
Les addictions, comment s’en sortir ? Je m’appelle Keren, Rose pour les non-intimes. Vous avez peut-être déjà entendu ma voix dans des chansons comme “La liste” ou lu mes mots dans des livres comme “Kérosène” (2019), ou plus récemment "Contre-Addictions" (2024), et "Rose Movie" (2025). Avant même de savoir chanter ou écrire, j’étais dépendante, comme beaucoup d’entre nous. J’ai voulu comprendre comment fonctionnait le cercle vicieux de la dépendance, et pourquoi c’était si difficile d’en sortir. L’addiction a ses contradictions que la volonté ignore. Au travers de discussions décomplexées avec des invités addicts, ex-addicts, thérapeutes, artistes, auteurs, je vous propose de plonger ensemble au cœur de nos modes de fonctionnement. Quelles solutions ont-ils trouvées ? Ce podcast est un récit d’expériences, un podcast pour les gens qui se donnent du mal pour aller bien. Des suggestions de thèmes à aborder ? Des questions au sujet des intervenants ? Vous voulez en savoir plus sur certains thèmes ou aborder vos addictions et contre-addictions ? Contactez-nous sur les réseaux sociaux : 💌Contre-addictions : @contraddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren Attention, ce podcast est dédié à un public adulte averti. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
140 épisodes disponibles en MP3 et replay
Le porno est partout, accessible, instantané, invisible. Pour certains, c'est un divertissement, pour d'autres, une habitude, pour d'autres encore, une addiction silencieuse. María Hernández-Mora Ruiz del Castillo, psychologue clinicienne, travaille à l’hôpital Marmottan en fondatrice du CEFRAAP, reçoit des patients seuls, souvent depuis des années. Perte de contrôle, escalade, isolement, honte. Parce que cette addiction ne parle pas seulement de sexe, elle parle de vide, de régulation, de lien qui n'a pas eu lieu. Et si le problème n'était pas le porno, mais ce qu'il remplace ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le site de "Contre-Addictions" (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle de trauma d’attachement : quand ce qui a manqué devient ce qu’on cherche partout, jusqu’à se rejouer dans l’addiction avec la psychologue et thérapeute transpersonnelle Gwénaëlle Persiaux. 💬 «Ce qui m'intéresse moi, c'est plus la deuxième définition du mot guérison qui est, selon moi, de devenir qui on est. De faire de nos adversités, de nos traumas, de nos blessures, ce terreau pour rayonner notre lumière singulière. Pour moi, la vraie guérison, c'est ça. C'est pas juste la suppression des symptômes .» Trop boire, trop manger, trop aimer, trop travailler. Trop d’écrans, trop de trauma, trop de coups, trop de tout. En matière d’addiction on se place toujours du côté du “trop". Mais notre invitée nous offre une autre perpective: « Le traumatisme vient parfois de ce qui n’est pas là ». Pas forcément un choc visible, un événement spectaculaire, mais une absence : un regard qui ne vient pas, un geste qui manque, quelque chose qui ne s’est pas passé… Dans son travail, elle revient à quelque chose de fondamental : nous sommes faits pour le lien. Pour donner et recevoir. Et quand ce lien est fragilisé, insécure, chaotique… il reste quelque chose en suspens, quelque chose qui cherche. Alors l’enfant s’adapte, construit, compose. Il développe des stratégies, des croyances, des façons d’être au monde qui lui permettent de tenir. Et plus tard, parfois, ça déborde ailleurs. Dans le corps, dans les relations, dans les comportements. Gwénaëlle Persiaux parle moins d’addictions que de tout ce qui la crée : attachement, psychotrauma, vide, dérégulation émotionnelle, répétition transgénérationnelle, dissociation. En réalité, elle parle du cœur du sujet. Parce qu’on ne soigne pas une addiction, on soigne le lien a soi. Alors il sera aujourd’hui question d’espoir, de guérison, de thérapies dites “brèves”, (EMDR, EFT), d’états de conscience élargis, de danse, de transe, de respiration… de toutes ces expériences qui permettent parfois d’aller là où le mental ne suffit plus. Psychologue clinicienne, thérapeute, elle a travaillé en psychiatrie adulte, avant de fonder son propre organisme de formation. Elle s’est spécialisée dans les blessures d’attachement et le psychotraumatisme, avec une approche humaniste, transpersonnelle et intégrative, à la fois rigoureuse et accessible. Elle est aussi l’autrice de plusieurs ouvrages tels que Guérir des blessures d’attachement (Eyrolles, 2021), Traverser la perte de sens (2023), pour n’en citer que quelques uns. Et aujourd’hui, un nouveau livre, plus intime, plus incarné, dans lequel elle raconte aussi son propre chemin, et ce travail de transformation : Blessée par le lien, guérie par le lien, aux éditions Guy Trédaniel. Gwénaëlle Persiaux est un esprit libre. Et aujourd’hui, une femme libérée. Ça se lit. Ça se sent. Et ça va s’entendre ! 🖇 Références : 📚 Blessée par le lien, guérie par le lien (Éditions Guy Trédaniel, 2026) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Le problème n'est pas toujours ce qu'il y a eu en trop. Parfois, c'est ce qui n'a pas été là. Dans cet épisode, Gwénaëlle Persiaux, psychologue clinicienne et thérapeute, vient déplacer le regard sur l'addiction, le trauma d'attachement et ses manques invisibles qui peuvent plus tard déborder dans les conduites addictives. Dissociation, faux self, corps qui garde la mémoire, un épisode puissant sur ce qu'on cherche parfois à calmer juste pour survivre. 🖇 Références : 📚 Blessée par le lien, guérie par le lien (Éditions Guy Trédaniel, 2026) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle teuf et sobriété en alternance avec la standupeuse et chroniqueuse Mahaut Drama 💬 « Moi, par exemple, ça m'arrive régulièrement maintenant d'être vraiment sobre de tout, même d'alcool. Et c'est des moments où se révèlent vraiment ma neuroatypie, où j'ai beaucoup plus d'énergie que les autres. Je suis vraiment trop. Et je me dis : en fait, ça m'étonne pas que inconsciemment, ça ait dû faire partie de ma thérapie, que de prendre ces petits médicaments (drogues, alcool) qui te fatiguent, qui font baisser le truc - et qui te rendent du coup, dans une énergie, quand t'es en descente le reste de la semaine - normale par rapport aux autres.» Mahaut. Ou plutôt… non. Pas tout de suite. Parce qu’avant d’être un nom, c’est une énergie. Une fille à qui on a toujours dit : « t’es trop intense ». Trop drôle. Trop bruyante. Trop vivante. Trop tout. Et même si elle est née un 11 novembre, jour d’armistice, on comprend vite que le calme ne sera probablement pas le scénario principal. Mon invitée a grandi dans une maison où les adultes débordaient déjà. Père bipolaire. Violence des silences, des mots, des scènes. Des enfants parentifiés qui apprennent très tôt à devenir le filet de sécurité émotionnel des autres… alors qu’eux-mêmes tombent dans le vide. Alors elle cherche ailleurs. Sa safe place ? La fête. Les clubs. Les nuits queer. Les afters. Ces endroits où, pendant quelques heures, les conventions sociales explosent enfin. Où le chaos devient un refuge. Et ça, elle le raconte avec brio dans Que jeunesse se passe son premier récit (presque) autobiographique aux éditions Robert Laffont, drôle, cruel, ultra-lucide, dédié “à toutes les femmes qui débordent”. On y croise l’alcool, les drogues, les overdoses, les backrooms et les black-out, mais aussi le désir, l’insouciance, l’amitié, la joie, et une jeunesse qui tente de survivre à l’époque, à la famille, à elle-même. On rit beaucoup, on se reconnaît souvent, on se questionne, tout le temps. Parce que son humour est cinglant. Parce qu’elle raconte les jambes fendues, les descentes chimiques et les envies de disparaître, avec la précision d’une sniper sous paillettes. Parce qu’elle transforme ses catastrophes en punchlines avant même que la vie ait eu le temps de les digérer. Et surtout parce qu’elle convoque tout le monde : les femmes, les addicts, les humoristes, les artistes, les gens joyeusement tristes, le monde de la télé, du stand-up, de la nuit mais aussi celui du jour qui ne fait pas de cadeaux. C’est un livre qui touche à tout et tout le monde. Chroniqueuse sur France Inter, passée par Quotidien, créatrice de la première scène stand-up queer et féministe de Paris, héroïne malgré elle d’un spectacle capté par TMC intitulé Drama Queen… Mahaut Drama vit comme une comète : tout en intensité, en vitesse, en feu. Même son passage chez les AA a été fulgurant. Évidemment, elle fait tout en accéléré, même la sobriété. Mais derrière la reine des “afters d’afters d’afters”, apparaît aujourd’hui autre chose. Une question peut-être nouvelle chez elle : comment trouver enfin un peu de calme sans avoir l’impression de mourir d’ennui ? Comment réduire la consommation de prod sans arrêter la fête ? Comment redescendre, mais sans s’éteindre ? Et surtout : est-ce qu’on peut rester une Drama Queen tout en n’explorant plus TOUS les drames ? J’espère en tout cas que cette comète-là continuera longtemps de traverser le ciel. Mahaut Drama, la Queen est avec nous ! 🖇 Références : 📚 Que jeunesse se passe (Éditions Robert Laffont, 2025) 📺 "Mahaut : Drama Queen" le dernier spectacle de Mahaut Drama, capté aux Folies Bergère le 11 juin 2026 sur TMC et TF1+ Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Mahaut Drama a grandi dans le chaos. Alors elle a appris très tôt à transformer l'excès en refuge, la fête comme safe place, les nuits queer comme famille choisie. Alcool, drogue, humour, les surdoses, les blackouts, les after d'after d'after comme manière de tenir debout dans un monde déjà trop bruyant. Dans cet épisode, elle raconte la jeunesse qui déborde de partout. Les traumas d'enfance, les addictions, les TCA, les descentes chimiques, la violence intérieure. Mais aussi la joie immense, les communautés de la nuit, l'amitié et le rire. Et cette sensation que parfois les endroits les plus dangereux sont aussi ce qui nous sauve. 🖇 Références : 📚 Que jeunesse se passe (Éditions Robert Laffont, 2025) 📺 "Mahaut : Drama Queen" le dernier spectacle de Mahaut Drama, capté aux Folies Bergère le 11 juin 2026 sur TMC et TF1+ Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle de ces enfants de parents addicts qui grandissent trop vite, portent le chaos en silence et deviennent les victimes invisibles de l’addiction avec Inès Beaugé, journaliste et documentariste. Veuillez nous excuser pour le son un peu inhabituel: nous avons enregistré cet épisode à l'occasion du tournage du documentaire "Fils et filles d'addicts" réalisé par Inès Beaugé et diffusé pour la première fois ce 28 mai 2026 sur Teva, et dans lequel vous retrouverez cette séquence, et tant d'autres tournées par cette jeune enfant d'addict qui a décidé d'en faire une histoire utile, voire nécessaire. 💬 « On se rend compte assez vite quand on est enfant, qu'il y a quelque chose qui ne va pas. J'ai le souvenir d'avoir toujours pris le relais. J'avais ce rôle de maman. Finalement, c'est ça. On appelle ça les "enfants parentifiés". Mais ce n'est pas que j'ai dû le faire... c'est que je n'avais pas le choix. Finalement, c'est une question de survie.» Il y a des histoires qui ne commencent pas par une chute. Elles commencent par une petite fille qui rentre de l’école, et qui découvre que la maison a déjà basculé. Une petite fille qui apprend trop tôt à lever sa mère du canapé, à l’excuser, à la porter, à l’allonger dans son lit. À la comprendre sans ne rien comprendre. Qui grandit entre deux mondes : le matin, une maman impeccable; le soir, un navire abandonné. Ce que vit Inès Beaugé n’a rien d’un récit spectaculaire. C’est l’envers du décor.L’endroit où personne ne regarde. L’endroit où l’addiction ne tue pas seulement celui qui boit - elle transforme surtout ceux qui restent. Elle fabrique des enfants qui deviennent parents trop tôt. Des enfants qui apprennent à mentir pour protéger. À se taire pour survivre. À aimer en triant ce qu’ils doivent garder, et ce qu’ils doivent oublier. Inès a 29 ans aujourd’hui. Elle a vécu l’enfance la plus classique du monde - en apparence : garde alternée, un père restaurateur, une mère aimante, drôle, volontaire. Mais chaque chute, chaque escalier, chaque ambulance, chaque bouteille cachée dessinait un autre récit. Celui qu’elle n’a jamais dit à personne. Ni aux profs. Ni aux amis. Ni même à l’infirmière scolaire qui n’a rien vu, rien entendu. Parce que ce jour-là, sa mère était “bien”. Parce qu’en France, on ne voit jamais les proches. On ne leur parle jamais. On ne les croit pas assez. Et puis un jour, il y a eu l’accident de trop. Le beau-père qui bascule, la violence, la police, l’ultimatum. Et Inès a été “sauvée” par son père, et, étrangement, par son silence. Parce qu’elle avait peur de perdre sa mère pour de bon si elle parlait. Parce qu’elle voulait protéger celle qui la blessait malgré elle. Aujourd’hui, sa mère vit avec cette maladie, l’alcoolisme. Elle oublie. Elle tombe. Elle se casse. Elle continue de boire. Pas tout le temps. Elle essaie d’être sobre pour elle, pour ne pas la détruire davantage.Inès, elle, se souvient de tout. Et elle a décidé de ne plus le porter seule. "Fils et filles d'addicts", son documentaire diffusé sur Teva le 28 mai 2026, ce n’est pas une enquête : c’est une transmission.C’est une fille qui écrit une lettre vivante à sa mère qui l’est aussi. C’est une fille qui veut dire : “Je t’aime, et j’ai arrêté de me battre contre toi.” C’est une fille qui regarde l’alcool droit dans les yeux pour la première fois, sans en avoir peur, parce qu’elle a compris que ce n’était pas son histoire, mais celle de sa mère. Et moi, si je suis là, c’est parce que je connais ce que l’addiction fait aux familles.Aux enfants. Aux silences. Aux loyautés impossibles. Parce que je sais qu’on ne parle jamais assez des victimes collatérales, celles qui ne boivent pas, mais qui trinquent quand même. Aujourd’hui, Inès ouvre la porte. Et je suis ici pour l’accompagner. Pour écouter ce qu’elle n’a jamais dit. Pour accueillir ce qu’elle a enfin décidé de déposer. Parce que son histoire n’est pas seulement intime. Elle est nécessaire. Elle est politique. Elle est universelle. Bienvenue dans ce moment où une fille arrête de protéger le secret de sa mère, pour protéger sa propre vie. 🖇 Références : 📽️ "Fils et filles d'addicts", le 28 mai 2026 sur Teva Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Il y a des enfances qui ne font pas de brui. Elles tiennent debout. Elles portent. Inès Beaugé a grandi avec deux mères: celle du matin et celle du soir, qui vacille. Alors, elle apprend tôt. À relever, à cacher, à protéger, à aimer sans comprendre. Parce que l'addiction ne touche pas que celui qui boit, elle fabrique des enfants qui deviennent adultes trop tôt. Aujourd'hui Inès ouvre ce qu'elle a tu pendant des années à travers le documentaire "Fils et filles d'addicts" diffusé le 28 mai 2026 sur la chaîne Téva. Pas pour accuser, pour se libérer. Et cette question qui subsiste: comment aimer une mère alcoolique, sans se perdre ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. 🖇 Références : 📽️ "Fils et filles d'addicts", le 28 mai 2026 sur Teva Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le site de "Contre-Addictions" (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle de l’emprise, ce mécanisme invisible qui enferme, isole et détruit lentement, au cœur du livre "Chérie" de Sophie Coste, journaliste, animatrice et autrice. 💬 « Le fait de survivre prend de l'énergie. Donc il n'y a plus d'énergie pour mettre ailleurs. Donc il n'y a plus d'énergie pour s'opposer parce qu'il a tout enlevé, parce qu'on n'a plus la force de réagir en fait. Et qu'on sait aussi que si on s'oppose, la réaction va être d'autant plus violente. Donc, on se tait. On dit rien. on a peur et on prie pour que ça se passe bien.». En apnée. C’est comme ça que j’ai lu le livre de notre invitée. Comme les héroïnes vivent leur histoire d’amour avec cet homme. Une apnée millimétrée. Calibrée. Est-ce qu’on peut être addict à l’apnée ? Je confirme. Cinq femmes, un homme, une mécanique invisible, une manipulation sans trace. Et cette question qui dérange : est-ce qu’on tombe dans l’emprise… ou est-ce qu’on y participe aussi, à notre insu ? Parce que dans Chérie, il n’y a pas juste un bourreau et des victimes. Il y a des failles, des histoires, des manques, des endroits en nous qui reconnaissent quelque chose… et qui y retournent. Elle était déjà venue ici. Pas comme autrice, comme témoin. Elle racontait une histoire d’emprise, une relation qui n’en était pas vraiment une, plutôt une drogue sur mesure. Un homme qui ne consomme pas, qui consomme l’autre. Cinq ans d’aller-retour, de confusion, de manque, de quelque chose qui ressemble à de l’amour mais qui abîme comme une drogue dure. Dans cet épisode de la saison 2 Le pervers narcissique : une drogue sur mesure, elle mettait des mots sur l’indicible : le love bombing, le gaslighting, la bulle, la perte de repères, cette sensation très précise de ne plus savoir ce qui est vrai. Et cette phrase que je n’ai pas oubliée : “Comme les substances, l’emprise crée un état de manque permanent, alors que l’amour est censé combler”. Tu ne restes plus pour aimer. Tu restes pour ne pas ressentir le manque. Aujourd’hui, Sophie Coste, journaliste, animatrice radio et télévision, revient, mais elle n’est plus seulement celle qui raconte, elle est celle qui écrit. Son premier roman signé aux éditions Mazarine, s’appelle Chérie. Chérie, un mot qui nous écoeure au fil des pages. Ce n’est pas un roman d’amour.C’est un roman sur l’amour. C’est un livre qui reprend le pouvoir sur l’histoire, qui remet chaque geste à sa place pour comprendre enfin ce qui nous avait échappé. Qui descend dans l’enfermement… pour retrouver la liberté. On reprend donc là où on s’était arrêtées, mais avec du recul. On va parler de ce qui reste après, de ce qui se répète, de ce qui change, de la responsabilité, des proches qui ne voient rien, du silence, des violences invisibles, et de cette frontière très fine entre amour, emprise et addiction. 🖇 Références : 📚 Chérie (Éditions Fayard/Mazarine, 2026) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Ce n'est pas une histoire d'amour, c'est une addiction sans substance. Un homme, cinq femmes : une mécanique invisible. Le manque à la place du lien, le doute à la place du réel. Love bombing, manque, confusion, craving émotionnel et cette question qui dérange : reste-t-on par amour ou pour ne plus ressentir le manque ? Dans cet épisode de Contre-addictions, Sophie Coste revient avec "Chérie", son premier roman. Un livre qui dissèque l'emprise comme une drogue dure. 🖇 Références : 📚 Chérie (Édions Fayard/Mazarine, 2026) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle de la dernière clope avec Mathieu Ducrez, comédien, auteur, humoriste. 💬 « Mais tu vois, regarde jusqu'où c'est allé dans ma tête. C'est que je m'étais dis: "de toute façon ça sert rien que je fasse des enfants, je vais crever à 60 ans". T'imagines t'as à peine 40 ans et tu te dis ça. Jusqu'où ça va ! Et j'avais des douleurs dans le dos, des picotements dans le dos. Je toussais, je siffler quand je respirais. Là j'ai dit: "non, là, il y a un truc qui déconne là. Ça ne va pas là !». Il a longtemps été de ceux qui écrasent une cigarette avant de s’endormir, et qui s’en rallument une en se réveillant. De ceux qui ne manquent pas de volonté pour trouver un tabac ouvert le dimanche soir minuit. De ceux pour qui chaque émotion appelle une clope. Il a fumé pour devenir un homme, à 13 ans. Il a continué parce qu’il ne savait plus comment faire autrement. Ce n’était pas qu’une question de nicotine. C’était un mode de vie. Une posture. Un geste. Un besoin vital. Une manière d’exister. De respirer, même, dit-il. Il a été accro comme on l’est souvent : sans le voir venir. Et puis un jour, le fameux “j’arrête quand je veux” s’est fracassé contre le réel. Alors il a tout essayé : les patchs, l’acupuncture, l’hypnose, le sport, les plantes, les médocs… Échoué. Recommencé. Plongé. Lutté. Jusqu’à ce qu’un jour, enfin, il ne fume plus. Pas grâce à une méthode miracle, ni par volonté héroïque. Non, son arrêt il le doit à un mélange de lucidité progressive, de fatigue cumulative, d’effondrement et de reconstruction intime. Mais surtout, il a accepté de ne plus lutter seul. Et au lieu de tourner la page, il en a tiré un spectacle. Un spectacle où un fumeur invétéré trouve enfin la motivation d’en finir avec le tabac, en live. Pas parce qu’il a trouvé de bonnes raisons d’arrêter (on les connaît toutes, et ça ne change souvent malheureusement pas grand chose) mais parce qu’il a revisité toutes celles qui l’ont fait commencer. Et qu’aucune ne justifie de s’empoisonner sciemment. C’est là que tout se joue : dans nos contradictions. Et c’est de ce décalage que naît, chez lui, le rire. Parce que c’est absurde. Et universel. Aujourd’hui, ce spectacle "Complètement Fumé" est aussi joué dans les lycées. Et il est suivi d’un débat, animé avec des tabacologues. Pas pour faire la morale, mais pour ouvrir un dialogue. Il y parle aussi des nouvelles addictions déguisées en bonbons : puff, protoxyde, PTC, chicha. Il y raconte comment le plaisir devient habitude, puis réflexe, puis prison. Et comment, parfois, en riant de soi, on peut commencer à s’en libérer. Mathieu Ducrez est comédien, auteur, humoriste. Et il sait exactement ce que ça coûte de se croire libre quand on ne l’est pas. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Il a commencé à 13 ans pour faire comme les grands, pour devenir quelqu'un. Mathieu Ducrez a fumé longtemps. Pas juste pour la nicotine. Pour tenir, respirer et exister. Jusqu'au moment où le "j'arrête quand je veux"s'écrase. Rechutse, tentatives... et une bascule. Ce n'est pas une habitude, c'est une dépendance. Alors il arrête. Pas seul, pas héroïque. Et au lieu de se taire, Il en fait un spectacle: "Complètement fumé". Parce que c'est plus utile de comprendre pourquoi on a commencé que de savoir pourquoi arrêter. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle alcool, dépendance et de ce vertige du “tout est permis en cuisine" avec le chef Maximilien Kuzniar 💬 « C'était la date anniversaire de mon meilleur ami qui est décédé il y a y a une dizaine d'années et je me sers un verre, deux verres, trois verres, quatre verres et on y va. Puis au bout d'un moment, j'appelle ma femme, je lui dis: "je ne suis pas bien ! ça va pas !". Et puis au moment où elle arrive, j'ai repris du poil de la bête, donc je rouvre une bouteille et là elle me prend le verre, elle l'explose et me dit: "arrête maintenant". J'avais besoin qu'on me mette une baffe. Pour me dire stop parce que je n'y arrivais pas. Et ce truc: je suis au restaurant... c'est illimité. » C’est la première fois que je reçois quelqu’un au tout début de sa sobriété. Quelqu’un qui n’a pas encore le recul, ni les réponses bien construites qu’on donne quand la tempête est passée. Quelqu’un qui parle depuis l’endroit où ça tangue encore. Avec une honnêteté fragile, désarmante. Et je crois que je n’ai jamais été aussi touchée. Il y a des trajectoires qui ne suivent pas de recette. Celle de notre invité commence sur des tatamis, pas derrière des fourneaux. Judoka avant d’être cuisinier. Le corps comme boussole. La discipline comme loi. À 15 ans déjà, une envie pressante : se barrer. Il vend sa guitare pour se payer de la liberté. Et puis la chute, littérale. Un accident de scooter. Le sport de haut niveau qui s’arrête net. Le corps lâche, la structure aussi. C’est le début d’un grand flottement. Sans le sport, autre chose s’invite : l’alcool, la clope. Comme des béquilles improvisées. Il tente autre chose. Le droit. Londres. L’anglais. Une parenthèse qui ressemble à une fuite élégante. Jusqu’à une rencontre presque anodine, une élève du Cordon Bleu, qui allume une mèche. La cuisine arrive par la porte de service. Sur le tas. À la dure. Chez Sylvain Sendra, puis dans l’orbite de Juan Arbelaez et Jean Imbert. Commencer commis. Monter. Apprendre. Mais surtout tenir. Mais ce qui frappe chez lui, ce n’est pas seulement l’ascension. C’est la tension permanente. Entre contrôle et débordement. Entre rigueur extrême et perte totale de limites. Sport à outrance. Travail sans filet. Alcool quotidien. Jusqu’à trois, quatre bouteilles. Son plus grand drame, dit-il : il tient trop bien l’alcool. Alors il pousse. Gueule de bois un jour sur deux. Il roule trop vite à moto, il flirte avec le danger et ce sont ses histoires d’amour qui trinquent. Au travail, ça déborde aussi : embrouilles, mots trop durs, qui n’auraient jamais existé sobrement. Jusqu’à l’accident de trop. Jusqu’au couple qui vacille. En 2018, il veut voler de ses propres ailes. Chef à domicile, le monde comme terrain de jeu. Puis la claque du Covid. Le ralentissement forcé. En 2021, Mano ouvre enfin. Une cuisine du marché, vivante, décomplexée. Ici, pas de jugement. Peut-être parce que le chef a appris, longtemps, à se juger lui-même avec une sévérité implacable. Aujourd’hui, il parle. Du sport comme béquille. De la sobriété comme combat quotidien. De thérapie de couple. De CSAPA. De TDAH. De cette fête qui manque autant qu’elle détruit. Et de cette vérité simple : l’addiction n’est pas une faiblesse morale, mais une maladie avec laquelle il faut composer. 🖇 Références : 📱Instagram : https://www.instagram.com/chef_maximilien_kuzniar/ 👨🍳 Restaurant Mano Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
C'est la première fois que je reçois quelqu'un au tout début de sa sobriété. Pas après, pas avec le recul - avant les réponses - il avance encore à vue, avec des mots fragiles. Judoka devenu cuisinier, une vie de discipline, puis la chute et l'alcool qu'il tient trop bien. Alors Maximilien Kuzniar a poussé trop loin. Et aujourd'hui, il parle depuis cet endroit là, de la fête qui manque, du combat qui commence. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on continue la discussion avec Ashley Taïeb, auteure et coach. 💬 « Oui, on s'en sort. Mais surtout, on peut s'en sortir bien. Pour moi, le moment où tu es dans une faille addictive, j'y vois une opportunité de renaissance. En fait, quand on est stressé.e, quand on est mal dans notre peau, quand on est coupable, quand on a honte, on ne peut pas changer. Donc la première chose qu'il faut faire dans l'action, c'est de se détendre, de se lâcher la grappe déjà. Arrête d'essayer d'arrêter et donc, d'avoir un plan » Et si le problème ce n'était pas l'addiction, mais notre façon d'en parler. Dans cette seconde partie, Ashley Taïeb, démonte les dogmes. Celui de l'abstinence, du sevrage total, du retour à la normale. Elle ne raconte plus son histoire, elle raconte la nôtre. Celle d'un monde qui confond contrôle et guérison et qui continue de traiter la dépendance comme une déviance à éradiquer, plutôt qu'un langage à décoder. Elle parle coaching, intensité, corps, spiritualité et surtout de liberté. Fumeuse de crack hier, chercheuse en addiction aujourd'hui, avec Ashley Taïeb, on apprend à passer en mode vie. 🖇 Références : 📱Instagram : @ashley__taieb / @le.cabinet.at 💻 https://www.ashleytaieb.com/ 📚 Ma liberté si je veux (Éditions Buchet Chastel, 2023) 🎥 TEDx "Comment transcender l'addiction par l'acceptation" Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle avec Ashley Taïeb, une chercheuse en addictions pour parler de ce qu’elles révèlent de nous. 💬 « Et si, justement, il ne fallait pas de recette miracle ? » Elle n’apporte pas de réponse. Elle reformule les questions. Elle détruit les images. Celles qu’on projette sur les addicts. Celles qu’on impose à la guérison. Et celles, surtout, qu’elle a dû brûler pour se reconstruire. Mon invitée ne soigne pas, elle éclaire. Elle n’efface pas les symptômes, elle les replace au centre du récit. Elle ne prétend pas guérir : elle interroge, déplace, écoute l’ombre. Elle ne croit pas à la rédemption. Elle parle d’acceptation, de cheminement, d’exploration, d’équilibre. Fumeuse de crack hier, chercheuse en addiction aujourd’hui, elle a traversé la chute comme d’autres les diplômes : intensément. Cinq langues, trois continents, mille vies, de la gare du Nord à la scène des TEDx. Son corps a connu la déchéance, son esprit en a fait un laboratoire. Elle a été traductrice, CEO, sans-abri, coach, fondatrice de MyAddie, une plateforme d’accompagnement du sevrage. Elle l’a présentée en prime time dans "Qui veut être mon associé ?", l’a défendue, l’a faite financer… et elle est partie. Peut-être parce qu’il manquait l’essentiel : le sens. la liberté. Sa liberté. Alors elle écrit. « Ma liberté si je veux. » justement, un livre manifeste, un refus des dogmes. Car son approche n’est ni méthode miracle, ni abstinence imposée. C’est une philosophie iconoclaste du réel. « Je me couche crack, je me lève crack, je pense crack, je vis crack »… elle connaît ce vortex. Mais pour elle, l’addiction n’est pas l’ennemi. C’est un langage. Une intensité mal dirigée. Une tentative, souvent désespérée, de trouver sa place dans un monde absurde. Dans son TEDx, qui m’a littéralement secouée, une question résonne encore : "Sommes-nous addicts à une substance, à un comportement… ou à un ensemble de sensations qui nous permettent d’explorer d’autres facettes de notre personnalité ?". Ashley Taïeb nous oblige à regarder à l’intérieur, là où l’on fuyait à l’extérieur. Elle bouscule. Les soignants, les institutions, les patients eux-mêmes. Elle ne promet rien, mais elle crée les conditions d’un mouvement. Vers soi. Vers un possible. 🖇 Références : 📱Instagram : @ashley__taieb / @le.cabinet.at 💻 https://www.ashleytaieb.com/ 📚 Ma liberté si je veux (Éditions Buchet Chastel, 2023) 🎥 TEDx "Comment transcender l'addiction par l'acceptation" Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Elle a fumé du crack comme d'autres passent des concours: intensément, avec méthode. Puis elle a tout retourné: son corps, sa trajectoire et les certitudes des psy. Traductrice, sans-abri, CEO, fondatrice de MyAddie, une plateforme d’accompagnement du sevrage, coach, chercheuse en addiction, Ashley Taïeb est une survivante qui ne cherche pas la rédemption. Elle parle de liberté, d'exploration, d'équilibre. Ici pas de dogme, pas d'abstinence sacralisée. Juste une envie de questionner et d'écouter l'ombre. 🖇 Références : 📱Instagram : @ashley__taieb / @le.cabinet.at 💻 https://www.ashleytaieb.com/ 📚 Ma liberté si je veux (Éditions Buchet Chastel, 2023) 🎥 TEDx "Comment transcender l'addiction par l'acceptation" Rendez-vous 2 jeudis de suite sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, Contre-Addictions participe au Podcasthon. Le Podcasthon, c’est quoi ? Une mobilisation collective de podcasteurs qui, pendant une semaine, mettent leur micro au service d’une association. Pas pour faire joli. Pour faire utile. Pour faire entendre. Et cette année, nous avons choisi de mettre en lumière la Sauvegarde de l’Adolescence. Créée en 1929, reconnue d’utilité publique en 1932, indépendante, elle avait pour mission d’offrir un toit et un métier à des jeunes en rupture, parfois en indélicatesse avec la justice. Presque un siècle plus tard, la mission est intacte. Mais le terrain a changé. Dans leur petit lieu d’accueil d’urgence pour mineurs -10 places la nuit - il est devenu rare de ne pas être addict. L’addiction, qui était une exception, est devenue la règle. Carence affective. Familles dysfonctionnelles. Mères seules débordées. L’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) submergée. Parents qui disent « je ne peux plus ». Jeunes qui ne peuvent plus rester chez eux. On y accueille des dépendances. Des conduites à risques. Des propositions de prostitution. Des adolescents déjà cabossés par un monde qui va trop vite. Ici, « on n’est pas un parking », me confiait Sylvie Tsyboula, directrice de la Sauvegarde, au cœur du dispositif, en première ligne face aux urgences, aux familles épuisées et aux adolescents en rupture. C’est un lieu pour franchir une marche. Pour être un peu moins en détestation de soi. Pour retrouver un endroit où exister. Et hasard du calendrier -ou pas - l’un de nos invités a accompagné la création du Podcasthon pendant deux ans. Coïncidence ? Je ne crois pas. Antoine Vaccaro, pionnier de la philanthropie en France, spécialiste du financement des causes d’intérêt général, accompagne depuis des décennies associations et institutions pour que la solidarité ne soit pas un mot, mais un levier concret. Parce que derrière chaque addiction d’adolescent, il y a un besoin fondamental : être vu, être aimé, être utile. Et parce que sauver l’enfance, c’est peut-être la seule prévention efficace contre les addictions de demain. 🖇 Références : 🏛 Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence. 📱Instagram: Podcasthon Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Et si protéger l'enfance et l'adolescence était la meilleure prévention contre les addictions. Dans cet épisode, nous ouvrons le micro à celles et ceux qui se battent chaque jour pour des adolescents en rupture: l'Association Sauvegarde de l’Adolescence. Carence affective, famille à bout, l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) saturée... Derrière chaque addiction, il y a souvent une histoire d'enfance fragile. Alors comment réparer ? Comment redonner un cap, du sens, une place. Un épisode enregistré à l'occasion du Podcasthon, cette mobilisation de podcasters qui mettent leurs micros au service des associations. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions et du Podcasthon Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on confronte les séries et les films à la vraie vie des patients dans le cabinet du psychiatre Jean-Victor Blanc. 💬 " Les fictions qui vont parler de l'addiction, c'est souvent quand même des fictions qui peuvent être plutôt un peu des trigger warning. Parce qu'en fait, voir quelqu'un qui consomme, ça peut déclencher un craving important. C'est-à-dire l'envie de consommer. Parce que même une série comme Euphoria, je pense pour quelqu'un qui est un peu loin de ça, qui comprend pas bien ce que c'est que l'addiction, la notion de volonté, de rechute, de souffrance pour l'entourage, je pense que c'est une série qui peut vraiment l'aider à comprendre. Mais pour quelqu'un qui connaît déjà intimement la question... pas certain. " Il y a une chose que le cinéma et les séries ont toujours su faire mieux que nous : montrer le vertige. La chute lente. L’euphorie avant la descente. Le plan serré sur une main qui tremble. Le regard qui se perd. Le plaisir qui devient nécessité. De Requiem for a Dream à Euphoria, de Scarface aux clips TikTok ultra-esthétisés, l’addiction est partout. Elle fascine, elle choque, elle se consomme presque comme un genre à part entière. Mais pendant qu’on regarde ces images, la réalité, elle, change de forme. Aujourd’hui, les substances ne sont plus celles d’hier. Les usages non plus. Nouvelles drogues de synthèse, médicaments détournés, cocktails imprévisibles, gaz, vape, stimulants dits « fonctionnels », produits achetés en ligne : les frontières se brouillent, les repères aussi, parfois sans que l’on sache vraiment ce que l’on consomme. Et surtout, nous évoluons dans une culture où le plaisir est scénarisé, où le mal-être est esthétisé, et où la transgression devient banale, presque attendue. Alors une question s’impose : est-ce que la pop culture reflète l’addiction… ou est-ce qu’elle participe à la façon dont elle se fabrique ? Car derrière les images, il y a des cerveaux. Des mécanismes. Des vulnérabilités. Et une génération exposée très tôt à des substances plus puissantes, plus rapides, plus opaques que jamais. Pour en parler, il fallait quelqu’un capable de tenir les deux fils sans les opposer : la rigueur clinique et l’imaginaire collectif. La neuroscience et Netflix. La psychiatrie et la pop. Notre invité, le Docteur Jean-Victor Blanc, est psychiatre, spécialisé en addictologie. Il exerce à l’hôpital, travaille avec des patients bien réels, mais il a aussi choisi un terrain inattendu : les séries, le cinéma, les icônes pop. Parce que, dit-il, ce que nous regardons raconte souvent ce que nous vivons. Et parfois, ce que nous ne savons pas encore nommer. 🖇 Références : 📚 Pop & Psy : Addicts (Éditions Points, 2025) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le site de "Contre-Addictions" (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Le cinéma, c'est montrer le vertige, la montée, la chute, le plaisir qui devient nécessité. De Requiem for a Dream à Euphoria, l'addiction fascine, s'esthétise, se consomme. Mais pendant qu'on regarde les images, la réalité, elle, évolue. Nouvelles drogues, nouveaux usages, cerveaux plus exposés que jamais : la pop culture reflète-t-elle l'addiction ou participe-t-elle à sa fabrication ? Pour en parler, un psychiatre addictologue qui relie clinique et imaginaire collectif, auteur de Pop & Psy : Addicts aux Éditions Points, le Dr Jean-Victor Blanc. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle de ce qui reste quand on croit avoir quitté l’addiction, avec Emma Daumas 💬 " Je rencontre un homme dont je tombe éperdument amoureuse… et ça m’a perdue. La relation devient épouvantable, parce que c’est quelqu’un de très violent. C’est quelqu’un qui consomme des produits. C’est quelqu’un de manipulateur, de menteur, qui me fait rebasculer dans l'addiction ++ : je retourne dans les addictions, le pétard plus que jamais. Mon enfer, en fait." On croit souvent que l’addiction a un visage clair. Une substance. Un excès. Une conduite visible. On croit que quand on arrête de consommer, le problème est réglé. Et pourtant. Il y a celles et ceux qui ne consomment plus… mais qui continuent de se faire mal. Autrement. Plus subtilement. Plus socialement acceptable. Le produit disparaît. Le manque, lui, reste. Et il cherche. Il compense. Il se déguise. Sucre. Travail. Relations toxiques. Sur-adaptation. Épuisement. Jusqu’au burn-out. Mon invitée aujourd’hui parle de ça. Pas seulement de ce qu’elle a consommé, mais de ce qui consommait en elle. Elle parle d’un mal-être post-adolescent. D’un besoin de déconnexion. D’un corps et d’un esprit pris dans le manque. Et de ce qu’Eckhart Tolle appelle le corps de souffrance : cette part de nous à laquelle on s’identifie tant qu’on n’y met ni amour, ni conscience. Elle raconte comment arrêter ne suffit pas. Comment le travail commence souvent après. Comment apprendre à se respecter, à poser des cadres, à dire non, à dire oui, devient un acte radical. Mon invitée a grandi sous les projecteurs. Elle a connu le succès très jeune. Elle a traversé la pression, l’exposition, la fuite. Et elle a dû, comme beaucoup, réapprendre à habiter son corps. À la fin de cet épisode, on ne parlera peut-être pas d’addiction au sens où on l’entend d’habitude. On parlera de ce qui se joue quand on n’a plus rien pour fuir. Aujourd’hui, dans Contre-addictions, j’ai le plaisir de recevoir Emma Daumas, révélée au grand public au début des années 2000, portée très tôt par un immense succès populaire, plusieurs albums, des titres devenus emblématiques, et une carrière construite entre musique, écriture et indépendance artistique.. voire l'indépendance tout court. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Dans cet épisode, on ne reste pas bloqué dans le constat, on est dans la solution, ou plutôt dans les solutions. On parle de schémas de dépendance qui survivent à l'arrêt du produit, de mécanismes qui se déguisent en travail, en relations toxiques, en sur-adaptation. On parle de Star Academy qui met le faux self en vitrine, de burn-out, de corps de souffrance, de cette part en nous qui cherche à fuir, même sans substance. Mais surtout, on parle du chemin lumineux qui accompagne ce travail de nettoyage. Comme notre invitée le dit si bien - et on peut dire qu'elle bosse, notre Emma Daumas - le ménage, c'est devenu son job à plein temps. Un chemin qui fait profondément écho à cette idée qu'arrêter ne suffit pas, que le vrai travail commence après. Un épisode qui traque les schémas pour enfin habiter son corps et le présent, et mettre de la conscience là où il y avait du réflexe. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle des victimes silencieuses de l'alcoolisme avec Sophie. 💬 " C'est marrant, j'écoutais ton podcast. Donc "le podcast des gens qui se donnent du mal pour aller bien". Mais qu'est-ce qu'on fait avec les gens qui se donnent du mal pour aller mal ? Et en fait, j'aurais aimé trouver la faille, le déclic, le comment on emmène quelqu'un à la capitulation. On peut le faire pour personne. Donc ça, on peut le faire pour personne, j'ai bien compris. Comment on pardonne oui, bien sûr. Mais ça le temps, il m'a déjà pas mal aidé. . " Notre invitée… c’est mon amie. Mon infirmière.Mon ange gardien. Une petite sœur qui veille comme une mère. Elle a fui l’addiction avant même d’en connaître le vocabulaire. Elle a quitté sa campagne en courant, loin des bouteilles planquées, des humiliations, des portes qui claquent, des silences qui foudroient. Elle a fui pour survivre. Et pourtant, le destin l’a ramenée exactement là où elle ne pensait plus être. Un matin de juin 2011, le plus beau jour de ma vie, elle était là, pour me guider dans mes premiers pas de mère, pour m’apaiser, dans la lumière d’un moment que je n’oublierai jamais. Une parenthèse fragile entre deux mondes : ma consommation festive d’avant et ma toxicomanie dépressive et suicidaire d’après. C’est dans cette interstice-là que Sophie est entrée dans ma vie. Des années plus tard, elle a écouté Contre-addictions. Chaque épisode. Chaque histoire. Chaque fracture racontée avec sincérité. Mais jamais la sienne. Elle n’a pas retrouvé son histoire dans la douceur d’Olivia Leray, qui parlait de son père avec gratitude et lumière, et qui recevait cet amour en retour. Elle n’a pas retrouvé son histoire dans les récits des mères brisées par la perte d’un enfant. Ni dans celle de frères ou de conjoints endeuillés. Ces douleurs-là étaient immenses, mais elles étaient traversées d’amour.Il y avait un lien, même détruit : un “on s’est aimés, malgré tout”. Parce que Sophie vient d’une histoire dont on parle peu: celle d’une enfant abîmée par un père alcoolique, violent, humiliant. Un père qui n’a jamais dit « pardon ». Qui n’a jamais dit « je t’ai vue ». Il ne s’est jamais excusé. Jamais remis en question. Qui est mort comme il a vécu : sans voir les dégâts qu’il a causés. Sans un « j’aurais voulu faire mieux ». Sophie vient de cette zone aveugle : celle des histoires qui ne sont pas tragiques parce qu’on perd quelqu’un, mais parce qu’on en n’a jamais rien eu. Alors elle a grandi sur du papier de verre. Ça coupe. Ça rappelle. Ça empêche d’oublier. Alors comment on avance, quand l’amour n’a jamais existé ?Comment on se reconstruit sans pardon, sans réparation, sans vérité partagée ? Comment on respire, quand les récits des autres réparent quelque chose qui, chez vous, n’a jamais grandi ? Aujourd’hui, Sophie vit. Elle aime. Elle soigne. Elle sauve même. Elle m’a sauvée, moi.Elle a bâti sa vie contre l’absence : une architecture de force et de doute, de courage et de manques. Aujourd’hui, elle vient parler pour celles et ceux qui n’ont pas de récit “qui finit bien”, mais qui malgré tout écrivent la suite. Pour celles et ceux qui ne guérissent pas, qui font juste avec. Et c’est déjà énorme. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Cette semaine dans Contre-addictions, j’accueille quelqu’un de rare.Pas une experte, pas une figure publique : quelqu’un qui a compté dans ma vie, au moment où tout se jouait. Sophie. L’amie qui a grandi comme fille d’un père alcoolique qui n’a jamais demandé pardon. Longtemps, elle n’a reconnu son histoire dans aucun des témoignages du podcast. Parce que certaines enfances n’ont pas de mots, pas de réparation, pas de “malgré tout”. Alors cette fois, c’est elle qui parle. Avec pudeur. Avec vérité. Avec une force qui touche sans peser. Un épisode pour celles et ceux qui avancent malgré l’absence, malgré les violences psychologiques, malgré le silence. Ceux dont la gueule de bois est causée par l’ivresse des autres. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Rose et de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Un épisode à écouter en plein Dry January, pour comprendre ce que l’alcool dit de nous, et ce qu’on peut faire sans lui. 🎙Cette semaine, on parle cash du piège de l'alcool-plaisir avec la journaliste et écrivaine Camille Emmanuelle 💬 " Je bois toujours le soir et en compagnie, je ne voulais pas boire seule. J'allais chercher des gens. On trouve toujours des gens. Donc en fait ce truc genre, mais ça va. Je n'ai pas de problème parce que je suis jamais seule. C'est quand même mon con. Et en fait, c'était plus l'alcool qui importait pour moi que les gens. " Boire, c’est la norme. Dire non, ce n’est pas renoncer à la fête ou la vie. C’est résister à l’oubli organisé. Notre invitée a 45 ans. Elle n’a pas touché une goutte d’alcool depuis 5 ans, parce qu’elle a réalisé qu’elle était « nulle en modération ». Et elle n’en parle pas pour nous faire culpabiliser, mais pour comprendre. Pour dire aux plus jeunes : « Je suis passée par là. Je ne veux pas faire la morale, je veux dire ce que j’aurais aimé entendre ». Autrice, journaliste, féministe, ex-fêtarde, elle a longtemps trinqué. Par envie souvent. Par besoin parfois. Par habitude surtout.Jusqu’à ce que la fête perde en clarté ce qu’elle promettait en intensité. Son essai “Alcool : avons-nous un problème ?”, publié dans la collection ALT chez La Martinière Jeunesse, s’adresse à tous, mais en particulier aux 15-25 ans. Une génération à qui l’on parle peu, mais que l’on cible très tôt. Shots sucrés, campagnes floutées, influenceurs sous influence de lobbies spiritueux. L’alcool est devenu un décor permanent, une promesse de vie cool et décomplexée. Et la première cuite, un rite de passage plus accepté que questionné. Camille Emmanuelle, elle, propose autre chose. D’un côté, elle documente : les effets du binge, les dégâts invisibles sur le cerveau, la pente douce de l’addiction, l’impact sur la vulnérabilité. De l’autre, elle analyse : pourquoi boire nous semble si naturel. Pourquoi l’alcool est devenu l’allié social, amoureux, émotionnel. Dans ce texte incisif mais toujours bienveillant, Camille démonte les fausses évidences : l’alcool rend plus drôle, plus détendu, plus désirable, plus "instagrammable ». Tous ces “plus” qu’on cherche en buvant sont souvent des pièges. Ou, pire, des injonctions. Elle y parle de pression sociale, de sexualité altérée, de violence rendue floue. D’une industrie qui vise les jeunes. Et d’un pays où on est souvent plus vite jugé sobre que bourré. Camille Emmanuelle propose ici un simple outil de conscience, rempart à l’hypocrisie ambiante sur le sujet.On va parler des derniers verres mais surtout du premier, des lendemains qui déchantent, des fameuses gueules de boira plus jamais, de l’illusion de contrôle, et de cette possibilité réelle : faire autrement. 🖇 Références : 📚 “Alcool : avons-nous un problème ?” (Collection ALT chez La Martinière Jeunesse, 2025) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Boire, c’est la norme. Dire non, c’est encore trop souvent perçu comme un renoncement. Mais pour Camille Emmanuelle, c’est une forme de résistance. Elle n’a pas touché une goutte d’alcool depuis 5 ans. Pas pour donner des leçons. Mais pour dire : "Je suis passée par là. Voilà ce que j’aurais aimé entendre." Dans cet épisode, on parle de l’alcool, de rite initiatique, de sexte, de consentement, de jeunesse, de pression sociale, de fausses évidences,et de cette sobriété qui peut aussi être un vrai choix de liberté. 🖇 Références : 📚 “Alcool : avons-nous un problème ?” (Collection ALT chez La Martinière Jeunesse, 2025) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Rose et de Contre-addictions. À écouter en plein Dry January — ou n’importe quand, en fait. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Rose et de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Un épisode à écouter en plein Dry January, pour comprendre ce que l’alcool dit de nous, et ce qu’on peut faire sans lui. 🎙Cette semaine, on parle neuroatypie et addictions avec l'artiste Olivia Moore 💬 " L'alcool, ça donne une excuse en plus. C'est une excuse cool puisque tout le monde considère ça comme très cool de se beurrer la gueule. Tu rates un rendez-vous parce que tu as pris une cuite ? Tout le monde trouve ça hyper marrant. Tu rates un rendez-vous parce que t'as un TDH, là on te dit: "ben, tu le sais quand même, donc faut t'organiser". " Il y a des cerveaux qui carburent autrement. Des cerveaux qui n’ont pas un flux de dopamine bien réglé, mais une sécrétion erratique : un peu comme un GPS qui perd le signal, qui recalcule sans cesse, et qui rend le chemin plus chaotique que prévu. On appelle ça un TDAH, un trouble neuro-développemental. Ceux qui en souffrent sont deux à trois fois plus susceptibles de tomber dans une addiction. Parce que l’alcool, par exemple, calme, canalise, régule artificiellement ce désordre intérieur. C’est ce qu’Olivia Moore a vécu. Diagnostiquée il y a seulement trois ans, elle a passé une grande partie de sa vie à essayer de tenir le cadre, à contrôler, à cacher son agitation intérieure. Puis l’alcool est entré dans l’équation : d’abord comme un déguisement social, un vernis qui la rendait « plus normale » aux yeux des autres. Puis comme un piège, lié à une relation toxique, où l’ivresse servait de brouillard à la manipulation. Aujourd’hui, Olivia a arrêté. Elle interroge avec force ce que signifie vivre dans une société où l’alcool est la norme, et où ne pas boire revient presque à trahir le pacte social, à refuser le jeu de la vulnérabilité imposée par l’ivresse. Elle, au contraire, a choisi d’explorer une autre forme de vulnérabilité : l’authenticité. Avec elle, nous allons parler de TDAH, de burn-out, de dépendances, mais surtout de ce passage de la fuite à la vérité, de l’anesthésie à la lucidité. 🖇 Références : 🎭 Spectacle "Oui, je sais", Théâtre Le Contrescarpe 💻 Site internet: https://oliviamoore.fr/ 🎧 Podcast Drôle(s) - Anatomie d'une chute Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Longtemps, Olivia Moore a cru qu'elle était juste bizarre. Puis elle a appris un mot: TDAH, un cerveau qui déborde, qui recalcule sans cesse. Et pour lisser le chaos: l'alcool. D'abord social, ensuite toxique. Un vernis pour faire illusion, puis un piège pour ne plus ressentir. Aujourd'hui, Olivia ne boit plus. Elle parle, elle rit, elle vit et elle interroge un pacte étrange: Pourquoi faut il boire pour être accepté ? 🖇 Références : 🎭 Spectacle "Oui, je sais", Théâtre Le Contrescarpe 💻 Site internet: https://oliviamoore.fr/ 🎧 Podcast Drôle(s) - Anatomie d'une chute À écouter en plein Dry January — ou n’importe quand, en fait. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Un épisode à écouter en plein Dry January, pour comprendre ce que l’alcool dit de nous, et ce qu’on peut faire sans lui. 🎙Cette semaine, l'humoriste et producteur Chicandier: un addict sobre. 💬 " Heureusement qu'on en rigole. T'es obligé d'en rigoler. Les addict rigolent entre eux de leur addiction. Ça ne veut pas dire qu'ils disent: "Bravo ! T'as repris, super !". Mais si t'en rigoles pas, tu meurs. C'est ce qui nous permet aussi de tenir et de dédramatiser un peu plus, quand même, ces addictions à la con." Il débarque comme un mec qu’on croit connaître : grande gueule, bonne fourchette, verre qui déborde, rire qui a le goût du vécu. Mais derrière le « On est bleu ! On est métal ! », son cri de ralliement signature, il y a un type qui s’est bousillé en silence. Un écorché vif emballé dans un costume de fête. La première fois qu’il a bu, il avait à peine 14 piges, et il a su. Il a su qu’il serait alcoolique. Il a su que ce truc-là avait décidé pour lui. Et que derrière chaque verre, il y avait un gamin qui cherchait un bouton off pour faire taire les tremblements du dedans. C’est l’histoire d’un mec qui a voulu rire de tout ce qui ne se fait pas. Notaire devenu juriste pour faire plaisir, viré pour une vidéo bleu métal, catapulté humoriste malgré lui, ou grâce à lui. Un mec qui s’est construit à coups de bouteilles et de punchlines, mais qui a fini par entendre un médecin lui dire : “Si tu continues, t’as deux ans devant toi.” Alors il a arrêté. Ou plutôt, il a essayé d’arrêter. Puis il a replongé. Puis il a arrêté. Puis il a replongé. Jusqu’à ce que son foie dise stop, que sa fille de 12 ans dise stop, que l’univers (hospitalier déjà ) dise stop ! Pendant vingt-cinq ans, il a confondu ivresse et identité. Jusqu’à découvrir qu’à jeun, il pouvait encore faire marrer les gens. Voire même être plus vif. Plus présent. Qu’il pouvait monter sur scène sans se démonter la tronche. Aujourd’hui, avec une bipolarité diagnostiquée et un humour qui n’a rien perdu de sa férocité, il tient un vrai truc. Et il se pourrait même que ce soit sa vie. C’est un punk sensible, un épicurien rééduqué, un gueuletonneur repenti qui parle encore de vin mais n’en boit plus. Un mec qui appelle son parrain des AA, et qui bouffe du sucre “au pire”. Chicandier, c’est l’histoire d’un type qui n’est pas passé de bon vivant à vegan. Il est passé de survivant à vivant. Point. 🖇 Références : 💻 Chaine Youtube https://www.youtube.com/@jasonchicandier42 Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Il débarque comme un apéro sans fin, un gueulard attachant, amateur de bœuf bourguignon et de vin qui tâche. Mais sous le rire bleu métal et les punchlines gras-double, il y a un mec qui boit pour éteindre les secousses intérieures. A 14 ans, il savait déjà ! L'alcool avait choisi pour lui. Virer pour une vidéo, propulser humoriste malgré lui, il a touché le fond entre deux Zénith. Rechute, mensonge, HP, diagnostic: bipolaire. Et puis un jour, il a décidé d'essayer la vie sans filtre. La vie tout court. Chicandier, c'est l'histoire d'un type qui n'est pas passé de bon vivant à végan, mais de survivant à vivant... point. 🖇 Références : 💻 Chaine Youtube https://www.youtube.com/@jasonchicandier42 À écouter en plein Dry January — ou n’importe quand, en fait. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Pour cette fin d'année, Contre-addictions vous propose de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont marqué les prmières saisons du podcast. 🎙 Cette semaine l'addiction c'est plus pour elle, dans l'humour, avec la cash Doully, artiste et humoriste. 💬 "Ah ! La redescente ! C'est une horreur. C'est une des pires sensations du monde. 5h de kiff pour cinq jours minimum de bad. Tu fais ça avec n'importe quel autre truc, on te dit : jamais de la vie." J’avais dans l’idée d’appeler ce podcast, « l’addiction, c’est pour moi » avant de me rendre compte que c’était déjà pris. Je m’étais alors penchée sur le parcours de celle que je pensais mon double décérébré. Mais elle s’est révélée être bien plus que ça. Fausse blonde, mais vraie punk, avec un CV long et folklo comme une soirée sous acide. Il est impossible de trouver sa date de naissance sur les internets, comme si son petit corps d’enfant et sa grosse voix de « clochard » comme elle s’en amuse elle-même, l’avaient propulsée dans une dimension où les années ne comptent pas. Autonome à 14 ans, héroïnomane à 19, elle travaille dans le milieu de la nuit, de gogo danseuse à Dame pipi, en passant par doubleuse de films porno. Pendant près de 4 ans, elle traîne du côté de Stalingrad. Elle dit qu’à La Chapelle, elle a tout pris, sauf le métro. Et puis c’est le chemin de la rédemption, qui prend des allures d’ERASMUS entre un sevrage express en Israël et une décennie à Madrid. Elle devient ensuite ce que l’on connaît d’elle aujourd’hui : cette actrice, humoriste, chroniqueuse au ton cash et libérateur sur Europe 1 ou France Inter. Elle est un modèle d’optimisme, d’auto dérision, de rien à foutre, de trash et de paillettes, clamant sa sobriété avec la gestuelle d’une alcoolique, et acceptant joyeusement la maladie de Charcot-Marie-Tooth qui l’amoindrit physiquement. Pourtant, elle tient malgré tout toujours debout, tant que cela n’excède pas les 59 minutes bien sûr. Une sorte de Cendrillon du stand up. Qui d’autre qu’elle pouvait remplacer Jules Edouard Moustic à la présentation de l’émission Groland ou interpréter le personnage de Jacky, professeure aux allures déjantées de la série “Comme des gosses” ? Qui mieux que Doully pour nous parler des rêves auxquels on s’accroche et qui à eux seuls peuvent nous faire décrocher ? Je suis heureuse de recevoir celle qui m’a piqué le titre « l’addiction c’est pour moi », pour qu’elle nous raconte comment elle ne la paye plus, désormais. 🖇 Références : Radio/podcast : La dernière Radio Nova Télé : Groland Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Pour cette fin d'année, Contre-addictions vous propose de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont marqué les premières saisons du podcast. 🎙Cette semaine, nous changeons de paradigme avec Franck Lopvet, speaker, auteur, consultant 💬 "Il y a tellement de gens qui meurent pour rien, qu'on ne veut pas mourir pour rien. Mais en même temps, consulter notre désir de mourir, c'est consulter notre liberté d'être ou pas dans le "game". Et après les addictions vont découler de cet endroit qui est notre quête de pouvoir, c'est à dire la quête de choix. Et pour qu'il y ait un choix, il faut qu'il y ait deux possibilités. Si la vie est obligatoire, ce n'est plus deux possibilités. Dès que je me rends compte que la vie n'est pas obligatoire, je renoue avec ma liberté, et la vie devient enfin acceptable". On nous a tant martelé l'idée de devoir nous améliorer sans cesse, de tenter d’aller vers une meilleure version de nous, de travailler dur sur soi, de se donner du mal pour aller bien. Mais de quel soi parle-t-on, qu’est ce que cela signifie : aller bien ? Et pourquoi cela devrait-il nous coûter quelque chose ? Et le bien et le mal ne sont-ils pas des visions de l’esprit, de l’ego ? Et puis qu’est-ce-que l’ego, et pourquoi nous fait-il croire tellement de choses ? Savez-vous que votre vision est sûrement binaire et qu’elle nuit à la réalisation de votre être ? Mais qu’est-ce que l’être ? Qui est Dieu ? Et pourquoi nous-a-t-il laissé dans l’ignorance de nous-mêmes ? J’espère que comme moi, vous êtes prêts à remettre en question toutes vos croyances, à vous rendre compte que la personne que vous pensez être n’est définitivement pas vous. Mon invité incarne une approche singulière dans le domaine de la spiritualité et du développement personnel, domaines qu’il a explorés, mais dont il tend à s’éloigner de plus en plus. Penseur, chercheur, mais surtout « trouveur », il éprouve un plaisir plus que malin à bouleverser les codes et offrir des perspectives révolutionnaires sur la manière dont chacun peut exercer son pouvoir sur sa propre vie. Avec plus de 30 ans d'expérience spirituelle, de conférences, de stages, de livres tels qu’« Un homme debout » ou « Ton autre vie », il a développé une théorie laïque accessible à tous, reposant sur le bon sens commun et dépourvue de jugement. À travers sa "gymnastique de pensée", il ouvre grand l’horizon sur un changement de paradigme qui permet la compréhension, l’acceptation, la déculpabilisation, la confiance en soi, ou encore le réveil de l'amour. Nous le savons que trop bien, l’addict est binaire. C’est noir, ou c’est blanc. C’est bien ou c’est mal. Comment dépasser ce schéma de pensée, décristalliser les traumas, s’autoriser à changer ? Je vous assure que si vous nous suivez jusqu’au bout de cet entretien, addict ou non, vous n’en sortirez pas indemnes. Il y a un avant et un après Franck Lopvet. 🖇 Références : 📚 Livres, Podcast, Masterclass https://bio.site/francklopvet Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Pour cette fin d'année, Contre-addictions vous propose de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont marqué les premières saisons du podcast. 🎙Cette semaine, nous allons plonger dans les méandres de l'emprise affective avec Sophie Coste, journaliste 💬 "Le pervers narcissique, souvent, c'est quelqu'un qui est très charismatique, qui présente bien, qui va en fait revêtir un masque. Donc ce masque là, il va être idéal. En fait, quand tu dis c'est une drogue sur mesure, c'est exactement ça." Mon invitée est passionnée de littérature, de musique et de cinéma, a fait des études de stylisme, mais elle se fait repérer par M6 à l’âge de 20 ans. Elle fait ses débuts dans l'émission “Des clips et des bulles”, puis elle oscille entre radio RFM, RTL2, Chérie FM, et télévision, France 2, ou TF1, jusqu’à son rôle actuel de chroniqueuse émérite dans l'émission " Touche pas à mon poste ”. Pourtant, derrière ce parcours brillant, voire verni, se cache une histoire personnelle riche en défis. Élevée dans une famille adoptive aimante, Sophie a connu des épreuves dès son enfance qui ont forgé sa vision des relations humaines, et amoureuses, particulièrement. « Comme les substances, l’amour comble, l’amour complète, et l’emprise crée un état de manque permanent » m’a-t-elle confié pour préparer cet épisode. Sophie veut désormais partager son histoire, celle de l'emprise toxique, d'une relation « amoureuse » avec un pervers narcissique. « Amoureuse » encadré de guillemets, comme une garde rapprochée, parce qu’il est bien plus question ici de violence que d’amour. Elle en témoigne aujourd’hui dans ce podcast, pour la première fois, mais je l’espère aussi bientôt dans des écrits, tant les mots qu’elle utilise pour décrire l’enfer de la manipulation émotionnelle sont justes, nécessaires et d’une profondeur saisissante. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Pour cette fin d'année, Contre-addictions vous propose de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont marqué les premières saisons du podcast. 🎙 Cette semaine on étudie nos cerveaux avec Sébastien Bohler, Docteur en neurosciences, rédacteur en chef de la revue Cerveau & Psycho, auteur, conférencier 💬 « L'humain est un obsédé de sens et de signification parce que son cerveau ne supporte pas de vivre dans l'incertitude. Et la solution qu'il a trouvée à ça pendant des milliers d'années, c'était la religion. Et ce qui est vraiment frappant dans la dynamique psychologique et émotionnelle de la prise de drogues, c'est cette notion extrêmement mécanique et prévisible du basculement d'une situation de détresse et de mort vers une situation de bonheur et de bien-être. Et là, il y a quelque chose qui concentre toute l'incertitude finalement de l'existence dans un moment où on réinstaure du contrôle. » Mon invité est écrivain, journaliste, ingénieur, ancien élève de l’Ecole polytechnique. Il est titulaire d’un DEA de pharmacologie moléculaire et cellulaire puis d’une thèse de neurobiologie moléculaire. Au fil de ses recherches et de ses ouvrages, il s’est intéressé de très près aux mécanismes biologiques qui rendent irrépressibles l’envie de tabac, d’alcool, de drogues, de jeux vidéo ou d’accumulation de biens chez des personnes sachant parfaitement que cela affecte leur santé et/ou épuise la planète qui les fait vivre. Il pointe du doigt le rôle de 2 zones du cerveau : la première, à la base du cerveau, le striatum, indispensable à l’époque de la survie en milieu hostile. La seconde, entre les 2 hémisphères cérébraux, le cortex cingulaire, qui traque tout ce qui donne du sens. Dans "Le Bug humain", parut en 2019, notre invité explore les conséquences néfastes de l'évolution humaine et les effets de notre mode de vie moderne sur notre santé, notre bien-être et celui de la planète. Mais c’est son ouvrage « Où est le sens ? » qui est devenu l’un de mes livres de chevet, le genre de livre que l’on offre à tous les gens que l’on aime, parce qu’il se pose les bonnes questions, apporte de grandes réponses, nous fournit des clés de compréhension, et vulgarise un peu tout ce qu’on a du mal à comprendre, nous, humains néophytes dépendants à “à peu près tout”. Et si nos dépendances, et nos résistances au changement étaient physiologiques ? Sebastien Bohler étudie pour nous les pistes, entre neurobiologie et sciences du comportement, pour ne plus être esclaves de notre cerveau. 🖇 Références : 📚 Ouvrages Où est le sens ? (2021) Éditions Pocket Santé Le bug humain (2019) Éditions Robert Laffont Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, Michel X., polyaddict pendant des années, livre sa descente aux enfers et sa voie vers la sobriété. 💬 " Pour être honnête, à chaque fois que je m'assieds dans un groupe de parole, j'ai l'impression de pouvoir prendre le risque d'être moi-même. C'est-à-dire que j'ai l'impression d'être simplement moi, sans avoir à jouer une posture, ni quoi que ce soit. Et ça, en terme de sensation physique, c'est extraordinaire.". Enfant, Michel X. ne lisait que des livres qui parlaient de drogue. Le bibliothécaire avait même fini par alerter ses parents. Comme si déjà, il cherchait une sortie de secours. Et puis il y a eu l’éther, premier vertige respiré en cachette, dont l’odeur, encore aujourd’hui, reste teintée d’abus et d’oubli.Les joints, l’alcool, l’héroïne, la morphine sont venus ensuite. Les produits sont devenus son refuge, sa manière de tenir debout face à une histoire trop lourde pour un enfant. Un jour pourtant, ce n’est pas un produit qui l’a mis à genoux, mais un chagrin d’amour. Ce vide-là, aucun produit ne parvenait à le combler. Un psy lui a alors posé cette question : « Voulez-vous la revoir, même s’il n’y a qu’une chance sur dix mille ? » Michel a répondu oui. Alors il a décidé de tenter cette chance improbable. Le yoga est arrivé dans ce moment de bascule. Au départ presque par hasard, puis chaque jour, comme une discipline qui ouvrait un dialogue nouveau entre son corps et son esprit. Et puis un ami de conso, croisé lors d’une fête, clean depuis des années lui a dit simplement : « Viens en réunion. ». Alors il y est allé. Et il le raconte toujours comme une évidence : « Et puis j’ai poussé la porte d’une réunion. » Michel le dit sans détour : il s’est drogué toute sa vie sur ordonnance. Morphine médicale, substitutions… presque une martingale, qui lui a permis de tenir, mais jamais de vivre. Jusqu’à ce jour où il a trouvé ce qu’il cherchait depuis toujours : l’identification, le soulagement de ne plus être seul, la possibilité d’une vie différente. Aujourd’hui, Michel est avec nous pour partager cette trajectoire : du chaos au rétablissement, de l’oubli au souffle retrouvé. L’histoire d’un homme qui a choisi, un jour, de tenter une chance sur dix mille… et d’y trouver la vie. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Dès l'enfance, Michel X. cherchait déjà une issue dans les livres, dans l'éther, dans la fuite. Puis il y a eu l'héroïne, la morphine, les substituts, une vie entière à se droguer sous contrôle et sous ordonnance. Mais c'est l'amour, pas la came, qui l'a brisé. Et une réunion un jour, qu'il l'a sauvé. Aujourd'hui, il raconte le vrai sevrage, celui de la solitude. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙 Le "Mois sans tabac" continue. Rose défume toujours. Mais qu'est-ce que défumer ? On en parle avec Françoise Gaudel, tabacologue et psychologue, créatrice du groupe Facebook « Je ne fume plus! ». 💬 " Même si vous fumez depuis très, très longtemps, même si vous avez l'impression que vivre sans, c'est même pas imaginable... c'est possible. Et je vous assure à un moment, on est ce qu'on appelle "hors tabac". Ça veut dire que ça fait partie de notre passé, mais ça fait plus partie de notre présent. Ça fait plus partie de notre avenir. C'est une histoire. Mais une histoire comme le crush que vous avez eu quand vous étiez en CM2. Vous y pensez, vous vous souvenez bien, vous vous souvenez de la folie que vous aviez dans les yeux quand vous le voyiez arriver en classe, mais franchement dans votre cœur, ça va plus. C'est exactement pareil. C'est une histoire passée... et je vous assure que c'est vrai." Il y a des mots qui claquent comme une revanche : Je. Ne. Fume. Plus. Mais pour les balancer sans trembler, il faut avoir traversé le feu. Avoir connu les nerfs en vrac à 8h du mat, les fausses bonnes raisons du « juste une dernière », le corps qui flippe et le mental qui lâche. Avoir dit adieu à un truc qui rassure autant qu’il détruit. Avoir déconstruit les idées reçues. Cette traversée, beaucoup la font aujourd’hui ensemble. En parallèle du Mois sans tabac, qui a démarre ce 1er novembre, des milliers de fumeurs se regroupent sur les réseaux. Ils s’y parlent, s’y soutiennent, s’y relèvent. Et c’est précisément pour ça que Françoise Gaudel, ex-fumeuse, tabacologue, a créé l’un des plus grands groupes d’entraide : “Je ne fume plus”. Parce qu’elle la connait, elle aussi, cette traversée, elle a créé un parcours en trois actes devenu podcast : Je ne fume plus. Un véritable kit de survie mental et physique à écouter au moins une fois, qu’on soit fumeur, ex-fumeur ou futur ex. Avant : comprendre ce qu’on fume, pourquoi, et ce que ça cache.Pendant : faire face, respirer, tomber, recommencer.Après : reconstruire, gérer le vide, accepter les manques autant que les gains. Françoise nous dit qu’on peut arrêter sans souffrir. Qu’on peut même y prendre un peu de plaisir. Dans cet épisode, on parle clope, vape, dépendance invisible, craving de 3 secondes et fierté de 3 ans. Nous allons comprendre comment on traverse la clope, pas juste comment on l’écrase. Parce que cette phrase: "Je ne fume plus !", n’est pas une fin. C’est peut-être, au fond, le début d’autre chose. 🖇 Références : 🚭 https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/ 💪 Association Je ne fume plus ! 🖥️ Page Facebook Je ne fume plus ! #JNFP 🎧 Podcast Dialogues autour de la défume ! Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
"Je ne fume plus"... trois mots comme une libération. Mais avant d'en arriver là, il faut traverser le feu. Françoise Gaudel, tabacologue et psychologue, ex fumeuse devenue tabacologue, a créé un refuge pour les "défumeurs" comme elle les appelle. Un groupe d'entraide et un podcast en trois temps: avant, pendant et après la clope. Pas de morale, pas de miracle, juste des outils de la vérité et un souffle retrouvé. 🖇 Références : 🚭 https://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/ 💪 Association Je ne fume plus ! 🖥️ Page Facebook Je ne fume plus ! #JNFP 🎧 Podcast Dialogues autour de la défume ! Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙 Chaque année, le mois de novembre est désormais le "Mois sans tabac". Rose a arrêté de fumer depuis 5 mois. Pour en parler elle reçoit la psychologue addictologue et tabacologue Marine Soucin 💬 " La drogue dure par excellence, c'est le tabac. Pratiquement tous les consommateurs vont devenir dépendants. 7 secondes : pour qu'à partir du moment où vous faites le geste d'inhaler, vous ayez une récompense au niveau cérébral. " Le "Mois sans Tabac" s'épanouit au sein de ce novembre, orchestrant des initiatives à travers l'Hexagone afin de mobiliser ceux touchés par cette dépendance. 15 millions de Français, précisément. Toutefois, pourquoi est-il si ardu de mettre un terme à cette habitude, malgré son impérieuse nécessité ? Marine Soucin, psychologue et tabacologue œuvrant à l'hôpital Bicêtre, au Val-de-Marne, pour éclairer cette question, esquisse dans quelques vidéos que vous trouverez aisément sur Youtube, les fondamentaux de l’addiction à la nicotine. On y apprend, notamment, que la cigarette crée 3 sortes de dépendances : la dépendance d'ordre comportemental, qui s'installe insidieusement à travers la routine. La dépendance physique qui signifie que le corps crée de nouvelles réceptivités cérébrales pour accueillir la nicotine. Enfin, la dépendance psychique qui offre l’illusion de détente et de relaxation. Alors, qu’est-ce qui fait de la cigarette non seulement la drogue la plus addictive au monde, mais aussi celle qui cause le plus de victimes ? Comment mettre toutes les chances de notre côté pour que cette cigarette soit la dernière? On parle de patchs, de vape, d’hypnose, de la méthode Allen Carr. On fait le tour de la seule substance qui ne modifie pas le comportement, et qui pourtant attire et piège encore, pour le geste, la fumée, et le soulagement du manque qu’elle crée ! Tandis que novembre se pare des couleurs de l'automne, donnons-lui également une teinte de défi, celle du "Mois Sans Tabac" ! Pour trouver une adresse de tabacologue dans sa région : ► Je trouve un tabacologue Le lien vers l'application gratuite de tabac info service : ► Je télécharge l’application pour arrêter de fumer Des consultations téléphoniques gratuites avec des tabacologues : ► Le 39 89 Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Chaque novembre, c'est le "Mois sans tabac". Marine Soucin, psychologue et tabacologue à l'hôpital Bicêtre le rappelle sans détour: la drogue dure par excellence, c'est le tabac. En 7 secondes, la nicotine active le cerveau et tout commence. Trois dépendances: une illusion de liberté physique comportementale psychique. On parle de patch, de vape d'hypnose, de méthode à Allen Carr et surtout de ce geste qu'on croit choisir alors qu'il nous tient. Pour trouver une adresse de tabacologue dans sa région : ► Je trouve un tabacologue Le lien vers l'application gratuite de tabac info service : ► Je télécharge l’application pour arrêter de fumer Des consultations téléphoniques gratuites avec des tabacologues : ► Le 39 89 Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre : disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être ℹ️ Pour plus de contenus autour de cet épisode, rendez-vous sur Instagram : @contreaddictionspodcast & sur le web (épisodes par thématiques, ressources...) 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
🎙Cette semaine, on parle addiction sous le prisme de la personne et non du produit avec Masha Zabat, thérapeute humaniste. 💬 " Quand on a été traité comme un objet toute sa vie, on continue à se traiter comme un objet et on traite aussi les autres comme des objets, y compris quand on a très, très peur de vexer de blesser. En fait, on n'est pas en lien, on n'est pas en contact. Et ça, ça peut être violent de le découvrir. Parce qu'on peut avoir ce besoin d'acceptation inconditionnelle: "azime-moi comme je suis". Et en fait le thérapeute humaniste, Il va aussi être là pour dire: "je peux t'aimer comme tu es si j'existe aussi pour toi". Parce que c'est ça être en lien. C'est comme ça aussi qu'on va pouvoir se libérer de l'addiction et de tout ce dont on a besoin pour survivre, c'est en apprenant à se connecter. Et je ne peux pas me connecter si je me traite comme un objet, ou que je traite les autres comme des objets .". Tu veux arrêter. De fumer. De manger sans faim. De scroller jusqu’à t’oublier. De revenir vers ceux qui te blessent. Tu veux arrêter de t’abîmer. Et tu t’en veux de ne pas y arriver. Notre invitée est de celles qui t’expliquent pourquoi. Pourquoi l’addiction n’est pas un caprice, ni un manque de self-control, mais une réponse intelligente à un manque de sécurité. Pourquoi tant de thérapies échouent, parce qu’elles jugent le symptôme au lieu de l’écouter. Parce qu’elles t’apprennent à “tenir bon”, à “ne rien attendre de l’autre” — alors que tu crèves justement de solitude. Et si c’était ça, le problème ? Ces approches trop mentales, trop analytiques, qui renforcent ce que le trauma avait déjà désintégré : le lien, la sécurité, le corps. Masha Zabat fait partie de celles qui n’ont pas supporté cette dissonance. Celles qui ont dû s’abîmer pour savoir comment on se soigne. Celles qui ont tenté d’être parfaites dans des costumes trop serrés : Sciences Po, la marine, un master administratif. Celles pour qui l’hypersensibilité a longtemps été un fardeau qu’on n’a pas su reconnaître — alors elles l’ont planquée. Crises de boulimie dans un couloir militaire. Fumée pour dissiper la peur. Addictions en rafale. Et cette phrase en boucle : ce n’est pas la vie que je veux. Alors Masha a bifurqué. Elle s’est formée à l’approche Rogérienne, centrée sur la personne, au trauma complexe, à la théorie polyvagale. Et compris : la clé, ce n’est pas la discipline. C’est la sécurité. Aujourd’hui, elle accompagne d’autres comme elle : des êtres ultra-sensibles, souvent enfermés dans des protocoles trop étroits. Elle crée des groupes à distance, humanistes et expérientiels. Où l’on ne cherche plus à « réparer », mais à revenir au lien, à restaurer ses contours, ses limites. L’approche de Masha Zabat est humaniste : elle part de la personne, pas du problème. Aujourd’hui, avec Masha Zabat, on va parler ensemble de ce que c’est, se respecter, vraiment. Pas en théorie, mais dans sa chair. 🖇 Références : 💻 Boule de vie ⛑️ https://bouledevie.com/guerir-tca-addictions-groupe-therapie-humaniste/ ▶️ Masha Zabat Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Retrouvez Rose sur Instagram : @rosekeren || Site officiel
Tu veux arrêter de fumer, de manger sans fin, de revenir vers ceux qui te blessent ? Mais si le problème c'était pas toi ! Si l'addiction n'était pas un manque de volonté, mais une réponse a un manque de sécurité. Macha Zabat, thérapeute humaniste, nous parle du corps, du lien d'une nerf vague et de pourquoi on ne guérit pas en se contrôlant, mais en se re connectant. Un épisode pour celles et ceux qui veulent arrêter d'essayer d'arrêter. 🖇 Références : 💻 Boule de vie ⛑️ https://bouledevie.com/guerir-tca-addictions-groupe-therapie-humaniste/ ▶️ Masha Zabat Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on parle de revenir dans la lumière grâce à la sobriété avec Sébastien Farran, producteur et manager d'artistes. 💬 " Je m'étais fabriqué, puisque évidemment le dépendant se fabrique des tonnes d'histoire très, très claires, et je m'étais dit: "c'est super, donc le mois où je suis à Paris, je peux me la coller énorme". Donc là, j'avais étudié ma journée en quatre siestes, comme ça, je pouvais boire, dormir, reboire, dormir, etc. Il n'y a plus que ça qui importait pour moi. Je travaillais quand même et je crois que beaucoup de gens ne s'en sont pas rendus compte.". On croit parfois que l’addiction est une erreur de parcours. Un bug dans la partition. Mais c’est aussi un langage. Une grammaire intime de ceux qui ont appris très tôt à vivre à côté d’eux-mêmes. Elle s’écrit en excès, en silences, en mensonges polis. Elle se cache dans les coulisses, quand le rideau est tombé et qu’il ne reste plus que soi. Notre invité aurait pu continuer comme ça longtemps. Faire comme si tout allait bien. Faire comme si, tout court. Comme si les tournées remplissaient des salles alors que les cachets vidaient sa vie. Comme si manager les autres suffisait à tenir debout, quand sa propre existence lui échappait. Comme si la vitesse, c’était de la puissance. Comme si le bruit couvrait le vide. Comme si courir plus fort pouvait empêcher de tomber. Mais un jour, faire semblant ne suffit plus. Un jour, ça craque. Le corps lâche. L’amour aussi. Alors il faut s’arrêter, et dire enfin la vérité. Au moins à soi. Depuis, il avance autrement. Plus lentement. Plus sobrement. Il redécouvre ses enfants, les autres, et redessine sa vie dans un groove plus doux, parfois sobre, parfois totalement clean. On croit tout savoir sur Sébastien Farran. Le manager rock’n’roll, à cheval entre deux mondes : le hip-hop des années 90 et la mythologie Johnny Hallyday. Un mec de l’ombre passé dans la lumière à force d’éclairer les autres. Ce qu’on sait moins, c’est ce qu’il a traversé, seul, en coulisse. Parce qu’avant d’être “Terror Seb”, il a surtout été son propre tyran. Alors aujourd’hui, j’avais envie de parler non pas du manager, mais de l’homme. Pas pour parler de NTM ou de Johnny. Mais de lui. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Il a managé NTM, Joeystarr, Johnny, Terror Seb, le manager rock and roll qui courait plus vite que la vie. Mais derrière les tournées pleines, il y avait une vie vide dee sens et de lumière. Aujourd'hui, Sébastien Farran raconte la chute et ce qu'il a trouvé après. Le réel, le silence et la sobriété. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, nous prenons la mesure de l'importance des urgences addictologiques avec le Dr Frank Questel médecin référent aux urgences addictologiques de l’Hôpital Lariboisière – Fernand-Widal 💬 " Je pense que les addictologues doivent réfléchir à des circuits courts, des circuits d'addictologie courts. C'est à dire: comment on fait pour choper un patient qui passe aux urgences avec un problème d'addiction, comment on fait pour le capter ? Et ça, c'est quelque chose qui doit être discuter aux sein de la communauté addictologique. Et puis effectivement, plus spécifiquement sur ces patients qui ont des troubles cognitifs, oui, c'est aux addictologues, je pense, de se saisir de ce problème là, qui ne sera de toute façon pas pris en charge par d'autres spécialités qui pourraient éventuellement s'en charger, mais qui ont d'autres choses à faire.". Les urgences addictologiques de l’Hôpital Lariboisière – Fernand-Widal, ouvertes depuis 2019, répondent à un défi de grande envergure : faire face à l’explosion des crises liées aux addictions complexes. Overdoses, polyconsommations, épisodes psychotiques, troubles psychiatriques… Ici, des vies se jouent dans l’urgence. Ce service, encore rare en France, s’efforce de combler un vide dans la prise en charge hospitalière des patients les plus marginalisés, là où l’addiction rencontre la détresse sociale. Mais ce quotidien est chargé d’épreuves. Entre le manque de structures adaptées, les troubles neurocognitifs sévères , et la gestion de substances émergentes telles que le GHB ou son substitut industriel, le GBL, les équipes font face à des situations complexes. Le Dr Franck Questel, médecin référent, incarne cette lutte quotidienne. Avec son équipe pluridisciplinaire, il mêle intervention d’urgence et accompagnement à long terme, en partenariat avec des initiatives comme Resalcog qu’il préside, un réseau dédié aux troubles cognitifs liés à l’alcool, tels que le syndrome de Korsakoff, , ou les crises de delirium tremens, marquées par des hallucinations et une confusion aiguë. Dans cette réalité où chaque patient est un défi, les urgences addictologiques tentent d’apporter des réponses innovantes et humaines. Notre invité nous livre une médecine de terrain, exigeante et résolument humaine, où l’urgence au présent côtoie la nécessité de bâtir un avenir. 🖇 Références : 💻 Association Resalcog Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Overdose, crise de délirium tremens, psychoses sous GHB, à l'hôpital Lariboisière Fernand Vidal, les urgences addictologiques font face chaque jour à des situations extrêmes, là où l'addiction croise la détresse sociale et médicale. Dr Frank Questel, médecin hospitalier à l'APHP, référent et acteur dans cette bataille quotidienne, nous raconte ce que c'est que d'être en première ligne face à ces crises invisibles pour le grand public. 🖇 Références : 💻 Association Resalcog Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, nous rencontrons une actrice clé du système de santé autour de l'addiction: Ariane Pommery-de-Villeneuve, patiente-experte. 💬 " Moi, si je m'en suis sortie, c'est parce que des gens ont cru en moi. C'est parce que cette psychologue a cru en moi, parce que les membres du groupe de parole ont cru en moi, les soignants ont cru en moi. Tu vois au début, je l'ai fait vraiment pour remercier l'institution. Et après, je l'ai fait parce que j'aimais ça. En fait, je suis encore étonnée qu'on on ait pu croire que j'avais des ressources. Ce que j'aime moi, c'est voir les ressources des autres avant même qu'ils ne les aient perçues.". On a souvent dans la tête une image de l’expert : blouse blanche, jargon sec, regards fuyants dans les couloirs d’hôpital. Mais il y a les autres. Celles et ceux qui n’ont pas seulement lu la définition de l’addiction, mais qui l’ont traversée. Subie. Affrontée. Et parfois quittée. Ou pas tout à fait. Parmi eux, notre invitée Ariane Pommery-de-Villeneuve. Ancienne juriste, elle a vécu 25 ans de dépendances : boulimie, anorexie, alcool, tabac. Les troubles alimentaires ont commencé à 15 ans, l’alcool à 25. Et lorsque les crises ont cessé, c’est l’alcool qui a pris toute la place. Elle dit d’elle qu’elle transforme tout en addiction — le sport, la randonnée, le vélo. Aujourd’hui diplômée en addictologie, elle est « patiente experte ». Elle enseigne à la faculté de médecine Descartes pour former les futurs généralistes à détecter ce qui ne se dit pas. Elle intervient à la Pitié-Salpêtrière pour développer le partenariat patient, et à l’hôpital Paul Brousse où elle a longtemps accompagné des personnes dépendantes. Elle agit aussi dans les entreprises, où elle organise des cercles de parole. À Lazare, une colocation solidaire, où une étude d’impact a montré que depuis l’intervention de patients experts, les exclusions avaient chuté de moitié. Ce titre – patiente experte – reste maladroit pour dire ce qu’elle incarne : une parole qu’on ne trouve dans aucun manuel. Pas des protocoles, mais des vérités : la honte, le manque, les matins sales, les rechutes, les silences. Aujourd’hui, elle forme, elle accompagne, elle ouvre la parole là où elle est encore verrouillée. Elle agit pour que l’addiction ne soit plus perçue comme un risque RH, mais comme une question de santé publique. Et pour rappeler que le silence, parfois, est plus toxique que les produits. 🖇 Références : 💻 France Patients Experts Addictions FPEA 💻 Association de prévention et d'aide à l'insertion APEA 💻 Association Lazare, colocations solidaires Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Elle a tout transformé en dépendance: la bouffe, l'alcool, le sport et même la randonnée. 25 ans à courir après un manque: boulimie, anorexie, alcool, tabac. Aujourd'hui Ariane Pommery de Villeneuve n'est plus seulement patiente. Elle est patiente-experte. Elle forme les médecins, accompagne les entreprises et rappellent une vérité essentielle: Parfois, le silence est plus toxique que les produits. 🖇 Références : 💻 France Patients Experts Addictions FPEA 💻 Association de prévention et d'aide à l'insertion APEA 💻 Association Lazare, colocations solidaires Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on explore les méandres de l'addiction numérique chez les jeunes avec l'autrice Laura Poggioli. 💬 " Ils ont conscience du mal que ça leur fait. Et dans une rencontre à laquelle j'ai assistée il n'y a pas longtemps, parce que tout le monde me raconte évidemment, il y a une enseignante en primaire ou au collège, je ne sais plus... En tout cas ce qu'elle me disait, c'est qu'ils étaient en colère. Ils disent: "oui, pourquoi est-ce que les adultes nous laissent avoir ces outils-là". Donc moi, je crois quand même pour les plus jeunes, on pourrait réussir à mettre en place des choses". Ça commence dans un service d’addictologie. Un lieu qui soigne sans juger. Où défilent des visages jeunes, parfois très jeunes, happés par une drogue parfaitement légale. Silencieuse, invisible, omniprésente. Une drogue à la portée de tous, à commencer par les enfants : les écrans. Ils passent jusqu’à treize heures par jour sur leur téléphone. Le week-end, l’écran devient une extension d’eux-mêmes. Un refuge. Un piège. Les ados parlent d’angoisse, d’isolement, d’envie de mourir. D’une volonté de s’éteindre. De dépendances multiples. Aux médicaments, aux jeux vidéo, à la pornographie, à toutes les substances, connues, moins connues. La scarification pour supporter la douleur: celle des émotions insupportables. Et ce n’est pas un roman noir. C’est notre époque. Il s’appelle Époque, justement. Il a été écrit après un stage en immersion à l’hôpital Robert-Debré, dans une unité de pédopsychiatrie spécialisée en addictologie. L’autrice a tout vu, tout ressenti. Pas seulement les diagnostics, pas seulement les chiffres : les visages, les regards, les silences aussi. Et cela a résonné en elle, car elle a connu ces mêmes failles. Dans son histoire, dans ses propres démons, elle a été happée par ces mêmes dépendances. Elle a vu l'isolement, la solitude, les addictions, et elle les a vécus. Dans Époque, les écrans ne sont pas qu’un symptôme : ils sont une loupe sur nos solitudes. L’addiction numérique, chez les enfants, chez les ados, chez nous tous en filigrane. Elle y explore les conséquences – sommeil éclaté, phobie scolaire, isolement, angoisses – mais surtout, elle interroge : comment on en est arrivés là ? Et comment on en sort ? Pas de ton moralisateur. Juste la mise en lumière d’un système, d’un engrenage, d’un miroir dans lequel personne n’a envie de se regarder. Elle écrit comme on tire un fil. Celui de sa propre histoire, mêlé à celle des autres. Elle s’appelle Laura Poggioli, et son roman écoute autant qu’il raconte. Une fiction. Mais tout est vrai. 🖇 Références : Linktree 📚 Époque (Éditions L'iconoclaste 2025) 📚 Les trois sœurs (Éditions L'iconoclaste 2022) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
13 heures d'écran par jour, des ados en détresse, des émotions trop fortes pour vouloir rester vivant... Dans Époque, Laura Poggioli raconte ce qu'elle a vu dans un service d'addictologie. la solitude, les dépendances l'effondrement silencieux d'une génération. Un épisode puissant sur l'addiction numérique, les écrans, la douleur, qu'ils cachent et ce qu'il reste à reconstruire. 🖇 Références : Linktree 📚 Époque (Éditions L'iconoclaste 2025) 📚 Les trois soeurs (Éditions L'iconoclaste 2022) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on décrypte comment les jeux d’argent sont devenus un véritable enjeu de santé publique avec Thomas Amadieu, sociologue et enseignant-chercheur à l'ESSCA. 💬 " La spirale du jeu et des conséquences associées au jeu, peut être plus rapide lorsqu'on a déjà des vulnérabilités sociales, lorsqu'on est déjà dans une situation de précarité. C'est d'ailleurs pour ça que ça pose problème qu'il y ait un ciblage publicitaire aussi sur cette dimension là". Adrénaline, frisson, illusion du contrôle. C’est souvent comme ça que ça commence. On joue pour le plaisir. Pour la chance. Pour voir. En France, les jeux d’argent rapportent 6 milliards d’euros par an. 13 millions de personnes jouent au Loto chaque vendredi. Pour certains, c’est une distraction. Pour d’autres, c’est plus que sérieux. On mise d’abord pour s’amuser, puis pour se refaire, et finalement pour survivre. 0,6 % de la population développe une addiction sévère. Un chiffre qui paraît dérisoire, mais derrière lui, des visages : des jeunes, des précaires, des invisibles. Derrière l’apparente légèreté du jeu, se cache un marketing redoutable : des dispositifs conçus pour nous faire rejouer, des promesses alléchantes, et une stratégie de séduction fondée sur des mécaniques perdantes. Parce que l’addiction n’est pas un accident. C’est le cœur même du système. Les jeux ont changé. La loterie d’hier a cédé la place aux paris en ligne, aux algorithmes de rétention, à la publicité agressive et aux influenceurs qui vendent le rêve du gain facile à une jeunesse fragilisée. Ce n’est plus un jeu. C’est une industrie, avec ses codes, ses sponsors, ses services VIP pour joueurs compulsifs, et un storytelling millimétré qui transforme l’addiction en business model. Et c’est de ce système dont nous allons parler aujourd’hui. De ce qu’il fait à nos cerveaux, à notre perception du risque, du gain et du besoin irrépressible de plus. De cette mécanique qui transforme le désir de richesse en une quête dévorante. Et pour cela, je suis chanceuse, justement, de recevoir Thomas Amadieu, professeur à l'ESSCA, chercheur associé au groupe d’étude des méthodes de l’analyse sociologique de la Sorbonne et auteur de La fabrique de l’addiction aux jeux d’argent, qui a passé des années à analyser ce phénomène, à décrypter comment les jeux d’argent sont devenus un véritable enjeu de santé publique, avec un rôle ambivalent de l’État, à la fois régulateur et acteur du marché. Alors combien ça nous coûte, vraiment, les jeux d’argent ? En temps, en liens, en santé mentale ? Qui protège les plus vulnérables ? Que peut-on faire pour reprendre le contrôle ? Les jeux d’argent n’ont de jeu que le nom. Et l’enjeu, lui, est immense : protéger ceux qui perdent gros, souvent en silence, pendant que d’autres misent sur leur détresse. 🖇 Références : 📚 La fabrique de l’addiction aux jeux d’argent (Editions Le Bord de l’eau, 2021) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Gratter, parier, miser et puis tomber. Bienvenue dans un système ou perdre est la règle, rejouer une promesse et l'addiction un busines-plan. Derrière les jackpots, des cerveaux sous influence. Derrière les paris, des vies à découvert. Avec Thomas Amadieu, sociologue et enseignant-chercheur à l'ESSCA, on parle de ceux qui misent gros et perdent en silence pendant que l'état encaisse. 🖇 Références : 📚 La fabrique de l’addiction aux jeux d’argent (Editions Le Bord de l’eau, 2021) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on parle d’une addiction invisible : l’argent, ou quand dépenser devient une fuite avec Marie X. 💬 "J'étais complètement tarée ! Je me disais: "bon, je vais payer mon loyer tard dans le mois, parce que ça se trouve ma propriétaire, elle sera peut être morte". Comme ça, peut-être, Je le payerais pas. Donc non, pas de valeurs, jamais. J'ai du mal à me dire que l'argent ça vaut quelque chose". « Bonjour, je m’appelle Marie, et je suis débitrice compulsive. » Une phrase banale pour certains, une révélation fracassante pour d'autres. Derrière ces mots se cache un combat, une lutte contre un démon moderne : la dépendance à l’argent. Aujourd’hui, on tend le micro à une voix anonyme, mais tellement familière. Parisienne d’une soixantaine d’année, Marie vit à Paris, et pourrait être votre voisine, votre amie ou peut-être même… vous. Retraitée, d’un parcours artistique, elle s’est longtemps laissée emporter par la passion de consommer : fringues, vacances de rêve, luxe, tout y est passé. « Je ne peux pas dire j’aime l’argent. Pour moi, l’argent n’a pas de valeur. Et c’est bien là le problème. » a-t-elle avouée dans le podcast Thune. Ceci n’a rien d’un remake de Pretty Woman mais plutôt d’un thriller au suspens insoutenable : Va-t-elle réussir à payer mon loyer ce mois-ci ? Mais fort heureusement, l’histoire de Marie, se termine bien, chez les Débiteurs Anonymes, un espace de répit pour ceux qui, comme elle, ne savent plus comment poser un frein. Un de nos premiers invités m’avait soufflé: « On n’arrive pas en Débiteurs Anonymes. On y échoue. » Une phrase brute qui dit tout : on y vient quand on a tout perdu. Inspirés du programme des Alcooliques Anonymes, ces groupes offrent un lieu pour oser en parler, entouré de personnes qui comprennent et vivent les mêmes dérives. Il n’est pas question de donner des leçons de morale ou de budgétiser à la virgule près, Il s’agit de reprendre le contrôle. Et notre invitée partage avec nous les outils qui l’ont aidée à apaiser son rapport chaotique à l’argent et amorcer son rétablissement. C’est une histoire de relation au manque, de lien, de spiritualité. Un espoir pour tous ceux qui savent – ou ignorent encore – qu’ils dysfonctionnent avec l’argent. 🖇 Références : 💻 https://debiteursanonymes.org/ Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
"Bonjour, je m'appelle Marie et je suis débitrice anonyme". Une phrase qui claque, qui dérange, qui fait écho parce qu'on parle souvent d'addiction, mais rarement de celle-là. La dépendance a l'argent. Dépenser pour se remplir, pour exister jusqu'à frôler la chute libre. Dans ce nouvel épisode de Contre-addictions, on tend le micro à Marie X, une voix anonyme, mais une histoire universelle. Son salut: les Débiteurs Anonymes, un espace où on n'arrive pas par curiosité, mais quand on a tout essayé. un groupe ou on apprend à se réconcilier avec l'argent, sans honte ni culpabilité. Dépensier compulsif, accro au crédit, angoissé par l'argent... Et si on en parlait. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on emprunte un chemin spirituel avec Charlotte Hoefman 💬 "Et en apprenant à jardiner, c'est-à-dire à répéter des actions dans mon quotidien, à prendre soin de tout ça, mais purement dans la matière avec des plantes - symboliquement, c'est tout bête - et bien, j'ai appris à faire la même chose à l'intérieur de moi. Et c'est tout simple.". Pourquoi tant de personnes en quête de sens sombrent-elles dans l’addiction ? Est-ce un échec, ou un passage obligé ? Une errance, ou un chemin mal balisé ? Aujourd’hui, on s’attaque à une question essentielle : le lien profond entre addiction et spiritualité. Parce que derrière chaque dépendance, il y a une quête. Une tentative, consciente ou non, de toucher autre chose. D’atteindre un état. De fuir une douleur. J’ai consommé les vidéos de Charlotte Hoefman comme une addict. Une après l’autre, sans pouvoir m’arrêter. 242 vidéos. Comme une assoiffée qui ne trouve jamais assez d’eau pour se sentir apaisée. Parce que l’addiction, ce n’est pas seulement une histoire de substances. C’est un besoin viscéral de remplir un vide, de calmer une agitation intérieure, de retrouver une connexion qu’on a perdue… ou qu’on croit avoir perdue. L’addiction serait-elle une fausse route vers la spiritualité ? On parle souvent de drogue, d’alcool, de jeu, mais rarement du fait que la quête de sens elle-même peut devenir une dépendance. Accumuler les lectures, les enseignements, les pratiques, chercher des réponses encore et encore… sans jamais s’arrêter. Comme si le prochain livre, la prochaine vidéo, la prochaine révélation allait enfin tout débloquer. Et puis il y a l’autre face de la médaille : quand on transmet, quand on enseigne, quand on partage. Charlotte, tu as une chaîne YouTube. Tu mets ton savoir en lumière, tu guides, tu expliques, tu aides. Mais est-ce que ce n’est pas, à un moment donné, une autre addiction ? Une dépendance aux retours, aux vues, aux likes ? Parce que dans l’addiction comme dans la spiritualité, il y a un piège : croire qu’on avance, alors qu’on tourne en rond. Chercher à combler un manque, alors que la clé est ailleurs. Alors aujourd’hui, on va explorer tout ça. L’illusion de la liberté, les fausses pistes, et surtout… ce qui peut vraiment nous libérer. Avec moi pour en parler, Charlotte Hoefman. Une rencontre qui a changé ma vision de la vie. Il y a un avant, et un après. Mais après, justement… on fait quoi ? 🖇 Références : 💻 Réveil des consciences Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
L'addiction est une errance ou un passage obligé, une fuite ou une initiation. Et si nos dépendances étaient des signaux, des boussoles mal réglées. Peut-on se perdre dans la quête de sens ? Et quand la recherche d'éveil devient-elle un piège ? Les états modifiés de conscience, les réseaux sociaux, les TCA: comment déconstruire pour se libérer ? Un épisode profond et éclairant avec Charlotte Hoefman, parce que comprendre ne suffit pas, il faut vivre l'expérience. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on saute dans le vide pour une meilleure maîtrise avec le champion de France de Wingsuit et photographe Adrien Devillette. 💬 " Je ne sais pas si je me considère addict, mais je pars du principe qu'il faut s'amuser globalement dans la vie. Et en fait, pour s'amuser, il faut être bon. Et pour être bon, il faut en faire. Et du coup, tout devient vachement plus amusant quand on est bon dans la chose sur tous les sujets. Et du coup, le parachute est venu comme ça et maintenant, je pilote. Ça, c'est un rêve d'enfance. ". Il y a ceux qui sautent dans le vide pour fuir. Et ceux qui sautent pour s’ancrer. Pour rester au monde. Ceux qui boivent pour oublier, et ceux qui y renoncent pour ne rien manquer. Et puis ceux, plus rares, qui transforment l’adrénaline en discipline. Ceux qui, à force de tomber, ont appris à tenir debout. Notre invité, lui, a testé les deux. Les nuits trop longues, les réveils flingués, l’alcool jusqu’à 5h du mat' avant de bosser à 7. Un ancien naufragé des nuits blanches. Aujourd’hui, il est plutôt de ceux qui sifflent un Perrier au milieu des pintes. Mais aussi celui qui fait le tour du périph' en moto pour dormir. Il a choisi de faire de ses excès un moteur. De son désir de « plus », une discipline. De son vide intérieur, un point de départ. Il n’a pas cherché à calmer la pulsion, mais à l’encadrer. À la respecter.Il aurait pu devenir accro à mille substances. Il a préféré le sport. Parce que dans le saut, dans la boxe, dans le cardio, il y a l’oubli et la lucidité en même temps. Parce qu’il fallait que ça tape fort pour que ça apaise. Adrien est photographe de luxe la semaine, et cascadeur de l’extrême les week-ends : il photographie des corps figés, et saute pour sentir le sien vivant. Il dit de lui qu’il est “forcément addict à l’adrénaline”. Mais ici, il s’agit d’une autre addiction. Celle à la justesse du geste. À l’instant parfait. À la ligne fine entre la vie et la chute. Le flow, comme les yogis, les méditants, les sportifs de haut niveau, et tous ceux qui ont la chance de le toucher, le nomment. Je suis très heureuse de recevoir aujourd’hui Adrien Devillette, 34 ans, champion de France en wingsuit performance. Il incarne une génération qui cherche à canaliser ses excès non pas dans la fuite, mais dans la maîtrise. Et on va parler de saut, de flow, de contrôle, d’accidents, de fêtes oubliées, de discipline de métal, et de comment remplacer une descente par une bonne grosse chute libre. 🖇 Références : 📸 https://www.instagram.com/adrien.devillette/ 🎞️ https://adriendevillette.com/ Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Il aurait pu sombrer dans toutes les dépendances. Il a choisi la plus rare: celle au flow, ce moment suspendu où tout devient instinct, où la chute devient maîtrise, où l'adrénaline calme au lieu d'exciter. Photographe de luxe la semaine, champion de Wingsuit, le week-end Adrien Devillette transforme le vide intérieur en ligne de fuite, mais pas pour fuir... pour rester en vie. Un épisode en apesanteur entre ciel et terre, où on va voir comment on remplace une redescente, par une bonne grosse chute libre. 🖇 Références : 📸 https://www.instagram.com/adrien.devillette/ 🎞️ https://adriendevillette.com/ Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Dans ce 2ème épisode, on parle de dépendance affective comme d’un sevrage, de reconstruction, d’entraide, et surtout, de lumière avec Sarah Barukh, écrivaine et activiste. 💬 " Je conseille systématiquement aux veilleuses d'écrire une lettre à leur enfant intérieur. Mais il y a des révélations folles, des mémoires traumatiques qui se réveillent et un sentiment immédiat d'avoir comblé quelque chose à l'intérieur. Tu pardonnes à l'adulte que tu as été d'avoir délaissé cet enfant. Et du coup, tu es en accord avec toi même. Mais ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça "Les veilleuses" aussi. C'est une petite lumière... C'est une petite lumière à l'intérieur que tu rallumes. ." Dans la première partie, Sarah Barukh nous a raconté son histoire. On a parlé de relations toxiques, de violences conjugales, de sidération. Et puis, on a senti le basculement… Une autre énergie, des mantras, de la méditation, la spiritualité, les vies antérieures… Et cette révélation capitale que tu nous as laissée en suspens — frustrante au possible, faut dire ce qui est ! Alors maintenant, on reprend là où on s’était arrêté. Parce qu’on veut aussi comprendre ce qu’elle a fait de cette histoire. Comment elle en a fait une lumière pour d’autres. Sarah a fondé l’association 125 et après, dans la foulée de son livre "125 et des milliers", publié le 8 mars 2023. 125 femmes par an, tuées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Ce chiffre est devenu cri de ralliement. Dans ce livre, 125 voix prennent la plume pour dire non à l’emprise, au silence, à l’indifférence. Et pour en finir avec les schémas qui mènent aux féminicides. De là est née la communauté des Veilleuses. Un programme. Une philosophie. Un engagement simple et fort : « Je ne te promets pas de te sauver. Je te promets de t’aider à trouver l’énergie du départ. ». Les veilleuses, pour sevrer l’attachement toxique, comme on décroche d’une addiction. Avec un programme en 12 actions, inspiré des groupes de soutien comme les AA. Parce que oui, l’emprise est une dépendance, nourrie par l’épuisement, la sidération, la peur du vide. Et il faut une force immense pour en sortir. Ou juste une main. Une présence. Une Veilleuse. 🖇 Références : 🌴 Linktree Sarah Barukh ▶️ association 125 et après Faire un don à l'asso 📚 125 et des milliers: 125 personnalités racontent 125 victimes de féminicides (Éditions Harper Collins, 2023) De bleu, de blanc, de rouge et d’étoiles (Éditions Harper Collins Traversée, 2024) 🎧 Podcast "Rester vivantes" Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
⚠️ Attention, cette semaine le récit (en 2 épisodes) de notre invitée Sarah Barukh, écrivaine et activiste, parle de violences et d’emprise. Écoutez-le dans les meilleures conditions possibles. Si vous avez besoin d’aide, appelez le 3919. 💬 " La violence est une addiction, qu'il s'agisse des victimes ou des coupables, la violence est traumatique et crée une relation systémique à l'addiction, à cette violence pour la victime et pour le coupable puisque la violence est traumatique pour les deux. Un jour, ma psy m'a dit une phrase qui a été totalement libératrice pour moi. Elle m'a dit il n'est pas responsable d'être malade. Il est responsable de ne pas se soigner." Sarah Barukh grandit dans un héritage de luttes. Un père médecin, exilé tunisien. Une mère, fille de rescapés d’Auschwitz, institutrice par conviction. De la pauvreté, du militantisme, une certitude : se taire, c’est déjà perdre. D’abord lectrice chez Gaumont, elle publie plusieurs romans ("Elle voulait juste marcher tout droit", "Le Cas Zéro"), interrogeant mémoire et transmission. Mais en 2023, elle passe de la fiction au manifeste. Brisée une première fois par un viol en Israël alors qu’elle est encore jeune, puis lentement étouffée par une relation sous emprise qui l’isole de ses proches et la consume à petit feu, Sarah Barukh mettra des années à reprendre le contrôle de sa vie. Mais plutôt que de sombrer, elle transforme ses blessures en combat. Elle publie "125 et des milliers" (HarperCollins), un ouvrage collectif pour donner voix aux victimes de féminicides, porté par 125 autrices et personnalités. Les bénéfices sont reversés à l’Union nationale des familles de victimes. Mais écrire ne suffit pas. Elle crée des outils concrets : un test en ligne discret ("Suis-je victime de violences ?"), un refuge d’urgence ("Une chambre à soi") et des interventions dans les commissariats, écoles et entreprises. En mars 2024, son histoire et son combat prennent une autre dimension avec "Vivante(s)", un documentaire Canal+ signé Claire Lajeunie. Le titre dit tout : elle est debout. Et elle n’a pas l’intention de s’arrêter. Avec "Les Veilleuses", elle propose une rupture radicale : se libérer d’un agresseur comme on se défait d’une addiction. Inspirée des groupes de soutien anonymes, l’association refuse la fatalité. Ici, on veille, on soutient, on se relève. Sarah Barukh n’écrit pas pour plaire, mais pour comprendre, réveiller, agir. Son dernier roman, "De bleu, de blanc, de rouge et d’étoiles" , entrelace les destins de ceux que l’Histoire broie : une psychiatre hantée par les attentats, un réfugié érythréen, une adolescente pakistanaise, un exilé algérien. Toujours le même fil conducteur : la résistance. « Mon rêve, écrit-elle : Faire aimer la nuance, le discernement et l’envie de construire plutôt que de semer la haine et le chaos. Vous restez ou vous partez, mais évitez de me violenter, même par les mots. Cela dit, j’en ai vu d’autres. Et même mourante, je ne me tairai plus jamais. » 🖇 Références : 🌴 Linktree Sarah Barukh ▶️ association 125 et après Faire un don à l'asso 📚 125 et des milliers: 125 personnalités racontent 125 victimes de féminicides (Éditions Harper Collins, 2023) De bleu, de blanc, de rouge et d’étoiles (Éditions Harper Collins Traversée, 2024) 🎧 Podcast "Rester vivantes" Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Sarah Barukh, écrivaine et activiste, transforme la douleur en combat, passant de la sidération à l'action avec des projets comme "les veilleuses" et "125 et des milliers" offrant des outils concrets pour celles qui veulent se relever. Sortir de l'emprise comme on sort d'une addiction est un défi complexe. Pourquoi revient on vers ce qui nous détruit? Deux épisodes intenses et nécessaires, parce que survivre ne suffit pas, il faut vivre. 🖇 Références : ▶️ association 125 et après Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on partage la parole essentielle des proches de dépendants avec Jérôme Adam, réalisateur du documentaire Tout pour être heureux ? 💬 " Mon frère, il est lucide. Il sait que ce qu'il fait, c'est pas bon pour sa santé. Il sait qu'il est en train de se tuer. Et c'est ce que j'appelle les démons. C'est plus fort que lui. Et ces allers-retours entre lucidité et démons, ça pour moi, ça a été le plus difficile à vivre. Et pour mon père aussi. Parce que je me souviens de la dernière soirée avec mon frère. C'est le jour de ses 35 ans et il est super bien. Et je ne peux pas supporter en fait de le voir aussi bien, alors que je sais que par ailleurs, il se fout en l'air avec l'alcool et qu'il est en train de se tuer à petit feu et que ça tombe dans 24 h ou 48 h, je vais le voir très, très mal. Et donc je sors de table et je me cache derrière une armoire et je me mets à pleurer en disant: "mais ce n'est pas possible, c'est pas possible d'être aussi bien que ça et puis d'être aussi mal dans quelques heures". Voilà, plus tard, quand je mettrais des mots là dessus, c'est ce que je veux appeler les allers-retours entre lucidité et démons. ". Tout commence par une tragédie. En 2008, il perd son frère aîné, Cédric, emporté par les addictions. Un deuil immense. Une douleur qui ne se limite pas à l’absence. Parce que l’addiction ne tue pas seulement ceux qui en souffrent. Elle ronge aussi ceux qui restent. Elle laisse des familles brisées, des proches à bout de souffle, écrasés par l’impuissance, la culpabilité, la colère. Face à ce chaos, il refuse de rester spectateur. Il enquête, il cherche à comprendre. En 2022, il réalise un documentaire : Tout pour être heureux ?. Un film qui brise le silence, qui donne la parole à ceux qu’on entend rarement : les proches. Ceux qui aiment, qui espèrent, qui s’effondrent. Ceux qui restent, avec leurs questions sans réponse et une douleur qui ne s’éteint jamais vraiment. Le film résonne. Plus de 16 000 spectateurs. Des débats, des témoignages, des larmes, des déclics. Chaque projection devient un espace où l’on dépose un peu de ce poids. Mais il ne s’arrête pas là. Il veut aller plus loin. Il crée un fonds philanthropique inédit, dédié à la prévention, pour agir avant que l’addiction ne s’installe. Parce qu’on ne tombe pas dans l’addiction par hasard. Parce qu’un manque d’outils, un stress mal géré, une douleur tue peuvent ouvrir la voie à l’irréversible. Chef d’entreprise, conférencier, auteur, il a fait de son parcours une mission. Un engagement concret pour ceux qui, comme lui, ont vu l’addiction détruire un être aimé. Aujourd’hui, il est avec nous. Il s’appelle Jérôme Adam. 🖇 Références : 🎥 Tout pour être heureux ? Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
L'addiction ne détruit pas seulement ceux qui la vivent. Elle ravage aussi ceux qui reste. Il porte la douleur, l'impuissance, la colère et la culpabilité. Souvent en silence. En 2008, Jérôme Adam perd son frère Cédric emporté par l'addiction. Ce drame aurait pu l'écraser. Il en fait un combat avec notamment le documentaire: Tout pour être heureux ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on parle d'acceptation avec l'actrice Noémie de Lattre. 💬 " Donc je me dis: "allez, tu sais quoi ? J'arrête de me flageller, je fais au mieux. J'ai eu la chance de trouver cette drogue qui me permet de fonctionner et qui ne m'abîme pas. Voilà. Je suis heureuse et j'ai l'impression que le chemin qui me reste à faire n'est pas, comme je l'ai cru pendant des années, un chemin vers l'arrêt, mais un chemin vers l'acceptation. Mais je pense que c'est ça, c'est ok. Je suis comme ça, j'ai une jambe de bois. ". Il y a ces moments où on se dit qu’on a enfin trouvé un équilibre. Où on croit qu’on a laissé derrière nous ce qui nous faisait tomber. Et puis, un jour, on se rend compte qu’on n’a fait que déplacer le problème. On ne consomme plus ceci, mais on s’accroche à cela. On ne fume plus, mais on bosse sans relâche. On ne boit plus, mais on coche des listes, on suit des rituels, on trouve toujours un autre point d’appui. Un autre refuge. L’addiction, ce n’est pas juste une question de substance. C’est une mécanique. Un engrenage qui s’adapte, qui se transforme, mais qui reste là, en fond sonore. Parfois discret, parfois assourdissant. On pense en être sorti, mais il suffit d’un moment de creux, d’un trop-plein, d’un vide à combler, et voilà qu’on replonge, autrement. Notre invitée connaît bien ce cycle. Noémie de Lattre, autrice, actrice, féministe engagée, a tout connu ou presque : la coke, l’alcool, les clopes – deux paquets par jour pendant vingt ans – et aujourd’hui, ce médicament à la codéine qu’elle n’a pas encore réussi à lâcher. Dans une vidéo récente, qui nous laissait tous à réfléchir, si j’en crois les commentaires qui se sont propagés comme une traînée de poudre, elle posait les choses avec une sincérité brute : "Et si mes obsessions, mes compulsions, mes addictions, c’étaient juste mes béquilles après un accident ? Pourquoi passer ma vie à essayer de les jeter, alors qu’elles m’aident à avancer ?" Parce que c’est aussi ça, l’addiction. Ce n’est pas toujours une descente aux enfers spectaculaire, ce n’est pas toujours un drame visible. Parfois, c’est une gestion de l’équilibre, un dialogue permanent entre ce qu’on voudrait être et ce qu’on est réellement. Entre le contrôle et l’abandon. Alors, doit-on passer sa vie à essayer de se débarrasser de ces béquilles, ou peut-on simplement accepter qu’elles font partie du chemin ? Comment vit-on avec cette part de soi, sans honte et sans déni ? ⚠️ Avertissement ⚠️ Dans cet épisode, il est question d’un médicament prescrit dans le cadre d’un parcours personnel de rétablissement. Ce traitement est strictement délivré sur ordonnance et ne saurait en aucun cas être considéré comme une solution universelle. Nous ne faisons aucune apologie de médicament, ni de protocole. C’est le témoignage de Noémie, singulier, sensible et honnête, que nous avons choisi de partager. Parce qu’il peut éclairer, résonner, aider. Si le nom du médicament est évoqué, c’est par souci d’authenticité et de transparence, en cohérence avec la ligne du podcast Contre-Addictions : tendre le micro à des parcours vrais, sans filtres, mais toujours avec discernement. Prenez soin de vous, et n’hésitez pas à en parler à un professionnel de santé si vous êtes concerné·e. 🖇 Références : 🎭 L'harmonie des genres à La Gaîté Montparnasse Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Noémie de Lattre, actrice, autrice et féministe engagée A tout connu ou presque. La coke, l'alcool, la clope et aujourd'hui ce médicament à la codéine qu'elle n'arrive pas à lâcher. Dans une vidéo coup de poing, elle posait la question qui dérange: et si mes addictions étaient juste mes béquilles après un accident, pourquoi les jeter si elle m'aide à avancer ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on s'intéresse à l’économie de l’attention, guidée par les algorithmes, a transformé notre rapport à l’information, au temps et à nous-mêmes, au point de faire de notre attention une liberté menacée avec Bruno Patino, président d'ARTE. 💬 " Quelques anciens patrons "repentis" de la Silicon Valley, disent souvent: "notre économie, c'est une économie de casino" et on connaît bien la dépendance au jeu. On sait bien qu'il y a des gens qui sont interdits de casino parce que justement, ils ont développé une telle addiction au jeu qui ne sont plus capables d'être indépendants d'une machine à sous. Donc il y a une forme de dépendance au numérique qui existe. Et cette dépendance, elle est tout sauf accidentelle en réalité. C'est à dire qu'elle est produite pour des raisons largement économiques. ". Nous ne choisissons plus l’information, elle nous assiège. Chaque jour, chaque seconde, un flot incessant de notifications, de vidéos en autoplay et de fils d’actualité sans fin capte notre attention, la fragmente et l’exploite. Autrefois, s’informer relevait d’un acte volontaire. Aujourd’hui, nous sommes pris dans un cycle où l’instantanéité remplace la réflexion, où la surabondance d’informations finit par nous désorienter plutôt que nous éclairer. Nous sommes entrés dans l’ère de la dépendance aux algorithmes. Conçus pour maximiser notre engagement, ils transforment nos moindres sollicitations en réflexes conditionnés. Chaque clic déclenche une récompense, chaque scroll prolonge l’illusion du choix, chaque notification nous arrache un fragment de liberté. Nous sommes enfermés dans une immédiateté perpétuelle qui façonne nos désirs, nos décisions et, au fond, nos existences. Notre invité nous avertit de cette nouvelle réalité où l’économie de l’attention ne se contente plus de capter notre regard : elle façonne notre rapport au temps et à nous-mêmes. Bruno Patino, journaliste et auteur, président du directoire d’ARTE France depuis 2020, vice-président d’ARTE GEIE depuis 2025 (groupement européen d’intérêt économique) et spécialiste des médias, explore l’économie de l’attention et l’addiction numérique dans La civilisation du poisson rouge (2019) et Tempête dans le bocal (2021). Une civilisation se transforme sans que nous en prenions pleinement conscience. Mais l’attention n’est pas qu’une ressource, c’est une liberté. La question est de savoir si nous sommes encore capables de la défendre. 🖇 Références : 📚 La civilisation du poisson rouge: Petit traité sur le marché de l'attention (Éditions Grasset, 2019) 📚 Tempête dans le bocal: La nouvelle civilisation du poisson rouge (Éditions Grasset, 2022) 💻 https://www.mediaaddictsanonymous.org 👩🎓 Algorithmes Anonymes (Rose) J’ai commencé par te dire mon prénom,mes secrets bidons, mes mensurationsJe t’ai donné les clés de ma maison,Les codes, mon solde, mes pulsations. J’ai accepté de croquer tes cookies,Ajouté des rêves dans tes listes d’envies.J’ai scrollé, cliqué, validé,La politique de ton monde quadrillé. Mais toi, tu n’oublies rien.Tu archives mon destin,Dans le désert d’Arizona.Tu lis dans mon karma,Comme dans un livre ferméPuisque qu’on ne lit plus jamais J’oublie que tu comptes mes pas,et mes heures prises entre tes bras.Tu sais le contenu de mon frigidaire,Ce qu’il y manque,mes coups de Poker Tu te joues de nous comme une machine à sous,Une info qui brille, puis rien du tout.Le frisson de l'attente, jackpot ou des clous Tu m’as appris à ne plus attendre,À tout voir sans jamais comprendre.Alors je reste, j’veux compléter.Auto-play, enchaîné, accéléré Manger des images, et tout oublier. Désir éteint avant d’exister Je n’ai plus de nuit, je n’ai plus de veille, Je n’ai plus d’envies Je n’ai plus sommeil Mais avec toi j’ai peur de rien Je suis plus bonne à rienSi j't’ai pas sous la main. Boulimie de chocolat devant tes médiasTu fais écran à mes tracas.Je sais où aller, je sais quand partir,Quoi écouter, regarder, et quoi lire. Mais Aujourd’hui, je prends la décision ultime :Je me rends aux Algorithmes Anonymes. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Chaque scroll, chaque clic, chaque notif: ton cerveau en redemande et les algorithmes le savent. Ils t'observent, t'analysent, t'apprivoisent. L'attention est devenue une monnaie d'échange et toi, tu es la marchandise, un jackpot d'information, mais au final: rien. Une vidéo en chasse une autre. L'addiction numérique, une drogue comme une autre ? Bruno Patino, spécialiste des médias, président d'ARTE et auteur de "La civilisation du poisson rouge", décrypte l'économie de l'attention et les mécanismes qui nous tiennent captifs. Dopamine, biais cognitifs, perte de concentration: qui contrôle vraiment qui ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on vous partage une confidence inédite: le parcours et combat contre l'addiction à l'héroïne d'Olivier Delacroix, documentariste, chanteur et animateur français de radio et de télévision 💬 " Je ne serais pas l'homme que je suis aujourd'hui, si je n'étais pas passé par là parce qu'aujourd'hui je sais pourquoi je suis passé par là. Je sais comment et ce que j'ai été chercher dans tout ça. Je sais aujourd'hui quelle lumière m'habite et illumine chaque jour de ma vie sans drogue. Et puis surtout, voilà. Il faut absolument que je parle à tous ces gens qui vont écouter ce podcast pour leur dire combien la vie est possible sans drogue et surtout que c'est possible de s'arrêter. ". Notre invité c’est une voix, un regard, une façon d’être là, entier, sans détour. Depuis 13 saisons, il donne la parole à ceux qu’on n’écoute pas. Il capte les silences, les fêlures, les vérités qu’on n’ose pas dire. Il rêvait d’être reporter de guerre. Il est devenu un guerrier du reportage. Hyperactif, touche-à-tout, il a vécu mille vies : régisseur, chanteur, producteur… Aujourd’hui, il sillonne les grandes artères parisiennes sur son scooter, enchaînant les tournages et les émissions nocturnes sur Europe 1. Son émission Dans les yeux d’Olivier est un succès incontournable, et ses Antennes libres captivent plus de 200 000 auditeurs par son écoute sincère, sans filtre. Il aborde tous les sujets : sociaux, familiaux, spirituels, profondément humains. Mais il parle peu de lui-même. Pourtant, son parcours est unique, forgé dans l’épreuve, mais aussi et surtout dans la gratitude et l’amour de la vie. Nous nous sommes rencontrés lors d’un tournage qu’il me consacrait. Ce jour-là, entre deux entretiens, il m’a lancé cette une phrase, presque anodine : "Moi aussi, j’ai connu ça." Ça. L’addiction. L’héroïne. Un combat qu’il n’avait jamais raconté. Pas dans les médias. Pas en public. Parce que dire qu’on a touché à ça, c’est porter une étiquette, c’est affronter le regard des autres. Peu de gens le savent. J’ai le privilège et la responsabilité d’explorer avec lui cette partie de son histoire, dans le seul but, me dit-il, d’aider celles et ceux qui souffrent de cette maladie. Parce que dire qu’on a été addict à l’héroïne, c’est affronter une double peine : celle de la dépendance elle-même, et celle du regard des autres. Aujourd’hui, il parle. Pas pour se justifier. Pas pour s’excuser. Juste pour dire : "C’est une maladie, et on peut s’en sortir." 🖇 Références : 📺 Dans les yeux d'Olivier - France 2 📻 Libre antenne - Europe 1 Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
C'est une confidence inédite, une leçon de résilience. Il est l'homme au dreadlocks, la voix des oubliés, le regard des invisibles. Mais ce jeudi, Olivier Delacroix, enlève le masque pour la première fois. Il raconte son parcours et son combat contre l'addiction à l'héroïne. Une parole forte. Un moment rare à ne pas manquer. 🖇 Références : 📺 Dans les yeux d'Olivier - France 2 📻 Libre antenne - Europe 1 Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on parle d'un grand tabou dans notre société: l'alcoolisme au féminin avec la co-réalisatrice du film "Des jours meilleurs" (sorti le 23 avril) Elsa Bennett et la productrice Vanessa Djian (Daï Daï Films) 💬 " Elsa Bennett: J'espère vraiment que ce film va être préventif et va aider les gens à retrouver de l'espoir. C'est une comédie. Je veux dire, c'est un film qui amène de la lumière. Vanessa Djian: et c'est vrai que l'équipe du film en faisant le film, en le voyant, on a tous revu notre façon de consommer ". Des jours meilleurs, ce n’est pas un film sur l’alcool. C’est un film sur ce qu’on planque au fond du verre. Sur ce qui se dit à voix basse dans les salles de bain, entre deux gorgées de solitude. Un film sur celles qu’on appelle “courageuses” quand elles arrêtent, mais qu’on traite de “folles” quand elles commencent. Des jours meilleurs, c’est une claque tendre. Une comédie dramatique, oui. Mais surtout un miroir, braqué sur un tabou immense : l’alcoolisme au féminin.Pas les soirées arrosées à la Sex & the City. Pas les verres instagrammables, levés entre copines au coucher du soleil. Pas les petits rouges qui accompagnent un plateau de fromage. Mais ceux qu’on boit seule. Parfois le matin, dans une tasse à café. Ceux qu’on cache dans le placard à balais, ou qu’on descend d’un trait en douce dans les toilettes du boulot. Les vraies femmes, les vraies vies : celles qu’on perd. Et celles qu’on récupère. C’est Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani. C’est des mères, des actrices, des survivantes. C’est la onzième cure, la première chute, le dernier déni. C’est l’histoire de Suzanne, qui oublie le frein à main et met ses enfants en danger. L’histoire de Diane, qu’on ne reconnaît plus. L’histoire de celle qui n’est pas alcoolique et qui aime juste « faire la fête ». C’est un centre, une communauté, une course dans le désert pour réapprendre à vivre — sans l’alcool, sans honte, sans masque. Mais derrière ces visages connus, il y a deux femmes. Elsa Bennett, co-réalise ici son premier long-métrage de fiction, avec une précision sensible, et une bienveillance qui ne lâche jamais ses personnages. Elle cadre ce film comme on tient une main. Et Vanessa Djian, productrice, fondatrice de Daï Daï Films, pour qui ce sujet est une histoire de famille, une douleur transmise, une mémoire vivante. Un duo de femmes qui racontent les femmes. Leurs luttes, leurs fuites, leurs rechutes. Mais surtout leur force. Ce film, c’est un début de réponse. Il est sorti en salle le 23 avril. Moi, j’ai pleuré. Et j’ai ri. Souvent les deux à la fois. Parce que je m’y suis vue, en face. Dans ces silences qui hurlent « à l’aide ». Dans cette douleur noyée dans des litres d’oubli — et qu’on n’oublie malheureusement plus. J’étais en apnée, tout du long. Avec cette envie féroce qu’elles s’en sortent. Le vertige des rechutes. La fatigue de la honte. Cette souffrance-là, je la connais par cœur. Et elle m’a traversée. Encore. Ce film m’a cueillie et touchée là où je croyais être déjà guérie. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
"Des jours meilleurs" réalisé par Elsa Bennett et Hippolyte Dard, produit par Vanessa Djian, Daï Daï Films avec entre autre Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani et Clovis Cornillac, n'est pas un film sur l'alcool. C'est un film sur la solitude, sur la honte sur les femmes qui tombent et celles qui essaient de se relever. J'ai ri, j'ai pleuré, les deux en même temps, à la fois, souvent, parce que j'ai ressenti tout le désespoir que l'on peut ressentir quand on se croit foutu. Pourquoi ce film doit exister ? Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce que ça veut dire être une femme face à l'alcool et à la honte ? Comment le cinéma peut casser le silence et faire respirer ce qu'on tait. Des jours meilleurs à l'affiche le 23 avril 2025 Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on vous emmène dans un véritable voyage entre science et expérience humaine, à la croisée des chemins entre le possible et l’impossible avec Antonin Blanc, reporter chez Konbini et John, premier patient français à guérir de l'alcoolisme par thérapie psychédélique. 💬 " John : J'ai changé de mode en fait. Là maintenant, je vis. J'étais vraiment en survie. C'était même plus de la survie, là, ça devenait des fois... je pouvais m'étonner que: "Tiens je me suis pas fait choper!". Antonin: C'est l'enjeu de réussir à s' habiter, de se réhabiter en tout cas et de se ressentir. Mais parce qu'à l'intérieur de ça, ça peut être tellement désagréable, tellement en souffrance qu'on n'a pas envie d'y être. On s'en va". Des champignons hallucinogènes pour traiter l'alcoolisme sévère ? Ce qui semblait relever de la science-fiction est aujourd'hui une réalité médicale qui se dessine. Dans un contexte où l'alcoolisme et la dépression constituent des fléaux mondiaux, une étude clinique inédite réalisée au CHU de Nîmes explore l'usage de la psilocybine, un psychédélique longtemps stigmatisé, pour traiter ces pathologies dévastatrices. Dans ce cadre, une première au monde : une séance de 6 heures sous psychédélique, accompagnée d’un suivi intensif, pourrait équivaloir à une année de thérapie. Cette approche révolutionnaire cherche à restaurer la souplesse cognitive des patients, leur permettre de briser les schémas rigides de l'addiction et de redonner un sens à leur existence. Antonin Blanc, journaliste chez Konbini, a eu l'opportunité de suivre de près cette expérience. Dans un documentaire stupéfiant, c’est le moins qu’on puisse dire, il nous fait plonger dans les coulisses de cette étude, où les patients affrontent leurs traumatismes les plus enfouis au moyen de cette thérapie psychédélique. Il explore également les implications profondes de cette thérapie, qui pourrait bien redéfinir les paradigmes de la santé mentale et de l'addiction. Parmi les patients suivis, John, un père de famille de la cinquantaine, a accepté de partager son histoire. Après avoir lutté des années contre un alcoolisme sévère, il a subi une session de psilocybine. Ce qu'il a vécu, et ce qu'il en retire aujourd’hui, témoigne d’une transformation émotionnelle et mentale prodigieuse - une expérience qui repousse les frontières de la guérison. Quelles sont les véritables promesses et limites de cette approche ? Peut-on vraiment redéfinir la manière dont nous traitons l'alcoolisme et la dépression à travers des substances jadis interdites ? C’est ce que nous tenterons de comprendre dans cet entretien, dans lequel Antonin Blanc et John nous guideront à travers les enjeux scientifiques, humains et philosophiques d'une révolution thérapeutique en marche. 🖇 Références : 📹 Des champignons hallucinogènes contre l'addiction ? 🚐 https://psychedelicare.eu 🎧 À écouter aussi dans "Contre-Addictions" : Les thérapies psychédéliques avec le Dr Olivier Chambon : https://lnk.to/CAEpisode30 📚 Livres Olivier Chambon : "Les nouvelles thérapies psychédéliques" 2022 (Éditions Trédaniel), "L'éveil psychédélique" 2021 (Éditions Leduc)Olivier Chambon et Stephan Schillinger : "Psychédéliques entre science et spiritualité" 2024 (Éditions Trédaniel)Aldous Huxley : "Les portes de la perception" 2001 (Éditions 10/18)Stéphanie Chayet : "Ces substances interdites (pour le moment) qui guérissent" 2021 (Pocket)Dominique Nora : "Voyage dans les médecines pyschédéliques" 2025 (Éditions Grasset) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Des champignons hallucinogènes pour soigner l'alcoolisme sévère: Science-fiction ? Plus maintenant. Au CHU de Nîmes, une étude inédite explore le pouvoir de la psilocybine, ce psychédélique longtemps tabou, pour briser les chaînes de l'addiction et de la dépression. Une séance de six heures sous psychédélique: l'équivalent d'une année de thérapie, une promesse de transformation profonde. Antonin Blanc, journaliste chez Konbini, a suivi cette expérimentation hors norme. Il nous emmène dans l'intimité de John, ancien alcoolique, dont le voyage sous psilocybine a bouleversé l'existence. 🖇 Références : 📹 Des champignons hallucinogènes contre l'addiction ? 🚐 https://psychedelicare.eu Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, on tente de retrouver la liberté perdue face à la dépendance avec Dr Jean-Marc Benhaiem, médecin hypnothérapeute. 💬 " Prendre un antidépresseur, un anxiolytique, et bien je suis sûr que je contrôle quelque chose parce que je doute de mon corps. Mais en faisant ça, on augmente l'intensité de l'envie de contrôle que nous avons tous au détriment de l'autre mode qui dit: "est-ce que t'es vraiment "dans" la vie ou tu es pas en train de t'éloigner du corps et, on s'éloigne de notre propre existence ". En France, chaque année, des millions de personnes se tournent vers les somnifères, les antalgiques, les anxiolytiques et les benzodiazépines pour apaiser leurs angoisses, leurs douleurs ou leurs insomnies. 150 millions de boîtes de benzo sont vendues annuellement, et 13 millions de Français consomment des antidouleurs. Ces chiffres interpellent, mais derrière eux se dessine une réalité plus inquiétante : la dépendance, ce mal insidieux qui transforme le remède en poison. Accoutumance sournoise, effets secondaires en cascade, sevrage infernal… Ces médicaments, conçus pour soigner, finissent par piéger. Comprendre cette mécanique, c’est aussi questionner nos rapports à la douleur, au confort et à cette recherche incessante de solutions rapides. Pourtant, une autre voie existe. Une voie qui repose sur des solutions durables, ancrées dans la nature et dans la force insoupçonnée de l’esprit humain. Il ne s’agit pas d’une baguette magique, mais d’une clé pour se retrouver, pour reprendre ce que la dépendance avait volé : notre liberté. Parce qu’au-delà des pilules miracles, il y a une force que l’on oublie trop souvent : notre esprit, ce grand architecte du changement. Le vrai antidote ? Comprendre que rien n’est gravé dans la pierre. Et pour explorer pleinement cette perspective, nous avons la chance d’accueillir l’un des pionniers de l’hypnose médicale : le docteur Jean-Marc Benhaiem. Médecin hypnothérapeute visionnaire, fondateur du premier diplôme universitaire d’hypnose médicale en France, ancien praticien des centres de la douleur de Cochin et Ambroise-Paré, et directeur du centre Hypnosis depuis près de 40 ans. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence, notamment "L’Hypnose ou les Portes de la guérison" et "Une nouvelle voie pour guérir" ou "Arrêter de fumer sans se prendre la tête", un coffret comprenant des séances d’hypnose audio. Alors, que sait-on vraiment de l’addiction aux médicaments en France ? Comment l’hypnose peut-elle devenir un allié dans le processus de rétablissement ? Et quelles leçons tirer des travaux du Docteur Benhaiem ? 💊 L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a lancé ce 10 avril une campagne de sensibilisation pour alerter sur les risques qui sont associés à la surconsommation de benzodiazépines, les médicaments contre l'anxiété ou contre l'insomnie comme le Xanax, Lexomil, Imovane, Temesta. 👉 En savoir plus : www.lesmedicamentsetmoi.fr 🎥 Solutions alternatives 🖇 Références : 📚 L’Hypnose ou les Portes de la guérison et Une nouvelle voie pour guérir (Éditions Odile Jacob, 2022) 📚 Arrêter de fumer sans se prendre la tête (Éditions First, 2021) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Chaque année, des millions de français se tournent vers les somnifères, les antalgiques, les anxiolytiques et les benzodiazépines pour apaiser leurs angoisses, douleurs ou insomnies. Ces médicaments censés être des solutions, finissent souvent par piéger ceux qui les prennent. Pourtant, une autre voie existe une solution durable basée sur la force insoupçonnée de l'esprit humain. L'hypnose, loin d'être une baguette magique devient une clé pour retrouver la liberté perdue face à la dépendance. Rendez-vous avec le docteur Jean-Marc Benhaiem, pionnier de l'hypnose. 💊 L'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) a lancé ce 10 avril une campagne de sensibilisation pour alerter sur les risques qui sont associés à la surconsommation de benzodiazépines, les médicaments contre l'anxiété ou contre l'insomnie comme le Xanax, Lexomil, Imovane, Temesta. 👉 En savoir plus : www.lesmedicamentsetmoi.fr 🎥 Solutions alternatives 🖇 Références : 📚 L’Hypnose ou les Portes de la guérison et Une nouvelle voie pour guérir (Éditions Odile Jacob, 2022) 📚 Arrêter de fumer sans se prendre la tête (Éditions First, 2021) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Comme chaque année depuis 3 ans Contre-addictions participe au Podcasthon ! Un évènement caritatif pendant lequel des centaines d’animateurs et animatrices de Podcasts se mobilisent pour mettre en valeur le monde associatif et ses valeurs! Cette année Contre-addictions a choisi de mettre à l’honneur l’Association Addictions France. 💬 " On va avoir tendance un peu à stigmatiser, à penser que c'est toujours l'autre. Et du coup, avec ses parcours de vie, on voit bien que les personnes... on choisi jamais, en fait, d'être dans l'addiction. Que c'est des circonstances aussi qui font. Mais au bout d'un moment, ben voilà, il y a ces centres dans lesquelles elles peuvent venir se faire accompagner et retrouver de l'humain, de l'estime de soi. ". Présente depuis plus de 150 ans, l’Association Addictions France agit sur tous les fronts. Alignée sur les stratégies nationales de santé et de lutte contre les addictions (2023-2027), elle intervient sur toutes les conduites addictives, avec ou sans substances (alcool, tabac, cannabis, médicaments, jeux…). Ses actions s’adaptent aux publics vulnérables (jeunes, précarité, milieu carcéral) et aux différents lieux de vie. Fondée sur la réduction des risques et des dommages, son approche repose sur des valeurs humanistes : respect, non-jugement, autonomie et inclusion. Objectif : renforcer les compétences individuelles, prévenir les usages à risque et limiter les dommages liés aux addictions. Ses interventions, menées par des professionnels, garantissent une efficacité et une éthique rigoureuses. Pour en parler, Myriam Savy, directrice de la communication et du plaidoyer d’Addictions France. Son rôle ? Faire entendre la voix des personnes concernées, bousculer les idées reçues et pousser les décideurs à agir. Avec nous aussi, un acteur de terrain qui connaît la réalité des addictions au plus près : Pierre-Olivier Le Clanche, chef de service au centre d’addictologie de Paris. Il accompagne, au quotidien, celles et ceux qui font face à une dépendance et voit, de l’intérieur, les réussites… et les limites du système actuel. Je vous encourage à visiter le site www.podcasthon.org pour découvrir des centaines d’autres associations à travers d’autres excellents podcasts. C’est aussi l’occasion, si vous en avez la possibilité, de faire une promesse de dons pour l’association Addictions France – et là aussi cela se passe sur Podcasthon.org, très facilement. On compte sur vous et merci pour votre fidélité à ce Podcast!» 🖇 Références : 🎧 Podcast En substance Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
La semaine prochaine, c'est le Podcasthon. Comme chaque année depuis 3 ans Contre-addictions participe au Podcasthon ! Un évènement caritatif pendant lequel des centaines d’animateurs et animatrices de Podcasts se mobilisent pour mettre en valeur le monde associatif et ses valeurs! Nous recevrons dans ce cadre, Myriam Savy et Pierre-Olivier Le Clanche de l’Association Addictions France. Nous parlerons de la réduction des risques et de ses dommages, et de l'approche humaniste de cette association: respect, non jugement, autonomie et inclusion. Objectif: renforcer les compétences individuelles, prévenir les usages à risques et limiter les dommages liés aux addictions. 🖇 Références : 🎧 Podcast En substance Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, nous explorons la psyché des ados avec Julia Fajerman, psychologue et thérapeute spécialisée dans le travail avec les adolescents. 💬 " Mon père m'a dit un jour une phrase qui a déterminé tout le reste, je pense. C'est qu'il m'a dit: "Tu sais, tu seras tentée par plein de trucs, mais, le plus dur, c'est d'y résister". Et là, je me suis dit: "Ok ! Si moi je résiste, je suis trop forte". J'ai quand même testé beaucoup de choses. Mais par contre, la force, c'est de ne pas être prisonnière de ce truc-là". "Les Ado sont-ils des addicts en puissance, ou les addicts des ado en puissance ", avais-je demandé au neuroscientifique Grégoire Borst, invité de l’épisode 17 de la saison 2 de Contre-addictions. Un épisode passionnant dans lequel nous avions exploré l’adolescence sous l’angle des neurosciences. Parce que le cerveau d’un adolescent, encore en construction jusqu’aux alentours de 25 ans, joue un rôle central dans son instabilité. Cette immaturité neurologique influe directement sur les comportements, notamment sur les prises de risque. On parle souvent de la vulnérabilité de l’adolescence, et c’est pour cette raison que le lien avec l’addiction est bien réel. Mais aujourd’hui, nous sortons un peu du cerveau de l’ado pour entrer dans sa psyché. L’adolescence, c’est cette période où tout change : le corps, les émotions, la manière de voir le monde. Un moment où la vie prend des airs de montagnes russes. L’adolescent cherche à se définir, à trouver sa place, tout en affrontant des bouleversements qui peuvent parfois sembler insurmontables. Julia Fajerman, notre invitée est psychologue, thérapeute spécialisée dans le travail avec les adolescents, et créatrice d’Adostrophe, un podcast qui a la singularité de recueillir les témoignages de personnalités sur leur propre adolescence. Elle donne la parole à des adultes qui reviennent sur cette période clé de leur vie et éclaire les enjeux qu’ils ont traversés. Et pour avoir été l’une de ses invités, je peux vous assurer que ce qu’il en ressort est assez bouleversant ! Qu’est-ce que l’adolescence vient dire de nous, adultes que nous sommes devenus ? Qu’est-ce qui rend cette période si compliquée ? Peut-on revenir, des années plus tard, sur des blessures vécues entre 12 et 17 ans ? Et pourquoi est-il crucial de proposer un espace thérapeutique à un adolescent en souffrance ? 🖇 Références : 🎧 Adostrophe Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
L'adolescence: un âge de tous les possibles, mais aussi une période de vulnérabilité, une période où tout se joue. Où l'identité se cherche entre exploration et risque. C'est un moment clé où les premières addictions peuvent s'installer. Julia Fajerman, psychologue et créatrice du podcast Adostrophe, à travers son regard de clinicienne, nous aide à comprendre pourquoi cette phase de vie influence durablement nos comportements et nos fragilités face aux addictions. 🖇 Références : 🎧 Adostrophe Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
🎙Cette semaine, nous réapprenons à "vivre" avec Fabrice Midal, écrivain, philosophe et enseignant de méditation 💬 "On nous présente depuis l'enfance, un seul modèle. Or, ce modèle ne fonctionne pas, nous rend malheureux, nous rend fous. Et donc du coup, moi, au fond, comme philosophe, j'aurais envie de dire : est-ce que l'addiction que les gens vivent aujourd'hui, vient d'un défaut qu'ils auraient ? Ou est-ce que ce n'est pas induit aussi socialement ? DonC qu'on fabrique des gens qui sont addicts". Addiction ou pas, on court tous après quelque chose : le contrôle, la perfection, la validation. On s’efforce de faire taire nos émotions, de calmer nos colères, de masquer nos angoisses. Pourtant, à force de lutter, on finit par s’épuiser. Et si nous faisions fausse route ? Si, à force de vouloir gagner contre nos addictions, nous avions oublié l’essentiel : vivre. Dans notre quête de contrôle, ne sommes-nous pas en train de nous asphyxier nous-mêmes ? Il existe cependant une autre voie : celle de l'acceptation radicale, du renoncement à l’idéal impossible d’une sagesse parfaite. Aujourd’hui, nous allons parler de désapprendre. Désapprendre la comparaison, la culpabilité, le contrôle. Désapprendre pour redécouvrir qui nous sommes vraiment, dans toute la richesse et la complexité de nos contradictions pour retrouver un chemin vers la liberté intérieure. Notre invité, philosophe, écrivain, et fondateur de l’une des plus grandes écoles de méditation occidentale, nous invite à changer en nous foutant la paix. Il nous parlera de l’évitement, cet ennemi sournois qui nous maintient dans nos dépendances. Mais aussi de l’importance d’embrasser nos vulnérabilités, de laisser place à nos émotions – même les plus inconfortables. Car pour sortir d’une addiction, il ne s’agit pas de se battre, mais d’apprendre à habiter pleinement sa vie, avec tout ce qu’elle comporte de rugueux et de beau. Fabrice Midal nous ouvre la voie de la transformation qui ne commence pas par la lutte. Un chemin où le bourgeon que nous sommes peut enfin éclore, sans se forcer à fleurir. Parce que changer, ce n’est pas devenir parfait. C’est redevenir vivant. 🖇 Références : 🎧 Dialogues par Fabrice Midal 📚 Foutez-vous la paix !: Et commencez à vivre (Flammarion, 2017) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Fabrice Midal, philosophe et maître de méditation, nous invite à un antidote radical : se foutre la paix. Et si, au lieu de lutter contre nous-mêmes, on apprenait à accepter nos vulnérabilités et nos chaos, à habiter pleinement nos vies plutôt que de les fuir. 🖇 Références : 🎧 Dialogues par Fabrice Midal Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on décortique la célébrité et l’ivresse qu’elle procure avec l'écrivaine Maud Ventura 💬 " Pourquoi certaines personnes vont développer ce besoin d'amour, de reconnaissance ? Où est-ce qu'il va se loger, notamment dans les personnalités qui ont besoin de monter sur scène." Idéalement, la célébrité devrait être la conséquence d’un élan créatif, d’un besoin de s’exprimer. Mais que se passe-t-il lorsqu’elle devient une fin en soi , une course effrénée, insatiable, à la reconnaissance ? Comme toute addiction, la quête de reconnaissance enferme dans une spirale sans fin : toujours plus de regards, plus d’amour, plus d’applaudissements. Dans son deuxième roman, Célèbre, Maud Ventura dissèque ce lien complexe entre ambition et insatisfaction, popularité et solitude, discipline et passion, entre l’intime et le regard des autres. Son héroïne, Cléo, obsédée par la lumière, est tout sauf candide ou modeste : elle est humaine. Maud n’en est pas à son premier voyage au cœur des émotions humaines. Après un double master en philosophie et en management, elle a travaillé pour France Inter avant de devenir, en 2021, rédactrice en chef des podcasts chez NRJ. Aujourd’hui, à ses côtés, nous allons tenter de comprendre pourquoi cette quête de reconnaissance est aussi puissante que destructrice . Cette question, à la fois philosophique, psychologique, et spirituelle, est inscrite dans notre cerveau depuis la nuit des temps. Et c’est le striatum, cette zone cérébrale étudiée dans notre entretien avec le neuroscientifique Sébastien Bohler (saison 1, épisode 35) qui en est responsable. Conçu pour poursuivre cinq objectifs primaires essentiels à la survie à la période paléolithique, le striatum est encore aujourd’hui avide de plaisir. Et la quête de pouvoir trône parmi ces 5 besoins, entre le besoin de se reproduire, de se nourrir, et de glaner des informations le tout à moindre effort. Ainsi, chaque marque de reconnaissance a une conséquence physiologique sur l'individu, la libération de dopamine. 🖇 Références : 📚 Célèbre (Édition Iconoclaste, 2024) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
C'est une quête fascinante, une soif insatiable : briller sous les projecteurs. Être vu, reconnu, admiré. Mais derrière l'éclat de la célébrité, une autre réalité se dessine. Plus sombre, plus complexe, comme une drogue dure. Elle peut élever ou consumer. Avec Maud Ventura, autrice de "Célèbre", nous plongeons dans cette spirale, cette ambition et perte de soi que cache cette obsession de la reconnaissance. Peut-on jamais combler ce vide intérieur ? Et pourquoi la célébrité ressemble-t-elle parfois à une addiction ? Maud se livre avec lucidité. Son regard sur le narcissisme, le perfectionnisme et cette quête effrénée qui, au fond, parle de nous tous. 🖇 Références : 📚 Célèbre (Édition Iconoclaste, 2024) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on se penche sur l'addiction aux écrans avec le Professeur Amine Benyamina 💬 " On n'est pas addict à une bouteille. On est addict au contenu, à l'alcool... C'est pareil pour l'écran. Vous voyez que, parfois, on passe d'une application à l'autre, d'un type de contenu à l'autre. Et donc, du coup, c'est quoi le point commun de tout ça ? C'est l'écran." Une fois n’est pas coutume, nous abordons aujourd’hui un phénomène qui nous concerne toutes et tous: Ces objets devenus indispensables, omniprésents, mais surtout... obsédants. Les écrans sont devenus une drogue à part entière, associant excitation, stimulation, libération de dopamine. Scrolling, binging, notifications incessantes, réseaux sociaux à la chaîne, ces appareils sont donc programmés pour nous rendre addicts. Mais que se passe-t-il vraiment derrière ces interfaces ? Pourquoi nos cerveaux, et surtout ceux de nos enfants, sont-ils si vulnérables ? Et surtout, comment en sortir ? Pour entrer en profondeur dans ce sujet captivant, nous avons la chance de recevoir un expert reconnu dans le domaine des addictions et de la santé mentale. Son parcours impressionnant serait difficile à résumer en quelques mots, mais voici quelques faits marquants : Professeur à l’hôpital Paul-Brousse, il est également président de l’association Addict’AIDE, auteur de plus de 150 articles scientifiques ainsi que d’ouvrages académiques, pédagogiques et grand public. Fondateur du congrès international d’addictologie L’ALBATROS, il a récemment co-présidé la commission sur les écrans, dont le rapport, remis au Président de la République, a fait couler beaucoup d'encre. “Ce qui fait la richesse d’une Nation, c’est sa jeunesse, et la nôtre n’est pas à vendre” peut-on lire en introduction à ces 141 pages, titrées en toute transparence « Enfants et écrans : À la recherche du temps perdu ». Le Professeur Amine Benyamina et son équipe ont mis en lumière un constat alarmant : la surexposition aux écrans chez les jeunes, qui ne cesse de croître, et l'urgence d'agir pour protéger nos enfants. On découvre ainsi que ce ne sont pas seulement les outils numériques en eux-mêmes qui posent problème, mais bien ce qui se cache derrière – les algorithmes, le contenu, et surtout, la manière dont ils captent notre attention. Avec 29 recommandations marquantes, ce rapport a été un véritable coup de tonnerre. Les chiffres sont inquiétants : une dépendance à la navigation incessante, des jeunes qui passent parfois jusqu'à 18 heures par jour sur leurs téléphones, et des familles qui, au lieu de dialoguer, se retrouvent scotchées à leurs écrans. 🖇 Références : 📚 « Enfants et écrans : À la recherche du temps perdu » Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Les écrans sont partout. Mais que font-ils vraiment à nos enfants ? Le Pr Amine Benyamina, auteur du rapport "Enfants et écrans : à la recherche du temps perdu" remis au Président de la République, dévoile la face cachée du numérique. Un rapport qui a fait couler beaucoup d'encre. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on lâche rien, on continue notre Dry January avec Nicolas Rey, écrivain. 💬 " Quand j'ai rencontré Fanny, tout ce que j'avais fait comme cure de désintoxication, qui s'était à chaque fois soldée par des récidives, cette fois-ci, comme une évidence, je me suis retrouvé avec la bonne personne au bon endroit, au bon moment. Et j'ai eu l'impression que ma vie pouvait enfin commencer." Notre invité a l’élégance maladroite des poètes, une dégaine de dandy au cœur en vrac, toujours à la recherche de l’instant parfait, de l’instant d’après. Parce que c’est toujours l’instant d’après avec lui, cette intensité qui lui échappe sans cesse et qu’il traque avec la fièvre des grands utopessimistes depuis toujours. « J’ai connu un léger passage à vide entre 11 et 35 ans». Voilà le genre de vérité qu'il assène, l'air de rien, en quelques mots désabusés, comme on pose sa dernière carte au moment où l’on se sait perdant. Il s’est fait l’auteur des naufrages intimes qui finissent en Prix de Flore, d’une vie chancelante entre intensité et abandon, comme si chaque jour était à la fois une promesse et une déception. Comme Françoise Sagan, il fait partie de « la grande famille des intranquilles », et avoue avoir la tremblote depuis sa naissance. Il narre sans concession les nuits blanches sans gloire et la poésie de la gueule de bois, reste l’ami fidèle de ceux qui trébuchent, le chroniqueur de ceux qui ont vu le fond et qui, par miracle, savent encore en parler. Lors d’une interview datant de 2008 mais qui refait étrangement surface ces derniers temps, une voix off, grave, entamait son reportage par ces mots « Nicolas a bu pour ne pas grandir, mais l’alcool l’a fait vieillir d’un coup. Le vin l’enivrait, la vodka et le whisky l’assommait, la cocaïne le réveillait, et des médicaments l’endormaient. 10 Ans de gueule de bois ». A ce moment-là, Nicolas Rey a 35 ans, et 2 ans d’abstinence derrière lui. Depuis, il a beaucoup écrit, s’est laissé bercé par d’autres addictions, il a écrit encore, une douzaine de livres dont la moitié au moins en flagrant délit de sobriété. Il a décidé de tremper sa plume dans une eau de vie qui ne lui coûte plus la sienne : l’amour avec un grand F, l’initiale du prénom de celle qu’il attendait depuis son premier souffle. « Aller mal, c’est un bon début », ironise-t-il. Mais un début à quoi ? Qu’attend Nicolas de la vie, ensuite ? Quels sont les nouveaux espoirs, accidents, ou combats auxquels il se confronte aujourd’hui ? Je ne cache pas ma joie de recevoir un grand auteur que les contradictions habitent, un esprit très fleur bleu doté d’un humour noir, un amoureux éternel de l’éphémère, un addict invétéré qui ne consomme plus, un homme dont je me sens proche, pour le meilleur et pour le pire ! 🖇 Références : 📚 Médecine douce (Editions Au diable vauvert, 2024) 📚 Un léger passage à vide (Editions Au diable vauvert, 2010) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
10 ans de gueule de bois. Alcool, coke, médocs, pour tenir debout ou s'écrouler. Nicolas Rey, c'est le mec qui a tout testé, tout explosé et qui a réussi à remonter à la surface. Aujourd'hui, Il parle de ses excès, de ses échecs et de ce qu'il reste après la tempête. "Aller mal, c'est un bon début" dit-il. Sobriété, solitude, rédemption : on déballe tout sans filtre. Un épisode spécial Dry january, cash, brut et essentiel. 🖇 Références : 📚 Médecine douce (Editions Au diable vauvert, 2024) 📚 Un léger passage à vide (Editions Au diable vauvert, 2010) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, spéciale Dry January avec Gad Elmaleh, sobre depuis plus de 3 ans 💬 " En fait, j'ai eu une phase où j'essayais de doser... où je me disais : "Voilà, tu vas finir ton show et tu vas prendre un bon verre de vin. T'es prêt à ça ?". J'ai même eu une période où c'était ma carotte. Mais il n'était pas bon. Pas le vin, mais l'acte, le moment, il n'était pas cool. Il n'était pas serein. J'attendais tellement. Je jouais, je faisais mes trucs. J'attendais tellement ce verre de vin." J’aimerais ouvrir ce défi de janvier, plus communément appelé le Dry January, par une phrase que les personnes désireuses de contrôler leur consommation d’alcool ou d’arrêter de boire, ont toutes un jour entendue: «Mais toi, tu buvais pas beaucoup ! T’étais pas alcoolique !». Dans nos imaginaires, il y aurait donc des typologies d’addicts, des profils bien définis. Pourtant, il y a autant de raisons d’arrêter de boire que de profils de buveurs. Peut-être même qu’en réalité, les addictions se logent là où on ne les attend pas: dans une irrépressible envie d’ailleurs, dans une sournoise tristesse, dans l’impatience chronique, ou dans cette quête effrénée d’attention et de reconnaissance. Notre invité sait de quoi il parle. Il y a trois ans et demi, le 21 août 2021, il a fait un choix radical: arrêter l’alcool. Non pour devenir un ascète, mais pour retrouver quelque chose de fondamental qu’il avait perdu: la joie. Pas celle qui éclabousse artificiellement les soirées trop arrosées, mais celle, plus rare, qui nous fait vibrer de l’intérieur. Une joie authentique, qu’on ne trouve pas au fond d’un verre, mais de soi-même. Dans son dernier spectacle, que j’ai eu la chance de découvrir, pas de chichis, pas de chouchou ! Il n’a pas décidé de nous éclater avec des jeux de scénographies grandiloquents, mais c’est la simplicité et la sincérité qui prennent toute la lumière. Il propose un stand-up épuré, porté par une parole juste, se livre sans détour sur son âge, sa quête de bien-être, de sens, et son choix d’une vie libérée des addictions. L’humoriste convoque sa propre histoire, entre questionnements intimes et éclats de rire universels. Plus qu’un simple show, c’est une conversation entre amis, portée par un artiste qui, après avoir tout exploré, choisit la paix et la joie comme boussoles. "Lui-même" est une célébration de l’essentiel. Et justement, la dépendance c’est tout l’inverse. C’est l’abandon de soi au profit d’habitudes que l’on croit nécessaires et qui pourtant n’ont rien d’essentielles. Alors, comment passe-t-on de workaholic à "calmolic" ? Comment un amoureux du vin peut-il entretenir avec ce dernier une relation platonique et olfactive ? Comment apprendre à se poser quand on a passé sa vie à courir ? Et surtout, comment transformer un tempérament addictif en moteur de création et d’épanouissement ? Pour notre invité, la réponse se trouve quelque part entre la spiritualité, la foi, et ce qu’il appelle sa “mission intime”. Nous accueillons, vous l’avez compris, un humoriste, un artiste, un créateur, et un infatigable chercheur de sens, Gad Elmaleh. 🖇 Références : 🎭 Spectacle au Dôme de Paris et en tournée Gad Elmaleh "Lui-même" Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Il y a trois ans et demi, il a dit "stop" à l'alcool. Mais aussi à tout ce qui masquait une quête plus profonde : celle de la joie, de l'authenticité, du sens. Entre confidences touchantes et éclats de rire, l'humoriste explore la vie sans béquilles, loin des artifices de la dépendance. Comment transformer un tempérament addictif en moteur de création ? Et si la sobriété n'était pas une privation mais une libération ? Gad Elmaleh nous partage ses addictions et contradictions. Alors préparez-vous à sourire, à réfléchir et peut-être, vous aussi, à relever le défi du Dry january. 🖇 Références : 🎭 Spectacle au Dôme de Paris et en tournée Gad Elmaleh "Lui-même" Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, immersion dans le XXeme siècle de la chanson qui rimait parfois avec addiction, avec Claude Lemesle, parolier et auteur de succès populaires. 💬 "Pour moi, c'était un palliatif à mon manque total de confiance en moi. Aucune confiance en moi sur aucun plan je veux dire : à la fois sur le plan de l'écriture, mais aussi, par exemple, j'étais le mec le plus timide du monde avant que j'entreprenne de confier mes sentiments à une jeune femme. Soit, si je m'étais écouté, si je n'avais pas bu, il se serait passé en gros 15 ou 20 ans." Son moteur : l’émotion. Sa quête : "La sobriété du mot juste, qui s’acquiert avec beaucoup de temps, de travail, et un passage nécessaire par des tas de méandres", souligne-t-il dans une interview accordée récemment sur Europe1 à la journaliste Emilie Mazoyer. Et les méandres, il les a dûment côtoyés auprès d’artistes aussi torturés que talentueux. Et cela va souvent de pair, soyons honnêtes. Il s’agissait souvent de personnalités enclines aux addictions, d’ailleurs. Dassin, Hallyday, Sardou, Bécaud, Carlos, Reggiani, Mouskouri, Lenorman, Fugain… La liste est bien trop longue, et il est plus aisé de nommer ceux pour qui il n’a pas travaillé que l'inverse : avec 1350 chansons enregistrées sur près de 2500 écrites, aussi bien des chansons phares du répertoire des plus grands, que des pépites méconnues, mais surtout des chansons cultes dont on peut dire « et si elles n’existaient pas » ?… La vie a mis notre invité sur ma route il y a moins d’un an, et depuis, la musique et les mots reprennent leur juste place dans mon coeur. Comme s’il avait réparé quelque chose, simplement par sa présence. Parce qu’il est comme ça, indéfectiblement humain. Humble et conscient de sa valeur. Audacieux et traqueux. Ferme et indulgent. Courageux et fragile. Simple et élégant. Hypermnésique, il se souvient de toutes les paroles des chansons qu’il a écrites mais aussi de toutes celles qu’il n’a pas écrites, et dont il aurait peut-être secrètement aimé être l’auteur. Hypersensible, il a cette manière pudique d’être ému par les choses de ce monde et d’en faire si simplement des hymnes à la vie. Hyperactivité, hyperréalisme, hyperacousie, hyperfectionnisme…. Les "hyper" s’empilent façon Kapla, et on se demande souvent comment ce petit grand homme de presque 80 ans peut transmettre autant de ses envies, de son histoire, de sa passion sans jamais s’épuiser. Encore une preuve que le don est un cadeau que l’on se fait à soi-même. Mais tout ce « trop » ne cache-t-il pas un petit quelque chose de pas assez ? Cette obsession de faire, de laisser une trace à tout prix n’est-elle pas le révélateur d’une peur tenace de disparaître ? Car au-delà de la mort, il y a chez Claude Lemesle, la crainte épouvantable de ne pas avoir existé. « Football, amour, alcool, gloire, frissons, tendresse, je prends tout pêle-mêle et je suis bien partout. » écrit-il pour Serge Reggiani dans le prodigieux « Il faut vivre». Remplir le vide est le propre de l’addiction et cet amoureux de Brassens et de Brel, en sait quelque chose. Il en a croisé des gens avides d’amour, de succès, d’intensité, à commencer par lui-même, sans doute. Dans les vapeurs d’alcool et la fumée des soirées folles parisiennes, qu’on imagine très Alleniennes (de Woody, hein pas de l’haleine, quoique ça marche aussi…), Claude a vécu tant de vies, 2500 exactement. Et il continue, dans la sobriété la plus totale depuis près de 4 ans, de persévérer à vouloir écrire à la fin de la fête « quelque chose a changé pendant que nous passions ». 🖇 Références : 📚 L'art d'écrire une chanson (Éditions Eyrolles, 2024) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Dassin, Hallyday, Sardou, Becaud, Carlos, Reggiani, Mouskouri, Lenorman, Fugain... la liste est bien trop longue et il est bien plus aisé de nommer les artistes pour lesquels notre invité n'a pas pas travaillé, que l'inverse. Avec 1350 chansons enregistrées, des chansons phares, des pépites inconnues, mais surtout des chansons cultes dont on peut dire: "et si elles n'existaient pas". Remplir le vide est le propre de l'addiction et Claude Lemesle en sait quelque chose. À près de 80 ans, il en a croisé des gens avides d'amour, de succès, d'intensité, tout comme lui sans doute, dans les vapeurs d'alcool et de tabac des soirées folles parisiennes, Claude a vécu tant de vies et il continue de le faire sobrement. Bon temps que c'était l'alcool, ma foi, c'était pas le dernier. 🖇 Références : 📚 L'art d'écrire une chanson (Éditions Eyrolles, 2024) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on explore une thérapie puissante : la Gestalt thérapie avec Katia Denard, Gestalt thérapeute. 💬 "La Gestalt, c'est une thérapie que je trouve révolutionnaire pour plusieurs raisons : l'engagement du thérapeute, la relation, le fait qu'on puisse travailler corporellement. Que ce soit une méthode holistique qui prend en compte le corps et l'esprit. Et on en entend assez rarement parler." La Gestalt-thérapie, fondée par Fritz Perls, propose une approche inédite et puissante pour comprendre nos comportements en se concentrant sur l’expérience du moment présent. Basée sur la théorie du contact, cette méthode offre des outils essentiels pour explorer les blocages émotionnels et les schémas répétitifs, souvent à l’origine des comportements addictifs. La Gestalt permet d'identifier les zones de rupture, ces moments où le contact avec la réalité ou soi-même se brise, favorisant ainsi l'émergence de comportements compulsifs ou destructeurs. Notre invitée nous éclaire sur cette approche dans le cadre des addictions. D’abord formée en psychanalyse, Katia Denard a découvert la Gestalt-thérapie lors d’une formation et a été immédiatement convaincue par son pouvoir transformateur. Elle a d’ailleurs décidé de créer le podcast Profane, afin de permettre aux non-initiés d’en apprendre plus sur eux-mêmes, et j’ai pu le vérifier lors de mon passage derrière son micro ! Elle m’a confié avoir un faible pour les addicts, mais aussi que l’investissement que leur prise en charge nécessite ne lui permet pas d’avoir plus de 1 ou 2 patients dépendants à la fois. Oui, parce que la Gestalt c’est ça, enfin celle de Katia en tous cas : remplacer l’addiction au produit par un lien puissant avec le thérapeute. En gros, c’est du full time Job. Nous parlerons de santé mentale, de contraintes existentielles, de conscience plutôt que de jugement, de perfectionnisme, de ressources telles que la respiration, la conscience du moment présent, l’acceptation de soi pour n’en citer que quelques-unes, et nous verrons comment il est possible de transformer l'anxiété sous-jacente aux comportements addictifs en énergie créatrice, mais surtout de rétablir un contact plus authentique avec soi-même et son environnement. 🖇 Références : 🎧 Profane Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Addiction, anxiété, trauma, rupture avec soi-même, la Gestalt thérapie explore ses failles profondes. Katia Denard, thérapeute fascinée par cette méthode puissante, nous partage sa manière pour guider ses patients vers un lien essentiel avec eux-mêmes là où l'addiction cède sa place à la conscience. 🖇 Références : 🎧 Profane Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Attention, cette semaine le récit de notre invité François Creton, acteur, peut heurter la sensibilité de certain.es. Nous avons décidé d’enregistrer et de publier cet épisode dans le seul but de faire passer un message d’espoir, d’amour et de rétablissement. 💬 "Je me sers de l'addiction. Je vais me servir de : "ah ouais, j'ai une vie tellement difficile, tellement malheureuse, c'est normal que je consomme et je me vautre dans la merde, que je me vautre dans mon malheur". En fait, je labourre mon propre malheur pour pouvoir continuer. C'est le truc complètement pervers et complètement démolissant." Lorsque j’ai imaginé le podcast Contre-Addictions, c’était précisément pour recevoir des invités tels que celui que nous avons la chance d’avoir parmi nous aujourd’hui. Rien ne le prédestinait à être en face de moi, heureux, nourri de rêves et de projets, clean, depuis maintenant 6 ans. Il tombe dans la dope comme on tombe sur un ami, qui nous veut du mal. Il commence alors à passer sa vie à courir après le soulagement dans un corps perpétuellement en souffrance. « J’ai tout testé avec excès et violence » dit-il. Tox des années 80, avec tous les risques que cela comporte, le chaos devient son quotidien. Son histoire, il va nous la raconter, mais il s’en est aussi inspiré pour écrire son premier long métrage : « Les héroïques » du jeune réalisateur Maxime Roy. Notre invité, acteur et scénariste français y incarne Michel Kowalski, un quinquagénaire à bout de souffle, perdu entre addiction, précarité et responsabilités familiales. Le film dépeint avec justesse la lutte quotidienne d’un homme égaré, entre un fils aîné, un bébé, et un père mourant. Avec sa veste de cuir marquée "LOSER" ( un clin d’oeil à son premier court métrage, Beautiful Loser), il erre dans un Paris méconnaissable, sa fragilité et sa rage éclatant dès la première scène, un monologue de plus de 3 minutes lors d’une réunion d’Alcooliques anonymes, face à une caméra au poing aussi discrète qu’intense. Mais de cet enfer, Michel, ou devrais-je dire François Creton, va revenir à la vie. Au-delà d’une rédemption personnelle, son témoignage est un hommage aux luttes silencieuses de ceux qui, jour après jour, cherchent à se libérer de l’emprise des addictions. Un cri d’espoir aussi et surtout que François délivre à tous ceux qui ne croient pas aux miracles. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
François Creton, acteur, doubleur et scénariste est un addict exemplaire. Il a commencé à 11 ans, essaye tout et n'importe quoi, avec violence et excès, et sera marié à la conso jusqu'à ce que la mort le répare. Parce que oui, il s'agit bien d'une petite mort scénarisée dans le film "Les héroïques" de Maxime Roy co-écrit avec notre invité. Cet épisode est l'histoire, pas banale, d'un polytoxicomane. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, pour le Mois sans tabac, on fait le point sur le lobby de l'Industrie du Tabac avec Martin Drago, avocat et responsable du plaidoyer de l'Alliance Contre le Tabac (ACT) 💬 "On est tous addict. Énormément de gens dans le monde sont addicts et vont acheter tous les jours les produits de cette entreprise. C'est une entreprise qui est très riche et avec ses moyens, en fait, elle peut influer les décisions publiques de telle manière, qu'en fait, elle peut continuer à vendre son produit qui vend de la mort sans qu'on l'embête tellement. C'est une industrie qui ment surtout." L’industrie du tabac, ce véritable champion des records désastreux, se surpasse chaque année. En effet, elle est responsable de 8 millions de morts dans le monde, exploite 1,3 million d’enfants dans ses plantations, et disperse 4 500 milliards de mégots dans la nature, tout en coûtant la bagatelle de 156 milliards d’euros à la France ! On pourrait presque applaudir cette industrie pour ses exploits... si seulement ses prouesses ne nuisaient pas autant à la santé publique, à l'environnement, et à l'économie. Mais rassurez-vous, certains se battent en première ligne contre ce fléau, comme Martin Drago, avocat et responsable du plaidoyer de l'Alliance Contre le Tabac (ACT). Avec son équipe, Martin milite pour des mesures radicales et ambitieuses, comme la décommercialisation progressive des produits du tabac et de la nicotine à partir de 2032. Une initiative audacieuse, qui pourrait enfin protéger nos enfants et notre planète de cette machine infernale à produire des cigarettes… et des morts. Se battre chaque jour pour réveiller les conscience, sensibiliser les décideurs politiques et le grand public aux méfaits de l’industrie du tabac, réveiller les consciences, sensibiliser les décideurs politiques et exposer la vraie nature de cette industrie. Non, fumer n'est pas un acte de rébellion ou de liberté – c’est plutôt une soumission silencieuse à une industrie qui prospère en faisant des ravages à tous les niveaux. À l’ACT, ils s’attaquent à des sujets souvent ignorés, comme l’impact environnemental et social de cette industrie. Et le tout, avec des campagnes bien senties, souvent pleines d’ironie, histoire de bien piquer là où ça fait mal. 🚭 Kit pour arrêter de fumer Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
L'industrie du tabac, championne de record macabre, 8 millionsde mo rts par an, 1,3 millions d'enfants exploités et 4 500 milliards de mégots polluant notre planète. Mais Martin Drago, avocat et responsable du plaidoyer de l'Alliance contre le tabac, l'ACT, est en première ligne pour changer la donne. 🚭 Kit pour arrêter de fumer Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, pour le Mois sans tabac, on arrête de fumer avec Franck Dubosc, acteur, réalisateur 💬 "Alors, il faut savoir qu'on passe par les étapes : je viens d'arrêter de fumer, puis après, c'est quand on nous propose une cigarette : "non merci, je viens d'arrêter, je ne fume plus". Mais avant de dire : "je ne fume pas" il faut des années. Et le moment où on passe devant un tabac, où on se dit : "je n'ai pas besoin de m'arrêter". C'est comme quand je me suis marié, les pharmacies, les préservatifs, c'est le même truc. Non, je ne suis pas fumeur. Si on me propose une cigarette, je vais dire : "ah non merci, je fume pas". Mais c'est pas si vieux que ça." À l’occasion du Mois sans tabac, j’avais envie d’inviter un ex-fumeur, mais pas n’importe lequel. Mon invité est également un ex-mythomane, un hypocondriaque que la paternité a guéri, passionné de petites annonces, de disco, ou encore de camping. C’est un homme de talent et d’humour, à l’âme philosophe, qui n’hésite pas à s’exprimer sur ses réseaux sociaux pour encourager les fumeurs à abandonner leurs mauvaises habitudes. Il propose des sketchs très explicites sur l’inutilité et la nuisance de la cigarette et accompagne même les parents d’adolescents en leur faisant découvrir le texte de Gretchen Schmelzer, “La lettre que notre ado ne peut pas nous écrire”. Oui, notre invité fait partie de ces personnes que l’on aimerait pouvoir appeler lorsqu’on a un petit coup de mou, pour lui demander d’être témoin à notre mariage, ou, encore mieux, pour être l’invité de Contre-Addictions. J’ai tenté ma chance en lui écrivant, et il a répondu avec une grande générosité. Je suis heureuse de recevoir Franck Dubosc : acteur, auteur, réalisateur, salué par le public et la critique, qui a su se faire une place dans nos cœurs, mais surtout, il a accompli l’exploit de dire adieu à la cigarette. Il a compté les heures, les jours, puis les années, sans nicotine. Aujourd’hui, il va nous aider à en faire autant ! 🖇 Références : 🚭 Kit pour arrêter de fumer 📽️ "Retrouvez Franck Dubosc ce mois-ci dans Loups-Garous sur Netflix. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
À l'occasion du Mois sans tabac, je vous réserve un invité très spécial, acteur incontournable, humoriste brillant et réalisateur à succès. Mais c'est surtout un ex fumeur qui a relevé l'un des plus grands défis de sa vie : dire adieu à la cigarette. Dans le prochain épisode, Frank Dubosc, nous confiera comment il a fait ce choix radical et tout ce qu'il a aidé à ne jamais regarder derrière. 🖇 Références : 🚭 Kit pour arrêter de fumer 📽️ "Retrouvez Franck Dubosc ce mois-ci dans Loups-Garous sur Netflix. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous tentons de décrypter l'addiction aux jeux avec Bruno Rocher, psychiatre au CHU de Nantes. 💬 "On considère que le jeu vidéo devient aussi une addiction, souvent parce que c'est un pis-aller d'une capacité de sortir de chez soi et d'avoir une socialisation, des rencontres qui soient suffisamment sereines. Finalement, on est quand même chez un public de jeunes garçons souvent, qui sont très en difficulté avec cette question de l'altérité de l'intégration dans un groupe ou de sortir de chez soi. Et finalement, le jeu vidéo permet de se cantonner à un usage qui est plus confortable parce qu'il est évitant par rapport à cette dynamique de socialisation." L’addiction au jeu, qu’il s’agisse des jeux de hasard ou des jeux vidéo, touche à une dimension profondément ancrée dans la psyché humaine : celle du désir de maîtrise de l’incertitude, de la quête d'une forme d’euphorie face à l’inconnu, ou, parfois, d'une évasion face à la réalité. Dans le cas des jeux de hasard, l’addiction est liée à l'activation du circuit de la récompense. Lorsque l’on mise de l’argent dans un jeu, l’anticipation de la récompense – même si elle est improbable – est souvent plus forte que la récompense elle-même. Le système de récompense aléatoire renforce l’idée que la prochaine tentative pourrait être la bonne, ce qui incite à rejouer, parfois jusqu’à l’épuisement psychologique et financier. Les jeux vidéo, en revanche, utilisent des leviers différents, mais tout aussi puissants. Ici, l’addiction repose sur une gratification progressive, une montée en puissance où chaque petite victoire, chaque niveau passé, chaque objectif atteint, entraîne une libération de dopamine. Les jeux vidéo exploitent notre besoin de progression et de maîtrise, et mettent en place des systèmes complexes de récompenses qui nous incitent à investir toujours plus de temps et d’effort. Contrairement aux jeux de hasard, où le résultat est souvent hors de contrôle, les jeux vidéo donnent l’illusion d’un contrôle total. Dans les deux cas, l’individu est pris dans un cercle où l'instant présent – celui de la mise ou de l’action – prend toute la place, au détriment d’une projection vers l’avenir. Le joueur est aspiré dans une temporalité où l’urgence de la récompense immédiate l’emporte sur toute considération rationnelle. Et pour comprendre cette forme d'emprise moderne, qui peut se dissimuler derrière l’innocence d’un écran ou l’euphorie d’un pari, qui ne connaît ni âge ni frontières, nous avons la chance de recevoir aujourd'hui un expert reconnu, un homme dont le travail au cœur des problématiques de santé mentale en fait une voix incontournable sur le sujet : le docteur Bruno Rocher, psychiatre au CHU de Nantes. Spécialiste des addictions comportementales, il est de ceux qui savent décrypter les mécanismes subtils et parfois destructeurs qui peuvent transformer un simple loisir en une véritable prison. Dans un monde où le jeu est partout – des casinos en ligne à portée de clic, des jeux vidéo en accès illimité – il devient urgent de comprendre les ressorts de cette dépendances, d’apprendre à la reconnaître, et à la traiter. 🖇 Références : 📚 Mon enfant est-il accro aux jeux vidéo ? : Conseils de vie au quotidien (Éditions John Libbey, 2020) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
L'addiction aux jeux, qu'il s'agisse des jeux de hasard ou des jeux vidéo, touche à une dimension profondément ancrée dans la psyché humaine, celle du désir de maîtrise de l'incertitude. De la quête d'une forme d'euphorie face à l'inconnu ou parfois d'une évasion face à la réalité, comment aider ceux qui perdent leur temps, leur argent, leurs liens sociaux et une grande partie de leur vie dans une dépendance au jeu ? C'est ce que nous verrons avec Bruno Rocher, psychiatre au CHU de Nantes. 🖇 Références : Mon enfant est-il accro aux jeux vidéo ? : Conseils de vie au quotidien (Éditions John Libbey, 2020) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous cherchons à comprendre comment l’alcoolisme s'installe dans les milieux professionnels avec Charlotte Peyronnet, ingénieure agricole, journaliste, restauratrice… couteau suisse. 💬 "C'est trop précieux ce que j'ai gagné en étant sobre. Cette lucidité sur des situations justement... Mais on parlait de peur tout à l'heure. Finalement, c'est pas si mal d'avoir un peu peur... Parfois". Notre invitée n’a que 34 ans, mais a passé exactement la moitié de sa vie à boire. 17 ans donc, à augmenter insidieusement les doses et les mensonges. 17 ans à boire, parce que c’était normal, dans sa famille, de boire. Parce qu’elle aimait danser et que "bordel", à jeun, c’est chiant. Comme tout le reste d’ailleurs. Parce qu'elle voulait picoler comme un bonhomme. Parce qu’elle avait cours d'œnologie à 9h30 du mat, et qu’il était interdit de re-cracher. Parce qu’elle a longtemps été dans le déni de son homosexualité. Parce que ça la faisait exister aux yeux des autres. Parce qu’il fallait affronter le rythme effréné et la précarité du métier de journaliste en CDD. Parce qu’à 10h, c’est déjà l’heure de l’apéro, quand on sort de matinale. Parce qu’en quittant tout pour ouvrir son restaurant, la pression financière et la charge mentale étaient trop grandes. Parce que c’est cool une patronne qui picole avec ses clients. Parce que son associé s’est tiré, mais pas la tireuse à bière. Parce que les symptômes de manque étaient moins supportables que les gueules de bois. Elle a bu parce qu’elle ne pouvait pas ne pas le faire. Elle a bu, aussi et surtout parce qu’elle avait honte de boire. Charlotte Peyronnet, fille de bonne famille, diplômée d’école d’ingénieure agricole et de science po, ex-journaliste, ex-restauratrice, et gérante d’une boulangerie solidaire, a bu, pour tout, tout le temps, tout simplement pour affronter la vie, pour assurer en toutes circonstances, parce que Charlotte, elle va toujours bien... Toutes les raisons sont bonnes pour boire quand on est malade alcoolique. Charlotte a-t-elle fait des choix qui l’ont amenée à boire, ou a-t-elle choisi des vies qui lui permettaient de boire librement ? « Et toi, pourquoi tu bois ?», est le titre de son ouvrage percutant comme cette dernière cuite, cette dernière chute. Comme ses adieux en grande pompe qu’elle a fait à la bouteille le 24 mars 2021... Mais la question qui se pose dans une société où boire est un acte social serait peut-être plus : « et toi, pourquoi tu ne bois pas ? ». Dans cet épisode Charlotte va nous aider à répondre à ces 2 questions, viscéralement indissociables ! 🖇 Références : 📚Et toi, pourquoi tu bois ? (Éditions Denoël, 2024) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Notre invitée n'a que 34 ans, mais a passé exactement la moitié de sa vie à boire, 17 ans, donc, à augmenter insidieusement les doses et les mensonges. 17 ans à boire, parce que c'était normal dans sa famille de boire. Parce qu'elle aimait danser. Que, bordel, à jeun, c'est chiant. Comme tout le reste d'ailleurs. Parce qu'il fallait affronter le rythme effréné et l'insécurité d'un métier de journaliste en CDD ou celui ensuite de restauratrice. Parce que les symptômes de manque étaient plus douloureux que les gueules de bois. Elle a bu parce qu'elle ne pouvait pas ne pas le faire. Elle a bu aussi et surtout parce qu'elle avait honte de boire. Mais nous, ce qui nous intéresse, c'est pourquoi l'entrepreneuse et auteure, Charlotte Peyronnet ne boit plus. 🖇 Références : 📚Et toi, pourquoi tu bois ? (Éditions Denoël, 2024) Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous nous asseyons dans "le fauteuil" du Dr Marc Galy, médecin anesthésiste-réanimateur et hypnothérapeute. 💬 "Il y a le réel contexte, et y a nous. Souvent on ne peut pas changer le contexte. Donc il faut que nous on s'adapte au contexte. Donc le fait de se plonger dans le fauteuil et de retrouver un mode perceptif dans lequel on ne fait rien, et on laisse le contact faire". Lorsque j’ai appris en avril 2021 que j’étais atteinte d’un cancer du sein, je n’avais pas mesuré à quel point cela impacterait ma santé mentale plus que ma santé physique. L’annonce de la nouvelle, les opérations et les traitements ont eu raison de celle-ci. Après une mastectomie, une radiothérapie, c’est l’hormonothérapie évoquée dans l’ouvrage « Les montagnes Roses » qui me mena d’abord à la rechute, mais surtout lentement mais sûrement à une dépression très lourde dont aucun traitement ne venait à bout. Mais comme je remercie toujours le ciel pour les épreuves qu’il m’envoie, c’est grâce à celle-ci que j’ai pu connaître l’Institut Rafaël, maison de l’après cancer à Levallois, fondé par le Dr Alain Toledano. J’y ai rencontré des psychiatres, des acupuncteurs, j’y ai pratiqué le yoga et de la sophrologie, et j’ai pu, peu à peu retrouver un peu de paix, au fil des rencontres et des séances. Et mon invité, médecin anesthésiste, se présenta lui aussi naturellement sur ma route. Et c'est avec le Dr Marc Galy formé par François Roustang, lui-même philosophe et psychanalyste devenu hypnothérapeute, que je travaille depuis des mois à prendre ma place dans son fauteuil. Et ma vie trouve elle aussi son chemin, à son rythme. Les problèmes ou les souffrances s’intègrent, sans se nier, et s’évaporent même souvent. Les doutes se félicitent de n’être certains de rien. La vie s’infuse en moi, et le moi s’infuse dans la vie, et je constate que l’envie de me faire du mal s’éloigne un peu plus loin chaque jour. À la question « quelle est donc [...] la visée, le but de l'hypnothérapie ? », François Roustang répondait: c’est « répondre à la demande de la personne que nous recevons pour lui permettre de modifier le rapport à son monde». Le commun des vivants ne comprend malheureusement pas grand-chose à la pratique de l’hypnose et c’est sûrement ce qui la rend efficace. Mais nous allons tout de même tenter de comprendre ce que signifie guérir « par le siège », comment on se libère du stress, de phobies, de la dépression et surtout des addictions, mais plus globalement, comment la vie peut devenir, grâce à l’hypnose, beaucoup douce. 🖇 Références : 📚 Dans le fauteuil de l'hypnose. Marc Galy (Éditions Erès, 2023) 📚 L'hypnose ou les portes de la guérison. François Roustang, Jean-Marc Benhaiem (Éditions Odile Jacob, 2012) 🏛 Institut Rafaël Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
À la question, quelle est donc la visée et le but de l'hypnothérapie, le grand François Roustang répondait : "C'est répondre à la demande de la personne que nous recevons pour lui permettre de modifier le rapport à son monde". Le commun des vivants ne comprend malheureusement pas grand chose à la pratique de l'hypnose et c'est sûrement ce qui la rend efficace. Mais nous allons tout de même tenter de comprendre ce que signifie guérir par le siège avec le Docteur Marc Galy hypno-thérapeute à l'hôpital Suisse d'Issy-les-Moulineaux ainsi qu'à l'Institut Raphaël, comment on se libère du stress, des phobies, de la dépression et surtout des addictions. Mais plus globalement, comment la vie peut-elle devenir, grâce à l'hypnose beaucoup plus douce ? Parfois, il suffit de pas grand chose, mais c'est ce pas grand chose justement qui est le plus difficile à atteindre, en tout cas, sans l'aide d'un thérapeute. Et c'est là que l'hypnose intervient. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous explorons l'addiction aux séries avec Bertrand Cochard, philosophe. 💬 "Comme tout le monde, j'ai connu des moments où j'étais dépressif, c'est à dire des moments où j'arrivais pas à me motiver. Je n'arrivais pas à travailler. Et je dois dire que je me suis vraiment abandonné à ces tunnels fictionnels. Et c'était finalement la seule manière d'éviter d'avoir à penser à moi-même". Qui parmi nous n'a pas déjà sacrifié des heures, des jours, voire des mois dans ces labyrinthes fictionnels, à suivre les péripéties de héros fictifs, au point de perdre toute notion du temps ? Depuis le confinement, les plateformes de visionnage visionnaires se sont mises à déverser un déluge d’arches narratives et les abonnements se sont mis à grimper selon un scénario bien connu : celui de l’offre et de la demande. Sauf que la marchandise ici, à en croire notre brillant invité, c’est le vide. Aujourd’hui nous sommes des millions à consacrer notre temps, que l’on croit libre, à des récits savamment concoctés par des experts en captologie dont l'unique mission est de nous rendre accros dès les premières secondes. Et notre invité n'échappe pas à la règle. Agrégé et docteur en philosophie, il est aussi un sériephile repenti. « Les séries, et surtout les plateformes qui les accueillent sont conçues pour générer des comportements addictifs qu'elles ont en commun avec le smartphone, les réseaux sociaux et les jeux vidéo » écrit notre invité dans sa spectaculaire critique des séries "Vide à la demande" à laquelle j’adhère en partie depuis quelques temps déjà. Les séries sont devenues une drogue sur mesure qui épousent parfaitement les courbes statistiques de notre époque ; époque marquée par un manque de temps mais surtout de sens. Notre activité favorite, au XXIe siècle, est passive. Elle consiste à tuer le temps face à des écrans plats, comme le contenu qu'ils diffusent. Mais le sujet est bien plus vaste que la série elle-même, et le philosophe niçois en fait assez exhaustivement le tour. Il se questionne notamment sur la fonction qu’ont les séries dans nos vies. Que cherchons nous à faire ou plutôt, que cherchons nous à fuir ? Pourquoi « aller, juste un petit dernier après j’arrête ? ». Si, comme le disait Gilles Deleuze, la philosophie sert à lutter contre la bêtise, nous allons tenter de nous affranchir un peu de la nôtre, et peut-être aussi de celle des autres. Car nous sommes tous pris dans cet engrenage narratif, et s’il est presque trop tard pour en sortir nous pouvons tout de même nous demander si nous préférons contribuer au problème ou à la solution. Alors Merci, Bertrand Cochard, pour ce diagnostic rigoureux et sans concession qui va nous permettre, je l’espère, de réveiller quelques consciences !. 🖇 Références : 📚 Vide à la demande (Éditions L'Échappée, 2024) 📱Association « Lève les yeux » Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Les séries sont devenues une drogue sur mesure qui épouse parfaitement les courbes statistiques de notre époque. Une époque marquée par un manque de temps, mais aussi et surtout de sens. Notre activité favorite au XXIe siècle est passive. Elle consiste à tuer le temps face à des écrans plats. Comme le contenu qu'il diffuse. Mais si les écrans et ce qu'on y projette sont un des mots de ce siècle, le fait de binger en est son symptôme le plus flagrant. Parce que derrière ce mot, il y a tout ce qu'on connaît de l'addiction : craving, perte de sens, dépression, déni, hallucinations, paranoïa, honte, plaisirs coupables. Les lendemains de visionnage effréné de série ressemblent souvent à des lendemains de cuite. Mais le sujet est bien plus vaste que la série elle-même, et le philosophe niçois que nous recevons, Bertrand Cochard, dans son ouvrage : "Vide à la demande" en fait exhaustivement le tour. Quelles fonctions ont les séries dans nos vies? Que cherchons-nous à faire, ou plutôt que cherchons-nous à fuir? Pourquoi faut-il absolument regarder cette création que tout le monde encense ? Pourquoi faut-il absolument finir une saison médiocre, juste parce qu'on l'a commencé ? Pourquoi "allez, juste un petit dernier, après j'arrête..." ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, c'est la rentrée ! On en profite pour parler santé mentale de nos enfants avec Anna, enseignante instagrameuse. 💬 " Il y a une première étape qui est indispensable, qui est : avoir déjà juste du recul sur son propre usage à soi. Quand on est enseignant, quand on est parent, qu'est-ce qui fait que je n'arrive pas à arrêter de regarder des vidéos ? Je n'arrive pas à arrêter de regarder Twitter ou j'ai toujours besoin de mon téléphone, ça me rassure. Parce que ce téléphone, il a un rôle dans notre vie, il vient combler quelque chose. En avoir conscience ça peut nous permettre aussi de comprendre les comportements des enfants. Il y a un vrai sujet autour des écrans. Ça c'est évidemment une grosse inquiétude des parents, de nous enseignants. Les parents ne savent pas en fait ce que font les enfants devant les écrans. Ils ne s'en rendent pas compte, et ils ne veulent pas s'en rendre compte parce que eux ont cette addiction". Depuis quatre ans, elle illumine les salles de classe avec son enthousiasme contagieux et sa passion débordante pour l'enseignement. Après avoir étudié le droit et l'économie, travaillé en tant qu'attachée de presse, passé neuf mois avec son sac à dos à travers le monde, notre invitée a choisi de donner un nouveau sens à sa carrière, et à sa vie tout court, en se tournant vers l'éducation. Voix influente sur les réseaux sociaux, avec plus de 150 000 abonnés sur son compte Instagram « La vie d’enseignante », elle partage son quotidien de professeure des écoles avec une authenticité désarmante. C'est frais, simple, et tellement utile ! Sa mission ? Changer notre perception des enseignants et révéler la beauté de ce métier si souvent méconnu. Pari réussi ! Mais Anna n'est pas seulement une éducatrice passionnée. Elle est également une penseuse positive et une ingénieuse, toujours à la recherche de nouvelles méthodes pour répondre aux besoins de ses élèves. Elle crée un environnement d'apprentissage dynamique et ludique : de l'accueil matinal en anglais aux rituels comme le “Club des poètes” , en passant par des ateliers sur les émotions, des activités artistiques, théâtrales et des débats. Elle valorise et encourage la lecture, favorise l'intelligence collective et compose elle-même des chansons pour rendre le travail de mémorisation plus captivant. Personne ne s’ennuie ni n’est laissé pour compte avec Anna. Chaque enfant trouve sa place et son espace, et la joie qui règne dans sa classe pourrait presque nous redonner foi en l'avenir, malgré les défis auxquels nos enfants font face dans une société individualiste et numérique. Empathique et attentive à la santé mentale de ses élèves, elle ne sait que trop bien à quel point les addictions peuvent être des réponses inconscientes de l’enfant incompris, délaissé, ou pire, violenté. Elle a connu elle-même les affres des troubles du comportement alimentaire. Ce qui l’a sauvée ? Trouver du sens et être dans la joie grâce à l’apprentissage, une véritable drogue pour elle. Travailler ensemble, apprendre à s'écouter, à se faire confiance : voilà, selon elle, un des rôles principaux de l'école. Et si tout se jouait en école primaire ? Merci Anna d’être avec nous pour répondre à nos questions mais aussi à l'inquiétude ambiante au sujet de nos enfants ! 🖇 Références : https://www.instagram.com/laviedenseignante/?hl=fr Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Cette semaine, nous recevons une enseignante qui illumine les salles de classe et Instagram de son enthousiasme contagieux et de sa passion débordante pour l'apprentissage. Si tout se joue dans l'enfance, Anna fait partie de celles et ceux qui changent les choses. Le regard des adultes sur les enfants, mais surtout des enfants sur le monde. Pouvons-nous, parents, enseignants, éducateurs, nous les adultes, donner à notre jeune génération les clés pour qu'elle n'ait pas envie de fuir une vie trop douloureuse. Et si l'apprentissage était une drogue dure ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on plonge dans la quête de fuite avec Chaton, chanteur, musicien, auteur, compositeur et interprète français 💬 "Tu crois que ça me fait marrer ce matin à 5h du mat, d'aller faire du vélo, d'aller courir ? Tu crois que ça me fait marrer franchement de pas fumer ? Tu crois que ça me fait marrer de pas boire, de bouffer du soja à longueur de journée ? Ça me fait pas marrer du tout. En revanche aujourd'hui, si je veux maintenir une forme physique, une forme de lucidité aussi, il y a des efforts que t'es pas pas obligé de faire à 20 ans et que t'es obligé de faire à 40. ". Notre invité ne veut pas de souvenirs, mise tout sur l’avenir et passe son temps à fuir l’instant présent à coup de subterfuges compulsifs dopaminergiques. Sa drogue dure : l’amour. Sa drogue pure : ses 2 enfants. Sa drogue douce : la poésie réaliste sur fond de reggae numérique. Il a « plus ou moins » arrêté de fumer, mais pas d’en parler, il ne boit presque plus, mais semble toujours en gueule de bois d’une longue vie d’ivresse. Il s’est fait interdire de casino mais continue de sévir aux tables de jeux hors de nos frontières. Et c’est cette dépendance qui révèle peut-être le plus sa lutte entre quête de transcendance et emprisonnement, entre hasard et contrôle, plaisir immédiat et souffrance à long terme. Cette addiction complexe illustre parfaitement une tentative humaine de naviguer dans l'absurdité de l'existence, tout en renforçant paradoxalement le vide qu'elle cherche à combler, comme toutes les drogues, nous le savons pourtant que trop bien. Mais qu’est-ce-qu’un joueur sinon un addict optimiste ? Un dégommeur de temps, un amoureux du flow, un dépendant à l’adrénaline ? « J’veux rester en haut, jamais désouler » confie-t-il dans ses textes. Et pour ne jamais toucher le sol des gens « normaux », il délivre 3 albums par an, parfois 4,220 titres exactement depuis 2018. Ajoutez 2 zéros pour le nombre de clopes fumées en les créant. Hyperactif donc, il expérimente au quotidien la terreur de la finitude, et jalouse l’univers de ne pas y être contraint. Il remplit un Trianon sans coller une affiche. Quand Lola ne l’aime pas, il n’aime rien de tout le reste. Il fait des albums et des livres sans aucun producteur ni éditeur, comme on fait des newsletters. En sachant que nombre d’entre nous galèrent déjà avec la newsletter. C’est comme ça qu’on prend de ses nouvelles, on l’écoute. Il assure que si on a aimé son livre, on l’aimera lui. Et comment vous dire, son livre, je l’ai tellement aimé que j’ai réussi à le faire lire à mon mec qui ne déroge pas de ses 6 Picsou par an. Non je déconne, parfois il a aussi lu tous mes livres. C’est ce qu’il dit en tous cas. Notre invité donc, vous l’avez compris, est un OVNI : "Objet Vomissant le Néant et l’Incertitude". Né Simon Rochon Cohen, connu sous le nom de Siméo avant sa vie de Chaton, son nouveau blase comme on dit dans l’urbain. Selon l’expression "un chat a neuf vies". Chaton en aura sans nul doute bien plus que ça. 🖇 Références : 📚 Une vie ancienne (LeContenu.shop, 2024) ♫♪ Albums & EPs : https://lnk.to/CHATON Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
"Lorsqu'on est au sol, il s'agit d'écrire. c'est ça, ou fumer, ça ou se goinfrer. C'est ça ou se buter à quelque béquilles que ce soit". Voici l'un des nombreux aveux issus du livre "Une vie ancienne" de Chaton alias Simon Cohen, notre nouvelle invité. Simon ne veut pas de souvenirs, mise tout sur l'avenir et passe son temps à fuir l'instant présent à coups de subterfuges compulsifs dopaminénergiques. Sa drogue dure : l'amour. Sa drogue douce : la poésie. Sa drogue pure : ses deux enfants. Mais autour de ce noyau doux, gravitent des addictions plus ou moins douloureuses, mais qui viennent toutes combler la même béance : le manque d'amour. Que ce soit le sucre, le jeu, la musique, la cigarette, le sexe, le travail, Simon est un addict réaliste qui ne connaît pas le déni. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, Rose reçoit une artiste workaholic : Magali Ripoll. 💬 "Je suis partie de chez mes parents à l'âge de 17 balais. Donc j'ai traîné partout dans les boites de nuits, les pianos-bar, je veux dire la musique, ça peut être un milieu de la nuit. Et moi je me targuais d'être addict à rien, "oui, mais vous vous droguez, mais machin". Donc ça, c'était la prétention de la bêtise de la jeunesse. Et c'est vrai. Il y a une guérison qui s'opère dans un moment où on est malheureux et qu'on a un petit coup dans le pif et qu'on se met au piano. Il y a quand même un truc en plus que quand on est à jeun le matin avec un café... ". Elle est de la team « meuf du sud de 78 ». La meilleure, quoi ! La première fois que je l’ai rencontrée, je l’ai aimée. Elle, elle a pas n’a pas eu le choix que de me supporter. J’étais ivre morte. Si, si. Et quelle douceur, quelle compassion et quelle bienveillance ai-je trouvé le lendemain matin à la table du petit déjeuner. J’ai compris que j’avais affaire à un être doué de raison, mais surtout d’un coeur. Elle a accepté immédiatement mon invitation tout en me confiant n’être addict à rien Et vous me direz, alors, qu’est ce qu’elle fout là ? Et je vous répondrais : elle fout … le bordel. Le bordel dans ce que je pense du showbiz. Le bordel dans ce que j’ai toujours cru impossible : faire la conne, sobrement. Le bordel sur les plateaux télés. Mais en réalité, cette musicienne, accordéoniste de la vie, jouant avec le souffle et les harmonies de la joie , a 2/3 trucs à régler, et c’est tant mieux pour nous. Toute petite, elle se souvient avoir succombé à une addiction particulièrement surprenante. Et je laisse là le suspens à son comble, n’est-ce-pas?. Sa carrière musicale est précédée d’une envie puissante d’exister, de briller. Elle veut être une star, et les étoiles le lui rendent bien. Les auditions se transforment en petits cachets, puis en tournées, d’artistes aussi célèbres que variés. De Lorie à Charles Aznavour, elle cultive la positive attitude et la vie de bohème. Workaholic, flippée du néant, comme tout addict qui re se respecte pas, (tu vas voir, ça passe un jour et c’est là que ça commence à devenir cool ), reine de la diversification ou devrais-je dire de la diversion à l’ennui qu’elle redoute plus que tout, chanteuse, comédienne, chroniqueuse, effigie récurrente du magazine Télé Star, elle est celle qui prête sa voix à ceux qui en manquent dans l’une des émissions préférées des français « n’oubliez pas les paroles ». Oui oui OUI, c’est Magali Ripoll que nous recevons aujourd’hui, et vous allez voir on n’a pas forcément besoin de produit pour être high, et encore moins pour remplir le vide ! 🖇 Références : https://magali-music.com/ Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Notre prochaine invitée est une femme et quelle femme : workaholic, flipper du néant comme tout addict qui ne se respecte pas, reine de la diversification ou, devrait-on dire de la diversion à l'ennui qu'elle redoute plus que tout, chanteuse, comédienne, chroniqueuse, effigie récurrente du magazine Télé Star, elle est celle qui prête sa voix à ceux qui en manquent, dans l'une des émissions préférées des français : "N'oubliez pas les paroles !". Oui, c'est Magali Ripoll que nous recevons jeudi dans Contre-addictions. Et vous allez voir, on n'a pas forcément besoin d'un produit, pour être high ! Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Attention, cette semaine le récit de notre invité Stéphane X, peut heurter la sensibilité de certain.es. Nous avons décidé d’enregistrer et de publier cet épisode dans le seul but de faire passer un message d’espoir, d’amour et de rétablissement. 💬 "Pendant 36 ans, j'ai consommé. Ça a été tous les jours de l'âge de 15 ans jusqu'à mes 49 ans, j'ai consommé tous les jours. Si c'était pas un produit, c'était un autre. Si c'était pas un produit, c'était de la substitution. J'ai consommé tous les jours de ma vie pendant 36 ans. Le constat, il est là aujourd'hui : je sais que je suis bien dépendant et que je perds la maîtrise de ma vie quand je consomme. ". Mon invité est la preuve vivante que l’amour est au centre de tout. L’amour qui manque et qui ressemble à un trou noir intersidéral dans lequel on s’engouffre sans fin. L’amour qu’on nous a repris et qui devient une tristesse généralisée. L’amour qu’on envie aux autres, et qui se transforme en une haine active de son prochain. L’amour que l’on cherche désespérément et qui s’incarnera immanquablement en un produit de choix. Et puis il y a l’amour que l’on reçoit un jour, ce regard que l’on pose sur nous et qui vient réparer peu à peu tout ce qui s’était apparemment brisé. On nous voit, enfin, et on nous aime, tel que l’on est. Et c’est précisément ce regard, cet amour, qui transformera la violence de notre invité en un désir de devenir quelqu’un de bien, de fiable de responsable qui donne de l’amour, qui n’utilise pas les gens, et peut-être même finir par aimer ! Parce que c’était pas gagné non plus, cette affaire. Stéphane est dépendant dans tous les domaines de sa vie, et depuis qu’il est capable de marcher, parler, ou cogner. Le sexe, l’alcool, l’héroïne, l’argent, le pouvoir, l’adrénaline. C’est comme ça que la violence sous toute ses formes est devenue sa première addiction. Élevé aux coups, à l’humiliation et aux idéologies fascisantes, il trouve très tôt une nouvelle famille : des gens qui lui ressemblent, croit-il, et qui lui offrent enfin ce sentiment d’appartenance et de reconnaissance qui lui manque depuis toujours. Il se construit alors en dehors des règles, dans l’ultra violence. Braquage, extorsions, enlèvement, tortures, il côtoie des gangs avec des codes de plus en plus extrêmes. Le costume est beaucoup trop grand, et vivre avec tout cela, dit-il, c’est une autre histoire. Et c’est celle-là, précisément, que nous allons découvrir aujourd’hui avec Stéphane, dépendant actif jusqu’a sa cinquantaine, et en rétablissement depuis presque 4 ans. Il ne se drogue plus, certes, mais c’est le changement de trajectoire globale qui est le plus impressionnant. D’aucuns auraient même cru cela impossible. Comme quoi, encore une fois, l’amour et bel et bien au centre de tout. 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives
Dans le prochain épisode de Contre-addictions, il est question d'addiction à la violence et tout ce que ce mot peut contenir: milieu carcéral, sexe, alcool, héroïne, soif d'argent, de pouvoir ou d'adrénaline. Élevé aux coups, à l'humiliation et aux idéologies fascisantes, Stéphane trouve très tôt une nouvelle famille, des gens qui lui ressemblent, croit-il, et qui lui offrent enfin ce sentiment d'appartenance et de reconnaissance qui lui manque. Depuis toujours, il côtoie des gangs avec des codes de plus en plus extrêmes. Le costume est beaucoup trop grand "et vivre avec tout cela - dit il - c'est une autre histoire". Et c'est celle-là précisément que nous allons découvrir jeudi avec Stéphane dépendant actif jusqu'à sa cinquantaine et en rétablissement depuis presque quatre ans. Mais c'est le changement de trajectoire globale qui me paraît encore plus spectaculaire que la sobriété qu'il a découvert. Comment un toxicomane grand délinquant multirécidiviste peut désormais s'appliquer à réparer, reconstruire, rester clean et tendre la main à d'autres ? Comment l'amour dans son sens le plus vaste peut il sauver tout le reste ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine nous laissons le micro à Florent Pagny. 💬 "En fait, il ne faut pas oublier que ce produit est une plante. C'est pas une formule chimique, c'est une plante. C'est la nature qui crée ça. Cette plante a des vertus. Alors là, on parle de l'addiction récréative depuis tout à l'heure, mais je peux te dire que la partie médicale, comment elle m'a aidé, mais c'est un truc de malade.". Mon invité est un philosophe qui n’a pas été beaucoup à l’école. Une célébrité qui ne connaît pas les réseaux sociaux. Un amoureux de la nature qui ne pratique pas la langue de bois. Un fumeur de cannabis qui ne fume plus. Une grande gueule qui ne cherche pas les conflits. Un Artiste et un businessman français, résidant en Patagonie, qui se considère comme citoyen du monde. "Je suis quelqu’un de normal”, dit-il, “et en même temps, de super particulier. Je peux être en marge tout en respectant la page. Je suis tout et son contraire, et ça me va bien". Un interprète lyrique, baroque, de variété, qui se réinvente dans des styles hétéroclites, et dont l’unité réside dans sa voix unique qui fait le lien entre tout ce qu’il est. Et on sait ici que le rétablissement est un chemin vers l’unité au beau milieu de nos contradictions. Le suspens est à son comble n’est-ce-pas?… Bon je sais que vous l’avez reconnu depuis les mots "Patagonie" et "interprète lyrique" de variété , Monsieur Pagny nous fait l’honneur de venir parler de sa vie, et plus précisément de sa consommation de delta-9-tétrahydrocannabinol, appelé communément le THC, principal composant psychoactif du cannabis. On parlera aussi d’addiction aux crevettes et à la liberté, de passage à vide et de trou dans le bide, de parentalité, d’hyperactivité automédiquée, de destinée, de maladie, d’amour et de maladie d’amour…. 🖇 Références : 📚 "Pagny par Florent" Éditions Fayard, 2023 Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Si on vous dit Patagonie, Caruso, The Voice... Vous nous répondez avant d'avoir pu ajouter : liberté de pensée, mono-look ou THC : Florent Pagny. Rose connaissait le chanteur doté d'un organe surpuissant, elle a découvert l'homme : un être doué d'une sagesse innée. Son addiction : le delta 9 Tétrahydrocannabinol appelé communément le THC, principal composant psychoactif du cannabis. Mais Florent fait partie de ceux qui ont trouvé dans la substance un salut à ne pas prendre comme exemple - si on n'a rien en commun avec ce garçon angoissé, timide et égocentré - avant d'avoir découvert son "médicament" comme il l'appelle. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙À une semaine des JO, l'épisode va être sportif avec le Dr Michaël Bisch, psychiatre à la Maison des Addictions de Nancy, vice-président de la Fédération Française d’Addictologie, secrétaire général du RESPADD 💬 "Ce qui est certain, c'est que certaines activités physiques sont très pourvoyeuses de ces neurotransmetteurs-là. Et là, il faut plutôt être prudent. C'est-à-dire que globalement, l'idée, justement, c'est de ne pas remplacer une addiction par une autre... Si, pour avoir ma sécrétion de neurotransmetteurs, je me détruit les muscles et j'ai besoin d'en faire toujours plus.". Le milieu sportif, souvent perçu comme un sanctuaire de discipline et de santé, peut également être le terrain de comportements compulsifs et addictifs. Et cette thématique gagne de l’intérêt si l’on en croit l’évolution de l’occurrence des termes sport, addictions et athlètes dans la littérature scientifique (qui est passée de 0 en 2000 à 200 en 2022.) Si l’addiction répond à deux fonctions de manière générale, soit la recherche du plaisir, soit le soulagement d’une souffrance, la conduite dopante, elle, n’a pas cette vocation, mais plutôt celle de surmonter un obstacle réel ou imaginaire. Et si le dopage se définit par tout procédé utilisé afin de surmonter un obstacle réel ou imaginaire, n’est-ce pas aussi ce que font tous les addicts de façon générale dans n’importe quel domaine professionnel ? À noter aussi que l’on peut se doper avec des substances addictogènes ou non, et que l’on peut avoir aussi des facteurs de vulnérabilité individuels et environnementaux de par son appartenance au milieu sportif… Bref, vous l’avez compris, les frontières sont ténues entre ces domaines, et l’on se perd dans la nébuleuse symptomatique. Des axes très différents se dessinent : le dopage en tant que conduite addictive, mais aussi l'addiction à l’exercice physique, et enfin bien sûr, la pratique du sport comme moyen thérapeutique pour faire face aux addictions. À cela, un 4ème axe peut être envisagé : celui des conduites addictives chez les athlètes, c’est-à-dire sans intention d’augmenter leur capacités, mais simplement pour échapper à un quotidien de pression, mais aussi combler la chute de la production d’endorphines, entre autres, lorsque les carrières touchent à leur fin…. Pour faire le tour de ces sujets : bigorexie, orthorexie, addiction au sport, dopage, conduites addictives en milieu sportif, les impacts à la fois sur la santé individuelle et sur l'intégrité du sport, mais aussi et surtout la pratique sportive en tant que moyen de prise en charge des addictions, nous avons la chance d’accueillir le Dr Michaël Bisch, éminent psychiatre à la Maison des Addictions de Nancy, vice-président de la Fédération Française d’Addictolgie, secrétaire général du RESPADD (Réseau des établissement de santé pour la prévention des addictions), dont la 28ème édition cette année, s’intitulait "Sport, activité physique et addictions". Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Vous avez des symptômes de sevrage à l'arrêt de l'activité physique ? Votre seuil de tolérance à l'effort ne cesse d'augmenter ? Votre usage du sport est il répété ou trop intense ? Avez vous tendance à prendre des anti-douleur avant même d'aller pratiquer votre activité physique ? Mais surtout, avez vous réduit les autres activités de votre vie, qu'elles soient sociales ou affective ? Autant de critères d'addiction au sport. Dépendance à ne pas prendre à la légère et qui peut faire souffrir autant que certaines toxicomanie. Mais le lien entre le sport et l'addiction est complexe. Bigorexie orexis addiction au sport, mais aussi dopage, conduites, addictives en milieu sportif et enfin, la pratique sportive en tant que moyen de prise en charge des addictions. Le sport est au coeur du sujet des addictions et de façon aussi diverse que surprenante, parfois. Sport et addiction ,le revers de la médaille, c'est ce jeudi avec le docteur Michaël Bisch, éminent psychiatre à la Maison des Addictions de Nancy et vice-président de la Fédération Française d'Addictologie spécialisée dans le domaine sportif et secrétaire général du RESPADD Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine nous examinons en profondeur la contradiction avec Maxime Rovere, philosophe de l’interaction 💬 "C'est là qu'intervient le modèle de la navigation. Ça veut dire qu'on n'est plus dans une décision. C'est-à-dire je décide de ma vie, je décide de moi ou bien tout est déterminé, j'y peux rien, je me laisse emporter. Non, on est dans quelque chose qui est intermédiaire et où en fait, on navigue... ". C’est au détour de mes écoutes compulsives des émissions de France Culture, entre autres , que je découvre notre invité. Et c’est le titre de son ouvrage dont il faisait la promotion qui a immédiatement et sans surprise attiré mon attention : effectivement, « Se vouloir du bien et se faire du mal » pourrait à elle seule contenir toutes les définitions possibles de l’addiction. Cet ouvrage, qui traite bien plus en réalité des interactions entre des êtres bien distincts, plutôt qu’entre soi et soi (comme dans le cas précis de l’addiction), n’en est pas moins une exploration fascinante des tensions internes qui animent nos vies et des forces invisibles qui façonnent nos choix. Parce que la philosophie interactionnelle dont se revendique notre invité, permet surtout un examen profond de la nature humaine et des motivations qui nous poussent à agir de manière contradictoire. En approfondissant le sujet, me tombent immédiatement du ciel : Spinoza, son Éthique, son clan, et ses méthodes pour exister. Parce que si mon invité devait souffrir d’une quelconque addiction, ce serait sans nulle doute à la philosophie de Spinoza, et en particulier au livre central du philosophe, L’Éthique, dont il dirige la dernière traduction. Il y a pire comme addiction vous me direz… Quoique notre invité ait peut être connu des craving inattendus et des descentes vertigineuses dont nous ne soupçonnons pas l’existence durant l’étude des textes du sage Néerlandais. En creusant encore je découvre non seulement que nous venons de la même ville de la région PACA, mais aussi de la même ère où l’on creusait à coup de claques et non de clic, que nous avons passé notre bac dans le même lycée. Mais tandis que je repiquais ma terminale avec, oui, un pauvre 9 en philosophie, mon invité se lançait dans une exploration de toutes sortes d’écoles : École Normale Supérieure, École du Louvre, École française de Rome… Aujourd’hui chercheur en philosophie, ses travaux s’étendent de l’histoire de la philosophie à la littérature et ses traductions, en passant par l’art. Ces derniers temps, il se lance dans l’apprentissage de la guitare, et je mentionne cette information dans l’unique but de souligner le seul domaine dans lequel j’ai peut-être encore un peu d’avance sur Maxime Rovere. 🖇 Références : 📚 Se vouloir du bien et se faire du mal (Éditions Flammarion, 2022) Le clan Spinoza (Éditions Flammarion, 2017) 📺https://youtu.be/oApu_IVn7p4?si=L55mJjUJur2-AC9j Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Une dernière ligne... Promis, après j'arrête. C'est ce que je me disais en lisant les ouvrages du philosophe Maxime Rovere. Je n'ai pas dormi pendant deux jours pour préparer cet épisode. J'ai eu des highs, j'ai soûlé tout le monde, j'ai eu envie de fumer... beaucoup. J'étais fière, heureuse, remplie. Je n'ai pas eu faim, ni soif et j'ai oublié le temps. Oui, si l'apprentissage est une drogue dure, la philo s'apparente pour moi aux effets de la cocaïne, mais sans les redescentes, heureusement... Et ça s'entend. Alors pardon pour les enflammades, les coupes de parole, les logorrhées, j'aimerais faire autrement, mais pour le moment, ma joie et ma folie d'apprendre sur moi et les autres, n'ont d'autre choix que de se manifester ainsi. Dans cet épisode, accrochez-vous bien parce que Maxime Rovere nous emmène toucher les cimes de la compréhension de soi et des autres. Brèches, liberté, crises, fuites, failles, déterminisme, le bien, le mal, l'acceptation, la relation aux autres, les interactions, l'inné, l'acquis et Spinoza... évidemment. Tout y passe ! Je vous souhaite de tripper autant que moi. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, on parle de la vie, des excès avec modération, et de l'hypocondrie avec Agathe Lecaron, présentatrice télé, podcasteuse et entrepreneure. 💬 "Pour moi, c'est très culturel. C'est pour ça que je pense que c'est quand même important de déconstruire culturellement le côté positif de l'alcool. C'est quand même un truc qui est très mauvais pour la santé, enfin je veux dire, c'est du poison.". Élevée comme de nombreux enfants des 70’s à coup de gitanes-sans-filtres-vitres-fermées-dans-la-R5, notre invitée fume sa première cigarette à 11 ans et demi. La clope, dans sa famille, c’est culturel. Et l’alcool aussi. Sa mère travaille dans le milieu viticole, organise des dégustations de vins à la maison et lui fait goûter, naturellement, les fonds de bouteille. À 14 ans, elle fume régulièrement et prend sa première cuite. Au Malibu Ananas, évidemment. Oui, en 88, la noix de coco avait la cote. Après ce remake d’Alerte au Malibu, ce sera du « grand n’importe quoi ». Elle m’a confié avoir eu une grande carrière festive. Et j’avoue que cela m’a un peu surprise parce qu’elle est bien trop fraîche pour une nana qui a consommé exagérément. Mais aussi parce qu’elle anime brillamment depuis 2016 La Maison des Maternelles sur France 2, et qu’on ne l’imagine pas s’être pris une cuite avant de parler musculation du périnée. Et pourtant… Elle a donc fait la fête très fort, mais 2 enfants plus tard, elle dit être devenue la « reloue qui fait remarquer aux autres qu’ils boivent trop ». Mais la reloue “sympa”, précise-t-elle sur le champ. Elle officie aussi auprès d’Ali Rebeihi, le samedi matin sur France 2, dans l’émission dont le nom et le contenu lui vont comme un gant : Bel & Bien. Un gant de crin, parce que nous allons le voir, elle est un adorable paradoxe. Vous l’avez compris, c’est Agathe Lecaron qui est avec nous aujourd’hui pour parler cigarette, alcool, hypocondrie, angoisses, fringues, teuf, apéro, rock’n roll, maternité, 50aine, émotions, hormones, good vibes. Nous allons parler de la vie quoi ! 🖇 Références : 📺 présentatrice télé de @lamaisondesmaternelles et @beletbien.tv 🎧 Productrice podcast @expodcast1 et @podcast_les_rescapes 👯♀️ Créatrice de la marque @ronronparis Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Vous vous souvenez du Malibu ananas ? Si ce n'est pas le cas, c'est que vous n'êtes pas un enfant des 90's. Dans le prochain épisode de Contre-addictions avec Agate Lecaron, entrepreneuse, journaliste, podcasteuse, notamment créatrice du podcast "Ex" et "Les rescapés", mais surtout animatrice de "La Maison des Maternelles" sur France 2, nous parlerons première cuite, première cigarette, dimension sociale de l'alcool, de l'aspect générationnel, de tout ce qui a nourri les enfants des années 70. Nous parlerons hypocondrie, maternité, fêtes à outrance, mais surtout de tout ce qui a sauvé et continue de sauver notre invité. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous analysons comment la drogue a réussi à s'infiltrer dans nos vies avec David Weinberger, sociologue, spécialiste de l’analyse de l’offre illicite des drogues et chargé de mission recherche à la MILDECA. 💬 "Ça impacte aussi, je dirais, la perception de nos enfants, c'est-à-dire la manière de voir le monde. Une manière qui est exclusivement centrée sur du consumérisme où l'argent rapide, l'argent facile, devient accessible, un trafic de stupéfiants et crée comme ça des ambitions et des modèles sur lequel il me paraît très important de travailler pour proposer d'autres perspectives. Des perspectives qui sont plus inclusives, plus constructives pour la société.". Les hommes ont toujours eu recours aux drogues, une pratique qui remonte à l'aube de l'humanité. Mais au fil des époques, les substances consommées varient, s’intensifient, évoluent, disparaissent, réapparaissent, se modifient, voyagent aussi, beaucoup. Les avancées scientifiques des derniers siècles ont conduit à une diversification et une industrialisation du marché des drogues. Aujourd’hui, on peut acheter partout, toutes sortes de drogues et de toutes les façons possibles. Certaines substances telles que la cocaïne, jusqu’ici réservée à des milieux urbains et aisés, font leur entrée dans les campagnes. La géographie du marché des drogues affiche une nette diminution des différences de consommation entre les milieux ruraux et urbains. Entre autres. Pendant ce temps, les bénéfices liés à ce marché explosent, passant de 2 milliards en 2010 à plus de 4 milliards en 2023. Et la violence, elle aussi, s’accroît. Une succession de règlements de compte dans des toutes petites villes, des victimes de plus en plus jeunes. Derrières les armes, souvent pas plus de 18 ans non plus. Le haut du spectre ne se mouille pas, et envoie les petites mains faire régner l’injustice. Le trafic de stupéfiants est la première économie criminelle, depuis toujours, et dans tous les pays du monde. Les routes de la drogue représentent un réseau complexe et tentaculaire qui s'étend à travers le monde, alimentant un commerce illicite aux conséquences dévastatrices tant sur le plan sanitaire, que sur le plan politique, économique et social. Et pour nous éclairer sur les rouages de ce commerce clandestin et les défis qu'il pose à notre société, nous avons la chance de recevoir David Weinberger, sociologue, chercheur spécialisé dans l'étude des trafics illicites de stupéfiants et la criminalité transnationale. Co-fondateur de l’Observatoire des criminalités, et aujourd’hui chargé de mission recherche à la MILDECA, que nous connaissons bien sur ce podcast. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Jeudi prochain dans Contre-addictions, on se laisse plonger dans le monde complexe et tentaculaire des routes de la drogue. Pour nous éclairer le sociologue et expert en trafic illicite et chargé de mission Recherche à la MILDECA, David Weinberger. Quels sont les acteurs clés impliqués dans ce réseau complexe ? Quels sont les facteurs économiques, politiques et sociaux qui facilitent la prolifération des routes de la drogue ? Comment les autorités tentent-elles de lutter contre ce commerce illicite et quelles sont les principales difficultés auxquelles elles sont confrontées ? Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous changeons de paradigme avec Franck Lopvet, speaker, auteur, consultant 💬 "Il y a tellement de gens qui meurent pour rien, qu'on ne veut pas mourir pour rien. Mais en même temps, consulter notre désir de mourir, c'est consulter notre liberté d'être ou pas dans le "game". Et après les addictions vont découler de cet endroit qui est notre quête de pouvoir, c'est à dire la quête de choix. Et pour qu'il y ait un choix, il faut qu'il y ait deux possibilités. Si la vie est obligatoire, ce n'est plus deux possibilités. Dès que je me rends compte que la vie n'est pas obligatoire, je renoue avec ma liberté, et la vie devient enfin acceptable". On nous a tant martelé l'idée de devoir nous améliorer sans cesse, de tenter d’aller vers une meilleure version de nous, de travailler dur sur soi, de se donner du mal pour aller bien. Mais de quel soi parle-t-on, qu’est ce que cela signifie : aller bien ? Et pourquoi cela devrait-il nous coûter quelque chose ? Et le bien et le mal ne sont-ils pas des visions de l’esprit, de l’ego ? Et puis qu’est-ce-que l’ego, et pourquoi nous fait-il croire tellement de choses ? Savez-vous que votre vision est sûrement binaire et qu’elle nuit à la réalisation de votre être ? Mais qu’est-ce que l’être ? Qui est Dieu ? Et pourquoi nous-a-t-il laissé dans l’ignorance de nous-mêmes ? J’espère que comme moi, vous êtes prêts à remettre en question toutes vos croyances, à vous rendre compte que la personne que vous pensez être n’est définitivement pas vous. Mon invité incarne une approche singulière dans le domaine de la spiritualité et du développement personnel, domaines qu’il a explorés, mais dont il tend à s’éloigner de plus en plus. Penseur, chercheur, mais surtout « trouveur », il éprouve un plaisir plus que malin à bouleverser les codes et offrir des perspectives révolutionnaires sur la manière dont chacun peut exercer son pouvoir sur sa propre vie. Avec plus de 30 ans d'expérience spirituelle, de conférences, de stages, de livres tels qu’« Un homme debout » ou « Ton autre vie », il a développé une théorie laïque accessible à tous, reposant sur le bon sens commun et dépourvue de jugement. À travers sa "gymnastique de pensée", il ouvre grand l’horizon sur un changement de paradigme qui permet la compréhension, l’acceptation, la déculpabilisation, la confiance en soi, ou encore le réveil de l'amour. Nous le savons que trop bien, l’addict est binaire. C’est noir, ou c’est blanc. C’est bien ou c’est mal. Comment dépasser ce schéma de pensée, décristalliser les traumas, s’autoriser à changer ? Je vous assure que si vous nous suivez jusqu’au bout de cet entretien, addict ou non, vous n’en sortirez pas indemnes. Il y a un avant et un après Franck Lopvet. 🖇 Références : 📚 Livres, Podcast, Masterclass https://bio.site/francklopvet Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Beaucoup de nos démarches sont axées sur l'idée de remplir un espace vide à l'intérieur de soi, ce qui nous donne toujours plus soif de succès, de pouvoir, de produit, d'objets, d'argent, de sexe. Et si ce vide était le chemin, Une voie directe qui nous mènerait jusqu'à nous, justement ? Jeudi prochain dans Contre-addictions, nous recevons un homme debout qui assume pleinement ce qu'il est. Il n'a rien à cacher, rien à démontrer. Il n'a même plus rien à attendre. Conférencier et auteur, Franck Lopvet est un ovni dans le milieu de la spiritualité et du développement personnel qu'il a décidé de fuir. Il détonne notamment par son franc parler, sa vision inclusive, moderne et décalée. J'ai plus appris en l'écoutant et en le lisant qu'en 10 ans de quête effrénée. Il n'a pas été tendre avec moi parce que ce n'est pas son rôle d'être tendre. D'aucuns penseront même qu'il m'est rentré dedans et j'en avais sûrement besoin puisque je suis bien obligée de l'admettre. Cet épisode est l'un de mes favoris, si ce n'est mon favori. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, avec l’auteur et chanteur Flo Delavega, partons en voyage introspectif à la découverte de la sobriété profonde ! 💬 "Moi les moments où je parviens à être très centré et très libéré, c'est des moments où je me sens très puissant, très invincible et que la vie, je me dis : "c'est une expérience, je vais mourir et qu'est-ce qu'on s'en fout !". Au-delà de la simple dépendance chimique, l’addiction transcende les substances pour se faufiler dans les replis de nos comportements, de nos émotions, de nos pensées. Et notre invité incarne la quête de la sobriété intérieure, une aventure spirituelle autant que psychologique, un véritable voyage vers la libération de soi. Derrière les sommets vertigineux de la célébrité, il expérimente les abysses de la dépression et les pièges de l'illusion. Son parcours reflète les vicissitudes de l'âme moderne, la nôtre, remplie de contradictions, cette âme qui cherche désespérément un sens au-delà des apparences. Dans cette introspection, il a trouvé une clé précieuse : l'acceptation. Accepter sa part d'ombre, son enfant intérieur blessé, ses désirs incontrôlés. Car la dépendance est souvent liée à la fuite de l'inconfort, de la peur de l'inconnu, de l'incapacité à faire face à soi-même. À travers ses textes, dictés par un canal invisible, son « maître des rêves » comme il le nomme, il nous enseigne la valeur de la solitude choisie, du retour à la terre, du réveil de la conscience. Son cheminement, parsemé de doutes et de découvertes, révèle que la véritable sobriété réside dans la communion avec l'instant présent, dans la danse harmonieuse entre l'ombre et la lumière qui réside en chacun de nous. Dans cet épisode, on apprend que chaque pas est un défi, que chaque détour est une leçon, et que chaque épreuve est une opportunité de grandir. Mais surtout, qu’il ne faut jamais croire que l’on est arrivé quelque part! 🖇 Références : 📚 Livre : Sur le chemin des rêves (Éditions Jouvence, 2024) 🎵 Disque : Rêveur Forêveur https://flodelavega.com/ Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Ce jeudi dans Contre-addictions, on retrouve Flo Delavega pour discuter de sobriété dans son sens le plus large et le plus noble. Florian Garcia, bien plus connu sous le nom de Flo Delavega, se destinait à une carrière de professeur d'EPS, mais la musique le prend par surprise à 20 ans et le succès pareil avec son groupe Frero Delavega, à peine un peu plus tard. S'ensuivent les doutes, le sentiment d'illégitimité, la fuite, la recherche incessante d'un ailleurs plus en paix qu'il trouvera d'abord dans les substances dites douces ou psychédéliques, mais aussi peut-être dans la réussite, les disques d'or, l'amour du public. Mais encore une fois, il lui faudra peu de temps pour réaliser que l'état d'Êtreté, comme il l'appelle, est possible dans un espace différent de toute cette illusion. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous explorons le lien entre dépendance affective et dépendance aux drogues avec le podcaster Gabriel Raskinet 💬"Quand tu nais avec une personne dysfonctionnelle et que dans son propre mécanisme interne, son objectif, c'est de survivre, et donc pour survivre, il faut qu'elle détruise les autres, y compris son bébé, son enfant. En fait, c'est comme si j'étais né addict à l'héroïne. Tu vois l'affection de l'autre, je suis né avec cette dépendance à la naissance". Notre invité a grandi dans une famille dysfonctionnelle. Une mère et un beau père défaillants, parfois violents, un père alcoolique et absent. Et c’est pour ne pas lui ressembler que Gabriel se tient à distance de l’alcool, mais aussi des drogues pour lesquelles il n’a aucun attrait, pour le moment. Mais la vie d’étudiant est rythmée par des festivités le week-end, dans lesquelles il boit peu, mais de plus en plus. Il organise des événements de grande ampleur pour un étudiant de 18 ans, et devient très vite populaire. Sa cellule familiale bancale ne lui apportant aucun réconfort il essaie tant bien que mal d’appartenir à un milieu bourgeois dont il ignore les codes, mais son désir d’être aimé et accepté aura l’effet pervers de faire de lui la cible de harcèlement et de trahisons. Il n’a alors plus rien à quoi se raccrocher, il prend son premier trait de cocaïne, pour « déconnecter » d’avec sa souffrance. Et ça fonctionne. Alors, il recommence, encore et encore. 7 ans plus tard, il en est à 3 grammes de cocaïne et 2 bouteilles de rhum en 48h. Parfois seul, et sans sortir de sa chambre. À cela s’ajoutera la prise d’ecstasy, de MDMA, de cannabis et de tabac… La panoplie de ceux qui fuient leur souffrance. Mais en mars 2019, il décide de tout arrêter. Quel est l’évènement qui a déclenché cette prise de conscience ? Comment le sport, les témoignages, et l’écriture peuvent réanimer une âme qui s’était presque éteinte ? Gabriel Raskinet nous donne espoir en la psychanalyse, en l’altruisme, en la sobriété. Il rend cela accessible, nous tendant la main, des clés au bout des doigts. Il crée un podcast, au titre aussi simple que bonjour, ou plutôt au revoir : « Sortir de l’addiction ». La dépendance affective, l’emprise, la cocaïne, le cannabis, la MDMA, les Ecsta, Gabriel parle librement de tout, dans l’unique but de rendre son passé utile. Références : Podcast : Sortir de l'addiction https://linktr.ee/gabrielraskinet Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
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🎙Cette semaine, nous allons plonger dans les méandres de l'emprise affective avec Sophie Coste, journaliste 💬 "Le pervers narcissique, souvent, c'est quelqu'un qui est très charismatique, qui présente bien, qui va en fait revêtir un masque. Donc ce masque là, il va être idéal. En fait, quand tu dis c'est une drogue sur mesure, c'est exactement ça." Mon invitée est passionnée de littérature, de musique et de cinéma, a fait des études de stylisme, mais elle se fait repérer par M6 à l’âge de 20 ans. Elle fait ses débuts dans l'émission “Des clips et des bulles”, puis elle oscille entre radio RFM, RTL2, Chérie FM, et télévision, France 2, ou TF1, jusqu’à son rôle actuel de chroniqueuse émérite dans l'émission " Touche pas à mon poste ”. Pourtant, derrière ce parcours brillant, voire verni, se cache une histoire personnelle riche en défis. Élevée dans une famille adoptive aimante, Sophie a connu des épreuves dès son enfance qui ont forgé sa vision des relations humaines, et amoureuses, particulièrement. « Comme les substances, l’amour comble, l’amour complète, et l’emprise crée un état de manque permanent » m’a-t-elle confié pour préparer cet épisode. Sophie veut désormais partager son histoire, celle de l'emprise toxique, d'une relation « amoureuse » avec un pervers narcissique. « Amoureuse » encadré de guillemets, comme une garde rapprochée, parce qu’il est bien plus question ici de violence que d’amour. Elle en témoigne aujourd’hui dans ce podcast, pour la première fois, mais je l’espère aussi bientôt dans des écrits, tant les mots qu’elle utilise pour décrire l’enfer de la manipulation émotionnelle sont justes, nécessaires et d’une profondeur saisissante. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Dans le prochain épisode de Contre-addictions, ce jeudi, nous allons plonger dans les méandres de l'emprise affective. Pour que la relation toxique ait lieu, il faut une victime et un bourreau. Quel est le rôle et la part de responsabilité de chacun? Comment ne pas tomber dans ce piège qui se transforme en véritable prison? En sortir, mais surtout ne plus y retourner. Dans le prochain épisode de Contradictions, la journaliste Sophie Coste, d'une lucidité redoutable, nous livre un témoignage saisissant de sa relation avec un pervers narcissique. L'Enfer d'un décor en apparence si merveilleux. On parlera entre autres de manipulation, de gaslighting, de love bombing, de dépendance affective, des signaux d'alerte auxquels être attentif, des mécanismes d'emprise mais surtout des moyens de s'en libérer. Comme les substances, l'amour comble, l'amour complète et l'emprise créé un état de manque permanent. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous explorons le cerveau de nos ados pour éventuellement comprendre le cerveau des addicts avec Grégoire Borst, Professeur de Psychologie du Développement et de Neurosciences Cognitives de l’Éducation, Directeur du Laboratoire de Psychologie du Développement et de l'Éducation de l’enfant. 💬 " L'idée d'une maturation finalement un peu décalée entre différents systèmes dans le cerveau humain, et notamment ce système dont on parle beaucoup chez l'adolescent parce qu'il est très tôt très fonctionnel, c'est le système limbique. Et ce système limbique, c'est le système de recherche de la récompense, de la recherche du plaisir, mais aussi de la réactivité émotionnelle. Et c'est un système qui est très impliqué dans les addictions." Dans le développement humain, la maturité du cerveau est un processus lent. Il faut généralement attendre environ 25 ans pour que nos lobes préfrontaux atteignent leur pleine maturité. Les adolescents se retrouvent alors dans une phase plutôt délicate dans laquelle certaines de leurs capacités sont déjà pleinement développées, alors que d’autres sont encore en construction. Cette période peut entraîner des difficultés de communication mais aussi et c’est ce qui nous intéresse davantage aujourd’hui, des comportements à risque. Adolescent, mon invité, lui, était un très mauvais élève, et rien ne l’intéressait à l’école. Quelques décennies plus tard, il étudie les fonctions cognitives de haut niveau dans le développement cognitif et socio-émotionnel et dans les apprentissages scolaires chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte. Et là, je me dis que mon fils de 12 ans cache vachement bien son jeu pour le moment. Auteur de plus de 70 articles scientifiques, mais également de différents livres de pédagogie, Grégoire Borst explore dans son dernier ouvrage « C’est pas moi, c’est mon cerveau » les intrications entre le cerveau en développement des enfants et adolescents et l'environnement numérique. Mais pas seulement. En parcourant ce livre essentiel, je n’ai pu m’empêcher de penser qu’il y avait beaucoup de similitudes entre les addicts et les ados. Impulsivité, sensibilité à la récompense, prise de risque, intolérance à la frustration, tendance à choisir les gratifications immédiates plutôt que les gains différés, difficulté de gestion des émotions, faible résistance aux automatismes. Les addicts auraient-ils un cerveau d’ado, ou les ados seraient-ils des addicts en puissance ? 🖇 Références : 📚 « C’est pas moi, c’est mon cerveau » co-auteur avec Mathieu Cassotti, et Clémentine Latron pour les Illustrations (Éditions Nathan , 2023) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Dans le prochain épisode de Contre-addictions, ce jeudi, nous allons voir comment les addicts ont un cerveau d'ado. Ou alors ne serait ce pas les ados qui auraient un cerveau d'addict. En scrutant les dynamiques de l'addiction, Grégoire Borst, Professeur de Psychologie du Développement et de Neurosciences Cognitives de l’Éducation, Directeur du Laboratoire de Psychologie du Développement et de l'Éducation de l’enfant, révèle comment les adolescents sont particulièrement vulnérables aux stimuli numériques. Son approche intégrative souligne l'importance de comprendre les motivations profondes qui sous-tendent l'engagement excessif avec les écrans, allant au-delà de la simple consommation de contenus. À travers ses recherches, Grégoire Borst éclaire les conséquences néfastes de l'addiction aux écrans, mais aussi le cerveau de nos adolescents. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, nous parlons des TCA, troubles du comportement alimentaire avec Joséphine Draï, actrice, humoriste et chanteuse. 💬 "Quand j'étais anorexique, j'étais addict au fait de pouvoir avoir un super pouvoir, quelque part de vie ou de mort, sur mon propre corps, parce que ça frôle l'idée de mort." Notre invitée est une contradiction comme on les aime ici : elle dit que la bouffe c’est sa vie, mais se prive à mort quand il le faut. C’est une grande timide de nature, mais n’est heureuse que sur le devant de la scène. Elle peine à s’estimer, mais désire être aimée par tout le monde. Et ça marche plutôt pas mal, sa carrière en atteste ! Joséphine ne se contente pas de chanter, ou de jouer la comédie. Elle écrit, que ce soit des chansons, des spectacles, des chroniques, des scénarios, pour elle et pour les autres. Elle aime la dramaturgie mais joue souvent des rôles désopilants de "girl next door", comme celui d’Émilie dans la série à succès "Plan coeur". Mais elle n’est pas ici pour son humour, quoique… Mais pour parler de son rapport compliqué à la nourriture. Comme souvent, c’est après un régime banal que tout commence. Peut-être justement parce qu’un régime, ça n’a rien d’anodin, et qu’on devient vite accro à cette sensation de contrôle que nous confère la perte de poids. Et Joséphine aime le contrôle justement. Aux alentours de 17 ans, elle pèse 43 kg pour 1m69. Lorsqu’elle se remet à manger, c’est encore le « trop » qui prend le dessus sur ce fameux « normalement » que nous, les addicts, on ne connaît pas. Elle passe d’un 32 à un 44 en quelques mois, et devient championne olympique de yoyo. Pendant plus de 15 ans, Joséphine ose, s’impose, change de visage, de coupes et de couleurs de cheveux, de ligne de conduite, de ligne tout court, selon les époques, les photos, la stabilité et les kilos qu’elle gagne ou qu’elle perd. Désormais actrice et maman aguerrie, elle apprend jour après jour à gérer cette difficulté qui fera toujours partie de sa vie. Elle l’a intégrée et a fait le choix d’en parler librement, afin de démystifier ce trouble qui toucherait 1 femme sur 5 en France, officiellement. Officieusement, la honte, l’ignorance ou le déni mènent à l’absence de diagnostic, et à la solitude et donc souvent à l'amplification de la maladie. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
Dans le prochain épisode de Contre-addictions, ce jeudi, l'artiste, chroniqueuse, humoriste, actrice, Joséphine Draï sera avec nous pour nous raconter comment on passe d'un régime anodin, à une pomme par jour... Et comment, de cette pomme par jour, on devient soudainement boulimique. Aujourd'hui, elle va mieux et peut enfin s'exprimer librement sur cette maladie qui prend toute la place et qui détruit tant de vies en secret souvent. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, spécial Podcasthon pour soutenir une association qui nous tient à cœur : Espoir du Val d'Oise, EDVO. 💬 "Je n'aime pas parler, maintenant, de victimisation. J'ai traversé ça dès l'âge de cinq ans. Et aujourd'hui, je sais que Stan me disait : "tu peux t'exprimer". Quand je suis arrivée à l'EDVO j'étais sur l'injustice, parce que j'ai consommé dix ans, dix ans sur la colère. Dans la rue, je n'étais pas en colère. C'est quand on m'a ramené dans la famille." Vous le savez peut-être, nous sommes en pleine semaine du Podcasthon ! Pendant 7 jours, plus de 450 animateurs et animatrices de Podcasts se mobilisent pour mettre en valeur le monde associatif et ses valeurs ! C’est une belle mobilisation et il était naturel que Contre-addictions y participe ! On en reparle en fin d’épisode mais dans ce contexte j'ai le plaisir d’inviter l’association Espoir du Val d’Oise, plus connue sous le nom EDVO. Fondée en 1987 par son président Jean-Paul Bruneau, l’EDVO, est un pilier dans la lutte contre l'addiction dans le département du Val d’Oise. Son engagement envers le bien-être des personnes en difficulté se traduit par un accompagnement complet, allant de l'accueil à la réinsertion sociale et professionnelle. Avec une approche centrée sur le développement de l'autonomie et l'abstinence des produits psychotropes, l'EDVO offre un espace de soutien où chaque individu volontaire pour un changement de comportement, peut retrouver son chemin vers une vie sans dépendance. Son action va bien au-delà de l'hébergement et du suivi ambulatoire pour soutenir les individus et leurs familles. En refusant les traitements de substitution, l'association privilégie l'écoute, la parole et l'entraide comme leviers de libération des addictions. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Stanislas de Sailly et Anne-Christine. Lui, est thérapeute à l’EDVO, sobre depuis ses 26 ans jour où il a choisi la vie en entrant dans un groupe de parole… Elle, vient à peine de sortir de la structure EDVO après un an d’abstinence, et d’intégrer la maison des femmes, fraîchement inaugurée. Leurs histoires sont toutes deux spectaculaires, comme la vie, parfois, quand elle le décide. Faites une promesse de dons pour l’association EDVO sur Podcasthon.org, on compte sur vous. Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren
La semaine prochaine, vous le savez peut-être, nous serons en plein Podcasthon. Pendant 7 jours, plus de 450 podcasts vont se mobiliser pour mettre en valeur le monde associatif et ses valeurs. Rose a décidé de vous présenter une association incroyable qui s'appelle EDVO, Espoir du Val d'Oise. Pour parler d'EDVO, elle reçoit Stanislas de Sailly, thérapeute à l'EDVO avec une patiente, Anne-Christine, dont l'histoire est spectaculaire. RDV jeudi 28 mars sur Contre-addictions pour un spécial Podcasthon www.podcasthon.org pour faire une promesse de dons pour EDVO et pour des centaines d'autres associations mises en avant par les autres podcasts. On compte sur vous. Rendez-vous jeudi sur toutes les plateformes de podcast, Youtube et les réseaux sociaux de Contre-addictions.
🎙Cette semaine, chronique d’un écrivain abstinent : Johann Zarca. 💬 " Il y a un truc aussi de toute puissance, c'est-à-dire de pas vouloir ressentir des trucs qui appartiennent à la condition humaine : l'ennui, la peur de la mort, l'isolement ontologique, c'est-à-dire le fait que je ne puisse pas fusionner avec d'autres. Toutes mes limites, je ne veux pas les ressentir. Vraiment le pire truc, c'est de se prendre pour Dieu. Et je pense que chez les addicts il y a un truc comme ça, de toute puissance face à l'angoisse existentielle, un truc vraiment de peur." Il s’auto-qualifie de « mec de l’underground » dans un blog qu’il commence dès 2015, s’auto-proclame précurseur de la littérature vandale, s’auto-édite aussi. Beaucoup d’autonomie pour cet électron libre, et donc pas si surprenant que sa prison, il se la soit construite lui-même. Johann est un de ceux qui ne font pas les choses à moitié. Amphet, coke, drogues de synthèse, cannabis, alcool, tabac. Les produits lui faisaient croire qu’il ne pouvait plus faire sans. Il a écrit ses premiers romans "dans la conso" comme on dit, et a même obtenu le Prix de Flore, avec l’un d’entre eux, "Paname Underground" aux éditions Goutte d’or en 2017. Des récits bruts et incandescents sur le Paris by night qui ne baille jamais. Des récits qui paraissent indissociables de son auteur. Et pourtant, depuis presque 4 ans, Johann Zarca a quitté le monde de la nuit, de la défonce, pour se consacrer à son rétablissement, à sa fille, à l’amour, à la philosophie, et continue de nous faire frissonner dans un argot parfait avec des livres comme « Chems » sur le sujet brûlant du chemsex, ou encore son dernier opus, "Drag", dans lequel il nous plonge encore une fois dans des univers sombres et méconnus. Ses sujets de prédilections sont toujours la violence, l’anesthésie, la peur, les masques que l’on porte pour survivre. Johann Zarca écrit avec autant de frénésie qu’il avait à se défoncer. Mais comment devient-on écrivain abstinent quand on a pris l’habitude de tremper ses mots dans l’acide ? Où trouve-t-on son inspiration, sa motivation, sa folie ? Toujours en prise avec des questions existentielles, Johann Zarca s’en remet désormais à la philosophie et à l’amitié d’autres dépendants pour y répondre. 🖇 Références : 📚 Paname Underground (Éditions Goutte d'or, 2017) Chems (Éditions grasset, 2021) Drag (Éditions Grasset, 2023) Ce podcast est soutenu par la MILDECA, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives 📚 "Contre-Addictions", le livre, disponible aux Éditions Eyrolles Bien-Être 💌 Contre-addictions : @contreaddictionspodcast 💌 Rose : @rosekeren









