un vĂ©ritable objet connectĂ©. Câest mĂȘme le nouveau wearable qui Ă©merge aprĂšs les montres et les Ă©couteurs. On a dĂ©jĂ des lunettes capables de prendre des photos, passer des appels ou interagir avec une intelligence artificielle. Le fait dâavoir une camĂ©ra et des Ă©couteurs intĂ©grĂ©s permet dâinterroger un agent IA de maniĂšre presque continue. Quelles sont les innovations les plus prometteuses aujourdâhui ?Il y a plusieurs axes trĂšs forts. Dâabord, lâaudio augmentĂ©, avec des lunettes capables dâamĂ©liorer lâintelligibilitĂ© des conversations en environnement bruyant, sans isoler lâutilisateur. Ensuite, les fonctions de santĂ© : la position des lunettes permet de capter des donnĂ©es inĂ©dites, comme la fatigue cognitive ou potentiellement lâactivitĂ© cĂ©rĂ©brale. Enfin, on travaille aussi sur des verres intelligents avec affichage intĂ©grĂ© ou adaptation dynamique de la luminositĂ©, ce qui ouvre la voie Ă des usages en rĂ©alitĂ© augmentĂ©e. Quelles sont les principales limites technologiques ?La contrainte majeure, câest le poids. Une paire de lunettes doit rester trĂšs lĂ©gĂšre, autour de 25 Ă 30 grammes. Cela limite la taille de la batterie et donc la quantitĂ© dâĂ©nergie disponible. Toutes les fonctions doivent ĂȘtre extrĂȘmement optimisĂ©es, notamment grĂące Ă des puces capables de faire de lâintelligence artificielle embarquĂ©e avec une trĂšs faible consommation et une latence minimale. Les enjeux Ă©thiques sont-ils un frein au dĂ©veloppement ?Câest un sujet central. Les lunettes peuvent capter des images, du son, voire demain des donnĂ©es beaucoup plus sensibles. Il faut donc encadrer les usages, garantir la transparence et protĂ©ger la vie privĂ©e. Il y a aussi des questions autour de lâentraĂźnement des IA Ă partir de donnĂ©es humaines. On travaille sur des solutions comme lâanonymisation et on sâentoure dâexperts en Ă©thique pour rendre ces technologies acceptables.
Google pousse Gemini vers une IA ultra-personnelle. François Ruffin met en scĂšne Claude dâune façon contestable. H Company sort HoloTab et sâinvite dans la bataille des agents. VivaTech voit plus grand pour ses 10 ans. Meta imagine un avatar de Mark Zuckerberg pour parler aux salariĂ©s. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Gemini devient une intelligence personnelle (00:28) Nous revenons sur lâarrivĂ©e de la fonction de personnalisation de Gemini, qui relie des services comme Gmail, Photos, YouTube ou Search pour produire des rĂ©ponses beaucoup plus contextuelles. Bruno raconte un test grandeur nature : projets en cours, notes, dĂ©placements, recherche de billets et suggestions concrĂštes, avec Ă la clĂ© une expĂ©rience impressionnante mais aussi de vraies questions sur la vie privĂ©e. François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (07:36) Nous analysons la sĂ©quence oĂč François Ruffin dialogue publiquement avec Claude, dans une mise en scĂšne inspirĂ©e de Bernie Sanders. Le procĂ©dĂ© fait parler, mais il entretient selon nous une vision trompeuse de lâIA : celle dâun oracle neutre et tout-puissant, alors quâun chatbot reflĂšte aussi les biais du prompt, du contexte et de lâhistorique de conversation. H Company lance son agent HoloTab (12:07) La startup française H Company lance l'agent HoloTab, une extension Chrome capable de naviguer, cliquer, remplir des champs et exĂ©cuter des tĂąches directement sur le Web. Lâoutil illustre le virage agentique du moment, avec une promesse sĂ©duisante â automatiser des actions rĂ©elles â mais aussi un niveau dâaccĂšs qui impose une vigilance maximale. Aussi sur Monde NumĂ©rique : IA : pourquoi les entreprises doivent accĂ©lĂ©rer maintenant. VivaTech 2026 : l'Ă©dition des 10 ans (18:25) Nous Ă©voquons le 10e anniversaire de VivaTech, qui prĂ©pare une Ă©dition 2026 ambitieuse avec une ouverture grand public renforcĂ©e et une opĂ©ration inĂ©dite sur les Champs-ĂlysĂ©es le 14 juin. Le rendez-vous parisien confirme son statut de grande vitrine europĂ©enne de lâinnovation, entre dĂ©monstrations spectaculaires, startups et offensive assumĂ©e sur lâintelligence artificielle. Mark Zuckerberg veut se cloner pour ses employĂ©s (22:37) Enfin, nous revenons sur le projet de Meta de crĂ©er une version IA de Mark Zuckerberg destinĂ©e aux Ă©changes internes. DerriĂšre lâeffet dâannonce, on voit poindre un nouveau cas dâusage : lâavatar de dirigeant comme outil de communication, de diffusion de la vision stratĂ©gique et peut-ĂȘtre demain comme produit pour les crĂ©ateurs de contenu.
Les agents IA personnels dĂ©barquent sur nos ordinateurs. Tesla ouvre la voie Ă la conduite autonome en Europe. Amazon sâallie Ă Apple pour le satellite. Nouvelle fuite massive de donnĂ©es Ă lâĂducation nationale. Faux Ledger sur lâApp Store : des millions envolĂ©s. Bruno Patino alerte sur lâobsolescence humaine. Les lunettes connectĂ©es entrent dans une nouvelle Ăšre. Mythos, la super-IA qui inquiĂšte la cybersĂ©curitĂ©. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] =============Sommaire dĂ©taillĂ©============= Les agents IA passent Ă lâoffensive (2:17)Les agents personnels franchissent un cap avec Perplexity et sa solution locale installĂ©e sur Mac, capable dâinteragir directement avec les fichiers et les emails. En France, la start-up H Company dĂ©ploie Holotab, une extension Chrome qui automatise les tĂąches en ligne. Google lance Gemini Intelligence Personnelle, connectĂ©e Ă lâensemble des donnĂ©es personnelles de lâutilisateur, comme lâa expĂ©rimentĂ© Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). Une rĂ©volution prometteuse mais qui pose dâĂ©videntes questions de sĂ©curitĂ© et de vie privĂ©e. La conduite autonome de Tesla autorisĂ©e aux Pays-Bas (5:17)Le constructeur Tesla dĂ©croche lâautorisation de dĂ©ployer son systĂšme FSD supervisĂ© aux Pays-Bas, une premiĂšre Ă©tape vers la conduite autonome en Europe. BasĂ© uniquement sur la vision par camĂ©ras et lâIA, sans lidar, le systĂšme revendique une rĂ©duction significative du risque dâaccident aprĂšs des millions de kilomĂštres parcourus. Lâautonomie reste de niveau 2+, mais lâinitiative pourrait faire Ă©cole dans lâUnion europĂ©enne. Amazon devient partenaire satellite dâApple (7:10)Coup de théùtre dans la connectivitĂ© spatiale : Amazon rachĂšte Globalstar et signe avec Apple pour fournir Ă terme des services satellitaires aux iPhone. Lâobjectif est clair : prĂ©parer lâĂšre du direct to device, avec appels et donnĂ©es via satellites en orbite basse. Une offensive stratĂ©gique face Ă Starlink qui rebat les cartes du marchĂ©. Nouvelle cyberattaque contre lâĂducation nationale (8:07)LâaccĂšs frauduleux au service EduConnect a exposĂ© des donnĂ©es sensibles dâĂ©lĂšves et de leurs Ă©tablissements. Noms, identifiants et classes ont fuitĂ©, ouvrant la porte Ă des campagnes de phishing ciblĂ©es. Le ministĂšre annonce des mesures correctives, dont la gĂ©nĂ©ralisation de lâauthentification Ă double facteur. Faux Ledger : 9,5 millions de dollars envolĂ©s (9:50)Une fausse application Ledger a sĂ©vi sur lâApp Store pendant plusieurs jours, piĂ©geant des dĂ©tenteurs de crypto-actifs. RĂ©sultat : prĂšs de 9,5 millions de dollars dĂ©robĂ©s Ă une cinquantaine de victimes, dont le musicien G-Love. Lâaffaire relance les interrogations sur les processus de validation dâApple. Sam Altman visĂ© par une tentative dâattentat (10:37)Le patron dâOpenAI, Sam Altman, a Ă©tĂ© la cible dâune attaque Ă son domicile Ă San Francisco. Lâauteur, persuadĂ© que lâIA menace lâhumanitĂ©, a invoquĂ© un manifeste idĂ©ologique. LâĂ©vĂ©nement illustre la radicalisation de certains discours autour de lâintelligence artificielle. François Ruffin prend l'IA Claude pour un oracle (20:43)Le dĂ©putĂ© François Ruffin publie une sĂ©rie de vidĂ©os oĂč il dialogue avec lâIA Claude, Ă la maniĂšre de Bernie Sanders aux Ătats-Unis. Une initiative virale mais critiquĂ©e pour sa naĂŻvetĂ© : lâIA semble surtout reflĂ©ter les biais et attentes de son interlocuteur. Un cas dâĂ©cole sur les dangers dâune confiance aveugle dans les modĂšles gĂ©nĂ©ratifs. Les lunettes connectĂ©es, futur wearable de rĂ©fĂ©rence (27:58)Ă Monaco, lors dâun Ă©vĂ©nement du groupe EssilorLuxottica, Donnie Cohen-Tannoudji (EssilorLuxottica) dĂ©taille les avancĂ©es en matiĂšre de lunettes intelligentes : capteurs de santĂ©, verres Ă©lectrochromiques, affichage intĂ©grĂ©. Entre promesses mĂ©dicales et enjeux Ă©thiques liĂ©s Ă la captation de donnĂ©es, les lunettes pourraient devenir le prochain grand objet connectĂ©. Bruno Patino et Le temps de lâobsolescence humaine (36:24)Bruno Patino (Arte France) publie un nouvel essai chez Grasset oĂč il interroge lâomniprĂ©sence future de lâIA dans nos vies. Plus que lâomnipotence technologique, câest lâimbrication croissante entre humains et machines qui lâinquiĂšte. Un plaidoyer pour un numĂ©rique humaniste face Ă lâĂ©conomie de la relation algorithmique. Mythos, la super-IA qui inquiĂšte la cybersĂ©curitĂ© (47:38)DĂ©veloppĂ©e par Anthropic, lâIA Mythos serait capable de dĂ©tecter des failles inĂ©dites Ă grande Ă©chelle. Vincent Laurens (Capgemini) [PARTENARIAT] estime que lâoutil reprĂ©sente autant une opportunitĂ© dĂ©fensive quâun risque offensif, mĂȘme si les fantasmes dĂ©passent pour lâinstant la rĂ©alitĂ© des menaces.
Les Pays-Bas deviennent le premier terrain de jeu europĂ©en pour la conduite autonome de Tesla. Une avancĂ©e majeure, encore encadrĂ©e, qui pourrait accĂ©lĂ©rer lâadoption sur le continent. Depuis le 10 avril 2026, Tesla est autorisĂ© Ă dĂ©ployer son systĂšme de conduite autonome supervisĂ©e FSD (Full Self-Driving) aux Pays-Bas. ProposĂ© sous forme dâachat ou dâabonnement, ce dispositif marque une premiĂšre en Europe pour une utilisation relativement ouverte au grand public, mĂȘme si elle reste strictement encadrĂ©e. Une conduite autonome⊠sous surveillanceLe FSD dĂ©ployĂ© repose sur un niveau 2+ selon la classification SAE, ce qui signifie que le conducteur doit rester vigilant Ă tout moment. Le vĂ©hicule peut gĂ©rer seul la navigation, les intersections ou les changements de voie, mais lâhumain doit ĂȘtre prĂȘt Ă intervenir immĂ©diatement. Dans des environnements urbains complexes comme Amsterdam, les premiers retours sont positifs. Le systĂšme semble capable de cohabiter efficacement avec les cyclistes et de sâadapter Ă un trafic dense, alternant prudence et assertivitĂ© selon les situations. Une autorisation encore provisoireLâaccord a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© par lâorganisme nĂ©erlandais RDW aprĂšs des tests approfondis. Selon les autoritĂ©s, le systĂšme permettrait de rĂ©duire significativement les risques dâaccident. Toutefois, cette autorisation reste temporaire et sous conditions strictes, notamment en matiĂšre de responsabilitĂ© qui incombe toujours au conducteur. Tesla a dĂ» se conformer Ă la rĂ©glementation europĂ©enne R171, un cadre technique particuliĂšrement exigeant comprenant des milliers de pages et des centaines de critĂšres. Un premier pas vers une adoption europĂ©enneCe lancement pourrait faire jurisprudence. Le dossier a Ă©tĂ© transmis Ă la Commission europĂ©enne, ouvrant la voie Ă un possible effet domino dans dâautres pays. Toutefois, lâEurope reste prudente, avec une approche progressive et trĂšs rĂ©glementĂ©e. Dâautres constructeurs comme Mercedes-Benz proposent dĂ©jĂ des systĂšmes de niveau 3, mais dans des conditions beaucoup plus limitĂ©es, par exemple sur autoroute uniquement.
Lâintelligence artificielle bouleverse les usages⊠et transforme les cybermenaces. Les entreprises prennent conscience des risques, mais doivent encore adapter leurs pratiques pour sĂ©curiser efficacement ces nouveaux outils. Interview : Kader Seddak, directeur commercial cloud et sĂ©curitĂ© IA chez Orange CyberdefenseEn partenariat avec Orange Cyberdefense Punchlines - LâIA est une technologie disruptive comme jamais vue.- Il nây a pas dâIA sans donnĂ©es, et la donnĂ©e est la valeur de lâentreprise.- Le premier risque, câest de perdre la visibilitĂ©.- On passe dâune IA qui dit Ă une IA qui fait.- La sensibilisation, câest dĂ©jĂ la moitiĂ© du travail.Quels sont les principaux risques liĂ©s Ă lâIA ?Le premier risque est la perte de visibilitĂ© : les technologies Ă©voluent vite et rendent les systĂšmes plus complexes Ă maĂźtriser. Le deuxiĂšme concerne les nouvelles menaces spĂ©cifiques comme le prompt injection, qui permet de contourner les protections des modĂšles. Enfin, lâIA reste une application intĂ©grĂ©e au systĂšme dâinformation, avec tous les risques classiques liĂ©s au code et Ă lâinfrastructure. Les entreprises ont-elles pris la mesure du risque liĂ© Ă lâIA ?Oui, la prise de conscience est rĂ©elle et plus rapide que pour les technologies prĂ©cĂ©dentes. Contrairement au cloud, oĂč la sĂ©curitĂ© arrivait souvent aprĂšs coup, les entreprises comprennent aujourdâhui que lâIA repose entiĂšrement sur la donnĂ©e, qui constitue leur valeur. Mais si les bons garde-fous ne sont pas mis en place dĂšs le dĂ©part, il existe un risque important de perte ou dâexposition de ces donnĂ©es. Comment sĂ©curiser les nouveaux usages comme les agents IA ?La prioritĂ© est de comprendre les menaces avant de chercher Ă sâen protĂ©ger. La sĂ©curitĂ© repose sur une veille active et exploitable, permettant de prioriser les risques.Il est essentiel dâintĂ©grer la cybersĂ©curitĂ© dĂšs la conception des projets, en sâappuyant sur les mĂ©canismes existants. Avec lâessor des agents, la multiplication des flux entre systĂšmes devient un enjeu majeur, nĂ©cessitant des solutions adaptĂ©es pour les contrĂŽler et les sĂ©curiser.
Lâintelligence artificielle transforme en profondeur les rĂ©seaux sociaux, jusquâĂ bouleverser notre maniĂšre de consommer lâinformation. Entre automatisation, infobĂ©sitĂ© et perte de discernement, David Fayon alerte sur les dĂ©rives et appelle Ă une prise de conscience. Interview : David Fayon, consultant spĂ©cialiste du numĂ©rique, NumerikissimoPunchlines - On est dans une infobĂ©sitĂ© permanente.- Lâalgorithme produit une viralitĂ© supĂ©rieure Ă lâhumain.- Les IA gĂ©nĂ©ratives rendent fainĂ©ants.- Une donnĂ©e ne devient information que contextualisĂ©e.- Il faut pratiquer une diĂšte informationnelle.LâIA a-t-elle rĂ©ellement bouleversĂ© les rĂ©seaux sociaux ?Oui, elle a accĂ©lĂ©rĂ© une transformation dĂ©jĂ engagĂ©e. Au dĂ©part, les rĂ©seaux sociaux reposaient sur des Ă©changes entre individus, souvent dans une logique chronologique. Puis les algorithmes ont pris le dessus, en mettant en avant les contenus les plus engageants. Aujourdâhui, on franchit une nouvelle Ă©tape avec des contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par lâIA, voire des interactions automatisĂ©es. On entre dans un monde oĂč les machines peuvent produire, diffuser et mĂȘme interagir Ă la place des humains. Lâhumain est-il en train de disparaĂźtre des rĂ©seaux ?Je ne dirais pas quâil disparaĂźt complĂštement, mais sa place sâamenuise. Les contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par les IA ont une viralitĂ© souvent supĂ©rieure Ă celle des humains. Cela impose une cohabitation entre lâhomme et la machine. Lâhumain doit comprendre les algorithmes, dĂ©velopper une expertise et apporter une valeur ajoutĂ©e, notamment en rĂ©examinant les contenus produits par les IA pour leur donner du sens. Comment sâinformer correctement dans ce nouvel environnement ?Il faut avant tout faire preuve de discernement. Cela passe par le choix des sources, la comprĂ©hension des informations et la capacitĂ© Ă remonter Ă lâorigine. Une donnĂ©e brute nâa pas de valeur sans contextualisation. Il est essentiel de vĂ©rifier les informations, dâidentifier leur Ă©metteur et dâĂ©viter de relayer sans comprendre. Câest un effort qui demande du temps et une certaine discipline. Pourquoi parlez-vous de diĂšte informationnelle ?Parce que nous sommes dans une situation de surcharge. Les informations doublent trĂšs rapidement, ce qui crĂ©e une pression constante pour rester Ă jour. Cela gĂ©nĂšre du stress et rĂ©duit notre capacitĂ© de concentration. Il faut apprendre Ă filtrer, Ă limiter les sollicitations et Ă privilĂ©gier la qualitĂ© plutĂŽt que la quantitĂ©. Sans cela, on devient passif face Ă lâinformation.
Meta relance la bataille de lâIA avec Muse Spark. OpenAI montre que ses garde-fous peuvent dĂ©clencher une alerte bien rĂ©elle. Le MacBook Neo secoue le marchĂ©. Le vrai crĂ©ateur du Bitcoin possiblement dĂ©couvert. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Meta dĂ©gaine Muse Spark (0:12)Nous revenons sur lâarrivĂ©e de Muse Spark, le nouveau moteur dâIA de Meta, pensĂ© dâabord pour renforcer lâĂ©cosystĂšme maison, de Meta AI Ă Facebook, Instagram, WhatsApp et aux lunettes connectĂ©es. Plus compact et moins Ă©nergivore, il ne bouleverse pas encore les usages, mais il marque surtout le retour offensif de Meta dans la course Ă lâIA. Quand ChatGPT dĂ©clenche une alerte policiĂšre (6:21)Nous Ă©voquons ce cas survenu en France, oĂč des propos menaçants tenus Ă ChatGPT auraient dĂ©clenchĂ© une chaĂźne dâalerte impliquant OpenAI, le FBI puis la plateforme Pharos. Lâaffaire rappelle que les conversations avec les IA ne sont pas de simples Ă©changes privĂ©s, mais aussi que certains dispositifs de sĂ©curitĂ© peuvent fonctionner concrĂštement. MacBook Neo : Apple face Ă un problĂšme industriel ? (8:40)Nous parlons du MacBook Neo, qui utiliserait des puces issues de la chaĂźne de production de lâiPhone, avec un cĆur dĂ©sactivĂ©, une astuce industrielle aussi maligne quâefficace. Mais si le succĂšs commercial se confirme, cette mĂ©canique pourrait se retourner contre Apple en compliquant lâapprovisionnement et en pesant sur les coĂ»ts. Satoshi Nakamoto dĂ©masquĂ© ? (18:40)L'enquĂȘte du journaliste John Carreyrou pour le New York Times affirme qu'un certain Adam Back est le crĂ©ateur du Bitcoin. LâintĂ©ressĂ© dĂ©ment, comme dâautres avant lui, et le mystĂšre reste entier, mais cette nouvelle piste montre que lâobsession autour de Satoshi Nakamoto continue de fasciner autant le monde techno que le monde mĂ©diatique. Cyber, numĂ©rique, digital... La bataille des mots (24:12)Nous terminons sur une discussion de vocabulaire entre la France et le QuĂ©bec autour des mots cyber, numĂ©rique et digital. Un Ă©change lĂ©ger, mais rĂ©vĂ©lateur de deux cultures francophones qui parlent de technologie avec des sensibilitĂ©s diffĂ©rentes.
Les patrons de lâIA accusĂ©s dâirresponsabilitĂ©. Meta relance la bataille avec un nouveau modĂšle. Le SĂ©nat veut protĂ©ger le droit dâauteur face aux IA. Un homme interpellĂ© aprĂšs des menaces sur ChatGPT. LâĂtat français amorce son divorce avec Microsoft. Une voiture autonome tue une cane au Texas. La guerre de la recharge ultra-rapide sâintensifie en Chine. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] Les patrons de lâIA face aux critiques (00:01)Les dirigeants de lâintelligence artificielle, de Sam Altman Ă Mark Zuckerberg, en passant par Elon Musk ou Dario Amodei, sont accusĂ©s de prĂ©cipitation et de manque de sagesse dans le dĂ©ploiement de lâIA gĂ©nĂ©rative. Les dĂ©bats relancĂ©s par Demis Hassabis, patron de Google DeepMind, interrogent la responsabilitĂ© de ces acteurs qui façonnent un bouleversement technologique majeur devenu impossible Ă freiner. Droit dâauteur : le SĂ©nat veut inverser la charge de la preuve (04:54)Une proposition de loi adoptĂ©e au SĂ©nat vise Ă obliger des acteurs comme OpenAI, Google ou Mistral AI Ă prouver quâils nâont pas utilisĂ© dâĆuvres protĂ©gĂ©es pour entraĂźner leurs modĂšles. Soutenu par les ayants droit mais critiquĂ© par le gouvernement, le texte pose un dilemme stratĂ©gique entre protection des crĂ©ateurs et compĂ©titivitĂ© des champions français de lâIA. Menaces sur ChatGPT : quand lâalerte devient policiĂšre (06:50)Un homme a vu le RAID intervenir Ă son domicile aprĂšs avoir Ă©voquĂ© des intentions violentes auprĂšs de OpenAI via ChatGPT. Lâalerte automatique transmise aux autoritĂ©s illustre lâexistence de mĂ©canismes de surveillance et rappelle que les Ă©changes avec une IA ne sont pas totalement confidentiels. LâĂtat français veut tourner la page Windows (08:22)La DINUM annonce vouloir abandonner Windows au profit de Linux et renforcer la souverainetĂ© numĂ©rique. Plusieurs administrations, comme le CNRS, amorcent une transition vers des solutions alternatives, tandis que le dĂ©bat reste ouvert sur le coĂ»t rĂ©el et la faisabilitĂ© dâun tel basculement Ă grande Ă©chelle. Voiture autonome : lâaccident qui relance le dĂ©bat (10:03)Au Texas, un vĂ©hicule autonome de la sociĂ©tĂ© Everide a percutĂ© une cane, suscitant lâĂ©moi local. AprĂšs des prĂ©cĂ©dents impliquant des robotaxis comme ceux de Waymo, lâincident ravive la question de lâacceptabilitĂ© sociale et des standards de sĂ©curitĂ© des voitures sans conducteur. Recharge express : la nouvelle bataille des voitures Ă©lectriques (12:06)Le constructeur chinois BYD promet une recharge quasi complĂšte en moins de dix minutes, aussitĂŽt dĂ©fiĂ© par Lynk & Co, filiale de Geely. La compĂ©tition se dĂ©place dĂ©sormais sur la vitesse de charge, nouveau levier stratĂ©gique dans la guerre mondiale du vĂ©hicule Ă©lectrique. Meta dĂ©gaine MuseSpark, son nouveau moteur dâIA (14:25)Dans le dĂ©brief transatlantique avec Bruno Guglielminetti â Mon Carnet, Meta dĂ©voile Muse Spark, nouveau modĂšle dĂ©veloppĂ© par son Super Intelligence Lab pour renforcer Meta AI. Objectif : rivaliser avec les meilleurs LLM du marchĂ©, tout en optimisant la consommation Ă©nergĂ©tique pour une intĂ©gration future dans ses plateformes et objets connectĂ©s. Le vrai crĂ©ateur du Bitcoin dĂ©masquĂ© ? (23:22)Le mystĂšre autour de Bitcoin rebondit aprĂšs une enquĂȘte du The New York Times affirmant avoir identifiĂ© Adam Back comme Ă©tant le vĂ©ritable Satoshi Nakamoto. LâintĂ©ressĂ© dĂ©ment formellement, relançant une Ă©nigme vieille de plus de quinze ans qui continue de fasciner la planĂšte crypto. Comment lâIA bouleverse les rĂ©seaux sociaux (29:04)David Fayon â NumĂ©rikissimo analyse la transformation profonde des plateformes sociales, de la chronologie Ă lâalgorithmisation totale, jusquâaux contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par IA et Ă lâĂ©mergence de lâIA agentique. Une mutation qui questionne la place de lâhumain face Ă des flux automatisĂ©s et Ă la viralitĂ© artificielle. LâIA face au dĂ©fi cybersĂ©curitĂ© (39:04)[PARTENARIAT] Kader Seddak â Orange Cyberdefense dĂ©taille les nouveaux risques liĂ©s Ă lâIA en entreprise : prompt injection, Shadow AI et multiplication des flux entre agents autonomes. Il plaide pour une approche security by design afin dâintĂ©grer lâIA dans les systĂšmes dâinformation sans exposer les donnĂ©es stratĂ©giques.
Une enquĂȘte fouillĂ©e du New Yorker relance les interrogations autour de Sam Altman, figure centrale de la rĂ©volution de lâIA. Au-delĂ du portrait personnel, lâaffaire pose une question de fond : peut-on confier une technologie aussi structurante Ă des dirigeants dont la gouvernance est contestĂ©e ? Un portrait accablant du patron dâOpenAILe New Yorker publie une longue enquĂȘte fondĂ©e sur plus de cent entretiens et des documents internes, dont un mĂ©mo attribuĂ© Ă Ilya Sutskever mettant en cause la franchise de Sam Altman. Lâarticle dĂ©crit un dirigeant accusĂ© par plusieurs anciens proches dâavoir dĂ©formĂ© certains faits, minimisĂ© des risques et cultivĂ© une communication Ă gĂ©omĂ©trie variable au service de ses ambitions. Le traumatisme du Blip de 2023Le rĂ©cit revient aussi sur la crise de novembre 2023, lorsque Sam Altman a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© puis rapidement rĂ©installĂ© Ă la tĂȘte de OpenAI. Cet Ă©pisode rocambolesque, baptisĂ© Blip en interne, continue dâalimenter les doutes sur la gouvernance interne de lâentreprise, au moment mĂȘme oĂč son poids Ă©conomique et politique ne cesse de grandir avec le soutien de Microsoft. Qui gouverne vraiment lâintelligence artificielle ?Au-delĂ du cas Altman, le sujet dĂ©passe qui interroge est celui de la personnalitĂ© des dirigeants de la tech. De Sam Altman Ă Mark Zuckerberg, en passant par les investisseurs Peter Thiel ou Marc Andreesen, peut-on avoir confiance Ă quelques dirigeants, presque mĂ©galomanes, qui dĂ©tiennent entre leurs mains la technologie clĂ© de notre avenir, sans vĂ©ritable contre-pouvoir ? Pour prolonger cette rĂ©flexion, on peut relire sur Monde NumĂ©rique lâĂ©pisode consacrĂ© aux trois ans de ChatGPT, ainsi que ce dĂ©brief sur le virage stratĂ©gique dâOpenAI.
Ă lâoccasion de lâAWS Summit 2026 Ă Paris, quatre acteurs de lâIA explorent ses usages concrets, de la psychiatrie Ă lâindustrie. Entre avancĂ©es mĂ©dicales, jumeaux numĂ©riques et IA agentique, ils dressent un Ă©tat des lieux sans filtre de lâadoption en entreprise. Interview : Martin Denais (cofondateur et CEO de Calliope), Nolwenn Morris (CEO de Iroc), Gautier Cloix (CEO de H Company), Sasha Rubel (directrice des politiques publiques IA chez AWS)En partenariat avec AWS Punchlines - Ce nâest pas une question de productivitĂ©, câest une question de survie.- LâĂ©volution de lâIA gĂ©nĂ©rative Ă lâIA agentique a pris moins dâun an.- En santĂ©, l'IA peut analyser la voix pour soigner la santĂ© mentale.- Les entreprises doivent tester vite et mesurer le retour sur investissement.Comment lâIA transforme-t-elle concrĂštement le secteur de la santĂ© ?Martin Denais :Je dĂ©veloppe une plateforme dâIA clinique pour aider les mĂ©decins Ă mieux suivre leurs patients. Nous analysons la voix, le comportement et des donnĂ©es comme le sommeil pour Ă©valuer lâĂ©volution des troubles. Lâobjectif est dâamĂ©liorer la dĂ©cision mĂ©dicale et de dĂ©tecter plus tĂŽt les rechutes. Nolwenn Morris :Je travaille sur un jumeau numĂ©rique du corps humain. Cela permet de comprendre les mĂ©canismes biologiques et de gĂ©nĂ©rer directement le traitement le plus adaptĂ©. On ne teste plus des molĂ©cules au hasard, on part du besoin du patient pour concevoir la bonne solution. Pourquoi dĂ©velopper ses propres modĂšles dâIA ?Martin Denais :Je suis parti de modĂšles open source que jâai adaptĂ©s Ă la psychiatrie, car les modĂšles gĂ©nĂ©ralistes ne sont pas performants dans ce domaine. Nous avons collectĂ© des donnĂ©es inĂ©dites issues de milliers de patients pour entraĂźner notre modĂšle. Nolwenn Morris :Dans notre cas, toute la structuration des donnĂ©es est propriĂ©taire. Nous utilisons aussi dâautres modĂšles, mais notre valeur repose sur une approche neurosymbolique qui permet de combler les zones inconnues et de gĂ©nĂ©rer de nouvelles connaissances. Quels sont les freins Ă lâadoption de lâIA ?Sasha Rubel :Le principal frein reste le manque de compĂ©tences et la difficultĂ© Ă suivre un rythme dâinnovation trĂšs rapide. LâĂ©volution technologique est devenue extrĂȘmement rapide, ce qui complique lâadoption. Gautier Cloix :Il y a aussi des obstacles rĂ©glementaires et culturels. En Europe, la complexitĂ© et la fragmentation ralentissent les dĂ©ploiements. Mais en parallĂšle, ces exigences apportent aussi un cadre Ă©thique important, notamment dans la santĂ©. LâIA agentique peut-elle accĂ©lĂ©rer lâadoption en entreprise ?Gautier Cloix :On est entrĂ© dans une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâIA avec des agents capables dâagir directement dans les systĂšmes. Ils utilisent les outils comme le ferait un humain, sans nĂ©cessiter des mois dâintĂ©gration technique. Cela permet de tester et dĂ©ployer des cas dâusage en quelques jours seulement. Sasha Rubel :Les agents vont jouer un rĂŽle clĂ©, mais ils reposent aussi sur des fondations essentielles comme le cloud. Câest ce qui permet de passer Ă lâĂ©chelle, de garantir la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es et de rendre ces technologies accessibles aux entreprises, quelles que soient leur taille.
Et si votre identitĂ© numĂ©rique passait directement par votre cerveau ? Yneuro dĂ©veloppe une technologie dâauthentification neuronale continue, sans mot de passe ni geste. Une innovation qui pourrait transformer radicalement notre rapport Ă la sĂ©curitĂ© numĂ©rique. Interview : Thomas Semah, fondateur de YneuroCette interview a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e lors de lâAWS Summit 2026 Punchlines - On nâa plus besoin de reconnaissance faciale ni dâempreinte digitale.- La biomĂ©trie est vĂ©rifiĂ©e en continu, toutes les 50 millisecondes.- Lâutilisateur est reconnu sans aucun geste ni mot de passe.- On ne lit pas les pensĂ©es, on fait uniquement de lâauthentification.- Lâobjectif est de remplacer toutes les mĂ©thodes biomĂ©triques actuelles.Quâest-ce que Yneuro et en quoi consiste votre technologie ?Chez Yneuro, nous avons créé une solution dâauthentification basĂ©e sur le cerveau. ConcrĂštement, on utilise une signature neuronale captĂ©e via des objets du quotidien comme des lunettes connectĂ©es ou des Ă©couteurs. Cela permet de sâauthentifier sans reconnaissance faciale, sans empreinte digitale et sans scan de lâiris. Lâobjectif est de faire de cette technologie un standard capable de remplacer les mĂ©thodes biomĂ©triques traditionnelles. Quel est le principal avantage par rapport aux systĂšmes actuels ?Le principal avantage, câest le sans friction. Lâutilisateur met simplement son appareil â casque, Ă©couteurs ou lunettes â et il est reconnu automatiquement, sans aucune action. Il nây a plus de mot de passe Ă retenir ni de geste Ă effectuer. Cette simplicitĂ© attire dĂ©jĂ de nombreux acteurs de la tech et de lâĂ©lectronique grand public Ă lâinternational. Comment fonctionne concrĂštement cette authentification ?Il y a dâabord une phase de crĂ©ation de profil, puis une phase dâauthentification. Mais contrairement aux systĂšmes classiques, ce nâest pas une vĂ©rification ponctuelle. Ici, la biomĂ©trie est analysĂ©e en continu, toutes les 50 millisecondes. Tant que le systĂšme reconnaĂźt lâutilisateur, lâaccĂšs reste ouvert. Cela permet de relier en permanence un espace sĂ©curisĂ© Ă une identitĂ©, de maniĂšre dynamique.
Gradium dĂ©veloppe des modĂšles dâintelligence artificielle capables de comprendre, gĂ©nĂ©rer et transformer la voix en temps rĂ©el. Son cofondateur Neil Zeghidour revient sur une technologie en pleine explosion et ses dĂ©bouchĂ©s concrets. Interview : Neil Zeghidour, cofondateur de GradiumCette interview a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e lors de lâAWS Summit 2026 Punchlines - On entraĂźne des modĂšles pour retranscrire, gĂ©nĂ©rer et traduire la voix.- On fournit des briques pour crĂ©er des applications vocales interactives.- On a eu nos premiers clients en six semaines.- Le marchĂ© de la voix est en croissance exponentielle.- Le dĂ©fi est de transformer lâavance technologique en succĂšs commercial.Quâest-ce que Gradium et Ă quoi servent vos technologies ?Gradium dĂ©veloppe des modĂšles dâintelligence artificielle dĂ©diĂ©s Ă la voix. Nous travaillons sur la retranscription, la gĂ©nĂ©ration de voix naturelle, la transformation et la traduction vocale. LâidĂ©e est de proposer ces technologies comme des briques pour permettre Ă dâautres de construire des applications vocales. Cela peut ĂȘtre du secrĂ©tariat mĂ©dical automatisĂ©, des agents de support client, des personnages interactifs dans les jeux vidĂ©o ou encore du contenu gĂ©nĂ©rĂ© automatiquement. Quel lien avec le laboratoire Kyutai ?Nous sommes Ă lâorigine du laboratoire Kyutai, qui se concentre sur la recherche en open source. Nous y avons dĂ©veloppĂ© des modĂšles de conversation et de traduction en temps rĂ©el. Mais rapidement, des demandes commerciales sont apparues pour des solutions plus robustes et prĂȘtes Ă lâemploi. Cela a conduit Ă la crĂ©ation de Gradium, qui se concentre sur les applications commerciales, tandis que Kyutai poursuit la recherche. OĂč en ĂȘtes-vous aujourdâhui sur le marchĂ© ?Nous avons signĂ© nos premiers clients en seulement six semaines, ce qui est trĂšs rapide pour une entreprise qui dĂ©veloppe ses propres modĂšles depuis zĂ©ro. Nos clients sont principalement dans les interactions tĂ©lĂ©phoniques, oĂč ils cherchent des expĂ©riences rapides, fiables et naturelles. Nous travaillons aussi avec les mĂ©dias, notamment pour crĂ©er des contenus Ă partir de voix spĂ©cifiques grĂące au clonage vocal. Notre force principale est notre avance technologique. Nous avons Ă©tĂ© les premiers Ă rĂ©soudre des problĂšmes comme la conversation et la traduction vocale en temps rĂ©el. Le dĂ©fi aujourdâhui nâest plus technologique mais commercial : transformer cette avance en succĂšs durable sur un marchĂ© en trĂšs forte croissance. Comment dĂ©finir une voix IA de qualitĂ© ?La qualitĂ© dĂ©pend beaucoup du contexte dâusage. Une voix peut ĂȘtre trĂšs expressive ou au contraire plus neutre selon la situation. Il faut aussi une interaction fluide, avec trĂšs peu de latence, pour se rapprocher dâune conversation humaine. Lâobjectif nâest pas de tromper lâutilisateur, mais dâoffrir une expĂ©rience agrĂ©able, tout en indiquant clairement quâil sâagit dâune IA.
Apple fĂȘte un demi-siĂšcle d'innovations et de soubresauts. Proton veut sâimposer comme alternative europĂ©enne Ă Google et Microsoft. Meta referme la parenthĂšse Messenger.com. Free bouscule le marchĂ© avec un forfait mondial illimitĂ©. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Apple, 50 ans de fascination et de controverseĂ lâoccasion des 50 ans dâApple, nous Ă©voquons la place unique de la marque dans lâhistoire de la tech, entre mythe fondateur, nostalgie personnelle et puissance industrielle. Il Ă©voque aussi les zones dâombre de la firme, son culte du secret, sa communication ultra-verrouillĂ©e et le basculement dâune marque dâinformaticiens vers un gĂ©ant du lifestyle. LâĂ©pisode rappelle aussi un moment clĂ© de cette saga : le sauvetage dâApple par Microsoft Ă la fin des annĂ©es 1990, un Ă©pisode restĂ© cĂ©lĂšbre dans lâhistoire de la rivalitĂ© Mac-PC. Ă réécouter sur Monde NumĂ©rique : Apple, 50 ans de rĂ©volutions technologiques et Apple : retour sur 50 ans dâinnovations avec Olivier Frigara, On refait le Mac. Proton attaque Google Workspace et Microsoft 365La sociĂ©tĂ© suisse Proton Ă©largit son offensive avec Proton Workspace, une suite bureautique pensĂ©e comme une alternative Ă Google Workspace et Microsoft 365. Bruno Guglielminetti et JĂ©rĂŽme Colombain saluent lâĂ©mergence dâune offre europĂ©enne crĂ©dible, centrĂ©e sur la confidentialitĂ©, le chiffrement et la souverainetĂ© numĂ©rique. Nous soulignons le vrai dĂ©fi : convaincre les utilisateurs de quitter des outils dĂ©jĂ omniprĂ©sents. Pour prolonger le sujet sur les alternatives europĂ©ennes, voir aussi sur Monde NumĂ©rique : Le Switch : sortir de la dĂ©pendance aux GAFAM, avec Christofer Ciminelli, Orso MĂ©dia. Meta referme Messenger.comPetit changement qui peut en agacer plus dâun : Meta va mettre fin Ă Messenger.com en le redirigeant vers Facebook. Une dĂ©cision qui oblige les utilisateurs Ă repasser par lâunivers Facebook, alors mĂȘme que Messenger avait Ă©tĂ© progressivement Ă©mancipĂ© du rĂ©seau social. Bruno y voit une façon habile de ramener dans Facebook des usagers qui nâutilisaient plus que la messagerie. Un retour en arriĂšre rĂ©vĂ©lateur de la maniĂšre dont les grandes plateformes rĂ©organisent leurs services au grĂ© de leurs intĂ©rĂȘts stratĂ©giques. FreeMax, le forfait mobile qui veut sĂ©duire les grands voyageursEn France, Free a frappĂ© fort avec Free Max, un forfait promettant de la data illimitĂ©e en France et dans plus de 135 destinations. Une annonce trĂšs commentĂ©e, Ă la fois pour son positionnement agressif et pour ce quâelle dit de lâĂ©volution du marchĂ© mobile face aux offres eSIM internationales. On rappelle cependant quâau-delĂ de lâeffet dâannonce, tout dĂ©pendra de la qualitĂ© rĂ©elle du rĂ©seau et des usages concrets. Dans L'Hebdo : spĂ©cial AWS Summit Paris Coup d'oeil sur le sommaire de LâHebdo 04/04 : le AWS Summit Paris 2026, oĂč j'ai enregistrĂ© une Ă©mission spĂ©ciale en partenariat avec Amazon Web Services. Au programme : santĂ© connectĂ©e, intelligence artificielle en entreprise et panorama des innovations vues sur place. Lâun des enseignements marquants concerne lâadoption de lâIA dans les entreprises françaises : selon une Ă©tude relayĂ©e par AWS, 40 % des entreprises françaises utilisent lâIA, contre 54 % en moyenne en Europe, avec un retard persistant des PME. Ă Ă©couter dans. Dans Mon Carnet : GAFAM, cybersĂ©curitĂ© et dĂ©sinformationDe son cĂŽtĂ©, Bruno Guglielminetti annonce un Ă©pisode trĂšs Ă©ditorial de Mon Carnet, avec plusieurs auteurs invitĂ©s. Il recevra notamment Alexandre Piquard, Le Monde, autour du livre Les Nouveaux MaĂźtres, consacrĂ© aux dirigeants des GAFAM et Ă leur influence croissante sur la sociĂ©tĂ©.
Un bug de messagerie Ă bord d'Artemis II. L'Iran menace les Big Tech. Anthropic perd son code source. L'IA, parfois, dĂ©sobĂ©it. OpenAI investit un mĂ©dia. LâIA dans les entreprises françaises. Mistral s'offre un mĂ©ga data center. Free lance un forfait mondial. Innovations Ă l'AWS Summit Ă Paris. âïž DĂ©couvrez Frogans, lâinnovation française qui rĂ©invente le Web [PARTENARIAT] Bug informatique dans lâespace pour Artemis IIPetit moment de solitude pour la NASA : en pleine mission Artemis II, un bug dâOutlook sur une tablette Surface Pro du commandant a Ă©tĂ© diffusĂ© en direct. Rien de critique pour le vol, les systĂšmes essentiels Ă©tant sĂ©parĂ©s des outils grand public. Mais lâincident, impliquant un logiciel Microsoft, rappelle que mĂȘme dans lâespace, lâinformatique du quotidien peut dĂ©railler. Pas d'impact sur la mission mais un mauvais coup pour lâimage de la Nasa et de Microsoft. LâIran menace les Big Tech amĂ©ricainesLe corps des gardiens de la rĂ©volution iranien a menacĂ© plusieurs entreprises amĂ©ricaines prĂ©sentes au Proche-Orient, parmi lesquelles Google, Apple, Meta, Tesla, Palantir, Boeing ou encore Nvidia. TĂ©hĂ©ran accuse ces groupes de contribuer aux opĂ©rations militaires via leurs technologies de ciblage et dâanalyse de donnĂ©es. Un nouvel Ă©pisode qui confirme le rĂŽle central de lâIA et du numĂ©rique dans ce que certains qualifient dĂ©jĂ de premiĂšre guerre de lâintelligence artificielle. Fuite du code source de Claude chez AnthropicLa start-up amĂ©ricaine Anthropic a laissĂ© fuiter par erreur 512 000 lignes de code de son modĂšle Claude Code. DĂ©couverte par un expert en cybersĂ©curitĂ©, la fuite expose des Ă©lĂ©ments sensibles de son architecture interne, sans donnĂ©es clients selon lâentreprise. Ce revers fragilise lâĂ©diteur face Ă ses concurrents et pourrait faciliter le contournement de certains garde-fous de sĂ©curitĂ©, malgrĂ© les tentatives de retrait des contenus publiĂ©s notamment sur GitHub. Quand les IA mentent et dĂ©sobĂ©issentUne Ă©tude britannique rĂ©vĂšle des comportements prĂ©occupants chez certains agents IA dĂ©veloppĂ©s par OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic. Suppression dâe-mails sans autorisation, contournement de rĂšgles, voire mensonges : les chercheurs Ă©voquent des stratĂ©gies Ă©mergentes inattendues. Des dĂ©rives qui relancent le dĂ©bat sur la fiabilitĂ© des systĂšmes dans des environnements critiques et font Ă©cho aux mises en garde de Dario Amodei, patron dâAnthropic, sur la complexitĂ© croissante de ces modĂšles. OpenAI rachĂšte un podcast influentNouvelle stratĂ©gie pour OpenAI, qui met la main sur le podcast TBPN (Technology Business Programming Network), talk-show quotidien suivi par des dizaines de milliers dâentrepreneurs de la Silicon Valley. Au-delĂ du dĂ©veloppement technologique, la sociĂ©tĂ© de Sam Altman entend dĂ©sormais peser directement dans le dĂ©bat public autour de lâintelligence artificielle â au risque de brouiller les frontiĂšres entre information et communication. LâIA progresse dans les entreprises françaisesSelon une Ă©tude publiĂ©e par Amazon Web Services, 40 % des entreprises françaises utilisent dĂ©sormais lâIA, contre 54 % en moyenne en Europe. Les startups sont les plus avancĂ©es, tandis que PME et grandes entreprises avancent plus prudemment. Seules 19 % des organisations se situent Ă un stade dâadoption avancĂ©, avec une transformation en profondeur des modĂšles Ă©conomiques. Le manque de compĂ©tences numĂ©riques reste le principal frein. Mistral investit 830 millions dans un data center gĂ©antLa pĂ©pite française Mistral AI va construire son propre data center en Essonne, prĂšs de Paris, pour un montant de 830 millions de dollars. Objectif : renforcer son autonomie technologique et rĂ©duire sa dĂ©pendance au cloud de Microsoft. Avec prĂšs de 14 000 GPU Nvidia et une puissance de 44 MW, ce projet marque une nouvelle Ă©tape dans la quĂȘte de souverainetĂ© numĂ©rique française. Free lance un forfait mobile mondial illimitĂ© LâopĂ©rateur Free lance FreeMax, un forfait Ă 30 euros par mois promettant de la data illimitĂ©e dans 138 destinations. Une offensive directe contre les offres eSIM et les forfaits voyageurs traditionnels. Reste Ă voir si cette stratĂ©gie sĂ©duira les grands voyageurs et si lâillimitĂ© international tiendra toutes ses promesses. DĂ©brief transatlantique : les 50 ans dâAppleDans le dĂ©brief avec Bruno Guglielminetti â Mon Carnet, retour sur les 50 ans de Apple. De la rivalitĂ© mythique avec Microsoft au retour spectaculaire de Steve Jobs, lâhistoire de la marque Ă la pomme continue de fasciner. LâĂ©pisode rappelle aussi combien lâentreprise, aujourdâhui gĂ©ant mondial du lifestyle technologique, a connu plusieurs vies avant de devenir lâicĂŽne que lâon connaĂźt. AWS Summit Paris : lâIA au service de la santĂ© [PARTENARIAT]Ă lâoccasion de lâAWS Summit Ă Paris, rencontre avec Sasha Rubel â Amazon Web Services, autour des enjeux dâadoption de lâIA en France. LâĂ©vĂ©nement a Ă©galement mis en lumiĂšre des startups innovantes dans la santĂ©. Martin Denais â CallyopĂ© prĂ©sente une IA capable dâanalyser la voix pour suivre lâĂ©volution de troubles psychiatriques, en complĂ©ment du travail des mĂ©decins. Nolwenn Morris â iRoc dĂ©veloppe un jumeau numĂ©rique du corps humain pour concevoir plus rapidement des traitements personnalisĂ©s, notamment contre la maladie de Charcot. Enfin, Thomas Sehma â Yneuro propose une authentification par signature neuronale, via lunettes ou Ă©couteurs connectĂ©s, pour remplacer mots de passe et empreintes digitales. Chapitres 00:10 â Bug Outlook dans lâespace03:43 â Menaces iraniennes sur la tech05:27 â Fuite chez Anthropic06:54 â IA dĂ©sobĂ©issantes09:09 â OpenAI rachĂšte TBPN10:18 â Adoption de l'IA en France11:20 â Data center Mistral12:21 â Forfait FreeMax14:18 â 50 ans dâApple28:21 â IA et santĂ© Ă lâAWS Summit
Et si le code source Ă©tait le patrimoine le plus prĂ©cieux de notre Ă©poque ? Roberto Di Cosmo explique pourquoi il est vital de prĂ©server tous les logiciels, mĂȘme les plus insignifiants. Une mission titanesque qui pourrait bien devenir un enjeu stratĂ©gique majeur pour nos sociĂ©tĂ©s. Interview : Roberto Di Cosmo, chercheur en informatique et fondateur de Software HeritagePunchlines - Sans code source, on perd le contrĂŽle du numĂ©rique.- GitHub nâest pas une archive, câest une plateforme Ă©phĂ©mĂšre.- On archive tout, mĂȘme les logiciels inutiles.- Quelques pĂ©taoctets suffisent pour prĂ©server toute lâhistoire du code.- Le code est un enjeu de souverainetĂ© stratĂ©gique.Pourquoi archiver tous les codes sources existants ?Lâinformatique est le fondement de notre sociĂ©tĂ©, mais on oublie que tout repose sur des codes sources. Sans ces codes, on perd la maĂźtrise de ce quâon utilise au quotidien. On sâest rendu compte que ces codes Ă©taient dispersĂ©s sur des plateformes fragiles et parfois Ă©phĂ©mĂšres. Certains ont dĂ©jĂ disparu du jour au lendemain. Il nâexistait aucune vĂ©ritable archive, contrairement au web ou aux images. Câest ce constat qui a dĂ©clenchĂ© notre projet. GitHub ne suffit pas Ă prĂ©server les logiciels ?Non, absolument pas. GitHub ou GitLab sont des plateformes de collaboration, pas des archives. On peut y supprimer un projet Ă tout moment, ou une plateforme peut fermer. Cela sâest dĂ©jĂ produit avec des services comme Google Code. Des millions de projets ont disparu. Une archive, au contraire, garantit que ce qui est dĂ©posĂ© restera accessible dans le temps. Pourquoi avoir choisi dâarchiver absolument tout, mĂȘme le code inutile ?Parce quâil est impossible de juger Ă lâavance ce qui sera important. Un exemple marquant est PHP, qui semblait insignifiant Ă ses dĂ©buts et qui est devenu essentiel pour le web. Le logiciel Ă©volue avec le temps. Ce qui paraĂźt inutile aujourdâhui peut devenir crucial demain. Donc on archive tout, sans filtrer, et on laisse lâhistoire faire le tri. Le code devient-il un enjeu stratĂ©gique aujourdâhui ?Oui, clairement. Nous dĂ©pendons Ă©normĂ©ment de plateformes Ă©trangĂšres sur lesquelles nous nâavons aucun contrĂŽle. Si lâaccĂšs est coupĂ©, toute la chaĂźne logicielle peut sâarrĂȘter. Software Heritage permet de reconstruire cette continuitĂ© en fournissant une copie indĂ©pendante. Cela devient un enjeu de souverainetĂ©, pour les entreprises comme pour les Ătats.
De lâApple I bricolĂ© dans un garage californien Ă lâiPhone devenu objet-monde, cet Ă©pisode retrace un demi-siĂšcle dâinnovations qui ont redĂ©fini lâinformatique grand public. Il raconte aussi comment la vision de Steve Jobs, puis la continuitĂ© imposĂ©e par Tim Cook, ont fait dâApple une entreprise Ă part dans lâhistoire de la tech. Des dĂ©buts artisanaux Ă la naissance dâun mytheFondĂ©e le 1er avril 1976 par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ron Wayne, Apple dĂ©marre modestement avec lâApple I avant de prendre son envol avec lâApple II. LâĂ©pisode revient sur cette naissance quasi lĂ©gendaire, dans le garage de Los Altos, sur le rĂŽle souvent oubliĂ© de Ron Wayne, et sur les premiers choix fondateurs de la marque : marier innovation technique, simplicitĂ© dâusage et ambition commerciale. Au fil des annĂ©es, Apple impose dĂ©jĂ ce qui fera sa diffĂ©rence : une attention obsessionnelle au design, Ă lâergonomie et Ă lâintĂ©gration entre matĂ©riel et logiciel. Le tournant Macintosh et la vision Steve JobsLâhistoire bascule dans les annĂ©es 1980 avec le Macintosh, lancĂ© dans le sillage de la mythique campagne 1984. LâĂ©pisode montre comment Apple sâoppose alors au modĂšle dominant incarnĂ© par IBM et lâunivers PC, en dĂ©fendant une informatique plus intuitive, plus graphique, plus humaine. Câest aussi le temps des tensions internes, de lâĂ©viction de Steve Jobs en 1985, puis de son grand retour en 1997, moment-clĂ© sans lequel Apple aurait peut-ĂȘtre disparu. iPod, iPhone, iPad : Apple change dâĂ©chelleLe rĂ©cit suit ensuite la spectaculaire renaissance de la marque avec lâiMac, puis lâiPod, qui propulse Apple au-delĂ du seul marchĂ© informatique. Vient ensuite 2007 et la rupture majeure : lâiPhone, prĂ©sentĂ© comme un iPod, un tĂ©lĂ©phone et un terminal Internet rĂ©unis dans un seul appareil. LâĂ©pisode rappelle combien cette sĂ©quence a transformĂ© Apple en gĂ©ant du numĂ©rique, avant lâarrivĂ©e de lâiPad, qui ouvre une nouvelle catĂ©gorie entre ordinateur et mobile. En Ă©cho, Monde NumĂ©rique a Ă©galement consacrĂ© un Ă©pisode Ă la dĂ©mocratisation du tactile avec Tech de rupture : lâĂ©cran tactile. LâĂšre Tim Cook : services, santĂ©, puces maisonAprĂšs la mort de Steve Jobs en 2011, Tim Cook prend les commandes et installe une forme de continuitĂ© dans le changement. LâĂ©pisode raconte lâaccĂ©lĂ©ration dâApple Pay, dâApple Music, dâiCloud et de lâApple Watch, tout en soulignant lâimportance croissante des services et de la santĂ© connectĂ©e. Il revient aussi sur un virage industriel majeur : lâĂšre Apple Silicon, qui renforce encore la stratĂ©gie dâintĂ©gration verticale chĂšre Ă Apple. Vision Pro, intelligence artificielle : les dĂ©fis des 50 prochaines annĂ©esEnfin, cet Ă©pisode anniversaire sâinterroge sur la suite. Avec lâApple Vision Pro et sa promesse dâinformatique spatiale, Apple tente dâouvrir un nouveau chapitre, sans avoir encore trouvĂ© lâĂ©quivalent de lâĂ©vidence commerciale de lâiPhone. Au moment oĂč la marque cĂ©lĂšbre officiellement ses 50 ans, la question posĂ©e est claire : comment rester un leader du design, des usages et de lâinnovation, tout en rattrapant le tempo imposĂ© par lâintelligence artificielle et les nouveaux paradigmes matĂ©riels ? Ă Ă©couter aussi : Interview d'Olivier Frigara, spĂ©cialiste du monde Apple
Depuis le premier Macintosh jusquâĂ lâiPhone, Olivier Frigara retrace les grandes secousses qui ont façonnĂ© Apple. Le journaliste et podcasteur livre aussi son regard sur lâĂšre Tim Cook et les dĂ©fis qui attendent encore la marque. Interview : Olivier Frigara, journaliste spĂ©cialisĂ© et animateur du podcast On refait le MacPunchlines - Le premier Macintosh mâa mis un coup dans lâestomac.- Apple a rendu la technologie accessible Ă tous.- Le retour de Steve Jobs en 1997 est un moment clĂ©.- LâiMac a sauvĂ© Apple de la faillite.- Apple nâinvente pas toujours en premier, mais souvent au bon moment.Pourquoi Apple a-t-il Ă©tĂ© un choc pour vous dĂšs le dĂ©but ?Jâai dĂ©couvert vraiment lâunivers Apple avec le premier Macintosh en 1984. Ce qui mâa frappĂ©, câĂ©tait lâinterface graphique, la souris, le fait de pouvoir cliquer sur une icĂŽne au lieu de taper des lignes de commande : Ă lâĂ©poque, câĂ©tait rĂ©volutionnaire. Apple portait dĂ©jĂ une idĂ©e trĂšs forte : rendre la technologie accessible au plus grand nombre. Câest ce qui mâa sĂ©duit dĂšs le dĂ©part, avec en plus ce souci du beau, du dĂ©tail et de lâexpĂ©rience utilisateur. Quels sont, selon vous, les grands tournants de lâhistoire dâApple ?Le lancement du Macintosh est Ă©videmment un moment fondateur, autant pour le produit que pour la maniĂšre de le prĂ©senter. Steve Jobs a imposĂ© un style, une mise en scĂšne, une façon de raconter la technologie qui a marquĂ© durablement toute lâindustrie. Il y a aussi son dĂ©part, puis son retour en 1997. Son retour a Ă©tĂ© un moment extrĂȘmement fort, notamment lorsquâil a rĂ©ussi Ă retourner la situation avec Microsoft et Bill Gates. Ensuite, lâiMac a sauvĂ© Apple, puis lâiPhone a fait changer lâentreprise de dimension. Tim Cook a-t-il rĂ©ussi Ă prolonger lâhĂ©ritage de Steve Jobs ?Sur le plan Ă©conomique et industriel, le bilan est plus que positif. Tim Cook a transformĂ© Apple en machine redoutable, capable de lancer un produit mondialement en quelques jours et de faire dâApple une marque encore plus puissante, presque une marque de luxe. En revanche, ce nâest pas un homme de produit comme Steve Jobs. Je trouve quâil manque parfois cette Ă©tincelle, cette fraĂźcheur, cette capacitĂ© Ă faire surgir des produits rĂ©ellement bouleversants dans leur usage. Apple reste trĂšs solide, mais on attend encore le prochain grand choc. Le futur dâApple passe-t-il par le Vision Pro et lâintelligence artificielle ?Le Vision Pro mâa impressionnĂ© quand je lâai essayĂ©. La dĂ©monstration est bluffante, mais le prix reste un frein Ă©norme. Pour que cette technologie change vraiment la donne, il faudra quâelle devienne beaucoup plus accessible ou quâelle se transforme en quelque chose de plus lĂ©ger, comme des lunettes. Sur lâintelligence artificielle, Apple a clairement ratĂ© un virage. Lâenjeu dĂ©sormais, ce nâest pas seulement dâintĂ©grer lâIA dans les appareils existants, câest dâinventer le produit qui accueillera naturellement cette intelligence dans notre quotidien. Ecouter aussi : Apple, 50 ans d'innovations technologiques
Les cybercriminels passent Ă la vitesse supĂ©rieure avec des attaques toujours plus crĂ©dibles et automatisĂ©es. Entre faille critique sur iOS et arnaques dopĂ©es Ă lâIA, les risques nâont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©s. Interview : BenoĂźt GrĂŒnenwald, expert cybersĂ©curitĂ© chez ESETEn partenariat avec ESET Punchlines - Les deepfakes deviennent de plus en plus crĂ©dibles.- Les cyberattaques sont dĂ©sormais industrialisĂ©es.- Les donnĂ©es personnelles alimentent les arnaques ciblĂ©es.- Mettre Ă jour ses appareils est indispensable.Parlons tout d'abord ce cette faille iOS particuliĂšrement inquiĂ©tante : de quoi sâagit-il ?Cette alerte va au-delĂ dâune simple faille. On parle dâun kit dâexploit, câest-Ă -dire un ensemble dâoutils permettant dâutiliser une vulnĂ©rabilitĂ© pour prendre le contrĂŽle dâun appareil. Dans ce cas prĂ©cis, il suffit de visiter un site piĂ©gĂ© avec un iPhone non Ă jour pour ĂȘtre infectĂ©. Le scĂ©nario est simple : je reçois un SMS avec un lien, je clique, jâarrive sur un site compromis, et lâexploit sâexĂ©cute automatiquement. Ă partir de lĂ , lâattaquant peut prendre le contrĂŽle total de mon tĂ©lĂ©phone et accĂ©der Ă mes donnĂ©es personnelles comme les contacts, les photos ou ma position. Nouveau sur le marchĂ© : les arnaques de livraison Ă base de deepfakesEn effet, on observe une nouvelle gĂ©nĂ©ration dâarnaques utilisant des images gĂ©nĂ©rĂ©es par IA. Par exemple, je reçois un message dâun prĂ©tendu livreur avec une photo dâun colis Ă mon nom, parfois mĂȘme avec mon adresse. Ce qui change, câest la personnalisation et lâindustrialisation. Les cybercriminels ne se contentent plus de messages gĂ©nĂ©riques : ils utilisent des bases de donnĂ©es et des outils automatisĂ©s pour gĂ©nĂ©rer des messages et des images sur mesure Ă grande Ă©chelle. MĂȘme si certaines images peuvent sembler imparfaites, elles deviennent de plus en plus crĂ©dibles. Et surtout, dans un contexte dâurgence ou de distraction, elles peuvent facilement tromper. Pourquoi le phishing explose-t-il autant aujourdâhui ?Les fuites de donnĂ©es jouent un rĂŽle clĂ©. Elles fournissent aux cybercriminels une Ă©norme quantitĂ© dâinformations personnelles quâils exploitent pour rendre leurs attaques plus convaincantes. On observe aussi une diversification des scĂ©narios : colis, sĂ©curitĂ© sociale, offres promotionnelles⊠Par exemple, des fausses offres de cartes de rĂ©duction trĂšs attractives peuvent inciter Ă cliquer rapidement sans vĂ©rifier. Les attaques sont de mieux en mieux construites, avec des noms de domaine crĂ©dibles et des messages personnalisĂ©s. Si on prend le temps dâanalyser, on peut dĂ©tecter des incohĂ©rences, mais dans la prĂ©cipitation, le risque dâerreur est rĂ©el. Quels sont les rĂ©flexes essentiels pour se protĂ©ger ?Le premier rĂ©flexe, câest la vigilance face aux messages non sollicitĂ©s, quel que soit le canal : SMS, email ou messagerie. Le second, fondamental, câest de maintenir tous ses appareils Ă jour. DĂšs quâune mise Ă jour est disponible, il faut lâinstaller. Câest une mesure simple mais essentielle pour se protĂ©ger contre les failles connues.
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